La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Abel Caine se les gèle…

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Après avoir publié "East West", le groupe électro-pop belge Abel Caine revient aux affaires et nous dévoile son tout nouveau titre : "Freeze". 

Il précède la sortie d’un album prévue pour mars 2014.

Vous pouvez télécharger ce nouveau single sur les liens suivants : wav ou mp3.

www.facebook.com/abelcaine.music

http://abelcaine.bandcamp.com/

 

 

Les Temples du soleil ont leur structure…

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La formation psychédélique insulaire Temples publiera son 1er album chez Heavenly Recordings, le 10 février prochain. Son titre ? « Sun structures ». Il sera précédé par le single « Mesmerine », dont la sortie est prévue pour le 13 janvier.

Tracklisting 

1.   Shelter Song
2.   Sun Structures
3.   The Golden Throne
4.   Keep In The Dark
5.   Mesmerise
6.   Move With The Season
7.   Colours To Life
8.   A Question Isn’t Answered
9.   The Guesser
10. Test Of Time
11. Sand Dance
12. Fragment’s Light

http://pitchfork.com/reviews/tracks/16352-mesmerize/
https://soundcloud.com/templesofficial/temples-mesmerise

 

Youngblood Brass Band

Copie parfaite!

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Avant de se rendre à Louvain pour y prester une dernière date européenne, les New-yorkais opéraient une halte dans le Nord de la France. A Tourcoing très exactement. Ce vendredi soir, ils se produisaient donc en la salle du Grand Mix. Jouissant d’une excellente réputation en ‘live’, le collectif avait attiré la foule. Le concert était d’ailleurs presque sold out. Youngblood Brass Band venait défendre son dernier opus, « Pax Volumi ». Un album que je vous conseille vivement, si vous aimez le style. Pas de souci à se faire, il vaut le coup.

En première partie, le Grand Mix avait invité un DJ anglais répondant au doux nom de A La Fu. Vu le pseudo, on devait manifestement être aux aguets… Seul derrière ses platines, il triture ses boutons durant une quarantaine de minutes. Si son électro minimaliste ne passe pas trop mal rampe, le public s’es tape complètement. Bref, on se serait bien passé de cette mise en bouche. Quant au gaillard, nul doute qu’il aurait préféré s’exprimer dans de meilleures conditions. Ou même à la limite, rester dans son Albion natal.

Vers 21h, les lumières s’éteignent. Les choses sérieuses peuvent enfin commencer. Dix musicos montent sur les planches et prennent possession de leurs instruments respectifs. Visuellement, le band transpire la classe. A gauche du podium, s’installent deux trompettistes et le sousaphoniste. Au centre, deux saxophonistes. A droite, deux trombonistes. Et enfin, à l’arrière trois percussionnistes. Aucune note n’a encore été jouée, mais on pressent que la soirée sera bonne.  

Pas de round d’observation, la formation entre immédiatement dans le vif du sujet. Par section, les musiciens se réservent à tour de rôle leurs solos et reprennent en chœur le refrain. Impossible de rester de marbre face à l’énergie libérée par le Brass Band. Dès le second morceau, le préposé à la caisse claire passe au micro. Et ses interventions communiquent une autre dimension au groupe, la rendant plus accessible. Entre chaque compo, les membres du groupe communiquent avec le public. Et ce dernier est très réceptif. En particulier lors de la finale, lorsqu’il accepte de s’agenouiller ou encore en reprenant en chœur les paroles. Pendant plus d’une heure, la setlist va alterner morceaux instrumentaux et chantés. Le point d’orgue de la soirée ? L’interprétation de leur désormais classique « Brooklyn ». Difficile de faire mieux !

Copie parfaite remise par le Youngblood Brass Band. Un sans faute ! Que demande le peuple ?

(Organisation le Grand Mix)

 

Crystal Stilts

Une mécanique parfaitement huilée…

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Grâce une affiche gargantuesque mêlant découvertes, valeurs sûres et émergences de nouveaux talents, l’Autumn Falls Festival s’est forgé en quelques éditions une réputation incontournable.
Voguant de salles en arrière-salles au gré de ses affiches, cet événement bruxellois propose tellement de qualité qu’il nous forcerait presque à migrer dans la capitale pour éviter d’incessants allers-retours.
Un troisième album sous le bras, les New Yorkais de Crystal Stilts débarquaient ainsi ce vendredi et s’installaient confortablement entre les murs de la Maison des Musiques.

La première chose qui nous frappe est l’exiguïté des lieux.

Il y fait chaud, et l’ambiance, loin d’y être étouffée, va très vite se muer en communion entre Crystal Stilts et le parterre, alors que lentement, le son s’extirpe de l’étroitesse perpendiculaire des murs et gagne progressivement les étages, à l’image de la musique du quintet de Brooklyn qui prend son temps pour instaurer son propre tempo.

Jusqu’à prendre toute son ampleur aux premières mesures de “Prometheus At Large”, extrait de leur second opus “In Love With Oblivion”, cadencé par sa rythmique martiale.

Du coup, l’assistance s’ébranle de façon syncopée et suit le combo dans ses terres promises à d’éternels soubresauts hypnotiques.

L’ambiance monte d’un cran, jusqu’à se matérialiser en un épais rideau de velours qui enveloppe l’atmosphère, drape l’assistance et étouffe les soupirs sceptiques qui jugent “Nature Noir” moins pertinent que ses deux opus précédents.

C’est que l’approche est certes différente sur ce disque paru dernièrement, sans doute plus réfléchie, mais laisse sans doute aussi toute sa place à l’expression subtile du spectre sixties mâtiné de cold wave chère à ces dignes héritiers du Velvet.

Le mariage des anciennes compositions et des nouvelles ne souffre donc d’aucune incompatibilité d’humeur et la voix nonchalante, presque abandonnée de Brad Hargett constitue le fil conducteur entre les salves de bruit blanc perdues dans un écho lointain.

Pas de heurts, pas d’incidents, la mécanique huilée pétarade sans accrocs d’un bout à l’autre du set et si celui-ci est exempt de surprise, il assure l’assise du groupe sur un public de convaincus.

Le rappel, offrande entendue (et attendue) sur l’autel des fans connaisseurs, propose deux titres dont  un “Love is a wave” énergique qui boucle la boucle d’effets.

La soirée s’échappe ainsi dans les volutes de fumée d’un kaléidoscope aux intonations psyché et aux relents hallucinés pour le plus grand plaisir de tous ceux présents ici, n’ayant vraiment pas à regretter les malheureux huit euros dépensés ce soir.

Autumn Falls

(Organisation : Toutpartout + Maison des Musiques + Vk*)

 

of Montreal

Lousy with Sylvianbriar

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Un an après la sortie du pénible « Paralytic Stalks », un disque caractérisé par deux longues expérimentations pas vraiment passionnantes, expérimentations qui avait légèrement entamé notre foi que l’on croyait pourtant inébranlable en Kevin Barnes, nos doux allumés d’Of Montreal reviennent aujourd’hui chargé de biens meilleures et accessibles intentions…

« Lousy with Sylvianbriar » (ce titre !), le 12ème album de la bande d’Athens, épouse cette fois la noble ambition de divertir ses auditeurs. La pop psyché d’Of Montreal se rappelle à nos bons souvenirs dès l’introductif « Fugitive Air » qui lorgne vers l’univers des Beatles. D’autres morceaux auraient pu figurer au répertoire de Supergrass lorsque la formation d’Oxford était au sommet de son art (« She Ain’t Speakin’ Now ») ou celui des petits nouveaux Foxygen (« Belle Glade Missionaires »). Le tout est parsemé d’incursions country –cependant toujours psyché– destinées à dérider l’ensemble (NDR : « Amphibian Days », trituré à coups de pedal steel). Sans aucun doute l’album le plus simple et allègre du groupe qui, s’il n’atteint pas la quintessence d’« Hissing Fauna, Are You the Destroyer », renoue avec les hauteurs des fulgurances pop chères à Of Montreal, tout en nous réservant son lot de lyrics torturés comme en raffole Kevin Barnes.

Vu le potentiel scénique des Américains, je vous conseille vivement d’aller les applaudir au Trix à Anvers, le 15 février prochain!

 

No Age

An Object

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Plus qu’un album, « An Object » est un manifeste.

Contre le formatage, l’abrutissement des masses, l’uniformité, la monotonie. Une ode au son, aux sonorités, à un mouvement qui loin de se mordre la queue, avance, immuable, et rit à la face du temps.

Ce mouvement symbolisé par la révolte, s’est décliné de différentes manières à travers les âges, et s’est illustré, notamment avec vigueur dans le Punk comme une trique salvatrice.

En osant la question de l’objet, No Age pose avant tout les jalons d’une nouvelle orientation.

Le duo de la baie des anges n’abandonne pas pour autant le son abrasif qui le caractérise. Simplement, il le mâtine d’une certaine retenue, qui au lieu d’appauvrir ses compositions, les assombrit ; et ce processus contamine ce cinquième essai du groupe.

Cet objet a une forme (un packaging vert et orange fluo qui fleure bon le DIY) mais surtout un fond.

Un fond qu’on sillonne le mors aux dents ; et elles sont grinçantes.

Dans le delay de quelques notes éparses, la basse vient se frayer un chemin. Elle joue des coudes, quitte à malmener le reste de l’équipage. Avant qu’elle ne soit rejointe par une guitare contondante, dès l’entame de « No Ground », premier titre de cet elpee.

‘Who do you think you are ?’, ce sont les paroles de bienvenue.

Le ton est donné.

Syncopée, la rythmique ouvre la voie à une œuvre menée à vive allure, pense-t-on, bride abattue, la morve juvénile solidement amarrée à la commissure des lèvres.

Mais « I Won’T Be Your Generator » vient illico tempérer cette impression de tenir entre ses doigts un énième brûlot incandescent.

Pourtant, l’ensemble est chargé de nuances ; et de nuances, il va en être question tout au long de cette pépite.

Bien sûr, Dean Spunt et Randy Randall sont toujours capables de s’illustrer quand il s’agit d’envoyer la sauce. Et brillamment !

En affichant ce côté débonnaire, foutraque et impertinent qui les caractérisent.

Si vous y ajoutez une intelligence rare dans le milieu et une vision aventureuse, vous obtiendrez l’équation parfaite pour changer une œuvre en perle.

C’est ce pari audacieux que nos deux lascars ont réussi cette année.

Entre tensions palpables et questionnements permanents, obscures accalmies et atmosphères a(ba)ssourdies, No Age nous balade tantôt en nous guidant par la main, tantôt en nous bottant le cul.

Difficile de ne pas penser à Joy Division à l’écoute d’« An Object ».

Mais là où tant de groupes passent leur temps à chercher l’essence du groupe de Manchester, No Age se contente de la distiller, car il l’a assimilée depuis longtemps.

Ce qui transparaît n’est plus que la marque indélébile qui reste à la surface d’une musique affranchie de ses influences et responsable de ses propres codes.

Un album déjà majeur, juste situé entre l’index et l’annulaire.

 

His Electro Blue Voice

Ruthless Sperm

Écrit par

Un titre d’album bien grivois et une pochette guère ragoûtante pour ces Transalpins accueillis à bras ouverts par Sub Pop.

Une esthétique volontairement peu appétissante qui illustre toute la noirceur d’un album déboulant pied au plancher.

D’entrée de jeu, « Death Climb » martèle sauvagement le désir de ces jeunes gens de se manifester dans le bruit et la fureur, un peu dans l’esprit de Pop 1280.

« Spit Dirt » embraie. Sa rythmique hypnotique et endiablée nous entraîne dans la « Death Valley 69 », pour y accomplir une virée en compagnie de squelettes aux yeux exorbités qui ont endossé des vestes de cuir. Huit minutes bien allumées et férocement addictives.

L’impact créé par « Sea Bug » est à nouveau plus direct. Les voix toujours bien énervées scandent les textes avec conviction. Les motifs de guitares sont découpés par des riffs en dents de scie (électrique s’entend) et dessinent des arabesques qui adoucissent les angles pourtant bien rugueux.

Les textes sont salaces à souhait et nous balancent dans le cambouis de visions cauchemardesques…

Éructés dans l’urgence et la rage qui ne se contient plus (mais on ignore si elle a feint de vouloir se contenir à un quelconque moment).

Et quand le calme revient, c’est plutôt fiévreusement. D’ailleurs l’ensemble de l’opus conduit à un certain état de folie orchestrée.

La douceur est maladive (« Red Earth ») et sans atteindre le degré d’aliénation du « Pornography » de The Cure, renvoie néanmoins à cet état d’esprit fébrile où il hésite entre sombrer définitivement ou tenir debout encore quelques brefs instants.

Le long playing s’achève en roue libre, submergé par une dernière perspective malsaine.

Une œuvre ténébreuse et dans l’ensemble assez convaincante, même si elle tend parfois vers la caricature.

Après une flopée de singles, His Electro Blue Voice signe donc un album prometteur qui donne résolument envie d’en entendre davantage.

 

Daughn Gibson

Me Moan

Écrit par

Alors que la plupart d’entre nous se demandent encore qui est ce Daughn Gibson, celui-ci se forge peut-être déjà une belle réputation outre-Atlantique.

Ou peut-être pas. Mais gageons qu’il s’en moque.

Car tout au long de cet album, cet illustre inconnu semble avant tout se révéler à lui-même.

Ancien camionneur (parmi d’autres boulots insolites issus de l’‘histoire de l’Amérique Glamour’ en treize volumes) et relativement peu connu pour ses faits d’armes comme batteur au sein de Pearls And Brass (ce qui du reste n’étonnera personne), cet homme est une sorte d’incarnation du mythe Américain.

Non pas celui qui privilégie l’arrivisme pour gravir les sommets, mais le mythe plus ancré à la terre et l’histoire de ces anonymes qui sont appelés à le rester, parviennent à atteindre la consécration de soi.

Cet éveil des sens fait naître, généralement et tardivement, l’excellence qui se cache au fin fond de la chair, dans les tourments de l’âme, et blablabla et blablabla…

S’il est encore tôt pour crier au génie, force est de constater que l’indéniable talent de cet artiste suinte comme la graisse de moteur sous le capot de cet album, son deuxième à ce jour.

Repéré par SubPop, ce baroudeur à la voix de baryton propose une relecture complète de la Country, du Blues  et du Folk ou en tout cas de l’ossature de ces grands mouvements migratoires made in USA.

En y incorporant de lumineuses incursions électroniques qui habillent élégamment des chansons tantôt chiffonnées, tantôt carrées comme la silhouette d’un bûcheron, l’ami Daughn (NDR : bonjour la prononciation !) soulève la poussière qui a tendance à se déposer sur la tombe de ses précurseurs, d’Elvis à Johnny Cash.

Aidé lors de l’enregistrement par John Baizley (Baroness) ainsi que Jim Elkington (Brokeback) et se servant parcimonieusement d’une multitude d’instruments, Gibson a pondu un album d’une solide consistance. Une œuvre chargée de subtilités qui se découvrent écoute après écoute et rehaussées de belles mélodies qui ne demandent qu’à mûrir dans l’espace auréolé de nos mémoires.

Un disque à écouter en version panorama.

 

Doldrums

Lesser Evil

Écrit par

C’est un album terriblement excitant et pourtant bien difficile à appréhender.

Schizophrénique et loin d’être accessible, mais bourré de trouvailles et d’audaces.

Mû par une architecture interne complexe, née d’un cerveau bouillonnant et oscillant entre deux pôles.

D’une part une certaine évidence Pop contrebalancée d’autre part par un indéniable souhait de brouiller les pistes (de danse), de chambouler les canevas, de maltraiter les facilités.

C’est forcément un peu Arty (d’ailleurs Airick Woodhead, l’alien qui tire les ficelles derrière ce projet, a migré de Montréal à Toronto il y a quelque temps, se rapprochant d’une certaine scène au sein de laquelle figure notamment Grimes).

C’est surtout novateur.

Vitriolées, décomplexées, mutées en objets non identifiables, les mélodies qui parsèment cet elpee se tapissent sous le couvert de sonorités recherchées, travaillées, savamment torturées et s’immiscent dans le subconscient, presque à l’insu de l’auditeur.

Si rien ne semble évident ici, tout paraît pourtant judicieux.

Car rien n’est gratuit, tout est mûrement réfléchi.

Le résultat respire la liberté mais à aucun moment ne souffre d’un excès de zèle qui aurait ruiné l’ensemble, en le parsemant de détails encombrants.

C’est un voyage intrigant en terre de fantasmes syncopés, de rêves complexes et décomplexés, de visions binaires déclinées entre algorithmes pervers et claudicants.

Il nécessite sa part d’efforts, sous peine d’être déstabilisé, et de passer totalement à côté.

Mais une fois entré dans cet univers particulier, on réalise qu’il aurait été dommage de rater cette expérience…

 

Dagoba

Post Mortem Nihil Est

Écrit par

Dagoba me pose un véritable problème. Autant il constitue une machine exterminatrice voire même dévastatrice sur les planches, grâce à des compos surpuissantes interprétées par un groupe ultra en place, qui mêle judicieusement le modern metal de Soilwork à la martialité quasi industrielle d’un Fear Factory. Servis par un frontman charismatique (même si son accent chantant de Marseille peut parfois prêter à sourire), le groupe envoie le bois sur scène, et comme le dit si bien Shawter, est là pour ‘tout tuer’.

Sur disque, c’est une autre paire de manches. Si le premier opus éponyme et le suivant, « What Hell Is About » sont de véritables petites perles du genre, les trois autres à leur actif (incluant celui qui nous concerne ici) ne sont véritablement pas à la hauteur de leur talent. Pour « Face The Colossus » et « Poseidon », la responsabilité incombait principalement au son. Des choix de mixage hasardeux et difficilement compréhensibles pour un combo de cette trempe sont venus plomber les deux plaques. Tout au long de « Post Mortem Nihil Est », le problème persiste : le chant est en retrait, les guitares mollassonnes, la basse inexistante ; bref, on n’entend pour ainsi dire que la batterie ultra triggée de Franky Costanza… Enfin, surtout ses grosses caisses, le reste donnant l’impression d’être joué depuis le fond d’un couloir.

C’est d’autant plus étonnant que les compos sont ambitieuses. Dagoba apporte une couleur plus progressive et tente de créer des ambiances. Les chansons sont plutôt bien écrites et bien interprétées, mais ce son inégal et incertain rend vraiment l’écoute de ce long playing presque pénible.

Malgré un cinquième essai, Dagoba reste encore et avant tout un groupe à n’apprécier que sur scène, et c’est bien dommage…

 

Eric Clapton

Unplugged : Expanded and remastered (cd + dvd)

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L'album "Unplugged" d'Eric Clapton était paru en 1992. Il réunissait des chansons issues du répertoire de l'artiste retravaillées, notamment sous un format acoustique. Eric n'y croyait pas, le label Warner, non plus. Pourtant le disque s’est vendu à plus de 19 millions d'exemplaires, la meilleure vente jamais réalisée par Clapton. L’elpee décroche alors le titre de meilleur album de l'année, Eric, celui du meilleur chanteur et "Layla", de meilleure chanson.

Pour célébrer ses 50 années de carrière et les vingt années de sortie de l'album originel (21 si on est sourcilleux sur les chiffres), Rhino a décidé de rééditer "Unplugged" en version ‘extended’. Le premier cd réunit les quatorze plages remasterisées. Le second des bonus tracks. Et le tout est accompagné d’un Dvd immortalisant un concert filmé par MTV. 

Ballade instrumentale, "Signe" s’inspire d’un bateau baptisé de ce nom. Eric reprend le "Before you accused me" de Bo Diddley et le "Hey hey" de Big Bill Broonzy, le premier blues qu'il ait jamais appris à jouer ! "Tears in heaven" est une chanson qui rend hommage à son fils, Conor, qui avait trouvé la mort à l’âge de 4 ans, l'année précédente. La star de la guitare blues anglaise excelle dans le domaine de la reprise d'anciens classiques du style. A l’instar du "Nobody knows you" de Bessie Smith, une plage caractérisée par la présence des voix de Katie Kissoon et Tessa Niles ainsi que le concours de Chuck Leavell au piano. De deux titres de Robert Johnson, "Walkin' blues" et "Malted milk". Signé Snooks Eaglin, "Alberta" se distingue par sa bien jolie mélodie. Piano, harmonica et kazoo s’invitent tout au long de l'entraînant "San Francisco Bay blues", une compo issue de la plume de Jesse Fuller. Traditionnel, "Rollin' & tumblin'" (NDR : pour la circonstance attribué à Muddy Waters) bénéficie de la participation du public. Mais le meilleur moment de ce concert acoustique demeure la version indolente du superbe "Layla". Deux pistes émanent de "Journeyman", un opus gravé en 1989. Tout d’abord le "Running on faith" de Jerry Lynn Williams. Sur cette plage chargée d’émotion, Eric se sert du dobro. "Old love", ensuite. Une compo qu’il a coécrite en compagnie de Robert Cray.

Le deuxième disque propose six plages inédites dans leur configuration. Et tout d’abord deux chansons qu’il n’allait enregistrer que quelques années plus tard, sur l’album "Pilgrim", en 1998. Soit "Circus" et "My father's eyes". Sur ce dernier morceau à la superbe mélodie, Clapton, qui n'a jamais connu son papa, regarde son fils disparu à travers ses yeux de père. Il nous réserve cette compo sous deux versions différentes. Deux démos issues des sessions d’enregistrement d’"Unplugged" ont également été ajoutées. En l’occurrence le très beau "Running on faith" et "Walkin' blues". En finale, Clapton reprend un autre classique, le "Worried life blues" de Big Maceo Merriweather. Eric injecte énormément de sensibilité dans la voix pour interpréter cette chanson, devant le piano de Leavell.

Une version bien "De Luxe".

 

Black Rebel Motorcycle Club

Specter at the feast

Après le décès de Michael Bean en 2010 (fondateur de The Call et père du bassiste Robert Levon Been) le trio de LA a décidé de prendre du recul. Il a donc attendu trois ans avant de publier un nouvel opus, un disque sur lequel figure une reprise du papa décédé. « Specter at the feast » trempe dans une forme de pop/rock’n’roll shoegaze, ténébreux, parfois légèrement teinté de blues, mais susceptible de donner naissance à des compos puissantes ; à l’instar du triptyque « Hate the taste », « Rival » et « Teenage disease », des compos marécageuses, solides, intrigantes, excitantes, cinglantes et contagieuses. Et c’est manifestement dans ce domaine que le BRMC est le plus performant.

Quelques plages durent plus de 6 minutes. « Fire Walker », le morceau d’entrée. Et puis les deux pistes finales « Sell it » et « Lose Yourself », cette dernière atteignant même les 8’39. Si « Let the day begin » et « Funny games sont encore chargés d’adrénaline, la formation se permet aussi de lever le pied. Ce n’est pas neuf, puisque sur ses derniers elpees, elle avait déjà tenté l’exercice de style. Ainsi « Lullaby », « Some kind og ghost » et « Sometimes de light » baignent au sein d’un climat paisible. Une face de leur musique plus lumineuse et également une belle démonstration que BRMC est capable de maîtriser un plus large spectre d’écriture.

 

Willis Earl Beal

Nobody Knows

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Willis Earl Beal serait-il hanté par Al Green ? En gravant « Acousmatic Sorcery », un premier album d’une étrange beauté, sculpté dans la soul expérimentale, il y a deux ans, cet artiste le laissait supposer. Cette histoire très américaine a permis à ce ‘hobo’ originaire de Chicago, âgé de 29 ans, de voir ses obscurs enregistrements bénéficier d’une écoute mondiale.

Willis allait-il survivre à cette rapide médiatisation couronnée d’un inattendu succès tant public que critique ? Nobody Knows ? En compagnie du producteur Rodaidh McDonald (King Krule, The XX), l’alchimiste offre une nouvelle œuvre atypique oscillant entre R’n’B et blues détraqué (« Hole in the Roof »), le tout parcouru d’étranges divagations bruitistes et plongé dans une ambiance ‘dark’… Lors des sessions d’enregistrement, Willis a bénéficié du concours de Cat Power (« Coming Through ») et surtout de TV On The Radio, formation dont il semble souvent très proche. Grâce à son interprétation à fleur de peau, Willis Earl Beal est capable de transcender des compositions sombres, arides, et même de les magnifier, à l’instar de l’a capella « Wavering Lines ». La lumière apparaît soudain sous les décombres d’une vie tumultueuse dans ce décor soul-électro-gothique… Un artiste unique en son genre, à découvrir absolument.

 

April March & Aquaserge

April March & Aquaserge

Écrit par

Inébranlable manne à hits, l’histoire ressert à volonté les plats qui ont fait les grandes heures de la musique et ravissent les grands enfants nostalgiques que nous sommes.

Resucée cyclique qui comme la roue de Lollipop, tourne pour la nuit des temps.

Ainsi, au fil des décades, chaque génération retrouve avec bonheur les recettes d’hier et les accommode à la sauce du jour, pompant généreusement l’héritage parental ou le spoliant sans vergogne.

Rien de mal à adopter cette démarche. Tout nouveau style se nourrit inévitablement d’influences diverses, quand d’autres se contentent de recréer le plus fidèlement possible les vestiges du passé.

Le véritable génie consiste alors à transcender les genres et en concevoir quelque chose de pertinemment nouveau, malgré le côté vintage, quitte à y associer des références pas spécialement évidentes.

C’est exactement ce que nous offre cette union entre la jolie Elinor Blake (alias April March), dont le fait d’arme le plus racoleur est sans conteste la reprise de « Laisse Tomber Les Filles » d’un certain Serge Gainsbourg, figurant au générique de ‘Death Proof’ de Tarantino et les musicos d’envergure que sont Julien Gasc (Stereolab), Julien Babagallo aux fûts (Tame Impala) ou encore Benjamin Glibert (Acid Mothers Temple), soit le collectif Aquaserge.

Même si leur collaboration n’est pas nouvelle, puisqu’on les avait vus se tripoter du côté de chez Tricatel.

Mais ici le fil conducteur procède d’un amour inconditionnel pour une certaine Pop aux accents Yé-Yé, même si quelques incursions psychédéliques sont tolérées en trame de fond.

Un Revival certes révérencieux, mais décliné sans faille et qui s’autorise quelques incursions inventives du meilleur effet.

La fraîcheur est au rendez-vous et si on accepte sans sourciller cette virée au volant d’une Cadillac décapotable, donc les cheveux au vent, en serpentant entre les collines bordées de friandises acidulées, on y prendra un certain plaisir.

Le charme désuet de l’objet étant d’ailleurs l’identité même du projet.

Une sucette multicolore (à l’inverse d’un packaging tristounet) qui se déguste nonchalamment, avec insouciance et sans inutiles attentes.

A côté de cet aspect faussement sage, on découvre, en contrepartie, une syntaxe musicale plus complexe qui éveille un intérêt différent que celui suscité par d’évidentes mélodies (et dont « Ready Aim Love » en est la parfaite illustration).

Mixé par John ‘Tortoise’ McEntire, cette plaque rend bien sûr hommage au grand Serge et à toute une époque, mais se détache du peloton de suiveurs pour gravir seule les cols conduisant au paradis (artificiel), jardin d’Eden où se côtoient Nico et le Velvet, Syd Barrett, et bien d’autres encore.

En somme, une virée de Beatniks chez les Yé-Yé.

 

Aidan

Le grand Discours

Écrit par

C’est un Irlandais qui roule sa bosse. Tout au long de ses pérégrinations, il enregistre ses chansons en bénéficiant de l’aide précieuse de ceux et celles qui croisent sa route et apportent leur contribution modeste à l’œuvre toute aussi modeste de ce vagabond céleste.

Ainsi on croisera sur cet album Antoine  Wielemans des Girls In Hawai ainsi que d’autres artistes figurant parmi les remerciements.

C’est un voyage au goût ferroviaire (l’arrière de la pochette illustre un Rail Pass, notre homme écume les gares depuis des années).

Un trajet à plusieurs vitesses, entre Dublin et Bruxelles, enregistré entre deux mille trois  et deux mille dix mais qui risque d’en laisser plus d’un à quai.

Foncièrement sympathique, le projet ne manque pas de charme, mais n’éveille pas non plus un réel enthousiasme.

C’est certes agréable, mais un aller simple aurait largement suffi...

 

Carmen Villain

Sleeper

Écrit par

Ex-star des podiums de mode, Carmen Hillestad (NDR : c’est son véritable nom), n’a bien entendu rien d’un vilain petit canard.

Masquant son joli minois sous un tas de poils hirsutes, pour illustrer la pochette de son premier album, cette Américaine exilée à Londres peut aujourd’hui se consacrer à sa passion.

La démarche (sic !) n’est pas anodine et suggère qu’on s’attarde sur la musique en faisant fi de son physique de mannequin.

Du reste « Sleeper » recommande plutôt de s’attarder sur les coulisses sombres de la psyché de cette Mexicano-norvégienne (une dualité de tempérament qui fait surface dès la première écoute) plutôt que sur les strasses et paillettes qui aveugleraient notre jugement.

Le sombre « Obedience » résume à lui seul l’esprit de cet elpee qui fonctionne au feeling et à l’envie.

L’envie d’une jeune femme qui a écouté Sonic Youth et Royal Trux pendant que certaines de ses condisciples se rêvaient starlettes de cinéma.

Ambiances sombres et sensuelles (« Make A Shell », délicieusement noir comme une veuve énigmatique), pour un premier essai vraiment réussi.

Elle aborde pour thèmes la recherche perpétuelle de nouvelles sensations ou encore les tentatives d’évasion d’un monde qui ne la satisfait pas.

On pense à Jessica Bailiff, Ema et Bikini Kill avant d’oublier toute référence et de s’abandonner à l’univers personnel de Carmen.

Un premier pas décisif en dehors du tapis rouge.

 


 

Joanne Shaw Taylor

Songs from the road (Cd + Dvd)

Écrit par

Bien que n’affichant que 27 ans au compteur, cette jeune chanteuse/guitariste anglaise possède déjà une belle expérience sur la scène musicale. Avant de publier "Songs from the road", elle avait déjà gravé trois autres elpees solo. "White sugar", en 2009, "Diamonds in the dirt", en 2010 et "Almost always never" en 2012, tous parus sur le label allemand Ruf. Et Thomas Ruf a décidé de l’inscrire dans la série "Songs from the road", en lui consacrant un Cd et un Dvd. Disciple de Stevie Ray Vaughan et de Jimi Hendrix, elle avait été repérée par le claviériste des Eurythmics, Dave Stewart, il y a une dizaine d'années. En août 2012, elle avait soutenu Annie Lennox, lors du Diamond Jubilee Concert, qui s’est déroulé à Londres, en présence de sa Majesté, The Queen.

Nous sommes au cœur de Soho à Londres, en mai 2013. Au Borderline, très exactement. Il affiche complet. Joanne est entourée du claviériste Jools Grugings, du bassiste Joseph Veloz et du drummer Tony Dicello. Miss Shaw Taylor présente des compositions personnelles qui figurent sur ses trois albums studio.

Elle démarre en force par "Soul station". Un rock blues puissant tapissé par les sonorités de l’orgue. La voix de Joanne est légèrement déchirée, mais autoritaire. Elle maîtrise parfaitement sa Gibson. Son aisance est surprenante. Pourtant, elle ne ménage pas ses cordes. En outre, le son qu’elle propage est vraiment personnel. "Theo & Bound" est une compo toujours aussi rude. Les interventions de son claviériste sont judicieuses. Il ponctue les riffs de sa leader dans un style qui fleure bon les années 70, un style que la guitare adopte également. "Beautifully broken" est sculpté dans le funky soul. "Watch 'em burn" lorgne vers Stevie Ray Vaughan. La section rythmique accomplit un solide boulot. D’une durée de plus de 10’, cette plage démontre la capacité de résistance affichée par cette jeune dame. Très bien construite, cette piste lui permet de s’autoriser des solos volcaniques. Et d’incarner une forme de 'guitar hero'. "Diamonds in the dirt" est une ballade qui baigne dans le soul rock. Hendrix figure parmi les maîtres de Joanne. C’est flagrant lorsqu’elle reprend son "Manic depression", une cover au cours de laquelle elle se réserve une petite escapade acide sur ses cordes. Elle adapte également le "Jealousy" de Frankie Miller, un morceau lent au profil dramatique. Sa voix transpire le vécu. Et sa guitare exacerbe cette sensibilité. "Kiss the ground goodbye" libère énormément de puissance. En rappel, Miss Taylor nous réserve "Jump that train" et "Going home". Et pour que votre info soit complète sachez que la production audio a été assurée par Jim Gaines.

Le Dvd est sensiblement différent. "Manic depression" n'y figure pas. Par contre, on épinglera 5 autres titres. Tout d’abord "You should stay I should go", une ballade rythmée qui ne manque pas de charme. Ensuite "Let it burn". Un blues shuffle extrait de son premier album. Du pur SRV ! Et surtout "Time has come", un blues lent classique (NDR : enfin !), excitant et ‘fumant’, abordé à nouveau dans l’esprit de Vaughan ! Regarder et écouter une jeune femme jouer le blues de cette manière est vraiment épatant…

 

Tarja

Colours In The Dark

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Dans la vie, il faut opérer des choix. Il n’y a, en soi, rien de mal à vouloir se complaire dans la variété post-opératique cheap à deux balles. Pas mon problème si on veut spolier allègrement le boléro de Ravel en pensant que personne ne va le remarquer (même si je l’ai constaté). Rouler les R avec une voix de Castafiore, tout en ne proposant finalement rien d’autre que de la variétoche de bas étage, tant que l’exercice ne s’adresse qu’aux gens qui apprécient ce genre de farce, aucun problème. Là où je suis titillé, c’est quand Tarja, ancienne chanteuse de Nightwish, s’obstine à vouloir garder une étiquette métal. Bon, là aussi, elle fait ce qu’elle veut la madame ; et si coller trois pauvres riffs distordus à son opérette de bas étage l’amuse, grand bien lui fasse. Mais bon, du coup, je dois me farcir l’écoute de ce disque, et je n’en vois pas l’intérêt. Profiter de son regard de braise et se produire en ‘live’ vêtue d’une combinaison en latex moulant est probablement très susceptible d’affrioler les mâles baveux, mais cette attitude n’empêche aucunement « Colours In The Dark » d’être tout juste bon, pour la chanteuse, de tenter sa chance au concours Eurovision de la chanson.

 

Une Légende new-yorkaise à Bruxelles

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Ed Askew n'est peut-être pas très connu dans nos contrées et c'est une injustice. Ce personnage étonnant, qui fut également un peintre et  un poète acclamé dans le New-York underground des seventies, sera au Shindig (Chaussée de Haecht) dimanche 1er décembre dans le cadre de sa première tournée européenne. Il était temps car le songwriter, vient de fêter ses 72 printemps. Il débute en effet  sa carrière en 68 avec un album culte "Ask The Unicorn" sur le non moins culte label ESP-Disk (Sun-Ra, Ornette Coleman, Albert Ayler, The Fugs...). Son deuxième elpee, composé en 70, ne sort que 33 ans plus tard. Entre-temps, une seule réalisation et des concerts occasionnels. Puis, à partir de 2007, il ne cesse de proposer des morceaux (disponibles ici) 

Son dernier elpee "For The World" est un petit chef-d'oeuvre de sensibilité à placer en-dessous du sapin. Ed Askew y compte des histoires new-yorkaises de son étrange voix. Il y a du Lou Reed et du Robert Wyatt dans l'émotion qui s'en dégage. Cet adepte acharné du DIY s'est cette fois constitué un team royal pour enrober son folk de chambre. Trois membres des Black Swans, une harpiste de renom, l'éminent Marc Ribot et même Sharon Van Etten se sont en effet invités autour du piano du septuagénaire. "For The World" mérite réellement de dépasser le cercle de fans d'Ed Askew. Il peut par sa sincérité et sa palette d'émotions toucher un nombreux public.

 

 

Garage night

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Les Night Beats se produiront au VK le 4 décembre en ouverture de White Fence et Ty Segall dans le cadre de l'Autumn Falls. C'est l'occasion de vous toucher un mot de leur deuxième album, sorti il y a quelques semaines

"Sonic Bloom" est en effet l'un des très bons albums garage de 2013. Si vous cherchez le son des précurseurs du style et avez par conséquent envie de vous replonger dans les sixties, vous avez trouvé de quoi vous repaître. Psychédélique en diable et souvent très influencé par la Beat Music anglaise, les Night Beats ont un vrai sens du groove qui devrait faire fureur en concert. Preuve s'il en est, le groupe de Seattle a été signé par Reverberation Appreciation Society, le label mené par les organisateurs de l'Austin Psych Fest qui les avaient accueillis il y a deux ans.

Et la grande gagnante de The Voice est... Christina Aguilera !

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Christina Aguilera est une des jurés de la célèbre émission de chant. Mais, une fois n'est pas coutume, la star a délaissé son fauteuil pour montrer le chemin à prendre. Elle a ainsi rejoint le duo américain A Great Big World sur scène pour les accompagner sur « Say Something ». Et ça lui aura plutôt bien réussi ! Le single s'est emparé, après la diffusion de l'émission, de la première place du classement iTunes et du classement digital américain. Dans la foulée de ce succès, les trois compères ont enregistré un clip extrêmement simple et efficace qui laisse apparaître une Christina Aguilera belle, simple, sexy, sobre et juste. Ian Axel et Chad Vaccarino ont peut-être ainsi offert la possibilité à la belle diva de se rapprocher de cet univers qui lui va comme un gant et qu'on n'avait plus entraperçu depuis « Hurt ». Le premier album du duo sortira le 14 janvier prochain et est désormais très attendu. Quant à Christina Aguilera, elle devrait revenir également en 2014 avec de nouveaux titres. « Say Something » pourrait bien l'aider dans sa reconquête du public.

http://www.christinaaguilera.com/us/home

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