Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

logo_musiczine

Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Editors
Editors
Chroniques

Waterllillies

Bridge Over Trouble Waterllillies

Écrit par

Originaire de Nîmes dans le Gard, département le plus chaud de France, Waterllillies est un excellent quintet, responsable d’un rock indé à la sauce… Dandy Warhols, la touche humoristique en sus.

Autour de leur leader Baptiste au chant et à la guitare rythmique, gravitent Loïc à la guitare solo, son frère Gaël aux drums, Théo aux keyboards et Jack à la basse ; des musicos qui font preuve d’une grande maturité et d’originalité. Suffit de lire le titre de leur Ep pour s’en convaincre. Mais aussi de leur premier ouvrage, baptisé « Smoke On The Waterllillies » !

Ce n’est pas pour rien que Julien Doré les a emmenés dans ses bagages lors de sa tournée franco-belge de 2011. C’est sans doute également pour donner un coup de pouce à Baptiste qui était son premier drummer.

Pour les avoir vus personnellement, je peux vous assurer qu’ils ont du talent et une bonne dose d’humour.

Cinq titres seulement peuplent cet Ep ; ce qui est étrange d’autant plus que leur premier long playing en comptait quinze. Quelle raison a donc poussé Waterllillies à ne sortir qu’un mini elpee ? Pour être clair et concis, Waterllillies a tout simplement repris cinq compos existantes et les a retravaillées pour les rendre plus accessibles et tenter de convaincre un public plus large. Il est vrai que sur leur album, les morceaux sonnent résolument plus rock, ont plus de pêche, de rythme. Pour leur nouvelle réalisation, les angles ont été arrondis, les refrains et couplets ont gagné en souplesse et en douceur. De quoi attirer les plus réticents ? Why not !

Perso, je préfère leurs premières versions. Elles déménagent davantage et sont un peu ‘rentre dedans’ tout en demeurant chaudes et, mélodiquement parlant, d’excellente facture.

Visitez leur site et tendez l’oreille aux 15 plages de leur premier opus, en écoute libre, vous en aurez la parfaite démonstration.

Rien de nouveau, une qualité toujours bien présente qui, sous cette forme, plaira peut-être davantage aux médias…

 

Versus (France)

Mr. Blue

Écrit par

Versus est le projet hip-hop du bassiste, contrebassiste et producteur français Seb Lawkyz. Un projet ancré dans la tradition du hip-hop jazzy cher à The Roots (« How to Play the Game ») et surtout Automato (« Museum of Life »). Ici, pas question pour le hip-hop de se limiter à des samples martiaux ou à une production survitaminée… Les instruments sont organiques et le son est cool comme aux plus belles heures d’A Tribe Called Quest.

L’album commence fort par « Mr. Blue », une plage portée par le flow imparable de Bruce Sherfield qui a collaboré à l’enregistrement de l’elpee, tout comme Lalo Schifrin, Juan Rozoff et Beat Assaillant. Il raconte –à la manière d’un film noir des années 70– l’histoire d’un obscur ‘Monsieur Bleu’, un patron de bar peu recommandable, sévissant dans un quartier mal famé… La flûte de Yann Cléry, les scratches de Mr. Tos, les percussions de Gérald Bonnegrace et les claviers vintage de Charles Françoise permettent à cette originale aventure de remuer les sillons soul que la Stax a creusée il y a bien longtemps (« Marauders »)…

 

TheSaintCyr

I’m Waiting For The Black Days

Écrit par

Vision pantagruélique d’un Adam Ant sous acide ayant régurgité des influences ‘Cold Wave’ réchauffées, The Saint Cyr est tout sauf digeste.

Le Rock cabaret n’appartient certes pas qu’à Voltaire, mais n’est pas Gavin Friday qui veut.

Souvent à la limite du grotesque, le groupe s’enlise dans des compositions maladroites et la voix principale s’étrangle dans un ‘franglais’ qui prête à sourire.

Quelques moments épiques viennent relever le propos de temps à autre, mais ces fulgurantes intrusions sont bien vite happées par les défauts apparents de compositions bancales et mal torchées.

Et quand le chanteur s’époumone sur la cinquième plage intitulée « I’m Lost », on le croit sur parole…

 

Milk Maid

Yucca (b)

Écrit par

En congé forcé de son groupe Nine Black Alps où il milite comme bassiste, Martin Cohen nous gratifiait il y a déjà quelques mois de cet album injustement passé inaperçu, y compris à mes yeux et oreilles.

D’un point de vue visuel, l’artwork de la pochette justifie cette injustice, tant la pochette incite peu à l’écoute (une prise de vue bancale d’un couple de personnes âgées vues de dos).

Mais les premiers accords de « Such Fun » ont tôt fait de combler cette lacune.

Jubilatoire et irrésistible ritournelle qui renvoie autant à Ty Segall qu’à Guided By Voices ou d’autres fleurons lo-fi de ces chères nineties, ce premier titre ouvre la voie de cet excellent opus.

Débonnaire à plus d’un titre, joyeusement bordélique, faussement foutraque et vraiment génial, « Yucca » mérite beaucoup plus que le peu de bruit fait autour de lui.

Omettre de vous en parler serait un impair.

Que celui qui n’a jamais péché me jette la première pierre…

 

Deftones

Koi No Yokan

Issu de Sacramento, en Californie, ce groupe a apporté une véritable bouffée d’air frais au metal contemporain. En 1997 et 2000, la bande à Chino Moreno publiait deux elpees incontournables. Respectivement « Around the fur » et « White pony ». Plongée dans un univers étouffant, ténébreux, menaçant, parfois même sinistre, imprimée sur des rythmes languissants et parcourue par des vocaux tour à tour empreints de douceur ou de fureur, la musique de Deftones s’y révélait aussi vibrante que celle de Tool.

Par la suite, le combo s’est contenté de reproduire les mêmes recettes. Gravant des long playings sans doute consistants, mais sans le moindre single susceptible de faire la différence.

En 2008, Chi Cheng, le bassiste est victime d’un grave accident de voiture et tombe dans le coma. Il décèdera d’ailleurs le 13 avril 2013. Pour le remplacer, le band fait appel à Sergio Vega, l’ex-Quicksand, Sergio Vega. Il avait d’ailleurs déjà participé aux sessions d’enregistrement du précédent opus, « Diamond eyes ».

« Koi No Yokan » est découpé en 11 plages puissantes, oppressantes, languissantes, susceptibles d’exploser à tout instant, à l’instar de « Swerve city », « Romantic dreams » ainsi que « Leathers » ou alors qui baignent dans une atmosphère intense, comme « Entombed » et « What happened to you ». Une œuvre au cours de laquelle la formation démontre qu’elle est constamment à recherche du parfait équilibre entre sauvagerie et rêverie. Et des titres comme « Poltergeist », « Graphic nature » et « Goon squad » en sont les plus belles démonstrations…

 

Soundgarden

King animal

Il y a trop longtemps que nous attendions leur reformation. Gravé en 1996, « Down on the upside » n’était pas un disque inoubliable, mais il ne devait pas être le responsable d’une séparation. Ce qui a malheureusement été décrété. Pas vraiment une bonne décision, car l’aventure en solitaire de Chris Cornell n’a jamais vraiment décollée et celle entreprise au sein d’Audioslave a parfois pris la bonne direction, mais sans jamais défrayer la chronique…

16 ans plus tard, Soundgarden a donc décidé de reprendre son chemin, là où il s’était arrêté. Un crochet via Werchter Boutique nous a démontré que le groupe n’avait rien perdu de sa puissance ; mais à l’époque, le combo n’avait pas encore publié de nouvel opus. Il vient donc de combler cette lacune. Solide et énergique, « King Animal » ne se contente pas de ressasser du grunge. Bien sûr les cordes vocales de Cornell sont intactes, mais l’expression sonore a retrouvé le punch et l’intensité de leurs premiers essais, et notamment « Badmotorfinger » ainsi que « Superunknown ». Dès le titre d’ouverture, « Been away too long », le ton est donné. Et la suite est de la même veine. Mais pourquoi l’absence de Soundgarden a été si longue, alors qu’il n’avait pas encore exploité tout son potentiel ?

 

Mongolito

Acedia

Mongolito est le projet de Marc De Backer, un musicien bruxellois qui jouit d’une certaine notoriété sur la scène alternative (NDR : il a milité auparavant chez Dog Eat Dog et Mucky Pup). Après avoir accordé de multiples concerts, il publie ici son premier opus sur Hau Ruck! Records, un label autrichien. Principalement instrumentale, la musique de Mongolito baigne dans le ‘dark ambient’. Sa texture est formée de loops (boucles) et de drones (bourdons), combinés à une boîte à rythmes, sur laquelle Marc dessine des lignes mélodiques à l’aide de sa guitare Fender Stratocaster. Une expression sonore sise à la croisée des chemins du dark-folk et du krautrock planant, évoquant tour à tour Pink Floyd, The Durutti Column ou Tangerine Dream.

Après "Let's Start With Some Pink Medicine", une intro basée sur un 'drone', imprimée sur un rythme languissant et traversée d’effets bizarroïdes, "All These Stones" plonge l'auditeur dans un univers cinématique à la "Twin Peaks", dominé par un riff obsessionnel de basse trafiquée au flanger, au-dessus duquel flottent des voix fantomatiques et quelques notes de guitares aiguës et plaintives. "From Harlem To Oostend" repose sur une série d'accords mineurs enchaînés à la gratte, dont les effets de vibrato sont très étudiés, tandis que "The Big Coming Down ... End Of Self-Esteem" campe un duo mélodique entre une guitare rythmique et un solo aérien, rappelant quelque part le Pink Floyd de l'époque "Meddle".

"NYC Rising" marque le retour des voix fantomatiques. Une certaine Eva y déclame "Les Fleurs du Mal" en polonais sur un beau glissando répétitif réalisé à l'octave sur la Stratocaster. Dans "Damascus", le tapis de notes aiguës répétitives nous renvoie aux « Frippertronics » de Robert Fripp et au Durutti Column de Vini Reilly ; mais quand la ‘six cordes’ s'enflamme et s’autorise un très joli solo à la pédale wah-wah, les tonalités deviennent carrément 'hendrixiennes'...

Les trois plages suivantes sont exécutées uniquement à la guitare : "Procrastination", une mélopée tout en finesse, "He Ping Ping", une improvisation nerveuse sur un seul accord, à la limite de la dissonance, et "Natureträne", une reprise de Nina Hagen balayée d'arpèges sautillantes, une adaptation dont la mélodie aux accents romantiques lorgne vers And Also The Trees.

L'album se referme comme il s'était ouvert : dans une ambiance sombre et lourde, hantée par les drones et les voix diaboliques. A noter, également, le très beau concept graphique ; et tout particulièrement, en couverture, "Le Silence" de Johann Heinrich Füssli.

Quoiqu’encore un peu inégal, cet opus exerce une fascination certaine. Il reflète le talent d’un véritable virtuose à la guitare. C’est un créateur d’ambiances aussi. Des ambiances qui prennent toute leur dimension en ‘live’, grâce aux projections vidéo. Et puis parce que le personnage est masqué.

 

John McLaughlin

Now here this

Écrit par

McLaughlin est un vétéran de la scène jazz rock. Il a en effet fêté ses 70 balais, au tout début de cette année. Britannique, il a opéré ses débuts dans les milieux du blues insulaire ; et en particulier au sein du backing group de Duffy Power et chez le Graham Bond Organization. Il sympathise avec le bassiste Jack Bruce et participe à la confection de son "Things we like", en 68. Il publie sa première œuvre "Extrapolation", en 1969, en compagnie du saxophoniste John Surman. Il émigre aux Etats-Unis en 1969, pour rejoindre le Lifetime de Tony Williams. Il y devient assez rapidement un des piliers du jazz rock en herbe, et participe aux sessions d’enregistrement du classique de Miles Davis, "Bitches Brew". Il forme enfin, début des 70’s, le Mahavishnu Orchestra, avec Jerry Goodman et Billy Cobham. Le second chapitre de cette aventure impliquera notamment Jean-Luc Ponty et Narada Michael Walden. En 1975, il se plonge dans l’étude de la musique indienne à travers le groupe Shakti. Par la suite, il continuera à tenter de nouvelles expérimentations ; et en particulier en compagnie des guitaristes Al DiMeola et Paco de Lucia.

John McLaughlin signe les huit plages. Il est épaulé par Gary Husband (piano, synthés, drums), l’Indien Ranjit Barot (drums) et le Français originaire du Cameroun, Etienne M'Bappe (basse)

"Now here this" constitue le second opus de 4th Dimension. Il fait suite à "To the one", paru en 2010. Les compos sont complexes. Techniquement, John est demeuré un véritable virtuose. La rythmique est solide. Elle constitue l’assise qui permet aux solistes de se libérer.

"Trancefusion" ouvre l’elpee. Soutenu par le clavier de Gary, McLaughlin est parfaitement maître de son sujet. Tous les instrumentistes se fondent dans l’ensemble. Une compo qui se fond dans "Riff Raff". La rythmique est dense et nerveuse. Les interventions de John, à la six cordes, sont propulsées à une vitesse vertigineuse. La suite de l’elpee se révèle plus cool. Ainsi "Echos from then" est propice à la relaxation. Dans le même esprit "Wonderfall" baigne dans un climat paisible, atmosphérique, décontracté. Le clavier injecte énormément de sensibilité à cette plage particulièrement efficace. A contrario de "Call and answer", une piste de jazz rock bien trop nombriliste. "Not here not there" nous plonge dans une forme d’ambient esthétique, une très belle plage balisée par Husband. John brille sur ses cordes tout au long de "Guitar love". "Take it or leave it" clôt l’elpee. Un morceau un peu trop funky à mon goût (NDR : cette basse constamment jouée en ‘slapping’ !)

 

Page 326 sur 1252