Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Les BB Brunes nous offrent un « Long courrier »

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Les BB Brunes offrent à leurs fans un « long courrier ». Mais ils ne sont pas seuls à y inclure du contenu puisque Vanessa Paradis, Benjamin Biolay, Oxmo Puccino, Keren Ann, HollySiz et Carl Barât ont pris part à l'aventure. Au-delà de ces duos, ce collector propose également deux inédits, deux démos et un remix. Il est d'ores et déjà disponible en CD + DVD Bonus.

 

Nouveau single d'ORGANIC !

Rappelons-nous : en 2012, ce groupe belge créé par Raphaël Haubourdin aux voix, claviers et programmations (également dans Graceland) et Joris Oster à la basse et aux programmations (aussi dans Silver Riot), avait causé la sensation en livrant un premier opus époustouflant de maîtrise : « Under A Carbon Constellation ». En véritable OMNI, objet musical non-identifié, ORGANIC y créait une musique innovante, combinant post-rock, électro, progressif, psyché, stoner, new-wave et postpunk. Excusez du peu!

Aujourd'hui, ils nous proposent un cadeau de bonne année en nous offrant un nouveau single, « Positions », qui est un véritable brûlot !

L'intro est très pulsante, façon Nine Inch Nails, portée par une énorme bass drum et de puissants staccatos de basses saturées. Notons au passage que les parties de batterie sont programmées avec l'aide de l'excellent batteur Olivier Justin. Ensuite, les nuages s'écartent et on se retrouve dans un espace plus aérien, où vient se lover la voix de baritone d'Haubourdin. Andrew Eldritch (Sisters of Mercy) n'est pas loin et c'est on ne peut plus 'dark'. Puis vient le refrain, jouissif, hypnotique, placé quelque part entre Queens Of The Stone Age et le « Blue Monday » de New Order. La voix d'Haubourdin s'y déploie avec force et assurance : impressionant !

Pas de doute, ORGANIC est bien la nouvelle sensation post-rock venant de Belgique et on attend avec impatience le nouvel elpee qu'ils nous promettent pour 2014.

Ecoutez le nouveau single ici : https://soundcloud.com/organic-music-1/positions-new-single

On peut aussi relire leur interview, déjà parue dans les colonnes de ce webzine : http://www.musiczine.net/fr/interviews/organic/comme-un-yeti-dans-l-eau/

... ou écouter leur premier album en streaming : https://soundcloud.com/organic-music-1/sets/album-cd

 

Raz Ohara revit après douze ans d'absence

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SHITKATAPULT, le label fondé par T. Raumschmiere et Apparat est de retour ! En relançant le label, ils créent un sous label dédié aux albums plus mélodiques, imprégnés d'ambient et d'indé. Pour fêter ses débuts, Album Label ramène aux affaires Raz Ohara. L'américain, exilé à Berlin, revient donc après douze ans d'absence. « Moksha » est donc son troisième album. Influencé par le dub, Raz Ohara glisse aussi de la soul et de l'électronica dans sa recette si personnelle. L'album inclut une reprise du célèbre titre de Daniel Johnston, « True Love Will Find You In The End ». La sortie est prévue le 22 janvier.


Tracklisting :

1 Sungaze
2 Little People
3 True Love Will Find You In The End
4 Two Young Mates
5 Beija Flor
6 Moksha
7 Light 7:41

 

Pegase

Écrit par

Pégase, c'est un groupe de cinq musiciens qui emportent sur leur dos leurs auditeurs pour les mener vers le pays des rêves. Il en ressort une petite pop minimaliste et puissante qui pourrait colorer des films aux accents imaginaires. La sortie est prévue pour le 3 février et le groupe sera au Nouveau Casino le 12 février. Le nouveau clip s'appelle « Out Of Range ».

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Muse dans l'arène romaine

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Muse est descendu dans l'arène de l'Olympic Stadium de Rome pour enregistrer son quatrième album live. Un CD et un DVD/Blu-Ray sont au programme avec jusqu'à 20 titres. « Live at Rome Olympic Stadium » est d'ores et déjà disponible.

Tracklisting :

CD

1. Supremacy
2. Panic Station
3. Resistance
4. Hysteria
5. Animals
6. Knights
7. Explorers
8. Follow Me
9. Madness
10. Guiding Light
11. Supermassive Black Hole
12. Uprising
13. Starlight

DVD / Blu-ray

1. Intro
2. Supremacy
3. Panic Station
4. Plug In Baby
5. Resistance
6. Animals
7. Knights of Cydonia
8. Explorers
9. Hysteria
10. Feeling Good
11. Follow Me
12. Madness
13. Time is Running Out
14. Guiding Light
15. Undisclosed Desires
16. Supermassive Black Hole
17. Survival
18. Isolated System
19. Uprising
20. Starlight

 

 

Bruce Springsteen base de grands espoirs sur son nouvel album

Écrit par

Bruce Springsteen sortira, le 10 janvier prochain, son dix-huitième album studio. Intitulé « High Hopes », ce nouvel opus, porteur de 12 titres, rassemble toute une panoplie de musiciens tels que Tom Morello (Rage Against The Machine) ou des membres de E Street Band. Un album qui a déjà fait du chemin avant même sa sortie puisqu'il a été enregistré dans le New Jersey, à Los Angeles, à Atlanta, en Australie et à New York City. Le premier single est la chanson éponyme de l'album. À noter encore que la majorité des chansons sont écrites par The Boss lui-même.


Tracklist :

1. High Hopes (Tim Scott McConnell) - featuring Tom Morello
2. Harry's Place - featuring Tom Morello
3. American Skin (41 Shots) - featuring Tom Morello
4. Just Like Fire Would (Chris J. Bailey) - featuring Tom Morello
5. Down In The Hole
6. Heaven's Wall -featuring Tom Morello
7. Frankie Fell In Love
8. This Is Your Sword
9. Hunter Of Invisible Game -featuring Tom Morello
10. The Ghost of Tom Joad - duet with Tom Morello
11.The Wall
12. Dream Baby Dream (Martin Rev and Alan Vega) - featuring Tom Morello

 

The Everly Brothers

Bye bye Mr Phil…

Écrit par

Phil Everly, du mythique duo Everly Brothers, est décédé ce 3 janvier, à Los Angeles, en Californie. Il allait bientôt fêter ses 75 ans. En compagnie de son frère Don, il a publié une pluie de hits, entre la fin des années 50 et la mi-60’s, dont les incontournables « Bye bye love », « Wake up little Susie » et « All I have to do is dream ». Le duo est également responsable d’une quarantaine d’albums, compilations y compris. Mais surtout, la conjugaison de leurs voix constitue une influence majeure pour Simon & Garfunkel et les Beatles.

 

Aberlardo Carbonó

El Maravilloso Mundo de

Écrit par

Alors que le pays émerge peu à peu d’une longue guerre civile, née du conflit entre diverses factions de narcotrafiquants, le monde occidental commence à découvrir qu’il abritait une scène florissante. La Colombie recèle manifestement de belles pépites musicales ! Après nous avoir permis de vivre les folles expérimentations de Los Piranas, Vampisoul nous invite à pénétrer dans le monde merveilleux... d’Abelardo Carbono !

Né à Ciénaga, en 1948, le jeune Sud-américain se découvre une passion pour la guitare dès l’âge de 9 ans ; mais lorsque ses parents déménagent à Baranquilla, il se résigne à embrasser  une carrière beaucoup moins rock’n’roll. Et pour cause, il devient policier. Pas vraiment heureux de son sort, et en particulier des fonctions répressives de son job, il décide rapidement de monter sur pied un groupe, en compagnie de ses frères Jabeth (basse) et Abel (guitare)… Au menu : la Champeta ; une pop tour à tour illuminée de guitares tropicales (« Carolina  »), galvanisée par une ligne de basse caoutchouteuse (« Muevela »), contaminée par le psyché occidental, stimulée par les rythmes africains (Fela n’est pas loin…), pigmentée de références caribéennes (Vallenato ou Cumbia) ou encore enveloppée de chœurs ‘narco-trafiqués’ (« La Negra Kulengue »).

Pendant de nombreuses années, ce représentant de l’ordre s’est escrimé à défendre son projet artistique. En fréquentant les studios, se produisant en concert et multipliant les collaborations. Sans pour autant rencontrer le succès mérité. Mais la récompense est au bout de l’effort, car le talent d’Abelardo Carbono vient enfin de dépasser les frontières. Inconnu jusqu’alors ce ‘guitar-hero’ pourrait bien suivre le parcours d’un certain Tom Zé…

 

Pilod

Sunny forecast

Écrit par

Pilod est un projet né de la rencontre entre trois Louvanistes : Frédéric Baervoets, Valerie Stoens et Christophe Vandewoude. Et il faut reconnaître qu’en deux années, le trio n’a pas perdu de temps, car il vient déjà de publier son premier LP. A première écoute, on se rend compte que la formation est influencée par le rock indie issu des 90’s ; et tout particulièrement par Reiziger et Car Crash, respectivement groupe belge et français.

Structurellement, la musique de Pilod repose sur des riffs de guitare linéaires et monocordes. Mais au contact des interventions de la basse et du chant de Frédéric Baervoets, l’expression sonore prend une toute autre amplitude. Une voix bouleversante susceptible de vous communiquer le spleen. Les compos de « Sunny Forecast » sont d’ailleurs empreintes d’une grande mélancolie. L’émotion y est constamment palpable. Ce qui n’empêche pas certaines d’entre elles de libérer énormément d’intensité. A l’instar de « Read My Lips », une piste caractérisée par ses crescendos parfaitement maîtrisés ou de l’hypnotique « The Arrival Song ».

Franchement, ce long playing aurait mérité de figurer dans mon Top 5 des albums made in Belgium, tant il m’a plu. Un bémol ? L’artwork de l’album. On ne peut pas dire que cette photo immortalisant la mer du Nord soit particulièrement excitante. Une faute de goût qu’on leur pardonnera volontiers, vu la qualité de l’opus…

 

Men Among Animals

Buried handsome

Écrit par

Bien que fondé en 2006, ce groupe danois n’est guère notoire chez nous. Si à l’origine, le line up de Men Among Animals comptait cinq musicos, le quintet est aujourd’hui réduit à un trio. « Buried handsome » constitue son troisième elpee. Un disque enregistré en une semaine. Difficile de croire que le band soit parvenu à un tel résultat, en si peu de temps, vu le soin apporté au sens mélodique et aux arrangements.

Une œuvre au cours de laquelle, la formation démontre qu’elle est capable de se frotter à une multitude de styles tout en demeurant créative. Et de les maîtriser à la perfection. Chaque compo baigne au sein d’une couleur et d’une atmosphère différentes. Et lorsque le chanteur vit profondément les lyrics de sa chanson, (« Breathe When You’re Dead »), on pense immédiatement à Detachment Kit voire à The Antlers. Mais si l’elpee recèle des plages qui trempent dans la pop sucrée (« Kathy »), il nous réserve également de l’indie-rock réminiscent de Menomena (« Common in a Special Way »), du folk (« They Build a Colony ») et même de l’électro (« Neighborhood »). Un feu d’artifice d’humeurs et de genres ! Mais surtout un véritable régal pour les oreilles. A recommander si vous appréciez 31 Knots, Menomena (NDR : of course !) ou encore Maps & Atlases…

 

Anthony Joseph au cœur du temps…

Écrit par

Le nouvel album d’Anthony Joseph sortira le 3 février. Son titre ? « Time ». Originaire du Trinidad, le poète publiera cette cinquième œuvre solo en connivence artistique avec la New-yorkaise Meshell Ndegeocello.

L'auditeur a décidé d’explorer un décorum oscillant entre atmosphères jazz, psychédéliques, rock et même funk, à l’instar de « Tamarind », digne d’une jam à la Sly Stone.

http://official.fm/playlists/rvMl

 

Les ‘Tops 2013’ de Musiczine

Écrit par

Vous trouverez ci-dessous les différents ‘tops’ confectionnés par les différents collaborateurs de Musiczine. Au fil des semaines et jusque fin janvier, ce listing s’enrichira des avis de celles et ceux (rédacteurs et photographes) qui ne se sont pas encore prononcés à ce sujet. En attendant, toute l’équipe vous souhaite déjà une Bonne Fête de Noël et vous présente ses meilleurs vœux musicaux pour l’année 2014.

Rédacteurs

Bérenger

Top 15 albums

1. Phosphorescent : "Muchacho"
2. Nick Cave : "Push the Sky Away"
3. Arcade Fire : "Reflektors"
4. PVT : "Homosapien"
5. Villagers : "Awayland"
6. Oscar Carlos Sibelius : "Super Forma"
7.  Foxygen : "We are the 21st Century Ambassadors of Peace & Magic"
8. Aufgang : "Istihlaliya"
9. Deerhunter : "Monomania"
10. Tartufi : "These Factory Days"
11. Elliot Brood : "Days into Years"
12. Marvin : "Barry"
13. Leisure Society : "Alone aboard the Ark"
14. Russian Circles : "Memorial"
15. Bill Callahan : "Dream River"

Top 3 albums Made in Belgium

1. Flying Horseman : "City Same City"
2. Piano Club : "Colore"
3. Girls in Hawaii : "Everest"

Top 5 concerts

1. Youngblood Brass Band - Grand Mix
2. Get Well Soon - Botanique
3. John Grant - Botanique
4. Trampled By Turtles - Botanique
5. Villagers - Botanique

Taï

Top 20 albums

1.  Matthew E. White : "Big Inner"
2. The Uncluded : "Hokey Fright"
3.  Midlake : "Antiphon"
4.  Vampire Weekend : "Modern Vampire of the City"
5.  Man Man : "On Oni Pond"
6.  Phosphorescent : "Muchacho"
7.  J. Cole : "Born Sinner"
8.  Nick Cave and The Bad Seeds : "Push the Sky Away"
9.  James Blake : "Overgrown"
10. Radical Face : "The Family Tree: The Branches"
11. The National : "Trouble Will Find Me"
12. Bertrand Belin : "Parcs"
13. House of Wolves : "Fold in the Wind"
14. John Grant : "Pale Green Ghost"
15. Of Montreal : "Lousy With Sylvianbriar"
16. Orval Carlos Sibelius : “Super Forma"
17. Parquets Courts : "Light Up Gold"
18. The Leisure Society : "Alone Aboard the Ark"
19.
Hospital Ships : "Destruction in Yr Soul"
20. Ghostface Killah : "Twelve Reasons to die"

Top 10 concerts

1. The Walkmen - Festival ‘End of the Road’
2. Damian Jurado - Festival ‘End of the Road’
3. John Grant - Botanique
4. Alex Beaupain - Botanique
5. Bertrand Belin - Botanique
6. Efterklang - Festival ‘End of the Road’
7. Josh Ritter - Botanique
8. Trampled by Turtles - Botanique
9. Belle and Sebastian - Festival ‘End of the Road’
10. Connan Mockasin + The Leisure Society - Nuits Botanique

Philippe Blackmarquis

Top 20 Albums

1. Chelsea Wolfe : “Pain Is Beauty”
2. Phosphor : “Youth & Immortality”
3. Savages : “Silence Yourself”
4. Steven Wilson : “The Raven That Refused To Sing”
5. Position Parallèle : “Néons Blancs”
6. In
the Valley Below : “The Belt”
7. Nine Inch Nails : “Hesitation Marks”
8. Depeche Mode : “Delta Machine”
9. Lebanon Hanover : “Tomb For Two”
10. Diorama : “Even The Devil Doesn't Care”

11. Wire : “Change Becomes Us”
12. Essaie Pas : “Nuit de Noce »
13. Tropic of Cancer : “Restless Idylls”
14. John Foxx : “Evidence”
15. David Bowie : “The Next Day”
16. Nick Cave : “Push The Sky Away”
17. The Eden House : “Half Life”
18. Fuck Buttons : “Slow Focus”
19. Gary Numan : “Splinter” (Songs From A Broken Mind)
20. Linea Aspera : “II” (12")

Compilation

Various Artists : “_ever Alive: A Tribute To Snowy Red”

Top 3 Made in Belgium

1. The Klinik : “Eat Your Heart Out”
2. SignalAoût 42 : “Inspiration”
3. Implant : “The Productive Citizen”

Top 10 Concerts

1. Chelsea Wolfe - Vooruit
2. Nine Inch Nails - Festival Rock-en-Seine (Paris)
3. Savages - Botanique
4. Agent Side Grinder, Breath of Life & Organic - Rockerill (Charleroi)

5. Peter Murphy - Ancienne Belgique
6. Mushy, Essaie Pas & Marie Davidson - London Calling (Bruxelles)
7. Steven Wilson - Anvers + Louvain
8. Phosphor - Tsunami (Cologne)
9. Position Parallèle - Magasin4
10. Death In June - Magasin4

Bernard Dagnies

Top 15 albums

1. MGMT : “MGMT”
2. Crime & The City Solution : “American Twilight”
3. Kurt Vile & the Violators : “Walkin on a pretty daze”
4. Mazes : “Ores & minerals”
5. Depeche Mode : “Delta Machine”
6. Sebadoh : “Defend Yourself”
7. Family Band : “Grace & lies”
8. Emily Jane White : “Blood / Lines”
9. Jean-Louis Murat : “Toboggan”
10. Neil Young & Crazy Horse : “Psychedelic pills”
11. Soft Hills : “Chromatisms”
12. Indians : “Somewhere else”
13. The Helio Sequence : “Negotiations”
14. Dear Reader : “Rivonia”
15. Big Deal : “June gloom”

Top 5 concerts

1. Neil Young & Crazy Horse - Forest National
2. Calexico - Aeronef
3. The Jim Jones Revue - Roots & Roses Festival (Lessines)
4. Chelsea Light Moving - Cactus Festival (Bruges)
5. Scout Niblett - Autumn Rock Festival (Botanique)

Top 5 albums Made in Belgium

1. The Fastlane Candies : “Télénovelas”
2. BRNS : “Wounded”
3. Girls In Hawaii : “Everest”
4. Soldout : “More”

5. Cloé : “D’une nuit à l’autre”

Akim Serar

Top 20 albums

1. Ascetic : “Self Initiation”
2. Girls Names : “The Next Life”
3. Destruction Unit : “Deep Trip”
4. No Age : “An  Object”
5. Savages : “Silence Yourself”
6. Black Hearted Brother : “Stars Are Our Home”
7. Disappears : “Era”
8. Nick Cave And The Bad Seeds : “Push The Sky Away”
9. Pieter Nooten : “Haven”
10. Factory Floor : “Factory Floor”
11. These New Puritans : “Field Of Reeds”
12. My Bloody Valentine : “MBV”
13. Hookworms : “Pearl Mystic”
14. Black Rebel Motorcycle Club : “Specter At The Feast”
15. Mazzy Star : “Seasons Of Your Day”
16. Dead Can Dance : “Children Of The Sun” (Live Album)
17. Orchestral Manoeuvre In The Dark : “English Electric”
18. Eric In The Kitchen : “From Thermopolis To Shoshoni”
19. Fire ! Orchestra : “Exit !”
20. Boards Of Canada : “Tomorrow's Harvest”

Top 5 albums Made in Belgium

1. Eric In The Kitchen : “From Thermopolis To Shoshoni”
2. BRNS : “Wounded”
3. Sylphides : “Colors”
4. Prairie  “I'm So In Love, I Almost Forgot I Survived A Disaster”
5. 7even PM : “We Have Good” (Ep)

Top 10 concerts

1. Savages - Pukkelpop - 15.08.2013
2. Nick Cave And The Bad Seeds - Rockhal, Eisch-Sur-Alzette - 15.11.2013
3. The XX - Pukkelpop - 17.08.2013
4. Tame Impala - Eurockéennes de Belfort - 07.07.2013
5. Bat For Lashes - Pukkelpop - 17.08.2013
6. My Bloody Valentine - AB - 03.09.2013
7. The Lucid Dream - L'escalier - 02.04.2013
8. Oscar And The Wolf - AB Club - 09.05.2013
9. 
I Like Trains - L'Escalier - 14.05.2013
10. A Place To Bury Strangers - La Péniche (Lille) - 15.09.2013 

Sébastien Leclercq

Top 20 albums

1. Trentemoller : “Lost”
2. Savages : “Silence Yourself”
3. The National : “Trouble Will Find Me”
4. Kurt Vile & the Violators : “Walkin On a Pretty Daze”
5. Deerhunter : “Monomania”
6. Kavinsky : “Outrun”
7. Holograms : “Forever”
8. Gesaffelstein : “Aleph”
9. The Tossers : “The Emerald City”
10. Alter Bridge : “Fortress”
11. Queens Of The Stone Age : “Like Clockwork”
12. Superchunk : “I Hate Music"
13. Arcade Fire : “Reflektors”
14. Mogwai : “Rave Tapes”
15. Cold War Kids : “Dear Miss Lonely Hearts”
16. Local Natives : “Hummingbird”
17. ChVrches : “The Bones of What You Believe”
18. Nine Inch Nails : “Hesitation Marks”
19. Pop.1280 : “Imps of Perversion”
20. Nick Cave : “Push the Sky Away"

Top 10 concerts

1. Calexico – Sziget (Budapest)
2. Savages – Orangerie (Bruxelles)
3. Toy Dolls – Rat rock (Harelbecke)
4. Nick Cave And The Bad Seeds – Open’er (Gdynia)
5. Project Pitchfork – Batschkapp (Frankfurt)
6. The National – O2 (Dublin)

7. Lumerians – Nuits Bota (Bruxelles)
8. Goose – Eden (Charleroi)
9. Motorama – Le grand mix (Tourcoing)
10. The Horrors – Dour Festival (Dour) 

Daniel Alberico

Top 15 albums (metal)

1. Audrey Horne : "Youngblood"
2. Red Fang : "Whales & Leeches"
3. Clutch : "Earth Rocker"
4. Beastmilk : "Climax"
5. Orchid : "Mouths Of Madness"
6. The Virginmarys : "King Of Conflict"
7. Alice In Chains : "The Devil Put Dinosaurs Here"
8. Call Of The Void : "Dragged Down A Dead End Path"
9. Twitching Tongues : "In Love There Is No Law"
10. Age Of Torment : "I, Against"
11. Vista Chino : "Peace"
12. Soulfly "Savages"
13. Bombus : "The Poet & The Parrot"

14. ASG : "Blood Drive"
15. Darkness Dynamite : "Under A Painted Sky" 

Philippe Belligoi

Top 10 albums 2013 (sans ordre particulier)

- Fuck Buttons : "Slow Focus"
- Disappears : "Era"
- The Oscillation : "From Tomorrow"
- Föllakzoid : "II"
- Shannon Wright : "In Film Sound"
- Suuns "Images du Futur"
- Melt Yourself Down : "Melt Yourself Down"
- Wolf Eyes : "No Answer - Lower Floors"
- Solyst : "Lead"
- William Onyeabor : "Who is William Onyeabor?"

Redouane Sbaï

Top 20 albums:

1. Darkside : "Psychic"
2.
Forest Swords : "Engravings"
3. !!! "THR!!!LER"
4. Tyler, The Creator : "Wolf"
5.
Midlake : "Antiphon"
6. Octo Octa : "Between Two Selves"

7. Jagwar Ma : "Howlin"
8. Connan Mockasin : "Caramel"
9. Knxwledge : "Kauliflower"
10.
Beach Fossils : "Clash the Truth"
11. La Femme : "Psycho Tropical Berlin"
12. Ducktails : "The Flower lane"
13. La Luz : "It's Alive"
14. The Internet : "Feel Good"
15. Arctic Monkeys : "AM"
16. Mayer Hawthorne : "Where Does This Door Go"
17. Foals : "Holy Fire"
18. Factory Floor : "Factory Floor"
19. Disclosure : "Settle"
20. Public Service Broadcasting : "Inform - Educate - Entertain"

+ Mention honorable au "Racine Carrée" de Stromae!

Top 5 EPs

1. FAUVE : "Blizzard"
2. CFCF : "Music For Objects"
3. Gold Panda : "Trust"
4. Dirty Beaches : "Hotel"
5. Tennis : "Small Sound"

15 concerts 2013 qui en valaient le détour:

Gary Clark Jr. @ ABClub
Foals @ AB (idem Cirque Royal)
The Internet @ ABClub
Disclosure @ ABClub
The Knife @ AB

!!! @ Nuits Botanique (encore meilleur @ Het Depot)
Health @ Magasin 4
Patti Smith @ AB
Tomorrowland @ Boom (engouement largement justifié!)
Fuck Buttons @ ABbox
Buraka Som Sistema @ Het Depot (chaaaaud!)

Pitchfork Music festival @ Paris
(mentions très bien à Darkside, Mac DeMarco, Savages & Warpaint)
Volcano Choir @ XCirque Royal
Frankie Rose @ Trix Bar

Jean-Claude Mondo

Top 20 albums (blues)

1. 4 Jacks : "Deal with it"
2. James Cotton : "Cotton mouth man"
3. Tedeschi Trucks Band : "Made up mind"
4. Various Artists : "Remembering Little Walter"
5. Buddy Guy : "Rhythm & Blues"
6. Mighty Mojo Prophets : "Flyin' home from Memphis"
7. Cash Box Kings : "Black toppin'"
8. Ben Harper & Charlie Musselwhite : "Get up!"
9. Sugaray Rayford : "Dangerous"
10. Big Bill Morganfield : "Blues with a mood"
11. The Rides : "Can"t get enough"
12. Smokin' Joe Kubek & Bnois King : "Road dog's life"
13. Ruff Kutt Blues Band : "That's when the blues begins"
14. Omar Dykes : "Runnnin' with the wolf"
15. John Primer and Bob Corritore : "Knockin' around these blues"
16. Jeff Jensen : "Road worn and ragged"
17. Sterling Koch : "Let it slide"
18. Delta Saints : "Death letter Jubilee"
19. Mike Zito : "Gone to Texas"

20. Little G Weevil : "Moving" 

Laurent Deger

Top albums

Psychédélique

Hookworms : "Pearl Mystic"
Wooden Shjips : "Back To Land"
Endless Boogie : "Long Island"
Föllakzoid : "II"
Golden Animals : "Hear Eye Go"

Folk

Dirtmusic : "Troubles"
Ed Askew : "For The World"
The Last Hurrah!! : "The Beauty of Fake"
Gambles : "Trust"
Laura Marling : "Once I Was An Eagle"

Inclassables

Mesparrow : "Keep This Moment Alive"
Jenny Hval : "Innocence Is Kinky"
Julia Holter: "Loud City Song"
Melt Yourself Down : "Melt Yourself Down"
CocoRosie : "Tales of a Grass Widow"

Alternatif 

Suuns : "Images du Futur"
Tropical Popsicle : "Dawn of Delight"
Disappears : "Era"
The Growlers : "Hung at Heart"
Running : "Vaguely Ethnic"

Indie

Widowspeak : "Almanac" + "The Swamps EP"
Yo La Tengo : "Fade"
Eros & The Eschaton : "Home Adress for Civil War"

Tribute

Stephen Malkmus : " Can's Ege Bamyasi Played by Stephen Malkmus and Friends"
Various Artists : "Reason To Believe - The Song of Tim Hardin"

Garage

Bass Drum of Death : "Bass Drum of Death"
Thee Oh Sees : "Floating Coffin"
Fuzz : "Fuzz"
Dead Ghost : "Can't Get No"
Night Beats  "Sonic Bloom"

Electronique

Darkstar : "News from Nowhere"
Rocketnumbernine : " MeYouWeYou"
Blondes : "Swisher"
Jon Hopkins  "Immunity"
Daniel Avery : "Drone Logic"
Ocoeur : "Light As A Feather"
Chop : "Illuminate"
Ulrich Schnauss : "A Long Way To Fall"
Recondite : "Hinterland"
Pantha Du Prince & The Bell Laboratory : "Elements of Light"

Top 3 Concerts

Emel Mathlouthi - Festival Voix de Femmes - Caserne Fonck (Liège)
Melt Yourself Down - Bruis Festival (Maastricht)
Mesparrow - Festival Voix de Femmes - Caserne Fonck (Liège)

Photographes


Bernard Hulet

 

1. Roger Waters (The Wall) - Plaine de Werchter
2. Blur - Rock Werchter
3. Patti Smith - Bruges

4. Dropkick Murph'ys - Brielpoort
5. Agnostic Front - Magasin 4

Ludovic Vandenweghe

Top 10 albums

1. Arcade Fire : “Reflektor”
2. Bill Callahan : “Dream River”
3. The Besnard Lakes : “Until In Excess, Imperceptible UFO”
4. Nick Cave & the Bad Seeds : “Push the Sky Away”
5. Daft Punk : “Random Access Memories”
6. Kurt Vile : “Wakin On A Pretty Daze”
7. OMD : “English Electric”
8. David Bowie : “The Next Day”

9. Depeche Mode : “Delta Machine”
10. Jake Bugg : “Shangri La

Top 10 concerts

1. Calexico - Aeronef
2. Phoenix - Zenith (Lille)
3. Jim Jones Revue - Roots & Roses Festival (Lessines)
4. Dominique-A - Aeronef
5. Scout Niblett - Autumn Rock Festival (Botanique)
6. Jake Bugg - Aeronef
7. Scout Niblett - Autumn Rock Festival (Botanique)
8. White Fence - Autumn Rock Festival (Vk*)
9. C2C - Zenith (Lille)
10. Roger Hodgson - Tempo festival (Tournai)

Flop 5 concerts

1. Abbey Road - Tempo festival (Tournai)
2. Rachid Taha - BSF Festival
3. Pascal Obispo - Tempo festival (Tournai)
4. The Stranglers - Roots & Roses Festival (Lessines) 
5. BB Brunes - Aeronef

Marie Georis

Top 5 concerts

1. Atoms For Peace - Lotto Arena
2. Miles
Kane - AB
2. Woodkid - Forest National
3. Archive - Zenith (Lille)
5. Skip and die - Les Ardentes (festival)

Top 5 albums

1. Kavinsky : “Odd Look”
2. Daftpunk : “Random Access Memories”
3. Arcade Fire : “Reflektor”
4. Darkside : “Psychic”
5. Montevideo : “Personal Space”

 

 

 

 

Marie Davidson et Essaie Pas

La bande-son électronique et sensuelle d'un film imaginaire

Etablis à Montréal, Marie Davidson et Pierre Guérineau forment un couple qui est responsable, depuis 2010, d’une musique électronique très novatrice, sublimée par une prose déclamée ou chantée. Essaie Pas, leur duo, et Marie Davidson, le projet solo de Marie, ont accordé deux prestations magiques dans le cadre de la ‘release party’ consacrée au nouvel elpee d'Essaie Pas, ‘Nuit De Noce’. Nous étions présents lors de celle qui s’est déroulée le 21 novembre dernier au London Calling de Bruxelles. Nous en avons profité pour discuter en compagnie des deux musiciens. Le lien vers la vidéo de l'interview figure au bas de la page.

Essaie Pas est un patronyme qui intrigue. "En fait, c'est la traduction de 'Don't Try', l'épitaphe gravé sur la tombe de Charles Bukowski", précise Marie. "Sa perception est négative ; mais en fait, elle signifie 'Just do it! Have no fear!'." Un message d'encouragement adressé à tous les artistes! Pour définir la musique d'Essaie Pas et de Marie Davidson, il faut s'imaginer la bande-son électronique d'un film imaginaire des années '70, inspirée par les soundtracks de John Carpenter (surtout la plage légendaire "Assault On Precinct 13"). Au-dessus des séquences et des boîtes à rythmes, éclosent des couleurs ambient, kraut, psyche, minimal, italo-disco et même du blues. Pour couronner le tout, il y a la voix de Marie, à la fois sensuelle et ingénue, qui clame ou chante des textes poétiques écrits dans la langue de Molière ou de Shakespeare. Un discours sobre, humble, violent et tellement sensible à la fois. Malgré le côté froid des synthétiseurs, on sent dans chacun des titres une pulsation humaine, presque physique.

A Montréal, Marie a été très tôt baignée dans la musique. Elle a d’abord suivi des cours de violon classique, qu'elle a abandonné à 16 ans pour se consacrer à l'exploration intuitive de la musique électronique. "Je me considère comme une autodidacte. Je ne maîtrise pas la théorie donc, je tâtonne beaucoup, en pratiquant le 'trial and error’, par essais et erreurs." Pierre ajoute : "Ce qui est bien avec cette méthode, c'est qu'on tombe parfois sur des surprises, des sons ou des séquences qu'on n'imaginait pas au départ." Pierre, quant à lui, est d'origine bretonne mais vit à Montréal depuis 8 ans.

Le duo vient de publier le premier opus d'Essaie Pas, ‘Nuit de Noce’. Il bénéficie d'une double édition, l'une via le label français Malditos et l'autre, l’écurie franco-belge Teenage Menopause, à laquelle nous devons les albums brûlots de Scorpion Violente (voir leur interview ici), Jessica 93 et Catholic Spray. ‘Nuit de Noce’ compile des titres parus auparavant sur cassettes, plus une nouvelle compo: ‘Devotion’. "Pour la première fois, c'est Pierre qui assure les parties vocales sur ce titre", souligne Marie. "Et l'ambiance est ici plus sale, plus 'noisy'. La tension est permanente, un peu comme dans la musique d'Ike Yard, le groupe new-yorkais de no-wave." Mais votre serviteur est frappé par la ressemblance qui existe entre ce titre et le "Bite of God" du duo français Die Form ; une similitude tout à fait fortuite vu que ni Marie ni Pierre ne connaissait Die Form avant que je ne leur en parle. Correspondances...

Précisément, parlons des influences : en écoutant Essaie Pas, on ne peut s'empêcher de penser à Suicide. "Oui, on adore Suicide, surtout le côté hypnotique et minimal, mais je ne dirais pas qu’il s’agit d’une influence majeure", rectifie Marie. "A la maison, j'écoute plutôt de l'ambient ou du kraut, comme Klaus Schulze ou alors de la musique classique. Par exemple, Scelsi, Nono, Ligeti, Ravel, Debussy, Messiaen et Terry Reiley. Les B.O. de films également ; John Carpenter bien sûr, mais aussi italiens du genre ‘Giallo’ comme ceux de Dario Argento, par exemple." Et Pierre d’ajouter : "J'aime aussi le blues et l'italo-disco de Georgio Moroder".

L'actualité du projet solo de Marie Davidson, c'est le single ‘Je ne t'aime pas’, publié récemment sur Bandcamp et transcendé par une superbe vidéo diffusée sur YouTube. C'est, à mon avis, le titre qui possède le plus de potentiel. Il libère en effet une atmosphère fiévreuse, dominée par la voix fragile et touchante de Marie, mais affiche aussi un côté 'french pop', 'nouvelle vague' très attachant. Un morceau très prometteur qui figurera sur le premier LP vinyle de Marie Davidson, ‘Perte d'Identité’, à paraître en février prochain chez Weyrd Son Records. Ce jeune label belge dirigé par Michael Thiel, le fils du légendaire Micky Mike (Snowy Red), confirme ainsi qu'il a très bon goût!

"L'album est prêt", précise Marie. "Nous travaillons déjà sur le prochain! Il continuera dans la même direction musicale mais proposera des titres plus longs et baignera au sein d’une ambiance encore plus cinématique. Comme des ‘fake soundtracks’ d'un film imaginaire..."

Regardez la vidéo de l'interview

Découvrez le clip de "Je ne t'aime pas" ici

Album "Nuit de Noce": http://teenagemenopause.bandcamp.com/album/nuit-de-noce

Weyrd Son Records: http://weyrdsonrecords.com

Facebook Weyrd Son Records : https://facebook.com/WeyrdSonRecords

(Photo 'live' par Xavier Marquis)

Cut Copy

Free your mind

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Le nouvel opus de Cut Copy est un cadeau idéal à offrir pour les fêtes de fin d’année. Et il nous vient d’Australie ! De Melbourne, très exactement. Si vous comptez terminer 2013 sur une bonne note, ce « Free Your Mind » devrait vous satisfaire. Rien de tel pour retrouver la forme, avant de passer une bonne dernière soirée. Comme le titre de leur quatrième LP le suggère, pour apprécier pleinement ce disque, il suffit de vous libérer l’esprit. De vous laisser envahir par la musique, si vous préférez. Pas question ici de réfléchir ou d’analyser…

Au fil des tournées, le quatuor s’est forgé une belle expérience pour chauffer les salles. Par pour rien qu’il a assuré les premières parties de Franz Ferdinand, Bloc Party ou Daft Punk. En fait, la synthpop de Cut Copy est essentiellement destinée aux dance-floors. Vintage, elle est manifestement influencée par la house insulaire des 80’s. Les nappes de claviers se superposent, se frottent, avant que Dan Whitford ne vienne poser la voix sur l’ensemble. L’invitation à danser est claire. Impossible de ne pas battre du pied en écoutant cette musique. Guère novatrice, il est vrai, mais idéale pour se défouler.

Pour votre info, sachez que la mise en forme a été réalisée par Dave Fridmann, devenu notamment célèbre pour avoir produit les albums de Mercury Rev, Flaming Lips, MGMT et Tame Impala.

 

Burning Lady

Until the walls fall (b)

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Genre défouloir par excellence, le punk rock permet aisément de passer outre l’originalité et le niveau technique de ses musiciens pour se concentrer sur l’énergie brute et le plaisir simple que procure l’écoute d’un album de ce type. De ce point de vue, Burning Lady remplit parfaitement le cahier des charges. Les compos sont catchy à mort, tout en évitant d’accumuler les clichés et les écueils du genre. En outre, le groupe bénéficie d’une production limpide et agréable à l’oreille, et un niveau technique qui leur permet de garder l’attention de l’auditeur sans se répéter. N’hésitant pas à sortir des sentiers battus, il s’aventure aisément en dehors de son jardin et les passages folk, ska, reggae ou franchement rock’n’roll constituent autant de respirations qui rendent « Until The Walls Fall » très agréable à écouter. La cerise sur le gâteau, c’est sa chanteuse, qui démontre que le groupe porte bien son nom : elle est en feu ! Maîtrisant parfaitement ce mélange de rage et de nonchalance propre au style, elle illumine le long playing de sa présence, et contribue à le transformer en un des meilleurs de l’année, dans l’univers du punk rock.

Tristesse Contemporaine

Stay Golden

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Réunissez un Suédois, un Anglais et une Japonaise. Plongez-les dans un bain glacé, puis saupoudrez le tout, mais très légèrement de spleen bien senti (surtout pas trop racoleur).

Agitez et laissez reposer. Après émulsion, vous devriez obtenir un condensé vivifiant de fraîcheur Pop aux relents New Wave.

Certes, la recette est connue et n’est pas toujours automatiquement savoureuse…

Ici, le savoir-faire du trio lie parfaitement la sauce, et le résultat est frais, sans le moindre grumeau.

Ces amoureux synthétiques revisitent donc une certaine histoire de la musique (la guerre froide version mancunienne en tête) et dépassent vite les clichés du style pour distiller un son bien personnel.

Ainsi, plutôt que de s’enfermer dans un genre éculé, ces trois Parisiens d’adoption affichent une liberté de ton qui leur permet d’afficher, tout au long de ce long playing, quelques brillantes références qu’on n’attendait pas rencontrer, même accidentellement (The Kills, The XX, These New Puritans…)

Recette heureuse et digeste qui confirme l’idée reçue que c’est dans les vielles casseroles que se mitonnent les meilleurs plats.

 

Tarana

The Laden Soul Desires In The Sun (Ep)

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Difficile de classer le projet Tarana dans un style de musique bien précis. Le duo va puiser ses influences au sein du jazz, de la world music et des BO de Bollywood, puis les enrobe de sonorités électroniques. Et le résultat est plutôt séduisant.

Tarana est né de la rencontre entre le percussionniste indien Ravish Momin et le tromboniste américain Rick Parker. Momin est le leader du Trio Tarana (à ne pas confondre donc), un band acclamé pour sa relecture de différentes traditions musicales asiatiques (japonaises, afghanes, indiennes...)

Sa virtuosité lui a permis d'accompagner sur scène différents jazzmen mais aussi Shakira lors de certaines apparitions télévisées de la Latina. Il a également apporté sa collaboration à Alap Momin, aka The Oktopus, le génial producteur de Dälek. Bref, un CV plutôt éclectique.

Un adjectif qui colle également parfaitement à Parker puisque le jeune jazzman new-yorkais participe à pas moins de dix projets. Il a, entre autres, sorti deux elpees en compagnie de son quintet, le Rick Parker Collective et est également le leader du quartet 4Limones. Il est également impliqué dans les aventures de différentes formations rock, electronica ou expérimentales quand il ne revisite pas l'oeuvre de Bartok au sein du trio Little Worlds.

On ne s'étonnera donc pas que leur collaboration débouche sur un melting-pot musical. Ils nous proposent ici leurs deux premiers morceaux. Une excellente reprise d'AR Rahman qui plonge les mélodies bollywoodiennes de ce grand compositeur indien dans un tourbillon de sonorités électroniques portées par des tambours aux rythmiques quasi hip-hop. La deuxième plage démarre en mode jazz ethnique. Les notes de trombone se mêlent à des mélopées féminines hypnotiques. Puis le morceau accélère avant de nous entraîner dans un tunnel psychédélique aux effets électroniques. On saluera la production des deux compères, audacieuse, un peu expérimentale mais pas du tout hermétique. Et on a hâte d'écouter le premier elpee de Tarana qui devrait faire parler de lui, si Momin et Parker parviennent à conserver cette qualité et cette originalité sur la longueur.

 

Perera Elsewhere

Everlast

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Ses parents étaient sri lankais. Elle est pourtant née à Londres et s’est finalement établie à Berlin. Une artiste au parcours atypique, puisque après avoir milité chez le groupe de trip hop Jachoozi, au cours des 90’s, elle s’est reconvertie en DJ.

A l’instar de son premier elpee, « Everlast » est à la fois complexe et multi facettes. Une œuvre découpée en douze pistes particulièrement originales. Difficile de relever des références au sein de son électro/folk à la fois minimaliste et bidouillé. On y retrouve quand même des traces de trip hop et puis des influences afro, pourtant parfaitement intégrées. Il y a du piano, des machines et de guitares acoustiques. Et puis, trahissant des accents soul, la voix de Perera semble parfois hantée. Ce qui explique sans doute pourquoi cet opus baigne dans une forme de mysticisme.

Pour enregistrer cet elpee, Perera a bénéficié de la participation de quelques collaborateurs. Gonjasufi est crédité sur « Giddy ». Chanteur africain, Aremu pose sa voix sur « Ebora ». Et le musicien allemand Springingput apporte son concours à « Shady ».

 

MGMT

MGMT

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Il faut avouer que les deux premiers albums de MGMT m’avaient laissé quelque peu perplexe. Pas qu’ils étaient de mauvaise facture. Au contraire. Mais vu la signature aussi rapide du band chez un label major, j’étais sceptique quant à la suite de leur parcours artistique. Je me suis planté, mea culpa. Et de nombreux confrères continuent de tirer sur le pianiste, car ils n’ont probablement toujours pas compris leur démarche. Il est vrai qu’elle n’est vraiment pas facile à appréhender. Car leur troisième elpee est un petit chef-d’œuvre. Et le producteur, Dave Fridmann, n’est certainement pas étranger à cette réussite. Il avait déjà mis en forme le deuxième elpee du duo new-yorkais, « Oracular Spectacular », mais c’est surtout le producteur attitré de Mercury Rev (NDR : au sein duquel il a d’ailleurs sévi comme bassiste, jusqu’en 2001) ainsi que des Flaming Lips. Notamment. Sa patte est donc incontestablement présente tout au long du nouvel elpee de MGMT. Et tout particulièrement sur le morceau final, « A orphan of fortune », une plage majestueuse, crépusculaire, digne de la bande à Jonathan Donahue ou de Wayne Coyne. Ce qui n’est pas pour me déplaire. Et si le duo se sert allègrement de l’électro, c’est très souvent dans l’esprit d’Animal Collective. Voire même d’of Montreal. A l’instar de « A good sadness », une compo luxuriante sculptée dans un disco singulier, qui ouvre une forme de trilogie cosmique. Le presque dub « Astro-Mancy » lui emboîtant le pas et l’atmosphérique « I love you too, death » achevant l’exercice de style, une piste au cours de laquelle les vocaux en apesanteur sont bien mis en exergue, avant qu’ils ne se fondent dans une expression sonore qui prend alors crescendo de l’amplitude et de la richesse, sans avoir –ou presque– recours aux percus.

Le long playing s’ouvre par « Alien days », un titre de prog pop, qui aurait pu naître d’un débat parlementaire entre les anges et les démons, au sein de votre âme. Nonobstant ses synthés, « Cool song n° 2 » nous renvoie au « More » du Floyd. Cette profondeur des percussions reflète parfaitement cette impression. Les drums sont à nouveau floydiens tout au long de « Mystery disease », alors que les vocaux nous renvoient à Wire et la structure de la compo aux Doves. « Your life is a lie » constitue certainement la composition la plus contagieuse de cet LP. Et pourtant, on ne distingue ni couplet ni refrain. Du grand art ! Un clin d’œil au Beach Boys ? « Plenty of girls in the sea ». Un peu de soleil et des filles en bord de mer. Sur la plage, si vous préférez ? Encore que si la compo semble plutôt hantée par le spectre de Brian Wilson (NDR : ces voix !), le tempo emprunte carrément au glam de Garry Glitter. Une cover ? « Introspection » de Faine Jade, un ensemble garage obscur issu de sixties. Une chouette reprise susceptible de vous inciter à fureter au sein des compiles Pebbles et Nuggets. En publiant ce disque éponyme, Benjamin Goldwasser, Andrew VanWyngarden et Dave Fridmann on réussi un véritable tour de force. A ce titre, ils méritent qu’on leur tire notre chapeau.

En achetant le cd ou le vinyle, un code secret vous permettra de télécharger une vidéo réalisée sous influence, un clip multicolore qui propose un périple complètement décalé d’un drôle d’insecte déambulant au sein d’un univers imaginaire. Et ce au son des 10 pistes de l’opus. De quoi donner une dimension encore plus hallucinée aux compos…

 

Etienne Daho

Les chansons de l’innocence retrouvée

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Inutile de tourner autour du pot.

Pour concocter son dernier album (NDR : qui a bien failli être son dernier tout court, vu ses problèmes de santé), l’icône d’un certain dandysme Pop made in France a frappé fort… Et juste.

Comme souvent serait-on tenté d’ajouter.

Relevant le pari fou d’être encore plus audacieux et de prendre certains risques, là où d’autres se contenteraient de l’évidence, le fringuant cinquantenaire s’entoure à nouveau de partenaires de charme et de choc pour un opus qui se révèle en clair et en obscur.

Un subtil équilibre entre les contrastes de l’existence qui joue de la lumière comme des ombres.

Le résultat est à la fois sobre et maniéré, flirtant dangereusement mais habilement avec la gravité, sans sombrer dans l’excès alors qu’à tout moment il lui fait les yeux doux.

En ouverture, “Le Baiser Du Destin” marie d’emblée groove sensuel et cordes fiévreuses, tandis que la voix immuable de Daho glisse comme une larme sur une peau de chagrin, se moquant du temps, apprivoisant le passé et se faufilant dans l’avenir.

Le ton est donné. Détachez vos ceintures, tombez le veston.

Et laissez vous embarquer sur un air de Disco, qui tout au long de ce superbe cru, cuvée deux mille treize, va imprimer sa patte (d’éph’)...

À pas de velours sur les traces d’un clavecin, “L’Homme Qui Marche” emboîte le pas. Dans son sillage, tout en circonvolutions érotiques, se dessinent l’ombre de John Barry et les volutes de fumées âcres des cendres abandonnées par Serge Gainsbourg.

L’opus entier semble imprégné de ses ambiances cinématographiques dessinées à grands coups d’éclats baroques par le recours aux cordes.

Les titres sont tour à tour clins d’oeil à la somme d’une vie, tantôt appels du pied à l’ivresse de l’abandon.

L’artiste affiche donc une belle santé sur ce treizième long playing, sans doute l’un des plus réussis de sa carrière.

L’écriture est soignée, élégante et colle parfaitement à une musique composée par un réel complice déniché en la personne de Jean-Louis Piérot.

Des ambiances de film tout droit sortis des sixties mais dépoussiérées et ornées de feuilles d’or.

Et quand Etienne se fait plaisir, comme tout bon hédoniste, il nous convie à partager son bonheur.

Les invités triés sur le volet ne sont pas ici pour faire de la figuration.

Outre l’opportunité de côtoyer la muse Debbie Harry et l’illustre Nile Rogers (Chic alors!), Daho a également reçu le concours d’Yan Wagner et Au Revoir Simone (“Les Chansons De l’innocence Retrouvée”), mais encore de Dominique A (“En Surface”).

Daho s’amuse comme il l’a toujours fait, ignore les suiveurs révérencieux et va de l’avant avec la simplicité qui le caractérise depuis les années quatre-vingt qui l’ont vu éclore sur la scène française.

Oui, encore une fois, Daho fait de la Pop.

Ou plutôt se sert de la Pop comme d’une fleur à son fusil.

Parce que la Pop est le vecteur de son langage, parce qu’il en maîtrise les codes et sait user de ses artifices pour illustrer son univers comme personne d’autre n’est capable de le faire.

Et comme lui, sa musique ne prend pas une ride.

 

Age Of Torment

I, Against

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« Dying Breed Reborn », le premier album du groupe, sorti il y a trois ans, était déjà très prometteur. Il a permis à la Belgique de découvrir Shaun V. Caster, guitariste et frontman talentueux, devenu une des nouvelles valeurs sûres du genre ; en atteste son travail dans Length Of Time et Resistance. C’est dire si ce deuxième essai était attendu de pied ferme par la fanbase grandissante du groupe. N’y allons pas par quatre chemins, l’attente en valait largement la peine !! « I, Against » recèle absolument tous les ingrédients qu’on attend d’une production metal moderne. Bien composé, parfaitement interprété, bénéficiant d’une production soignée aux petits oignons (mention particulière au Noise Factory, le studio qui devient tout doucement LA référence belge pour le métal, de la même manière qu’Hautregard l’était il y a vingt ans), l’elpee est une pépite comme on en déniche rarement.

Shaun V. Caster est parvenu à s’entourer d’un line up ahurissant de talent, et délivre un album riche, varié, qui va puiser dans différents registres du métal extrême (du death au thrash en passant par le hardcore, le metalcore et j’en passe), et tombe toujours juste, avec finesse et bon goût, à l’instar des deux interludes musicaux destinés à aérer le tracklisting. Soulignons aussi le travail remarquable opéré sur les voix. La puissance et la rage de Bruno sont ainsi tempérées par les lignes originales de chant clair inspirées de Shaun (« My Own Disease »), sans pour autant perdre en puissance et en efficacité, les deux mots qui résument le mieux cet opus.

Il n’y a plus à douter qu’Age Of Torment est dorénavant prêt à rejoindre la cour des grands du métal. Espérons que la promo suive et que la formation puisse percer hors de ses frontières ; c’est tout le mal qu’on leur souhaite.