New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Kim Deal - De Roma
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Moonpool

Nothing Sacred (Ep)

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Entre 2017 et 2024, cette formation répondait au patronyme The Sickly Hecks et pratiquait du garage rock.

En optant pour Moonpool, elle a aussi changé de style, puisque sur son premier Ep, « Nothing Sacred », les 5 pistes révèlent un vaste éventail d’influences qui oscillent du grunge des années 90 au shoegaze, en passant par le punk.

Percutants ils se distinguent par des guitares floues, carillonnantes ou crépitantes, des synthés lourds et des voix mélancoliques.

Issu de cet Ep, « Autumn » est en écoute 

Podcast # 85 de l’émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

High Colorful Minds

High Colorful Minds (Ep)

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High Colorful Minds était à l'origine le projet personnel de Florian Godier, multi-instrumentiste et concepteur de jeux. Il est ensuite rejoint par John Harding, le bassiste de Pretty Inside.

Proposant trois plages, le premier Ep du duo bordelais est éponyme.

Il recèle trois pages diamétralement différentes, mais dont le titre d’ouverture, « Take It All » est largement inspiré de l'indie rock, avec guitare, basse et voix mais enrichi d’’électronique dont des synthés, des boîtes à rythmes et des loopers. Car sa musique se veut dansante tout en conservant des accents introspectifs et parfois mélancoliques.

Quant aux textes de ses chansons, ils sont principalement liés à la peur de vivre dans un monde déshumanisé. L'autoritarisme, la violence physique et mentale, la haine et la résignation face à ce qui peut sembler immuable sont souvent au cœur des paroles.

Podcast # 84 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Mei Semones

Animaru

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Agée de 24 ans, Mei Semones est une auteure-compositrice-interprète et guitariste étable à Brooklyn. « Animaru » constitue son premier elpee. Il fait suite à son Ep, « Kabutomushi », paru en 2024.

« Animaru », c’est la prononciation japonaise du mot animal. Mais il reflète également l'incarnation de la profonde confiance de Mei dans ses instincts.

En outre, ses textes traitent de l’amour non romantique : amour de la vie, amour de la famille, amour de la musique et de sa guitare.

Elle chante en anglais et en japonais, reflétant son identité interculturelle.

Son mélange unique et rafraîchissant d'indie, de bossa nova et de jazz trouve son équilibre entre tension et relâchement.

Souvent, au sein d'un même morceau, il y a des interventions de gratte acoustique épurées, des vocalises limpides, des vagues orchestrales de cordes et des rythmes de guitare complexes.

Et tout en demeurant agréable à l’écoute, cet opus est bien plus élaboré qu’il n’y paraît.

Le premier single, « Dumb Feeling » est disponible sous forme de clip ici et celui consacré à l’autre single « I can do what I want »,

Podcast # 84 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Marcel et son Orchestre

C'est pas à vous qu'ça m'arriverait

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Après 12 ans d'attente, Marcel et son Orchestre ont gravé un nouvel elpee intitulé « C’est pas à vous qu'ça m'arriverait ». Très actifs dans les années 2000, les membres de de la formation originaire de Boulogne-sur-Mer, usés par le rythme effréné des tournées, se sont imposés un break en 2012.

Le groupe, à l’humour décapant, toujours la cervelle en ébullition, plus imprévisible et insaisissable que jamais, incarne incontestablement le représentant le plus digne que la région Nord-Pas-de-Calais.

Une étiquette malgré tout réductrice, tant les carnavaleux n’hésitent pas à s’aventurer dans de multiples directions sans jamais perdre de vue leur faculté à électriser leur auditoire pour l’inviter à danser. Une équipe de joyeux lurons, donc, pour qui une technique hors du commun n’est pas forcément une fin en soi. Il est d’ailleurs difficile d’imaginer ce qui pourrait freiner Marcel et Son Orchestre dans sa vertigineuse quête d’absolu. Mieux vaut écouter ce nouvel elpee une première fois et en conclure que l’on n’a pas fini d’en faire le tour en prenant le temps d’y réfléchir. Dans un style où l’innovation n’est pas une évidence, les Nordistes confirment leur identité tout en étant capables d’y apporter quelques touches d’originalité qui les empêchent de tourner en rond. Enfin bref, la bande à Marcel n’est pas morte !

L’opus s’ouvre par un total déjanté « Stigmatisez-Moi ». Avec eux, une seule promesse : du fun, du son et une furieuse envie de chanter à tue-tête. La fête se poursuit par « Maudit Karma », un autre morceau festif teinté de sonorités ska et reggae, qui sent bon le soleil et le sable chaud de Kingston, où ils taclent le sourire carnassier d’une Marine érigée en épouvantail utile d’un macronisme dérouté. On enchaîne par le festif et afrobeat « Autocentré », un son venu d’Angola, un kuduro bien persuasif, copieusement balisé par un ensemble cuivré très intéressant.

En mode vintage french rhythm’n’blues à la Nino Ferrer, « L’Empathie » et « Bertrand, Pas Rassurant » persistent dans cette éloquence dénonciatrice. Le rocksteady « Le Dégoût » et ses claviers façon Tyrone Downie (NDR : le Jamaïcain qui a joué en compagnie de Marley atteste que le style festif issu de Kingston coule toujours dans les veines des Marcels).

En outre, c’est ludique, enrichi d’excellentes références, de citations, de Bashung à La Reine des neiges ; comme un blind-test pour grands érudits de la chanson, à l’instar de « L’Empathie ».

Évidemment, le collectif dégage toujours cette ambiance tonitruante, entre ska, punk, afrobeat et rock insulaire. Franck, le meneur de l’équipe, est intarissable sur les riches heures des années 70/80… Branchez-lui Stranglers, Fela Kuti ou Talking Heads, et il s’emballe. Un air d’Acadie souffle sur « Dans ma Boudinette », un cajun pur jus. Introduit par quelques cris de mouettes, le funky rap en ch’ti « V’là l’Dégât » pastiche le Sugarhill Gang et Kool & The Gang, sur un flow de cuivres arrangés aux petits oignons.

Festif, déjanté, schizonévrosé à souhait et délirant !

The Flying Bones

Who are the Flying Bones ?

Écrit par

Issu de Rennes, The Flying Bones est a vécu deux périodes. L’une ‘garage-psyché-punk’ et l’autre, ‘math-fuzz’. Ce duo réunit Fabien Joffard (batterie/chant) et Thibault Talmont (guitare/chant).

Et sur son premier elpee, il est parvenu à compiler les meilleurs morceaux de ces deux phases.

On y retrouve donc la fougue spontanée du garage, la férocité sans concession du punk, les constructions alambiquées ou en looping du math rock, de motifs noise, des touches de folk et de lo-fi, mais aussi des envolées psychédéliques des seventies…

Parfois, sa musique rappelle des groupes comme Oh Sees ou Snapped Ankles.

Et chanté en français, le titre « Déception » fait un peu la synthèse de toutes ces références. C’est le morceau qui a été clippé ; et il est disponible

Podcast # 85 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Millie Hopes

Une artiste vraie, vulnérable et déjà singulière…

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Ce soir à l’AB Club, l’ambiance est presque à guichets fermés. Deux jeunes artistes en devenir, Lilly et Millie Hopes, vont y livrer des sets courts mais prometteurs, à l’instar de leur carrière encore au stade de ses prémices. Un format condensé — environ 20 minutes pour Lilly et 45 minutes pour Millie — qui laisse entrevoir un avenir musical des plus lumineux.

Anciennement connue sous le pseudonyme Noa Sans H, Noa De Sutter, alias Millie Hopes, s’impose comme l’une des voix les plus prometteuses de la scène pop belge. Originaire de la région de Charleroi, elle présente son tout premier Ep 4 titres, paru ce 23 mai 2025, sur scène. Sa pop aux influences indie et électro est marquée par une sincérité touchante et une maîtrise de l’écriture. En live, Millie Hopes offre une performance habitée, portée par une émotion brute et des mélodies envoûtantes. Un bel équilibre entre vulnérabilité et assurance artistique.

Originaire de Ronquières et désormais installée à Bruxelles, Lilly Michotte, aka Lilly, conjugue études de droit et passion musicale avec une étonnante maturité. Formée au chant, au piano et au solfège dès son plus jeune âge, elle se produit sur les planches depuis ses 12 ans et a déjà ouvert pour plusieurs artistes. Ce soir, elle monte seule sur l’estrade, sans musiciens, avec pour seul soutien des bandes instrumentales. Si l’on aurait aimé la voir entourée d’un vrai groupe, sa prestation n’en reste pas moins marquante. Chaussée de bottes noires et vêtue d’un short à pois, elle affiche une présence scénique nerveuse et captivante. Sa famille, installée au premier rang, l’applaudit non sans fierté. Le set démarre par « Don’t Kill My Vibe », une ballade en anglais aux accents feutrés, portée par une guitare douce bientôt rejointe par des claviers plus affirmés. « La Raison » embraie, une compo électro/pop à texte bien assumé qui évoque l’univers de Suzane. « Clôture », confirme à la fois son potentiel et sa sensibilité artistique. Un premier Ep est en préparation. Il devrait sortir prochainement. De son concert, on épinglera notamment « L’amour est + fort », dont les paroles, très intimistes, marquent les esprits. Un set court, mais convaincant. À revoir (page ‘Artistes’ ) !

Setlist : « Don’t Kill My Vibe », « La Raison », « Clôture », « L’amour est + fort », « Chrysalide «, « La Folle »

À seulement 25 ans, Millie Hopes s’offre un moment de vérité. Seule sur le podium, comme d’habitude, la jeune artiste belge présente résolument son tout premier Ep, « No Boy’s Club », dans le cadre de sa release party, à l’Ancienne Belgique. Ces quatre titres, intégralement interprétés en live, révèlent déjà une voix singulière, à la fois douce et puissante, portée par des textes d’une honnêteté désarmante. Millie a choisi le français pour s’exprimer — une langue qu’elle manie avec justesse, entre poésie et frontalité. Aucun artifice : un décor épuré, une simple caisse en bois pour seule scénographie, sur laquelle elle s’assied parfois entre deux morceaux. C’est dans ce dépouillement qu’elle brille le plus, mettant en avant ce qui compte vraiment : ses mots, ses mélodies, et cette émotion brute qui touche en plein cœur.

Vêtue d’une jupette noire plissée et d’un t-shirt blanc orné d’inscriptions, elle incarne une pop authentique, sincère, libre. Une esthétique assumée, à l’image de son projet : No Boy’s Club — un manifeste personnel autant qu’un espace d’expression, affranchi des regards et des codes imposés. Sur scène, Millie se livre.

Elle ouvre le bal par « Dans Ma Boucle », un morceau intime où elle explore ses émotions sans détour. Sa voix tremble à peine, mais sa présence est forte. Elle parle d’amour, de doutes, d’élan, avec une franchise rare. Le public, lui, découvre une artiste vraie, vulnérable et déjà singulière. Millie remercie les spectateurs pudiquement, les yeux brillants d’émotion. Ce soir, elle ne fait pas qu’interpréter des chansons : elle partage un bout d’elle-même. Et c’est peut-être cela, la promesse la plus précieuse de ses chansons.

Elle quitte la scène à deux reprises pour aller au contact d’un public attentif et présent. Finalement, « No Boys » déchaîne les corps, entraînant la foule dans une danse collective. Le set, bien que court (45 minutes), est d’une intensité remarquable. Par moments, le volume sonore frôle l’excès, mais on pardonnera facilement cette fougue juvénile.

Setlist : « Dans Ma Boucle », « A Tes Côtés », « Bonne Soirée », « Non », « Cheveux Blond Très Long », « M’Avouer », « Depuis Ton Départ », « J’ai Tout Gâché », « Miette », « A Travers Les Nuages », « Emmène-moi », « Pour De Faux », « No Boys »

Rappel : « No boys »

(Organisation : Intersection)

Jon Spencer

Le diable en cité ardente

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Ce mardi soir, c’était le rendez-vous des éternels jouvenceaux liégeois (et d’ailleurs), venus –en petit nombre malheureusement– acclamer Jon Spencer et sa nouvelle bande.

Inusable, l’homme semble avoir pactisé avec le diable pour conserver intact son légendaire dynamisme scénique. Costume gris élégant, chemise à fleurs décontractée et creepers blanches bondissantes : dès les premiers riffs, le ton est donné.

Le concert, délivré d’un seul bloc, se révèle beaucoup plus digeste que lors de sa dernière apparition en terre principautaire (NDR : on se souvient encore du live des Ardentes, aussi lourd qu’indigeste).

Ici, en alternant nouveaux titres et valeurs sûres de son imposant répertoire, Spencer tisse une tension électrique, suspendue à une rythmique sans faille.

Parlons-en, de cette section rythmique ! Toute droite sortie des enfers, la basse de Kendall Wind et la batterie de Macky Spider Bowman (NDR : originaires de Woodstock, ils militent chez The Bobby Lees, mais ne sont pas du genre à tremper dans la flower power) martèlent avec puissance et panache.

Wind tire de sa basse des lignes fuzz ensorcelantes et virtuoses, pendant que Bowman, au vu du détachement espiègle des jeunes prodiges, grimace et s’agite dans une chorégraphie nerveuse du plus bel effet.

Ce groove infernal propulse Jon Spencer au sommet de son art, cabotin juste ce qu’il faut, mais toujours profondément communicatif.

Face à lui, un public un brin mollasson mais sincèrement heureux d’être là, et qui doit s’armer de patience pour acclamer son héros, tant les morceaux s’enchaînent sans relâche, comme un train lancé à pleine vitesse.

Car peu importe l’assistance modeste : généreux et excentrique comme on l’aime, Spencer se donne corps et âme, avec une jubilation évidente. Lui qui a jadis enflammé les plus grandes scènes, offre désormais son boogie endiablé à des salles plus intimes, sans jamais rien céder de sa fougue.

Le rappel, tout aussi tonitruant, culmine lors de l’incontournable « Wail », glissé malicieusement entre deux cassures rythmiques. Puis, rideau.

Une excellente soirée sous le signe du bon vieux rock’n’roll.

Décidément, certaines choses ne vieillissent pas. Et tant mieux.

 

 

Skot Kremen

This Again (Ep)

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Etabli dans le New Jersey, Skot Kremen a forgé son expérience au sein de différentes formations comme You Shriek, Blue Diner et Model Behavior, avant de se lancer en solo, il y a 5 ans. Et parallèlement, outre ses collaborations, il a monté un alias électronique, baptisé Milestar, démontrant ainsi sa polyvalence.

Sa capacité à équilibrer énergie brute et détails minutieux transparaissent tout au long de son Ep, « This again ».  

Il y superpose des guitares vaporeuses, des rythmes hypnotiques et des voix ténébreuses pour créer des paysages sonores éthérés, cinématographiques et intimistes, aux textures obsédantes qui suintent de nostalgie et d'introspection.

Le titre maître de l’Ep est en écoute  

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Yndling

As Fast As I Can (single)

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Yndling c’est le projet de Silje Espevik, une Norvégienne, originaire d’Oslo.

Depuis 2021, elle a enregistré quelques singles et un mini album

Son nouveau single, « As Fast as I Can, précède la sortie d’un elpee, prévue pour le 3 juin.

Captivante, la musique de Yndling fluctue de l’onirique à l’intimiste, en passant par le minimaliste, tout en dépeignant une vision douce mais méditative du monde.

Une forme de shoegaze dont la vulnérabilité enfantine ressemble à un conte de fées.

Si les synthés et les voix superposées allègent l’expression sonore, la production crée une certaine sensation de mouvement.

La version ‘live’ du single est à voir et écouter ici  

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La Flemme

La fête

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Apparemment, à Marseille, il n’y a pas que la scène rap qui existe. Il en existe aussi une bien pop/rock au cœur de laquelle on peut épingler La Flemme.

Un groupe marseillais dont le premier long playing, « La fête », est paru ce 25 avril. Influencé par le shoegaze, le punk, le garage et le rock psychédélique, cet opus est à la fois énergique et coloré. Les riffs de guitare sont puissants, les mélodies contagieuses. Les textes, en français, passent bien la rampe. Faut dire que la voix douce et éthérée de Stella, qui se charge également de la basse, colle parfaitement à la musique empreinte de mélancolie.

Sur « Sans Fond », paru en single, La Flemme nous plonge dans une critique acerbe des conversations creuses et des échanges qui ne mènent à rien.

La voix, posée, presque désabusée, raconte le malaise sans l’enrober. La guitare déroule ses arpèges limpides pendant que la rythmique la porte sans t’écraser. C’est clair et élégant.

Le clip de « Sans fond » est à voir et écouter  

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