La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Hooverphonic

Three Days Grace

Le line up idéal !

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Three Days Grace ne revient pas seulement à l’Ancienne Belgique, ce 7 décembre 2025, renforcé de nouveaux titres, mais s’affiche sous sa formation originelle ! Après plus d’une décennie d’absence, Adam Gontier a réintégré officiellement le combo rock canadien. Les hard rockers du nord du continent amorcent un nouveau chapitre de leur brillante trajectoire, portés par le retour de leur voix emblématique. Celle-ci, célèbre pour les tubes « I Hate Everything About You » et « Animal I Have Become », entre autres, résonne à nouveau en studio et sur les planches, après une longue parenthèse. Aux côtés de Matt Walst, qui avait repris le micro en 2013, se dessine une alliance particulièrement puissante. Barry Stock (guitare), Brad Walst (basse) et Neil Sanderson (batterie, percussions, claviers) demeurent fidèles à la formation originelle. Three Days Grace affiche une complicité renouvelée et savoure l’idée de retrouver le public, prêt à enchaîner ses classiques et ses nouveautés. La première partie est assurée par les Californiens de Badflower. Le concert affiche complet.

Badflower inaugure la soirée par un set de rock teinté de nuances punk. Dès les premières notes de « Drop Dead », l’ambiance s’enflamme, puis la formation enchaîne par « Number 1 ». Les rockeurs californiens captivent l’auditoire, dont les acclamations enthousiastes résonnent tout au long de leur prestation. La façon dont le chanteur Josh Katz galvanise la foule s’avère tout simplement remarquable. Ce band évoque une version moins électronique de Twenty One Pilots, avec davantage de mordant et une touche réduite de hip-hop, mais toute l’émotion et la passion qui les animent demeurent palpables.

Le chanteur plonge dans la fosse et s’élance du premier balcon, rattrapé par l’auditoire qui le ramène, tel un surfeur, vers les planches. Leur atout principal réside dans les deux guitaristes, qui électrisent la sonorité du combo. La voix de Josh Katz reste aussi impeccable que sur les enregistrements studio, débordante d’émotion brute et d’énergie. Le bassiste Alex Espiritu se révèle particulièrement magnétique sur le podium, captant l’attention et s’appropriant chaque instant (page ‘Artistes’ ici). 

Setlist : « Drop Dead », « Number 1 », « Don't Hate Me », « Detroit », « Move Me », « Stalker », « Heroin », « The Jester », « Ghost », « 30 ».

Chez Three Days Grace, Adam Gontier ne reprend pas simplement son ancien rôle : il partage désormais le chant auprès de Matt Walst, qui occupe ce poste depuis son départ. Les deux musiciens fusionnent leurs époques respectives pour engendrer un son inédit, embrasant la passion des fans. Ensemble, ils publient « Alienation », le huitième opus studio du groupe depuis leur reformation. Leur alchimie sur les planches confirme qu’il ne s’agit pas d’une expérience éphémère.

À 20h50, les lumières s’éteignent ; les cinq artistes surgissent, rejoignant leurs instruments sous l’introduction d’un morceau pré-enregistré : « It’s All Over ». Le quintette attaque son set avec assurance. Tandis que « Dominate » d’« Alienation » résonne en fond sonore, les membres grimpent sur le podium : le guitariste s’installe à gauche (un barbu élégant, casquette blanche vissée sur le crâne, long manteau de cuir noir). Les bassistes se placent à droite, encadrant les deux chanteurs. Tous arborent des tenues sombres. Le drummer prend place à l’arrière, perché sur une haute estrade, devant une double batterie imposante, entre deux écrans géants diffusant vidéos et paroles en mode karaoké. Le climat dans la salle est déjà bien fiévreux, mais dès qu’ils ont investi les planches et entament « Animal I Have Become », la fosse explose. La basse, d’une puissance presque tangible, fait vibrer l’auditoire jusque depuis les barrières. Les spectateurs hurlent chaque parole, créant un moment d’adrénaline pure qui rappelle l’essence du live.

La formation enchaîne les titres, tissant un équilibre quasi-parfait entre les époques : un morceau de l’ère Adam, un de l’ère Matt, une nouveauté d’« Alienation », puis retour aux origines. Ce va-et-vient retrace leur évolution : chaque chanteur soutient l’autre, échange parfois la guitare, générant des harmonies d’une justesse remarquable. La transition entre ces deux artistes, qui ont tous deux façonné l’identité du band, s’opère avec une fluidité naturelle.

Des classiques comme « Animal I Have Become », « I Hate Everything About You » ou « Never Too Late » déclenchent des cris dans la foule, couvrant parfois la sonorisation. Cet enthousiasme témoigne du désir immense d’entendre ces titres interprétés en direct par la voix d’origine. Les jeux de lumière abondent. Si les chœurs subliment les classiques de l’ère Gontier, des morceaux tels que « So Called Life », « The Mountain » et « Painkiller » démontrent que le combo a su traverser les douze années précédant la reformation sans Walst à la tête de la formation. Adam Gontier le reconnaît lui-même, remerciant publiquement Matt et les autres membres d’avoir poursuivi l’aventure après son départ. Au fil du set, le quintette canadien alterne anciens et nouveaux morceaux, notamment des plages issues d’« Alienation ». « Mayday », « Apologies » et « Kill Me Fast » illustrent parfaitement la synergie entre les deux chanteurs, dont les voix (et les chœurs du batteur Neil Sanderson) s’harmonisent à merveille. Il est évident que Three Days Grace a trouvé la formule gagnante sous ce line-up, et l’on espère que cela perdurera.

En abordant les compositions récentes, la formation interprète également « Don’t Wanna Go Home Tonight », durant laquelle Adam Gontier convie son technicien guitare sur le podium. L’auditoire scande régulièrement le nom du groupe, encouragé par les deux chanteurs. À leur demande, les circle pits s’enflamment. La sécurité reste vigilante, face aux nombreux surfeurs.

Ce set s’est avéré ‘réconfortant’ voire ‘cathartique’ pour de nombreux spectateurs. Peu importe l’âge, la nationalité ou le genre, personne n’est demeuré silencieux au sein de cette salle magnifique. Qu’ils interprètent leurs nouveaux titres ou les classiques qui les ont rendus célèbres, l’énergie dégagée par la formation et le public est tout simplement électrique. On espère assister à bien d’autres concerts de Three Days Grace sous la formation Gontier + Walst : c’est tout simplement parfait.

Setlist : « Dominate », « Animal I Have Become », « So Called Life », « Break », « Home », « The Mountain », « Mayday », « Pain », « Kill Me Fast », « I Hate Everything About You », « Time of Dying », « Apologies », « Creep » (Radiohead cover) (Adam solo), « Don’t Wanna Go Home Tonight », « I Am Machine », « The Good Life », « Painkiller », « Never Too Late », « Riot ».

(Organisation : Live Nation)

Colt

L’art de conjuguer poésie et énergie brute sur une électro-pop intense et envoûtante…

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La superbe Salle Baudouin 4 de Braine-le-Comte ouvre ce soir ses portes à la formation bruxelloise Colt, un duo en pleine ascension que votre serviteur suit fidèlement depuis l’Envol des Cités en 2018, époque où ils évoluaient sous le patronyme, tout aussi attachant, de Coline et Toitoine, et dont il ne manque aucun concert en Belgique. Cette année, après avoir enflammé l’Ancienne Belgique et traversé les festivals au pays des ‘moules/frites’ ainsi que ceux de l’Hexagone, le tandem composé de Coline Debry et Antoine Jorissen s’apprête d’ailleurs à retrouver un AB complet en février.

L’estrade accueille en première partie la prometteuse epona.  

Nouveau visage captivant du rock belge, epona (Epona Guillaume – 23 ans) foule les planches dès l’âge de 7 ans, d’abord en tant que comédienne, que ce soit au théâtre ou devant la caméra, entourée de ses sept sœurs. C’est pourtant dans la musique, et plus particulièrement le rock indé, qu’epona choisit de s’exprimer de façon intime, partageant par le chant les textes engagés qu’elle compose. Un thème essentiel s’impose à elle : les violences masculines subies par ses sœurs, ses amies, elle-même et tant d’autres.

En 2023, elle grave un premier EP de quatre titres, « Help I’m Fine », un opus centré sur des histoires personnelles. Se dévoiler exige du courage et une profonde introspection ; peut-être s’agit-il, pour elle, d’une manière pudique de rendre hommage à toutes ces victimes, voire d’exorciser une douleur enfouie. Le 7 novembre 2025, elle publie un nouvel elpee de cinq morceaux, « Traumas », dont elle nous propose quelques extraits ce soir. Pour la découvrir davantage, la release party de ce disque aura lieu le 30 janvier 2026 à la Rotonde du Botanique.

Le set débute sous l’impulsion de l’éponyme « Trauma » : une formule guitare/voix solide. epona alterne entre la langue de Voltaire et celle de Shakespeare, maîtrisant les deux univers. Positionnée à droite sur l’estrade, elle chante, accompagnée à gauche par un guitariste. Aujourd’hui, elle nous réserve ne prestation particulièrement intimiste. Sa voix, douce et aérienne, touche à la fois les cœurs et les entrailles.

Moment fort, la compo « Peine Pour Toi », interprétée en français, où elle raconte l’histoire d’un homme ayant tenté de la salir en lui subtilisant des photos personnelles, que l’on devine intimes. Plus loin, l’ambiance glisse vers une électro légère qui incite la fosse des premiers rangs à se déhancher, faisant grimper la température.

En fin de set, deux nouvelles compositions, encore sans titre définitif, sont dévoilées. À revoir, cette fois accompagnée d’un band au complet, pour une expérience encore plus riche (page ‘Artistes’ ici). 

Setlist : « Trauma », « Peine Pour Toi », « Pour Toujours », « Naked Man (in the Forest) », « Voice », « Oubli » (titres temporaire) », « Simple Envie » (titre temporaire), « Ta Faute A Moi ».

Des lumières nourries enveloppent le duo dès leur arrivée, sous les hurlements de l’auditoire. Toitoine s’installe à gauche, sur le podium, devant ses synthés et ses machines. Les hurlements redoublent. Derrière Antoine, une claviériste/bassiste prend place sur une estrade élevée, tandis que le drummer Gaspard occupe le centre, accompagné à sa droite d’une autre claviériste. Mazarine et Charline, les deux claviéristes, vont enrichir le chœur et soutenir la voix de Coline. La foule s’embrase : ça trépigne, ça crie, ça interpelle. Dès les premières notes, l’alchimie entre Coline et Antoine s’impose. Antoine, pianiste depuis l’enfance et diplômé en composition de musiques de film, insuffle une profondeur mélodique à chaque morceau, tandis que Coline, forte de son expérience en chant lyrique et en comédies musicales, fascine par sa voix envoûtante et sa présence scénique énergique. Réunis sur l’estrade, ils excellent dans leur art : jouer et chanter ensemble, comme le rappelle « Mille Vies », première chanson du spectacle :  ‘Tu sais, à nous deux, on a lancé sans le savoir l’histoire que plus vieux on se racontera tous les soirs’. Colt, formation électro-pop intense et envoûtante, conjugue poésie et énergie brute.

« Premier » embraie, une compo qui ouvre l’opus « Saveur Cœur Abîmé ». Antoine s’anime derrière ses machines, tandis que Coline arpente le podium de gauche à droite, crie, sautille, lève les bras. Elle partage ses premières fois et son parcours depuis l’adolescence : ses premiers concerts, ‘les premiers 10 ans’. Les beats s’accélèrent, les claviers s’enflamment, suivis de près par le drumming tribal, alors que les lumières inondent le duo et les premiers rangs.

Après « Lionnes », le set se poursuit par « Oublie pas Ok » (une chanson d’amour), puis le titre éponyme du long playing, « Saveur Cœur Abîmé », qui explore la relation avec la mère et la famille de Coline. « ODIO » s’interprète en chant lyrique et dans la langue de Verdi, Antoine aux ivoires, sous un faisceau lumineux bleu focalisé sur lui.

Une attention particulière est accordée à « Sensible A retardement », un morceau paru il y a deux semaines, où Coline partage le chant avec son frère Diégo, absent ce soir. La chanson atteint 100 000 vues sur la toile : un véritable succès.

Coline signale qu’une personne — dont le duo a déjà beaucoup parlé sur les réseaux sociaux — ne parvient pas à être présente. Ce fait illustre « Reboot », qui clôt le set et embrase à nouveau la fosse. Coline et Antoine savourent un bain de foule bien mérité.

« Mille Vies » révèle la diversité et la maturité de leur art, tandis que des moments plus introspectifs, comme « Insomnies » offert en rappel, captivent l’auditoire par leur sincérité émotionnelle.

Ce soir, le duo est parvenu à captiver l’auditoire le plus éclectique grâce à une fusion singulière d’électro-pop et de rock urbain

Setlist : « Milles Vies », « Premier », « Lionnes », « Oublie pas Ok », « Saveur Cœur Abimé », « Chaos », « Invincible », « ODIOS », « Demi-Mot », « Désolée », « Sensible A retardement », « Reboot ».

Rappel : « Insomnies »

(Organisation : Centre Culturel de Braine-le-Comte)

La Muerte

La Muerte, Fifty Foot Combo (show supplémentaire), Botanique (Orangerie), Bruxelles le 9 décembre 2025 – Photos

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Les funérailles de LA MUERTE, prévues le samedi 13 décembre, sont complètes depuis longtemps. C’est pourquoi un second rituel a été programmé ! Les obsèques seront précédées d’une veillée le 9 décembre. Moins de larmes. Pas de fleurs. Rien que la vérité. Un concert supplémentaire, plus intime, une veillée silencieuse, un adieu en milieu de semaine.

Un seul lieu, un seul groupe invité : FIFTY FOOT COMBO, pas de tempête. Pas encore. Ce ne sont pas des funérailles.

Ceci est la veillée. « ... ceci est la morgue de la ville… »

DISCIPLES, après plus d’une décennie de concerts infernaux, 2025 sera la dernière année de LA MUERTE. Ce qui, en 2014, devait être une résurrection éphémère, limitée à un seul concert, est devenu grâce à vous une décennie de chaos brut, puissant et parfois incontrôlable. Nous avons traversé notre enfer personnel, laissé libre cours à notre colère et à notre énergie sans compromis et sans relâche. Nous avons redécouvert une soif, une folie scénique et une créativité artistique qui ont marqué à jamais cette dernière ère de LA MUERTE.

Sans votre dévouement inconditionnel, ce chaos infernal n’aurait jamais été déclenché.

Pour clore ce voyage épique, nous appelons nos Disciples, fans et curieux de la Bête à une tournée de concerts en 2025. LA MUERTE mourra, mais pas avant de vous avoir possédés une dernière fois avec des expériences scéniques inoubliables, sans compromis et d’une énergie extrême.

Toute grande apocalypse a une fin. 2025 était l’année de l’explosion. Après, il ne restera que des cendres.

Concert final définitif : La Muerte, true till death, the final one le 13 décembre 2025

Première partie

Fifty Foot Combo – Fifty Foot Combo est aussi un magnum opus de la scène garage belge. Depuis ses débuts, le groupe développe son propre « Monstrophonic Sound », un mélange explosif de surf fuzz, garage, punk, exotica et psychédélisme. Sur scène, c’est un tourbillon sauvage et irrésistible, ce qui en fait l’un des groupes les plus excitants du pays (page ‘Artistes’ ici).

De Roskilde aux clubs les plus sombres de Gand, leur réputation s’est forgée grâce à des concerts furieux et inoubliables.

(Source : Botanique, Bruxelles)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

La Muerte

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8913-la-muerte-09-12-2025?catid=category

Fifty Foot Combo

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8912-fifty-foot-combo-09-12-2025?catid=category

TOURNÉE D’ADIEU 2025

La Muerte – Concerts d’adieu à travers une porte infernale

La Muerte – Le début de leur mort annoncée

Org : Botanique, Bruxelles

Lambrini Girls

Lambrini Girls, Enola Gay, Ancienne Belgique, Bruxelles le 8 décembre 2025 – Photos

Écrit par

Les Lambrini Girls sont les riot grrrls intrépides qui bouleversent le monde de la musique. Ce duo punk dévastateur originaire de Brighton, composé de Phoebe Lunny (chant/guitare) et Lilly Macieira (basse), est réputé pour son punk direct, ses paroles acérées et provocantes.

Inspirées par des groupes comme Savages, Le Tigre et Bikini Kill, elles s’attaquent sans ménagement au statu quo avec une bonne dose d’humour noir et une énergie brute. Leur premier album, « Who Let The Dogs Out », sorti chez City Slang, est une attaque frontale contre tout ce qui ne va pas dans le monde moderne. Il sonne comme une usine de feux d’artifice qui explose : chaotique, dangereux et excitant.

Leur ascension est fulgurante : les Lambrini Girls ont déjà fait la une de nombreux magazines et ont reçu l’attention qu’elles méritent.

Leur concert au AB Club le 22 mars 2025 affichait complet en un rien de temps. Elles étaient de retour cette fois-ci.

(source : AB)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

Lambrini Girls

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8916-lambrini-girls-08-12-2025?catid=category 

Enola Gay

https://www.musiczine.net/index.php/nl/component/phocagallery/category/8915-enola-gay-08-12-2025?catid=category

Live 2025

Lambrini Girls – Une furie ‘Riot Grrrl’ puissance deux

Rock Werchter 2025 – 50e édition – Quatre jours d’expérience musicale – Un renouveau doré !

Organisation : Ancienne Belgique, Bruxelles

 

Cradle Of Filth

Cradle Of Filth + guests, Trix, Anvers, le 7 décembre 2025 – reportage photos

Écrit par

Le 7 décembre 2025, Cradle Of Filth a proposé son metal théâtral et sombre sur la scène du Trix, Anvers. La soirée était dédiée aux âmes les plus obscures, avec comme invité spécial les légendes du death metal Suffocation. Le groupe australien de nu-metal Mélancolia était également présent.

Cradle Of Filth

Ce groupe britannique de metal extrême est actif depuis 1991. Malgré de nombreux changements de membres, le chanteur Dani Filth reste le seul membre d’origine. Leur son est un mélange de black metal, d’ambiance gothique et de riffs heavy metal classiques, influencé par la NWOBHM. Le groupe est réputé pour son style controversé et son refus de suivre les conventions du genre.

Suffocation

Pionniers du death metal technique, Suffocation se distingue par son agressivité, ses compositions complexes et son intensité brute. Leur musique repousse les limites du genre avec des rythmes sophistiqués et des voix gutturales Page 'Artistes' ici).

Mélancolia

Ce groupe de Melbourne combine une atmosphère sombre avec le poids du deathcore et des grooves nu-metal. Après leur premier album ‘HissThroughRottenTeeth’ (2023), ils montrent avec ‘random.access.misery’ qu’ils sont prêts à conquérir la scène heavy moderne (page ‘Artistes’ )

Photos du concert

Pour revivre l’ambiance de la soirée, consultez les photos officielles via les liens ci-dessous :

Cradle Of Filth : https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8909-cradle-of-filth-07-12-2025?catid=category

Suffocation : https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8910-suffocation-07-12-2025?catid=category

Mélancolia : https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8911-melancolia-07-12-2025?catid=category

 

Black Rebel Motorcycle Club

Black Rebel Motorcycle Club, Night Beats, De Roma, Anvers le 6 décembre 2025 – Photos

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S’il y a bien un groupe qui refuse d’être enfermé dans une case, c’est Black Rebel Motorcycle Club. À De Roma, ils célèbrent le vingtième anniversaire de leur légendaire album « Howl » : une ode à la liberté d’une vie baignée dans le pur rock.

À une époque dominée par la pop colorée et le hip-hop, Black Rebel Motorcycle Club vous emmène dans un voyage à travers l’histoire du rock authentique. Les membres du groupe, Peter Hayes (chant, guitare), Robert Levon Been (chant, basse) et Leah Shapiro (batterie), n’hésitent pas à puiser dans la riche histoire musicale de leur pays natal. Blues, rock’n’roll, roots, americana, une touche de psychédélisme, tout cela se retrouve dans les morceaux complexes du groupe américain.

En gravant « How »l (2005), Black Rebel Motorcycle Club s’est imposé, peu de temps après son premier album « B.R.M.C. » (2001) et le suivant « Take Them On, On Your Own » (2003), il y a vingt ans. Grâce à un son singulier et des prestations scéniques charismatiques, il est rapidement devenu l’un des groupes de rock américains les plus emblématiques des deux dernières décennies.

Une setlist constituée de classiques de « Howl », complétée par de nouveaux morceaux.

La formation américaine Night Beats assure la première partie. Eux aussi proposent un savoureux mélange de rock, de psychédélisme et de garage (page ‘Artistes’ ici

(Source : De Roma)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

BRMC

https://www.musiczine.net/index.php/nl/component/phocagallery/category/8907-black-rebel-motorcycle-club-06-12-2025

Night Beats

https://www.musiczine.net/index.php/nl/component/phocagallery/category/8908-night-beats-06-12-2025

Organisation : De Roma,

 

 

Tom McRae

La performance incroyable d'un album incroyable…

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À l’Ancienne Belgique, ce mercredi 22 novembre, Tom McRae célèbre le 25e anniversaire de son premier album éponyme. Pour l’occasion, il retrouve la scène en compagnie de son groupe au complet, une première depuis plusieurs années. Il proposera l’intégralité de cet opus, enrichie de morceaux marquants issus de ses neuf alpées studio. Tom McRae et ses musiciens mettent en avant l’émotion brute et la narration poétique qui font sa réputation au Royaume-Uni. Son humour teinté d’autodérision et l’intensité de ses concerts promettent une soirée mémorable pour tous les publics. Le concert affiche complet, et Bianca Stack assure le supporting actu.

Bianca Sterck s’installe à droite du podium, entourée de ses guitares, tandis qu’une harpiste prend place à gauche. Le duo propose un set intimiste, où la voix douce et aérienne de Bianca stack se mêle aux sonorités délicates de la harpe. Dès le premier morceau, « Nostalgisai », l’ambiance se veut feutrée, la seconde voix venant renforcer l’émotion.

Le concert se poursuit par « Dragon’s Eyes », titre écrit en collaboration avec la pianiste Hania Rani, qui apporte une touche de douceur supplémentaire. Sur « I Dream of an Island », la sèche accompagne un texte introspectif, explorant la découverte de soi et les influences musicales variées de l’artiste.

Tout au long de la prestation, Bianca Steck présente des extraits de son ong playing « The Joy of Coincidences » et de ses deux Eps, alternant entre folk et pop, et partageant avec le public une sincérité qui marque. La setlist, composée notamment de « Sunshine Palace », « A Site For My Mind » et « The Child », met en exergue la richesse de son univers musical.

La performance, sans excès ni artifices, séduit par sa simplicité et la justesse de l’interprétation, offrant une belle introduction à la soirée (page ‘Artistes’ ici).

Setlist : « Nostalgia », « Sunshine Palace », « Dragon’s Eyes », « A Site For My Mind », « I Dream Of An Island », « The Child »

Tom McRae s’est entouré d’un combo de quatre musiciens. Ce soir, il va réinterpréter son premier elpee, de la première à la douzième chanson. Le décor est planté : des lumières en abondance. Les musicos s’installent sur la même estrade : à droite, un claviériste-guitariste et un bassiste ; au centre, à l’arrière, sur une autre estrade, un drummer avec congas et bongos ; et à droite enfin, une dernière plate-forme où se dresse un autre clavier, utilisé soit par Tom, soit par son contrebassiste, assis juste devant. Tom arrive enfin armé de sa semi-acoustique : il se place au centre, tout en restant très mobile sur les planches, déambulant de gauche à droite vers ses musiciens. Très interactif avec ses fans, il fait rire son public en racontant des vannes, entre les morceaux. Il le fera à de nombreuses reprises et divisera souvent la salle en trois ou quatre parties afin qu’elle participer au chant.

Le set s’ouvre par « You Cut Her Hair », qui saisit l’auditeur d’entrée de jeu grâce à sa tonalité dramatique très osée, le morceau traitant de l’horreur des camps d'extermination sous les pleurs d’un violoncelle et l'émoi d’une guitare cristalline. Le Britannique manifeste une maturité impressionnante dans l’écriture et ses paroles nous transpercent par leur âpreté et leur amertume. Quoi qu'il en soit, Tom et son band sonnent à la perfection. La voix de McRae a toujours été son atout majeur, et elle s'élève avec une puissance incroyable.

Lorsque la formation se lance dans « End of the World News (Dose Me Up) », le second titre du long playing, le morceau s’achève alors que l’auditoire est divisé en deux, chacun se voyant attribuer une partie à chanter en harmonie avec le groupe. Il vient seulement de s’écouler à peine cinq minutes et nous avons déjà vécu un moment magique. L'intro de « Bloodless », l'une des plages les plus appréciées de l'elpee, provoque des exclamations d'admiration dans la foule, même si l’on s’y attend. « Boy with the Bubblegun », caractérisé par son incroyable conclusion rock ’n’roll, fait vibrer la salle. « Hidden Camera Show », qui se termine par un crescendo d'une puissance presque insoutenable, rappelle que le premier opus de McRae est exceptionnel.

« A & B Song », sans doute la compo la plus sombre de l'album, prend une tout autre dimension en concert. En fait, de nombreux titres bénéficient d'une nouvelle jeunesse grâce aux subtiles touches musicales ajoutées par McRae et son groupe, absentes de l'enregistrement studio. Ces ajouts, conjugués aux interventions du chanteur entre les chansons (‘Ce n'est pas aussi froid que les profondeurs de mon cœur’, lance-t-il à un spectateur moqueur), confèrent à l'ensemble une véritable dimension de performance. Il ne s'agit pas simplement d'un homme reprenant de vieux morceaux, comme en témoigne l'émotion palpable qui pousse McRae à s'asseoir lors d'une interprétation poignante de « Untitled ». Un « Sao Paulo Rain » d'une puissance vertigineuse résonne dans la salle, avant que « I Ain’t Scared of Lightning », le dernier titre de l’opus, n'offre une rare lueur d'espoir. C'est une conclusion parfaite pour une performance incroyable d'un album incroyable. McRae déplore que nombre de ces chansons soient empreintes de cynisme et de désespoir, mais remercie sincèrement le public de lui faire sentir qu’il est moins seul lorsqu'il les chante.

La soirée se termine en apothéose par une interprétation enflammée du titre préféré des fans, « Karaoke Soul », et une version émouvante de « Silent Boulevard », extrait du troisième LP de McRae, « All Maps Welcome ». Votre serviteur avait déjà réalisé il y a longtemps une interview de l’artiste et assisté à plusieurs de ses concerts. Des articles disponibles sur sa page ‘Artistes’, à retrouver en cliquant sur son nom, en vert, dans le cadre ‘informations complémentaires, ci-dessous.

Setlist : « You Cut Her Hair », « End Of The World News (Dose Me Up) », « 2nd Law », « Bloodless », « Draw Down the Stars », « One More Mile », « The Boy With The Bubblegun », « Hidden Camera Show », « A & B Song », « Language Of Fools », « Untitled », « Sao Paulo Rain », « I Ain't Scared Of Lightning », « Karaoke Soul », « Hoping Against Hope ».

Rappel : « My Vampire Heart », « Silent Boulevard ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

Ozark Henry

Un concert généreux…

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Seconde soirée à guichets fermés au Cirque Royal pour Piet Hendrik Florent Goddaer, alias Ozark Henry. Face à l’engouement, une date supplémentaire a été ajoutée, attirant un public multigénérationnel. Après huit ans d’absence, l’artiste présente de larges extraits de son dixième album, « August Parker », sorti le 10 octobre 2025. Sur scène, Piet transcende les genres grâce à un spectacle immersif, où la thématique centrale est le changement et la résilience. Le morceau phare, « Light », s’inspire d’une expérience personnelle sur la perception du progrès. Le concert, divisé en deux parties d’une heure, bénéficie d’un univers visuel conçu par le cinéaste Lukas Desmet, inspiré par l’art du Kintsugi : la beauté naît de l’imperfection, chaque fissure raconte une histoire, et la musique rassemble les fragments.

La première partie s’ouvre à 20 heures précises. Les quatre artistes grimpent sur le podium, silhouettes noires se détachant sous les premiers faisceaux. Le batteur s’installe de biais, entouré d’une impressionnante constellation d’instruments : triangle, clochettes, bongos, sistres, cymbales, castagnettes… Piet prend place au centre, derrière ses ivoires, tandis que deux claviéristes — également choristes et multi-instrumentistes — se postent à sa droite, légèrement en retrait. Piet porte une veste de type bomber, constellée de plumes, sans doute d’autruche. Très rapidement, il s’adresse au public, chaleureux et visiblement ému, expliquant combien il est heureux de retrouver la scène après huit ans d’absence. Il vient présenter de larges extraits de son nouvel opus.

Le set s’ouvre par « Don’t Go Jerusalem ». Piet, immense et pourtant si calme, reste assis derrière son clavier. Le morceau est délicat, traversé d’une voix douce et prenante, peut-être inspirée par la guerre entre Israéliens et Palestiniens. Premier titre du nouvel elpee « 1970 » embraie : une voix aérienne, tandis que les deux choristes se balancent en rythme derrière lui, l’accompagnant aux ivoires.

Pour « In The Wild », Piet demeure derrière ses touches. Sa choriste s’avance et chante à ses côtés, pieds nus — détail habituellement réservé à Piet qui, ce soir, est chaussé de baskets montantes. Leurs voix s’entrelacent dans une parfaite symbiose. Le batteur, attentif, suit chaque nuance des ivoires. Il est d’ailleurs notable qu’aucune guitare ni basse n’est présente : Piet ne saisira sa six-cordes qu’une ou deux fois, pas davantage. « Christmas Eve » installe une atmosphère quasi-sacrée : on se croirait dans une cathédrale tant le recueillement s’impose. Le jeu des lumières, si présent, devient presque un cinquième musicien, suivant pas à pas les mouvements sur les planches. Pendant « Word Up » (« Birthmarks », 2022), un nouveau relief apparaît : la claviériste de gauche saisit un violoncelle, et ses cordes langoureuses transpercent âme et cœur. Le morceau semble réarrangé dans la douceur, moins percutant que sur disque, mais d’une grande finesse. A partir de « Sun Dance », l’énergie monte d’un cran. Piet se lève, abandonne sa veste, et le set vire vers un électro plus vif. Il saute sur place, fidèle à son geste fétiche. La première partie s’achève par « King Kong » : ivoires, cordes du violoncelle, clochettes et mélodica se mêlent, tandis que la choriste soutient Piet à la voix.

Après une courte pause de trente minutes, la seconde partie commence. Ozark revient vêtu d’une djellaba noire ; les trois autres musiciens n’ont pas changé d’apparence. Cette sobriété crée une atmosphère plus dramatique encore, amorçant un crescendo qui traverse toute la suite du concert. Ce second volet se tourne principalement vers des morceaux plus anciens, plus dansants, qui revisitent l’histoire musicale du groupe. Tous les hits sont dispensés.

Une parenthèse spéciale pour « We Can Be Heroes », où il rend hommage à celui qu’il adulait (David Bowie) — et c’était réciproque. Piet accomplira, bien sûr, un tour de salle en allant au contact de la foule. Il n’y a pas de projection d’images sur la toile de fond, mais le light show s’anime au son des percussions et des beats électro. En fin de set, Ozark demande au public de se lever et de danser. Il est clair qu’il était plus réactif pour cette seconde partie plus électro.

Lors du rappel, on aura droit à trois morceaux, dont le magnifique « Martyr ».

Un concert kilométrique d’Ozark Henry qui donne envie de retourner voir l’artiste une autre fois. En attendant, ravi, l’auditoire est reparti, de petites étoiles dans les yeux.

Setlist :

Première Partie : « Don’t Go Jerusalem », « 1970 », « In The Wild », « Christmas Eve », « La Donna E Mobile », « Word Up », « Sun Dance », « Hope Is A Dope », « Plaudite Amici Comedia Finita Est », « Dancer In The Dark », « Eight », « Pharaoh », « King Kong ».

Seconde partie : « Memento », « Intersexual », « Light », « Learn To Love Me », « Out Of This World », « At Sea », « Sweet Instigator », « Indian Summer », « We Can Be Heroes », « This One's For You », « Dreamer », « I’m Your Sacrifice ».

Rappel : « We Will Meet Again », « Martyr », « The End ».

(Organisation : FKP Scorpio)

John Maus

Comme une prière qui transforme la synth-pop en art sacré…

John Maus est un musicien véritablement énigmatique. S'inscrivant globalement dans le courant synth-pop, il est parvenu à transformer un minimalisme glacial en moments de grâce authentique au fil de sa carrière, débutée en 2006.

Sa musique est souvent décrite comme rétrofuturiste grâce à l'utilisation de boîtes à rythmes et de sonorités de synthétiseurs typiques des années 80, mais ses morceaux possèdent également une qualité cinématographique, l'émotion étant suscitée par des lignes de basse entraînantes, des arpèges planants et, bien sûr, sa voix envoûtante de baryton.

Ce soir, au Trix, à Anvers, le musicien et compositeur américain vient présenter en ‘live’ son œuvre la plus puissante à ce jour : “Later Than You Think”. Publié sur le label Young (FKA twigs, The xx, Sampha), l'album explore les thèmes de la justice, de la confession, de la renaissance, de la transformation et du combat spirituel, un espace liminal où la musique alternative rencontre l'art-pop, l'émotion brute et la profondeur intellectuelle.

Dans la pénombre bleutée du Trix, John Maus apparaît comme un spectre venu d’un futur antérieur. Pas de salutation, pas de sourire. Un ordinateur portable, un second appareil, un micro. Rien d’autre. Les miroirs qui, à Londres, fracturaient son image en mille reflets sont absents ici. Seule la lumière crue, chirurgicale, découpe la silhouette d’un homme déjà trempé – non par la chaleur, mais par l’effort d’un rituel qui tient plus de l’exorcisme que du concert.

Dès les premières mesures, “My Whole World’s Coming Apart” et “Because We Built It” s’élèvent comme des psaumes post-modernistes. Sa voix, saturée de réverb, gronde tel un sermon dans une cathédrale désaffectée. Il ne chante pas : il conjure. Jambes rivées au sol, il se plie en révérences frénétiques – comme un headbang – puis bondit, hurle, se frappe la poitrine. Entre deux morceaux, un rapide clic sur le laptop, et la transe reprend.

Pop star et philosophe, John Maus transforme le minimalisme en spirituaité. Son doctorat en sciences politiques (Hawaï) et sa formation en musique expérimentale (CalArts) ne sont pas des ornements : ils irriguent chaque note. La synth-pop devient un art sacré. Les basses roulent comme des orgues, les arpèges planent comme des vitraux sonores, et sa voix hantée, scelle le pacte.

La setlist oscille entre les classiques (“…And the Rain”, repris en chœur) et les nouveaux hymnes. Les nappes de synthé, presque secondaires, servent de toile à une performance corporelle qui défie la gravité. Maus pose le micro, entame une chorégraphie de boxe – uppercuts dans le vide, esquives rageuses. Le public, d’abord figé, hurle avec lui. “Time to Die", "Keep Pushing On", "Bennington” : le tempo s’emballe. L’artiste scande ‘against the law’, comme un mantra insurrectionnel, pendant “Cop Killer”. Puis, il exécute des pompes, suivies de “burpees” Vingt, trente. Une véritable performance.

“Pets” clôt le set principal dans une explosion de lumières stroboscopiques. Il quitte la scène sans un mot. La musique continue, fantomatique. Les cris fusent. Il revient. “Adorabo” s’élève, comme un chant grégorien, suivi de “Believer”, qui marque la déflagration finale. Pas un ‘au revoir’. Juste les mains levées, lentement, vers chaque coin de la salle. Remerciements muets. Rideau.

John Maus n’a pas besoin de parler. Son corps, sa sueur, sa vibration, ses cris forment son lexique. Comme une urgence. Comme une prière.

En ouverture, Maximilian Tanner, ex-BlackWaters, a déployé une synth-pop onirique, plus douce, plus vaporeuse. Originaire d’Essex, il vient d'entamer une carrière solo qui séduit déjà l'Albion et l’Europe. Une belle découverte ! (Page artistes ).

Pour en savoir plus sur John Maus, écoutez l'interview réalisée dans l'émission de radio WAVES, au cours de laquelle John a abordé des sujets aussi variés que la musicologie, la philosophie, la psychanalyse, la composition assistée par ordinateur, l'influence de la musique médiévale sur la new wave, etc. Le podcast est disponible ici ou alors plongez sur la page ‘Artistes’ qui lui est réservée en cliquant sur son nom en vert, dans le cadre ‘Informations complémentaires’, ci-dessous.

(Merci à Alice Blake et à Stéphanie G. - Photo par Alice Blake)

Setlist :

My Whole World's Coming Apart
Because We Built It
No Title (Molly)
Decide Decide
...And the Rain
Came & Got
Rights for Gays
The Combine
Streetlight
Time to Die
Do Your Best
Disappears
Keep Pushing On
Bennington
I Hate Antichrist
Just Wait Til Next Year
Cop Killer
Pick It Up
Pets

Rappel :
Adorabo
Believer

(Organisation : Trix)

 

Harlem Gospel Choir

Une rencontre entre la magie de la soul Motown et la ferveur du gospel

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Le Harlem Gospel Choir se produisait ce mardi 11 novembre, au Cirque Royal, devant une salle comble, dans le cadre de sa tournée ‘Magic Of Motown’. Fondée en 1986 à Harlem, la chorale s’est imposée comme une référence du gospel moderne, mêlant à son répertoire traditionnel des influences jazz et blues. Sur scène, les neuf chanteurs et chanteuses rendent hommage aux grandes figures de la Motown tout en perpétuant l’énergie et la ferveur qui caractérisent leurs prestations, reconnues à l’international. Le collectif, habitué des collaborations prestigieuses et des scènes du monde entier, continue de faire vivre l’esprit du gospel auprès d’un large public.

Le décor reste minimaliste : une tenture en toile de fond, un claviériste à gauche, un batteur-percussionniste à droite, protégé par un paravent en plexiglas. Neuf pieds de micro attendent les chanteurs et chanteuses, sept femmes et deux hommes. Chacun interprète un morceau en solo, en duo ou soutenu par le chœur. Le programme se compose exclusivement de reprises des grands noms de la Motown.

Le Harlem Gospel Choir ouvre le concert par des standards de la Motown et des classiques du gospel. Les voix se mêlent, a cappella, les harmonies sont précises, les crescendos marquent l’émotion. La tradition gospel s’exprime dans la ferveur et la maîtrise vocale du groupe. Le batteur et le claviériste lancent le rythme. La première chanson, « Stop in the Name of Love » des Supremes, est portée par Dermel, dont la voix navigue aisément entre les graves et les aigus. Elle porte une robe noire traversée d’une ligne orange et une collerette jaune à motifs tribaux. À la fin du morceau, le reste du groupe la rejoint et le titre se termine en gospel.

Tous arborent la même tenue, les deux chanteurs est vêtu d’un pantalon à bande orange. Le concert se poursuit par « Ain’t No Mountain High Enough », enrichi d’accents jazz et blues, puis « I’ve Been Looking for You » et « Superstition » de Stevie Wonder. Le clavier s’anime, la chorale donne de la voix, tout en respectant l’esprit de l’original. L’ambiance dans la salle est chaleureuse, le public réagit, applaudit, sourit. Le Cirque Royal, grâce à son architecture, offre à la fois intimité et ampleur. Les musiciens et choristes partagent leur énergie. Entre les morceaux, le chef de chœur rappelle le message de paix, d’amour et d’espérance du gospel.

La première partie s’achève sur « Do You Know Him », « Baby Love », « Total Praise » et « What’s Going On » de Marvin Gaye. Une pause de trente minutes permet aux artistes de souffler.

La seconde se signale par le retour de la chorale et des musiciens, les collerettes changées. Les chants gospel et de Noël s’enchaînent, « Celebrate » de Kool & The Gang, puis « Can’t You Feel It » des Jacksons. Certains choristes s’expriment en solo ou en petits groupes, l’émotion s’intensifie. Des improvisations de piano et de percussions ponctuent les morceaux, apportant une touche jazz/blues. Les solistes partagent leur foi, leur joie, leur gratitude. Le chœur invite le public à participer, à frapper des mains, à fredonner, à se lever. Le concert se termine sur un morceau entraînant, peut-être un « Hallelujah » revisité ou une reprise soul, qui laisse la salle sur une note euphorique.

Ce concert a proposé une immersion dans l’histoire de la soul Motown, tout en préservant l’esprit du gospel. L’expérience reste marquante, entre beauté vocale, émotion et célébration musicale.

Setlist :

Première partie : « Stop In The Name Of Love », « Ain ’T No Mountain Nigh Enough », « I ’Ve Been Looking For You », « Superstition », « Do You Know Him «, « Baby Love », « Total Praise », « What’S Going On ».

Deuxième partie : « Amazing Grace », « Higher Ground », « O Come All Ye Faithful », « Jingle Bell Rock », « We Wish You A Merry Christmas », « Happy Day », « Celebrate », « Can’T You Feel It »

Rappel : « Some Day We’Ll Be Together ».

(Organisation : Greenhouse Talent)     

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