L’aurore de Lathe of Heaven…

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La vie explosive de Fine Lame

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Millie Hopes

Une artiste vraie, vulnérable et déjà singulière…

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Ce soir à l’AB Club, l’ambiance est presque à guichets fermés. Deux jeunes artistes en devenir, Lilly et Millie Hopes, vont y livrer des sets courts mais prometteurs, à l’instar de leur carrière encore au stade de ses prémices. Un format condensé — environ 20 minutes pour Lilly et 45 minutes pour Millie — qui laisse entrevoir un avenir musical des plus lumineux.

Anciennement connue sous le pseudonyme Noa Sans H, Noa De Sutter, alias Millie Hopes, s’impose comme l’une des voix les plus prometteuses de la scène pop belge. Originaire de la région de Charleroi, elle présente son tout premier Ep 4 titres, paru ce 23 mai 2025, sur scène. Sa pop aux influences indie et électro est marquée par une sincérité touchante et une maîtrise de l’écriture. En live, Millie Hopes offre une performance habitée, portée par une émotion brute et des mélodies envoûtantes. Un bel équilibre entre vulnérabilité et assurance artistique.

Originaire de Ronquières et désormais installée à Bruxelles, Lilly Michotte, aka Lilly, conjugue études de droit et passion musicale avec une étonnante maturité. Formée au chant, au piano et au solfège dès son plus jeune âge, elle se produit sur les planches depuis ses 12 ans et a déjà ouvert pour plusieurs artistes. Ce soir, elle monte seule sur l’estrade, sans musiciens, avec pour seul soutien des bandes instrumentales. Si l’on aurait aimé la voir entourée d’un vrai groupe, sa prestation n’en reste pas moins marquante. Chaussée de bottes noires et vêtue d’un short à pois, elle affiche une présence scénique nerveuse et captivante. Sa famille, installée au premier rang, l’applaudit non sans fierté. Le set démarre par « Don’t Kill My Vibe », une ballade en anglais aux accents feutrés, portée par une guitare douce bientôt rejointe par des claviers plus affirmés. « La Raison » embraie, une compo électro/pop à texte bien assumé qui évoque l’univers de Suzane. « Clôture », confirme à la fois son potentiel et sa sensibilité artistique. Un premier Ep est en préparation. Il devrait sortir prochainement. De son concert, on épinglera notamment « L’amour est + fort », dont les paroles, très intimistes, marquent les esprits. Un set court, mais convaincant. À revoir (page ‘Artistes’ ) !

Setlist : « Don’t Kill My Vibe », « La Raison », « Clôture », « L’amour est + fort », « Chrysalide «, « La Folle »

À seulement 25 ans, Millie Hopes s’offre un moment de vérité. Seule sur le podium, comme d’habitude, la jeune artiste belge présente résolument son tout premier Ep, « No Boy’s Club », dans le cadre de sa release party, à l’Ancienne Belgique. Ces quatre titres, intégralement interprétés en live, révèlent déjà une voix singulière, à la fois douce et puissante, portée par des textes d’une honnêteté désarmante. Millie a choisi le français pour s’exprimer — une langue qu’elle manie avec justesse, entre poésie et frontalité. Aucun artifice : un décor épuré, une simple caisse en bois pour seule scénographie, sur laquelle elle s’assied parfois entre deux morceaux. C’est dans ce dépouillement qu’elle brille le plus, mettant en avant ce qui compte vraiment : ses mots, ses mélodies, et cette émotion brute qui touche en plein cœur.

Vêtue d’une jupette noire plissée et d’un t-shirt blanc orné d’inscriptions, elle incarne une pop authentique, sincère, libre. Une esthétique assumée, à l’image de son projet : No Boy’s Club — un manifeste personnel autant qu’un espace d’expression, affranchi des regards et des codes imposés. Sur scène, Millie se livre.

Elle ouvre le bal par « Dans Ma Boucle », un morceau intime où elle explore ses émotions sans détour. Sa voix tremble à peine, mais sa présence est forte. Elle parle d’amour, de doutes, d’élan, avec une franchise rare. Le public, lui, découvre une artiste vraie, vulnérable et déjà singulière. Millie remercie les spectateurs pudiquement, les yeux brillants d’émotion. Ce soir, elle ne fait pas qu’interpréter des chansons : elle partage un bout d’elle-même. Et c’est peut-être cela, la promesse la plus précieuse de ses chansons.

Elle quitte la scène à deux reprises pour aller au contact d’un public attentif et présent. Finalement, « No Boys » déchaîne les corps, entraînant la foule dans une danse collective. Le set, bien que court (45 minutes), est d’une intensité remarquable. Par moments, le volume sonore frôle l’excès, mais on pardonnera facilement cette fougue juvénile.

Setlist : « Dans Ma Boucle », « A Tes Côtés », « Bonne Soirée », « Non », « Cheveux Blond Très Long », « M’Avouer », « Depuis Ton Départ », « J’ai Tout Gâché », « Miette », « A Travers Les Nuages », « Emmène-moi », « Pour De Faux », « No Boys »

Rappel : « No boys »

(Organisation : Intersection)

Jon Spencer

Le diable en cité ardente

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Ce mardi soir, c’était le rendez-vous des éternels jouvenceaux liégeois (et d’ailleurs), venus –en petit nombre malheureusement– acclamer Jon Spencer et sa nouvelle bande.

Inusable, l’homme semble avoir pactisé avec le diable pour conserver intact son légendaire dynamisme scénique. Costume gris élégant, chemise à fleurs décontractée et creepers blanches bondissantes : dès les premiers riffs, le ton est donné.

Le concert, délivré d’un seul bloc, se révèle beaucoup plus digeste que lors de sa dernière apparition en terre principautaire (NDR : on se souvient encore du live des Ardentes, aussi lourd qu’indigeste).

Ici, en alternant nouveaux titres et valeurs sûres de son imposant répertoire, Spencer tisse une tension électrique, suspendue à une rythmique sans faille.

Parlons-en, de cette section rythmique ! Toute droite sortie des enfers, la basse de Kendall Wind et la batterie de Macky Spider Bowman (NDR : originaires de Woodstock, ils militent chez The Bobby Lees, mais ne sont pas du genre à tremper dans la flower power) martèlent avec puissance et panache.

Wind tire de sa basse des lignes fuzz ensorcelantes et virtuoses, pendant que Bowman, au vu du détachement espiègle des jeunes prodiges, grimace et s’agite dans une chorégraphie nerveuse du plus bel effet.

Ce groove infernal propulse Jon Spencer au sommet de son art, cabotin juste ce qu’il faut, mais toujours profondément communicatif.

Face à lui, un public un brin mollasson mais sincèrement heureux d’être là, et qui doit s’armer de patience pour acclamer son héros, tant les morceaux s’enchaînent sans relâche, comme un train lancé à pleine vitesse.

Car peu importe l’assistance modeste : généreux et excentrique comme on l’aime, Spencer se donne corps et âme, avec une jubilation évidente. Lui qui a jadis enflammé les plus grandes scènes, offre désormais son boogie endiablé à des salles plus intimes, sans jamais rien céder de sa fougue.

Le rappel, tout aussi tonitruant, culmine lors de l’incontournable « Wail », glissé malicieusement entre deux cassures rythmiques. Puis, rideau.

Une excellente soirée sous le signe du bon vieux rock’n’roll.

Décidément, certaines choses ne vieillissent pas. Et tant mieux.

 

 

Skot Kremen

This Again (Ep)

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Etabli dans le New Jersey, Skot Kremen a forgé son expérience au sein de différentes formations comme You Shriek, Blue Diner et Model Behavior, avant de se lancer en solo, il y a 5 ans. Et parallèlement, outre ses collaborations, il a monté un alias électronique, baptisé Milestar, démontrant ainsi sa polyvalence.

Sa capacité à équilibrer énergie brute et détails minutieux transparaissent tout au long de son Ep, « This again ».  

Il y superpose des guitares vaporeuses, des rythmes hypnotiques et des voix ténébreuses pour créer des paysages sonores éthérés, cinématographiques et intimistes, aux textures obsédantes qui suintent de nostalgie et d'introspection.

Le titre maître de l’Ep est en écoute  

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Yndling

As Fast As I Can (single)

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Yndling c’est le projet de Silje Espevik, une Norvégienne, originaire d’Oslo.

Depuis 2021, elle a enregistré quelques singles et un mini album

Son nouveau single, « As Fast as I Can, précède la sortie d’un elpee, prévue pour le 3 juin.

Captivante, la musique de Yndling fluctue de l’onirique à l’intimiste, en passant par le minimaliste, tout en dépeignant une vision douce mais méditative du monde.

Une forme de shoegaze dont la vulnérabilité enfantine ressemble à un conte de fées.

Si les synthés et les voix superposées allègent l’expression sonore, la production crée une certaine sensation de mouvement.

La version ‘live’ du single est à voir et écouter ici  

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La Flemme

La fête

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Apparemment, à Marseille, il n’y a pas que la scène rap qui existe. Il en existe aussi une bien pop/rock au cœur de laquelle on peut épingler La Flemme.

Un groupe marseillais dont le premier long playing, « La fête », est paru ce 25 avril. Influencé par le shoegaze, le punk, le garage et le rock psychédélique, cet opus est à la fois énergique et coloré. Les riffs de guitare sont puissants, les mélodies contagieuses. Les textes, en français, passent bien la rampe. Faut dire que la voix douce et éthérée de Stella, qui se charge également de la basse, colle parfaitement à la musique empreinte de mélancolie.

Sur « Sans Fond », paru en single, La Flemme nous plonge dans une critique acerbe des conversations creuses et des échanges qui ne mènent à rien.

La voix, posée, presque désabusée, raconte le malaise sans l’enrober. La guitare déroule ses arpèges limpides pendant que la rythmique la porte sans t’écraser. C’est clair et élégant.

Le clip de « Sans fond » est à voir et écouter  

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Dvrkworld

Dvrkworld (Ep)

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Originaire de Lanceston, une ville sise au nord de la Tasmanie australienne, Dvrkworld vient de graver son premier Ep. Une formation drivée par Mary Shannon, la chanteuse/guitariste de Meres.

Son expression sonore glaciale semble intrinsèquement liée au milieu sauvage et au climat de l'île du bout du monde.

Formé au début de l'année 2023, le groupe développe un mélange éclectique de garage-rock, de dream-pop, de rock psychédélique, de shoegaze et de grunge.

Recelant 7 plages et éponyme, cet Ep tient toutes les promesses suscitées par les 5 singles précédents.

Chargées de fuzz et de reverb et traversées de sous-jacents fluides, les sonorités de guitares sont riches et fluides, alors que la voix veloutée mais déchirante de Shannon flotte au-dessus de la mélodie.

Issu de cet Ep, « Lotus » est en écoute  

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Mount Mural

Everyone (single)

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Etabli à Toronto, au Canada, Mount Mural publiera son premier elpee, ce 16 juillet 2025.

En attendant, il a gravé un single, « Everyone ».

Véritables artistes bricoleurs, les musicos sont responsables des compositions, du mixage et de la production.

Bien que ses racines restent fermement ancrées dans le shoegaze, « Everyone » s'aventure dans des territoires inattendus, expérimentaux, alternant sans transition entre des éléments de post-punk et de dream pop.

Caractérisé par son instrumentation complexe, le morceau finit par se dissoudre dans un paysage sonore Introspectif et à l’atmosphère presque hypnotique.

« Everyone » est en écoute  

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Rocket Rules

Immediately and without hesitation (Ep)

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Rocket Rules est une jeune formation, originaire de Melbourne, responsable, à ce jour, de deux Eps, Un Eponyme, paru en septembre 2024, et « Immediately and without hesitation », en mars dernier.

Sa musique baigne dans une forme de jangly shogaze/dream pop.

Sur les trois titres de cet Ep, « The Weight » évolue sur un tempo plus lent ; une compo à la mélodie fraîche et mélancolique, qui flirte avec des guitares floues et parfois bourdonnantes, alors que la voix délicieuse de Rach s'envole littéralement.

« The Weight » est en écoute ici 

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Basic Partner

New Decade

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Issu d’une collaboration entre musiciens nantais et rennais Basic Partner a sorti son premier long playing, « New Decade », en avril dernier.

Le combo est souvent comparé à Viagra Boys et Psychotic Monks ; Viagra Boys pour le son post-punk bruyant et le recours au saxophone, et Psychotic Monks pour sa dimension noise et immersive. Enfin, pour le climat cinématographique, le combo avoue s’inspirer des courts métrages de David Lynch.

Mais le groupe cherche simplement à trouver sa propre voie et à être sincère dans ce qu’il propose en explorant les paradoxes d’un monde oscillant entre incertitude et renouveau.

Enfin, vu le titre de l’elpee, les stigmates de Joy Division transparaissent comme une référence. Et puis, la musique émarge quand même, fondamentalement au post punk. Et à son atmosphère mélancolique.

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Phi Milson

In Over My Head (Ep)

Écrit par

Originaire d'Essex, au Royaume-Uni, Phi Milson est une auteure-compositrice-interprète.

Agée de 20 ans, elle vient de graver son premier Ep, « In Over My Head », sur lequel figure ses deux premiers singles, « Closing Time » et « Thedistance », parus en 2024.

Inspirée par les textures oniriques du shoegaze et l'émotion pure de groupes indépendants comme Wolf Alice et Slowdive, Phi nous plonge dans des paysages sonores atmosphériques au lyrisme introspectif.

Elle crée des chansons brutes et sincères qui explorent les thèmes de l'identité et de la santé mentale.

À travers sa musique, elle cherche à créer une connexion, en transformant ses expériences personnelles en principes universels…

Extrait de cet Ep, « Thedistance » est en écoute là 

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