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Conor Oberst

Upside down mountain

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Considéré comme chanteur/auteur/compositeur américain, parmi les plus doués de sa génération, Conor Oberst s’est surtout forgé sa notoriété au sein de Bright Eyes. Notamment à travers « Fevers & Mirrors » et « Lifted or the story is in the soil, keep your ear to the ground », parus respectivement en 2000 et 2002 et considérés comme incontournables. Mais l’artiste est également impliqué dans des tas de projets, parmi lesquels on épinglera  Desaparecidos, The Mystic Valley Band et Monsters Of Folk. Sans oublier ses multiples (NDR : et le mot est faible !) collaborations. Et bien sûr son aventure en solitaire.

« Upside down » constitue donc son nouvel elpee solo. Un disque fondamentalement country/folk, mais qu’il teinte subtilement et régulièrement de nuances pop (le plus allègre « Kick »), rock, lo-fi, americana et caribéennes (« Hundred of ways »). Suivant les compos, bien sûr. Des chansons dont les lyrics sont extrêmement soignés et profonds, traitant de l’amour, de l’addiction, de la mort, du temps qui passe, de Dieu et de la solitude. L’ombre de Bob Dylan plane parfois (« Lonely at the top », « Night at lake unknown », « You are your mother’s child »), l’électro opère l’une ou l’autre apparition furtive (« Time forgot ») et le brumeux « Double life » aurait pu naître d’une rencontre hypothétique entre Paul Simon, Art Garfunkel et Connan Mockasin. Mais les plages les plus intéressantes sont manifestement les plus dynamiques. Et en particulier le cuivré « Governor’s ball », « Zigzagging toward the light », caractérisé par ses petits éclats de gratte sèche et électrifiés, avant de s’achever au cœur d’une intensité électrique,  ainsi que le mid tempo « Desert island questionnaire », à l’instrumentation plus riche (Jonathan Wilson, le producteur vient même y jouer du glockenspiel). Bref un album de bonne facture, aux arrangements particulièrement soignés, mais qui manque quand même de punch. Petite parenthèse, la voix d’Oberst est un peu chevrotante, mais quand elle est triturée, elle me fait parfois penser à celle de Steve Harley (Cockney Rebel)…

 

Lighthouse Sweden

Lighthouse

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Lighthouse est une formation suédoise drivée par le couple Mats et Linda Brandemark. Avant de se marier, cette dernière avait déjà publié quatre elpees solo. Sous son nom de jeune fille, Malmström, bien sûr. Lui en avait déjà enregistré plusieurs, en compagnie de groupes différents ; et notamment Big Road, Mobben ainsi que Fool & Friends.

Il s’agit donc du premier opus des époux ; une œuvre dont la musique semble venir des States. Et pour cause, elle baigne au sein d’un americana teinté de rock ou de pop, mais particulièrement mélodique.

"Passing me by", morceau qui ouvre le disque, adopte parfaitement ce profil, une plage au cours de laquelle Johan von Felitzen double à la gratte et aux claviers. Faut dire qu’il assure l’essentiel des parties instrumentales. "As good as it gets" maintient le cap. Les arrangements vocaux sont soignés et la guitare se révèle audacieuse. Johan se réserve les claviers et le banjo sur "Darkness (hides behind the sun)", une piste aux accents roots qui mêle folk, country et pop. Il est encore préposé aux cordes et aux claviers sur l’excellent "Struck by lightning", un titre particulièrement mélodieux que chantent Mats et Linda d’une voix très expressive. Ballade folk, "No U-turn" est alimentée par de la mandoline, du bouzouki, de la steel et deux harmonicas. La voix de Linda est limpide tout au long de Queen of hearts", une autre ballade enrichie par les interventions de mandoline, violoncelle (synthétisé par le clavier de Johan), cordes acoustiques et électriques. A la fois riche et harmonieux, "Inside out" illustre leur art à présenter une composition. Sur "Take me back", Linda me rappelle la manière de chanter de la regrettée Sandy Denny, lorsqu’elle militait chez le combo de folk insulaire, Fairport Convention. Plus pop, le délicieux "Got to run free" marche sur les traces de Blondie. La voix de Mats colle parfaitement aux compos americana ; à l’instar de "Loveride". Linda est seule au micro pour attaquer "Memories", une dernière chanson country, parcourue par la lap steel envoûtante de Peter Lindberg.

 

John Hiatt

Terms of my surrender

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Originaire d’Indianapolis, cet auteur/compositeur/interprète jouit d’une fameuse notoriété dans l’univers de l’americana. Et dans ses racines, il a bien intégré des ingrédients folk, blues, country et rock. Agé de 62 ans, sa carrière est bien remplie. Dès 1973, il signe un contrat chez Epic, mais ne rencontre guère de succès. Il passe successivement chez MCA et Geffen. Il écrit pour Rosanne Cash, la fille de Johnny. Ils enregistrent en duo, "The way we make a broken heart". Il change à nouveau de label et atterrit chez A&M. En 1987, il publie "Bring the family", elpee pour lequel il reçoit le concours de Ry Cooder, Nick Lowe et Jim Keltner. En 1992, cette même équipe décide de monter un nouveau projet, qu’elle baptise Little Village. Le quatuor grave un opus éponyme, part en tournée et puis se sépare. Depuis, John a repris son chemin sous son propre nom, nous réservant régulièrement ses œuvres. Ce qui lui a permis, au passage, de décrocher quelques awards. Il a composé pour de nombreuses stars : Bob Dylan, Bonnie Raitt, BB King, Eric Clapton, Emmylou Harris, Iggy Pop, etc.

Paru en 2012, son "Mystic pinball" m’avait bien plu. "Terms of my surrender" constitue son 22ème opus studio. Hiatt y plonge ses racines dans le blues acoustique. Un disque dont la mise en forme a été réalisée par son fidèle guitariste, Doug Lancio. Lors des sessions il a bénéficié de la participation de son backing group, The Combo ; en l’occurrence Lancio, Nathan Gehri, Kenneth Blevins et Brandon Young. John est un conteur ; ses onze compositions relatent les événements de la vie et ses expériences personnelles.

"Long time coming" s’ouvre sous la forme d’une ballade acoustique, avant que la guitare amplifiée de Lancio et l'orgue de John Coleman ne viennent apporter une nouvelle dimension à la compo ; un titre dont la beauté et la sérénité sont entretenues par la voix ténébreuse et grave de l’artiste. John chante sur un ton dramatique "Face of god ", un blues à l'ancienne ; il sort même son vieil harmonica de sa poche pour y souffler. De sa voix rauque, il interprète "Marlene", une autre ballade country/folk, mais entraînante, une chanson d’amour au cours de laquelle la pedal steel accentue le sentiment de mélancolie. Lancio apporte une touche de bluegrass à "Wind don't have to hurry", en introduisant le morceau par du banjo, alors que des chœurs féminins enrobent la voix profonde de John, afin de communiquer une certaine intensité dramatique à cette plage. Mandoline et guitare slide alimentent "Nobody knows his name", une superbe ballade sculptée dans le blues. Autre blues, "Baby's gonna kick" bénéficie d’excellents arrangements. A l’agonie, l’harmo pousse quelques cris, bientôt rejoint par les cordes électriques de Lancio. De son timbre de baryton, Hiatt déclame à la manière de John Lee Hooker, le blues particulièrement dépouillé "Nothin' I love", avant d’autoriser une sortie déterminante à la guitare. "Terms of my surrender" est une ballade indolente, cool. D’un ton désabusé, las, il interprète le blues "Here to stay". "Old people" trempe toujours dans le blues, une compo dont la mélodie est remarquablement tramée par la conjugaison des voix. Et l’opus de s’achever par le brillant "Come back home".

 

Kevin Drew

Darlings

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Quasiment absent des radars depuis 2011, soit depuis la sortie du dernier long playing de Broken Social Scene, dont il est le co-fondateur, Kevin Drew refait enfin surface. Non pas en compagnie de Brendan Canning, son partenaire au sein du mythique collectif canadien, mais en solitaire. Enfin, pas tout à fait, car pour enregistrer cet elpee, il a reçu le concours de plusieurs membre du groupe, ainsi que de The Stills et d’Apostle of Hustle. « Darlings » fait donc suite à son premier opus solo, « Spirit If… », un concept album, paru en 2007.

« Darlings » est censé être une ode aux femmes et à l’amour en général, un thème qu’il aborde d’un œil légèrement désabusé et au second degré ; perspectives qui caractérisent l’écriture de Drew… Une forme de sensualité qu’il entretient au sein d’un climat particulièrement ‘laidback’ (« It’s Cool ») et tous claviers dehors. Les vignettes imaginées par Drew sont particulièrement langoureuses, et sa voix –rappelant celle d’un Bono qui aurait viré indie– s’y love aisément (« Good Sex »). Bref, la musique navigue ici à des années-lumière des crescendos épiques rencontrés chez BSS. Tout comme l’écriture, d’ailleurs. Bien plus intimiste et épurée de toute emphase. Feutré (« You Gotta Feel It »), caractérisé par ses silences intrigants au cours desquels les guitares cèdent leur place aux absences (« Mexican Aftershow Party »), l’opus manque toutefois, malgré ses évidentes qualités, de souffle et de mélodies fortes (« You In You Were »). Il est donc nécessaire de creuser sous les chuchotements pour découvrir l’essence même de ces « Darlings »…

 

Archie Bronson Outfit

Wild Crush

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« Wild Crush » constitue mon premier plongeon dans l’univers très particulier d’Archie Bronson Outfit. Pourtant la formation anglaise a publié son premier elpee, « Fur », en 2004. Après 10 années d’existence, elle a donc décidé de graver son quatrième opus, « Wild Crush ». Originaire de Bath (dans le Somerset), ville notoire pour ses bains romains, elle s’est établie rapidement à Londres. La musique d’Archie Bronson Outfit ne navigue pas en eaux paisibles, mais plutôt agitées. Réunissant Sam Windett (voix et guitare), le nouveau venu Kristian Robinson (basse et guitare) et Mark ‘Arp’ Cleveland (batterie), le trio déteste les étiquettes. Et revendique même une indépendance de style. Qu’on pourrait quand même qualifier de sauvage. Et de particulièrement ample. Les changements de tempo sont légion et le saxo brouille la moindre ligne de conduite. Entre le mélodique et touchant « Love to Pin You Down », le détraqué, stoner et fuzzy « Two Doves On A Lake », l’hymnique « Hunch Your Body, Love Somebody » et le plus solennel « In White Relief » –j’en suis persuadé–, « Wild crush » offre une multitude d’alternatives. Si les lignes de basse sont caoutchouteuses et les parties rythmiques impressionnantes, la voix demeure néanmoins chaude et vibrante … Un opus difficilement identifiable, mais diablement réussi. Hormis les Liars, je connais très peu de groupes qui défendent une telle liberté de ton aussi chèrement acquise…

 

Wye Oak

Shriek

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« Shriek », quatrième album de Wye Oak, s’autorise des espaces de liberté et s’éloigne de son folk nourri à la guitare, timidement fugueur, pour s’envoler vers des cieux plus aériens. Une musique précieuse, plus proche de leurs concitoyens de Beach House, qui arpente davantage un pop-folk éthéré et mélancolique aux arrangements tout droit sortis de l’usine à rêves de Brooklyn du Français Nicolas Vernhes (Animal Collective, Deerhunter…) Un 10 titres aux nombreux arrangements studio qui effacent systématiquement les grattes sauf lorsqu’elles viennent atterrir malheureusement sur « The Tower » ou plus rarement, sublimer « Paradise ».

Naguère parfois rigides et statiques, les mélodies deviennent plus rythmiques, plus dansantes sur certains titres. Ainsi, des morceaux comme « Glory » ou « Shriek » affichent un nouveau visage au duo de Baltimore. On aime ou on n’aime pas. 

En bref, Wye Oak ose le changement. Il laisse les guitares au placard, modifie son cap  artistique et se dirige vers des vents davantage dream pop (« I Know The Law ») et dansants. Une métamorphose partiellement réussie qui pourrait surprendre certains inconditionnels.

 

Von Magnet

Un rituel magique et magnétique…

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Pour fêter ses 20 années d’existence, le Magasin 4 a programmé toute une série de concerts aux affiches plus qu'alléchantes et dans des styles assez larges, de septembre à décembre.  Après avoir soufflé une première bougie en compagnie des increvables The Ex, L'Enfance Rouge, Gâtechien & co, une rentrée anticipée très réussie, il faut le souligner, l’organisation accueille le collectif multidisciplinaire et avant-gardiste Von Magnet, au sein de la sympathique salle de l'Avenue du Port.

Mais avant ce spectacle, on a droit à deux ‘one man band’ en guise d'échauffement. Tout d'abord l'Anversois Asthoreth dont je n'ai vu que la fin de la prestation tout en drones de guitare aux atmosphères quasi chamaniques et autres manipulations expérimentales. Ensuite Mongolito, un encombrant pseudo –tous ceux qui ont connu Priba 2000 acquiesceront, les autres iront faire une petite recherche youtubesque pour s'en convaincre– sous lequel milite le Bruxellois Marc De Backer. Il est en général coiffé d'un grand chapeau. Et surtout d'un masque de Guy Fawkes, popularisé plus tard par les Anonymous. Mais ce soir, il ne le porte pas. Sous cet alias et sur sa six cordes, il pratique une musique sombre voire macabre qui doit autant au doom (y compris en version acoustique) qu'à la dark ambient. Une six cordes donc, quelques nappes de sons et autres pulsations basiques et le décor est planté. Ajoutez-y des projections vidéo étrangement glauques et vous obtenez inévitablement une atmosphère délicieusement lugubre qui ne ravira toutefois qu'un public déjà conquis à cette cause.

Et puis Von Magnet, les cultissimes instigateurs d'un genre que l'on dénomme (ou dénommait) electro-flamenco, entrent en scène. 30 années d'existence et un chemin qui les a menés aussi bien sur les dancefloor des clubs londoniens, dans des squats et autres bâtiments désaffectés, qu'en haut de l'affiche de nombreux festivals internationaux. Ce qui aurait vraisemblablement dû rassembler la foule ; mais c'est pourtant devant une assistance assez restreinte que le spectacle va se dérouler. Moins d'une centaine de personnes, à vue de nez. Et le mot ‘spectacle’ ici prend tout son sens tant on est loin de la représentation habituelle d'un concert de rock ‘classique’. Danse, théâtre, chant lyrique et projections vidéo s’intègrent dans la musique ; et on est captivé par la performance dans la performance! A savoir le fait d'enchaîner ou de mêler ces actes artistiques avec un sens du rythme qui ne doit évidemment rien au hasard. Ils occupent donc le temps et l'espace adroitement et brillamment, changeant constamment de place voire même de rôle sur scène, quand ils ne la quittent pas pour créer une sorte d'enclos à l'aide d'un long fil tendu entre les enceintes et les barrières Nadar placées devant la régie. Le public ainsi enfermé dans une sorte de prison virtuelle est alors libre de choisir entre y rester cloisonné ou au contraire s’en échapper en soulevant simplement une ficelle... On pourrait s'étendre sur la symbolique de cette démarcation ; mais je laisserai à chacun son interprétation. A un autre moment, c'est le charismatique Phil Von qui entame littéralement une cavalcade effrénée avant de tomber, évanoui... Derrière toute cette scénographie et ces mouvements, n'oublions pas les compos musicales. Elles balaient aussi bien le flamenco, les orchestrations majestueuses qu'une electro indus pointue riche en basses et ondulations sonores, ondulations qui vont et viennent au gré des courants musicaux traversés/anticipés par le groupe. Car c'est aussi là sa force, être capable de s'adapter à son environnement urbain et sonore tout en conservant son identité propre, évoluer et se réinventer comme une troupe mutante des temps modernes. Et ces mutants nous ont offert, ce soir, une représentation digne d'un des plus beaux rituels pour l'émancipation de l'individu, la quête de la liberté et le refus de la compétition à tout crin... Je ne les en remercierai jamais assez.

(Organisation Magasin 4)

 

Neil Holyoak

Rags Across the sun

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Issu de Los Angeles, Neil Holyoak a décidé d’émigrer à Montréal ; et vu les artistes qui ont collaboré à la confection de son (déjà) quatrième album, il faut croire qu’il s’est bien intégré dans cette ville en pleine effervescence culturelle. Ainsi, on retrouve à la production Dave Smith (Wolf Parade, Patrick Watson, Sunset Rubdown) et Howard Bilerman (Arcade Fire, Handsome Furs). En outre, il a reçu le concours du ‘maître des cordes’ canadien, Joe Grass (à la pedal steel), ainsi que d’autres musicos qui sévissent sur la scène folk montréalaise.

Première constatation, la voix de Neil Holyoak est très proche de celle de Jonathan Meiburg (Shearwater) voire de son acolyte Will Sheff (Okkervil River). Elle libère la même fièvre, communique un même trouble, des impressions très susceptibles de nous bouleverser. Et surtout lorsque la musique s’emballe (« Sideral Sunrise », « Fancy Moonlight »). D’ailleurs, elle évolue dans un registre semblable aux deux maîtres. En particulier en première partie de cet elpee, particulièrement jubilatoire. Malheureusement, après le sixième titre, l’intensité baisse d’un cran et les morceaux (plus classiques) se révèlent bien moins intéressants (« Silvery Skies », « Only him or me »). Heureusement, Neil Holyoak se ressaisit et conclut par plusieurs morceaux dignes du début de parcours, à l’instar de l’excellent « Jeremy Song ». 

Une œuvre en demi-teinte pour cet artiste bourré de talent qu’on espère bientôt découvrir en concert bientôt chez nous… 

 

Scène sur Sambre 2014 : dimanche 31 août

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Nous en sommes donc au troisième jour du festival Scène sur Sambre. Sis le long de cette Sambre, à proximité de l’Abbaye d’Aulne, le site est magnifique. Mais, hier les festivaliers ont pataugé dans la gadoue toute la journée. En outre, c’était sold out. Donc aujourd’hui le terrain devrait, en toute logique, être impraticable. Ben non, car les bénévoles ont accompli un boulot de titan, pour rendre la plaine moins marécageuse. Néanmoins, les bottes sont indispensables pour se déplacer. Pour votre serviteur, l’affiche proposée ce dimanche, est particulièrement alléchante. Et pour cause, elle annonce notamment la présence d’Antoine Chance, de Romano Nervoso, d’Electric Château et de Marka. Et puis, je suis curieux d’assister à la prestation de Soan. Joyce Jonathan et Garou me bottent (?!?!?) moins. Le premier, j’ai déjà vu. Ce n’est pas ma tasse de thé. Et le second ne l’est pas davantage…

Antoine Chance est le premier à monter sur le podium. Benoît, l’ingé son de Puggy, est derrière les manettes. Le son sera donc nickel ! Antoine s’était produit une semaine plus tôt dans le cadre du Brussels Summer Festival. Son set est ici réduit à 45 minutes, mais le fils de Philippe Geluck va nous communiquer d’excellentes vibrations. Il alterne entre gratte sèche ou électrique et est épaulé par le bassiste Geoffrey Hautvast et le drummer Yannick Dupont aux drums. Et le trio est parfaitement soudé.

Le concert s’ouvre par « Rejoins Moi ». Après « Elle Danse », Antoine attaque son hit, « Fou ». Le public est encore clairsemé, mais il accroche instantanément. « Fou », c’est également le titre de son premier album solo, un disque dont les compositions ont été écrites au cours des 10 dernières années. On espère quand même ne plus devoir attendre une nouvelle décennie avant qu’il ne publie son second opus. Après « Raté d'un rien » et « Bye Bye », il nous réserve une nouvelle chanson, « Qu'est-ce qu'il nous faut ». « Sur l'asphalte » nous rappelle qu’on barbote dans la ‘bédoule’. On a droit à une autre nouvelle compo, « Les hommes s'abîment ». « Qui sait » adresse un clin d’œil à Bowie et nous rappelle qu’Antoine a suivi ses études musicales en Angleterre. La prestation s’achève par le nouveau single, « Parader en enfer », qui pourrait bien suivre le même chemin que « Fou ». Bref, tout comme au BSF, les trois loustics sont parvenus à mettre le feu…

Romano Nervoso est venu présenter son second album. Intitulé « Born to boogie », il devrait paraître sous peu. Giacomo Panarasi ne s’est pas maquillé les yeux, mais a revêtu sa veste en plumes et trimballe son panneau routier sur lequel est indiqué le nom de sa ville d’origine : 'La Louvière'. Il est soutenu par le drummer Lucas Lepori, un guitariste et un bassiste. Et ce backing group le soutient parfaitement. Alors en route pour du rock spaghetti à la sauce louviéroise. Le set s’ouvre par les percutants « Vieni Dallo Zio » et « Party Time. Giac est une vraie bête de scène, mais également un nostalgique des 70’s. Son attitude me fait d’ailleurs parfois penser à celle de David Johansen des New York Dolls. Les compos défilent : « The story », « The feeling » et puis « Glam Rock Christmas », un titre qui rend, en quelque sorte, hommage à son père spirituel, Marc Bolan. La cover d’Elton John, « I'm still standing », est à la fois savoureuse et dansante. Et le public réagit en conséquence. Après « Psicotico Blues », « Lose control », « In the naze of the lord » et « Straight out of Wallifornia », le succulent « Mangia Spaghetti » est repris en choeur par le public. Le show s’achève par une autre reprise, « Maria/Aline ». Parue en single, il s’agit d’une version en italien du hit de Christophe, l'homme qui utilise sa voix comme un instrument. Un chouette concert !

Electric Château, c’est le projet de Geoffrey Hautvast. Sur un ton moqueur, il le décrit comme suit : ‘Electric Château déflore tout ce qui touche aux grandes fortunes, aux nobles et à la royauté. Le temps est venu de parler des problèmes des riches. Et aussi d'écrire quelques chansons d'amour...’ Geoffrey est de nationalité belge, mais il a vécu quelque temps à Londres afin de baigner dans la musique anglo-saxonne. Et il s’en est tellement imprégné, qu’il est devenu anglais dans l'âme. Il se sera donc produit à trois reprises au cours du festival. Pour rappel, derrière Antoine Chance et au sein des Vismets. Probablement la rançon du succès, mais surtout de son talent. Chez Electric Château, il se réserve le chant et la guitare. Il est entouré par le bassiste Maxime Honhon, le drummer Alexandre De Bueger (Alaska Gold Rush, David Bartholomé) et d'un petit nouveau aux claviers ainsi qu’à la six cordes. Mais pas de cuivres ! Alex est élégant dans sa chemise à paillettes dorées. Celles de ses musicos sont de style Louis XIV. La classe ! Très mod, la voix de Geoffrey évoque celle de Paul Weller. Insulaire, l’expression sonore ne manque pas de groove. A ce jour, Electric Château a publié un Ep 6 titres. En sont extraits, « Guilty But Not Sorry », « Hunting Season », « Merry Go Round » et « King's Shilling ». Le ‘live’ sert de laboratoire à la formation. Ainsi, ses nouvelles compositions, il les adapte au fil des concerts. A l’instar de « Head over heel » et « Standing still ». Après « Since You Won The War » et « Where I Belong », le set s’achève par « I Love Them All »…

La musique de Marka est fraîche, colorée et festive. Mais j’ai encore des interviews à assurer. D’ici la fin de l’année, j’aurais certainement encore le temps de le revoir…  

Soan n'est pas dans un état normal. Son show est cependant généreux. Il y vide ses tripes. Mais il peut s’appuyer sur un excellent backing group. Soan termine sa tournée. Il est sans doute fatigué ; mais je ne l’avais jamais vu aussi défoncé. Même lors de notre entretien, il était incapable de sortir une phrase cohérente. Et j’ai préféré me barrer après deux minutes. Il n’y en avait rien à tirer, comme lui n’en avait rien à cirer. Bref, le public semble quand même avoir apprécié le concert. C’était finalement l’essentiel.

Comme je l’avais déjà signalé, je fais l'impasse sur Joyce Jonathan et Garou (NDLR : à 6km !) Malgré la gadoue, votre serviteur a passé trois journées magnifiques : de la bonne musique, un accueil excellent, des artistes charmants et des interviews intéressantes. A l'année prochaine pour de nouvelles aventures...

(Organisation : Scène sur Sambre) 

 

Scène sur Sambre 2014 : samedi 30 août

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Ce samedi 30 septembre, sur le site du festival, on patauge dans la gadoue. Et je repense à la célèbre chanson signée par Gainsbourg et interprétée par Jane Birkin. Ce deuxième jour est annoncé sold out. Je le confirme. Dès Gozée, soit à plus de 6 Km du site, des bénévoles vous invitent à stationner votre véhicule sur le bord de la route. Il faut en avoir du courage et aimer la marche pour participer à cet événement, lorsqu’il est complet.

Over Me ouvre le bal. Une bruine commence à mouiller l’atmosphère. Captain Hachtag Delire nous prévient : le concert d’Over Me va libérer un gros son. On est donc sur nos gardes. C’est donc sous ce crachin que la formation carolo entame le bal. Et à l’instar de Kennedy's Bridge, la veille, on en prend plein les tympans. Pas de problème, un petit recul d'une centaine de mètres atténue cet impact. Ce sextuor réunit 2 frères, 2 cousins et 2 amis. Fondé en 2011, le line up implique Pierrot au chant, deux gratteurs : Antoine à la lead et Alex à la rythmique, Tim aux claviers, JF Barett à la basse et Bruno aux drums. Ce sont, en quelque sorte, les petits frères de Vegas. Leur setlist est essentiellement puisée au sein de leur premier album, « We Chose To Breathe In Here », publié chez Moonzoo Music, début de cette année. Teinté d’électro, leur rock emprunte autant à Archive, Incubus que Radiohead. Il est puissant, mais harmonieux. L’an dernier, le combo s’était produit sur la Scène ‘Off’ du festival thudinois. Votre serviteur avait épinglé leur prestation. Qui s’achève toujours pas le mot 'Peace '. Alors, 'Paix' les amis. Depuis, il faut avouer que la formation a bien évolué. Pierrot prend de plus en plus d'assurance sur les planches. Son chant s’est affirmé et le contact avec le public est beaucoup plus facile. Sur cette grande estrade, chaque musico a sa place et remue généreusement. La ligne de basse est caoutchouteuse et agressive et les guitares sont incisives. Le tout est nappé par des claviers délicats. Et la setlist va aligner « Calm Down », « Beautiful Mind », « Bring It On », « Cover Me », « Supernova », « Don't Love It », « Blackening Sky And Loaded Gun », « Haunting Blues », « No Way » et « Afterdarkness ». Je confirme, c'est un des groupes qui monte sur la scène rock wallonne.

Place ensuite à Abel Caine. Il y a exactement un an, j’avais pu voir la formation louviéroise, dans le cadre du défunt Autumn Rock de Braine-le-Comte. Les frères Chainis sont toujours aux commandes : Greg à la basse et Micka à la guitare. Le line up est complété par Pierrick Destrebecq aux drums ainsi que Gorgo aux synthétiseurs et à la human beatbox. Sans oublier  Milan Lafontaine, chanteur et gratteur. Dynamique, leur électro/pop s'inspire notamment de Bloc Party, Phoenix, Metronomy et Foster The People. La bonne humeur est communicative. Entre les musicos et le public, l'interactivité est totale. Une relation entretenue par les frangins. La voix de Milan est de plus en plus convaincante. Et les différents musiciens sont particulièrement complémentaires. La foule grossit d’heure en heure et y découvre non pas Dour-lez-bédoule, mais Cloaque sur Sambre. Abel Cain est sur le point de publier un premier elpee. Je l’attends impatiemment. Le combo va nous réserver quelques nouveaux titres issus de cet opus, dont le single radiophonique « Freeze », mais également d'anciennes compos qui figurent sur leur premier Ep, comme « East West », « One Night Stand » et « Stories »…

Vu la bourbe, je décide de rester cantonné au ‘bus presse’ où la vue est imprenable sur la scène. Après quelques réglages et changements de matos, le son est maintenant parfait. Noa Moon est une petite étoile montante, appréciée tant par le public belge que français. Elle n’est pas coiffée de son beau chapeau Bellrose (NDR : faut dire qu’il recommence à pleuvoir, et que le couvre-chef pourrait s’abîmer). Les festivals d'été, en Belgique, ont pratiquement tous été copieusement arrosés. Une situation qui devient compliquée pour les organisateurs mais surtout de plus en plus désagréable pour les festivaliers. Pourtant, Christophe la prend du bon côté, avançant que si la pluie arrive, le niveau de la Sambre va remonter et on verra encore mieux les artistes. Mister Hachtag Delire propose même de faire une photo de ses bottes et de l’‘hachtaguer’ sur Twitter. A ce jour, Manon a gravé un Ep et un album. Elle les a étrennés sur toutes les scènes de Belgique et de Navarre. Depuis son concert accordé à l’Orangerie du Botanique, en avril 2014, elle est soutenue par une section de cuivres, au sein de laquelle on retrouve la soeur de Mélanie De Biasio. « Let's Them Talk », « Paradise », « Maybe », « It's Okay », « Magic », « River », « Day by Day » et bien d’autres chansons encore défilent. J'ai déjà tellement vu de fois Manon en concert, que je les connais presque toutes par coeur.

La pluie a redoublé d’intensité, et je monte dans le bus pour m’abriter. Je fais donc l'impasse sur les deux groupes suivants. D’abord Babylon Circus. Leur mélange de ska, de reggae, de punk et de musique manouche sert à merveille le show plutôt festif du collectif. Qui s’est pourtant déroulé sous la douche ! Puis Suarez. ‘The Voice’ et Marc Pinilla à la mèche sur brushing, ce n'est pas du tout mon trip.

Je préfère me rendre à la conférence de presse que va accorder les 4 frontmen de Magic System. Ils sont très sympas et ouverts à la discussion. Ils s’étaient produits la veille à Beyrouth, où ils signalent avoir mis littéralement le feu au stade. L’un d’entre eux signale que le spectacle est limité à 75 minutes. Mais que si les organisateurs l’autorisent, ils sont prêts à dépasser le timing. Cosmopolite, communicative, leur musique traduit leur joie de vivre. Ils vont, bien sûr, inclure des titres de leur sixième long playing, « Toutè Kalé », dans la set list. Généreuse, elle réunira 22 morceaux. Magic System y revisite également ses hits, ainsi que quelques plages des opus précédents. Lors de leur show, on dénombre au moins 9 000 personnes sur la plaine. Jumper, danser, applaudir, ce sont des verbes que la foule va conjuguer à tous les temps pendant le spectacle. Aussi bien les enfants de 3 ans que les mammies de 90 balais. Même les personnes à mobilité réduite ou en béquilles ! A'Salfo, Manadja, Tino et Goudé les convertissent en Lazarre. Si le quatuor ivoirien m’a ébloui par son charisme positif et les ondes bénéfiques qu’il libère, la pluie et la boue m'ont épuisé. Il est donc temps de rejoindre mes pénates. Demain, c’est le dernier jour du festival…

(Organisation : Scène sur Sambre)

Scène sur Sambre 2014 : vendredi 29 août

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Le festival Scène sur Sambre a bien failli ne pas se dérouler. A cause des conditions climatiques, rendant le site particulièrement inaccessible. Suite à l’appel lancé par les organisateurs, de nombreux bénévoles, sont venus prêter main forte. Et en particulier pour transporter le matériel et installer des planchers en bois afin d’éviter que les festivaliers ne pataugent dans la gadoue. Finalement, c’est grâce à ces volontaires, que les hostilités ont pu débuter à l’heure, presque prévue. A ce titre, on peut leur tirer notre chapeau. Les bottes et le K-way seront néanmoins de rigueur, tout au long du festival. Il en est à sa quatrième mouture et a donc pris de la bouteille. Et puis, il se déroule sur 3 jours. Le site est magnifique. Mais, pour l’automobiliste qui cherche un emplacement de parking, c’est la galère. Il faut se lever tôt, pour dénicher une place. Car si vous musardez en chemin, vous devrez vous taper 4 à 6 kilomètres, à pied. A revoir pour l'année prochaine.

La première journée est particulièrement intéressante, puisqu’elle accueille notamment Vismets (NDR : c’est leur retour !), Arsenal, les Girls In Hawaii (NDR : dont c'est l'Année !), les déjantés de The Subs et –on peut le dire– le régional de l'étape : Mister Kid Noize. La programmation est également et essentiellement focalisée sur le pop/rock et l'électro de qualité.

La vedette du festival, c'est pourtant le 'Cap'tain Hublot' aka Christophe Delire ou Mister Hachtag, présentateur qui est chargé de nous ouvrir les zygomatiques et communiquer sa bonne humeur.

Kennedy's Bridge ouvre les hostilités. Le quintet liégeois est né en 2008. Il puise ses influences chez les Libertines, les Strokes et Arctic Monkeys, mais qualifie sa musique de 'Belpop’. Depuis ses débuts, la progression est constante. Il rêve même de se produire aux Iles Britanniques. C’est tout le mal qu’on lui souhaite. Son premier single, « Way To The Mist », a été visionné par 50 000 internautes sur Facebook, en à peine un mois et lui a permis de décoller. Mais surtout de décrocher des engagements dans de nombreux festivals d’été. Le line up réunit les guitaristes Guillaume et Pierrot, ce dernier se consacrant également au chant, Charles aux drums, Bastien à la basse et Benoît aux synthés. Le public est déjà conséquent, mais le son est un peu trop puissant. Le combo est venu défendre son Ep 6 titres, « Basics », paru au cours de ce printemps 2014. Les musicos se démènent sur les planches. Le plus populaire « Way To The Mist » et le nouveau single « Finland », caractérisé par son refrain hymnique, sont les deux compos qui passent le mieux la rampe. La voix de Pierrot ne manque pas de charme et colle parfaitement à une expression sonore plutôt sucrée. 45 minutes plus tard, le band se retire, le sentiment du devoir accompli.

Après un petit intermède destiné à changer le matos, place à Vismets. Le combo bruxellois est venu présenter son nouvel elpee, « Abracadabra ». Cet excellent opus (NDR : et à la superbe pochette, ce qui ne gâche rien !) baigne dans une atmosphère psychédélique ; mais il pourrait dérouter les aficionados de la première heure. Votre serviteur a déjà eu l’occasion d’aller les applaudir à plusieurs reprises (PacRock 2011, Brussels Summer Festival, Ancienne Belgique, Nuits Belges au Bota), et je dois avouer prendre chaque fois le même plaisir à les revoir. Geoffrey Hautvast est vraiment balèze à la basse (NDR : à la gratte aussi !) Il a vécu quelque temps en Angleterre et y a acquis une fameuse dose d’expérience, expérience qu’il met au service de la musique du band. Mais également d’autres projets. Ainsi, pour ce dimanche, non seulement il va épauler Antoine Chance, mais également driver son propre groupe, Electric Château. Bref, les Vismets sur l’estrade, c’est du solide. Je ne puis cependant pas m’attarder car plusieurs interviews m'attendent. Raison pour laquelle je dois également faire l’impasse sur le set de Deportivo. Partie remise, ce sera pour une prochaine fois…

L’auditoire commence à gonfler. J'attends impatiemment le concert d’Arsenal. Les derniers sets auxquels j’ai pu assister, se sont déroulés lors de leur ‘release party ‘magique au Lotto Arena ; et puis dans le cadre des Lokerse Festen. Juste avant le concert, John et Hendrick ont eu l’amabilité de m’accorder un entretien. Considérés comme des méga stars au Nord du pays, ils peuvent compter sur un beau contingent de fans au Sud. On y reviendra plus tard. Arsenal sert de tête d’affiche pour de nombreux festivals en Flandre. Et même à Werchter. Il se produit dans des grandes salles, comme l’AB, mais se fait rare en Wallonie. Un concert d'Arsenal c’est une fête à la musique. Une musique teintée de rock et d'électro/pop que dynamisent des rythmes exotiques et brésiliens. Cependant, chaque elpee est conceptuel et baigne dans un climat spécifique qui fluctue suivant les diverses influences. Arsenal est venu défendre son nouveau bébé « Furu », un disque qu’il est allé enregistrer au Japon. Ce soir, pas de projection du film tourné pour la circonstance. Ce sera pour l'Ancienne Belgique, ce 18 décembre 2014.

Entre John Rohan et Léonie Gysel la complicité est totale aux vocaux. Hyper sexy, cette dernière focalise presque tous les regards. Hendrik Willemyns, c’est le second pilier du groupe. Il mène la danse derrière ses machines qu'ils ne quitteraient pour rien au monde. Un mec sympa qui garde toujours, à portée de main, une petite pint'je. Le line up est complété par des musiciens professionnels, dont le bassiste/claviériste Mirko Banovic (NDR : qui milite au sein du backing group d’Arno). Et s’est enrichi d’une nouvelle choriste. Plutôt jolie. Et puis bénéficie toujours de la participation ponctuelle de la très belle féringienne Lydmor, qui vient alors se joindre aux vocaux de John et Léonie.

Et notamment dès l’ouverture, soit « Temul (Lee Low) », le nouveau single. Excellent ! « Not Yet Free », « Black Mountain (Beautiful Love), « Saudade », On Day On Time », « Estupendo », « Evaporate », « Lotuk » font monter progressivement la température et invitent l’auditoire sur le dancefloor marécageux. Léonie ne lésine pas sur un sourire ou vous adresse un bisou volé. Conquis, l’auditoire jumpe en deux temps trois mouvements. « Longee » enflamme encore davantage l’atmosphère. Faut dire que les déhanchements de Léonie vous propulsent vers le nirvana. Le spectacle s’achève en apothéose, par « Melvin ». Techniquement, artistiquement et visuellement c’était parfait. Rendez-vous pris à l’Ancienne Belgique !

Girls In Hawaii ? Il s’agit de la sixième fois cette année que j’assiste à un de leurs concerts. Je commence tout doucement à connaître leur nouveau répertoire. Malheureusement, d'autres entretiens m'attendent : The Subs et Kid Noize. Je ne pourrais donc savourer que 3 chansons : « Suns Of The Sons », « No Dead » et « The Fog ». La foule est compacte. Et lorsque je reviens sur la plaine, il soit bien y avoir 6 000 personnes…

The Subs est un trio infernal capable de faire trembler les dancefloors sur les plus grandes scènes du monde entier. Un combo gantois réunissant David Newton, D.J. Tonic et Hadrien Lavogez. Et établi aujourd’hui à Londres. Il vient de publier son troisième opus, « Hologram ». Un disque aux compos plus pop, aux climats et aux styles plus variés, au sein desquelles sont venus se greffer des accents soul, du rétro futurisme cinématographique à la française ainsi que des beats irrésistibles. Lors des sessions, le combo belge a bénéficié de la collaboration de voix internationales, établies ou underground : Colonel Abrams, Selah Sue, Jean-Pierre Castaldi, Jay Brown et Danny Greene. Il s'agit à ce jour, du disque à la fois le plus accessible et le plus expérimental des Subs. Je débarque alors que le set est déjà commencé depuis quelques minutes. Comme d’habitude, le public est mis en poche en deux temps trois mouvements. Début du mois, à Lokeren, la réaction de l’auditoire était identique. Et impossible de rester de marbre à l’écoute de  « Concorde », « Kiss My Trance » et « The Face Of The Planet ». Le chanteur semble hanté par Ricky Wilson de Kaiser Chiefs. La grimpette est généralisée. Le public saute et jumpe. Un moment fort quand même : lorsque le vocaliste entre en contact avec le public au milieu de la fosse boueuse. Une très bonne mise en jambes avant le clou de la soirée.

Place donc au régional de l'étape : Mister Kid Noize (Christophe # Delire l'a confirmé). Le coco est seul sur l’estrade, entouré de ses machines. Je l'avais découvert en supporting act de Stromae à l'Ancienne Belgique. Depuis lors, il a parcouru un sacré chemin. Vu la gadoue, j’assiste au spectacle de très loin. Près du bus presse, très exactement. Mais je suis attentivement sa prestation. Il a le visage masqué et maquillé. Un grimage qui nécessite 3 heures de préparation ! Kid Noize est épaulé par un DJ carolo : Evernest (NDR : lors de l’interview, il était présent dans la loge). Mais vu la distance, je suis incapable de dire si ce dernier était sur le podium. Particulièrement remuant, Kid Noize est un vrai phénomène de scène. Le public est venu pour lui et il le sait. « Jackass » et « Excuse My French » sont des hits irrésistibles. Et le reste de sa setlist est tout aussi excitante. Il y a du mouvement dans la fosse ; et c’est inévitable. Kid Noize clôture merveilleusement cette première journée qui promet pour suite. Il est plus de deux heures du matin. Il est temps de reprendre la route ; car demain je reviens pour la suite…

(Organisation : Scène sur Sambre)

Leonard Cohen a le blues….

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“Almost Like The Blues”, c’est le titre du premier single de Leonard Cohen, extrait de son prochain album « Popular Problems », dont la sortie est prévue pour le 19 septembre. Et il est en écoute ici

 

 

 

 

Johnny Marr sur sa lancée…

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Un an seulement après avoir publié « The Messenger », Johnny Marr s’apprête à sortir son second album solo. Ce sera pour le 3 octobre prochain, et il s’intitulera « Playland ».

Pour l’occasion le premier single, « Easy Money », accompagné d’un clip a été dévoilé cette semaine. Et c’est ici

L’artiste explique ce faible écart entre les deux disques : ‘Dès que « The Messenger » est sorti, j’ai continué à écrire. Le groupe a apprécié notre tournée, et vu la connexion avec le public, c’était super. J’ai pensé que récupérer toute cette énergie serait judicieuse pour enregistrer l’album suivant. »

Tacklisting 

1. Back in the Box
2. Easy Money
3. Dynamo
4. Candidate
5. 25 Hours
6. The Trap
7. Playland
8. Speak Out Reach Out
9. Boys Get Straight

10. This Tension
11. Little King

Royal Blood : bon sang ne saurait mentir…

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Le duo rock britannique Royal Blood a publié son tout premier album ce 22 août.

L’année avait déjà plutôt bien commencé pour le groupe qui avait décroché une place sur la liste BBC Sound of 2014, liste prestigieuse et très convoitée !

La formation est issue de la station balnéaire britannique de Brighton.

Elle a été découverte grâce au batteur des Arctic Monkeys, qui, durant une représentation au Glastonbury Festival, portait un T-Shirt Royal Blood…

http://royalbloodband.com/

https://www.facebook.com/RoyalBloodUK

 

Julien Bouchard colore les sons…

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Julien Bouchard tire l'élégance pop et l'authenticité DIY de ses multiples projets et collaborations depuis les 90's au sein de Coco Business Plan ou de (The) Silent Days.

Signé par le jeune label belge Hot Puma Records, il s'est récemment enfermé dans son home-studio, entouré de ses nombreux carnets à spirale, dans lesquels il griffonne les paroles de ses chansons, consignant ainsi méthodiquement toutes ses idées.

Epaulé par son fidèle ordinateur et sa guitare préférée, il travaille actuellement sur la composition et l'enregistrement d'un premier Ep digital qui sortira à l'automne. 

En attendant de savourer la pop malicieuse de cet opus, je vous invite à découvrir la vidéo de « Color of the Sound ». Et c’est ici

 

Les albums de Freaksville en écoute libre sur Youtube

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Le catalogue entier de Freaksville Records (Benjamin Schoos, Jacques Duvall, Mademoiselle Nineteen, et consorts) bientôt sur Youtube.

Les premiers albums sont d'ores et déjà en écoute ici

Servez-vous, c’est gratuit et il y en a pour tous les goûts.

So Was The Sun

By far the worst / In memory of the milk (Single)

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En 2007 Palem Candillier crée son propre projet qu’il baptise Palem. Il immortalise une première démo l’année suivante, démo épinglée par le 'Guitar Part Magazine'. Palem monte alors un trio, l’année suivante, au sein duquel milite une violoniste. En 2009, le line up s’enrichit d’un quatrième musico, et le band opte pour un nouveau patronyme, So Was The Sun. C’est à nouveau réduit à un trio que le combo grave un Ep 5 titres éponyme en 2011. Puis embraie, dès 2012, par un deuxième, réunissant 8 plages, intitulé « Dead Submarines ». Début 2013 le backing group fait encore peau neuve, puisque la basse est confiée à Florian Serrain et les drums à Loïc Jallais. Le trio vient donc d’adopter le format guitare/basse/batterie.

Après avoir bossé sous la houlette de Hugo Cechosz (Eiffel), les deux nouveaux titres ont été mis en forme par Arnaud Bascanuna (Deportivo, No One Is Innocent). Une jolie manière de célébrer ses 5 années d’existence. Ce single propose en face A, « By Far The Worst » et B, « In Memory Of The Milk ».

La voix puissante domine « By Far The Worst », une compo qui n’abandonne pas pour autant la part de basse aux chiens. La mélodie est néanmoins présente et le refrain particulièrement accrocheur. La scène grunge de Seattle traverse déjà mon esprit.

« In Memory Of The Milk » s’ouvre dans une certaine quiétude, permettant à la voix de Palem de s’envoler, dès que la guitare et la basse montent en puissance. Mes idées se précisent alors et réveillent en mon for intérieur, Pearl Jam ainsi que Nirvana. On devrait y voir plus clair, lors de la sortie d’un premier album…

 

Will Stratton

Gray Lodge Wisdom

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Confiant dans son potentiel, Will Stratton place d’emblée la barre très haute, dès le premier titre de cet opus. Sublime, le titre maître plane au-delà des plus hautes cimes folk. Talentueux, ce jeune compositeur vient à peine de fêter ses 27 ans ; et pourtant, « Gray Lodge Wisdom » constitue déjà son cinquième long playing. Son tout premier, « What the Night Said », remonte à 2007 ; et il avait bénéficié du concours de Sufjan Stevens, au hautbois… Gage de qualité ?

Victime d’un cancer des testicules de stade 3, l’artiste semble avoir surmonté l’épreuve ; mais vu son état de santé, son inspiration a probablement été décuplée. Si bien que son nouvel essai nous entraîne sur les chemins tortueux du folk, tracés par son idole de toujours, Nick Drake. Finement ciselé, son songwriting en est d’ailleurs digne. Pourtant ce « Gray Lodge Wisdom » ne paraît pas pour autant assombri par la maladie ; car s’il aborde bien le sujet (‘Why sing about death/When I just almost died?’) le ton général de l’album est lumineux (« Long Live the Hudson River »). Le fingerpicking de Will Stratton rappelle souvent celui de feu Drake, le mythe britannique. Il n’est jamais ennuyeux ni démonstratif et sert les mélodies de ses arrangements délicats, comme sur le titre susvisé, pour lequel il a bénéficié de la collaboration de The Weather Station. Sa voix claire, boisée, permet, en outre, à certains morceaux de s’élever dans la stratosphère (« The Arrow Darkens »)… Tout au long de l’œuvre, Will accomplit sa mue pour le plus grand bonheur des mélomanes qui ne jurent que par la perfection acoustique...

 

Sleepmakeswaves

Love Of Cartography

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« Perfect Detonator » est un titre judicieux qui ouvre l’opus. Un départ qui annonce une suite excitante, énergique et bruyante comme on l’aime. On en salive déjà. 

Ce n’est pas vraiment du rock, ni de l’ambient ; mais est-ce du math rock, de l’indie ou du post-rock ? On n’en sait trop rien. Et pourtant, les morceaux sont bluffants de qualité. Mais progressivement, ils alimentent le revers de leur propre médaille.

Malgré tout, on s’accroche et on résiste. On en déduit qu’il est préférable d’y revenir plus tard, dès qu’on aura balisé les lieux. On infère que perdre le fil conducteur n’est pas si grave, dans le fond ; mais graduellement, sournoisement, le disque vous ronge.

Les premières secousses dérangent. Les coups pleuvent. C’est l’affolement, la confrontation. Mais toute cette agitation vient nous plaquer dans un coin de la pièce ; et les mains levées on supplie un peu de répit.

Il naît un sentiment de malaise qui laisse penser que nous ne sommes pas assez ‘ouverts’ pour écouter un tel long playing.

Alors on y retourne, gonflé par l’ego et l’expérience, prêt à affronter l’adversaire. On pare les coups et on se protège. Mieux encore, on trie, on dissimule et même on dilue toute cette énergie explosive particulièrement ample…

Le combat est vil et cynique. Car lorsqu’on se sent d’attaque, « Love Of Cartography » semble poser les armes et laisse souffler un vent d’accalmie.

Du gauche, du droit, et même à l’aide de tout ce que lui passe sous la main, les Australiens n’attendent que ce moment où l’on baisse la garde pour nous le balancer dans les reins.

C’est une lutte qui se joue. Une vraie lutte. Et même si au départ, nous la craignions, maintenant on se sent l’âme d’un guerrier, armé et prêt à en découdre.

« Love Of Cartography » est un album prétentieux et complexe. Son conformisme et son intellectualisme fatiguent. Il est sombre, irritant aveuglant. On le redoute et on l’espère en même temps. Il attire, envoûte et immunise.

« Love Of Cartography » c’est tout simplement un putain d’album qui se vit au lieu de s’écouter.

C’est le coup de fouet qui vous flagelle et que vous réclamez encore…

C’est une expérience à vivre…

 

Sinister

The Post-Apocalyptic Servant

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Imaginez un chanteur qui adore la poésie et les histoires. Malheureusement il est allergique aux petits poneys, aux fleurs des champs et aux histoires d'amour qui mettent en scène des princesses niaises. C'est dommage pour un Hollandais. Manquerait plus qu'il soit allergique au lactose... Alors il souffre ! Et tant qu'à souffrir autant le faire bien et à fond ! Il crée alors en compagnie de ses potes un monde de domination fantomatique servi par des mutants qui sont autant de morceaux de viande à découper, à suspendre et à faire verdir en attendant de pouvoir être consommés. C'est le monde merveilleux de Sinister. Après avoir écumé Nuclear Blast, il est de retour chez Massacre Records pour y publier « The Post-Apocalyptic Servant », dont l’univers sauvage et hyper brutal est peuplé de spectres qui jouent aux bouchers de service. Les règles sont souffrance et douleur au service d'un maître suprême du mal. Groupe de la vieille école du death, sur scène depuis 1989, splitté, re-splitté, re-re-re-formé, Sinister s'est stabilisé et offre aujourd'hui une musique plus moderne, plus structurée, sans égal. Les solos de guitare et la batterie blast-beat sont meurtriers. La voix gutturale d’Adrie Kloosterwaard décrit les différents points de vue de son imaginaire. Peu de variantes ; mais là où d'autres groupes cherchent le tout public, Sinister envoie la purée sur 10 titres (et 3 reprises bonus dispensables) sans jamais vraiment lever le pied. C'est à contre-courant mais ça fait du bien. Surtout aux ostéopathes! Sinister est aujourd'hui considéré comme une valeur sûre du death trash sombre et violent, dérivé tout droit du mouvement old-school. Les fans estimeront sans doute que « The carnage ending », leur précédent elpee, était plus intéressant. Et que « The Post-Apocalyptic Servant » n'apporte rien de plus. Personnellement je considère pourtant que le nouvel elpee enregistre une progression. Toujours plus, encore et encore, c'est ce vers quoi Sinister aspire en manifestant une redoutable efficacité. Je vous le déconseille fortement pour les animations de mariage ou les noces d'or de vos aînés, mais plutôt pour se vider la tête et laisser ses pulsions s'exprimer... avec modération bien sûr ! Et puis si le coeur ou votre amour de l'apocalypse, vous en dit, vous pourrez partager leurs souffrances le 6 décembre à l'Entrepôt à Arlon dans le cadre de la journée ‘Métal Ravageur’ en compagnie de Infected, Desdemonia, Blow Up, Mystica et Innerfire (Pour les infos, c’est ici).

 

 

 

Les R’tardataires

Mieux Vaut Tard Que Jamais

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Liège est un véritable vivier de talents. Si l’écurie JauneOrange héberge une multitude de formations et d’artistes pop/rock, quand on parle de hip hop, on évoque immédiatement Starflam. Et bien sûr, Akro, dont il a été longtemps le porte-flambeau. Dans le style, il faudra bientôt y ajourer les R'tardataires. Drivé de main de maître par deux Mc's : Max (Maxime Lacroix) et Ced (Cédric Chiappe), le crew implique également le bassiste Benoît Lesage, la claviériste Andréa Monticciolla, le drummer Aurelien Wynant, le guitariste Sébastien Hogge et Dj Nsk aux platines.

Le lauréats du Franc'Off 2013 sont revenus sur les terres de leurs méfaits cette année. Et franchement, leur show était épatant. Malgré un soleil de plomb, ils sont parvenus à mettre le souk dans l’auditoire, grâce à leur rap teinté de funk, de ska, de musique manouche, de rock, de disco, mais aussi de reggae et de rythmes latino. Truffés de calembours, leurs textes respectent la rime. Mais ils sont à prendre au second degré. Ils traitent tout simplement de la vie quotidienne, des coups de coeurs, des regrets, du blues des vieux, du dérapage de la justice et parfois de la police. Ils malmènent également les préjugés dont est trop souvent victime leur hip hop. 

« Intro » présente brièvement le groupe. Dynamisé par ses rythmes latino et tout particulièrement cubains, « Rien de nouveau sous la pluie » (feat Xamanek) inclut un texte en espagnol. Caractérisé par ses lyrics cocasses mais légers, « L'homme ne sait pas ce qu'il veut » nous entraîne à Kingston. La musique passe bien la rampe. Quand au message, il est terriblement réaliste : l'homme ne sait pas ce qu'il veut...

« Sur terre en vacances » lorgne vers Puppetmastaz. Il n’y manque que les scratches et les marionnettes. « Les Escargots-DF » relate le destin d’un gastéropode sur fond de comics américains. Du reggae, encore pour « C'est grillé », qui se consume jusque la dernière bouffée de ganja. « En R'Tard » se réfère à leur patronyme, mais également au rythme de vie que nous impose la société contemporaine. Et pas question d'arriver après l’heure…

D’une durée de moins d’une minute, « Interlude (Michel Feilner) » opère un lien naturel avec « La folie des glandeurs ». Les chômeurs, les ratés, les assistés sont souvent délaissés. S'ils s'ennuient, qu'ils travaillent. Du boulot, il y en a... « C'est bon » me botte moins. Sur un air emprunté au bayou, « Mamy Blues » s’intéresse aux petits vieux oubliés dans les maisons de retraite. Interpellant ! Vous connaissez Al ? Non pas Capone, mais Zheimer. Comme tout le monde, un jour tu feras sa connaissance, et on t'oubliera. « Natural » est un ska à part. « 22, fait tourner ! » raille la police à l’appui de certains dérapages commis par son personnel. La Justice en prend également pour son grade, à cause de son inertie. Décapante et désopilante, leur vidéo mérite que vous vous y attardiez (voir ici ?!?!?) « Zion » nous replonge dans l’univers de Bob Marley & The Wailers. Sur fond de scratches, « Soirée Mousse » décrit le parcours d’un jeune, la nuit, qui ne dispose que d’une cannette. 

« On remet les pendules à l'heure » (feat Daddy Cookiz et Hpk) ou quand le raggamuffin prend totalement le dessus. Chico et ses Gypsy sont venus apporter leur concours à « Le p'tit Dylan », un petit bonhomme qui vit dans un camp de gitans dont les parents sont divorcés. Une histoire banale quoi, celle d’un manouche dans la ville…

Et pour tenir en haleine, rien de tel qu’une « Chanson Cachée »…

Les R'tardataires se produiront à La Rotonde du Botanique le 23/10, à l'Entrepôt d'Arlon le 27/09/2014 et dans le cadre du Festival Musique à La Source de Chaudfontaine le 18/10/2014. Dépêchez-vous à vous procurer vos places, il n’y en aura plus pour les retardataires…