La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Viva For life.

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Le 18 décembre prochain, [PIAS] transformera en salle de concert éphémère ses entrepôts, situés au 90 de la rue de Veeweyde à Anderlecht.

À l’affiche, Texas, Daan et Girls in Hawaii!

Les trois groupes proposeront chacun un show acoustique et c’est toute l’entreprise [PIAS] qui se mobilisera autour de ce projet unique.

L’occasion pour 500 personnes de soutenir des jeunes enfants et des familles vivant sous le seuil de pauvreté en Belgique au travers des grandes opérations de Viva For Life de Vivacité/RTBF et Music for Life de Studio Brussel/VRT.

www.pias.com/be
www.vivaforlife.be

 

Simple Minds

Always ‘Alive and Kicking’

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Simple Minds, un des groupes les plus emblématiques des années 80, est revenu à Forest National, ce 23 novembre, dans le cadre de son ‘Tour Greatest Hits+’, un périple qui fait suite à la sortie de sa nouvelle compilation « Celebrate », parue en mars, un disque sur lequel figure deux chansons inédites, « Broken Glass Park » et « Blood Diamonds ».

En pratiquant un cocktail de pop de rock et de new wave, ce groupe écossais formé à la fin des années 70 est aujourd’hui à la tête d’une discographie conséquente qui a généré une multitude de disques d’or et de platine. Ce soir ce groupe légendaire nous a gratifiés d’un véritable voyage musical à travers ses trente-cinq ans de parcours, en nous réservant ses meilleurs tubes comme « Alive and Kicking », « Sanctify Yourself », sans oublier « Don't You (Forget About Me) », considéré comme un classique des eighties.

Et cette plongée dans sa carrière artistique a démontré qu’il a profondément influencé la musique contemporaine.

En cet après-midi de novembre, le température est plutôt frisquette. Pas de quoi décourager les fans. Ils attendent dehors depuis quelques heures, afin de se dénicher une place de choix au sein de la salle. Le concert est sold out depuis des mois. Les portes s’ouvrent… Les aficionados se ruent dans l’antre de Forest. La plupart des spectateurs ont la trentaine, voire plus.

Le show commence à l’heure prévue. Jim Kerr et ses acolytes montent sur les planches et attaquent le « Broken Glass Park », avant d’affronter « Waterfront ».

Pour réchauffer la foule, rien de tel qu’« I Travel ». L’onde de choc est provoquée par la rencontre entre les nappes de synthés et la ligne de basse profilée par Charlie, pendant que Jim se démène comme un beau diable pour mettre une ambiance de feu.

Les titres se succèdent. Le public reprend en chœur « Promise you a miracle ». Les claviers épousent parfaitement le tempo. Tout comme sur « Glittering Prize ».

Jim s’accorde quelques instants de répit, lorsque Simple Minds attaque l’instrumental « Theme for great cities ». Faut dire que jusqu’alors, il s’est livré à fond.

« Someone, Somewhere in Summertime » fait vibrer l’auditoire surchauffé. Sa mélodie très sentimentale nous rappelle alors notre adolescence. On en reste bouche bée !

Malgré les années, Jim Kerr maîtrise parfaitement son répertoire. Il parvient encore à entrer en communion avec le public. Par contre, Charlie se montre plus réservé. Quoique charismatique, il préfère se concentrer sur son instrument. Et à la quatre cordes, il est toujours aussi balaise. Quant au drumming de Mel Gaynor, il allie précision et efficacité.

Lorsque le band aborde « Lovesong », le public devient euphorique. Il s’agit d’une des chansons les plus notoires de leur période post-punk. Et une des plus dynamiques accordées au cours du set.

Autre grand moment du spectacle, le tube « Don’t you (forget about me) ». Une ovation phénoménale s’élève de l’auditoire. Les spectateurs sont littéralement survoltés pendant l’interprétation de ce grand classique des Minds que Jim Kerr nous incite à fredonner.

Tout au long du spectacle, Jim prend un plaisir évident à jouer avec son micro. Il le balance, le triture, le cajole, le tourne vers ses fans, pour les inciter à l’accompagner.

En fin de parcours, « New Gold Dream » transforme la salle en une immense discothèque inondée de lumières psychédéliques.

Lors du rappel, les Minds nous livrent une intro instrumentale de « Speed your Love to Me ». A cet instant, c’est Andy Gillespie qui se charge des claviers. Le band embraie alors par « Sanctify Yourself ». La ferveur du public est à son paroxysme. Il chante. Se lève et balance les mains lorsque les musicos se lancent pour le dernier hit de la soirée. Une apothéose ! Démontrant, s'il le fallait encore, qu’ils sont toujours « Alive and Kicking ».

Ce véritable voyage à travers le temps nous a permis de revivre une époque au cours de laquelle le walkman déversait leur musique directement dans notre âme, et permettait de faire le vide autour de nous…

(Organisation Live Nation) 

Voir aussi notre section photos ici

 

 

Carlos Santana & John McLaughlin

Live at Montreux (Dvd)

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Carlos Santana et John McLaughlin sont deux monstres sacrés. Deux virtuoses de la guitare qui possèdent une technique exceptionnelle. Les artistes s'étaient déjà croisés en 1973, lors de l’enregistrement de "Love devotion surrender", pour rendre hommage à John Coltrane. Ils étaient également devenus des disciples du philosophe Chinmoy. Ce qui explique pourquoi, lors de cette fameuse réunion, ils étaient tout de blanc vêtus. Coïncidence ou pas, hormis le  pantalon et les chaussures de John, lorsqu’ils montent sur les planches du casino de Montreux, pour célébrer cette "Invitation à l'Illumination", c’est à nouveau cette couleur qui est à l’ordre du jour.

Nous sommes le 1er juillet 2011. Le line up réunit deux drummers, soit la féline Cindy Blackman (NDR : c’est l'épouse de Carlos) et Dennis Chambers (ex-Funkadelic et membre de Santana depuis 2003), deux bassistes, en l’occurrence le Camerounais Etienne M'Bappé, pour l’instant impliqué au sein du groupe de John MacLaughlin (NDR : sa longue carrière lui a, en outre, permis de jouer pour Jacques Higelin, Liane Foly, Catherine Lara et Joe Zawinul) ainsi que le Batave Benny Rietveld (NDR : né à Utrecht, il a transité par les backing groups de Miles Davis, John Lee Hooker et Santana). Aux claviers on retrouve le claviériste David K Matthews, un Californien qui a sévi chez Tower Power et l’Etta James Band. Sans oublier les musicos de Santana, soit le second gratteur Tommy Anthony et le percussionniste Paul Rekow, mais également Tony Lindsay et Andy Vargas, deux vocalistes invités à monter circonstanciellement sur l’estrade. 

Dès le début, on ressent une évidente complicité entre Carlos et John. Le plaisir de se retrouver en ‘live’ se lit sur leurs visages. Ils s'embarquent dans un medley amorcé par le "Peace on earth" de Carlos. Les interventions du natif d’Autlán de Navarro sont explosives. Et celles de la section rythmique, le sont tout autant. Le périple transite par le "A hard rain's a gonna fall" de Dylan, le "Stairway to heaven" de Led Zeppelin et le "SOCC" de Sun Ra.  McLaughlin est un sorcier des cordes. Un virtuose hors format. Pourtant, Santana lui tient la dragée haute. La formation passe en revue tous les maîtres du jazz rock moderne. Et notamment le "Right off" de Miles Davis. Au menu également deux morceaux du Lifetime de David Matthews. "Vuelta Abajo" tout d’abord qui met en exergue la prestation de la tigresse Cindy Blackman. Le "Vashkar" de Carla Bley, ensuite. Pour "The creator has a master plan" de Pharaoh Sanders, le collectif est au grand complet. Lorsque les deux guitaristes seuls, assis sur une chaise, adaptent le "Naima" de John Coltrane et l'hispanisant "Lotus land op47 n°1", l’émotion est palpable. Place ensuite au blues "Downstairs", une plage qui figurait au répertoire de Lightnin' Hopkins, et au cours de laquelle c’est la section rythmique qui fait la différence. En fin de parcours, Carlos est absolument divin lorsqu’il nous accorde le superbe "Let us go into the house of the Lord", un titre empreint d’une grande spiritualité. Lors du rappel, les musicos nous réservent encore "A love supreme", un titre de John Coltrane, le "Black satin" de Miles David, et enfin "Shake it up and go". Ce boogie qui bénéficie du concours de Claude Nobs, le patron de Montreux, à l'harmonica rend hommage à John Lee Hooker. Mémorable !

 

The Monkberry Moon Orchestra

The invitation (Ep)

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Pas facile de chroniquer un Ep ne recelant que trois plages. En 10 minutes, comment se faire une opinion qui tienne la route ? Et surtout qui reflète l’esprit d’un groupe ?

The Monkberry Moon Orchestra s’est formé en 2010, à Genève, autour d’Audrey, la chanteuse. Au sein de son backing group figurent certains musiciens de The Rebels of Tijuana. « The Invitation » constitue leur troisième Ep. Un album devrait sortir prochainement. Ce qui devrait permettre de se faire une idée plus exacte du potentiel de ces Helvètes. Qui décrivent leur musique comme directement influencée par le rock psychédélique des 60’s et 70’s. On ne peut pas dire que ce soit flagrant. De ce que révèle le disque, The Monkberry Moon Orchestra pratique un pop-rock sympathique et enjoué, épicé par quelques riffs de guitare bien sentis. Sans quoi, les trois plages ne sortent pas de l’ordinaire…

 

Avril Lavigne

Avril Lavigne

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En publiant ce cinquième album studio, Avril Lavigne ne déroge pas à ses habitudes. Les treize titres proposés ici sont avant tout des mélodies efficaces qui ont du punch. Le travail de la jeune Canadienne reste dans la même lignée que précédemment. Tantôt, on retrouve des morceaux qui rappellent vaguement les airs un peu plus rock qui avaient marqué son arrivée au devant de la scène, début des années 2000. Pourtant, ce nouvel opus, emmené, entre autres, par la chanson « Rock N Roll », laisse un petit goût amer de manque. Manque de quoi ? Difficile à dire... De variations, de surprises, de force, d'une petite touche sexy... Le tout est quelque peu secouru dès qu'Avril se la joue ‘Bad Girl’ en duo avec Marylin Manson. Sans doute la meilleure plage de l’elpee. Car elle y retrouve un peu de sa puissance, un peu de sa sensualité, tout en proposant une chanson d'un genre pas encore usé (et abusé). Le « Hello Kitty » est, quant à lui, tourné vers des airs plus électro, ce qui donne un mélange un peu étrange sans être totalement déplaisant. Mais pour le reste, tout est trop prévisible, trop couru d'avance. Sans le moindre single susceptible d’entraîner tout le reste derrière lui comme Avril Lavigne avait pu en concocter dans le passé, à l’instar de « Complicated », « Girlfriend » ou « Hot », par exemple.

 

Jimi Hendrix

Miami Pop Festival

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Il y a déjà 43 ans, le 18 septembre 1970 exactement, Jimi Hendrix était retrouvé mort dans un hôtel de Londres. Depuis, ses ayant droits continuent d’étancher la soif discographique des fans. Et ce depuis plusieurs générations. Pour la circonstance, on a droit à une nouvelle prestation live du natif de Seattle. Jimi s’était produit, en 1969, dans le cadre du plus grand festival de tous les temps, celui de Woodstock, même s'il n’était apparu qu’à l'aube du dernier jour, devant quelques milliers de spectateurs. Il avait déjà participé, dès juin 1967, au premier festival d’envergure, en l’occurrence celui de Monterey, en Californie. A la même affiche, figurait alors Jefferson Airplane, Janis Joplin, Ravi  Shankar, Otis Redding et le Who qui opérait ses premiers pas sur le sol américain. Michael Lang, le futur planificateur du festival de Woodstock, vivait à Miami. En mai 1968, il décide de monter le Miami Pop, un événement qui va s’étaler sur deux jours, au nord de cette cité floridienne, et très exactement au champ de courses de Hallandale. Une même programmation répétée deux jours consécutifs! Le Jimi Hendrix Experience en est la tête d'affiche, un trio qui implique alors deux compères insulaires, en l’occurrence le bassiste Noel Redding et le drummer Mitch Mitchell. La formation jette les bases de la future musique rock.

JHE venait de publier son second opus, "Axis bold as love". Pourtant ce set est essentiellement alimenté par le premier elpee, "Are you experienced". Hendrix avait demandé à son directeur musical, Eddie Kramer, d'enregistrer les prestations. Au sein du tracklisting figurent ses deux premiers singles, "Hey Joe" et "Purple haze".

C'est par un feedback continu que Jimi ouvre le concert. Une intro qui ouvre les portes à "Hey Joe", un succès planétaire. La version est impeccable. La section rythmique est solide. Hendrix expérimentait sans cesse de nouvelles sonorités, en se servant des pédales. On s’en rend compte tout au long de "Foxey lady". Mais également sur "Tax free". Une jam instrumentale au cours de laquelle, malgré la recherche, les dérapages sont parfaitement contrôlés, alors que Mitchell se distingue par son drumming très libre ! Comme Hendrix le précise, "Hear my train a comin" est une longue jam blues aventureuse, une forme d’impro qui allait devenir plus tard un de ses plus grand succès, "Voodoo child". Tout au long d’"I don't live today", il triture ludiquement sa Fender Stratocaster. Jimi puisait ses racines dans le blues. Dans le style, "Red House" constitue certainement le morceau le plus notoire. Il lui réserve un traitement plus long, de plus de 12'. Et c’est le remarquable "Purple haze" qui clôt le set. En bonus, on a encore droit à deux titres du concert accordés au cours de l'après-midi, "Fire" et "Foxey lady". Un brillant témoignage de cette étoile filante du rock…

 

Quique Gomez & Luca Giordano

Chicago 3011 Studio Sessions

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Luca Giordano est un guitariste italien de 33 ans. Quique Gomez est un harmoniciste espagnol. Madrilène, pour être plus précis. En 2005, Luca émigre à Chicago pour rencontrer les acteurs du blues local. Il publie un album solo, en 2012, "My kind of blues", disque pour lequel il reçoit le concours de Chris Cain, Sax Gordon et Bob Stroger.

Le duo avait déjà bossé ensemble sur un premier opus, en 2010, "Dead Mama blues". Quique a milité au sein du groupe espagnol Gatos Bizcos. Lors de cette aventure, il a participé à la confection d’"I can't believe my eyes", en 2012.

Nos deux compères sont soutenus par le drummer Marty Binder (ex-Albert Collins Band, Junior Wells), le bassiste Harlan Terson (Lonnie Brooks Band, Otis Rush), et le pianiste Ariyo (Billy Branch & Sons of the Blues). Les sessions d’enregistrement se sont déroulées au Studio 3011 de Chicago, sous la houlette de Pete Galanis, lui-même guitariste, ex-Howard and the White Boys, Rob Blaine's Big Otis Blues.

Piano et harmonica ouvrent "Blow my blues away". Un blues imprimé sur un mid tempo. Manifestement, le chanteur ne s'exprime pas dans sa langue maternelle. Les premières ouvertures émanent des ivoires d'Ariyo et des cordes de Giordano. Les choses sérieuses commencent dès "The fool", un Chicago shuffle" canalisé par l'harmonica de Gomez et caractérisé par l’excellence des vocaux. La guitare de Luca s'autorise un envol à la fois superbe et parcimonieux. Véhiculant des accents swamps, dans l’esprit de Slim Harpo, "You're fine" nous entraîne dans la danse ; une belle opportunité pour Gomez de se mettre en évidence. "Three wheels automobile" est un blues qui aurait pu être signé par Willie Dixon pour Little Walter. C'est pourtant Luca qui fait d’abord la différence. Impeccablement ficelé, son solo monte progressivement en puissance, avant de céder le relais à Quique, qui piaffait d’impatience. Toujours aussi brillant, "Livin' in a campsite" est bercé par un swing délicat, un swing alimenté par la section rythmique et le piano converti au jazz! Les deux amis reprennent le "Woman don't lie" de Luther ‘Snake Boy’ Johnson, guitariste du Muddy Waters Band au cours des années 60. Quique en profite pour s’accorder un nouveau billet de sortie lumineux. La qualité est toujours au rendez-vous tout au long de "Travellin' man", une piste imprimée sur un tempo funky. Bob Stroger se réserve la quatre cordes et chante le classique d'Eddie Taylor, "Bad boy". Au cours de ces dernières années, ce vétéran a remporté deux fois l'award du meilleur bassiste de blues. Quique et Luca son particulièrement inspirés pour attaquer le long blues lent "Outskirt of town". Une plage bouleversante. Jimmy Burns prête sa voix à "That's life". Et elle a du vécu ! Billy Branch vient souffler dans son harmo sur "Rocket 88". Il ne manque d’ailleurs pas de panache. Eddie C. Campbell chante et gratte sur son "Eddie's shuffle", un blues saignant. Enfin, en bonus, tout ce beau monde se retrouve en studio pour attaquer "Jammin' with friends", une finale très ‘Made in Chicago’. Un album sans prétention mais bigrement plaisant !

 

Girls In Hawaii

Everest

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Difficile de ne pas évoquer le drame qui a frappé Girls in Hawaii en 2010. L’accident de circulation qui a coûté la vie à leur batteur Denis Wielemans, frère d’Antoine, l’un des chanteurs du groupe, est toujours dans nos mémoires. Mais aussi dans l’esprit des musiciens. C’est ce qu’on ressent après la première écoute de leur 3ème opus, « Everest ». Un enregistrement qui s’est probablement transformé en une longue et douloureuse épreuve pour les membres de la formation de Braine-l’Alleud. Même si le climat est plus sombre et moins accessible, l’elpee creuse un même sillon que celui tracé par deux premiers essais, « From Here to There » et « Plan to Escape ». Les mélodies sont cependant moins contagieuses, et ne s’apprivoisent qu’après plusieurs écoutes. L’esprit de Grandaddy et le spectre de Sparklehorse hantent cette œuvre bouleversante. Des émotions accentuées par les voix tellement fragiles, le plus souvent conjuguées en harmonie, d’Antoine et de Lionel. Si « Not Dead » et « Misses » peuvent se résumer en de véritables exutoires, l’opus baigne au sein d’un folk indie qui fait la part belle à l’esthétisme. Un esthétisme glacé, souvent ténébreux, mais tellement bouleversant. Les musicos de Girls in Hawaii ont conservé cet art à torcher des mélodies d’orfèvre, mais aujourd’hui très susceptible d’exacerber le spleen…

 

Rory Gallagher

Live in Cork (Dvd)

Écrit par

Rory Gallagher a sans doute été le plus talentueux guitariste de blues, en Irlande du Nord. Tout comme Lou Reed, il avait subi une transplantation du foie. Une opération qui s’est également soldée par un échec, puisque le natif de Ballyshannon s’est éteint en juin 1995. Il était alors âgé de 47 ans. Il avait effectué ses débuts au cœur du British Blues Boom des sixties, au sein de son trio Taste. A partir des années 70, il embrasse une carrière solo. Ce qui va lui permettre d’acquérir une énorme popularité. Notamment à cause des prestations qu’il accorde en ‘live’. Et puis parce qu’outre son talent, il était généreux, charismatique et sympathique. La discographie de Gallagher est riche, mais ses meilleurs albums, il les a enregistrés en public. Et en particulier "Live in Europe" et "Irish tour 74". Jusqu'à son dernier souffle, il est resté fidèle à sa Fender Stratocaster, datant de 1961.

Pour lui rendre hommage, de nombreuses vidéos lui ont déjà été consacrées, depuis son décès. Parmi les plus intéressantes, figurent "Irish Tour 74", "Live at Rockpalast", "Live in Montreux" et ce "Live in Cork". A l’origine, il était sorti en VHS. Intitulé "Messin' with the kid – Live at the Cork Opera House", il remontait à 1987. La nouvelle version est parue en Dvd. Le son a été masterisé. En outre, elle a été enrichie de toute une série de bonus : documents, photos, discographie ainsi qu’un guide perso de Rory Gallagher (NDR : ses bonnes adresses !)

Lors de ce set, Rory est soutenu par son fidèle bassiste Gerry McAvoy, le drummer Brendan O'Neill et l’harmoniciste Mark Feltham. Un concert de près de 80' au cours duquel il avait interprété des compos personnelles, mais également cinq reprises de classiques du blues.

Nous sommes donc en 1987. Après de nombreuses années d’absence, Rory revient à Cork, la ville où la famille Gallagher a vécu. Pour la toute première fois, l'enfant du pays se produit à l'Opera House.

Le concert s'ouvre par "Continental op", un rockin’ blues bien saignant, au cours duquel
Rory a recours au bottleneck comme il était sans doute le seul à pouvoir s’en servir de cette manière. Il embraie par "Tattoo'd lady", sans doute sa meilleure composition et surtout un cheval de bataille qu’il réservait à chaque concert. L'artiste est en grande forme. Le trio est rejoint par Mark Feltham. Il souffle brillamment tout au long de "Don't start me to talkin", une compo signée par le légendaire Sonny Boy Williamson II. Rory adapte une autre compo de ce dernier, "When my baby she left me". De toute bonne facture, "Ain't no saint" met en exergue les excellents échanges entre l'harmonica et les cordes. Gallagher nous réserve deux plages issues de "Top priority", un long playing paru en 1979. Tout d’abord "Follow me", qui opère un retour au rock blues. Ensuite, "Off the handle" un blues aux accents dramatiques, caractérisé par un dialogue entre le chant et les cordes. Gallagher aborde Leadbelly en solo, à la gratte acoustique. Puis "Out on the western plain", en se servant de son bottleneck. Et toujours dans le même registre, chante le "Wanted blues", un morceau issu du répertoire de John Lee Hooker. Retour à l'amplification pour l'instrumental "The loop". Il n’oublie pas le notoire "Shadow play", un titre extrait de "Photo Finish", long playing publié en 78. Ni la cover du "Messin with the kid", une plage popularisée jadis par Jr Wells. Lorsque le band revient sur les planches, c’est pour attaquer "Loanshark blues", un boogie qui figurait sur "Defender", un opus qui venait alors de sortir.

 

Delorean

Apar

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En choisissant le nom de cette mythique voiture (la DeLorean DMC-12) –LA véritable vedette de la trilogie ‘Retour Vers le Futur’– ces Basques (NDR : il sont issus de Zarautz) bénéficiaient déjà de toute notre sympathie ! En optant pour une pop dansante, éthérée et sophistiquée, ils étaient parvenus à éveiller notre attention. Ainsi, l’Ep « Ayrton Senna » puis « Subiza », leur 3ème album, ont véritablement mis en branle toute la blogosphère musicale, dès 2010.

Aujourd’hui établis à Barcelone, ces Espagnols, souvent comparés à des groupes comme Miike Snow, Washed Out ou jj, accordent une séduisante suite à leurs aventures pop teintées de musique dance et club influencée –dans l’esprit– par la crise économique que traverse leur pays. Leurs synthés éthérés (« Spirit ») ou plus sautillants (le légèrement orientaliste « Dominion ») confèrent un mélange de légèreté et profondeur à des morceaux d’apparence inoffensifs comme « Unhold » qui bénéficie du concours de la moitié de Charilift, Caroline Polachek. Peut-être pas un disque « Apar » mais définitivement un pas à côté de la pop mainstream pour Delorean…

 

Gracie Curran

Proof of love

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Issue de Boston, Gracie Curran est une jeune femme âgée de 28 ans. On ne peut pas dire qu’elle soit vraiment gracieuse, mais c’est une très bonne chanteuse de soul. On la compare d’ailleurs volontiers à Sharon Jones des Dap Kings, Shemekia Copeland voire Etta James. Suivant un rituel immuable, elle s’est forgée la voix en chantant le gospel. Pas difficile, puisque sa mère était la directrice de la chorale. Son High Falutin' Band réunit d’excellents musiciens. En l’occurrence le guitariste Tommy Carroll, le bassiste Paul Chase et le drummer John Wood. Pour enregistrer leur premier album, ils ont bénéficié de la production du vétéran local, Richard Rosenblatt, par ailleurs président du label Vizztone. Et lors des sessions, du concours de Roomful of Blues, soit les cuivres de Mark Earley et Doug Woolverton ainsi que les claviers de Bruce Bears.

Des accords de gratte écorchés nous invitent à pénétrer dans le monde musical de Gracie Curran. "Even with the rain" acquiert rapidement du rythme, et notamment lors de l'introduction de cuivres. La voix de Gracie est puissante. Incontestablement, c’est une ‘shouteuse’. Lente ballade, "Take you with me" évoque davantage le R&B à coloration Stax. Réplique féminine à Otis Redding, sa voix est capable d’affronter plusieurs octaves. Quant à la guitare, elle évolue sur le fil du rasoir. Rockin R&B plutôt funky, "Jack & Maryjane" repose sur un riff répété par les cordes et cuivres. Gracie enchaîne par "Rock & a hard place", une nouvelle ballade lente. La voix est bouleversante. Un vécu qui s’arrache de l'arrière-fond de la gorge. La référence à Otis Redding refait surface. Bruce Bears siège derrière son orgue Hammond alors que Tommy fait vibrer ses cordes. Nerveux, funky, vivace, "Can't getta" est un R&B classique qui évoque Aretha Franklin ; cependant, la voix de Miss Curran est plus ravagée. Elle serpente entre les cuivres, ne tolérant que les notes délirantes de Carroll. Décidément cette chanteuse à la peau blanche possède une voix très noire. Elle la force circonstanciellement. Et même au bord de l’épuisement, elle parvient encore à convaincre. A l’instar de "Told me so", une autre ballade R&B fort bien construite, caractérisée par ses changements de tempo. Blues classique, "Been all over" adopte un motif rythmique qui accroche instantanément l’oreille. Le producteur, Richard ‘Rosy’ Rosenblatt souffle dans l'harmonica ; et cet assemblage fonctionne à merveille. On se prend d’ailleurs une claque, en écoutant cette plage. La formule bien au point, elle chante un autre R&B indolent intitulé "Weight of her world". "With friends like these" clôt cet opus. La piste s’ouvre par des percus ténébreuses. Gracie susurre ses mots très lentement devant l'orgue et les interventions discrètes de la trompette jouée par Doug Woolverton.

 

Spycker

Voted away

Écrit par

On ne sait quasiment rien de l’individu qui se cache derrière le patronyme Spycker, un nom  choisi pour rendre hommage à un troubadour du XVIème siècle, natif d’Amsterdam, Armelius Klaasz Spycker. Dans sa brève biographie, on apprend seulement que le jeune homme est né dans ville hollandaise de Zoeterwoude (située au nord de La Haye) et qu’après s’être essayé à la physique, il est parti durant plusieurs années dans la campagne bulgare. Là-bas, il aurait compris que notre Seigneur était un Dieu jaloux et colérique ! Un garçon atypique!

Pour atteindre son objectif, le Batave n’a pas hésité à choisir l’autoproduction. « Voted Away » débute par plusieurs morceaux de folk ‘aquatique’. La voix de l’artiste est plus ou moins modulée par les effets. Sa guitare acoustique est soutenue par de subtils arrangements minimalistes. Une basse par ici, un orgue par-là, le tout est toujours parfaitement dosé. Pourtant, l’émotion est bien présente. Et l’excellent « Mean Professional » en est la plus belle illustration. La première moitié de l’album est tout à fait convaincante. Particulièrement créatif, le folk de Spycker exige plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur. En seconde partie d’opus, soit à partir de « Blind Pig Blues », l’elpee verse davantage dans le blues. Le timbre du Hollandais s’y révèle beaucoup plus écorché. A tel point qu’on pense bien sûr à Tom Waits. Il y a plus désagréable, comme comparaison ! Dommage de clore son parcours par deux titres chantés dans la langue de Vondel. Il aurait pu s’abstenir. Sans quoi, cet album est une jolie petite découverte…

 

Sheba

Butter on my rolls

Écrit par

Surnommée The Mississippi Queen, Sheba est née à Sunflower, dans le Mississippi (NDR : of course !) De son véritable nom Martha Booker, elle est issue d'une famille de cueilleurs de coton. Sa vie était d’ailleurs essentiellement partagée entre ce dur labeur et l'église, où elle chantait le gospel. Elle accompagne sa mère, ses frères et sœurs pour aller vivre en Floride, où elle commence à chanter au sein des Grove Girls. Elle rencontre Freddie Nelson et le couple s'installe à New York. Ils s'y produisent sous le patronyme de The Swingers. C'est alors qu'elle se passionne pour la mythique chanteuse de jazz, Billie Holiday. Quinze ans plus tard, elle retourne à Miami en compagnie d’un autre musicien, Yosiah Israel. Elle y découvre enfin le blues, la musique de ses racines, à l’écoute de BB King, Koko Taylor et Etta James. Elle fonde ensuite les Rhythm Kings. Le groupe multiplie les tournées puis grave son premier elpee, "Miss Good'n' Plenty". Elle cherche de nouveaux musiciens et engage finalement le True Blues Band, ou plus exactement le Roach Thompson Blues Band, c’est-à-dire le backing group du guitariste floridien Warren ‘Roach’ Thompson, soit le bassiste George ‘Chocolate’ Perry, le drummer Michael ‘The dog’ Gauthier, également préposé aux gadgets électroniques, claviers, cuivres et cordes synthétiques ainsi que le joueur de slide, Chuck Juntzman. C’est flanquée de ce line up qu’elle a enregistré ce " Butter on my rolls", œuvre pour laquelle elle signe toutes les chansons!

L'album s’ouvre par le rythmé "Dance jump", une plage chargée de swing. La voix de Sheba est bien forgée dans le gospel. Naturelle, puissante elle est même remarquable. Roach Thompson libère des notes vivaces dès qu’il en a l’opportunité. Gauthier essaime des sonorités synthétiques à l’aide de ses claviers. Pas vraiment ma tasse de thé. La Mississippi Queen chante autoritairement "Real good woman", un excellent blues lent tapissé par l’orgue, et au cours duquel les cordes de Roach vibrent subtilement. Dommage, une nouvelle fois, la présence de ces cuivres synthétiques. Gauthier et Perry auraient mieux fait de s’abstenir ! De toute bonne facture, "Big man" est imprimé sur un tempo contagieux. La voix de Sheba est talonnée par les cordes délicates de Thompson. Tendre ballade, "Can't help lovin' my man" véhicule des intonations soul et jazz. La slide de Chuck Juntzman s’impose tout au long du vivifiant "Oh so good". Bien rythmée, "Pourin' rain" est une plage destinée à la danse, une compo que Roach colore de tonalités personnelles. En libérant des accords de gratte acoustiques et métalliques, à l’aide de sa Resonator, Juntzman nous ramène dans son Mississippi natal. De quoi apaiser Sheba qui nous raconte longuement, tout au long de ce "Blues of my soul", les lointains souvenirs de son enfance. "Butter on my rolls" est introduit par des accords de piano, un superbe blues lent qui met en exergue sa voix saturée d’émotion. Une voix qui se fait grave pour interpréter, "Don't say goodbye", une chanson d'amour… Après un jump blues musclé intitulé "Ms Good-n-Plenty", l’opus s’achève par "Good good lovin'", un dernier blues chargé de passion, mais malheureusement, une nouvelle fois altéré par des claviers synthétiques…

 

Jake Bugg

Un secouriste de premier choix…

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L’Aéronef est relativement bien garni, ce vendredi 22 novembre, pour accueillir le kid de Nottingham. De son véritable nom Jake Edwin Kennedy, Jake Bugg vient de sortir son second opus. Intitulé « Shangri-La », il fait suite à un éponyme, publié l’an dernier. Un disque pour lequel il a notamment reçu le concours du drummer de Red Hot Chili Peppers, Chad Smith, mais également de Rick Rubin à la mise en forme. C’est d’ailleurs au sein des studios du célèbre producteur que Jake a enregistré cet elpee. Son titre se réfère d’ailleurs au nom de son studio, sis à Malibu, en Californie.

Mais place tout d’abord à HoneyHoney. Le duo monte discrètement sur l’estrade. Ben Jaffe se charge de la batterie et de la guitare, tandis que Suzanne Santo se réserve les vocaux, alternant banjo, violon ou gratte sur les titres les plus perspicaces et engagés. Malgré sa silhouette de rêve, Suzanne n’a pas une voix exceptionnelle. Elle est même plutôt insipide. Et si le couple nous a proposé un cocktail de Jazz, Country, Soul, Pop, Rock et Prog, je dois avouer ne pas y avoir trouvé mon compte…

Vers 21h30, les lumières s’éteignent et Mister Bugg entre en scène. « There’s A Beast And We All Feed It » ouvre le bal. Pas de doute, la température de la salle va rapidement s’élever. Et pour cause, les applaudissements sont à peine terminés que « Trouble Town » embraie dans le même registre.

Jake Bugg affiche beaucoup de maturité malgré son jeune âge et on ressent très rapidement qu’il est adepte de la perfection. Il maîtrise complètement son sujet et captive très rapidement son auditoire, enchaînant pour troisième morceau, « Seen It All », instant choisi par les aficionados pour dégainer les smartphones. C’est aussi à ce moment que les jeunes filles, venues en nombre ce soir, entrent en hystérie (NDR : bonjour les oreilles !)

La selist du Kid est bien rôdée et équilibrée. Il alterne judicieusement passages acoustiques et solos électriques.

«  Slum Sunrise » est un titre qui me fait penser à Arctic Monkeys. A cause des riffs très recherchés et tellement efficaces ; mais on se rend compte que la voix de Bugg ne colle pas vraiment aux compos trop enlevées.

Heureusement «  Ballad Of Mr Jones » va réconcilier tout le monde. Son timbre si particulier colle bien mieux aux ballades folk, très old school.

Jake va cependant devoir stopper l’interprétation d’une de ses merveilleuses ballades, au beau milieu d’une d’entre elles, suite au malaise vécu par un spectateur. L’artiste est soucieux de son public. Il signale alors instantanément aux services de secours, l’endroit exact de l’incident. Avant de reprendre le cours de sa ballade, dès que la situation est à nouveau sous contrôle.

« What Doesn’t Kill You » achève le concert au cours duquel le Britannique a puisé dans ses deux long playings.

Il va encore nous réserver trois titres lors de son rappel. Tout d’abord « Broken », puis une cover du « Hey Hey, My My (Into the Black) » de Neil Young, avant de définitivement tirer sa révérence sur le très Cash « Lightning Bolt » !

Setlist :

There’s a Beast and We All Feed It, Trouble Town, Seen It All, Simple as This, Storm Passes Away, Two Fingers, Messed Up Kids, Ballad of Mr Jones, Country Song, Pine Trees, Song About Love, Slide, Green Man, Kingpin, Taste It, Slumville Sunrise, What Doesn’t Kill You

Encore : Broken, Hey Hey, My My ( Into the black ) ( Neil Young cover ), Lightning Bolt

(Voir la section photos ici)

 

 

Baths

Bug in the Baths bin

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L'Américain Will Wiesenfeld aka Baths ouvrait l'édition 2013 de l'Autumn Falls. On était impatient de découvrir la version live de son deuxième album "Obsidian". Après avoir courageusement bravé la tempête sur l'autoroute et pataugé dans les énormes flaques d’eau entourant le Botanique, on espérait que le concert nous ferait oublier le stress et les pieds gelés. Pas de chance, le temps de se sécher et c'était déjà terminé. En effet, le Californien nous a gratifié d'un set d'à peine 50 minutes émaillé d'une série de problèmes techniques.

Lorsque nous pénétrons dans la salle, légèrement frigorifiés, nous avons la surprise de découvrir un gars en minishort de jogging affairé sur des branchements. ‘Waw, il a pas froid le technicien’ me souffle la photographe. Mais ce n'est pas un technicien, c'est Baths lui-même, lunettes de geek sur le nez, polo sans âge et chaussettes brunes sur vieilles baskets qui à l’aide de son complice de scène cherchent à brancher leurs laptops. Le concert commence en retard et Will Wiesenfeld nous annonce rencontrer quelques soucis techniques et ne pas être tout à fait certain d'assurer vocalement vu la fête qu'il a fait la veille et la fatigue d'une longue tournée. Après quelques tentatives de vocalises et un premier plantage qui me ruine le tympan gauche, le spectacle peut enfin démarrer.

L'Orangerie est bien remplie et on peut constater que Baths attire un public de tous âges (de 18 à 50 ans à vue de nez) : les jeunes devant, le téléphone greffé à la main, les vieux, à tronches d'intello, derrière. Très décontracté, l'artiste se fend régulièrement de quelques blagues qui font souvent mouche. L'assistance est bienveillante et préfère s'amuser des problèmes techniques. Pourtant, le son est loin d'être ‘topissime’ et le début de parcours plutôt bancal.

On est donc loin de la production ciselée des albums et les mélodies sont un peu mises à l'arrière-plan, noyées sous une tonne d'effets. Baths passe sans cesse d'un micro à l'autre et de son piano à son rack d'effets, samplant au passage sa voix et quelques notes de claviers. Cette technicité semblent impressionner l'assistance, moins votre serviteur. Les deux protagonistes s'en donnent en tout cas à coeur joie, se lançant dans des sortes de battles de rack d'effets et de boucles sonores. Certes, ces versions live sont bien plus pêchues, les beats sont lourds et les têtes balancent sur ces sonorités quasi IDM et ces rythmiques tantôt electro tantôt abstract hip hop ; mais l’ensemble manque quand même un peu d'émotion. La dimension nostalgique voire mélancolique des albums est assez peu présente hormis peut-être dans certaines parties vocales. Une voix qui, étonnamment, se fait presque hardcore dans les moments les plus endiablés. On ne s'attendait pas à ce genre de hurlements.

La fin du concert est plus convaincante. Des morceaux comme "Lovely Bloodflow", "Phaedra" et surtout "No Eyes" sont de vraies réussites. Mais c'est sur une impression mitigée et pour le moins frustré par la durée de la prestation que je quitte la salle. Les larges sourires affichés par les spectateurs, à la sortie, m’autorisent à penser que mon oreille meurtrie, mes chaussures engorgées et la perspective d'une heure et demie de trajet dans la neige fondante ont peut-être un peu biaisé mon jugement. Baths est juste un mec cool qui est parvenu à assurer son show, malgré les aléas techniques. Après tout, ce côté bricolé, qui peut passer pour du dilettantisme, est propre à l'écurie Anticon et le concert est bien dans la lignée de ceux des autres membres de ce formidable label auxquels j'ai assisté. Le talent n'est-il pas de proposer de la qualité sans avoir l'air d'y toucher ? En toute décontraction.

Autumn Falls

(Organisation Toutpartout + Botanique)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

Le spectre de Laibach.

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Le groupe slovène Laibach revient aujourd'hui avec un Ep intitulé « S » à télécharger gratuitement sur http://spectre.laibach.org

Découpé en quatre plages dont une reprise du « Love on the Beat » de Serge Gainsbourg, le disque a été enregistré à la Tate Modern de Londres ; et il constitue la suite logique d’« An introduction to... Laibach » paru l'année dernière, mais aussi à la B.O. composée pour le film "Iron Sky".

Laibach prépare actuellement son premier album studio depuis la sortie de « Volk », en 2006.

« Spectre » paraîtra en février 2014 chez Mute.

Un avant-goût ce nouvel elpee est à découvrir via le trailer. Et c’est ici

 

 

 

 

 

 

De l’amour à la mort chez Warpaint…

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Le premier single issu du nouvel album des Américaines Warpaint est à découvrir sur YouTube.

« Love is to Die » a été produit par Flood (PJ Harvey, Sigur Ros, New Order, Nick Cave & The Bad Seeds et Foals) et mixé par le même Flood ainsi que Nigel Godrich (Radiohead).

http://www.youtube.com/watch?v=OnuFYYJHaY0

Track Listing

1. Intro
2. Keep It Healthy
3. Love Is To Die
4. Hi
5. Biggy
6. Teese
7. Disco//very
8. Go In
9. Feeling Alright

10. CC
11. Drive
12. Son

 

 

Booka Shade rêve de Manchester.

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Le duo électro berlinois Booka Shade vient de publier son 5ème opus, un disque manifestement influencé par scène house de Manchester.

Walter Merziger et Arno Kammermeier ont présenté le morceau « Love Inc » en avant-première d’« Eve » lors de l’édition 2013 d’I Love Techno.

http://gentlepromotion.us6.list-manage.com/track/click?u=640c0aeb1c&id=2fe65b6507&e=2bcf7049d3

 

 

David Carreira et Snoop Dogg en duo.

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Difficile de suivre les projets imaginés par Snoop Dogg, ces derniers temps…

Le Californien est de retour mais en compagnie du Franco-portugais David Carreira. « A Forca Esta Em Nos’ », c’est le titre de la compo interprétée par le dont vous pouvez découvrir le clip ici

 

 

 

Les Bâtards Suprêmes d’Alka…

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Le nouveau clip d’Alka, réalisé par Fafi, du morceau « Bâtards Suprêmes », est à découvrir sur YouTube. Il est issu du nouvel album de la Française, « La Première Fois », composé en compagnie de Benjamin Biolay.

http://youtu.be/Hgk7YO5M1KM

 

 

Night Beds Premiere à la recherche des printemps perdus…

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La vidéo de « Lost Springs », un nouvel extrait du dernier album des Américains de Night Beds Premiere, est à découvrir sur ici

En concert à l’AB Club le 20 novembre prochain.