La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au…

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The Helio Sequence

Negotiations

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The Helio Sequence est un duo issu de Portland, dans l’Oregon. Fondé en 1999, il nous propose son sixième opus. Hormis un split 7", partagé en compagnie de Menomenia, publié en 2010 (« Converter »), le tandem n’avait plus rien gravé depuis 2008. Faut dire que durant cette longue période, il est passé par toute une série d’épreuves. Tout d’abord, Brandon Summer, le chanteur, a perdu sa voix. Il a donc dû subir une intervention chirurgicale des cordes vocales. Puis leur studio a été complètement détruit, suite à une inondation. Pas découragés pour autant, les deux gaillards ont déniché un endroit désaffecté au sein d’un espace industriel pour réaliser leurs sessions. C’est d’ailleurs là que se dont déroulées celles relatives à « Negotiations »

Brandon se charge donc des vocaux, mais également des parties de guitare (acoustique et électrique), de la basse et occasionnellement de la flûte. Benjamin Weikel des fûts et des synthés. Un apport électronique qui s’intègre parfaitement à l’ensemble et qui parfois même le magnifie. Surtout à travers les arrangements et les orchestrations. Quant au chant de Brandon, il campe aujourd’hui un hybride entre Tim Booth (James) et Brendan Perry (Dead Can Dance), même si les inflexions sont plus haut-perchées ; mais surtout colle parfaitement au sens mélodique languissant aux réminiscences eighties…

Découpé en 11 plages, l’elpee baigne au sein d’un univers atmosphérique, mélancolique, légèrement teinté de prog voire de psychédélisme. En fonction des plages, Benjamin adopte un drumming ample, offensif, syncopé, mais toujours précis, alors que les cordes de gratte se révèlent tour à tour tintinnabulantes, bringuebalantes, jouées en arpèges, en picking ou à la manière d’une mandoline, comme chez And Also The Trees (NDR : le titre maître final).

 

The Last Killers

Wolf Inside!

Écrit par

C’est officiel ! The Hives ont leur homologue italien : The Last Killers, patronyme tiré du western spaghetti réalisé par Guiseppe Vari qui a lancé le maintenant célèbre Django ! Cette joyeuse bande d’énergumènes a décidé de dédier sa vie au rock’n’roll. Leur nouvel album, « Wolf Inside ! », prouve que ces musiciens sont hantés par un véritable loup, une bête féroce hurlant aux sirènes du rock garage en l’occurrence. Creusant dans une veine garage 50’s voire 60’s, à la manière des The Sonics ou des Fuzztones, nos assassins musicaux transposent le genre dans les années 2 000 comme le réalisent actuellement Thee Oh Sees ou Tokyo Sex Destruction. Actifs depuis près de 10 ans, ces Transalpins déversent leur rock’n’roll avec classe, en triturant leurs guitares et en tapissant le tout de sonorités d’orgue Hammond. D’ailleurs, j’en reprendrai bien une tranche…

 

Scud Mountain Boys

The early year

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Formé au début des 90’s, Scud Mountain Boys a publié trois albums avant de se séparer en 1997. Originaire de Northampton, dans le Massachusetts, le groupe avait acquis une certaine notoriété dans l’univers du country/folk. Lorsque la formation se sépare, Joe Pernice, l’ex-leader du groupe, ne chôme pas pour autant. D’abord il fonde ses Pernice Brothers ou se produit sous le patronyme de Chappaquiddick Skyline. Il crée également son label, Ashmont Records. Une écurie qui lui permet alors de sortir ses disques, en toute tranquillité et surtout sans la moindre contrainte extérieure. 

En 2011, Pernice décide néanmoins de remonter les Scud Mountain Boys. Et première décision, il réédite ses deux premiers albums, « Pine Box » et « Dance the Night Away », sur une double compile. Soit un total de 27 morceaux. Bien entendu, sur le label du patron. Si posséder sa propre structure a du bon pour le groupe et pour les mélomanes, le manque de supervision peut parfois porter préjudice. Objectivement, on imagine mal comment une écurie aurait pris le risque de ressortir ces deux long playings. Car avouons-le, tout au long de « The early year », on s’emmerde ferme. Aucun titre ne sort réellement du lot. Après les deux ou trois premiers morceaux de l’opus, on s’assoupit, et au bout du cinquième, on tombe carrément dans le sommeil le plus profond. Manifestement, cette réédition n’est pas vraiment de nature à nous intéresser à leur nouvel elpee, « Do You Love The Sun », paru cette année.

Si vous cherchez une alternative aux sédatifs, ne cherchez plus ! Et en plus, il n’y a pas d’effets secondaires à consommer ce très efficace somnifère !

 

Wire

Du neuf avec des vieux

Écrit par

Un peu d'histoire pour commencer, puisqu'il est plutôt rare d’échouer dans ce pavillon érigé en 1958, à l'occasion de l'Expo universelle.
En tout cas, pour ma part, c'était la première fois.
Un endroit insolite et quelque peu oublié, mais qui a vu défiler quelques grands noms du Jazz tels Benny Goodman, Count Basie, Duke Ellington et Sarah Vaughan, entre autres.
Un magnifique bâtiment qui défie le temps et se voit offrir une seconde jeunesse.
Le temps d'un week-end (et en attendant d'autres programmations toutes aussi excitantes et ambitieuses dans le futur), l'Ancienne Belgique se mettait donc à l'heure américaine.

Au lendemain du concert de BRNS, l'affiche du jour proposait donc un voyage sur deux étages au pays de l'expérimentation et de l'audace intemporelle.

Un fil conducteur qui permettait à des artistes très différents de se retrouver dans ce cadre judicieusement choisi à l'acoustique remarquable (surtout dans la grande salle).

On commence dans le bar où à mon arrivée, Anna Van Hauss Wolf en est déjà à la moitié de son set.

Un univers particulier que j'avais découvert à l'écoute de « Ceremony », un album qui m’avait laissé sur une impression mitigée.

Impression somme toute renforcée ce soir après la prestation de la jeune Suédoise.

Anna Michaela Ebba Electra von Hausswolff de son vrai nom n'est pas très grande (à l'inverse de son patronyme), mais son énergie décuple ses forces sur scène, instaurant une dynamique dont le groupe se nourrit pour insuffler une dimension plus noisy à son petit théâtre de poche.

Mais ces incursions soniques mêlées à d'évidentes aptitudes lyriques (la donzelle possède, il est vrai, du coffre dans une si petite cage thoracique) n'arrivent pas à me persuader outre mesure.

Est-ce dû à mon arrivée tardive ou simplement à ma réticence du départ ? Mais quoi qu'il en soit, le set se termine sans retourner le moindre de mes follicules pileux.

Des poils pris à revers, par contre, en pénétrant dans la grande salle.

Alors qu'une douce musique berce mon entrée, je m'étonne du nombre restreint de spectateurs qui ont pris place devant la lourde tenture noire...

Avant de me rendre compte que Múm s'exécute déjà derrière le sombre tissu. C'est donc au-delà des strapontins que se joue la pièce ce soir.

Alors, je pénètre dans la musique, autant que celle-ci me pénètre.

« Sveitin Mila Sanda » est entamé depuis quelques instants, et je me retrouve enchanté par la grâce et la justesse de ce bel ensemble venu du Nord.

Jouant avec la légèreté comme la gravité, les Islandais, tout en contretemps sur ce morceau féerique, distillent magistralement sons analogiques et expérimentations aventureuses en terres électroniques.

Mélodica et chant dansant dans l'air, telle une feuille d'automne, bidouillages enfantins et jeux de clochettes, ukulélé ou cordes pincées, étouffées, grattées apportent certainement une grande richesse aux compositions de ce groupe atypique.

Si la magie de ce premier morceau ne perdure pas sur la longueur du concert, il n'en reste pas moins que cet ensemble hétéroclite d'instruments traditionnels mariés aux sonorités modernes dégage une beauté fragile rehaussée d'audacieuses expérimentations.

Expérimentation. C’est bien le mot clé de ce soir.

Le mot est lâché. La bête aussi.

Wolf Eyes évolue sans doute aux antipodes des aspirations mélodiques de Múm.

Ici, le concept abrupt rejoint plutôt l'enfer que le paradis, et on descend le Styx à la nage, s’autorisant, au passage, un bain de lave corrosive.

Un concept qui manque néanmoins d'aboutissement. Il a beau dépasser certaines limites, il ne va pas assez loin.

En résulte du bruit pour le bruit et des morceaux entre improvisations nihilistes et mantras calés sur bandes mais malheureusement amputés de réelles transgressions hypnotiques.

Malmenant l'auditoire mais ne le molestant pas, le trio d'Ann Arbor fait toutefois bonne figure dans ce contexte aventureux.

Mais il n'est pas étonnant de voir le bar se vider pour s'amasser le plus vite possible devant la grande scène.

C'est donc face à un parterre bien rempli (le concert d'aujourd'hui n’est pas sold out à contrario de celui de la veille) que Wire entame son concert.

Vétérans de la scène Punk puis Post Punk (et d'autres étiquettes au passage), les Anglais prouvent à nouveau que la qualité n'est en rien altérée par le poids des années.

Actifs depuis 77, le groupe emmené par Colin Newman a donc un fameux panel de morceaux à nous offrir et va puiser dans sa large discographie pour nous proposer un concert d'excellente facture, guidé par « From Change Becomes Us », le petit dernier en date, qui loin d'être passéiste, réutilise du matériel abandonné pour différentes raisons, dans les années quatre-vingt pour en faire du neuf. Et ça fonctionne.

Ironiquement, la prestation démarre au passé composé (« 23 Years Too Late ») et va revisiter la grammaire du combo aux trois carrières distinctes.

Ainsi, le plus que parfait (quelques indémodables de leur catalogue, dont « Marooned » en rappel final ») se conjugue au futur simple grâce à des inédits composés récemment (« The Flying Dutchman », « Blogging Like Jesus » et « Swallow Corn »)

Si les outrages du temps se devinent sur leurs visages ridés, le Dieu Chronos ne semble pas avoir d'emprise sur leur sens créatif, et Wire allume une à une les étoiles, qui ce soir, ornent  le drapeau du pavillon.

On notera l'apport tout en richesse d'une pléiade d'effets ajustée de main de maître par  Matthew Simm, guitariste qui a rejoint le groupe en deux mille onze et dont l'approche musicale, orientée sur le son, ne pouvait que rendre justice à Wire.

La conclusion s'impose donc d'elle même : sur le fil de l'audace, ce sont encore les moins jeunes qui gardent le mieux l'équilibre.

Je quitte donc ce fantastique décor en espérant y revenir bientôt.

Putain, putain, c'était vachement bien.

Ce soir, nous étions tous des Américains.

Anna Van Hauss Wolf + Múm + Wolf Eyes + Wire

(Organisation : AB)

Voir aussi notre section photos ici

NO CEREMONY///

Capital City

Écrit par

La Brit Pop 2.0, trustée par des Ellie Goulding, Bastille et autres John Newman cède déjà sa place à la version 2.5, suite à l’émergence de ces formations dont l’objectif est de redéfinir les bases du genre. A savoir des Chvrches, London Grammar ou NO CEREMONY///. Et après une première date belge accordée au Pukkelpop, l’été dernier, les Mancuniens de No-Ceremony-trois-slash ont posé leurs valises au Witloof Bar du Botanique pour y présenter les neuf morceaux d’un premier LP envoûtant, situé quelque part entre les travaux de Burial et ceux de Holy Other.

No Ceremony///. Le nom en dit long. Le trio briton (quatuor sur scène), venu présenter son premier LP éponyme, va faire honneur à sa dénomination en ce jeudi 19 septembre. La formation monte sur les planches du Witloof Bar, dès 20h30, sans l’apport d’un support act. Ça sent bon le set expédié en 2-2. Et pas de bol pour le public concentré au centre de la salle, Victoria, la jeune chanteuse, fait une entorse aux règles tacites du live, en se plaçant discrètement à l’extrême droite de la scène, cédant le centre au dispositif de synthés et à l’écran de projections.

Les quatre musicos procèdent, osons le jeu de mots, sans cérémonie, à l’enchaînement des morceaux de leur premier LP. Des compositions claires-obscures, à l’image des singles « FEELSOLOW» et « HURTLOVE », le tout en lettres capitales comme le nom du groupe, ‘siouplé’. Ou encore « HEARTBREAKER », qui pose une touche de Crystal Castles, avec ses distos et ses vocalises étouffées.

Le petit comité (1/3 de la capacité de la salle) a droit à un set qui s’apparentera plus à un showcase qu’à un live en bonne et due forme. En 30 minutes, il est plié et emballé. Le trio tire sa révérence et remballe son matos. Parce que quand c’est bon, autant aller à l’essentiel et s’en contenter. C’est ce que NO CEREMONY/// a fait ce soir, avec BRIO///.   

(Organisation : Botanique)

 

Honte à Pale Grey!

Écrit par

Le nouveau clip de Pale Grey s’intitule « Shame », et il sort ce mardi 17 septembre. Il a été réalisé par Mimensis production. Il est censé afficher un aspect plus ténébreux de la formation. Et c’est ici

En concert :

19/09/2013      Nuit du Soir - Botanique - Bruxelles - BE

26/09/2013      Nocturnes de l'ULB - Bruxelles - BE

28/09/2013      Fête de la fédération Wallonie-Bruxelles - Atelier Rock - Huy - BE

18/10/2013      MaMA Event- Trois Baudet - Paris - FR - w/ Shannon Wright et Arman Melies

24/10/2013      Rideau Rouge - Lasne - BE

16/11/2013      CC Welkenraedt - BE

29/11/2013      Lune des Pirates - Amiens – FR

 

 

Un deuxième volume des “Live at the BBC” pour les Beatles.

Écrit par

Ce 11 novembre 2013, paraîtra le second volume des « Live at the BBC » pour les Beatles. Sous-titré ‘On air’, il sortira en double cd et en double vinyle. Il est consacré à des enregistrements immortalisés entre 1963 et 1964.

The Beatles : On Air – Live at the BBC Volume 2 – Tracklisting

Cd One

1. And Here We Are Again (Speech)
2. WORDS OF LOVE
3. How About It, Gorgeous? (Speech)
4. DO YOU WANT TO KNOW A SECRET
5. LUCILLE
6. Hey, Paul… (Speech)
7. ANNA (GO TO HIM)
8. Hello! (Speech)
9. PLEASE PLEASE ME
10. MISERY
11. I’M TALKING ABOUT YOU
12. A Real Treat (Speech)
13. BOYS
14. Absolutely Fab (Speech)
15. CHAINS
16. ASK ME WHY
17. TILL THERE WAS YOU
18. LEND ME YOUR COMB
19. Lower 5E (Speech)
20. THE HIPPY HIPPY SHAKE
21. ROLL OVER BEETHOVEN
22. THERE’S A PLACE
23. Bumper Bundle (Speech)
24. P.S. I LOVE YOU
25. PLEASE MISTER POSTMAN
26. BEAUTIFUL DREAMER
27. DEVIL IN HER HEART
28. The 49 Weeks (Speech)
29. SURE TO FALL (IN LOVE WITH YOU)
30. Never Mind, Eh? (Speech)
31. TWIST AND SHOUT
32. Bye, Bye (speech)
33. John - Pop Profile (Speech)
34. George - Pop Profile (Speech)

Cd Two

1. I SAW HER STANDING THERE
2. GLAD ALL OVER
3. Lift Lid Again (Speech)
4. I’LL GET YOU
5. SHE LOVES YOU
6. MEMPHIS, TENNESSEE
7. HAPPY BIRTHDAY DEAR SATURDAY CLUB
8. Now Hush, Hush (Speech)
9. FROM ME TO YOU
10. MONEY (THAT’S WHAT I WANT)
11. I WANT TO HOLD YOUR HAND
12. Brian Bathtubes (Speech)
13. THIS BOY
14. If I Wasn’t In America (Speech)
15. I GOT A WOMAN
16. LONG TALL SALLY
17. IF I FELL
18. A Hard Job Writing Them (Speech)
19. AND I LOVE HER
20. Oh, Can’t We? Yes We Can (Speech)
21. YOU CAN’T DO THAT
22. HONEY DON’T
23. I’LL FOLLOW THE SUN
24. Green With Black Shutters (Speech)
25. KANSAS CITY/HEY-HEY-HEY-HEY!
26. That’s What We’re Here For (Speech)
27. I FEEL FINE (STUDIO OUTTAKE)
28. Paul - Pop Profile (Speech)
29. Ringo - Pop Profile (Speech)

www.thebeatles.com

Delorean un groupe vraiment Apar…

Écrit par

La formation basque vénérée par Pitchfork était en concert ce 15 septembre au DOK de Gand pour y présenter son magnifique dernier album. Pratiquant une musique atmosphérique particulièrement recherchée et créative, le groupe n’hésite pas à lorgner vers Cocteau Twins, une des ses influences majeures. Si vous aimez le shoegazing et surtout son revivalisme, vous ne pourrez plus faire chambre « Apar »…

http://pitchfork.com/advance/204-apar/

https://myspace.com/delorean

 

Le nouveau clip de Miley Cyrus fait le buzz sur la toile…

Écrit par

« Wrecking ball », c’est le titre du nouveau clip de Miley Cyrus, tourné sous la direction de Terry Richardson. Et il fait le buzz sur la toile. C’est une compo extraite du nouvel opus qui paraîtra ce 7 octobre, « Bangerz ».

http://youtu.be/My2FRPA3Gf8

 

 

Red Bull Studio accueille Ed Banger !

Écrit par

Le Red Bull Studios de Paris se prépare à accueillir le label Ed Banger du 18 au 21 septembre avec sa radio Ed Wreck: sessions, mixes et interviews d'invités.

Retransmise en direct sur www.redbullstudios.com/paris, La Ed Wreck Radio s’achèvera le 21 septembre par une Boiler Room à suivre en ligne sur www.boilerroom.tv

Ouvert depuis le mois d'août, le Red Bull Studios de Paris a accueilli, depuis son ouverture, Joakim, JC Satan, La Mverte, Sven Love, Poni Hoax, Charles Berberian, les collectifs Get The Curse, Sound Pellegrino, Ivan Smagghe, et bien d’autres

Léonie Pernet y a également enregistré son premier EP et y accordera un showcase au cours du mois de novembre prochain.

 

A Place To Bury Strangers

Chercheur de noise

Écrit par

Extrait de bord du commandant :
'Dimanche quinze septembre, dix-huit heures. Le ciel est bas. Il va pleuvoir. Sur les bords du canal, la fête foraine bat son plein. Ici, les gens affluent et garnissent complètement le navire. La tempête s'apprête à sévir. Non pas dehors, mais au-dedans.
L'air se solidifie lentement et devient compact tout autour. Le plafond bas semble écraser la minuscule scène qui d'ici trois-quarts d'heure tremblera sous les lacérations soniques du trio de Brooklyn.
Tout est en place.
Larguons les amarres.'

Nous sommes arrivés de bonne heure. Heureusement. Dix huit heures quarante-cinq, heure locale et nous sommes priés de monter sur le pont.

La planche de salut tremble sous l'effet d'un vent froid. Le vent est chez lui, ici.

La pluie s'est mise à tomber. Droite et sans pitié.

Le décor est planté.

Nous montons sur la planche, et sans nous retourner, nous sautons dans le vide.

Comme chaque soir.

Un larsen serpente au milieu des eaux troubles, et s'amplifie graduellement.

Tentaculaire, il s'inocule dans nos veines et s'immisce dans nos têtes, prêtes à exploser.

Puis, il se prolonge à l’infini tandis qu'un bruit sourd et blanc traverse l'atmosphère.

Le jour n'a pas encore quitté la plaine du Champs de Mars. Mais la nuit s'est déjà invitée et nous enveloppe.

La longue pente glissante nous propulse au-devant d'une assistance compacte et serrée. « Slide » s’extirpe de nos cordes, des fûts et de nos corps, puis rampe sur les murs, se colle aux hublots, s'empare des lieux, tandis que les voix tentent de se frayer une place au milieu du bruit.

Le bruit partout, entité de granit qui adopte toutes les formes souhaitées.

Dans son prolongement opaque, la lumière s'éteint, vacille sur elle même, s'éparpille en éclairs saccadés.

Nous sommes A Place To Bury Strangers et nous sommes les conducteurs de ce bruit.

Nous l'amplifions, le déformons à notre guise, et le déposons aux pieds de ses adorateurs.

Car le bruit est beau. Puissant et magnétique.

De nos chansons, il s'amuse et les transfigure.

Le bruit nous a adoptés, puis nous l'avons dompté.

Nous sommes A Place To Burry Strangers et nous sommes le bruit.

Setlist :

Slide
Petit Empire
In Your Heart
Ego Death
Ocean
Don't Look Back
Drill It Up
Deadbeat
Fear
I Lived My Life

(Organisation : A Gauche de la Lune)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

Une Chapelle Sixteen pour Daniel Darc

Écrit par

Icône du rock et poète destroy, Daniel Darc nous a quittés en février dernier alors qu’il travaillait depuis plusieurs mois sur son nouvel album. Ecrit et composé en compagnie de son fidèle acolyte Laurent Marimbert, il avait enregistré les voix, choisi les chansons et même baptisé l’album.

Quand Laurent Marimbert s’est trouvé seul aux commandes, il a choisi de suivre exactement la direction souhaitée par Daniel Darc, afin d’achever la mise en forme.

Un second CD présentera donc les titres inachevés, laissés tels quels pour ne pas trahir l’intention de l’artiste.

Disponible le 30 septembre, « Chapelle Sixteen » s’ajoute à l’héritage que Daniel Darc laisse derrière lui.

CD1 « Chapelle Sixteen »

1- Les trois singes
2- Un peu de place au paradis
3- Sweet Sixteen
4- Un peu de sang
5- Variations 5
6- Que sont devenus les hommes
7- Variations 6
8- La dernière fois
9- Des idiots comme moi
10- Période bleue
11- Mauvaise journée
12- Variations 7
13- Ita Bella
14- Variations 8
15- Les enfants

CD2 : « Les inachevés »

01- Combien de battements
02- Bottes de skaï
03- Interlude 6
04- Morning Glory
05- Le dernier jour sur terre
06- Interlude 3
07- La folle complainte
08- Le temps des larmes
09- Jeu à 13
10- La complainte de la butte
11- Bonus LP12 guitare rock
12- L’ennui
13- Quand la ville dort
14- C’est quoi l’amour

www.danieldarc.fr

 

 

Le silence d’Asgeir…

Écrit par

John Grant en est fan… Ne manquez donc pas le premier album de l’Islandais Asgeir qui sortira le 28 octobre. « In the Silence » rappelle les œuvres de Jeff Buckley voire d’Antony Hegarty…

En live, le 03/12/2013 au Botanique à Bruxelles

https://soundcloud.com/asgeirmusic/asgeir-king-and-cross

http://go.3fm.nl/festivals-vierdaagse/nieuws-detail/4538/Asgeir-Trausti-live-in-de-studio

http://www.youtube.com/watch?v=weyENZESVL4

http://www.youtube.com/watch?v=spEQHWCcUfA

 

One Direction publie ses mémoires.

Écrit par

Les horripilants Anglais de One Direction sont déjà de retour pour un troisième album. Il paraîtra ce 25 novembre et s’intitulera « Midnight Memories ».

Vous n’échapperez pas à leur nouveau single « Best Song Ever » mais peut-être à leur tournée mondiale…

www.onedirectionmusic.com

www.facebook.com/onedirectionmusic

www.twitter.com/onedirection

 

Un nouvel Ep pour les Pixies

Écrit par

Les Pixies viennent de sortir un nouvel Ep. Il s’intitule tout simplement « Ep1 ». Partagé en 4 plages, il n’est paru qu’en digital et en vinyle. Si le combo envisage l’enregistrement d’un album, aucune date n’a encore été précisée. Sachez quand même que Kim Deal a décidé de retourner chez ses Breeders, et a été remplacée par Kim Shattuck, ex-bassiste des Muffs et des Pandoras. Enfin, le groupe est reparti en tournée mondiale, ce n’est un secret pour personne…

http://www.youtube.com/watch?v=bjmcsPpwNas

 

Skarbone 14

Curieux monde

Écrit par

« Curieux monde » constitue le 4ème album de Skarbone 14. Il fait suite à « Satellites », publié en 2009. Si le précédent opus impliquait toute une série de collaborateurs, le nouvel essai a été enregistré par le line up au grand complet (11 musicos !) En fait, le collectif a voulu retourner aux sources, en proposant des compos clairement sculptées dans le ska rock. Ce qui n’empêche pas le band d’adresser l’un ou l’autre clin d’œil aux rythmes latino (« Parmi tant d’autres »), au dixieland (« Anonymousse », hommage à la bière belge !) ou encore aux brass bands des Balkans (« De l’aube à l’amour »). Si les textes sont toujours aussi engagés (même la plage écrite dans la langue de Vondel, par un fan néerlandophone, « Tijden Veranderen »), dénonçant le racisme, vilipendant le capitalisme, se souciant de la déforestation, traitant de la crise économique (« Michel ou.. », un titre au cours duquel le phrasé du chanteur me rappelle curieusement « Je ne suis pas bien portant » de Gaston Ouvrard) ou encore de l’establishment, trois thèmes sortent des sentiers battus. Tout d’abord celui consacré au houblon susvisé, « 51B rue du port », en référence au Magasin 4, et la plage qui clôt l’opus, « Always look on the bright side of love », c'est-à-dire l’adaptation de la célèbre B.O. du film des Monty Python, ‘La Vie de Brian’. Largement cuivré, l’elpee met bien en exergue les talents du saxophoniste, des deux trompettistes et du tromboniste, qui s’accordent même ponctuellement un billet de sortie. Et pour que votre info soit complète sachez que c’est Rudy Coclet (Arno, An Pierlé, Sharko) qui s’est chargé de masteriser le tout au Jet Studio. Quant à la pochette, elle a de nouveau été illustrée par le graphiste Alex Mayo. 

 

Ascetic

Self-Initiation

Écrit par

Comme préambule à la composition de « Self-Initiation », leur premier album, les membres d’Ascetic ont probablement trimé comme des dingues lors d’un stage intensif chez Joy Division et Depeche Mode, tant la couleur sombre de leur musique se réfère à ces illustres formations. Depuis Melbourne (Australie), le batteur Damian Coward (Heirs) et ses acolytes tissent des ambiances ténébreuses qui rappellent les plus belles heures de Dead Can Dance, voire de Swans. Hanté par une voix d’outre-tombe, l’univers sonore est secoué par des rythmes martiaux portés par une basse tellurique. En outre, dans leur musique, on décèle une pointe de post-punk et de métal qui les différencie de l’approche plus pop des Ecossais de The Twilight Sad voire des New-yorkais d’Interpol. Sans surprise les paroles abordent de joyeux sujets tels que la maladie ou la solitude, accentuant ce sentiment de claustrophobie qui vous envahit à l’écoute de cet opus. Trio ascétique et glacial, peut-être, mais loin d’être dénué de charme et aux qualités mélancoliques évidentes…

 

The Basics

Ingredients & Leftlovers

Écrit par

Après l’immense succès rencontré par l’Australien –et pas le Belge… bien qu’il soit né à Bruges– Wally De Backer aka-Gotye, il était écrit que son groupe parviendrait à acquérir une visibilité certaine. La sortie d’« Ingredients & Leftovers » célèbre les 10 ans d’existence de The Basics.

Le premier volet, intitulé « Ingredients », constitue une sorte de ‘best of’, tandis que le second, baptisé « Leftovers », réunit diverses démos et b-sides! Formé en 2002 à Melbourne par De Backer et Kris Schroeder, The Basics jouit d’un succès conséquent chez les Aussies où on les surnomme d’ailleurs the ‘Australia’s most famous unknown band’. Et, si le but de The Basics est d’effectuer un retour aux bases, on peut dire que c’est réussi : « Hey C’Mon », « Rattle my Chain » et « She Gonna B. Late » pastichent les Beatles, comme ils ne l’ont jamais été, et « I Don’t Need Another » invite Simon & Garfunkel dans votre salon. Le groupe s’est même autorisé un coup de pioche dans le répertoire d’UB40, à travers l’enjoué « Hey There ». Et leur savoir-faire indéniable est saupoudré de bonne humeur constante. Mais on a parfois l’impression de se farcir un –très bon– groupe de reprises ou d’écouter Classic21 !

 

Big Deal

June gloom

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Après avoir publié un premier album, intitulé « Lights out », en 2012, disque qui soufflait le chaud et le froid, Big Deal nous propose « June gloom », un œuvre sur laquelle Le Californien Kacey Underwood et la Londonienne Alice Costelloe ont décidé d’électrifier davantage leur expression sonore. Et notamment la guitare, même si la gratte acoustique est toujours bien présente. En picking, elle se révèle d’ailleurs tout à fait rafraîchissante. Et c’est la conjugaison de ces deux instruments qui fait le charme des compos. Tout comme celle des vocaux. Dont les inflexions languissantes me rappellent parfois celles de Chris Martin. Le titre le plus pop et contagieux de l’elpee, « Catch up », évoque même Coldplay. Enfin, leurs débuts. A cause de la construction de la compo en crescendo. Qui s’ouvre par des accords de cordes semi-acoustiques, avant d’épouser une électricité chatoyante. Des cordes tintinnabulantes, vibrantes, savoureusement discordantes qu’on retrouve sur l’excellent « In your car » (House of Love ?). Et puis les drums ainsi que la basse sont bien plus présents, mais rarement envahissants. Car l’ensemble du long playing trempe plutôt dans la noisy pop brumeuse, laidback, céleste et avouons-le, lorgne vers le shoegazing. Pensez à Slowdive. Même un titre aussi énigmatique que « Pillow », imprimé sur un mid tempo ou le plus allègre « Golden light ». Une plage émarge carrément au noisy rock mybloodyvalentinesque (« Terradactol »), alors que s’étalant sur plus de 6’, la finale « Close your eyes » s’ouvre paresseusement sur un mode ‘unplugged’, avant de glisser dans un tourbillon métallique, provoquant une véritable tempête électrique qui démontre que Big Deal a radicalement évolué en un peu plus d’un an…

 

Braids

Flourish // Perish

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En deux ans, les choses ont pas mal changé chez Braids. Depuis la sortie de leur premier album, « Native Speaker », les Canadiens ont acquis une certaine notoriété sur la planète de l’indie-rock. Leur second elpee était clairement attendu. Exercice d’autant plus difficile que depuis, Braids a subi une réduction de line up, suite au départ de Katie Lee.

L’opus s’ouvre par « Victoria », un morceau glacé qui fait la part belle aux sonorités électroniques, dont les nappes se superposent subtilement. Peu à peu, la voix de Raphaelle Standell-Preston (moitié du duo de Blue Hawaii) vient se poser. Un organe vocal au timbre moelleux, proche de la perfection, sis quelque part entre celui de Björk (dont on ressent les influences tout au long du long playing) et de Joanna Newsom. Une voix le plus souvent douce, mais qui n’hésite pas à élever le ton lorsque c’est nécessaire, comme sur « In Kind » et « Together ».

Quelque part entre cold-wave et dream-pop, la musique de Braids est particulièrement raffinée. Les Canadiens établis à Montréal prennent leur temps pour construire les ambiances. Pourtant, aucun des 10 morceaux ne s’essouffle. Parce que le tracklising est parfaitement équilibré, alternant plages lentes et hypnotiques, morceaux rythmés ou construits en de longs crescendos. Des crescendos parfaitement rendus grâce notamment à une production irréprochable. Pari réussi donc pour le trio qui a donc choisi sur « Flourish//Perish », d’explorer une voie davantage électro. Manifestement le Canada n’a pas fini de nous surprendre…

 

Marc Carroll

Stone Beads And Silver

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Le nom de Marc Carroll ne vous dit sans doute rien. Né à Dublin il y a 41 ans, ce songwriter débute sa carrière dans deux formations pop-rock qui malgré un certain succès de presse disparaissent rapidement. En effet, Puppy Love Bomb ne grave même pas d'album et The Hormones se fait littéralement jeter de V2, après la sortie du premier elpee, et en en dépit d'une étonnante apparition dans la sitcom ‘Friends’.

C'est en 2002 que la carrière solo du troubadour démarre. Il publie alors "Ten Swords". Il enchaîne ensuite par une compilation de faces b et deux albums studio qui passent également plutôt inaperçus. Pourtant, en 2011, le label One Little Indian décide de miser sur Carroll et de lui donner une plus grande visibilité. La structure londonienne sort en ce sens une sorte de best of ("In Silence") avant de lui offrir les meilleures conditions pour le présent "Stone Beads And Silver". En effet, Marc, qui réside à présent à Los Angeles, a pu enregistrer son quatrième essai sous la houlette de Chris Testa (Band Of Horses, Jimmy Eat World...) et compter sur une solide formation pour l'épauler. Alors qu'il jouait quasiment de tous les instruments sur ses précédentes réalisations, il est ici entouré d'une véritable dream team composée de Bo Koster (My Morning Jacket), Nelson Bragg et Probyn Gregory (Brian Wilson), McKenzie Smith (Midlake) et, last but not least, Larry Campbell (Bob Dylan, Levon Helm).

Comme dans ses productions antérieures, Carroll flirte avec la pop et le folk des années 70, les Byrds et Crosby, Still, Nash & Young en tête, mais on sent ici que l'Irlandais a également voulu toucher aux racines de la musique américaine et rendre hommage à ses deux grandes  idoles, Bob Dylan et Hank Williams, particulièrement dans la deuxième partie du disque. L'attirail americana est donc de sortie : steel guitars, banjo et violons se croisent et fleurent bon le terroir. Et si certains morceaux sont d'honnêtes ballades countrysantes assez communes, les trois premières plages de "Stone Beads And Silver" sont de vraies petites perles solaires et émouvantes ("Muskingum River", "The Fool Disguised In Beggars Clothes" et "Nobody, No Nothin'), proches des atmosphères les plus apaisées de Mark Lanegan ou d'un artiste que l'on a un peu oublié, Terry Lee Hale. La voix grave et chaude de Carroll nous entraîne alors dans le désert californien faisant la nique au temps et aux modes. Il est dommage que l'Irlandais ne garde pas ce niveau par la suite. Mais caractérisé par son orchestration raffinée et ses atmosphères enveloppantes, son parfait équilibre entre pop et roots, cet album pourrait signifier le vrai départ de la carrière de Marc Carroll. Preuve qu'il faut toujours s'accrocher à son rêve.