Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

logo_musiczine

La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26654 Items)

Samantha Fish

Black wind howlin’

Écrit par

Agée de 24 printemps, Samantha Fish est originaire de Kansas City. Cette jeune chanteuse/guitariste y a fait ses premières armes, et tout particulièrement au sein du club local Knuckleheads Saloon. Elle y tape dans les oreilles de Mike Zito et Tab Benoit. Miss Fish s’était illustrée en 2011, lors de la tournée organisée par Thomas Ruf, baptisée ‘Girls with guitars’, un périple au cours duquel elle était accompagnée par l'Anglaise Dani Wilde et Cassie Taylor (NDR : c’est la fille d'Otis). L'année dernière, elle publie sa première oeuvre en solitaire chez Ruf. Intitulé "Runaway", cet opus est bien reçu par la critique. Elle a également participé aux sessions d’enregistrement de "Turquoise", un long playing signé Devon Allman et paru sur le même label allemand. Ce nouvel elpee a été concocté au studio Dockside de Maurice, en Louisiane, sous la houlette de Mike Zito.

Samantha a du tempérament. Elle débute en force par "Miles to go", un morceau très dynamique, imprimé sur un tempo delta blues particulièrement enlevé, au cours duquel notre blonde est constamment à l'attaque. Southern blues, "Kick around" évoque les Georgia Satellites de la belle époque. L'ami Zito se réserve le poste de soliste et donne la réplique vocale sur cette compo au rythme entraînant. Miss Fish a reçu le concours de Zito pour écrire "Go to hell". Le tempo est toujours aussi offensif. Le riff rythmique puissant. Mais pour la circonstance, c’est Paul Thorn, un bluesman du Wisconsin, qui colore le morceau de son timbre chaleureux. Armée de son bottleneck, Samantha impose une cadence qui fleure bon le Mississippi blues tout au long de "Sucker born", alors que le vétéran Jumpin' Johnny Sansone galvanise le tout de son harmonica. Un sommet de ce long playing ! Ballades acoustiques, "Over you" et "Let's have some fun" nous permettent savourer une autre facette du timbre vocal de Samantha. Et pour cause, il s’y révèle particulièrement délicat. La reprise du célèbre "Who's been talking" de Howlin' Wolf trempe dans le blues pur et dur. Pas de fioritures. Des accords de gratte bien dosés et respectueux. Seul l’harmo de Sansone est flamboyant. L’énergie et l’âpreté font leur retour pour "Lay it down", un boogie constamment sur la réserve qui laisse la part belle aux cordes. Hard blues rock, "Heartbreaker" s’inspire à nouveau du Delta, une piste dont le riff de slide est probablement exécuté par Zito. "Foolin' me" concède des accents plus pop rock. La titre maître macère dans le delta funk blues.  Samantha démontre tout son art à maintenir la tension lorsqu'elle s'évade sur ses cordes, dans un registre proche d’un Jimi Hendrix. "Last september" achève l’elpee, une ballade dont la touche country est apportée par le violon de Bo Thomas.

 

Carlton Melton

Photos of Photos

Écrit par

Prendre des photos de photos ! Drôle de titre choisi par ce groupe réunissant des musiciens hirsutes. Mais pas vraiment une surprise, quand on connaît quelque peu Carlton Melton, dont la musique est réputée enfumée et absconse. Les 6 plages de cet opus baignent au sein d’une forme de post rock psychédélique ouverte au drone et au stoner, néanmoins. Soit le fruit de la rencontre entre guitares hypnotiques, tourbillonnantes, rythmes tribaux, orgue stratosphérique et boucles étrangement pulsantes. Un trip sonore opiacé né du cerveau complètement détraqué de ces Californiens, culminant à une bonne vingtaine de minutes sur « Adrift »…

Au sein de ce combo on retrouve l’ex-Zen Guerrilla, Andy Duvall, à la guitare et aux drums ; mais surtout John McBain, ancien guitariste de Monster Magnet. Ce dernier s’est chargé de la production et du mastering, mais surtout des bidouillages atmosphériques à l’aide de son très vintage echoplex. Une expression sonore qui devrait ravir les aficionados d’Earth ou de Comets on Fire. Evidemment, la fumette est vivement conseillée avant de pénétrer dans l’univers sonique/spatial (biffez la mention inutile) de « Photos of Photos ». D’ailleurs, des titres de morceaux comme « Space Treader » et « Smoke Drip » sont suffisamment éloquents…

 

Alt

I'm a singer # 2 (Ep)

Écrit par

Il y a quelques mois, Alt, formation française originaire de la région parisienne, entamait la publication d’une série de quatre Eps. Autoproclamé à l’époque ‘damaged rock’, leur premier essai m’avait laissé perplexe. Si le concept de cette série m’avait paru original, la première plaque tirait un peu trop dans toutes les directions, sans jamais atteindre son but, pour vraiment convaincre.

Ce second essai est donc paru un quadrimestre plus tard. On y retrouve bien la patte de la formation issue de l’Hexagone. Soit un mélange de stoner (« 2000 Times ») et d’indus (« This Ain’t no Hit », « Set to Drown »). 

Nonobstant son timbre éraillé à la James Hetfield, la voix du chanteur n’a rien de particulièrement excitant. Hormis le solo du morceau qui ouvre la plaque, les riffs de gratte sont carrément datés et ont fait long feu. Pourtant, manifestement, tous les musiciens sont excellents. Malheureusement, leurs aptitudes ne suffisent pas pour torcher de bonnes compos. Il faut aussi de la créativité ! Entre la sortie de son premier Ep et du deuxième, manifestement Alt n’a pas évolué. On a donc le droit d’être déçus…

 

Alt

I'm a model # 3 (Ep)

Écrit par

« I'm a model » fait donc suite à « I’m a Dancer » et « I’m a Singer ». Il s’agit donc du troisième et avant-dernier Ep d’une série de quatre planifiée par le groupe français Alt.

Comme les deux premiers Eps ne m’avaient pas vraiment convaincus, me farcir la chronique du troisième, ne m’enchantait guère. Il ne m’a cependant pas été trop difficile de passer outre ces considération, car « I’m Model » est limité à 4 plages. Et au final… je dois bien avouer avoir été agréablement surpris. Le trio semble avoir trouvé la bonne formule. Le drumming est toujours aussi impressionnant, mais les guitares servent un punk rock efficace. Et les mélodies sont contagieuses. En outre, la voix de chanteur colle beaucoup mieux à l’expression sonore. Seul le dernier titre passe un peu à travers. Une évolution que j’espère voir confirmer sur le prochain Ep

 

Sweet Baboo

Ships

Écrit par

Outre ses origines patriotiques, Stephen Black partage avec Gorky’s Zygotic Mynci une certaine vision humoristique et rêveuse de la Pop.

Quelques autres influences et/ou références (selon le point de vue) parsèment cet album, le quatrième de sa discographie.

Mais on retiendra surtout la présence d’agréables chansons bourrées d’une poésie empreinte de second degré.

« Ships » navigue donc sur une mer d’huile.

Ses sirènes appellent à la bonne humeur, mais leurs chants restent lointains ; et il y a fort à parier que peu de marins viendront se perdre dans leur sillage.

Un bon album qui révèle un excellent travail de songwriting mais où il manque cette étincelle qui permettrait de réellement s’extasier.

 

Son Of Dave

Blues at the Grand

Écrit par

Son of Dave, c'est le patronyme utilisé par Benjamin Darvill pour baptiser son projet. Agé de 46 balais, il est originaire de Winnipeg, au Canada, mais vit aujourd'hui à Londres. Au cours des 90’s, il a milité au sein du groupe de folk/rock Crash Test Dummies. Il joue de la guitare, de la mandoline, du piano, de l'harmonica, se sert de boîte à rythmes et chante. Il est également auteur et compositeur. SoD compte à ce jour 5 elpees à son actif. Le dernier, "Shake a bone", est paru en 2010 ; et il avait été très bien reçu de la critique. Pour concocter ce « Blues at the Grand », il a de nouveau joué à l’homme-orchestre, ne tolérant pour collaborateurs que la présence de Martina Topley Bird ainsi que du claviériste Will Foster. Benjamin a conservé une certaine filiation au blues. Comme harmoniciste, il puise d’ailleurs son inspiration chez de vieux bluesmen comme James Cotton et Sonny Terry?

Les instruments se mettent en place : piano, harmonica, boîte à rythmes et saxophone. Son of Dave est sur les rails pour transporter "Well, well, well", un boogie accrocheur, parcouru par la voix overdubbée de Miss Topley Bird. Une cadence syncopée prévoit une "Hot summer night". De sa voix sans éclat qu'il force pour dominer les harmonies vocales féminines, Benjamin crie sa joie de vivre cette chaude nuit d'été. Les drums imposent le tempo alors que chaque couplet est ponctué de quelques phrases à l'harmonica. Pop/soul, "We goin' out" est une piste très dansante, contagieuse, caractérisée par le travail impeccable opéré par Jimmy Hogarth à la production ; chiadées, les voix féminines et masculines se répondent à propos. Une formule reconduite sur "Titty shake", une forme de ‘work song’ adaptée au XXIème siècle. Les voix et les percussions cèdent ensuite le relais à de timides envolées à l'harmonica et au saxophone. "They let too many people in" navigue quelque part entre hip hop et R&B. Si la voix est volontiers grave, elle est capable d’adopter d’autres registres. Le recours à la musique à bouche est destiné à renforcer le caractère hypnotique du tempo de cette compo relativement dense. Et lorsque la voix de Darville plonge dans les graves, c’est pour mieux pénétrer dans le blues basique. Ballade empreinte de délicatesse et d’esthétisme, "Old Mexico" est subtilement sculpté dans les cordes de guitare acoustiques d’inspiration hispanique. Et le résultat est particulièrement grisant. Malgré ses percussions électroniques et les boîtes à rythmes, "Miss Katalin" lorgne vers le mythique Sonny Boy Williamson. A cause des effets sur les vocaux et de l’harmo. Ballade mélodieuse, "Bow wow" baigne dans la douceur. Même la voix est paisible. Et la présence de claviers est destinée à renforcer l’aspect contagieux de cette plage. Une face séduisante qu’on retrouve sur "Lay your hands", morceau au cours duquel le timbre fragile de Martina s’immisce discrètement. Encore un titre pop/soul, "Poor me". Une composition cependant chargée d’accents exotiques et à la structure complexe. Son of Dave nous quitte sur "If only". Sa voix, le piano et son harmonica aussi. Si ce disque est de bonne facture, on regrettera sa brièveté. A peine une demi-heure, c’est un peu court, cher Benjamin !

 

Valerie June

L’année de la Méduse ?

Écrit par

Ce samedi 16 novembre, Valérie June revenait au Botanique, à l’Orangerie très exactement, quelques mois seulement après s’être produite à la Rotonde. L’une des révélations féminines de l’année est parvenue à conquérir tant le public féminin que masculin, grâce à son album « Pushin’ Against a Stone ». Ce n’est donc pas étonnant que le Bota affiche une nouvelle fois ‘complet’ ce soir.

Pour assurer sa première partie, la demoiselle a emmené un groupe issu du Missouri dans ses valises : le Ben Miller Band. Leur country-blues est une parfaite mise en bouche. Un avant-goût de l’atmosphère sudiste qui va baigner la salle, toute la soirée. Aussi, lorsque le trio vide les lieux, après avoir accordé un set irréprochable, la température est déjà montée de quelques degrés.

Lorsque la native de Memphis (NDR : c’est dans le Tennessee) monte sur l’estrade, un fan lui adresse un ‘I love you’ évocateur. Faut dire que la jeune femme possède plusieurs cordes à son arc. Outre son talent de chanteuse et de musicienne, Valérie June Hockett est vraiment charmante. Luxuriante, en forme de méduse (NDR : référence à l’une des trois Gorgones, dans la mythologie grecque), sa chevelure impressionne. Elle est vêtue d’une robe pailletée et d’un pantalon qu’elle ôtera au cours du concert, sans doute accablée par la chaleur qui règne dans la salle. Elle est soutenue par deux musiciens qui maîtrisent parfaitement leur sujet. Le premier se charge des fûts. Le second est partagé entre guitare, violon et violoncelle. Quant à l’Américaine elle passe aisément de la guitare acoustique à l’électrique ou du banjo à la mandoline. Enfin, son timbre nasillard est en tous points pareil à celui de l’elpee. Pendant, une heure et dix minutes, elle va interpréter la majorité des plages de son dernier opus, tels que les magnifiques « You can’t be told » ou encore « Somebody to Love », mais également de nouvelle chansons. Elle fait cependant l’impasse sur les compos qui nécessitent un line up plus étoffé, à l’instar du morceau gospel « Wanna be on Your Mind ». Entre chaque titre, outre les remerciements habituels, Valérie June prend le temps de discuter avec son public, racontant des histoires de famille, … Elle partage son plaisir d’être sur scène et le public est aussi réceptif que ravi.

Toujours dans le même état d’esprit, après le concert, elle improvise une séance d’autographes, et n’hésite pas à tailler une bavette avec l’un(e) ou l’autre mélomane. Quelle belle humilité pour une artiste aussi talentueuse !  

(Organisation Botanique)

 

Nick Cave

He's a god, he's a man, he's a ghost, he's a guru

Écrit par

Une rapide inspection de ma mémoire se solde par un constat effarant.
La dernière fois que j’ai assisté à un concert de Nick Cave, c’était il y a déjà dix-sept longues années.
Oui. Dix-sept ans.
Un concours de circonstances heureuses et je fonce vers Esch-Sur-Alzette, en cette soirée qui sent déjà le début de l’hiver.
La Rockhal
est encore une des dernières salles à permettre de profiter d’un live de grande envergure dans des conditions optimales.
Malgré une foule de fans, le confort reste idéal et c’est un luxe par rapport à certaines autres installations.
L’endroit propice pour retrouver cette légende vivante après autant de temps.
Nick Cave m’a toujours impressionné. De par son aura, de par son talent, de par son insatiable gourmandise au travail.
Si mon admiration s’était quelque peu estompée, suite à la publication d’œuvres un peu trop anecdotiques voire moins inspirées (NDR : exception qui confirme la règle, le projet parallèle baptisé Grinderman), « Push The Sky Away », paru cette année, avait sensiblement ravivé la flamme de ma passion.
Et si par malheur, j’avais oublié quel incroyable monstre de scène l’Australien incarnait, et bien il s’est chargé de me le rappeler ce soir. Une gifle énorme assenée par sa main rouge, laissant la marque de la bête sur mon visage cramoisi.

Toujours impeccablement sapés, Nick et ses mauvaises graines s’emparent de la scène. Et dès les premiers instants de leur set, les fans agglutinés à leurs pieds sentent déjà le souffle brûlant de cette atmosphère qui va bientôt consumer l’auditoire.

Entamant leur parcours par deux perles du dernier album en date, à savoir « We No Who U R » et « Jubilee Streeet ».

Un début en douceur, mais qui prélude déjà la rage contenue ne demandant qu’à exploser.

Un orage qui ne tarde pas à venir cambrer la silhouette de Warren Ellis, comme agité de spasmes électriques ainsi que son violon transformé en guitare, éructe ses notes magiques sur « Tupelo »

On ne dira jamais assez combien Monsieur Cave sait s’entourer de personnages se comportant comme de véritables révélateurs de tout son génie.
Mick Harvey ou Blixa Bargeld hier, Ed Kuepper ou le phénoménal multi-instrumentiste à la longue barbe mystérieuse aujourd’hui.

Et de plus, nul homme sur terre n’est à mon sens capable de tirer de telles complaintes fiévreuses d’un violon.

Tandis que celui-ci échange son instrument fétiche contre une flûte traversière, une « Red Right Hand » jette son ombre sur les murs de la salle.

Une apogée cyclonique qui se prolonge dans l’immuable « From Her To Eternity ».

Un déchaînement rageur qui nécessite forcément une accalmie, de sorte à contraster violement et laisser l’ex-Birthday Party nous démontrer, si besoin était, qu’il maîtrise parfaitement les deux extrémités du spectre.

Chuchotements et caresses vocales viennent donc grossir les cœurs sur « Into My Arms » après avoir été déposées par un vibrant « West Country Girl ».

Insistant auprès de son public pour cueillir l’une ou l’autre proposition, le groupe entame alors « Sad Waters » puis enchaîne par « God Is In The House ».

Alléluia ! L’univers s’est rétréci et s’est lové autour de nous.

Il lui faut donc retrouver sa place initiale ou tout du moins ses infinies proportions, alors Nick Cave attaque « Higgs Boson Blues »

Maître du temps et de l’espace, il se jette alors tête en avant dans une version enflammée de « Mercy Seat » tandis que son compère Ellis balance une énième fois son archet dans les airs à la fin du morceau.

« Stagger Lee » et « l’introspectif « Push The Sky away » viennent clôturer la première partie du concert de Nick Cave & The Bad Seeds

« Give Us A Kiss » largue de nouveau les amarres, mais le navire australien n’accordera plus que trois escales supplémentaires.

L’incontournable « Do You Love Me », le poignant « Weeping Song » et le vénéneux « Jack The Ripper » viennent alors clôturer ce voyage fantastique.

Le choix des chansons aurait pu être plus pertinent pour le vieux fan que je suis, mais il n’en demeure pas moins que la prestation de ce soir m’a définitivement et absolument rendu impatient de revoir ce monstre sacré.Et dire que je ne puis me rendre à Anvers, ce lundi…

(Organisation : L'Atelier)

 

Unknown Mortal Orchestra

Eblouissant !

Écrit par

Unknown Mortal Orchestra est un groupe réunissant le chanteur/guitariste/compositeur néo-zélandais Ruban Nielson (NDR : ex-Mint Chicks) et une section rythmique de nationalité étasunienne, à savoir le bassiste Jack Portrait et le drummer Riley Geare. Et le trio est établi à Portland, dans l’Oregon. Il se produisait à l’Ancienne Belgique de Bruxelles, ce mercredi soir, dans un Club sold out. U.M.O. est devenu un des fers de lance du néo-psychédélisme. Disons plutôt du psychédélisme contemporain, même si le band puise allègrement son inspiration dans les sixties, ce courant revenant cycliquement à la surface. Après avoir assuré le supporting act de grosses pointures comme Liars ou Grizzly Bear, la formation tourne aujourd’hui comme tête d’affiche. Responsable de deux elpees, sobrement baptisés « I » et « II », elle vient de graver un nouvel Ep intitulé « Blue Records ». Et on était impatients de découvrir les morceaux de cette dernière plaque…

En première partie, les organisateurs avaient invité un jeune combo batave. Issu d’Eindhoven, très exactement. Mozes and The Firstborn. Sur les planches, les quatre chevelus s’en donnent à cœur joie. Leur indie-rock est bien foutu. Les Néerlandais maîtrisent parfaitement leur sujet. Ils s’autorisent même quelques écarts en pseudo freestyle, mais retombent toujours sur leurs pattes. Une bonne surprise comme mise en bouche avant de passer aux choses sérieuses.

Vers 21h, Ruban Nielson monte sur l’estrade. Il a enfilé une veste qui va lui rester sur le dos tout le concert, alors que dans la salle, la température est caniculaire. Une première prouesse ! Barbu, Riley Geare se contente d’un marcel, et s’installe derrière ses fûts alors que Jacob Portrait va se planter à gauche de la scène. Unknown Mortal Orchestra entre directement dans le vif du sujet et attaque même plusieurs compos récentes. Ruban Nielson torture sa Fender Jaguar pour en extirper des sonorités plus hallucinées les unes que les autres. A chaque titre ou presque, le band s’autorise des envolées improvisées. Mais les musicos sont tellement complémentaires, que sans se regarder, et instinctivement, ils retrouvent le fil conducteur. Si les parties de guitare sont impressionnantes, celles du batteur m’ont totalement sidérées. Difficile de croire qu’il n’utilise que ses deux bras et ses deux jambes. Et où va-t-il chercher sa résistance pour maintenir un drumming si enlevé, aussi longtemps. Tout individu à la constitution normale, souffrirait de crampes après trois morceaux ! C’est même tout bonnement hallucinant ! (NDR : terme judicieux vu le style musical proposé). Evidemment, dans ces conditions, comment voulez-vous que le bassiste tire son épingle du jeu. En fait, il se charge de baliser le tout. Le groupe va puiser dans tout son répertoire, épinglant au passage le remarquable « How Can Yo Luv Me », fruit de la rencontre entre psychédélisme et soul. Déjà une heure qu’Unknown Mortal Orchestra est sur les planches. On n’a pas vu le temps passer. Le public est aux anges. Mais qu’il est difficile de revenir sur terre après avoir vécu un voyage sonore aussi éblouissant…

(Organisation Ancienne Belgique)

 

Volcano Choir

Gospel/Grace

Écrit par

Mobilisation relativement faible pour la première apparition de Volcano Choir sur nos terres. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé. En tablant sur l’accroche ‘Volcano Choir featuring Justin Vernon of Bon Iver’, le Botanique et le Cirque Royal espéraient certainement cocher toutes les cases du tableau de réservation. Mais c’est au final dans un Cirque Royal rétrogradé à son format ‘Medium’ que le barbu et ses idoles se sont produits, devant un public plus attentif que jamais.

Et quel bonheur, ce public ! Certes, les balcons du second étage se sont vus condamnés pour la soirée, suite à la vente faiblarde des tickets. Ce qui n’a pas découragé Volcano Choir, formation réunissant Justin Vernon et les six membres de l’une de ses formations fétiches, Collections of Colonies of Bees. Les sept musiciens ont offert un set majestueux devant un parterre des plus respectueux.

Dès l’entame, vers 21h, le Cirque Royal plonge dans un silence religieux. Justin Vernon se place derrière son pupitre dissimulant les textes des morceaux de la troupe ainsi que sa loop station. Les six CCOB s’installent derrière leurs instruments et le spectacle démarre sur « Tiderays », entame du second LP, « Repave ». S’ensuivent une heure et quart de pur ravissement, étayée par des versions sublimées de « Island, IS », « Acetate », « Bygone » et autres « Comrade ». Un set ponctué de trois nouveaux morceaux, dont « The Agreement » et « Valleyonaire », s’emboîtant parfaitement à l’ensemble.

Et toujours, ce silence salvateur entre ET pendant les morceaux. Aaah, le plaisir d’écouter un concert sans parasitage ! Les applaudissements, plutôt timides en début de parcours, enflent à la même mesure que l’intensité de la performance. La formation semble ravie. Ça tombe bien, nous aussi. Puis interviennent ces grands moments de grâce, « Alsakans », « Dancepack » et, en fin de set, une superbe version de « Still », morceau incorporant les textes du « Woods » de Bon Iver et extrait du –je ne le dirais jamais assez– génialissime « Unmap ».

La cohésion de groupe n’était pas nécessairement évidente en début de set, mais le septuor est parvenu, au bout de quelques morceaux, à faire oublier le côté ‘featuring Justin Vernon of Bon Iver’, qui aurait pu ébranler la solidité du show. Le Volcano Choir remballe ses bagages après avoir accordé un joli rappel consacré aux intenses « Youlogy » et « Almanach ».

Simplement superbe !

(Organisation : Botanique)

 

Lanes sort un premier album et rend hommage à Radiohead

Écrit par

Lanes, c'est un groupe electro-pop-rock issu du Sud de la France dont la belle histoire à commencé du côté de Nîmes en 2008. Ils avaient alors fait la première partie de Mika. Depuis, ils ont côtoyé Puggy, No One Is Innocent, Mademoiselle K, The Rapture sur les planches. Cette formation de quatre jeunes musiciens voit aujourd'hui leur parcours prendre un nouveau tournant avec leur premier album éponyme. Les titres sont teintés de rythmes empruntés à la culture pop anglo-saxonne. Les mélodies se veulent efficaces et allient machines électroniques, piano et guitare. Lanes n'aura plus qu'à défendre cet opus sur scène. Et ça commence dès le 16 novembre avec un concert au Bus Palladium à Paris.


Ted, Olive, Rémi et Flo rendent également hommage à Radiohead et à leur clip « Karma Police » à travers leur premier single « All Check Done ».

Pour voir le clip cliquez ici

 Facebook

 

 

Yeasayer part en live

Écrit par

Les Américains de Yeasayer sortiront un live de leur dernier album « Flagrant World » le 25 novembre prochain. « Good evening, Washington D.C. » retranscrira donc l'ambiance des deux soirées passées dans la capitale américaine. Au fil des 11 titres de "Fragrant World", le mélange des genres provient d'un large spectre : revisites de pop sombre, de funk nerveux, d'expérimentations exotiques au clavier, de vrombissements obsédants d'orgue, de basse exubérante. L'occasion aussi d'offrir à « Glass of the Microscope » un tout nouveau clip.

 Site du groupe

 

Un nouveau rêve pour Alice Rose

Écrit par

La jolie Danoise Alice Rose propose un nouvel album intitulé « Each is a DREAM ». Cet opus est le résultat de plusieurs mois de travail en studio. Les treize titres marquent non seulement ses origines nordiques mais alternent aussi entre les côtés sombres et rêveurs. Cet album est coproduit par le Britannique John Parish et par la musicienne techno Gabriel Ananda, une collaboratrice de longue date.

Tracklist:

1. Last Happy End

2. Into My Heart

3. Teardrops

4. I'm Gone

5. Mistakes

6. So Hot

7. On My Mind

8. Father

9. Smoke

10. Shadow Princess

11. Butterflies

12. Riot

13. each is a DREAM

Site

 

Album live pour Nick Cave & The Bad Seeds.

Écrit par

Nick Cave et ses infatigables Bad Seeds ont annoncé la sortie d’un 4ème album live. Ce sera pour ce 2 décembre.

« Live from KCRW » a été enregistré à Los Angeles par Bob Clearmountain

Malheureusement le concert au Lotto Arena d’Anvers le 18 novembre est déjà sold out.

Track listing:

1.   Higgs Boson Blues
2.   Far From Me
3.   Stranger Than Kindness
4.   The Mercy Seat
5.   And No More Shall We Part
6.   Wide Lovely Eyes
7.   Mermaids
8.   People Ain’t No Good
9.   Into My Arms (limited vinyl only)
10.  God Is In The House (limited vinyl only)
11.  Push The Sky Away
12.  Jack The Ripper

www.nickcaveandthebadseeds.com

 

Dalton Télégramme en cavale…

Écrit par

Enregistré au Jet Studio sous la houlette de Lucas Chauvière (M, Nicolas Repac, Salif Keita, Saule), « La Cavale » est le titre du nouvel Ep de Dalton Télégramme, lauréat Franc'Off 2010 et du concours Musiques à la française 2011.

Ce disque va permettre au quatuor liégeois de quadriller Bruxelles et la Wallonie, et ainsi à la rencontre de son public.

Le concept de « La Cavale » se déclinera sous la forme de showcases dans les gares belges, d'une tournée dans des bars et de petits lieux et un concert au Magic Mirrors de Bruxelles le 7 décembre.

La Route des Zincs : une tournée de plusieurs dates en octobre et novembre dans les ‘saloons’ de Bruxelles et de Wallonie (Durbuy, Liège, Huy, Louvain-la-Neuve, Soignies, etc.)

www.daltontelegramme.be

 

Premier single pour Billions of Comrades.

Écrit par

« Altars » est le titre du single de Billions of Comardes, le gagnant du dernier Concours Circuit, est disponible en téléchargement gratuit via ce lien : http://billionsofcomrades.bandcamp.com/

Il précède la sortie prochaine de « Grain », leur 1er album. La sortie de l'album est prévue pour le 3 décembre exclusivement en digital et vinyle sur le jeune label Black Basset Records.

Le groupe belge propose au cœur de leur flirt entre rock et electronica une musique aux structures asymétriques dans laquelle les sons organiques de leurs instruments fusionnent avec ceux issus du Tenori-On (séquenceur rarissime utilisé par Björk et Emilie Simon).

http://billionsofcomrades.bandcamp.com

03/12 : GRAIN Release Party @ Madame Moustache (Bruxelles)

Justin Timberlake assommant !

Écrit par

La nouvelle vidéo de Justin Timberlake est sur la toile. Son titre est pour le moins percutant :  « TKO ».

C’est un morceau issu de son nouvel album, « The 20/20 Experience – 2 OF 2 ».

http://smarturl.it/TKOvid

 

Death Mercedes en écoute gratuite.

Écrit par

La formation parisienne Death Mercedes a mis en écoute trois titres issus de leur premier album « Sans Éclat », qui sortira en vinyle 12", au cours du moins de décembre, via Throatruiner et Sieve And Sand Records.

Réunissant des membres issus de diverses formations (Amanda Woodward, Cowards, L'Homme Puma, Ravi), le groupe navigue quelque part entre screamo, crust et hardcore mélodique.

« Sans Éclat » a été enregistré et mixé par Francis Caste puis masterisé par Jay Maas de Defeater.

En écoute ici   

http://deathmercedes.tumblr.com/
https://www.facebook.com/pages/Death-Mercedes/212073125473530

 

Coco Business Plan !

Écrit par

Coco Business Plan est le fruit de la rencontre entre Julien Bouchard (The Silent Days) et Vincent Loisy, artiste peintre spinalien qui a fait ses armes musicales au sein de la scène Hardcore et DIY, au milieu des années 90's.

Une approche musicale brute : une guitare, une batterie et une voix !

Depuis peu, le duo est passé à un trio. Ottavia Simonin se charge ainsi des synthés, des percussions et des chœurs sur scène.

Dans les prochains mois, Coco Business Plan publiera son premier album, et nous invitera à le découvrir, à travers une dizaine de "chanséos" (chanson+vidéo). L’elpee s’intitulera « Hold On ».

http://www.youtube.com/watch?v=OpBY2bWGCbw

www.hotpumarecords.com

www.facebook.com/hotpumarecords

https://twitter.com/hotpumarecords

www.youtube.com/hotpumarecords

 

 

Son Lux pour y voir plus clair…

Écrit par

Ryan Lott, alias Son Lux, revient en force. Il vient ainsi de publier le magnifique « Lanterns ». Et le casting est impressionant : Chris Tile (The Punch Brothers), Peter Silberman (The Antlers) et Ieva Berberian (Gem Club).

Un artiste unique à découvrir le 18 janvier à l’ABClub de Bruxelles ou le 28 janvier au Vooruit de Gand.

 

Sugaray Rayford

Dangerous

Écrit par

The Mannish Boys est un groupe californien considéré comme le plus habile à fusionner le blues traditionnel et contemporain. Une formation a géométrie variable qui réunit des musicos disponibles au moment même. Il tournent un peu partout dans le monde, et surtout aux States. Au chant, on retrouve habituellement le vétéran Finis Tasby ainsi que Sugaray Rayford. Sugaray mesure plus d’1m90. Texan d'origine, il est issu d'une famille pauvre. Enfant, il chantait au sein d’une chorale gospel, à l'église, le dimanche. Ses véritables débuts remontent à un peu plus de dix ans, lorsqu'à San Diego, il se réserve le micro chez les Urban Gypsys, un groupe de funk et R&B. En 2004, il passe ensuite au blues en intégrant le backing group d’Aunt Kizzy'z, Boyz. Il participe alors à l’enregistrement de deux elpees, "Trunk full of bluez", dès qu’il débarque, et "It's tight like that", en 2007. Au cours de l’année 2011, il s'installe à Los Angeles où il est assez rapidement incorporé aux Mannish Boys. Entre-temps, il avait publié une première œuvre personnelle intitulée "Blind Alley", en 2010. 

L’elpee s’ouvre par "Country boy", un excellent blues inspiré par la cité des vents. Le tempo est contagieux. La voix de Sugaray, puissante, et le jeu d'harmonica de Sugar Ray Norcia, éblouissant. Ce dernier est notamment un ancien membre des Bluetones et de Roomful of Blues. Les interventions de cordes dispensées par Gino Matteo sont à la fois brillantes, judicieuses et percutantes tout au long de "Stuck for a buck", un R&B cuivré. Imprimé sur un mid tempo, "I'm dangerous" baigne dans un style assez proche de Muddy Waters. Sugar Ray Norcia tire à nouveau son épingle du jeu à l'harmo, alors que (Little) Anthony Geraci se réserve le piano. Signée Norcia, "Two times sugar"est une superbe composition. Sugaray Rayford et Sugar Ray s’y partagent les vocaux particulièrement soul, devant la guitare inspirée de Monster Mike Welsh. Blues lent nightclubbien, "When it rains, it pours" est issu de la plume de Pee Wee Crayton. La voix de Rayford est chargée d'émotion au cœur de ce climat très T-Bone, caractérisé par la présence de Fred Kaplan aux ivoires et Frank Goldwasser aux cordes. "Pretty fine mama" semble sortir tout droit du pays des bayous. La guitare de Monster Mike Welsh libère des sonorités vibrantes, bien réverbérées. Randy Chortkoff est le responsable de cette compo. Il souffle dans son harmonica, pendant que Goldwasser s'éclate sur la slide. Il est toujours préposé à la slide tout au long de "Goin' to Texas", un long slow blues souligné par l'harmo de Kim Wilson. Enlevé, "I might do sometin' crazy" adopte le tempo du "Wang dang doodle" de Willie Dixon. A la gratte Kid Andersen nous réserve une intervention particulièrement originale. Remarquable blues lent, "Surrendered" nous replonge encore dans un climat proche de Muddy Waters. La voix de Rayford est bourrée de feeling. Kim Wilson souffle parcimonieusement dans son harmo, mais Goldwasser et Geraci ne s’effacent pas pour autant du décor sonore. Blues acoustique, "Need a little more time" se révèle à la fois primitif et dépouillé. Une grande complicité s’établit entre la voix et la National steel de Frank Goldwasser. Big Pete est néerlandais. Il enflamme "Keep her at home", un boogie nerveux, de sa musique à bouche. D’excellente facture, cet opus s’achève par "Preachin the blues" un prewar blues signé Son House. Frank se charge de la slide, Bill Stuve de la basse acoustique et Jim Bott des percus.