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Tom Odell

Long Way Down

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Malgré sa tête de Suédois, Tom Odell est bien originaire du sud de l’Angleterre. De Chichester, pour être précis. Buzz instantané pour ce jeune singer-songwriter dont le troisième single, « Another Love », a tout simplement cartonné. « Long Way Down », son premier LP, s’inscrit dans la même optique que ce morceau qui, du coup, a éclipsé les quatre autres singles du bonhomme. Une graine de ‘one-hit-wonder’ ? Quoi qu’il en soit, « Long Way Down » s’adresse aux vrais amoureux des ballades piano-voix ou aux fans de pop à la prod’ très léchée mais tout autant standardisée. La voix du sieur Odell a une cible très claire : le cœur de ces dames. Rien d’autre. Du joli travail en soi, mais tellement répétitif qu’il en devient rapidement casse-bonbons si l’on n’adhère pas entièrement à ses mélopées radiophoniques.

 

Encore un album posthume pour Johnny Cash !

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« Out Among The Stars » sortira ce 21 mars 2014, un nouvel album réunissant 12 titres récemment découverts de Johnny Cash. Les chansons ont été enregistrées à l’origine en 1981 et 1984 à Nashville, dans le Tennessee, sous la houlette de Billy Sherrill, l'architecte du son ‘countrypolitan’

http://www.johnnycash.com/

Martin Sharp

Mort d’un illustre inconnu

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Dimanche 1er décembre 2013, Martin Sharp s’en allait définitivement, victime d’un emphysème pulmonaire. De ce côté-ci de la vie, il manquait d’air cruellement. L’aiguille de son cadran s’est arrêtée brusquement sur le 71. Septante et un ans au compteur de sa vie. Tout compte fait, il aura pris son temps. Ceux qui lui ressemblaient et l’avaient précédé sont des météores, comme Van Gogh, Lautréamont, Rimbaud ou encore Baudelaire. Il s’en est allé sans bruit et sans tapage médiatique. En dehors de l’Australie où l’artiste est né en 1942, un article du New York Times, un article du Monde et de la Libre. Dans la rubrique ad hoc. Et c’est à peu près tout… Certes, les journaux évoqués sont plutôt prestigieux mais le silence épais et soutenu nous interpelle. Martin Sharp n’était-il pas l’un des graphistes les plus doués de notre temps ? Lequel de nos contemporains, à moins d’avoir vécu dans une grotte à mille pieds sous terre et en retrait du monde, peut encore ignorer ses illustrations sous LSD, ses images psychédéliques, ses profanations de l’art classique (de la Joconde aux fresques de la Chapelle Sixtine), son goût prononcé pour l’obscène, le blasphème et la provocation, ses passages par la case prison… Certes, on ne le pleurera guère dans les chaumières de la censure. Les censeurs de tout poil pourront dormir tranquilles. Désormais.

Requiem pour les adeptes de l’ordre définitif, établi sur le roc et une bonne fois pour toutes. Pour les inconditionnels de la fadeur du politiquement correct, du prêt à penser, du prêt à vivre, de la décence, du ronron de la bonne conscience… Accorde-leur le repos éternel, Martin Sharp. Tu peux leur faire confiance, ils n’iront pas cracher sur ta tombe à l’autre bout du monde. Ils t’oublieront. Pour l’instant. Profil bas. La tolérance ? Il y a des maisons pour ça ! (P. Claudel). Toi, le subversif, te voilà confiné, assigné définitivement à résidence. Aucune visite n’est permise. Et tu resteras seul. Recouvert du linceul tissé par le silence. Dans le noir absolu. Toi qui aimais avec passion l’intensité de la couleur et ses stridences et l’orgasme visuel qu’elles pouvaient susciter. Sous l’égide de Van Gogh, dans cette Yellow House ouverte à tous les vents que le regard du peintre ensoleillait encore en te tendant l’oreille pour qu’enfin on l’écoute, tu cherchais à saisir la haute note chromatique où l’exister prendrait un sens vibratoire nouveau. Un contresens ou une entorse à la flagrance. Tu as touché du doigt l’incandescence des paradis artificiels.  

Graphiste/illustrateur, poète, songwriter, rédacteur du sulfureux magazine ‘Oz’ qu’il a créé au début des sixties avec deux autres comparses, Richard Neville et Richard Walsh, Martin Sharp a mené tambour battant sa révolution incendiaire sur tous les fronts sensibles : les drogues, l’homosexualité, la brutalité policière, l’avortement, le racisme ou la guerre du Vietnam. Tout y était dit sans tabous, écrit au vitriol. Des couvertures jugées obscènes –âmes sensibles s’abstenir– et passage obligé par la case prison. Départ pour l’Angleterre, une nouvelle vie, un nouvel ‘Oz’ dont la ligne éditoriale reste à peu près la même. Le ‘London Oz’, tout aussi sulfureux, que rattrape la censure. Non, il ne lâchera rien. Une nouvelle peine de prison est prononcée qu’il ne purgera pas. Mais, sous haute surveillance, le magazine ne s’en remettra pas… Il rend son dernier souffle en novembre 1974.

Parallèlement à la maquette du magazine, Martin Sharp réalise de nombreuses pochettes de disque pour des artistes rock de cette époque. C’est ainsi qu’il conçoit celle, devenue célèbre, du fameux « Disraeli Gears », disque gravé par le groupe The Cream en 1967. Crée de nombreux collages et peintures, mêlant couleurs fluorescentes, trip sous acide et références vicelardes aux Beaux-Arts. Il campe les icônes de la planète rock, tels Bob Dylan, Jimi Hendrix ou Mick Jagger, au sein de paysages hallucinés qui restent, à tout jamais, inscrits dans les mémoires.

L’artiste passe à autre chose.  Période copier/coller. Il conçoit un ouvrage miniature composé de 36 collages en couleurs issus des livres d’art. Il y suggère des histoires insolites, mêlant les œuvres de Magritte et Van Gogh, Matisse et Magritte, Botticelli et Picasso dans des images empreintes d’iridescences poétiques.

Rétif à la mouvance, il restera une figure incontournable de l’underground, de l’avant-garde, de la contre-culture des sixties dont il sera le chantre incontesté.

Après la création d’une œuvre au noir au parfum de scandale, bariolée, sous LSD, de mille feux phosphorescents qui blessent encore nos rétines, certes, tu ne seras pas mort en odeur de sainteté, Martin Sharp. Mais tu es de ces dieux qui peuplent nos Olympes. Toi qui as pris des licences avec la bienséance de ce bas monde. Nous t’aimons imparfait comme l’ont été les immortels.  

Sous le ciel incandescent déserté par le divin, que la terre te soit légère.

http://www.martin-sharp.com/

 

 

 

Exclusif : Cantat face caméra

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Passons la polémique. L’horrible. L’indicible. L’affaire est désormais histoire. Une histoire soldée. Au-delà des maux, les mots, la musique. Une stratégie marketing ou une renaissance musicale ? Peu importe. L’« Horizons » n’échappe peut-être pas à la tragédie vécue en son âme et sa chair mais tend à tourner la page, avec humilité. 10 ans de dommages collatéraux, de souffrances indicibles. Loin de l’Art vos rancœurs ! Les deux registres ne sont pas compatibles. Il est temps de rendre vie (et peut-être justice) à cette affaire sordide.

Loin des discours tenus lors de sa première interview accordée aux Inrockuptibles à la fin du mois d'octobre, dans laquelle il revenait longuement sur la nuit du drame, avouant même avoir pensé à se ‘flinguer’. Moment pendant lequel il déclarait : ‘rêver m’est impossible’. Maintenant, loin du déni, conscient de l’irréparable, cet homme se prend à nouveau à rêver. Un rêve composé de son et de lumière. Bertrand Cantat affronte l’avenir et le regarde droit dans les yeux. Il est debout face au destin, évoque peu le passé. Un homme qui veut simplement (re)vivre à travers son art. Point. Passer à autre chose.

Lors de cette interview exclusive sur France Bleu Gironde, donnée à l'issue d'une séance de répétition à Bordeaux, l'ancien leader de Noir Désir évoque son bonheur retrouvé de musicien. On y retrouve un homme qui ne renie rien, mais qui ose renaître de sa mort. Renaître de ses cendres, tel le phénix. Il ose enfin sourire et rêver de nouveau. Rien n’est jamais définitif. Qui pourrait le condamner de vouloir vivre ? 

Liste en boule, au panier… Veuillez rendre l'âme (à qui elle appartient) : http://www.dailymotion.com/video/x18d41q_rencontre-avec-bertrand-cantat-et-pascal-humbert-du-groupe-detroit_news

A la mémoire de Marie Trintignant.

 

José González fait son cinéma

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Mieux connu sous le nom de son side project Junip, le talentueux et prolifique chanteur/compositeur suédois recouvre son nom d’origine pour devenir l’acteur principal de la bande originale du film The Secret Life Of Walter Mitty de Ben Stiller (sortie prévue le 1er janvier 2014).

Outre les standard de González et de Junip, ce disque nous offre une nouvelle perle du chanteur scandinave : « Stay Alive » (paroles : Ryan Adams).

Admirables morceau et vidéo, sous forme de synopsis, qui pourraient facilement tenir tête à la  bande annonce du dernier long métrage du réalisateur américain.

Jugez-en par vous-même :

Clip de « Stay Alive » : http://youtu.be/NucJk8TxyRg

Trailer official: http://youtu.be/E_ZLaatXRBc

Bande originale disponible dès aujourd’hui, ici

Track listing:
 

1. José González "Step Out"
2. Of Monsters and Men "Dirty Paws"
3. José González "Stay Alive"
4. Junip "Far Away"
5. Junip "Don't Let It Pass"
6. Rogue Wave "Lake Michigan"
7. Jack Johnson "Escape (The Pina Colada Song)"
8. Bahamas featuring The Weather Station "Don't You Want Me"
9. Rogue Valley "The Wolves & The Ravens"
10. David Bowie "Space Oddity (Mitty Mix)" Featuring Kristen Wiig
11. José González "#9 Dream"
12. Grace Mitchell "Maneater"

 

Premier album solo pour Damon Albarn

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Damon Albarn, leader incontestable du groupe Blur, annonce la sortie de son premier album solo à travers un teaser rétrospectif. Un kaléidoscope furtif retraçant la carrière du musicien londonien sur lequel s’illuminent et s’éclipsent des clips, des séquences studio, des extraits live… 2 minutes mettant en lumière la riche carrière de Sir Albarn. Une vidéo qui se termine sur quelques accords de piano et une impulsion électronique statique donnant un aperçu énigmatique de cet album solo dont la sortie est prévue pour 2014.

Après une longue tournée internationale en 2013 sous le drapeau Blur, le nébuleux chanteur du band britannique n’avait rien laissé transpirer de ce nouveau projet solo. Il avait évoqué tout au plus une hypothétique reformation de Blur fin 2013. Retour de situation, il viendra donc seul en 2014.

Seuls indices révélés, pour édifier la structure de ce premier opus solo teinté de couleurs soul-folk, l’artiste sera assisté par Richard Russel, grand chef de la maison de disques XL Records, qui s’occupera exclusivement de la section rythmique. Pour le reste, tout est de fabrication Albarn.

Rétrospective : http://bcove.me/cyyr9jnv

 

David Crosby se lance dans le Croz…

Écrit par

« CROZ », c’est le titre du nouvel album de David Crosby qui sortira le vendredi 27 janvier 2014. Il s’agit de son premier opus, depuis « Thousand Roads », paru en 1993.

Lors des sessions d’enregistrement, il a reçu le concours de Mark Knopfler (Dire Straits) à la guitare, pour le single « What’s broken ». Et c’est en écoute sur Soundcloud
https://soundcloud.com/idesign-productions/whats-broken/s-NCakv

Découpé en 11 pistes, cet elpee a été co-produit par Daniel Garcia. 

http://www.davidcrosby.com/

https://www.facebook.com/OfficialDavidCrosby

https://twitter.com/thedavidcrosby

 

 

The Temperance Movement séduit le Royaume-Uni…

Écrit par

The Temperance Movement pratique un rock/blues influencé par The Faces et The Black Crowes, et compte parmi ses fans Jimmy Page ; ce dernier est d’ailleurs venu assister à leur concert accordé au KOKO Club de Londres. Depuis la sortie de leur album éponyme au Royaume-Uni, plus de 80 000 exemplaires ont été vendus en quelques semaines.

http://www.youtube.com/watch?v=xitA0g63QlQ

http://www.thetemperancemovement.com/

https://www.facebook.com/TheTemperanceMovement

https://twitter.com/TTM_Tweets

 

My TV is Dead ? C’est grave docteur ?

Écrit par

« What is Wrong », c’est le premier extrait de « Gravity », le nouvel album de My TV is Dead, dont la sortie est prévue le 20 janvier.

Sur ce futur elpee, la voix d'Amaury Massion (Lylac) et les guitares astucieuses de Joël Grignard (Monsoon) hantent douze titres aux multiples facettes, douze pistes sculptées dans un style rock balayé de secousses électroniques.

Enregistré au Rubens Studio à Bruxelles, cet opus a bénéficié de la production de Joël Grignard et du mixing de Jean Vanesse (Spirit Catcher)

Pour télecharger “What is wrong en wav (radio edit)”, c’est i

et en MP3, c’est

 

 

 

 

Nouvelle B.O. pour Mr. Oizo.

Écrit par

Quentin Dupieux alias Mr.Oizo a tourné « Wrong Cops », un film qui sera sur les écrans le 26 février 2014. Il en a également composé la bande originale. Et puis, c’est également le titre qu’il a choisi pour son ‘best of’ subjectif qui retrace plus de 15 ans de sa carrière…

Tracklisting

1/ Opening Redits
2/ WC
3/ Cut Dick
4/ Flip Bat
5/ Transexual

6/ Textes
7/ Z
8/ Jo
9/ Crows & Guts
10/ Bellyball Road
11/ Camel Fuck
12/ Positif
13/ Druide
14/ France 7
15/ Stunt
16/ Polocaust
17/ Peehurts
18/ Lars Von Sen (X-Mas Version)
19/ The End

Kelis chez Ninja Tune.

Écrit par

Le prochain album de Kelis paraîtra chez Ninja Tune. Intitulé « Food », il a été produit par Dave Sitek (TV on the Radio) et sortira au printemps 2014.

3 entrechats gratuits...

Écrit par

Pour la troisième année consécutive, Green Cats, Babies! propose une compilation gratuite en streaming et en téléchargement gratuit sur http://greencatsbabies.bandcamp.com

Au menu : Eves (AU), Frustration (FR), Klô Plegag (QC), Robi (FR), Forêt (QC), Emilie & Odgen (QC), Hold Your Horses! (FR), Ponctuation (QC), Almighty Rhombus (ON), Oh! Gunquit (UK), The Diamond Lights (UK), The Feeling Of Love (FR), Volage (FR), Foolish Atoms (UK), Les Américains2 (FR), Senile Crocodile (UK), Ultraptérodactyle (QC), Fantôme Commodore (QC), Essaie pas (FR) et Martin Fish (FR).

 

 

Un amour flambant neuf pou The Go Find!

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Le nouvel album de The Go Find, « Brand New Love », ne sortira qu’en février 2014, mais ce vendredi, dans le cadre du Glimps Festival de Gand, la formation belge passera en revue les titres de cet elpee. Il s’agira de leur premier concert en 3 ans.

The Go Find pratique une éléctro pop raffinée, dans la pure tradition du label Morr Music (The Notwist, Lali Puna, ...)

« We Run », un premier extrait est à découvrir sur soundcloud.

http://www.glimpsgent.be/nl/line-up/band/the-go-find

http://soundcloud.com/morrmusic/01-03-the-go-find-we-run/s-WUNZy

 

 

Dance to the end

Dance to the end (Ep)

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Premier Ep pour ce quatuor bordelais qui dans la foulée de sa sortie, avait remporté le Tremplin ‘Aqui l’Tour’. Cinq titres particulièrement soignés qui puisent essentiellement leurs sources outre-Manche. A cause des cordes de guitares. Le plus souvent tintinambulantes, elles me font penser tantôt à And Also The Trees, Foals ou encore Two Door Cinema Club. « Turn me on », tout d’abord. Une compo néanmoins cuivrée par une trompette et au cours de laquelle les inflexions vocales du chanteur évoquent curieusement Sting. « Children » ensuite, une plage imprimée sur un mid tempo. Et encore « Swing », un morceau caractérisé par des changements de tempo et des accords de gratte chatoyants. Si « HMR » est plus swinguant, voire syncopé, dans l’esprit de Jam, la piste finale, « Ocean », lorgne plutôt du côté des States. Et de Nada Surf, en particulier. A cause des harmonies vocales alternées, des envolées électriques plus marquées et même du sens mélodique. Un excellent début !

Sebadoh

Defend Yourself

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Quatorze longues années que Sebadoh n’avait plus enregistré d’album. Début 2013, il avait bien publié un Ep, mais pas de véritable long playing. Bien sûr, Lou Barlow n’a pas chômé depuis. Outre ses projets Sebadoh, Sentridoh et Folk Implosion, il est également revenu chez Dinosaur Jr. En compagnie duquel, il a participé à la dernière tournée. Sans oublier ses expériences en solitaire ou ses multiples collaborations.

En lisant les nombreux articles consacrés à son dernier opus, j’ai cru comprendre que ce disque ne valait pas un clou. Comme d’hab’ votre serviteur va marcher à contre-courant. Ben oui, quand l’œuvre d’un artiste confirmé est encensée par condescendance, j’ai tendance à tirer à boulets rouge sur le produit de consommation. Mais quand elle est injustement critiquée, je cherche tout simplement à remettre les pendules à l’heure.

Bref, vous l’avez compris, « Defend Yourself », le nouvel elpee de Sebadoh tient parfaitement la route. Et il est même excellent. On est loin du long playing éponyme datant de 1999, sans grande consistance. Faut croire qu’après une rupture de couple, Barlow se sent pousser des ailes. Les lyrics de cet opus traitent d’ailleurs de son divorce, mais également du nouvel élan qu’il a donné à sa vie, en compagnie d’une autre petite amie. Des sentiments de chagrin, de colère, de douceur et d’espérance, qu’il reflète à travers sa musique. Une musique lo fi bruitiste, vibrante, énergique, à la fois déstructurée et mélodieuse qui revient aux racines de Sebadoh. Même la production est DIY. Parmi les 13 pistes de cet album, j’épinglerai « Beat », attaqué dans l’esprit de Guided By Voices, l’enlevé et exotique « Inquiries », sorte de Led Zeppelin minimaliste, le rafraîchissant « State of mine », caractérisé par son rythme galopant, le mid tempo « Listen », une compo empreinte de tendresse et surtout le plus acoustique et bouleversant, « Let it out ». Probablement le sommet de l’opus. Encore que les puristes préféreront les plages les plus discordantes, joyeuses et bruyantes. A l’instar d’« Oxygen » ou du final « Separate ».

Si Lowenstein a repris son rôle à la basse, les drums sont assurés par l’ex-Fiery Furnaces, Bob d’Amico. C’est le quatrième musico à se charger des fûts, depuis la naissance de Sebadoh.

Sans quoi, « Defend Yourself » figurera certainement dans mon Top 20 de l’année.

 

The Martha's Vineyard Ferries

Mass. Grave

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‘Ce qui n’était initialement qu’une blague s’est finalement concrétisé’. Cette phrase résume parfaitement la genèse de ce groupe. Tout a commencé par des débats à propos de patronymes ridicules. Au fil de la discussion, il est question de l’île de Martha Vineyard. Puis de la compagnie de ferry chargée d’assurer la liaison entre cette étendue de terre entourée de mer et l’Etat de Rhode Island. Et on peut le supposer, quelques verres plus tard, le nom du band est enfin choisi : ce sera The Martha’s Vineyard Ferries. Pourquoi chercher midi à quatorze heures, alors que la technique du brainstorming est tellement efficace ? Autour de la table, les interlocuteurs sont loin d’être des inconnus. Il s’agit d’Elisha Wiesner (Kahoots), de Bob Wetson (Shellac, Volcano Suns, Mission of Burma) et de Chris Brokaw (Come, Codeine, The New Year). The Martha’s Vineyard Ferries constitue donc pour les trois musicos un projet parallèle.

Premier opus du trio, « Mass.Grave » fait suite à un Ep publié en 2010 et baptisé « In the Pond ». Il ne recèle que sept plages pour une durée totale de 22 minutes. C’est peu ; et après avoir écouté ce disque, il faut reconnaître qu’on reste sur notre faim. Pas parce que les compos sont remarquables, mais parce qu’on attendait davantage d’un tel line up. En fait, le mixing –en supposant qu’il y en ait eu un– est exécrable. Pas étonnant que le label Africantape soit impliqué dans l’aventure. Son catalogue n’est d’ailleurs pas exempt de disques restés à l’état brut.

Dommage, car une fois cet obstacle surmonté, on se rend compte que leur concentré de punk-rock directement sorti du début des 90’s tient la route. On pense parfois à Sonic Youth (en moins noise), mais surtout à Shellac voire Mission of Burma. The Martha's Vineyard Ferries navigue dans les mêmes eaux que celles traversées par leurs projets respectifs. On ne s’en plaindra donc pas.

Néanmoins, après avoir écouté ce mini LP ont est quand même déçu et surtout frustré. Une mise en forme digne de ce nom aurait sans doute permis de le savourer davantage…

 

The Intelligence

Everybody’s got it easy but me

Écrit par

The Intelligence, c’est le projet de Lars Finger, également drummer chez A Frames. Mais pas seulement, puisqu’il milite aussi chez Thee Oh Sees. Ainsi fin 2011 et début 2012, il avait participé aux sessions d’enregistrement de « Carrion Crawler/The Dream ». Ce qui explique pourquoi, John Dwyer et Brigit Dwason lui ont renvoyé l’ascenseur. A ce jour The Intelligence a publié la bagatelle de 7 singles, 5 split singles, deux Eps et 7 elpees. Excusez du peu. Une formation qui pratique une sorte de rock-garage-post punk nerveux qui puise probablement son inspiration chez PI.L, Devo, Sebadoh, les Pixies et Weezer. Electriques, semi ou carrément acoustiques, les riffs de guitare sont énergiques, excitants et anguleux. Parfois menaçants aussi. La ligne de basse est énigmatique. Les drums arides. Et quelques touches de synthés ou d’orgue vintage viennent circonstanciellement épicer le tout. L’elpee recèle une cover du « Little town flirt » de Del Shannon, qui respecte l’esprit doo wop de la version originale. Mais malgré toutes ces caractéristiques peu accueillantes, les compos passent aisément la rampe. A cause du sens mélodique constamment préservé. Un chouette petit album !

 

Bruce Soord with Jonas Renkse

Wisdom of Crowds

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Bruce Soord, tête pensante de Pineapple Thief, et Jonas Renkse, fondateur et chanteur de Katatonia, ont donc décidé d’enregistrer ensemble. Et « Wisdom of crowds » constitue le résultat de leur collaboration. Paradoxalement, à première écoute, on pense à la rencontre entre Archive et Depeche Mode. Mais les nuances sont bien plus subtiles qu’elles n’y paraissent. D’abord le poids de l’électro est quand même conséquent. Sans pour autant négliger les parties de guitare. Atmosphériques sur les plages les plus mélancoliques. A l’instar des ballades « Pretend » et « Centre of gravity ». Percutantes lors des pistes à caractère indus. Comme sur « The light » et « Radio star ». Acoustiques également. Sur « Frozen north », une piste violentée par des envolées indus puissantes auxquelles viennent se joindre des interventions de violon. L’opus recèle des plages qui seraient probablement devenues des hits, si elles avaient été interprétées par Depeche Mode. Et je pense tout particulièrement à « Pleasure » ou au discoïde « Slacked naked », des titres sur lesquels la voix de Jonas emprunte certaines inflexions à Dave Gahan, alors qu’en général son timbre campe un hybride entre Guy Garvey (Elbow) et Paddy McAloon (Prefab Sprout). Le disque s’achève par une longue plage de 12’, une compo qui fait un peu la synthèse de l’œuvre, tout en lorgnant vers Paradise Lost. Ah, oui, il y a un bonus track. Encore une ballade. Pas vraiment utile. Sans quoi, si ce « Wisdom of Crowds » ne brille pas par son originalité, il reste agréable à écouter…

 

Sleepmakeswaves

…and so we Destroyed Everything

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Si les groupes post-rock pullulent à travers le monde, il est souvent difficile de déterminer leur origine rien qu’en écoutant leur musique. Sleepmakeswaves nous vient d’Australie, de Sidney, très exactement, mais il aurait tout aussi bien pu provenir de Belgique, du Zimbabwe ou du Japon. Précisons toutefois que cette mondialisation n’est pas uniquement l’apanage du post-rock…

Sorti en 2011 au pays de kangourous, leur 1er album vient d’être réédité sur le marché mondial par le label insulaire Monotreme. Faut dire que la formation antipodale a souvent servi de supporting act pour des grosses pointures du genre, comme Pelican, Russian Circles ou Mono. Caractérisée par ses crescendos épiques, son expression sonore est à la fois puissante et mélodique ; cependant, elle ne se distingue pas par un son vraiment spécifique, malgré quelques incursions électro qui rappellent 65DaysofStatic (« We Like you When You’re Akward »). Mais on ne s’ennuie jamais à l’écoute de cet « …and so We Destroyed Everything » ; l’elpee recelant même une superbe compo enrichie de cuivres, intitulée « A Gaze Blank and Pitiless as the Sun ». Les Aussies ont beau clamer avoir tout détruit, ils ne sont pas encore parvenus à ébranler notre foi accordée à ces derniers soubresauts captivants du post-rock, en tout cas !

 

Joan As Police Woman s’intéresse au classique…

Écrit par

« The Classic », c’est le titre du nouvel album de Joan As Police Woman qui sortira ce 10 mars, juste avant qu’elle ne se produise en concert, à l’AB à Bruxelles, le 16 du même mois.

Le titre éponyme est à découvrir sur YouTube, une chanson que la New-yorkaise interprète en compagnie de Joseph Arthur et Reggie Watts.

http://youtu.be/LfXqJth6Eo4

https://www.musicglue.com/joan-as-police-woman/

 

Von Durden, clap 3ème !

Écrit par

Von Durden annonce son retour en 2014 avec un troisième album simplement intitulé « III » enregistré au studio Pyramide à Bruxelles sous la houlette de Christine Verschorren (Ghinzu, dEUS, Das Pop…) 

Vous pourrez retrouver le groupe 25 janvier à Braine-le-Comte dans le cadre de l'Autumn Rock Indoor.

La vidéo ci-dessous nous dévoile quelques extraits de ce nouvel album

https://www.youtube.com/watch?v=4jCI9xlz9HM#t=72