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4AD vante sa Merchandise…

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Merchandise publiera “Begging for Your Life / In the City Light”, un 12" en edition limitée ce 24 février. La formation floridienne de noise pop nous propose ce morceau épique de 14 minutes sur Youtube :

http://www.youtube.com/watch?v=mfbaAesfbTg

Le groupe peaufine son premier album pour l’instant...

 

La ‘der’ pour Efterklang.

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Efterklang clôturera 10 années de tournées et d’albums par un dernier concert, le 26 février, sur l’île d’Als au Danemark. Le trio est originaire de cette île.

La formation dont le parcours peut être qualifié de fabuleux sera accompagnée, pour la circonstance, par l’orchestre symphonique et la chorale des lieux.

http://www.billetnet.dk/event/efterklang-og-sso-Billetter/367257

www.efterklang.net

 

 

Connan Mockasin

C-O-N-N-A-N, Connan !

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Quelques mois après avoir accordé un concert fascinant de sensualité, dans le cadre des Nuits Botanique, le lutin néo-zélandais Connan Mockasin revenait à Bruxelles ; mais pour la circonstance à l’AB (en mode ‘Box’), afin de présenter les nouvelles créations enfumées de son dernier album, « Caramel ».

Un auditoire correctement garni assiste aux premières notes d’un groupe qui manifeste une coolitude absolue. Le préposé à la basse porte une étrange perruque ; et ses interventions paraissent plutôt rondes. Les drums sont puissants et les claviers vaporeux. Toute une instrumentation qui soutient à merveille les longues et intenses divagations psyché imaginées par Connan Hosford. Le groupe interprète les meilleures plages de l’incontournable « Forever Dolphin Love », à l’instar de « Megumi The Milkyway Above » et « It’s Choade My Dear ». Bouteille de vin rouge à la main, l’artiste communique beaucoup avec son public (même si tout ce qu’il raconte n’est pas toujours très compréhensible…) et nous réserve même l'une de ses nouvelles compos, en compagnie de son guitariste et sa claviériste, dans la fosse. L’ambiance est moite, presque tropicale. Connan Mockasin et ses acolytes l’entretiennent à l’aide d’une mixture sonore qui aurait pu naître d’une rencontre hypothétique entre celle de Prince et de Sébastien Tellier circa « Sexuality », qui aurait été vaporisée de psychédélisme sixties.

Après une petite heure de set, l’artiste quitte déjà le podium ; avant de revenir sous une couette d’où sort une improbable Geisha (oui, celle qui pose dans le livret de son nouvel album) qui chauffe la foule aux cris très manga de ‘C-O-N-N-A-N, Connan !’, afin de sortir cet homme allumé, d’une nuit entamée bien trop tôt pour qu’il puisse entamer les magnifiques et languissants « I Wanna Roll With You » et « Forever Dolphin Love », une compo tout en crescendo de plus d’une vingtaine de minutes. De quoi terminer ce magnifique concert de manière magistrale… Mon année musicale 2014 commence sur les chapeaux de route !

(Organisation AB)

 

 

MLCD : alerte fog sur Londres (vidéo + album) !

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C’est dans le cadre hivernal des rues de Londres que la folie étourdissante de Fire, deuxième titre et première vidéo issus du cinquième album de « MLCD » [My Little Cheap Dictaphone], viendra battre le pavé. Et quel clip ! Un vagabondage visuel médusant sous la direction de Nicolas Guiot (Le Cri Normand) et la participation exceptionnelle de la jeune et talentueuse actrice belge Pauline Étienne (La Religieuse). Une imagerie accrochée merveilleusement au son. Et qui, crescendo, se métamorphoserait en une course désespérée vers le néant, qui sombrerait dans l’aliénation urbaine.

Un climat sonore et visuel divinement anxiogène et tragique, mais surtout terriblement efficace. Un bel exemple de clip intelligent qui, compulsivement, donne envie de plonger dans l’univers de The Smoke behind the Sound sorti ce lundi 20. 

Un brillant quatuor liégeois (complété récemment par le musicien français Manu Delcourt) qui sort de sa niche, loin de la Californie de Brian Wilson, et revient judicieusement vers une formule pop classique finement ciselée. Un dix titres mis sous la haute surveillance de Luuk Cox (Girls in Hawaii, Shameboy), enregistré à l’ICP (Bruxelles) et masterisé à Abbey Road (Londres). Excusez du peu !

Vous êtes tombé sous le charme du clip ? Essayez l’album dans sa totalité, ici

Vous êtes tombé sous le charme de l’album ? Ne ratez sous aucun prétexte les 2 premiers concerts de « MLCD » :

MLCD en concert :

- Au Botanique (Bruxelles), le 29 janvier 2014 (SOLD OUT)

- Au Théâtre de Liège (Liège), le 7 février 2014 (SOLD OUT)

- Au TRIX (Anvers), le 22 février 2014

 

Edward Sharpe

Feelgood Concert !

Écrit par

N’est-ce pas une riche et belle idée de débuter sa semaine par un ‘feelgood concert’ ? Lundi soir, Edward Shape et ses énigmatiques Magnetic Zeros avaient en effet choisi la scène de l’AB à Bruxelles pour accomplir leur second passage en Belgique. La dernière fois que cette joyeuse troupe avait foulé le sol belge, c’était lors de la funeste édition du Pukkelpop, en 2011.  

C’est une salle comble qui attend Alex Ebert et sa bande de musiciens/chanteurs avec une réelle impatience ! Un premier hymne ouvre le bal : « 40 Day Dream » ; et d’emblée, le ton général du show est immédiatement donné : les spectateurs ont payé pour un spectacle placé sous le signe de la bonne humeur et de la joie, à l’image même des compositions du groupe californien. L’auditoire est rapidement plongé dans une ambiance ‘néo-hippie’ –sans LSD toutefois– et transportée dans un monde beau et paisible bercé par les sonorités ultra mélodiques du gourou Edward Sharpe et de ses Magnetic Zeros. Décontracté, le chanteur ne cache pas qu’il ne s’est plus produit en ‘live’ depuis longtemps. Du coup, sa mémoire flanche. Vérité ou mensonge peu importe ; pourvu qu’il puisse partager sa musique avec son public. Pour y remédier, il propose que celui-ci puisse choisir lui-même les morceaux qu’il ‘performera’ au fur et à mesure du show. Lors de l’interprétation d’« I Don’t Wanna Pray », au climat très gospel, chaque membre chante à tour de rôle ; de quoi démontrer tout le potentiel de ses chômeurs aux vocaux. Le micro est également confié à un spectateur qui s’excite le temps d’un couplet ! Le concert évoque alors une grande célébration baignant dans un bonheur béat sans pourtant atteindre des sommets musicaux. Il semble cependant qu’un tel événement conviendrait mieux autour d’un feu de camp, afin de mieux partager la chaleur de ses chants généreux et conviviaux. Cette grand-messe s’achève sans surprise par un dernier hymne, celui qui symbolise l’image du collectif : l’incontournable « Home »!  La chanson sert parfaitement de point final… car il n’y aura pas de rappel !

(Organisation AB)

Frustration

Un certain sentiment de Frustration…

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Le public était particulièrement impatient d’assister à cette double affiche prometteuse ; au point que la Zone affichait sold-out, ce soir, au grand dam des distraits et des retardataires qui s'en mordent encore les doigts. Excepté ces derniers et les gens souffrant d'agoraphobie, on ne s'en plaindra pas vu le manque certain d'affluence en ces lieux, au cours de ces derniers mois. Une défection peut-être justifiée par une programmation assez inégale pour cette salle, considérée jadis comme un rendez-vous incontournable pour les aficionados de la scène alternative...

Mais bref, la foule des grands soirs était bien réunie pour assister tout d'abord au concert de Komplikations. Formation en rangs serrés, elle implique Ben (Cheap Killers, Pirato Ketchup, Two Star Hotel, Hiatus, ...) à la batterie, Lio (Le Prince Harry, Luik, Tache) au synthé et Allen au chant (dont le CV m'est inconnu). Issue le la scène germanopho-liégeoise, cette mini ‘dream team’ consomme un minimum de moyens mais atteint un impact maximal dans un genre baptisé synth-punk. Plus agressif et décharné que l'habituel et parfois convenu electro-punk, on rencontre un exemple typique du style chez Screamers, un groupe dont le morceau culte (?), "122 hours of fears", est d'ailleurs repris en concert par Komplikations. Sur les planches ces derniers sont parfaitement soudés et on imagine d'ailleurs mal le contraire vu le minimalisme de l'instrumentation. En effet, sous cette configuration, il vaut mieux jouer carré et en symbiose sinon on peut vite passer du minimaliste au minable... Une barrière qu'ils ne franchissent pas et on les en remercie! Que du bon au contraire dans leur set. Des décharges d'énergie en flux continu comme autant d'électrochocs qui agitent les corps frénétiques venus chercher leur dose d'adrénaline délivrée par un groupe pas avare en la matière. C'est le moins qu'on puisse dire puisqu'on a eu droit a +/- 1h de prestation de leur part, peut-être un peu longuet pour une première partie, même si elle a été excellente. Il faut dire qu'ils s’étaient aussi déplacés pour fêter la release party du nouveau mini-lp "Poverty' qui justifie bien un tel enthousiasme.

Longue pause ensuite avant de passer à Frustration, quintet parisien fort attendu et qui promet de faire monter davantage la pression. A leur entrée sur l’estrade, des voix scandent ‘Allez y, foutez le feu!’, alors que certains réclament déjà des morceaux comme s’ils sollicitaient un putain de juke-box... Impassibles, les musicos laissent encore la tension monter d'un cran jusqu'à ce qu'elle devienne palpable dans les premiers rangs avant de démarrer pied au plancher. Et en route pour une belle salve de brûlots post punk comme ils savent les délivrer et comme on en trouve 13 à la douzaine sur leur déjà culte "Relax", sorti en 2006. Mais seront-ils à la hauteur de cet incontournable? Pour ce qui est du début de concert on répondra oui sans hésiter. Ils enchaînent les titres sans temps mort et sans faiblesse, déclenchant des pogos effrénés qui démarrent à proximité du podium mais s'étendent rapidement au delà et finissent au bout d'un moment par avoir raison de mon goût assez limité pour la foule et ses mouvements (...), me poussant à battre en retraite vers la moitié de la salle. A partir de cet instant, mes impressions seront très différentes notamment à cause d'un manque de présence sonore à cet endroit, le groupe jouant bizarrement très bas sur scène. Mais il semble aussi qu'ils commencent à se planter par ci par là quand ils ne foirent pas carrément un break sur un morceau qui du coup tombe totalement à plat.

La fatigue peut-être? Toujours est-il qu'après seulement +/- 45 min et un rappel, ils tirent leur révérence. Ce qui me semble, ma foi, un peu court ; surtout que le support act a finalement joué plus longtemps.

Un set en demi-teinte donc malgré un démarrage en force ainsi qu'une première partie des plus convaincantes et à l'énergie communicative suivie par davantage de tâtonnements et autres problèmes techniques qui me laissent dubitatif. Bravo par contre à Komplikations qui ne cesse de s'améliorer tout en gagnant en efficacité et en impact.

(Organisation Plastic Team Liège/PGL Aachen)

 

The Valerie Solanas

Manifeste d'avant-garde...

Qui est Valerie Solanas? Valerie Solanas était une féministe radicale devenue célèbre par son pamphlet ‘SCUM Manifesto’ et sa tentative maladroite d’assassinat sur Andy Warhol. Solanas reprochait à Warhol d'avoir perdu un de ses scripts, intitulé "Up Your Ass" (NDR : ça ne s'invente pas !). Donc, le 3 juin 1968, Solanas se rend dans le hall de la Factory, à New-York, et tire trois coups de pistolet en direction de la victime. Les deux premiers manquent leur cible, mais la troisième balle lui transperce le poumon, la rate, l'estomac, le foie et l'œsophage. Warhol s'en tire de justesse, mais il ne récupérera jamais vraiment et devra porter un corset jusqu'à la fin de ses jours.

Ironie du sort : plus de trente ans après sa disparition, le manuscrit a été retrouvé au fond d'un coffre rempli d'équipement d'éclairage. La première de la pièce s’est déroulée en 2 000, à San Francisco, à quelques blocs seulement de l'hôtel Bristol où Solanas est décédée d'une pneumonie, en 1988.

Une histoire hallucinante, surréaliste, qui convient très bien au style de The Valerie Solanas, une formation issue d'Anvers, qui présentait son nouvel opus, "Amazon", au Beurschouwburg, à Bruxelles. Le quatuor emmené par le vocaliste et flûtiste Michaël Brijs propose une musique aventureuse qui combine des éléments de jazz et de blues au son brut du postpunk, surtout la poésie parlée (‘spoken word’) de Jello Biafra, ex-Dead Kennedys. Une saveur unique est ajoutée par le trait saillant de la flûte, qui rappelle bien sûr Jethro Tull.

Sur scène, Michaël Brijs affiche une présence imposante. Le costume de dandy et la barbe sont noirs de jais et le débit vocal, maîtrisé. La basse de Filip Vandebril est ronde et vrombissante. Ajoutez-y les harmonies étranges de Tom Tiestla à la guitare et aux synthés ainsi que les rythmiques complexes de Dmonkey Van Remoortere, et vous obtenez un objet musical très étrange.

Pendant les premiers titres du nouvel opus, par exemple "Psycho Therapy", on se surprend à penser au Doors, à Captain Beefheart, à Kurt Weil ou encore Nick Cave. Au fond de la scène, un artiste, sans doute Bert Lezy, qui dessine les pochettes du combo, improvise la création d'une oeuvre de peinture à l'eau sur la toile blanche où sont projetées des vidéos. L'ambiance fait très Beat Generation et le fantôme de Jack Kerouac flotte au-dessus des têtes. Pendant le très dansant "Valis", le public est emporté par le refrain "Everybody Dance!". Un reprise de Serge Gainsbourg et, sans avoir pris de substances, on entrevoit aussi ‘des éléphants roses, des araignées sur le plastron de son smoking et des chauves-souris au plafond’...

Brijs se fend également d'une citation de William Blake, tirée de "The Marriage of Heaven and Hell". Je ne résiste pas à l'envie de vous la livrer:

"Prisons are built with stones of Law,
Brothels with bricks of Religion.
The pride of the peacock is the glory of God.
The lust of the goat is the bounty of God.
The wrath of the lion is the wisdom of God.
The nakedness of woman is the work of God."

Brijs invite ensuite la chanteuse Lien De Greef à le rejoindre sur la scène pour le titre "Lovers In A War Zone", un joli duo de crooners post-modernistes. Le combo clôture son set par le morceau caché d'Amazon, "Strange Goings-On", aux accents bluesy très Zeppeliniens (la descente de basse de "Dazed And Confused").

Au final, un spectacle étonnant, baigné dans un weltschmertz urbain, une poésie beat. Un joli manifeste d'avant-garde...

La première partie, Kras en Bijvoet, réunissait Hadewig Kras, la chanteuse/bassiste d'origine néerlandaise mais vivant à Anvers et Jan Bijvoet, guitariste et comédien. Les deux artistes sont, semble-t-il, assez connus dans le Nord du pays. Leur musique, déroutante, est un mélange entre le post punk expérimental d'Einstürzende Neubauten (le chanteur Blixa Bargeld a d'ailleurs produit un des disques de Kras) et le 'spoken word' de Lydia Lunch.

(Organisation : Beurschouwburg)

 

Traams

Parfaitement sur rails…

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Il y avait un bout de temps que le Botanique n’avait plus programmé de formation aussi énergique. Si mes souvenirs sont bons, il s’agissait de Metz, qui s’était produit fin 2013. Traams nous vient tout droit de Chichester (NDR : c’est dans le Nord de l’Angleterre) et vient de publier son premier album. Intitulé « Grin », il a recueilli de bonnes critiques dans la plupart des medias alternatifs. Leur style ? Un mélange de post punk et de garage. Attention, même s’il s’arrêtait ce jeudi soir à la Rotonde du Botanique, il ne s’agissait pas du 92 ou du 94, mais bien d’un Traams on ne peut plus insulaire. Et si la rame était bien remplie, elle aurait pu encore accueillir quelques passagers supplémentaires.

Dès 20h15, on entre dans le vif du sujet. Pas de première partie. Traams campe un trio. Soit Stu Hopkins au chant et à la guitare, Leigh Padley à la basse ainsi qu’Adam Stock aux drums. Et il va nous dispenser un set épuré. A l’ancienne, si vous préférez. Sans artifice ou tape-à-l’œil. Au début du trajet, on a l’impression que le band est un peu perdu sur les voies ; mais rapidement le gratteur (NDR : plus que probablement le leader du groupe), va les arpenter de long en large, en ferraillant son instrument pour en extraire des sonorités puissantes, généreuses en décibels (NDR : bonjour les tympans !) Le concert est alors parfaitement sur rails ! L’énergie est constamment palpable, même si les compos oscillent entre titres sculptés dans le punk-rock mélodique (« Flowers ») et longues plages, plus élaborées, hypnotiques (« Klaus »), à la limite expérimentales. Les Anglais n’en oublient pas de remercier le public, entre les morceaux. Enfin, c’est du moins ce qu’on imagine, car comme ils s’expriment avec un accent à couper au couteau, on ne comprend pas grand-chose de ce qu’ils racontent. Vers 21h00, ils abandonnent une première fois la scène avant de revenir pour conclure ce sympathique concert par trois autres compos.  

Après avoir gravé un excellent premier elpee, le band a démontré qu’il était capable de transporter son potentiel en ‘live’. Bref, un bon concert pour entamer l’année 2014 de la meilleure des manières…

Setlist

Sleep
Low
Grin
Demons
Swimming pool
Head Roll
Fibbist
Loose
Flowers
Klaus

Mexico
Jack
Dog

Warpaint : Radioscopie !

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Quelques jours avant la sortie de leur deuxième album, les quatre Californiennes de Warpaint se dénudent... et nous offrent l’intégralité de leur dernier opus éponyme.

A l’image de son artwork (pochette et poster), « Warpaint » nous invite à rentrer dans une  danse ‘mystique’ de 51’37’’. Gangrenée de redoutables tournoiements épidémiques, cette  valse, aux apparences faciles, se sucre d’arrangements rigoureux et créatifs. Une ambition artistique terriblement efficace.

Une vision trouble en écoute sur 3voor12 : http://3voor12.vpro.nl/luisterpaal/albums/Warpaint.html

Tracklisting :

'Intro'
'Keep It Healthy'
'Love Is To Die'
'Hi'
'Biggy'
'Teese'
'Disco//Very'
'Go In'
'Feeling Alright'
'CC'
'Drive'
'Son'

WarPaint – Warpaint (Rough Trade/Konkurrent, 20/01/2014)

Cibo Matto descend à l’Hotel Valentine.

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Basés à New-York mais originaires de Tokyo, Miho Hatori & Yuka Honda forment Cibo Matto en 1994 ; et cette formation va dernier l’une des plus respectées dans l’univers de la pop expérimentale. Leur créneau ? Un mélange de rap, de funk, de musique brésilienne et de jazz.

Miho a travaillé́ pour les Beasties Boys et c'est elle qui chante et joue le rôle de Noodle dans Gorillaz.

Yuka Honda a publié 3 albums de musique électronique pour le label de John Zorn et a collaboré avec Dave Douglas, célèbre jazzman.

Près de 15 ans après la sortie de leur dernier album, le groupe sortira ce 11 février « Hotel Valentine », sur le label de Sean Lennon et Yoko Ono.

Track Listing:

01. Check In
02. Deja Vu
03. 10th Fl.Ghost Girl
04. Emerald Tuesday
05. MFN
06. Hotel Valentine
07. Empty Pool
08. Lobby
09. Maid Song (House Keeping)
10. Check Out

 

Un éponyme pour Sunday Bell Ringers…

Écrit par

« SBR » le second album de Sunday Bell Ringers devrait ravir les fans d’Arcade Fire, Massive Attack voire des Savages…

Le nouvel opus du Bruxellois Joeri Cnapelinckx sera disponible dès le 20 janvier sur Zeal Records.

 

Le trajet himalayen de Band of Skulls

Écrit par

Band of Skulls a dévoilé la vidéo du premier single de son nouvel album dont la sortie est prévue pour le 31 mars.

« Asleep at the Wheel » est un extrait de ce futur elpee. Intitulé « Himalayan », il a bénéficié de la production de Nick Launay (Yeah Yeah Yeahs, Arcade Fire, Nick Cave and the Bad Seeds).

En concert au Botanique à Bruxelles le 2 avril prochain.

http://smarturl.it/bosaatwvd

Tracklisting

1 - Asleep At The Wheel
2 - Himalayan
3 - Hoochie Coochie
4 - Cold Sweat
5 - Nightmares
6 - Brothers And Sisters
7 - I Guess I Know You Fairly Well
8 - You Are All That I Am Not
9 - I Feel Like Ten Men, Nine Dead And One Dying
10 - Toreador
11 - Heaven's Key
12 - Get Yourself Together

http://www.bandofskulls.com/

https://twitter.com/bandofskulls

https://www.facebook.com/bandofskulls

 

La Ferme ! On écoute !

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Outre le fait d’accueillir l’émission D6BEL On Stage, la Ferme Du Biéreau propose de fort intéressantes affiches au cœur du Brabant Wallon.

Pour son premier festival Pop Rock, l’enceinte aux allures rurales bordant Louvain-La-Neuve se dote de quelques noms très alléchants dont une tête d’affiche des plus excitante puisque les Irlandais de Girls Names viendront défendre leur magnifique album « The New Life ».

Cela se passera le samedi  08 février dès dix huit heures trente.

Le line-ip complet et les infos pratiques ici 

 

 

 

Pour Eriksson Delcroix, le fort est vert…

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Bjorn Eriksson, c’est le guitariste de Zita Swoon ; c’est également lui qui a composé la musique du film de Felix Van Groeningen, ‘Broken Circle BreakDown’. Il a enregistré un album, avec sa compagne, Nathalie Delcroix. Sous le patronyme Eriksson Delcroix. Baptisé « For ever », cet opus influencé par le Midwest américain paraîtra ce 10 février prochain.

« At the Graveyard », le premier extrait de « For Ever », est à découvrir sur le lien suivant: https://vimeo.com/82294744

 

 

MLCD dans le brouillard…

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« The Smoke Behind the Sound », c’est le titre du nouvel album MLCD. Il paraîtra ce 20 janvier prochain.

« Bitter Taste of Life », un premier extrait de cet opus de la formation belge, est à découvrir sur YouTube, et c'est ici

https://soundcloud.com/piasbelgium/mlcd-my-little-cheap

www.mylittlecheap.net

Les 24h vidéo de Pharrell Williams.

Écrit par

Une vidéo de « Happy », le nouveau morceau de Pharrell Williams, issu de la B.O. du film d’animation ‘Moi, Moche et Méchant 2’ est disponible sur YouTube. Et la version de 24 heures a notamment bénéficié de la participation de Magic Johnson, Steve Carrell, Jimmy Kimmel, Jamie Foxx, Steve Martin, Odd Future, Miranda Cosgrove et Janelle Monáe !

http://24hoursofhappy.com/

http://www.youtube.com/watch?v=y6Sxv-sUYtM

 

Dans l’œil du Telescopes

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‘Shoegazing’ : un terme ironique qui désignait à l'origine tous ces musiciens aux yeux rivés vers leurs pieds. C'était la glorieuse période des nineties.

Avant que ce sobriquet ne se transforme en courant musical majeur et voit l'essor de groupes et de labels mythiques, aujourd'hui fièrement revendiqués.

Ainsi, issu de l'écurie Creation, The Telescopes est sans doute l'un des groupes pionniers du genre et certainement une figure emblématique de la scène anglaise avec comme carte de visite, un album éponyme  restant l'une des pierre angulaires dans le registre.

Depuis cette glorieuse période, loin de toute ambition mercantile et avare de succès, Stephane Lawrie et les siens continuent leur route tambour battant (et guitares en avant), distillant ça et là quelques albums inégaux mais pertinemment honnêtes.

Fidèles à leur ligne de conduite irréprochable, ils viendront défendre à Liège l'excellent « Harm », paru fin d'année.

Dressant un véritable mur du son au milieu de l'Escalier.

Et vous seriez bien inspirés de vous y trouver !

The Telescopes : Liège, l'Escalier, mercredi 29 janvier.

 

The Wooden Wolf

Nocturnes & other songs Op.2

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Comme son titre l’indique, « Nocturnes & other songs Op .2 » constitue le deuxième opus de ce songwriter alsacien. Il fait suite à « 14 Ballads Op.1 ». Peu d’infos circulent au sujet de cet artiste. A tel point qu’on se demande s’il n’est pas sorti directement de sa tanière pour nous conter ses histoires de cœur. Ecorchée et frémissante, sa voix est bien mise en valeur par une instrumentation à la fois variée (lap-steel, guitare acoustique, violoncelle, …), subtile et discrète. L’univers de The Wooden Wolf est à la fois mélancolique et boisé. Si certains morceaux peuvent paraître plus longs comme « Something in the Ground » ou « Black Velvet » qui dépassent tous les deux les 7 minutes, le Français a le bon goût d’enrichir ses compos folk de refrains pop ; ce qui les rend d’autant plus efficace. Certaines plages flirtent tout simplement avec la perfection. Et tout particulièrement « Palace of Sin », « When your Body Takes », « Only Someone Burning » ou encore « Your Drinking Shoulders ».

Cet opus est hanté par les spectres d’illustres folk singers, tels Will Oldham (NDR : il est encore vivant !) ou Elliott Smith voire Jason Molina (NDR : eux sont passés dans l’autre monde). D’ailleurs, Alex Keiling rend hommage à ce dernier sur l’ultime plage de l’opus, « Molina’s Blues ». La classe !

 

Anders Trentemøller

Lost

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Poursuivant son aventure solitaire en compagnie d’invités triés sur le volet, le Danois Anders Trentemøller donne enfin une suite à « Into The Great Wide Yonder », paru en deux mille dix.

Et puisqu’il est question de comparaison, j’affiche d’emblée toute ma déception.

L’unité semble s’être effritée, et s’il n’est pas question d’un album raté, « Lost » ne possède ni la grâce, ni l’intemporalité du précédent opus.

Il recèle de très bons morceaux, garde une certaine cohérence dans l’ensemble, mais souffre d’un défaut majeur : il s’efface trop souvent derrière ses invités.

Du coup, la liste exhaustive de ceux-ci confère à l’ensemble une impression de patchwork, sorte de grande fresque rapiécée.

Allant jusqu’à donner cette impression que Trentemøller passe de rôle d’hôte de marque à invité de luxe.

Bref, la majeure partie des titres ressemble davantage à des remixes qu’à des compositions originales.

Et si les univers ici présents ne sont certes pas incompatibles (de Low à Blonde Redhead en passant par Lower Dens), l’homogénéité générale s’effiloche au fil du parcours.

Trentemøller signe donc une très jolie compilation de réinterprétations personnelles du répertoire de ces groupes qu’on imagine très facilement trônant fièrement dans sa collection.

En se faisant plaisir, l’artiste nous gratifie quand même de bons moments.

Mais j’attendais nettement plus de la suite à ce monument que restera son précédent LP.

« Lost » constitue donc à mes yeux une jolie vitrine à contempler sans désir exacerbé.

Sebastien Tellier

Confection

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Difficile de dénicher un véritable fil conducteur dans la discographie de Sébastien Tellier, le fantasque barbu français qui prend un malin plaisir à constamment brouiller les pistes… Après avoir opéré un magnifique exercice de style disco-électro-pop sur « Sexuality », en 2008, le producteur dingo s’était quelque peu égaré dans ses délires ‘mystico-mélalo’, en publiant un « My God is Blue » beaucoup moins inspiré, et à prendre au second (voire davantage…) degré...

Bonne nouvelle, « Confection » nous dévoile une excellente récolte musicale. L’artiste en est revenu à une forme instrumentale particulièrement efficace. Empreintes de sensualité, de romantisme et de charme, ses compos transpirent même une classe folle. Seul le magnifique (cette basse !) « Amour Naissant » inclut des vocaux. Cinématographique, cette œuvre nous replonge, pour notre plus grand plaisir, à la belle époque de « La Ritournelle » et de « Politics ». Lors des sessions d’enregistrement, Tellier a reçu le concours de Tony Allen (batteur de Fela Kuti) et de Rob (le claviériste de Phoenix). Sans oublier le grand manitou Zdar à la production. Et incontestablement, la mise en forme est parfaite. Entre ballades pop interprétées au piano dans l’esprit de Gainsbourg (« Coco ») et morceaux à la fois curieux et intéressants (« Hypnose »), Tellier nous gâte de sucreries rétro, comme s’il avait voulu illustrer un film décadent, langoureusement fantasmé.

 

Shiny Darkly

Shiny Darkly

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Celui là, je m’étais bien gardé de vous en parler.

Et pour cause.

Relégué dans mon esprit au titre d’album abscons (faux souvenir d’une écoute manifestement jamais réalisée) et perpétuellement placé à la base de ma colonne de disques à écouter, j’étais passé totalement à côté...

Arrive le grand jour où finalement je me décide à repasser la galette, et… Ô ! Surprise !

Circonspect, j’assiste à ma totale abdication en moins de trois minutes trente-six, soit le temps pour le premier morceau (« Into The Shade ») de faire voler en éclats mes réserves injustement nées de souvenirs tronqués.

Donc, résumons : Shiny Darkly est un combo réunissant trois jeunes danois qui a jeté son dévolu sur le Rock & Roll version blouson de cuir à la MC 5, lunettes de soleil rivées sur le nez, façon Crocodiles, et carburant à l’huile de moteur aux effluves Black Rebel Motorcycle Club. Passé quelques trips hallucinogènes chez leurs frangins de Psyched Ills, ils se sont mis en tête de pondre quelques ritournelles obsédantes, nonchalamment enduites de cambouis dans un Garage et délicieusement matinées de second degré (un titre comme « Draculala » ne laisse planer aucun doute sur la question).

La cadence est spectrale, hypnotique, mais pas délestée de mélodies mordantes comme le baiser d’un vampire éternellement juvénile.

La réverb’ place le spectre sonore dans la lignée de The Horrors, les lignes de basse dans les sillons de Spectrum et le glacis noir et blanc destiné à faire briller l’ensemble évoque les productions de Sacred Bones Records.

Mais loin d’être une somme de références, ce ‘six titres’ se révèle bien plus contrasté qu’il n’y paraît et m’oblige à faire amende honorable.

Un réel plaisir dans ces circonstances.

Shiny Darkly : l’histoire d’un disque négligé qui d’un rugissement de trique a réussi à prendre en otage mes burnes.