Pas d’amis, pas de douleur pour Johnnie Carwash…

« No Friends No Pain », c’est le titre du nouvel elpee de Johnnie Carwash. En attendant, il nous en propose un extrait, sous forme de clip, « Aha (it's ok) ». Ballade pop façon The Drums, « Aha (it's ok) » est un morceau mélancolique qui a conservé la…

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The Score

Au bout de 50’, le score était acquis…

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Véritable machine à tubes, The Score est un groupe new-yorkais considéré comme le digne successeur d’Imagine Dragons. C’est le titre « Oh my love » qui l’a révélé en 2015. A son actif, un seul album, « Atlas », gravé en 2017 ; et puis 6 Eps, dont le dernier, « Stay », est paru en août dernier. Certains de ses singles ont servi de B.O. pour des films, des campagnes publicitaires et également la série Netflix ‘Riverdale’.

L’ombre du Coronavirus plane sur la planète, mais il y a du peuple, ce soir, pour accueillir le duo réunissant le chanteur/guitariste Eddie Anthony et le claviériste (également producteur) Edan Dover.

Le supporting act est assuré par Carvel’, un quatuor helvète, issu de Bâle très exactement, impliquant un chanteur/guitariste, un bassiste/claviériste, un bassiste et un second gratteur. Tous les musicos sont barbus, donc, ils ne peuvent qu’être sympathiques. De petites lettres de couleur rouge projettent le patronyme du groupe sur le dos du synthé. La formation pratique une forme de pop qui se nourrit aussi bien de sonorités organiques qu’électroniques. Pas de setlist, les musiciens se concertent juste avant d’attaquer leurs compos, suivant l’ambiance qui règne dans la foule et leur inspiration. Des compos très dynamiques, funkysantes, balisées par une solide section rythmique, que chante le vocaliste dans la langue de Shakespeare. Tout au long du set, il va, en outre, distribuer gratuitement du merchandising, tout en faisant la promo de son Ep, « Polarity », un disque publié en septembre 2017. Sur les planches, il ne tient pas en place, et à l’instar d’un Ricky Wilson (Kaiser Chiefs) et n’hésite pas à fendre la foule pour grimper sur la table de mixage, le bar et même le présentoir du merchandising. Une chose est sûre, Carvel’ a pleinement assumé son rôle de chauffeur de salle…

Ce soir, The Score est soutenu par une section rythmique, basse/batterie. « In my bones » ouvre le set. Eddie s’exprime régulièrement entre les morceaux. Il confie être content d’être parmi nous. Il incite régulièrement le public à jumper, applaudir ou sortir les portables pour illuminer la salle. Il signale que le duo vit aujourd’hui à Los Angeles. Et le tout en français. Pourtant, il s’excuse de ne pas bien parler la langue de Molière. Franchement, il est vraiment modeste. Puissant et dominé par les claviers, « Run Like A Rebel » se révèle davantage électro. Le concert s’achève par le single « Unstoppable », un morceau extrait du long playing « Atlas », moment choisi par le drummer pour étaler toute sa technique et démontrer sa force de frappe.

En rappel, le band va nous réserver une excellente reprise du « Sex on Fire » de Kings Of Léon. Bref, ce soir, on a assisté à une brève (50’) mais très efficace prestation d’une formation manifestement prête à se produire dans les grandes salles et lors des festivals. Ou si vous préférez, face à une foule conséquente…

Setlist : « In My Bones », « Higher », « Born for This », « Who I Am », «Run Like A Rebel », « Bulletproof », « Strange», « Miracle », « Dreamin », « Revolution », «Rush », « Stay », « Unstoppable ».

Rappel : « Sronger », « Sex on Fire », « Legend. » 

(Organisation : Ancienne Belgique)

The Mission

Mission accompli(e)

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Frère et sœurs, fidèles parmi les fidèles, tous s’étaient donné rendez-vous ces vendredi et samedi, à Saint-Nicolas, pour deux cérémonies célébrées par frère Wayne Hussey et ses disciples. Chaque concert du groupe originaire de Leeds s’apparente, en effet, à une grande messe. Et les deux soirées de ce week-end ne font pas exception à la règle, car les adeptes se sont donné rendez-vous dans la salle du Casino. Une enceinte et un light show qui cadrent bien avec ce côté cérémonial et classieux du groupe. A peine cinq mois se sont écoulés depuis les 3 dates solos accordées par Wayne Hussey, en Belgique (review à lire ou à relire ici). En fait, la thématique des doubles concerts de ce week-end est subordonnée à un principe : les titres des albums impairs sont proposés le premier soir (le premier LP « First Chapter », le troisième « Children », le cinquième « Grains of Sand », le septième « Neverland », le neuvième « Aura » et enfin le onzième « The Brightest Light »). Tandis que la soirée du samedi se consacre aux long playings pairs : (« God’s Own Medicine », « Carved In Sand », « Masque », « Blue », « God Is A Bullet » et « Another Fall From Grace »).

La première partie est assurée par Salvation. Une formation également originaire de Leeds, dont Dany, l’un des membres, a fait ses premiers pas chez Sisters of Mercy. Son premier opus a d’ailleurs été signé sur le label Merciful Release. Près de 30 ans plus tard, cette formation assure la première partie de bands cultes comme Fields of The Nephelim ou ce soir de The Mission. Bien qu’agréable à écouter son post punk a pris un sacré coup de vieux. La basse est omniprésente et les refrains pop/rock sont contagieux. Mais même si le quintet a du cœur à l’ouvrage, il faut reconnaître que sa musique est un peu datée… (voir notre section photos ici)

Il est 21h45 (NDR : oui, il ne fallait pas vouloir rentrer tôt chez soi, vu le timing) et les haut-parleurs crachent la B.O. du film britannique de guerre ‘The Dam Busters March’. The Mission déboule alors sur les planches et attaque « Beyond the pale », une compo dont l’intro reproduit des bruitages enregistrés dans une cour d’école, avant que Simon Hinkler ne fasse grincer sa guitare. Et le band d’embrayer par le tout aussi électrique « Hands across the ocean », un morceau interrompu par Wayne, qui rencontre des problèmes d’accordage de gratte, alors que l’auditoire continue à chanter. Qu’à cela ne tienne, finalement, le combo reprend le titre à zéro. Les ‘wouhouhou’ scandés par le bassiste Craig Adams sont repris en chœur par l’audience, tout au long du passionné « Naked ans savage ». Mais l’ambiance retombe d’un cran dès que la formation dispense des morceaux moins connus. C’est devenu une constante, le public plus âgé ne s’enthousiasme que sur les tubes. Pourtant « Dragonfly » et plus tard « Swan song » (NDR : l’un des seuls titres intéressants de l’elpee « The Brighest Light ») sont tout aussi hypnotiques que les compos les plus notoires. En rappel, on aura droit à quelques surprises dont le rare « The grip of disease » et la reprise du « Like a Hurricane » de Neil Young, qui ne figurait pourtant pas sur la set list de départ. « The Crystal Ocean » déclenche quelques (légers) pogos. Mais il faudra attendre le deuxième rappel et la version longue de « Tower of strength » pour voir les pyramides humaines, si traditionnelles, se former. Et Wayne Hussey de se lâcher en esquissant quelques pas de danse tout en n’oubliant pas de saluer une foule conquise et toujours aussi fidèle… (voir notre section photos )

NB : La deuxième soirée fait l’objet d’une review sur le Musiczine néerlandophone ; et elle est à lire ici

Setlist : “Beyond the Pale”, “Hands Across the Ocean”, “Over the Hills and Far Away”, “Naked and Savage”, “The Girl in a Fur Skin Rug”, “Wake”, “In Denial”, “Heat”, “Dragonfly”, “Raising Cain”, “Swoon”, “Swan Song”

Rappel: “The Grip of Disease”, “Like a Hurricane”, “The Crystal Ocean”

Rappel (2) : “Tower of strength”

Charlotte Dos Santos

Trop artificiel…

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Charlotte Dos Santos se qualifie elle-même de nomade brésilo-norvégienne, puisqu’elle puise ses origines au sein de ces deux patries. Un métissage qui lui a apparemment inoculé la bougeotte, puisqu’elle a préféré les Etats-Unis à l’Europe ou à l’Amérique Latine. C’est en effet à New York –au Berklee College Of Music plus précisément– qu’elle a reçu une formation de chanteuse, compositrice et arrangeuse. Il lui a suffi d’un seul album pour faire chavirer le cœur de la critique musicale internationale, un disque de soul/jazz groovy intitulé « Cléo » et paru en 2017, sur le label Fresh Selects. Et « Harvest Time », un Ep 5 titres, sort ce 13/03/2019.

Aaron Taylor assure le supporting act. Un chanteur black légèrement grisonnant et barbu (NDR : donc sympathique). Il est 19h50 et il n’y a que 5 spectateurs dans la salle. Heureusement, l’ABClub va se remplir progressivement pour être comble vers 20h15. Aaron se produit seul en s’accompagnant au synthé qui reproduit cuivres, basse et guitare. Atmosphérique, capable de monter dans les aigus ou descendre dans les graves, sa voix est superbe. Il invite le public à le suivre dans ses envolées vocales, mais l’absence de véritables musicos gâche la prestation…

Setlist : « Tack », « Jaded », « You’Re The Reason Why », « Blue », « Shooting Star», « Redbone ( Gambino) », « I Thing I Love You Again », « Lesson Learnt », « Spaceship ».

Place ensuite à Charlotte Dos Santos. Même topo, elle est seule sur les planches et s’installe derrière son  synthétiseur. Elle est vêtue d’un ensemble pantalon blanc et body en dentelle blanche à mi-épaule. Elle signale qu’il s’agit de la première fois qu’elle se produit en Belgique et semble en être ravie. Il n’y a pas de setlist, mais elle va nous réserver plusieurs morceaux issus de son dernier Ep, dont le très cool « Josef ». La tessiture de sa voix est superbe, mais un peu trop monocorde. Si bien qu’après quelques minutes, le set commence à patiner. Et au bout des 60’ de concert, c’est un sentiment de déception qui envahit votre serviteur. Je me répète, mais si l’artiste avait osé s’entourer de véritables musiciens, le résultat aurait été totalement différent. La musique, c’est le fruit d’une création, une forme d’art, et pas seulement la reproduction de sonorités par l’entremise d’une machine…

(Organisation : Ancienne Belgique)

Big Thief

Le charisme d’Adrianne Lenker

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Il y a un peu plus d’un an, la notoriété de Big Thief se limitait à un public plus ou moins averti. Tout a changé depuis les sorties, à quelques mois d’intervalle, de “U.F.O.F” et de “Two Hands”, deux opus qui ont propulsé la formation newyorkaise (de Brooklyn très exactement) sur le devant de la scène. Ainsi, il est rapidement devenu le groupe à suivre en 2019. Ses opus ont d’ailleurs intégré fort logiquement une grande partie des tops 2019. La majorité de ses concerts affiche complet (c’est d’ailleurs le cas ce soir) et il sera à l’affiche des plus grands festivals estivaux tels que Werchter (le 5 juillet en compagnie de System of Down, Michael Kiwanuka, GoGo Penguin, ...)

Il est près de 21h30 lorsque les lumières s’éteignent et que les quatre musiciens montent sur l’estrade. Adrianne Lenker (guitare/voix) prend place sur la gauche, Buck Meek (guitare/chœur) sur la droite, tandis que Max Oleartchik (basse) et James Krivchenia (batterie) se plantent à l’arrière. Dès les premiers morceaux, Big Thief donne le ton. Ce sont les guitares qui mènent la charge. Le son est particulièrement gras et incisif. Adrianne Lenker ne ménage pas son énergie et vit littéralement ses morceaux. Elle nous réserve quelques solos bruitistes dignes de Neil Young. La formation enchaîne ainsi différents tubes issus de ses différents long playings tels que “Masterpiece” ou encore “Not”. Et n’hésite pas à adapter le son aux conditions ‘live’. Les titres défilent. Tout au long de “Real Love”, les musicos affichent toute leur maîtrise. L’intensité et le timing de chaque note sont pesés. Plus que tout, c’est le charisme d’Adrianne Lenker qui éblouit la salle du Grand Mix. La jeune femme mène chaque morceau au gré de ses émotions qu’elle communique au public grâce à des trémolos dans la voix. Lorsqu’elle entame ses chansons les plus mélancoliques telles que “The Toy”, il est difficile de ne pas succomber. Après une heure et demie de concert sans interruption (seulement quelques remerciements), la formation quitte le podium sous des applaudissements mérités. Et l’auditoire quitte la salle conquis. Ce n’est pas tous les jours que l’on peut assister au concert d’une formation aussi pointue que Big Thief et, surtout, de découvrir une artiste aussi charismatique qu’Adrianne Lenker.

(Organisation : Grand Mix)

Meute

Sans sabots, mais en fanfare…

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Depuis plusieurs mois déjà, la fanfare techno Meute poursuit sa campagne de séduction en tournant intensément ; des trottoirs les plus clinquants de Paris (matinale chez Radio Nova, fin d’après-midi chez Yann Barthès) aux vastes chapiteaux de Bavière. Champions du souper saucisse/compote/frites, qui alimente les fêtes de la bière, les Hambourgeois ont décidé de passer à la vitesse supérieure, en publiant un quatrième elpee intitulé « Tumult ».

Sur les planches, le collectif est une véritable machine à danser. Pas pour rien qu’il est programmé, cette année, au Rock Werchter.

Ce soir, le concert est sold out et c’est Ätna  qui assure le supporting act. Un duo teuton dont le premier elpee, « Mad Bad Desire », est paru en février dernier. Très fusionnel, il réunit le drummer Damian et la pianiste/chanteuse Inèz. Mais ce qui surprend surtout chez Ätna, c’est la voix de la vocaliste. Atmosphérique, surprenante, mystérieuse et envoûtante, elle est capable de monter dans les aigus, sans la moindre difficulté, même si pour y parvenir, un boîtier qu’on pourrait qualifier de magique lui apporte un coup de boost…

Fanfare des tempes modernes Meute n’est pas un orchestre comme les autres. Originaire de Hambourg, cette formation atypique, fondée en 2015 par le trompettiste Thomas Burhorn, a osé le pari fou de reprendre tous les classiques de la techno et de l’électro à sa sauce. De « The Man With The Red Face » (Laurent Garnier) à « You & Me » (Flume) en passant par « Araya » (Fatima Yamaha) ou encore « Miss You » (Trentemøller), leurs reprises sont nombreuses et superbes. Et elles cartonnent sur la toile. Réalisées uniquement à l’aide de percussions et de cuivres sans l’ombre d’un ordinateur, la joyeuse bande de 11 musicos prend un malin plaisir à casser les codes de la musique électronique tout en balayant les clichés sur les instruments organiques. En fait, elle pratique de la guggenmusik, un style rencontré surtout en Suisse, mais également dans les pays limitrophes, lors du carnaval….

Si le line up originel compte 11 musiciens, sur les planches, il passe à douze. Vêtus de leurs rituelles vestes rouges bardées d’une fourragère jaune d’apparat d’officier de cavalerie, ils sont manifestement tirés à quatre épingles. Parmi les instruments, pas de guitare, de basse ou de synthé, mais de nombreux cuivres (trompettes, trombones à coulisse, euphoniums, sousaphones, clarinette ainsi que saxophones basse et baryton) et plus traditionnellement des fifres et des percussions (batteries mobiles, grosses caisses, woodblock), sans oublier le ou les glockenspiels en forme de lyre…

L’estrade est immense et comme d’habitude divisée en 11 compartiments de différentes hauteurs. Le light show est destiné à accentuer l’effet de masse des artistes qui se regroupent par 5 ou 6 pour, suivant les morceaux. Tantôt c’est la trompette, le trombone à coulisse, le bugle ou le fifre qui est mis en exergue, mais il est toujours accompagné d’un ou deux éléments de percussions. Ce qui permet aux autres artistes de souffler et de se préparer pour la tempête suivante. La setlist est judicieusement partagée entre anciens morceaux et la quasi-intégralité de « Tumult ».

Le set d’ouvre par deux titres issus du dernier opus, « Unfolding et « Endling ». Pour le premier, la part belle est laissée aux caisses claires, avec cymbales, et aux joueurs de  glockenspiel, soit le droit et celui en forme de lyre. La combinaison est improbable, mais fonctionne. Le glockenspiel droit emprunte les pistes du synthé, le tuba se mue en basse pulsante et une grosse caisse simule un Roland TR-808. En général, les cuivres ont recours à des sourdines pour reproduire le son d'un filtre passe-haut. Ce n’est pas le cas ici. Le groupe tout entier s'immisce dans une pause, comme si un dj avait ajouté un effet d'écho. Le second morceau est plus calme et s’ouvre par des coups de baguettes sur le bord d’une caisse claire ; le sousaphone et le saxophone basse sont accompagnés d’un léger son de trompette à sourdine. La température grimpe graduellement et atteint rapidement une parfaite communion entre collectif et public. Les spectateurs se mettent à jumper et rapidement, dans la fosse, c’est le souk. Manifestement ce sont les deux trompettistes qui forment l’ossature du projet. Thomas en est l’instigateur, mais c’est Hans qui se charge des arrangements et semble remplir le rôle de chef d’orchestre. La révolution est en marche, le printemps revient également au galop accompagné de son prince carnaval. Meute en est la preuve flagrante mais en mode électro. Sans sabots mais en fanfare. Meute a mis le feu ce soir avec talent, humour, générosité et passion.

Setlist : « Unfolding », « Endling », « The Man With the Red Face (cover Laurent Garnier) », « Push », « Cygnus », « Purple Noise », « Holy Harbour », «What Else Is There », « Araya », « Slip », « Raw », « Rej », « Mental Help ».

Rappel 1 : « Panda », « Acamar »

Rappel 2 : « You & Me (cover Disclosure) ».

(Organisation Live Nation et Ancienne Belgique)

   

Mura Masa

Ce soir, à l’AB, on se serait cru au sein d’un vieux club underground londonien...

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Alex Crossan s’est inspiré d’un maître forgeron de sabres japonais, Sengo Muramasa, pour créer son nom de scène, Mura Masa. Une manière de déplorer que le Brexit a déchiré son pays pour renforcer ses frontières. Une chose est sûre, il ne sabrera pas le champagne pour célébrer cet évènement désastreux pour l’Europe et le Royaume-Uni. Il figure, en tout cas, parmi ceux qui estiment que toute tentative d’isolement est vaine, mais n’hésite pas à exprimer l’insatisfaction de la population de ce millénaire…

C’est cette musique de rébellion, hébergée sur des forums et des plateformes, qui a nourri son appétit au cours de sa jeunesse. Agé aujourd’hui de 23 ans, Il est devenu un producteur très prisé depuis qu’il a percé grâce au tube « Love$ick », enregistré en compagnie d’A$AP Rocky. En outre, il a levé bien des barrages pour que son electronic dance music (EDM) entre en symbiose avec la ‘Youth culture’ ; depuis la pop sophistiquée de Charli XCX à BTS, stars de la K-pop. Pour enregistrer son quatrième elpee, « R.Y.C. », il a reçu le concours de toute une volée de rappeurs et de chanteuses ; et pourtant, cet opus évoque surtout les hymnes à guitares qui ont bercé son adolescence à Guernesey

Il a baptisé sa nouvelle tournée, ‘Raw Youth Collage tour ‘, un périple qui transitait, ce 28 février, par l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Initialement prévu au Lotto Arena d’Anvers, ce concert a été transféré à l’Ancienne Belgique. Et il est sold out.

Le supporting act est assuré par la très jolie Martha Da’Ro que l’on avait déjà pu croiser au concert de Mahalia au Botanique. Mieux connue dans l’univers du cinéma, elle a débarqué, un peu par hasard, dans la musique. La jeune Belge aux racines angolaises vient de graver « Cheap Wine & Paris », un Ep 5 titres qui affole la toile.

Tout de noir vêtue, Martha monte sur l’estrade flanquée d’une Djette, comme au Botanique. Si sa musique oscille entre hip hop et soul, tour à tour chaude, enfantine comme celle de Yolandi Visser du band sud-africain Die Antwoord, ou sableuse mais bien maîtrisée, sa voix est plutôt singulière. De son set, on épinglera « Ayuwe » et surtout en final, l’excellent « Fool ». Dommage ces bavardages dans la fosse qui parasitent souvent la prestation des premières parties…

Setlist : « Summer Blues », « Trippin », « Sugarman », « Ayuwe », « STFU », « Fool ».  

Le décor est cosy et recrée un petit salon sur des toiles tendues. De chaque côté du podium, sont plantés un fauteuil en cuir et un lampadaire vintage, de couleur blanche. La même teinte immaculée que le costard de Mura Masa qui entre alors en scène. Il est soutenu par un bassiste, une guitariste et un drummer, installé en arrière-plan, ainsi que deux chanteuses, plutôt sexy, qui se relaient suivant les morceaux.

« Raw youth collage », titre maître du nouvel LP, ouvre le set. Les interventions à la guitare sont frémissantes. La voix de Mura Musa semble décalée, mais elle assure. Tout au long de « I Don't Think I Can Do This Again », trois faisceaux blancs se focalisent sur chaque gratteur. Alex se révèle un brillant multi-instrumentiste, que ce soit aux claviers, aux percus ou à la six cordes. Noyé sous les feux des projecteurs, il s’accroupit, comme s’il était autour d’un feu de camp scout. La setlist reprend la quasi-totalité des titres du dernier long playing, mais également l’une ou l’autre compo plus ancienne, comme « Nuggets » et « 1 Night ». Des tubes qui mettent le feu aux premiers rangs, constitués essentiellement d’ados boutonneuses, même si les versions proposées sont moins dansantes. Mais ce sont « No Hope Generation » et ses accords de gratte punkysants, « Lotus eater », ainsi que la cover de Foals, « Night swimmer », qui vont constituer les points d’orgue du show. Non seulement Flisss, la vocaliste, a le bon goût d’interactiver auprès de la foule, et notamment tout au long de « Deal Wiv It », mais elle affiche ses étonnantes capacités vocales sur « Teenage Headache Dreams ». Trois titres en rappel, dont l’inévitable « Love$ick ». Finalement, ce soir, l’AB ressemblait plutôt à un vieux club underground londonien…

Setlist : « Raw Youth Collage », « I Don't Think I Can Do This Again », « Nuggets », «1 Night », « Complicated », «No Hope Generation », « Vicarious Living Anthem », «  Doorman (cover Slowthai) », «Deal Wiv It », «In My Mind », « Lotus Eater », «Hell », « Night Swimmers » (cover Foals), « Today », « Live Like We're Dancing », « What If I Go? », « Teenage Headache Dreams ».

Rappel : « Blu », « Love$ick », « Firefly ».

(Organisation : Live Nation et l’Ancienne Belgique)

Sam Fender

En route vers la gloire ?

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Trois mois plus tôt, Sam Fender avait réussi à mettre la salle de la Madeleine dans sa poche. Ce soir, il se produit à l’Ancienne Belgique, dans le cadre de l’opération Liveurope, la première initiative pan-européenne destinée à soutenir les salles de concerts en matière de promotion d’artistes émergents. Et le concert est sold out. Le premier elpee de cet auteur-compositeur-interprète et musicien britannique, « Hypersonic Missiles », est sorti en septembre de l’année dernière. Et c’est un signe qui ne trompe pas, il ouvert les shows de Bob Dylan et Neil Young, récemment, à Hyde Park…

Pour la tournée européenne, The Pale White assure le supporting act, un power trio basse/guitare/batterie, originaire de Newcastle. Vous avez plus que probablement déjà entendu « That Dress », un titre qui cartonne sur la toile. Mais le tour de force de ce groupe, c’est d’avoir gravé un premier Ep 4 titres, intitulé « The Pale White », sans inclure cette bombe sonore, rappelant parfois Royal Blood voire Wolfmother.

Le trio implique les frères Hope, Adam et Jack, respectivement chanteur/guitariste et drummer. Le line up est complété par le bassiste Tom Booth. Le set s’ouvre par « That Dress ». Les interventions à la gratte sont nerveuses et redoutables. La section rythmique est efficace. Speedé et légèrement r&b, « Wisdom Tooth » permet au drumming de prendre son envol. Malheureusement, la foule, bien qu’attentive, est apathique. Le préposé aux fûts en est conscient et lui demande de réagir et au moins de frapper dans les mains. Il faudra cependant attendre le nouveau single « Polaroid », pour que l’ambiance commence réellement à décoller. Faut dire que ce morceau a le potentiel pour mettre le souk. The Pale White nous a rappelé que le rock’n’roll a encore de beaux restes…

Setlist : « That Dress » « Wisdom Tooth » « Unnatural » « Polaroid » « Take Your Time » « Swim for Your Life » « Medicine »

Place ensuite à Sam Fender. Agé de 25 printemps, ce beau gosse a tout pour plaire. Souriant, il débarque sur le podium en compagnie d’un backing group réunissant un second gratteur, un bassiste ainsi qu’un claviériste/guitariste et un drummer, perchés chacun sur une estrade. Et puis, il y a surtout sa voix d’ange, sa dextérité sur ses cordes et son charisme. Sans oublier ses textes sociopolitiquement engagés. « Play God » en est certainement la plus belle illustration. Mais si sa voix est superbe, lorsqu’il s’exprime entre les morceaux, on ne comprend pas grand-chose. Il a un accent à couper au couteau. Pire que celui de Sharleen Spiteri, la vocaliste de Texas ! Finalement, une intonation qui prête même à sourire et même à rire…  Depuis le single « Hypersonic Missiles », plage éponyme de son elpee, à « Leave Fast », « Dead Boys » et « That Sound », les morceaux du premier album défilent. Ils seront d’ailleurs pratiquement tous interprétés. Ponctuellement, un saxophoniste apporte son concours. A l’instar de « Hold out », au cours duquel ses interventions communiquent un sentiment de mélancolie à la compo. Le tube « Will We Talk ? » fait grimper la température dans la fosse. Et le concours de trois guitares, à ce moment-là, y est certainement pour quelque chose. A moins que ce ne soit le light show qui inonde alors l’auditoire de ses faisceaux. A cet instant, on se croirait lors d’un show de White Lies. Issu de l’Ep « Dead Boy », « Spice » est plutôt dansant. Particulièrement mélodieuses, les intros des compos évoquent l’univers indie rock de Fender, alors que les accords rythmiques de la ‘sixcordes’ semblent parfois hantés par The Edge de U2.

Lors du rappel, Sam va démontrer qu’il ne possède pas seulement un organe vocal puissant, mais qu’il est capable d’inflexions délicates, notamment sur les titres les plus paisibles, qu’il dispense en acoustique et en solo. Et au cours de cet encore, il va nous réserver une version très personnelle du « Dancing in the Dark » de Bruce Springsteen. Après un tel concert, nul doute que Fender ne se produira plus longtemps au sein de petites salles…(voir aussi notre section photos ici)

Setlist : « Will We Talk? » « Millennial », « Greasy Spoon », «Hold Out », « All Is on My Side », «The Borders », « Dead Boys », «Spice », « Play God », « Hypersonic Missiles ».

Rappel : « White Privilege », « Poundshop Kardashians », « Saturday », « That Sound », « Dancing in the Dark» (cover Bruce Springsteen).

(Organisation Live Nation et Ancienne Belgique)

Ash

Retour à l’adolescence pour les quadras…

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Le parcours d’Ash est plutôt atypique. En 28 ans de carrière, il n’a publié que 8 albums (parmi lesquels « 1977 » et « Free all angels » constituent la quintessence), mais une ribambelle de singles (NDR : pour la plupart issus ou repris sur les elpees), dont une vingtaine ont atteint le Top 20 des charts, trois live, un Ep et quelques compilations. Entre 1997 et 2006 ainsi qu’au cours de l’année 2011, le trio est passé à un quatuor en intégrant la guitariste rythmique Charlotte Hatherley. Son succès, il l’a obtenu au cours des nineties, époque au cours de laquelle votre serviteur avait eu l’occasion d’interviewer le leader, Tim Wheeler (lire ici) 

Depuis, la formation s’est enfoncée dans un certain anonymat, malgré la sortie de disques et l’organisation de tournées ponctuelles. Ce qui ne la prive pas d’une fanbase, plutôt fidèle, dont la plupart, comme ce soir, est constituée de quadragénaires.

La formation se produisait à l’Aéronef de Lille ce 21 février 2020, dans une salle en version club. Et on était curieux de voir et d’entendre si le trio avait encore de beaux restes. Compte-rendu.

Il appartenait au groupe lillois Esplanades d’ouvrir la soirée. Il s’agit, en fait, du nouveau projet de Tim Placenti et Rémi Mencucci qui sévissait auparavant au sein d’un quintet baptisé Tim Fromont Placenti. Le premier se consacre au chant, parfois au piano et à la guitare et le second à la batterie et aux backing vocals. La première partie du concert est assez intéressante, mettant en valeur la voix haut-perchée, parfois falsetto de Tim, sur une musique pop/rock flamboyante et énergique, parfois enrichie de bandes préenregistrées. Après le funk baroque « Funny talking animals », le duo va proposer des titres plus mainstream et un peu racoleurs, nonobstant le recours à une gratte à six cordes. Dommage, après un si bon départ ; mais on retiendra surtout l’organe vocal de Tim, plutôt impressionnant… (voir notre section photos )

Deux supporting act pour ce vendredi, puisque la formation américaine (NDR : elle est issue de Duluth, dans le Minnesota) Social Animals embraie. Fondée en 2012, elle est drivée par Dedric Clark et implique également un guitariste, un drummer et un bassiste. Son premier et futur elpee a reçu le concours de l’ingénieur du son Paul Kolderie (Radiohead, Pixies). Il devrait sortir cette année.

Dedric débarque sur le podium, une bouteille de pinard à la main, dont il va s’abreuver, de temps à autre, lors du set. Physiquement, il ressemble à Julien Clerc. Sa voix est chevrotante, alors que plutôt britpop, la musique campe un hybride entre celle de Maxïmo Park et The Music… (voir notre section photos ici)

Place enfin à Ash. Avant que le band ne grimpe sur l’estrade, les baffles crachent un extrait d’un des épisodes de ‘Star Wars’. Dès les premières mesures de « Buzzkil », morceau qui ouvre le set, votre serviteur est secoué par la puissance du son et surtout la ligne de basse qui martèle sa poitrine. Et puis, le volume sonore est trop fort. Au bout de vingt minutes, une seule solution, prendre du recul et se réfugier près de la table de mixage. Et là, surprise, le son est bon, sans doute amorti par la densité de la foule, agglutinée aux premiers rangs.

Bref, c’est à partir de cet instant que les choses sérieuses commencent pour votre serviteur. Tim Wheeler se sert d’une guitare Flying V, souvent prisée par les métalleux. Hyperkinétique, Mark Hamilton déploie sa fameuse carcasse. Il doit mesurer au moins 2 mètres. Il brandit son instrument dans tous les sens quand il ne monte pas sur les retours de scène. Casquette de baseball vissée sur le crâne, barbu, Rick Murray est un peu caché derrière son imposant kit de batterie, à l’arrière. Au cours du set, le groupe va nous livrer une majorité de titres parus en single, dont les incontournables « Goldfinger », un percutant « Kung Fu » à la sauce Buzzcocks, au cours duquel le bassiste, monté sur les épaules d’un spectateur, déambule dans la fosse, « Orpheus », « A life less ordinary », le rêveur et estival « Oh yeah », l’hymnique « Shining light » et bien sûr le classique « Girl from mars ». Des compos qui manifestement font vibrer les quadras, heureux de revivre leur jeunesse. On a quand même droit à un titre plus récent, « Darkest hour of the night », et puis un extrait de la B.O. du film « Twilight of the innocents », « You can’t have it all ». De nombreux spectateurs reprennent les refrains en chœur et d’autres se mettent même à danser. Le britrock tour à tour sensuel, mélodique, intense, accrocheur, mélancolique ou tropical, mais surtout mélodique a vraiment fait mouche dans le public, libérant une bouffée d’adolescence. 

Lors du rappel, Ash va encore nous accorder deux morceaux, le semi-acoustique « Walking barefoot » et l’allègre « Burn baby burn ». Et le trio de venir saluer l’auditoire, avant de s’éclipser, apparemment ravi de l’accueil qui lui a été réservé ce soir… (voir notre section photos )

Et on saluera encore l’initiative de l’Aéronef qui a permis aux sourds et malentendants de vivre une expérience sensorielle. Equipés d’un subpac, sac à dos vibrant, ils peuvent ainsi profiter de certains concerts...

 

(Organisation : Aéronef)

The Growlers

Une ouverture sur le Vieux Continent ?

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De ce côté de l’Atlantique, The Growlers est plutôt inconnu au bataillon.  Pourtant, au pays de l’Oncle Sam, ce groupe californien (NDTR : il est originaire d’Orange County, au sud de Los Angeles) jouit d’une indéniable notoriété. D’ailleurs, il a eu l’opportunité de bosser en compagnie de Dan Auerbach et assuré les premières parties de son band, The Black Keys. Et plus récemment, il a signé sur le label de Julian Casablancas, le chanteur des Strokes. Manifestement, il a la cote au sein du milieu rock’n’roll, aux States. On pourrait expliquer l’absence de recognition, sur le Vieux Continent, quand un groupe ou un artiste entame sa carrière. Mais pas lorsqu’on compte huit albums à son actif. Des long playings aussi variés qu’une carte de bières belges. Ainsi, The Growlers est passé du rock/garage, au rock-psyché en transitant par la country. Entre autres. On était donc curieux de découvrir ce combo américain qui se produit rarement en Europe. Une belle occasion, également, de découvrir son dernier elpee en date, “Nature Affair”.

Preuve du manque de popularité, l’Aéronef est en configuration club et est loin d’être comble. Le public réunit essentiellement des jeunes. Il est 21h tapante lorsque les lumières s’éteignent et que The Growlers grimpe sur les planches.  Les deux leaders et membres fondateurs du band, Brooks Nielsen (chant) et Matt Taylor (guitare) prennent place au-devant du podium. Ils sont soutenus par un claviériste, un bassiste ainsi qu’un batteur. Il enchaîne les titres avec une facilité déconcertante. Tel un dandy, cigarette entre les doigts, Brooks Nielsen affiche une certaine désinvolture ou une forme de je-m’en-foutisme, si vous préférez. Il arpente l’estrade de gauche à droite et inversement. Mais cette attitude n’est que du show, car sa prestation est irréprochable. Sa voix rappelle Julian Casablancas (NDR : ben tiens !). Le groupe passe son répertoire en revue, en proposant des titres psychédéliques ou plus rock, mais également des morceaux contaminés par le reggae ou encore le disco. L’auditoire est réceptif et quelques spectateurs audacieux se risquent au crowdsurfing. Après une heure et demie de set, le quintet quitte la salle sous les applaudissements.

Le temps d’un concert, The Growlers a replongé un auditoire quinze ans en arrière en dispensant un set de toute bonne facture. Vu l’excellent ambiance qui régnait au sein de l’Aéronef, il faut croire qu’un public a été conquis et qu’il constituera probablement, pour la formation, un premier bastion de fans sur le Vieux Continent…

(Organisation : Aéronef)

Georgia

Un set de bonne facture, mais un peu court…

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Plutôt que de devenir une star du football féminin, Georgia Barnes a décidé de se lancer dans la musique, mais elle n’a conservé que son prénom comme patronyme. La chanteuse britannique a ouvert en ‘one woman show’, le festival de Werchter, l’année dernière. Soit sa voix, une batterie électronique, 4 cymbales Zildjian, un synthétiseur et des sequencers. Ce soir, à l’ABClub, elle est venue présenter son nouvel album, « Seeking Thrills ».

Bryan Mugande, aka Bryn, assure le supporting act. Ce dernier a fui le Rwanda il y a sept ans. Il a vécu quelques années en compagnie de ses parents et son frère au Centre de demandeurs d'asile à Vielsalm. La musique lui a servi d’exutoire et a marqué la véritable empreinte de son identité. Il a éprouvé les pires difficultés pour obtenir ses papiers, malgré le soutien de la population locale. Il n’a finalement été régularisé qu’à l’issue de longues démarches qui pourtant, au départ, semblées vouées à l’échec….

Le jeune artiste a tout pour plaire : une voix soul de tueur et un profil de beau gosse séducteur. C’est la première fois qu’il foule les planches à l’Ancienne Belgique. Il connait la salle pour y avoir vu ses idoles. S’il a le trac, il le cache bien et semble plutôt cool. Après être monté sur l’estrade, il observe l’auditoire, en attendant que l’ordinateur de son assistant se mette en route. Il se déplace, en chantant de jolies mélodies (NDR : en anglais, sauf « Du bruit », qu’il interprète dans la langue de Molière), sur toute la longueur du podium… (voir notre section photos ici)

Setlist : « Teenage Dream », « Du Bruit », « Ego », « Pretties Boy », « Love That I Want Your », « City Kids», « A Degree », « Other Boys ». 

Georgia se produit seule sur les planches. Un hexagone lumineux, formé d’un fin néon rouge trône en arrière-plan. Elle est convaincante aux pads électroniques et surtout sur ses cymbales qu’elle frappe avec une dextérité impressionnante. Des percus qui se révèlent particulièrement généreuses tout au long de « 24 hours ».

Elle vient naturellement au contact de la foule tout en l’incitant à jumper et à danser. Il ne faut que quelques minutes pour que les premiers rangs réagissent ; et au fil du show, l’ambiance va devenir de plus en plus fiévreuse…

Percutants et contaminés par le drum&bass, « Ray Guns » et « Feel It » sont cependant dominés par les claviers. « Never Let You Go » est taillé pour le dancefloor. D’ailleurs ses compos s’avèrent bien plus nerveuses en live que sur disque.

Tout au long de « The Thrill », on ressent les influences techno puisées au sein de la scène berlinoise. Elle clôt son set par une version puissante mais étirée de « Started Out ».

Lors du rappel, elle va notamment nous livrer une adaptation dansante du « Running Up That Hill (A Deal With God) » de Kate Bush

Georgia ne compte que deux albums à son actif ; ce qui explique peut-être pourquoi son concert n’a duré que 50 minutes. Bref, un set de bonne facture, mais un peu court. Cependant, si vous êtes fan de la Danoise Lydmor ou de la Suédoise Robyn, vous devriez également apprécier la musique de cette jolie trentenaire à la crinière de lionne…. (voir aussi notre section photos )

Setlist : « Intro », « 24 Hours », « Ray Guns », « Never Let You Go », « Feel It », « Nothing Solution », « Honey Drip », « The Thrill », « About To Work the Dancefloor », « Started Out ».

Rappel : « Ultimate Sailor », « R.U.T.H. » (« Running Up That Hill (A Deal with God) »)

(Organisation : Ancienne Belgique et Live Europe)

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