Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Julien Fillion

Pour moi, le jazz, c’est la liberté.

Après avoir gravé un elpee éponyme, en 2021, Julien Fillion a sorti, en 2024, le single « Sahara », une pièce colorée aux multiples inspirations musicales, et « Ego », un EP de 5 titres sur le label Costume Records, Sur ce dernier, il plonge dans sa psyché et explore ses doutes et ses angoisses. Il compose de façon intuitive et arrive à créer des arrangements riches qui naissent d'une profonde introspection. Chaque instrument est une couleur, chaque note une réponse aux questions pour lesquelles les mots ne suffisent pas. Nous avons assisté au set ‘live’ de Fifty Lab Festival à Bruxelles et avons été très impressionnés par sa performance. Nous avions écrit à ce sujet : ‘Une improvisation multicolore. Tout le monde est encouragé, le son est ludique et les limites sont repoussées. Il s'ensuit un chaos instrumental, mais qui ne dégénère pas en bouillie. Les accroches musicales embellissent le tout. Distribuer des stimuli, monter en puissance vers un climax surnaturel et repousser les limites, voilà ce que fait Julien Fillion en permanence. Quelle montagne russe jazzy !’ (À lire ou relire ici)

Dans la foulée, nous avons eu une agréable conversation avec Julien...

Julien, pour briser la glace, une question classique : parlez-nous un peu plus de vous.

Je suis musicien et compositeur basé à Montréal, au Québec. Plus je vieillis, plus je me considère comme un multi-instrumentiste, car je jongle entre plusieurs instruments depuis quelques années, même si le principal reste le saxophone. Je collabore autant sur la scène pop que dans le milieu du jazz.

Qui vous a le plus influencé ?

Impossible de répondre à cette question (rires) ! J’ai l’impression de changer d’avis tous les six mois. Je dirais que mes influences viennent autant de mes professeur·e·s, de mes collègues, que d’artistes reconnus.

Votre premier album est sorti en 2021. Quelles ont été les réactions et vous ont-elles ouvert certaines portes ?

Toujours difficile à dire… mais oui, je crois que ça m’a ouvert des portes. C’était comme mettre un pied dans le monde de la création artistique, pas seulement dans celui de musicien accompagnateur. Au-delà des réactions du public, la vraie différence s’est opérée à l’intérieur : réaliser un premier album m’a donné confiance dans ma créativité et, rien que ça a changé ma vie.

Dans votre biographie, on parle de profonde introspection et de doutes au sujet de votre deuxième long playing. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Lorsque l’idée d’un second album m’a traversé l’esprit, pour la première fois, je me posais vraiment des questions sur ce que je voulais raconter. Le premier est souvent plus naïf, spontané, un mélange d’envies. Pour le deuxième, le processus a été beaucoup plus complexe : introspection, remise en question, recherche d’une vraie ‘voix’. Le timing n’aidait pas non plus, car je vivais beaucoup de choses sur le plan personnel. Me retrouver face à moi-même dans cette période a parfois été ardu.

A l’issue de votre prestation Fifty Lab Festival à Bruxelles, j’ai écrit, dans la review : ‘Ce que vous proposez relève du jazz ou est-ce tiré par les cheveux ?"

Pour certains, c’est du jazz sans hésiter. Personnellement, je considère ma musique comme de la musique instrumentale avant tout. Ensuite, c’est le public qui choisit l’étiquette — c’est lui qui a le contrôle (rires) !

Que signifie ‘ jazz’ pour vous en tant que musicien ?

Pour moi, le jazz, c’est la liberté. Freedom.

Les deux batteurs ont marqué les esprits, durant le show. Comment les avez-vous dénichés et quelle importance ont-ils ?

Ce sont des amis de longue date. C’est un privilège énorme de faire de la musique avec eux.

‘Un chaos instrumental qui ne dégénère jamais en bouillie’. Est-ce délibéré ?

Totalement réfléchi. On a travaillé chaque détail pour que, même dans les moments de gros ‘build-ups’, on ne tombe jamais dans le chaos sonore. L’objectif : garder le public embarqué du début à la fin.

Sur disque, tout semble plus ordonné. Est-ce aussi une volonté ?

Oui. Sur album, tout est forcément plus travaillé : la performance est captée, mixée, contrôlée. En live, j’adore aller ailleurs, pousser l’énergie beaucoup plus loin.

Comment avez-vous vécu votre passage à Bruxelles et les réactions ?

J’ai adoré jouer à Bruxelles et j’espère vraiment pouvoir revenir bientôt. Les réactions ont été très positives. Je ne suis pas resté longtemps, mais les gens que j’ai croisés semblaient avoir apprécié le projet.

Tu n’as pas chômé pour concocter « Ego.alt ». Quelle est la grande différence ?

« Ego.alt » constitue la version ‘live session’ filmée de « Ego » C’est un second souffle : plus brut, plus organique. Et le film réalisé par Marc-André Dupaul est sublime.

Et il y a aussi un nouveau single, « Soda ». Il recèle une histoire ?

C’est mon ami Daoud, un super trompettiste français, qui m’a invité sur sa compo. Tout le mérite lui revient ! J’ai eu l’immense privilège de pouvoir jouer sur ce morceau.

On sent une soif de progression dans ta musique. Quelle est la prochaine étape ?

Je suis encore au début du chemin. L’objectif est clair : tourner le plus possible à l’international. Avec mon équipe, on travaille d’arrache-pied pour multiplier les opportunités et faire rayonner le projet.

2025, une année décisive ?

2025 a été vraiment une belle année. J’aurais aimé un peu plus de dates de concerts, mais je suis satisfait du chemin parcouru.

Quels sont vos projets pour la suite ?

En 2026, je recommence à composer pour sortir un nouvel album en 2027 — et probablement en lui consacrant un nouveau film pour l’accompagner.

Avez-vous un objectif précis à long terme ?

D’ici cinq ans, j’aimerais pouvoir me focaliser uniquement sur la musique. J’adore accompagner des artistes au Québec, mais mon rêve d’enfant est de travailler à temps plein sur mon propre projet. Et j’ai la conviction que c’est possible… ?

(Photo : Jonathan Arseneau)

Slaughter to Prevail

Slaughter To Prevail + invités, « The Grizzly Winter Tour 2026 », Ancienne Belgique, Bruxelles le 14 janvier 2026 - Photos

Écrit par

Slaughter To Prevail est revenu en Belgique ! Le mercredi 14 janvier 2026, les maîtres russes du deathcore ont débarqué à l’Ancienne Belgique de Bruxelles, dans le cadre de leur redoutable « The Grizzly Winter Tour 2026 ». Et comme si cela ne suffisait pas, ils ont amené avec eux deux véritables poids lourds en première partie : Dying Fetus et Suicide Silence.

Connus pour leur son impitoyable et la voix bestiale de leur frontman Alex Terrible, Slaughter To Prevail est devenu l’un des groupes les plus marquants de la scène metal extrême. Leur prestation au Graspop Metal Meeting l’an dernier a été un immense succès et a prouvé une fois de plus que le groupe est à son apogée en live.

La tournée est entièrement consacrée au nouvel album « GRIZZLY », sorti en juillet 2025.

Une tempête musicale inédite mêlant anciens et nouveaux morceaux, riffs survoltés et une dose brute d’agressivité.

(Source : Live Nation)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

Slaughter To Prevail

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8944-slaughter-to-prevail-14-01-2026?catid=category

Dying Fetus 

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8945-dying-fetus-14-01-2026?catid=category

Suicide Silence

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8946-suicide-silence-14-01-2026?catid=category

(Org : Biebob en collaboration avec Live Nation @AB)

Les Tops de l’année 2025

Écrit par

Les Tops de l’année 2025

Vous trouverez ci–dessous les différents ‘Tops’ confectionnés par les différents collaborateurs de Musiczine. Au fil des semaines et jusque fin janvier, ce bilan s’enrichira des avis de celles et ceux (rédacteurs et photographes) qui ne se sont pas encore prononcés à ce sujet

Les émission 119 et 120, soit celles diffusées le 7 et 14 janvier 2026, seront consacrées aux albums qu’elle a plébiscités pour l’année 2024.

RQC – 95 FM – DAB + 12 B – Radioplayer – www.rqc.be – podcasts : ACAST Spotify Deezer – Amazon
(Facebook Inaudible)

En attendant, toute l’équipe vous présente ses meilleurs vœux musicaux pour l’année 2026.

 

Phil Blackmarquis 


Tops 20 albums et EP internationaux

1 The Chameleons – Arctic Moon

2 Ductape – Echo Drama Deluxe 

3 Anna von Hausswolff – Iconoclasts

4 Depeche Mode – Memento Mori: Mexico City

5 John Maus – Later Than You Think

6 Flora Fishbach – Val Synth

6 Zanias – Cataclysm

7 Carrellee – Carrellee

8 Circuit Des Yeux – Halo On The Inside

9 Nine Inch Nails – TRON : Ares soundtrack 

10 The Young Gods – Appear Disappear

11 Martin Dupont – You Smile When It Hurts

12 Kompromat – Playing / Praying

13 Nick Cave & The Bad Seeds – Live God

14 Peter Murphy – Silver Shade

15 The Horrors – Night Life

16 Tame Impala – Deadbeat

17 Wadruna – Birna

18 Lebanon Hanover – Asylum Lullabies

19 Cosey Fanni Tutti – 2t2

20 Marie Davidson – City of Clowns


Tops 10 concerts

1 Front 242 – AB (Bruxelles)

2 Wolvennest – Botanique (Bruxelles)

3 Pornographie Exclusive – Espace Mag (Bruxelles)

4 Catherine Graindorge (Songs For The Dead) – Warandepoort (Tervuren)

5 Luminance – Botanique (Bruxelles)

6 Linea Aspera – Botanique (Bruxelles)

7 The Chameleons – Trix (Anvers)

8 Ductape – AB (Bruxelles)

9 Steven Wilson – Cirque Royal (Bruxelles)

10 Pornographie Exclusive – Botanique (Bruxelles)Top

 

Tops 13 albums/EP Belgium

1            Pornographie Exclusive – Pornographie Exclusive

2            Luminance – Dragon Reine

3            Wolvennest – Procession

4            Fleur de Feu – Weep

5            The Bernadette Maries – LvvV EP 

6            Absolute Body Control - Shattered Illusion & Remixes

7            Parade Ground – Heaven With Care

8            Zinno & Allez Allez – Allez Zinno EP

9            A Week In Doggerland - Over The Shore EP

10         The Breath of Life – Slowly Crashing EP

11         An Pierlé Quartet – Ultimate Survival

12         Factheory - Post Modern Life EP

13         Fred Jannin – Timeless Mess

  

Didier Deroissart

 

Top 15 Concerts 2025 :

Stick To Your Guns – Ancienne Belgique le 27/01/2025

Colt – Ancienne Belgique le 20/02/2025

David Kushner – Ancienne Belgique le 02/03/2025

Ry X – Ancienne Belgique le 16/03/2025

Ibrahim Maalouf – Ancienne Belgique le 13/04/2025

The Maccabees – Ancienne Belgique le 25/06/2025

The Sparks – Cirque Royal le 28/06/2025

Ugly Kid Joe – Zik Zak le 27/07/2025

Jethro Tull – Cirque Royal le 11/09/2025

Agnès Obel – Cirque Royal le 18/09/2025

Damiano David – Forest National le 02/10/2025

Yungblud – Forest National le 05/10/2025

Graham Nash – Cirque Royal le 24/10/2025

Tom McRae – Ancienne Belgique le 22/11/2025

 

Tops 6 concerts groupes belges 2025 :

Colt – Salle Baudoin 4 le 04/12/2026

Ozark Henry – Cirque Royal le 15/11/2025

Millie Hopes –  AB club le 01/06/2025

ECHT ! – Ancienne Belgique le 20/03/2025

Lemon Straw – Zik Zak le 21/05/2025

Julie Rains–  Ancienne Belgique le 20/03/2025

 

Tops 10  albums + Eps 2025 

Julie Rains –  Lentement EP

Yungblud –  Idols

Damiano David – Funny Little Fears

Miki – Industry Plant

Roméo Elvis et Oscar & The Wolf – Jardin

Sienna Spiro – Sinknow, Swim Later

Puggy – Are We There Yet ?

Benson Boone – American Heart

Mumford and Sons – Rushmere

Asaf Avidan – Unfurl

 

Guy Dagnies (Inaudible)

 

Tops albums internationaux

New Candys - The  uncanny extravagancy (2025 05 30)

The Albinos - Enabilizer (2025 07 11)

Julia Why ? - Dust suspended on a sunbeam (2025 03 07)

Tremours - Fragments (2025 02 07)

Just Mustard - We were just here (2025 10 24)

Bambara - Birthmarks (2025 03 14)

Pit Pony - Dead stars (Dead Star 2025 02 07)

Cold Venus Revisited - In the garden (2025 08 26)

Odonis Odonis - Odonis odonis (2025 11 14)

Shame - Cuttthroat (2025 09 05)

Bdrmm - Microtronic (2025 02 28)

Glazyhaze - Sonic (2025 03 21)

Stella Diana - Everything goes through the light (2025 09 01)

TVOD - Party time (2025 05 09)

Murder Capital - Blindness (2025 02 21)

The Young Gods - Appear/disappear (2025 06 13)

The Underground Youth - 13 decollage (2025 04 04)

Siverlake - Afterglow (2025 12 24)

 

Bernard Dagnies

 

Tops  25 albums internationaux

Daily Toll - A profound non event - 2025-06-20

Tulpa - Monster Of The Week - 2025-11-28

Black Market Karma Mellowmaker- 2025-06-06

SONS - Hallo - 2025-09-26

Stereolab - Instant Holograms On Metal Film - 2025-05-23

New Candys - The Uncanny Extravaganza - 2025-05-30

Ty Segall - Possession - 2025-05-30

Lathe of Heaven - Aurora - 2025-08-29

TVOD - Party time - 2025-05-29

Black Lips - Season of the peach - 2025-09-19

Tropical Fuck Storm  - Fairyland codex - 2025-06-20

Marathon - Disorder - Fading image - 2025-04-11

TTSSFU - Call U Back - Blown - 2025-08-29

The Murder Capital - Blindness - 2025-02-21

The Underground Youth - Decollage - 2025-04-04

Mei Semones - Animaru 2025-05-02

Sprints - All that is over - 2025-09-26

SOFTSUN - Eternal Sunrise - 2025-11-07

EVNTYD - Lifelines - 2025-10-14

Hélène Barbier - Panorama - 2025-11-14

Index For Working Musik - Which Direction Goes The Beam - 2025-04-04

monde ufo - Flamingo Tower - 2025-03-07

Population II - Maintenant jamais - 2025-03-28

Hooverii - Manhunter - 2025-05-16

Bar Italia - Some like it hot - 2025-10-14

 

Top 5 albums Belgium

SONS - Hallo - 2025-09-26

Ghostwoman - Welcome to the Civilized World - 2025-09-05

The Loved Drones - Fooled Again - 2025-09-15

The Experimental Tropic Blues Band - Loverdose - 2025-10-03

The Broken - reflections (LP - undone of all hope - 2025-07-01

 

Top 5 concerts

TVOD - Aéronef (Lille)

New Candys - Aéronef (Lille)

Lambrini Girls - Aéronef (Lille)

The Young Gods - Aéronef (Lille)

The Bug Club - Aéronef (Lille)

 

Les Tops de la rédaction néerlandophone sont ici

 

 

 

 

 

 

 

 

Hollywood Porn Stars

Je n’aimerais pas avoir 20 ans aujourd’hui, ce serait trop lourd à porter…

Écrit par

Méfiez-vous de l’eau qui dort ! Une expression singulière pleine de sens pour l’un des groupes belges les plus prolifiques de sa génération, Hollywood Porn Stars !

Le combo s’est reformé quasi de manière inattendue dans le cadre du vingtième anniversaire de son premier opus et ce pour quelques dates.

A travers un concert à l’énergie brute dans le cadre du festival Les Solidarités, Anthony Sinatra et Michael Larivière (alias Redboy) ont une nouvelle fois prouvé à toute une génération de fans qu’ils avaient gardé l’insouciance de leurs débuts par le biais d’une salve de titres parfaitement dans l’air du temps, malgré le poids des années.

Alors qu’ils viennent de quitter leur public, les deux chevilles ouvrières sont à pied d’œuvre pour une série d’interviews, preuve que leur popularité n’a pas changé d’un iota.

Anthony Sinitra s’entretient auprès d’un confrère ; donc, seul Michael Larivière – alias Redboy, se chargera de répondre aux questions de Musiczine.

Michael, vous revenez en force grâce à de nouveaux singles (« 6th of October » en 2024 et « Peach Bomb » en 2025). Comment définirais-tu le groupe artistiquement par rapport aux débuts de Hollywood Porn Stars ?

Nous sommes restés fidèles à nous-mêmes ! Nous sommes ici pour fêter les vingt ans de notre premier album (NDR : « Year Of The Tiger »). Nous ne souhaitions pas revenir sur le devant de la scène les mains vides. Accomplir une tournée best-of et ne proposer que des titres anciens, n’est pas une démarche dans laquelle nous souhaitons nous inscrire. Nous avons donc effectivement composé deux nouveaux titres. Pour ta parfaite information, nous travaillons en ce moment sur quelques nouvelles compos. Au niveau du style, je ne sais pas. Tout ce que je peux te dire, c’est que les retours du public sont très positifs, ce qui procure évidemment un plaisir immense. Artistiquement, je crois que nous sommes restés assez contemporains. A vrai dire, à aucun moment, nous ne nous sommes jamais posé la question de savoir sous quel angle nous allions aborder ces chansons. Nous avons fait ce que nous sentions !

J’imagine que le succès, la sortie de disques, les tournées et vos expériences passées modifient la manière de concevoir les évènements ? Dirais-tu que vous baignez l’un et l’autre dans une forme d’insouciance comme à vos débuts ?

Durant 15 ans, nous n’avons fait qu'enchaîner disques et tournées. Nous abordons la quarantaine aujourd’hui ! Ce rythme effréné nous a conduit à arrêter il y a quelques années déjà. Nous n’avons jamais vraiment splitté, mais l’idée de passer de salles en salles, ne nous convenait plus. Nous ressentions le besoin de passer autre chose, tout en restant dans le domaine musical. Anthony travaille comme éditeur pour un label. Moi, je fais du coaching pour des concerts. Puis, petit à petit, l’envie de se produire s’est doucement fait sentir à nouveau. Et afin de marquer le coup du vingtième anniversaire de notre premier album, l’idée de remonter sur scène est alors apparue. Nous avions alors booké une seule date à Liège. Le public s’est déplacé en masse puisque 1 500 personnes se sont donné rendez-vous. Ensuite, naturellement, les demandes de nous produire en festival se sont enchaînées. Mais, je te confirme que nous ne sommes plus du tout dans la même optique qu’autrefois. Ce n'est plus notre vie aujourd’hui !

Les titres de vos précédents albums n’ont pas pris une ride et s’inscrivent même dans l’air du temps, entre électricité et émotion. Peut-on affirmer qu’HPS est un groupe taillé pour traverser les âges et les générations ?

Nous avons passé du temps au stand merchandising juste après le concert afin d’y rencontrer le public. Si certains découvraient notre univers, d’autres, au contraire, connaissaient parfaitement le groupe. Pas mal de Français ont effectué le déplacement car nous y avions joué en son temps. Nous avons été surpris de voir les enfants accompagner des parents qui, jadis, constituaient notre public. A titre anecdotique, nous avons joué cet été au Ronquières Festival. L'éclairagiste de Zaho de Sagazan est fan de notre musique depuis qu’il est adolescent. Il nous a avoué qu’il avait réalisé un rêve de gosse en regardant notre concert. Les gens qui assistent à l’une de nos prestations passent un bon moment, c’est l’essentiel. On mouille notre chemise ! Il faut pouvoir profiter de l’instant présent. Nous sommes et avons toujours été un groupe de scène.

Si je peux me permettre, je dirais que le pont commun entre les nouveaux et anciens titres, réside dans la spontanéité, l’énergie et l’instant. Est-ce que je me trompe ?

Oui, c’est exact ! Nous avons toujours baigné dans cette dynamique, entre rock puissant, sans être très dur, et indie, tout en ajoutant cette pointe mélodique qui fédère auprès des puristes.

J’ai constaté peu de changement dans le line-up, si ce n’est le remplacement du drummer originel Benoît Damoiseau…

Oui, c’est exact ! Notre premier batteur est impliqué dans un autre projet. Nous pensions tourner avec lui, mais c'était trop compliqué. Le drummer actuel appartenait à notre entourage.

Qu’apporte-t-il de plus ou de différent par rapport à Damoiseau ?

Il est à nos côtés depuis la naissance d’Hollywood Porn Stars. Je ne le comparerais pas au batteur originel, mais on se comprend très vite, il y a un vrai feeling. Il suffit de jeter un regard pour être synchro sur les intensités ou les dynamiques. Si on vrille dans un truc totalement improvisé, il parvient à nous suivre sans aucun problème. On est sur la même longueur d’onde. On se connaît par cœur.

Si le retour d’HPS coïncide avec le vingtième anniversaire de votre premier long playing, le public est-il le même aujourd’hui qu’il ne l’était à l’époque ?

Ceux qui assistent à nos concerts peuvent être d’anciens fans. D’autres, sont nouveaux. Certains viennent en compagnie de leurs enfants. Quel bonheur de voir tous ces gens accrocher de nouveau à l’univers musical de Hollywood Porn Stars. Nous injectons beaucoup d'énergie et le public nous la renvoie. C’était encore le cas cet après-midi lorsque nous avons joué sur la scène P&V.

Craigniez-vous la réaction du public face au retour de HPS ?

Lorsque nous avons rejoué à Liège pour la première fois, l’interrogation était légitime. Depuis, quelques dates se sont enchaînées et tout se passe bien. Nous pouvons donc être rassurés à ce niveau.

Les attentes des mélomanes ont évolué depuis vos premiers essais. Vu l’émergence des plates-formes de streaming et des diktats de l’industrie musicale, comment HPS se positionne-t-il aujourd’hui par rapport à ces nouvelles contraintes ? 

Nous avons baigné dans le milieu musical durant de nombreuses années. C’était notre métier. Nous avions le statut d'artiste et nous ne faisions qu'enchaîner les concerts. En ce qui me concerne, je jouais u sein de deux groupes et j’étais constamment sur les routes. Ce n’est plus notre moyen de gagner notre vie maintenant. Nous nous produisons davantage pour le plaisir. Les contraintes sont donc moins nombreuses qu’auparavant. Pareil pour les frustrations. Développer notre carrière et continuer à remplir des salles ne sont plus des objectifs prioritaires. Notre ambition première est de prendre du plaisir.

Etrangement, vous n'apparaissez pas ou très peu, sur les réseaux sociaux alors que les médias, au sens le plus large du terme, constituent un moyen privilégié pour réseauter efficacement et partager avec son public…

A l’époque, ce genre de réseaux n’existait pas. On n’a pas envie d’adopter ce type de démarche, comme ouvrir un compte Instagram ou TikTok. Lorsqu’il s’agit de communiquer, on utilise la page Facebook du groupe, voire nos pages personnelles si besoin. Loin de nous l’idée de dénigrer ces nouvelles formes de communication, mais nous préférons les utiliser avec parcimonie.

Je me suis amusé à taper ‘Hollywood Porn Stars’ dans différents moteurs de recherche et je suis tombé, dans une majorité de cas, sur des sites à caractère pornographiques. Si je peux comprendre qu’à l’époque, vous cherchiez à vous singulariser en adoptant un patronyme qui dénote, n’est-il pas plus difficile à porter aujourd’hui, soit à une époque du politiquement correct ?

Au départ, ce choix était né d’une blague. Alors que nous n’avions que 20 ans, nous nous sommes inscrits sur un coup de tête au concours Circuit. En une après-midi, nous avons composé trois morceaux. Restait alors à choisir un nom. On venait de voir un reportage sur le côté sombre de l'industrie porno d'Hollywood. L’idée de s’appeler ‘Hollywood Porn Stars’ nous est alors venue à l’esprit. Nous y avions vu une bonne idée pour nous démarquer du reste, puisque très second degré. Nous avons finalement remporté ce concours quelques mois plus tard et nous avons immédiatement signé pour une maison de disques. Ensuite, les concerts se sont enchaînés durant des années. Hollywood Porn Stars était né. En réalité, le nom correspondait davantage à l'état d'esprit dans lequel nous étions, d’une part, et sur les clichés du rock'n'roll et du hard rock avec lesquels nous jouions, un monde très éloigné du nôtre. C’est un choix que nous assumons totalement. On ne va pas le changer 20 ans plus tard, uniquement parce que le band s’est reformé. Mais, il est clair que sur le net, c'est loin d’être facile. A titre d’exemple, quand on a voulu sortir un nouveau titre sur Spotify, la tâche n’a pas été facile pour le rendre accessible. En prenant du recul, toute cette histoire nous fait rire.

« Peach Bomb » est un nouveau titre plein de fraicheur. Il décrit avec beaucoup de légèreté la métaphore de la dangerosité des décisions prises par les dirigeants de ce monde et de leurs conséquences, à l’instar de querelles entre gosses dans une cour d’école. A l’échelle nationale, comment percevez-vous la politique, en général, et par rapport au monde culturel, en particulier ?

Très franchement, nous ne sommes pas très à l’aise avec tout ce qui se passe pour le moment. Faire le parallèle de la case politique avec celle d’une cour d’école était une manière d’avertir du danger que nous courons. Une bombe atomique se trouve sous nos pieds et elle peut exploser à tout moment. Nous vivons une époque étrange et difficile. A nos débuts, nos morceaux n’étaient pas toujours empreints de messages politiques. L’âge et la maturité aidant, on ne peut plus rester insensible face à ce genre de situations, tout en essayant de garder cette légèreté qui nous caractérise. On aborde donc les événements différemment. Nous avons également enregistré « 6th of october » il y a quelque temps. Ironie du sort, il est paru la veille des ignominies qui se sont produites à Gaza ; et ce morceau résume très justement la manière dont nous percevons une époque où nous ne nous sentons pas toujours très à l’aise. Aujourd’hui, les libertés sont nettement plus restreintes que lorsque nous étions jeunes. Je n’aimerais pas avoir 20 ans aujourd’hui, ce serait trop lourd à porter…

Ce morceau a été enregistré en live. Ces conditions nécessitent-elle davantage de préparation ?

Le live est l’ADN du groupe ! Pour le concours Circuit, nous n’avions rien prémédité. Le premier concert est arrivé. Instinctivement, l’énergie s’est emparée de nous. Il y avait quelque chose de fusionnel. Je crois que c’est la raison pour laquelle nous existons encore aujourd’hui. Et lorsque nous enregistrons en live, le naturel revient au galop. Pour l’enregistrement de ce titre, peu de prises ont été réalisées, car la majeure partie du temps a été consacrée à régler les sons. Si ma mémoire est bonne, je crois même que nous avons conservé la toute première prise. Le dernier album de Hollywood Porn Stars « Satellites » a été enregistré dans ces mêmes conditions.

Vous avez collaboré une nouvelle fois avec John Goodmanson qui a mixé et produit plusieurs opus culte, dont ceux de Nada Surf et Sun Garden, notamment. Quelle est la plus-value apportée par cet ingénieur du son en particulier ?

Oui, c’est exact ! John Goodmanson est un producteur américain dont on est très fan. Il a collaboré notamment pour Nada Surf ou encore Blondie. Quand on a bossé avec lui pour le deuxième album, il mixait la moitié des disques qu'on écoutait à l'époque, des trucs plus indés comme Blonde Redhead, Blood Brothers, etc. C'était vraiment le son idéal. On l’a recontacté pour lui dire que HPS se reformait. Il était ravi. Il écoutait toujours le disque que nous avons enregistré à ses côtés. Et ironie du sort, il fait aujourd’hui écouter cet opus à des groupes avec lesquels il bosse désormais. Notre collaboration s’est donc déroulée rapidement et naturellement.

Vous avez été tous deux dans diverses formations qui ont connu un succès d’estime et de critique. Je pense à My Little Cheap Dictaphone ou encore Piano Club. Au même titre qu’HPS, pourrait-on imaginer la résurrection de ces deux monstres sacrés du rock belge ?

Il n’a jamais été question de tourner la page définitivement. Ce sont des épisodes que nous avons mis entre parenthèse depuis environ 4-5 ans. Anthony n’est pas présent, je ne vais donc pas parler pour lui et Piano Club. Mais, en ce qui me concerne, les gens viennent souvent vers moi dans le cadre d’une reformation éventuelle. Disons que nous sommes au stade de la réflexion. Il n’y a rien de très concret pour l’heure.

Anthony a fondé, il y a quelques années déjà, l’ASBL Young Rock. Il a lancé le Liège Rock Festival, un événement organisé pendant cinq ans à la Soundstation et qui a mis en lumière des talents confirmés (Dionysos, Das Pop, ...), mais aussi des formations émergentes telles que Girls In Hawaii. Le modèle économique des festivals peine à perdurer, à cause, notamment, des cachets excessifs réclamés par des artistes confirmés alors que les évènements pourraient être de très bonne qualité en proposant davantage d’artistes émergents. Vous possédez tous deux une longue carrière dans ce domaine, mais comment perçois-tu ce modèle dans vingt ans ?

Je n’en sais trop rien ! J’en ai discuté avec différents organisateurs de festival qui m’ont tous confirmé que le modèle économique actuel était en passe de changer. Il y a clairement des choses à réinventer. Certains festivals connaissent des difficultés pour vendre la totalité des places disponibles. Quant à ceux qui parviennent à faire ‘sold out’, on n’y voit pas toujours les artistes les plus indépendants et les plus locaux. Les contraintes économiques sont telles qu’il va falloir faire cohabiter les grosses têtes d'affiches avec des artistes issus de la Fédération Wallonie-Bruxelles ou belges, en général. Aujourd’hui, les programmateurs de festivals souhaitent aller en ce sens. Mais, il est vrai, que ce n’est pas facile à concilier.

Pour terminer quels sont vos projets ? Avez-vous l’intention d’enregistrer un nouvel elpee ?

Pas vraiment ! Nous n’avons aucun plan, nous vivons plutôt au jour le jour, comme à nos débuts. Mais, nous sommes sollicités, je dois l’avouer. Nous avons sorti deux nouveaux titres et un troisième est en préparation. L’idée était de pouvoir se produire dans quelques festivals cet été. Comme nous l’avions signalé un peu plus tôt, nous avons pas mal tourné en France dans le passé, le public français serait désireux de nous revoir. Très honnêtement, aussi longtemps que l’envie et le plaisir y sont, on continue. Mais plus question de bourlinguer durant des centaines de kilomètres dans un van. On pourrait imaginer y consacrer quelques dates, afin de revoir quelques amis, par exemple, mais rien de concret pour l’instant. Après la saison d’été, nous avons encore quelques concerts sur le feu. Mais dans un an, je suis incapable de te dire si nous serons toujours là.

Les artistes français déclarent souvent que le public belge est le meilleur. Je me demande si le public français est aussi réceptif à votre égard que nous pouvons l’être…

Nous n’y sommes pas encore retournés ! Ce sont essentiellement les programmateurs de l'époque qui aimeraient nous y faire jouer. Nous devons y avoir accompli quelques 200 à 300 concerts et nous y comptons donc quelques fans. Justement, notre label est français (NDR : Naïve). Lorsque nous y serons, on verra si le public est toujours aussi réceptif.

(The) Nits

De véritables hommes-orchestres…

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Le feu, les épreuves physiques, les années : rien ne parvient à ébranler les Nits. Toujours élégants et raffinés, ces ex-jeunes Beatles hollandais reviennent auprès de nous, fidèles à leur rendez-vous depuis un demi-siècle. La salle affiche complet, le son s’avère irréprochable. Aucun band en ouverture : le set, scindé en deux parties, débute par 55 minutes, suivies d’un entracte de 20 minutes, avant que le trio ne reprenne possession des planches pour 75 minutes, unique rappel inclus.

Après avoir célébré leur cinquantième anniversaire par une tournée européenne l’an dernier, la formation se remet déjà à l’ouvrage. Cinquante ans ! Un demi-siècle que les Nits existent, composent et, surtout, interprètent leurs chansons sur l’estrade ! Car, si les elpees de nos Bataves préférés captivent toujours, et se révèlent parfois excellents (« In The Dutch Mountains », « Ting », « Giant Normal Dwarf »), leur spectacle demeure une expérience à ne pas manquer. C’est en live que l’on saisit le génie de Henk, Rob et Robert. L’intensité émotionnelle, l’énergie qui infusent ces miniatures musicales profondément originales, traversent un large spectre, de la pop aux accents beatlesques à l’expérimentation la plus audacieuse, en passant par la new wave, l’indie pop ou l’ambient. La virtuosité de ces musiciens d’exception ne sert jamais à complexifier les morceaux ou à étaler leur talent, mais bien à les rendre plus accessibles, plus lumineux, plus joueurs. Même lorsque les textes de Henk Hofstede abordent des thèmes graves – massacres de la guerre civile espagnole, occupation nazie aux Pays-Bas, enfants-soldats –, la musique des Nits demeure intensément vivante. Pour un curieux qui découvre le set, la surprise est totale ; pour les fidèles, il s’agit d’une formalité réjouissante.

En toile de fond, deux écrans projettent sans interruption des dessins primitifs, reflets de l’univers singulier du trio. Ces œuvres, principalement signées Sven Geers pour les pochettes et visuels récurrents, naissent souvent d’une collaboration étroite avec la formation elle-même, très investie dans la création, même si d’autres artistes y apportent parfois leur touche, forgeant ainsi une identité visuelle unique et onirique qui accompagne leur musique depuis des décennies. Le combo adopte une disposition triangulaire sur le podium : Rob Kloet, batteur, s’installe à droite derrière un kit enrichi de multiples percussions ; Henk Hofstede, véritable colonne vertébrale du band, occupe le centre, micro en main, entouré de ses guitares acoustique et électrique, son clavier en retrait ; à gauche, Robert Jan Stips veille sur les claviers.

Le trio fait son entrée triomphale, accueilli par une foule chaleureuse. Henk salue l’auditoire en français, néerlandais et anglais. Le set s’ouvre sur « Jardin d’hiver », extrait d’un opus charnière dans la discographie foisonnante du band, « Omsk » (1983), où leur musique s’émancipe de l’influence new wave dominante pour s’épanouir en une pop avant-gardiste. La pureté de la new wave ne subsiste que sur quelques titres. Le spectateur plonge dans un univers de rythmes chatoyants et de vibrations éblouissantes, sensations que l’on retrouve dans « Jardin d’hiver », aussi léger et scintillant qu’un flocon sous le soleil hivernal. Nits incarne une formation dont l’histoire s’écrit au fil de mutations et d’expérimentations, la musique se régénérant sans cesse, indifférente au temps et aux aléas de personnel.

« Boy in a Tree », issu du long playing « Giant Normal Dwarf » (1990), s’impose comme un classique du trio, bâti sur deux accords, à l’image de Pink Floyd ou Lou Reed. Mais ici, tout relève de l’architecture et du dosage, notamment dans ce refrain sublime où Henk module sa voix sur un tapis sonore somptueux tissé par Stips. « Long Forgotten Story », du même disque, suit et aborde la guerre, Stips et Kloet y inventent des solutions sonores originales. Les mimiques de Henk captivent ; derrière lui, les écrans déroulent des dessins enfantins, échos d’une imagination toujours empreinte d’enfance radieuse.

Le public découvre ensuite « Ultramarine », courte fantaisie mettant en scène la rencontre improbable entre Claude Monet et Bob Dylan dans l’ascenseur du Savoy à Londres. Malgré leur goût pour l’expérimentation, les Nits, à l’instar d’Hergé, recherchent toujours clarté et précision dans leurs chansons. La légèreté s’invite pour « Yellow Socks & Angst » (inspirée par la grand-mère de Hofstede, tricoteuse compulsive), Henk arbore alors un petit chapeau jaune. La soirée se poursuit sous les notes de « Sugar River » et « The Swimmer », aux accents de tango argentin, avant de culminer dans un groove tzigane grâce au jeu incisif de Henk. Vient l’entracte de vingt minutes, après une première partie décontractée, teintée d’ironie.

Après une courte pause, la seconde partie du set révèle des pépites rarement jouées en concert, telles que l’entraînant « Moved By Her » enveloppé de claviers chatoyants, le réfléchi « The Tree » (extrait du dernier EP « Tree House Fire », Henk Hofstede au piano), ou la ballade country, rêveuse et discrète, « Road Not Taken ». Henk cède exceptionnellement le chant principal à Stips sur « The Long Song ». Pour « Lits-Jumeaux », Henk saisit un dulcimer des Appalaches et lance ce titre relatant une histoire de guerre, évoquant collaboration et Résistance. L’auditoire a droit à « Sketches Of Spain », qui évoque la guerre civile espagnole, puis au morceau entraînant « JOS Days », où Henk souffle dans l’harmonica et évoque sa brève carrière de footballeur. La valse mélancolique « Adieu Sweet Bahnhof » s’élève, suivie en rappel par « The Hours », dédiée à la regrettée Yasmine.

Ces trois musiciens accomplis se révèlent, chacun à leur manière, de véritables hommes-orchestres. Ils offrent une soirée d’une finesse musicale rare et d’une émotion profonde, confirmant leur statut de pionniers de la culture musicale européenne. Tour à tour enjoués et mélancoliques, originaux et vibrants, familiers et surprenants, les Nits ne déçoivent jamais. Pour une formation qui illumine les planches depuis cinquante ans, c’est un exploit. On en redemande

Setlist :

Première partie : « Jardin d'hiver », « Boy In A Tree », « Long Forgotten Story », « Flowershop Forget-Me-Not », « Nescio », « Ultramarine », « Yellow Socks & Angst », « The Swimmer », « Sugar River ».

Seconde partie : « A Touch of Henry Moore », « Moved By Her », « Sketches Of Spain », « The Long Song », « The Attic », « The Tree », « J.O.S. Days, J.O.S. Vrees », « Lits-Jumeaux », « The Flowers », « The Night-Owl », « In the Dutch Mountains », « Road Not Taken » (première fois depuis 2016), « Adieu Sweet Bahnhof ».

Rappel : « The Hours »

(Organisation : Live Nation)

Katatonia

Katatonia + guests, Trix, Anvers le 16 décembre 2025 – Photos

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Katatonia – Les rois suédois non couronnés du rock et metal dépressif !

Certaines formations se font rapidement un nom dès leurs premiers albums, puis retombent dans l’anonymat. D’autres, en revanche, prennent tout leur temps pour évoluer et franchissent un cap à chaque nouvel elpee, gagnant ainsi encore des fans plus de vingt ans après leurs débuts. Katatonia, les rois suédois non couronnés du rock/metal dépressif, sont un exemple parfait de cette seconde catégorie. Ces âmes mélancoliques sont présentes depuis un quart de siècle, mais leur popularité ne cesse de croître chaque année.

KLOGR

KLOGR est un groupe italien de metal alternatif, fondé en 2003 par le musicien et producteur Gabriele "Klogr" Dolci. Le groupe est connu pour son mélange unique de metal moderne, de hard rock et d’influences alternatives.

EVERGREY

Evergrey est un groupe suédois de metal progressif, fondé en 1995 par le chanteur et guitariste Tom S. Englund. Le groupe se distingue par son style unique, qui combine des éléments de metal progressif, de power metal et de musique symphonique.

(source : Biebob)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

Katatonia

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8943-katatonia-16-12-2025?catid=category

Evergrey

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8942-evergrey-16-12-2025?catid=category

Klogr

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8941-klogr-16-12-2025?catid=category

Organisation : Biebob en collaboration avec Trix, Anvers

Three Days Grace

Le line up idéal !

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Three Days Grace ne revient pas seulement à l’Ancienne Belgique, ce 7 décembre 2025, renforcé de nouveaux titres, mais s’affiche sous sa formation originelle ! Après plus d’une décennie d’absence, Adam Gontier a réintégré officiellement le combo rock canadien. Les hard rockers du nord du continent amorcent un nouveau chapitre de leur brillante trajectoire, portés par le retour de leur voix emblématique. Celle-ci, célèbre pour les tubes « I Hate Everything About You » et « Animal I Have Become », entre autres, résonne à nouveau en studio et sur les planches, après une longue parenthèse. Aux côtés de Matt Walst, qui avait repris le micro en 2013, se dessine une alliance particulièrement puissante. Barry Stock (guitare), Brad Walst (basse) et Neil Sanderson (batterie, percussions, claviers) demeurent fidèles à la formation originelle. Three Days Grace affiche une complicité renouvelée et savoure l’idée de retrouver le public, prêt à enchaîner ses classiques et ses nouveautés. La première partie est assurée par les Californiens de Badflower. Le concert affiche complet.

Badflower inaugure la soirée par un set de rock teinté de nuances punk. Dès les premières notes de « Drop Dead », l’ambiance s’enflamme, puis la formation enchaîne par « Number 1 ». Les rockeurs californiens captivent l’auditoire, dont les acclamations enthousiastes résonnent tout au long de leur prestation. La façon dont le chanteur Josh Katz galvanise la foule s’avère tout simplement remarquable. Ce band évoque une version moins électronique de Twenty One Pilots, avec davantage de mordant et une touche réduite de hip-hop, mais toute l’émotion et la passion qui les animent demeurent palpables.

Le chanteur plonge dans la fosse et s’élance du premier balcon, rattrapé par l’auditoire qui le ramène, tel un surfeur, vers les planches. Leur atout principal réside dans les deux guitaristes, qui électrisent la sonorité du combo. La voix de Josh Katz reste aussi impeccable que sur les enregistrements studio, débordante d’émotion brute et d’énergie. Le bassiste Alex Espiritu se révèle particulièrement magnétique sur le podium, captant l’attention et s’appropriant chaque instant (page ‘Artistes’ ici). 

Setlist : « Drop Dead », « Number 1 », « Don't Hate Me », « Detroit », « Move Me », « Stalker », « Heroin », « The Jester », « Ghost », « 30 ».

Chez Three Days Grace, Adam Gontier ne reprend pas simplement son ancien rôle : il partage désormais le chant auprès de Matt Walst, qui occupe ce poste depuis son départ. Les deux musiciens fusionnent leurs époques respectives pour engendrer un son inédit, embrasant la passion des fans. Ensemble, ils publient « Alienation », le huitième opus studio du groupe depuis leur reformation. Leur alchimie sur les planches confirme qu’il ne s’agit pas d’une expérience éphémère.

À 20h50, les lumières s’éteignent ; les cinq artistes surgissent, rejoignant leurs instruments sous l’introduction d’un morceau pré-enregistré : « It’s All Over ». Le quintette attaque son set avec assurance. Tandis que « Dominate » d’« Alienation » résonne en fond sonore, les membres grimpent sur le podium : le guitariste s’installe à gauche (un barbu élégant, casquette blanche vissée sur le crâne, long manteau de cuir noir). Les bassistes se placent à droite, encadrant les deux chanteurs. Tous arborent des tenues sombres. Le drummer prend place à l’arrière, perché sur une haute estrade, devant une double batterie imposante, entre deux écrans géants diffusant vidéos et paroles en mode karaoké. Le climat dans la salle est déjà bien fiévreux, mais dès qu’ils ont investi les planches et entament « Animal I Have Become », la fosse explose. La basse, d’une puissance presque tangible, fait vibrer l’auditoire jusque depuis les barrières. Les spectateurs hurlent chaque parole, créant un moment d’adrénaline pure qui rappelle l’essence du live.

La formation enchaîne les titres, tissant un équilibre quasi-parfait entre les époques : un morceau de l’ère Adam, un de l’ère Matt, une nouveauté d’« Alienation », puis retour aux origines. Ce va-et-vient retrace leur évolution : chaque chanteur soutient l’autre, échange parfois la guitare, générant des harmonies d’une justesse remarquable. La transition entre ces deux artistes, qui ont tous deux façonné l’identité du band, s’opère avec une fluidité naturelle.

Des classiques comme « Animal I Have Become », « I Hate Everything About You » ou « Never Too Late » déclenchent des cris dans la foule, couvrant parfois la sonorisation. Cet enthousiasme témoigne du désir immense d’entendre ces titres interprétés en direct par la voix d’origine. Les jeux de lumière abondent. Si les chœurs subliment les classiques de l’ère Gontier, des morceaux tels que « So Called Life », « The Mountain » et « Painkiller » démontrent que le combo a su traverser les douze années précédant la reformation sans Walst à la tête de la formation. Adam Gontier le reconnaît lui-même, remerciant publiquement Matt et les autres membres d’avoir poursuivi l’aventure après son départ. Au fil du set, le quintette canadien alterne anciens et nouveaux morceaux, notamment des plages issues d’« Alienation ». « Mayday », « Apologies » et « Kill Me Fast » illustrent parfaitement la synergie entre les deux chanteurs, dont les voix (et les chœurs du batteur Neil Sanderson) s’harmonisent à merveille. Il est évident que Three Days Grace a trouvé la formule gagnante sous ce line-up, et l’on espère que cela perdurera.

En abordant les compositions récentes, la formation interprète également « Don’t Wanna Go Home Tonight », durant laquelle Adam Gontier convie son technicien guitare sur le podium. L’auditoire scande régulièrement le nom du groupe, encouragé par les deux chanteurs. À leur demande, les circle pits s’enflamment. La sécurité reste vigilante, face aux nombreux surfeurs.

Ce set s’est avéré ‘réconfortant’ voire ‘cathartique’ pour de nombreux spectateurs. Peu importe l’âge, la nationalité ou le genre, personne n’est demeuré silencieux au sein de cette salle magnifique. Qu’ils interprètent leurs nouveaux titres ou les classiques qui les ont rendus célèbres, l’énergie dégagée par la formation et le public est tout simplement électrique. On espère assister à bien d’autres concerts de Three Days Grace sous la formation Gontier + Walst : c’est tout simplement parfait.

Setlist : « Dominate », « Animal I Have Become », « So Called Life », « Break », « Home », « The Mountain », « Mayday », « Pain », « Kill Me Fast », « I Hate Everything About You », « Time of Dying », « Apologies », « Creep » (Radiohead cover) (Adam solo), « Don’t Wanna Go Home Tonight », « I Am Machine », « The Good Life », « Painkiller », « Never Too Late », « Riot ».

(Organisation : Live Nation)

Colt

L’art de conjuguer poésie et énergie brute sur une électro-pop intense et envoûtante…

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La superbe Salle Baudouin 4 de Braine-le-Comte ouvre ce soir ses portes à la formation bruxelloise Colt, un duo en pleine ascension que votre serviteur suit fidèlement depuis l’Envol des Cités en 2018, époque où ils évoluaient sous le patronyme, tout aussi attachant, de Coline et Toitoine, et dont il ne manque aucun concert en Belgique. Cette année, après avoir enflammé l’Ancienne Belgique et traversé les festivals au pays des ‘moules/frites’ ainsi que ceux de l’Hexagone, le tandem composé de Coline Debry et Antoine Jorissen s’apprête d’ailleurs à retrouver un AB complet en février.

L’estrade accueille en première partie la prometteuse epona.  

Nouveau visage captivant du rock belge, epona (Epona Guillaume – 23 ans) foule les planches dès l’âge de 7 ans, d’abord en tant que comédienne, que ce soit au théâtre ou devant la caméra, entourée de ses sept sœurs. C’est pourtant dans la musique, et plus particulièrement le rock indé, qu’epona choisit de s’exprimer de façon intime, partageant par le chant les textes engagés qu’elle compose. Un thème essentiel s’impose à elle : les violences masculines subies par ses sœurs, ses amies, elle-même et tant d’autres.

En 2023, elle grave un premier EP de quatre titres, « Help I’m Fine », un opus centré sur des histoires personnelles. Se dévoiler exige du courage et une profonde introspection ; peut-être s’agit-il, pour elle, d’une manière pudique de rendre hommage à toutes ces victimes, voire d’exorciser une douleur enfouie. Le 7 novembre 2025, elle publie un nouvel elpee de cinq morceaux, « Traumas », dont elle nous propose quelques extraits ce soir. Pour la découvrir davantage, la release party de ce disque aura lieu le 30 janvier 2026 à la Rotonde du Botanique.

Le set débute sous l’impulsion de l’éponyme « Trauma » : une formule guitare/voix solide. epona alterne entre la langue de Voltaire et celle de Shakespeare, maîtrisant les deux univers. Positionnée à droite sur l’estrade, elle chante, accompagnée à gauche par un guitariste. Aujourd’hui, elle nous réserve ne prestation particulièrement intimiste. Sa voix, douce et aérienne, touche à la fois les cœurs et les entrailles.

Moment fort, la compo « Peine Pour Toi », interprétée en français, où elle raconte l’histoire d’un homme ayant tenté de la salir en lui subtilisant des photos personnelles, que l’on devine intimes. Plus loin, l’ambiance glisse vers une électro légère qui incite la fosse des premiers rangs à se déhancher, faisant grimper la température.

En fin de set, deux nouvelles compositions, encore sans titre définitif, sont dévoilées. À revoir, cette fois accompagnée d’un band au complet, pour une expérience encore plus riche (page ‘Artistes’ ici). 

Setlist : « Trauma », « Peine Pour Toi », « Pour Toujours », « Naked Man (in the Forest) », « Voice », « Oubli » (titres temporaire) », « Simple Envie » (titre temporaire), « Ta Faute A Moi ».

Des lumières nourries enveloppent le duo dès leur arrivée, sous les hurlements de l’auditoire. Toitoine s’installe à gauche, sur le podium, devant ses synthés et ses machines. Les hurlements redoublent. Derrière Antoine, une claviériste/bassiste prend place sur une estrade élevée, tandis que le drummer Gaspard occupe le centre, accompagné à sa droite d’une autre claviériste. Mazarine et Charline, les deux claviéristes, vont enrichir le chœur et soutenir la voix de Coline. La foule s’embrase : ça trépigne, ça crie, ça interpelle. Dès les premières notes, l’alchimie entre Coline et Antoine s’impose. Antoine, pianiste depuis l’enfance et diplômé en composition de musiques de film, insuffle une profondeur mélodique à chaque morceau, tandis que Coline, forte de son expérience en chant lyrique et en comédies musicales, fascine par sa voix envoûtante et sa présence scénique énergique. Réunis sur l’estrade, ils excellent dans leur art : jouer et chanter ensemble, comme le rappelle « Mille Vies », première chanson du spectacle :  ‘Tu sais, à nous deux, on a lancé sans le savoir l’histoire que plus vieux on se racontera tous les soirs’. Colt, formation électro-pop intense et envoûtante, conjugue poésie et énergie brute.

« Premier » embraie, une compo qui ouvre l’opus « Saveur Cœur Abîmé ». Antoine s’anime derrière ses machines, tandis que Coline arpente le podium de gauche à droite, crie, sautille, lève les bras. Elle partage ses premières fois et son parcours depuis l’adolescence : ses premiers concerts, ‘les premiers 10 ans’. Les beats s’accélèrent, les claviers s’enflamment, suivis de près par le drumming tribal, alors que les lumières inondent le duo et les premiers rangs.

Après « Lionnes », le set se poursuit par « Oublie pas Ok » (une chanson d’amour), puis le titre éponyme du long playing, « Saveur Cœur Abîmé », qui explore la relation avec la mère et la famille de Coline. « ODIO » s’interprète en chant lyrique et dans la langue de Verdi, Antoine aux ivoires, sous un faisceau lumineux bleu focalisé sur lui.

Une attention particulière est accordée à « Sensible A retardement », un morceau paru il y a deux semaines, où Coline partage le chant avec son frère Diégo, absent ce soir. La chanson atteint 100 000 vues sur la toile : un véritable succès.

Coline signale qu’une personne — dont le duo a déjà beaucoup parlé sur les réseaux sociaux — ne parvient pas à être présente. Ce fait illustre « Reboot », qui clôt le set et embrase à nouveau la fosse. Coline et Antoine savourent un bain de foule bien mérité.

« Mille Vies » révèle la diversité et la maturité de leur art, tandis que des moments plus introspectifs, comme « Insomnies » offert en rappel, captivent l’auditoire par leur sincérité émotionnelle.

Ce soir, le duo est parvenu à captiver l’auditoire le plus éclectique grâce à une fusion singulière d’électro-pop et de rock urbain

Setlist : « Milles Vies », « Premier », « Lionnes », « Oublie pas Ok », « Saveur Cœur Abimé », « Chaos », « Invincible », « ODIOS », « Demi-Mot », « Désolée », « Sensible A retardement », « Reboot ».

Rappel : « Insomnies »

(Organisation : Centre Culturel de Braine-le-Comte)

La Muerte

La Muerte, Fifty Foot Combo (show supplémentaire), Botanique (Orangerie), Bruxelles le 9 décembre 2025 – Photos

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Les funérailles de LA MUERTE, prévues le samedi 13 décembre, sont complètes depuis longtemps. C’est pourquoi un second rituel a été programmé ! Les obsèques seront précédées d’une veillée le 9 décembre. Moins de larmes. Pas de fleurs. Rien que la vérité. Un concert supplémentaire, plus intime, une veillée silencieuse, un adieu en milieu de semaine.

Un seul lieu, un seul groupe invité : FIFTY FOOT COMBO, pas de tempête. Pas encore. Ce ne sont pas des funérailles.

Ceci est la veillée. « ... ceci est la morgue de la ville… »

DISCIPLES, après plus d’une décennie de concerts infernaux, 2025 sera la dernière année de LA MUERTE. Ce qui, en 2014, devait être une résurrection éphémère, limitée à un seul concert, est devenu grâce à vous une décennie de chaos brut, puissant et parfois incontrôlable. Nous avons traversé notre enfer personnel, laissé libre cours à notre colère et à notre énergie sans compromis et sans relâche. Nous avons redécouvert une soif, une folie scénique et une créativité artistique qui ont marqué à jamais cette dernière ère de LA MUERTE.

Sans votre dévouement inconditionnel, ce chaos infernal n’aurait jamais été déclenché.

Pour clore ce voyage épique, nous appelons nos Disciples, fans et curieux de la Bête à une tournée de concerts en 2025. LA MUERTE mourra, mais pas avant de vous avoir possédés une dernière fois avec des expériences scéniques inoubliables, sans compromis et d’une énergie extrême.

Toute grande apocalypse a une fin. 2025 était l’année de l’explosion. Après, il ne restera que des cendres.

Concert final définitif : La Muerte, true till death, the final one le 13 décembre 2025

Première partie

Fifty Foot Combo – Fifty Foot Combo est aussi un magnum opus de la scène garage belge. Depuis ses débuts, le groupe développe son propre « Monstrophonic Sound », un mélange explosif de surf fuzz, garage, punk, exotica et psychédélisme. Sur scène, c’est un tourbillon sauvage et irrésistible, ce qui en fait l’un des groupes les plus excitants du pays (page ‘Artistes’ ici).

De Roskilde aux clubs les plus sombres de Gand, leur réputation s’est forgée grâce à des concerts furieux et inoubliables.

(Source : Botanique, Bruxelles)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

La Muerte

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8913-la-muerte-09-12-2025?catid=category

Fifty Foot Combo

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8912-fifty-foot-combo-09-12-2025?catid=category

TOURNÉE D’ADIEU 2025

La Muerte – Concerts d’adieu à travers une porte infernale

La Muerte – Le début de leur mort annoncée

Org : Botanique, Bruxelles

Lambrini Girls

Lambrini Girls, Enola Gay, Ancienne Belgique, Bruxelles le 8 décembre 2025 – Photos

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Les Lambrini Girls sont les riot grrrls intrépides qui bouleversent le monde de la musique. Ce duo punk dévastateur originaire de Brighton, composé de Phoebe Lunny (chant/guitare) et Lilly Macieira (basse), est réputé pour son punk direct, ses paroles acérées et provocantes.

Inspirées par des groupes comme Savages, Le Tigre et Bikini Kill, elles s’attaquent sans ménagement au statu quo avec une bonne dose d’humour noir et une énergie brute. Leur premier album, « Who Let The Dogs Out », sorti chez City Slang, est une attaque frontale contre tout ce qui ne va pas dans le monde moderne. Il sonne comme une usine de feux d’artifice qui explose : chaotique, dangereux et excitant.

Leur ascension est fulgurante : les Lambrini Girls ont déjà fait la une de nombreux magazines et ont reçu l’attention qu’elles méritent.

Leur concert au AB Club le 22 mars 2025 affichait complet en un rien de temps. Elles étaient de retour cette fois-ci.

(source : AB)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

Lambrini Girls

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8916-lambrini-girls-08-12-2025?catid=category 

Enola Gay

https://www.musiczine.net/index.php/nl/component/phocagallery/category/8915-enola-gay-08-12-2025?catid=category

Live 2025

Lambrini Girls – Une furie ‘Riot Grrrl’ puissance deux

Rock Werchter 2025 – 50e édition – Quatre jours d’expérience musicale – Un renouveau doré !

Organisation : Ancienne Belgique, Bruxelles

 

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