New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

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Chris Cunningham filme Warpaint.

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Le mythique réalisateur Chris Cunningham a passé 2 ans auprès de Warpaint afin de réaliser un documentaire sur le groupe. Il s’intitule « Love is To Die ».

Le teaser est à découvrir sur YouTube et il semble alléchant…

http://www.youtube..com/watch?v=JRGmTs7VTQE

http://warpaintwarpaint.com/

https://www.facebook.com/warpaintwarpaint?hc_location=stream

Warpaint sera en concert le 2 novembre à l’AB de Bruxelles.

 

Les Heures IND 2013 : samedi 19 octobre

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La deuxième soirée des heures IND était consacrée au rock. L'occasion d’enfin voir à l’œuvre Holograms, groupe suédois de post-punk qui n'avait pu prester au Micro Festival suite aux problèmes de santé d'un de ses membres. Ces hargneux teenagers étaient précédés par les locaux Scrap Dealers, les indie-rockeurs de Splashh et les arty Dez Mona. On parlera d'un bilan mitigé pour cette soirée. Une petite centaine de personnes seulement peuplait la Caserne Fonck, ce qui avait poussé les organisateurs à se réfugier dans l'Ecurie, une petite salle au plafond bas et à l'acoustique bien loin d'être optimale malgré les efforts désespérés de l'ingé son. Certains artistes non plus n'ont pas vraiment répondu à l'attente...  

La soirée débute par la prestation des Liégeois de Scrap Dealers. L'occasion de constater tous les progrès de cette formation encore jeune. Leur garage-rock est crasseux à souhait et l'énergie appréciable qui s'en dégage est plutôt bien maîtrisée. On est dans la veine des Thee Oh Sees ou de Ty Segall. Cà gueule, çà sue, ça se bouscule sur scène. C'est peut-être un peu trop sérieux parfois. La décontraction viendra au fil des concerts.

Splashh prend la relève. Acclamé par la presse britannique pour leur premier elpee "Comfort", ce quatuor réside à Londres, mais compte deux Australiens et un Néo-Zélandais dans ses rangs. Les influences des deux continents s'entendent mais leur fusion ne me convainc pas toujours. Comme sur l'album, la frêle voix brit-pop noyée sous les effets de Sasha Carlson a tendance à m'agacer. Très subjectivement, elle ne me paraît pas coller à l'indie-rock/shoegaze antipodale. D’ailleurs, les interventions de guitares et les lignes de basse sont souvent empruntées à Kim Deal. On est plongé dans les nineties, mais la copie ne vaut pas l'original. Quelques jeunes filles sautillent sur ces répliques des Pixies que sont "Headspins", "Vacation" ou le single "All I Wanna Do". Les vétérans ont retrouvé des sonorités qu'ils aiment et finalement, n'en demandaient pas beaucoup plus. On s'en contentera.

Dez Mona contraste violemment avec les précédents. Tirés à quatre épingles, les Flamands pratiquent leur pop de chambre avec classe. Le chanteur tente de réveiller une salle qui s'est assise et n'apporte pas beaucoup d'attention au concert. Mais on sent bien que ce n'est pas cette musique-là que les gens sont venus écouter. L'accueil est poli, sans plus. On est admiratif des talents de musiciens des Bruxellois mais cet art-rock mâtiné de jazz qui rappelle la scène anversoise, Moondog Jr en tête, fige un peu l'ambiance.

Mais ce que tout le monde attend, ce sont les Holograms. J'étais curieux de découvrir les Suédois en live. Après un excellent premier album au son brut, entre punk, post-punk et new-wave, et la déception du second, surproduit et presque caricatural à mon sens, je me demandais ce qu'ils pouvaient proposer sur scène. Hélas, le quatuor, bien éméché, va délivrer un set brouillon ; à tel point, qu’on aura même bien du mal à identifier les morceaux. La voix d'Andreas Lagerström, si impressionnante sur disque, manifeste pas mal de faiblesses. On frôle parfois le chant de supporter imbibé et lorsque les mélodies de synthé suivent le chant, le résultat devient même carrément pompier. Le côté ‘hymnique’ du second elpee réapparaît et seule l'énergie impressionnante et quelques lignes de guitare abrasives sauvent quelque peu un concert qui part de plus en plus en sucette. La moitié de la salle s’est déjà vidée lorsqu'Andreas lance une dernière éructation. On espère donc que les Holograms étaient juste bourrés et qu’ils se sont comportés comme des sales gamins en proposant ce concert déstructuré et fort peu inspiré. Ils ont en tout cas déçu les nombreuses personnes venues expressément pour eux. La soirée s'achève, le bar ferme précipitamment. Dans la pénombre de la cour de la caserne Fonck, quelques vieux rockers refont le monde jusqu'à l'extinction totale des feux… et de ce qu’il reste comme lumière…

Holograms + Splashh + Dez Mona + Scrap Dealers

(Organisation Les Ardentes)

 

Orval Carlos Sibelius

Excellent, malgré un répertoire encore à étoffer…

Écrit par

Axel Monneau, alias Orval Carlos Sibelius, a publié un album qui a fait l’unanimité auprès de la critique. Intitulé « Super Forma », ce disque lui a permis de sortir de l’anonymat. Cependant, malgré la couverture de plusieurs magazines musicaux, la Rotonde, ce soir, était à moitié vide. Multi-instrumentiste, Orval (authentique trappiste belge !) Carlos (comme le terroriste), Sibelius (Jean de son prénom, ce Finlandais était un illustre compositeur de musique classique) est de nationalité française. Il est même parisien !  

En live, l’artiste est flanqué d’un groupe. Une jeune fille se charge des claviers. Derrière les fûts, siège un barbu. Probablement un Brésilien. C’est du moins ce que son nom laisse supposer. Le line up est complété par un bassiste et un tromboniste vêtu d’un costard. Et le compte y est. Quant à Alex Monneau, accoutré d’une chemise aux motifs ‘galactiques’ surprenants, reproduisant l’artwork du dernier opus, il se plante au centre. Il empoigne sa guitare et commence le set par un morceau instrumental de plusieurs minutes. Une introduction psychédélique qui monte en un long crescendo conclu par une ligne magistrale de trombone. Superbe ! Mais ces quelques minutes d’échauffement ne suffisent pas pour que le public daigne de lever. Il s’exécutera donc, à la demande des musicos. Dès que les spectateurs sont sur leurs deux jambes, le concert peut réellement commencer. On a alors droit à plusieurs morceaux du dernier album, dont le superbe « Desintegracao ». La formation maîtrise parfaitement son sujet ; les compos de ce récent elpee sont ainsi parfaitement interprétées. Les membres de la troupe n’ont vraiment pas la grosse tête. D’ailleurs, le leader de la troupe n’hésite pas à communiquer avec le public. Exemple, à la fin du concert, alors que la setlist est épuisée, Axel vient s’excuser devant le public, avouant qu’il n’avait plus rien en stock, à proposer. Pour se faire pardonner, le groupe réinterprète alors « Desintegracao », face à un auditoire satisfait de ce compromis.

Les autres disques d’Orval Carlos Sibellius ne seront pas pour autant, négligés. Mais les titres originellement sculptés dans le folk sont adaptés à la scène, pour embrasser une forme plus psychédélique. Si le résultat s’avère sympathique, il faut bien avouer que ceux issus de « Super Forma » sont de meilleure facture. Le set atteindra son apothéose en fin de parcours. Lors d’un « Good Remake » imprimé sur un même riff hypnotique et une nouvelle fois caractérisé par un crescendo d’une petite dizaine de minutes.

Orval Carlos Sibelius a confirmé tout le bien que l’on pouvait penser de lui. Au cours de ce concert, sa formation nous a proposé un  cocktail de psyché/pop parfait et tout simplement incomparable. Seul bémol, un répertoire insuffisant. Une seule issue pour combler cette lacune : au travail !

(Organisation : Botanique)

 

Hippopotard 2013 : samedi 19 octobre

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Un peu plus de monde que lors des éditions précédentes pour cet Hippopotard, mais pas encore suffisamment pour permettre aux organisateurs d’équilibrer leur budget. A peine 150 personnes, c’est nettement insuffisant. Or, de nombreux médias, presse écrite y compris, s’étaient mobilisés pour soutenir cet événement. Et comme pour accumuler les obstacles, comme par hasard, le passage à niveau sis à Havinnes, qui permet d’atteindre Béclers depuis Tournai, est fermé depuis la veille. Bonjour les déviations !

Votre serviteur et Vincent débarquent dans la Rotonde, alors que Delirium Slap Kid a déjà terminé son set. Place alors au duo humoristique Twin Towers. Affublé de grandes barbes et coiffés de chapeaux de cow-boys, ils ont manifestement le look des ZZ Top. Pour le reste, leur set est manifestement burlesque, mais les reprises proposées sont souvent (volontairement ?) massacrées. Et les vocaux flirtent régulièrement avec le faux. On a même droit à une adaptation d’un standard du pop/rock en picard. Bref, Olivier et Fred ne passeraient même pas le premier tour lors d’une sélection pour The Voice. Par contre, ils auraient leur place, lors d’une séance du cabaret wallon à Tournai.

New Bag, ce sont les locaux de la soirée. Ils s’étaient déjà produits dans le cadre du festival, en 2008. Et leur line up est enrichi d’une chanteuse métisse. Qui possède une superbe voix, soul, complémentaire à celle de Jean-François Decaluwé. New Bag est également un groupe de reprises, et les versions proposées sont à la fois originales et soignées. Sauf que les balances sont catastrophiques. Les basses plombent le concert. Les voix sont noyées dans l’ensemble et aucun instrument n’est mis, même circonstanciellement en exergue. Et pourtant, les musicos ne ménagent pas leur peine, sans se rendre compte de la situation. Un petit tour par la console, nous a permis de comprendre que les responsables de la sonorisation étaient des néophytes et apprenaient un peu sur le tas. Evidemment on ne mixe pas un groupe comme une soirée dansante. Assurer le rôle d’ingé du son nécessite de l’expérience. N’empêche, notre intervention permettra au dernier groupe de bénéficier d’un meilleur support.

Reverend Zack and The Blues Preachers clôturaient donc la soirée. Un quintet drivé par le chanteur/harmoniciste Fred Janus qui tourne depuis pas mal de temps. Et pas seulement dans la région, puisqu’il s’est même produit au Magasin 4. Un combo au sein duquel milite également Jonathan Blondel de Skarbone 14, qui a troqué sa basse contre une énorme contrebasse de couleur rouge. Le line up est complété par deux gratteurs, un bassiste et un drummer. Votre serviteur n’est pas grand spécialiste en blues, mais manifestement le band s’inspire essentiellement des Paladins et de Howlin’ Wolf. Auquel la formation emprunte un titre, au cours de son set. Et pour la compo la plus hypnotique de la prestation, à John Lee Hooker. Fred alterne entre musique à bouche, microphone conventionnel ou astatique. Et les morceaux s’enchaînent naturellement. Seule ombre au tableau, les drums sonnent parfois un peu plats. En cause, l’installation du kit de batterie à même le podium. Le recours à une petite estrade voire à des tapis de sol serait peut-être judicieux pour rendre les martèlements de fûts plus sonores. Sans quoi chaque musico aura droit à son petit billet de sortie, et notamment Jonathan en fin de parcours qui se met à chevaucher sa contrebasse avant d’en jouer, couché sur le dos. Un bon petit concert, même si on sent que les musiciens sont un peu las de jouer le même répertoire depuis un peu trop longtemps. A mon avis, Fred va prendre une pause avant de revenir avec de nouvelles compos ou alors sous une autre formule…

(Organisation Hippopotard)

 

Les heures IND 2013 : vendredi 18 octobre

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Cette année, les heures IND, organisées par Les Ardentes, avaient décidé de programmer un grand nom du jazz contemporain : Christian Scott. Devant un petit parterre de connaisseurs, le Néo-orléanais nous a gratifié d'un concert presque intimiste au cours duquel on a pu entendre plusieurs extraits de son dernier et ambitieux album "Christian aTunde Adjuah".  Le band du trompettiste était précédé par l'excellent groupe belge, Cruz Control qui tout en douceur a échauffé nos oreilles.

Habitué des salles liégeoise, Cruz Control est accueilli chaleureusement par un public déjà acquis à son jazz fusion. Active depuis une petite dizaine d'années, la formation dégage une vraie joie de jouer qui fait plaisir à voir et la rend directement sympathique. L'atmosphère est feutrée, la musique s'en inspire. Les compositions font régulièrement penser à Weather Report mais la filiation avec Return To Forever et Miles Davis, période Bitches Brew évoqué dans la présentation du groupe, n'est certainement usurpée. Cruz Control semble aimer les longues séquences et n'hésite pas à abuser des mesures composées (merci à un ami jazzman de m'avoir soufflé ce terme technique). Mais ce n'est pas indigeste. Jamais le propos ne deviendra abscons. Alternance de moments enlevés et de parties plus atmosphériques, le concert a une remarquable cohérence. Les relents de funk, de rock et d'electro annoncés me semblent peu évidents, mais on peut trouver ci et là des influences de prog-rock plutôt digestes. Les musiciens sont en osmose et les commentaires sont élogieux dans la salle sur le groove du batteur Stijn Cools et le jeu sur les tempos du bassiste Jérôme Heiderscheidt. Le Fender Rhodes de Julie Dehaye fait resurgir l'esprit de Joe Zawinul. On en revient toujours à Weather Report. Un très agréable moment qui donne envie de découvrir leur premier album "Le comment du pourquoi?".

Christian Scott débarque alors sur les planches, accompagné de son gang de teenagers. Et si on nous souffle que le monsieur a eu des exigences techniques un peu démesurées pour l'endroit, il ne semble pas être affecté par ces contrariétés. Au contraire, il paraît d'excellente humeur et après deux morceaux, se fend d'une présentation pleine d'humour mais surtout très tendre de ses musiciens. On a droit à la biographie intégrale de chacun d'eux et Christian est très fier d'annoncer que son saxophoniste au visage de poupon est à peine âgé de 22 ans et son batteur à la coiffure spectaculaire de seulement un de plus. Un drummer qui apporte une touche urbaine assez intéressante à l’aide de ses rythmiques empruntées au funk et au hip hop, mais qui est également très à l'aise dans les parties influencées par ce que l'on appelle la black indian culture de la Nouvelle-Orléans chère à Christian Scott (fusion de jazz et de musiques traditionnelles africaine et indienne pour faire court). 

Bien entendu, on ne peut s'empêcher de penser à Miles Davis (dont Christian a d'ailleurs repris le rôle dans une tournée récente de la légende Marcus Miller) même si la trompette customisée de Scott évoque Dizzy Gillespie. En fermant les yeux, on peut parfois s'imaginer dans un club de Saint-Germain, dans les années 50, attablé à côté de Juliette Greco ; mais on est vite rattrapé par la Nouvelle-Orléans. Une ville qu'il met en musique avec colère dans le trépidant "Danziger" composé après le passage de l'ouragan Katrina. Colère que l'on retrouve aussi sur le bluesy "KKPD" (Ku Klux Police Dept) inspiré par sa propre expérience du racisme ordinaire. A côté de ces morceaux très enlevés, on a droit à des parties bien plus apaisées évoquant à nouveau Miles Davis période "My Funny Valentine". Les morceaux deviennent alors caressants, intimistes. On flotte au gré des notes bleues de la trompette de Scott sur des ballades romantiques. Un romantisme poussé à son paroxysme lorsqu'il convie son épouse à le rejoindre sur scène. Le chant de cette dernière n'a rien d'exceptionnel mais l'homme est amoureux et ce moment d'intimité assez touchant. Le concert s'achève et Christian semble aussi satisfait que le public. Il restera d'ailleurs assez tard au bar à discuter auprès de ses admirateurs le sourire aux lèvres. "Christian Scott is swag" nous annonce le t-shirt qu'il tente de vendre dans le coin merchandising. Un t-shirt aussi bling-bling que la sorte de collier africain en or qu'il arbore. Mais sa musique est de bon goût. C'est bien le plus important.

Christian Scott + Cruz Control

(Organisation Ardentes)

 

Cabaret Voltaire fait du chiffre !

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Cabaret Voltaire est l'un des groupes fondateurs de la new-wave et de la musique industrielle. 

Il revient sur le devant de la scène, 35 ans après ses débuts. Il publiera ainsi ce 4 novembre prochain « #8385 », un coffret réunissant 6 CDs, 4 vinyles et 2 DVD. De quoi permettre de revisiter l'histoire de Cabaret Voltaire entre 1983 et 1985.

Précédant la sortie, le 27 janvier 2014, de ‘#7885’, un recueil qui proposera pour la première fois les deux facettes du groupe (l'électro punk et la techno pop de 78 à 85), le coffret ‘#8385’ est une formidable occasion de (re)découvrir le travail de l'un des groupes majeurs de la révolution électronique anglaise de la fin des 70's, aux côtés de Human League, Throbbing Gristle ou encore Fad Gadget.

http://t.ymlp236.net/eeeuazauumbyatauyuarauhq/click.php

 

 

Nasser #7

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Grâce à l’efficacité de ses beats et l’urgence de l’électricité consommée, Nasser bouscule les catégories ! Le deuxième album du trio, réunissant Nicolas (chant/batterie), Simon (guitares/claviers) et Romain (machines), est taillé pour la scène comme pour les dancefloors. Son titre ? « #7 »

http://liveweb.arte.tv/fr/video/Festival_Marsatac___NASSER/

http://t.ymlp330.net/eusqanauueqqakaeeeaoauhq/click.php 

https://www.facebook.com/wearenasser?fref=ts

https://twitter.com/wearenasser

 

Corvée Vessels pour Pick a Piper…

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« All Her Colours », c’est le premier single issu du nouvel album de Pick A Piper. Remixé par Vessels, il sera disponible dès le 4 novembre et est à découvrir sur YouTube.

Le groupe de Brad Weber se produira, en outre, en ‘live’, dans le cadre du festival Autumn Falls, le 20 novembre prochain.

http://www.youtube.com/watch?v=fn2mrotzWfU

http://snd.sc/1fZvZuy

 

 

Release Party de Yew…

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Yew publiera son nouvel album le 21 octobre. Intitulé « The Fall », il recèle un morceau paru en single, et sur lequel Arno a collaboré, "Between Up and Down".

https://soundcloud.com/yewofficial/yew-feat-arno-between-up-down

David Bowie remixé par James Murphy

Écrit par

James Murphy (LCD Soundsystem) a remixé “Love is lost”, un extrait du dernier album de David Bowie, “The next day”. Un remix de 10 minutes qui figurera sur « The Next Day Extra », dont la sortie physique est prévue pour le 4 novembre. Il est cependant déjà disponible sur YouTube.

http://www.davidbowie.com/

https://www.facebook.com/davidbowie

https://twitter.com/DavidBowieReal

http://www.youtube.com/user/DavidBowieVEVO

 

 

Sauver la France à l’aide d’un Pendentif…

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Pendentif s’affirme comme l'un des groupes d'une nouvelle scène pop qui a intégré les codes anglo-saxons tout en chantant en français. L'aventure de ce quintet bordelais a commencé il y a trois ans…

Des plages américaines aux vagues froides de l’Angleterre, les Français sont parvenus à remettre la côte atlantique et sa banlieue au goût du jour.

Après le succès de leurs singles « Jerricane » et « Embrasse-Moi », Pendentif nous propose son nouveau single, « God Save la France », un autre extrait de son dernier opus, « Mafia Douce ». 

http://www.youtube.com/watch?v=G_UgzV5Wxr0&feature=youtu.be

www.pendentifmusic.com

 

Seconde prise pour The Feather.

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Le label JauneOrange présente la « Tape #2 » de The Feather.

Ce deuxième épisode d'une série de courtes capsules vous donnera l'occasion de découvrir des inédits et des réinterprétations de titres de l'album « Invisible ».

Cette seconde ‘Tape’, à nouveau réalisée par Simon Médard (Digital Bal Musette), revient sur le concert que le groupe a accordé le 4 octobre au CC des Chiroux à Liège, à guichets fermés, lors de la présentation officielle du nouvel opus.

http://www.youtube.com/watch?v=-V-cvoQSTIc

Si vous avez manqué cet événement, la « Tape#1 » vous permet de visionner le groupe, plongé dans le cadre du Deep in The Woods

http://www.youtube.com/watch?v=mDx0WJ5t2BE

Moustique : ‘En douze chansons, bricolées avec amour et minutie, l'artiste liégeois esquisse des mélodies d'une grâce inouïe.’

Focus Vif : ‘Un bel album de grands espaces inspirés.’

Rif Raf : ‘Thomas Medard nous livre aujourd'hui un premier disque drôlement juste, sensible, inspiré et inspirant.’

La DH : Le disque est fouillé, onirique, envoûtant. Les couches se superposent emmenées par la voix délicate de ce charmant barbu.

Larsen : ‘Depuis le cockpit, l'horizon se dévoile. On aperçoit des nuées mélancoliques, des mélodies lumineuses, ... Bienvenue en première classe.’

Victoire : ‘Ouvertes sur les grands espaces, des mini symphonies folk qui évoquent les grand paysages musicaux de l'americana...’

 

Trixie Whitley insatiable !

Écrit par

La nouvelle vidéo de Trixie Whitley, réalisée par Steven Lippman, a bénéficié de la collaboration de la styliste Ann Demeulemeester.

« Never Enough » constitue déjà le 3ème extrait de son premier album, « Fourth Corner »

http://youtu.be/R2ZA25bolJI

 

 

Dave Riley and Bob Corritore

Hush your fuss

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De couleur noire, Dave Riley est né dans le Mississippi. Il est aujourd’hui âgé de 64 ans. Jeune, il apprend à jouer de la guitare et rejoint ses parents partis vivre à Chicago, en 1961. Son père est prêcheur de la Church of God in Christ. Sa famille fonde alors un groupe de gospel. Dans les années 70, il se consacre le plus souvent à la basse, puis abandonne la musique pour élever son fils. En 1996, il monte son propre band en compagnie de son fiston. La formation publie un premier album en 1997. Il s’intitule "Living on borrowed time". Et embraie assez rapidement pas "Blues across America". Au sein de son band militent alors le notoire Sam Carr à la batterie et l'harmoniciste John Weston. En 2002, il grave "Whisley, money & women".

Bob Corritore est de couleur blanche. Il est né à Chicago et joue de l'harmonica. Il s’est établi depuis bien longtemps à Phoenix, en Arizona, où il possède un excellent club de blues : ‘The Rhythm Room’. En 2008, il rencontre Dave Riley. Un duo vient de naître. Le tandem avait déjà sorti deux long playings, "Travelin' dirt road" en 2007  et "Lucky to be living" en 2009.

L’opus s’ouvre par le titre maître. Une compo signée Riley qui commence paisiblement sous une forme acoustique avant d’adopter le mode amplifié. C'est d'ailleurs le rejeton, Dave Riley Jr, qui se réserve la basse. "Baby please don't go" baigne dans le Chicago blues urbain. Puissante, la voix s’affirme. Bob se sent vraiment chez lui et son harmonica gronde. "No cussin'" poursuit sur le même tempo, alors que la voix devient rugueuse et âpre. Issue de la plume de John Weston, "Snuff dippin' woman" est un superbe blues lent qui nous replonge dans les heures de gloire du quartier Southside de Chicago. Riley crie son amour déçu. Les musicos sont presque figés sur place. Les interventions à l’harmo chromatique de Corritore sont bouleversantes. Gloria Bailey se réserve l’orgue sur le "Mississippi Po boy" de Harvey Watkins, un blues à la ligne mélodique claire. Dave en profite pour libérer son premier envol sur les cordes. Il nous parle de sa vie tout au long de "Home in Chicago", un tout bon shuffle imprimé sur un rythme soutenu. La cohésion entre les musicos est parfaite! Les percussions de Brian Fahey adoptent le rythme du chemin de fer. Corritore accentue ce phrasé saccadé sur l'harmonica. Dave se réserve un autre coup de gueule sur "Go ahead and blame me", un morceau au cours duquel le souffle de Bob est à nouveau empreint d’une grande sensibilité. Retour au duo acoustique pour "My baby's gone" et un superbe "Oil spill blues". "Laughing blues" clôt cet opus, une finale hilarante au cours de laquelle Riley semble bien imbibé dans ce juke joint blues contemporain.

 

Protestant Work Ethic

Rush for second place

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A des années-lumière des valses de Strauss ou des chants tyroliens, cette formation autrichienne aurait pu naître au pays de l’Oncle Sam. D’ailleurs, leurs héros se nomment Bob Dylan, Townes Van Zandt ou encore Pete Seeger.

Pour concocter cet opus, elle s’est servie de tout l’attirail du parfait ‘folkeux’ : banjo, mandoline, violon et même une lap steel. Histoire de donner une coloration un peu plus personnelle à son expression sonore, le groupe y a ajouté des cuivres. Partagé en dix pistes, ce « Rush for second place » s’écoute d’une traite, et ce sans que, jamais, l’on ne jette un regard désapprobateur vers son lecteur. Et c’est peut-être là que le bât blesse ! Car après avoir écouté ce disque, on se rend compte qu’on n’a rien retenu. Que rien ne nous a vraiment marqué. Pas de mélodie qui accroche ou d’émotion qui nous traverse. La musique de Protestant Work Ethic est sympathique, mais n’a pas vraiment d’âme. Un peu à l’image de son chanteur. Il ne chante pas trop mal, mais on serait bien incapable, deux heures plus tard, de se rappeler la voix. Dispensable !

 

Mudhoney

Vanishing Point

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Alors qu’« In Utero » bénéficie d’une réédition en grande pompe, les fans de Nirvana et du grunge en général seraient bien inspirés de ne pas se vautrer dans la nostalgie et de jeter une (sale) oreille sur « Vanishing Point », le nouvel album de Mudhoney ! C’est ce que Kurt Cobain aurait fait, en tout cas…

Publié en 1985, l’Ep « Come on Down » est considéré comme le premier disque de grunge. Et la paternité en revient à Green River, formation qui allait changer son patronyme en Mudhoney. Dès 1989, il allait même partager un split single en compagnie de Sonic Youth, sur lequel le band new-yorkais reprenait « Touch me I'm sick » et Mudhoney, « Halloween ». Ce qui allait leur permettre de devenir les nouveaux héros de Seattle.

En un quart de siècle, Mudnoney n’a rien perdu de sa rage. Toujours emmené par Mark Arm et Steve Turner, le band prend toujours un réel plaisir à laisser macérer ses compos dans la distorsion. La musique de ces vétérans m’a ainsi toujours fait penser à une version punk et énervée de Pearl Jam (Jeff Ament et Stone Gossard ont d’ailleurs milité au sein de la première mouture de Green River, avant de fonder Mother Love Bone puis Pearl Jam) ou moins subtile de Dinosaur Jr (« Douchebags on Parade »). Les guitares sont bavardes et Mark Arm éructe des paroles caustiques et cyniques à la manière d’un Mark E. Smith tout au long de ce 9ème opus qui ranime un peu la morgue des Stooges (« Chardonnay »), en plus pop toutefois (« I Like it Small »). Caractérisé par ses sonorités crades et ses lyrics virulents, « Vanishing Points » est bien plus à ranger du côté de « Bleach » que de « Nervermind » !

 

Hamilton Loomis

Give it back

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Originaire de Galveston, ce jeune Texan fêtera bientôt ses 38 balais. Il a chopé le virus de la musique, dès son enfance. A 16 ans, il ose monter sur scène auprès de Bo Diddley, la légende du rock et du blues. Il tape aussi dans l'oeil des géants du blues texan : Albert Collins, Johnny Copeland et Clarence Gatemouth Brown. Il sort sa première galette "Hamilton" en 1994 et embraie par quelques autoproductions, "Just gimme one night" en 96, "All fired up" en 99 et "Live – Highlights" en 2002. Son cocktail de blues, funk et soul commence à intéresser les grosses écuries. Le label de San Francisco, Blind Pig, le signe. Hamilton y publie "Kickin' it" en 2003, une œuvre plébiscitée par la presse spécialisée. Puis "Ain't just temporary" en 2007, un disque pour lequel il reçoit le concours de Bo Diddley. Un nouveau live intitulé "Live in England" paraît en 2009, mais il marque son retour sur son propre label, Ham-Bone.

"Give it back" a été mis en boîte au Texas, à Houston. Hormis une plage, toutes les compos sont signées Loomis ou cosignées en compagnie de Michael Hodge, responsable de la mise en forme de l’elpee. Depuis le début de sa carrière, outre le chant, Hamilton joue d’une multitude d’instruments. Depuis la guitare bien sûr, aux claviers, en passant par l'harmonica et la talk box. Il est cependant épaulé ici par sa section rythmique, en l’occurrence le drummer Jamie Little et le bassiste Tommy Sims ; sans oublier un organiste et des cuivres.

Le trio de base ouvre l’elpee. Des choeurs soutiennent le chant d'Hamilton tout au long de "Stuck in a rut", un funky blues solide. R&B mélodique, "Eternally" sonne l'arrivée des cuivres. La basse de Sims balise bien le tempo. Les interventions vocales ne manquent pas d’allure. D’ailleurs, lorsqu’il aborde le soul/blues, ses intonations peuvent lorgner vers Stevie Wonder. Dédoublée, la guitare commence à sortir de sa réserve. Loomis injecte beaucoup de conviction dans la voix pour chanter "She's had enough", un boogie léger découpé par un riff bien assuré. Il ponctue ses interventions par les cris déchirants de son harmonica. Victor Wooten milite au sein de la formation de country/jazz, Bela Fleck and the Fleckstones. Il se réserve le chant et la basse sur "Give it back", une ballade soul/funk au cours de laquelle la quatre cordes frôle le délire. Les grattes crachent leurs flammes sur "Partner in crime". Hamilton active sa talk box sur cet excellent funk rock. Ballade indolente, "A woman like you" ne manque pas de charme. "High" est un blues/rock puissant. Un morceau alimenté par l’ensemble des instruments. La densité est impressionnante. Loomis se sert de tout ce qui lui tombe sous la main : guitare, talk box et harmonica. L'album s’achève par "Peer Pressure", une plage instrumentale contaminée par le funk. Loomis avait fait forte impression lors de l’édition 2012 du Festival de Peer. Il doit s’en souvenir. Très cuivrée, cette piste est même très susceptible de rappeler le James Brown Band.

 

Gesaffelstein

I Love Techno 2013

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Comme chaque année, I Love Techno accueillera plus de 30 000 clubbers au Flanders Expo. Ce sera pour le 9 novembre prochain. Et comme chaque année, pour vous appâter, les organisateurs vous proposent un mix d'un des DJs phare actuel, en l'occurrence le Français Gesaffelstein.

Ce dernier, petit protégé de The Hacker, squatte ces derniers mois les platines des plus grands clubs et les premières pages des magasines techno. Après avoir publié d'innombrables maxis depuis 2008, sur des labels tels que Goodlife, Turbo ou Bromance, son premier album est attendu pour la fin de l'année. Mais ce sont ses remixes qui ont le plus contribué à sa réputation. Pas étonnant lorsqu'on consulte la liste des artistes qui ont fait appel à lui : Depeche Mode, Laurent Garnier, Justice, Lana Del Rey, Moby et bien d'autres.

Le mix est assez représentatif de son style : une techno assez dark, froide et parfois agressive dont les sonorités souvent electro rappellent les années 90 voire l'EBM des eighties. On sent bien que la scène de Detroit l'a profondément marqué, Underground Resistance particulièrement. Les sons acides de la 303 s'invitent régulièrement autour des rythmiques électro et des basses lourdes. Dans le tracklisting, il a convoqué ses compagnons de route : The Hacker, Brodinski, Bobmo et Boys Noize mais aussi Jimmy Edgar ainsi que le Suédois Luke Eargoggle. Et, cerise sur le gâteau pour un vieux de la veille, il ressort le formidable "Playstation 2", morceau de 98 du vétéran hollandais I-F qui s'insère à merveille dans la tonalité du mix. Un set qui s'achève par une des dernières créations de Mike Levy (le véritable nom de Gesaffelstein), "Pursuit", un morceau qui aurait très bien pu figurer dans le documentaire Sound of Belgium. Bref, de quoi plaire à plusieurs générations de clubbers.

 

Bob Dylan

Another Self Portrait (1969-1971) – The Bootleg Series – Vol.10

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Pour la première fois, Columbia a décidé de se pencher sur un disque bien précis du Zim, « Another self portrait ». Un double elpee paru en 1970 qui avait été littéralement descendu par la presse. Un éminent chroniqueur yankee avait même écrit, à l’époque, après avoir écouté ces disques : ‘C’est quoi cette merde ?’. Un peu plus de 4 décennies plus tard, le label major a donc voulu revenir sur cet épisode. A travers 16 versions alternatives et surtout dépouillées (NDR : sur 24) de cet LP tant décrié. Et le tout est enrichi de démos, traditionnels revisités, inédits, prises ‘live’ (NDR : à l’Ile de Wight en compagnie du Band) et compos réarrangées (NDR : de « New morning », notamment), des morceaux enregistrés entre 1969 et 1971. Et à nouveau sur un double compact disc. Pour un total de 35 plages.

En fait à l’époque, Bob en a un peu assez de son statut de révolutionnaire. Il a envie de tourner la page. Et puis, il vient de se prendre une pelle en moto. Il doit impérativement sortir un album pour CBS. Et lors des sessions, il invite, entre autres, David Bromberg, George Harrison et Al Kooper. Des sessions totalement bordéliques qui puisent tour à tour dans la pop, le folk, le blues ou le jazz, et surtout dénoncent l’attitude un peu je-m’en-foutiste du natif de Duluth. Qui d’ailleurs ne va composer que 5 véritables nouveaux titres. Dont le fameux « Wigwam », jolie ballade mélodique, sans texte, qui paraîtra en single.

Le disque va ensuite être gonflé d’arrangements divers, à Nashville. Le producteur Bob Johnson va tapisser les compos de chœurs, rythmiques, cuivres et cordes. Sans doute pas une bonne idée. Et on s’en rend compte à l’écoute des versions originelles. Pas nécessairement ce que Dylan a fait de mieux, mais pas pour autant dénuées d’intérêt. D’autant qu’épurées, les compositions passent bien mieux la rampe… Faut aussi dire qu’à cette époque, la tendance était aux orchestrations emphatiques. Pensez à « Let it be » des Beatles. Et le Zim était également tombé dans le panneau.

 

Kirin J Callinan

Embracism

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Personnage extraverti et torturé, Kirin J.Callinan n’est décidemment pas un artiste comme les autres. Actif durant ces dernières années au sein du groupe australien Mercy Arms, Callinan a préféré tout laisser tomber et se lancer dans une carrière solo. Il se déniche rapidement un label, et pas des moindres, pour l’accueillir, puisqu’il s’agit de Terrible Records, écurie fondée par Ethan Silverman et Chris Taylor (de Grizzly Bear).

Assez proche de Patrick Wolf aussi bien musicalement que dans l’attitude, l’Australien évolue dans un univers cependant plus glauque. C’est notamment le cas tout au long des claustrophobes « WIIW », « Come on USA » ou encore « Embracism ». Il n’hésite pas à se servir de claviers 80’s aux sonorités les plus singulières. Mais Callinan nous pond aussi des morceaux plus abordables voire même tempérés, aux mélodies facilement mémorisables, des chansons susceptibles d’évoquer David Bowie. A l’instar de « Victoria M. » ou « Chardonny Sean ».

Album attachant, « Embracism » sort quelque peu des sentiers battus. Il nous plonge au sein d’un monde inquiétant sorti de l’imaginaire de Callinan, un univers très personnel réminiscent du phénomène kitsch qui a marqué les 80’s. Pas pour rien qu’il adore se travestir. Jetez un œil (et une oreille) au clip « Victoria M », pour vous en convaincre… Et  c’est ici

 

 

Matt Baxter and Jake Sampson

Haunted

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Matt Baxter et Jake Sampson ont établi leurs quartiers à San Francisco. Le premier s’est spécialisé dans la guitare slide. Apparemment, il est né en Angleterre. Il a apporté sa collaboration à de nombreux musiciens et a notamment lors de sessions d’enregistrement, comme musicien de studio. En particulier Sue Foley, Debbie Davies, Guy Davis et… Procol Harum. Sous son propre nom, il a gravé "Cold front", en 1989. Flanqué de son partenaire, il avait déjà publié "Dusty Mule blues", en 2001. Sampson est originaire de Detroit. Il est chanteur et bassiste. Sampson a gravé "Closer to the blues", en compagnie de Barry Levenson en 2000, et "Three shades of blues" en 1995.

Ce duo multiracial est responsable d’un country blues acoustique d'excellente facture. Dès le premier titre, on tombe sous le charme. Tout au long de ce "Someday", la voix de Sampson, très sombre, épouse celle du monstre sacré du roots blues, Taj Mahal. Deux guitares et un harmo soutiennent l’ensemble. "Dusty mule" est imprimé sur un tempo tout aussi indolent. L’atmosphère devient lugubre. Elle est même chargée de tristesse. Baxter arrache des sonorités incroyables de son bottleneck. La prise de son est impeccable ; c'est comme si l'artiste était juste devant vous. On peut entendre le son des doigts sur les cordes et le glissement du bottleneck. Magique, cette slide nous transporte sur les berges du Mississippi, au coeur du Delta. "Haunted" est à nouveau dominé par les tonalités métalliques des cordes. Le climat devient oppressant. Pourtant, la voix de Jake manifeste une autorité naturelle. Trempé dans le country/folk/blues, "Jaime Lynn" est davantage bercé de douceur et de sérénité. Une piste illuminée par des interventions de mandoline. Sampson chante nonchalamment "Same old pain", dans un style proche du swamp blues laidback de Tony Joe White, même si la voix rappelle plutôt John Lee Hooker. Manifestement, nous pourrions contempler le calme absolu d'un marais louisianais, sur une telle bande sonore ciselée par des cordes acoustique. "Soul" élève le tempo. L’expression de la voix laisse transparaître un sourire. "Don't it make you feel good" opère un changement radical de style. Matt excelle lors de ce blues électrique aux accents latins. La voix est moins grave. Tony Coleman se charge des drums et Dave Pellicciaro de l'orgue Hammond B3. Le coup de bottleneck meurtrier revient pour "Little girl gone", une compo qui macère de nouveau dans une ambiance ténébreuse, hantée par la voix angoissante de Jake. "Take me back home" est un autre un blues déchirant. John Lee Hooker se réincarne dans la peau de Sampson. Il gratte nerveusement sa guitare rythmique, alors que le piano de Simon Russell prépare discrètement l'arrivée de la slide. "Highway 54" clôt cet excellent opus, un blues minimaliste tourmenté par la voix caverneuse et déchiré par le bottleneck …