La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Du ‘Neuf’ chez Paul McCartney…

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« New », c’est le titre du nouveau single de Paul McCartney, et il est disponible via iTunes. Ce titre figurera sur son prochain album qui paraîtra ce 14 octobre, une œuvre qui a été produite Mark Ronson…

http://smarturl.it/PMnewiTunes
https://soundcloud.com/paulmccartney/paulmccartney_new
http://youtu.be/pE_1V0phMW8

Et pour la version acoustique a capella :

http://www.youtube.com/watch?v=Tc6rQMksXXA&feature=youtu.be

Le tracklisting du prochain album :

1. Save Us (produced by Paul Epworth)

2. Alligator (produced by Mark Ronson)

3. On My Way to Work (produced by Giles Martin)

4. Queenie Eye (produced by Paul Epworth)

5. Early Days (produced by Ethan Johns)

6. New (produced by Mark Ronson)

7. Appreciate (produced by Giles Martin)

8. Everybody Out There (produced by Giles Martin)

9. Hosanna (produced by Ethan Johns)

10. I Can Bet (produced by Giles Martin)

11. Looking At Her (produced by Giles Martin)

12. Road (produced by Giles Martin)

Pour mettre en forme ce nouvel opus, Paul a travaillé en compagnie de différents producteurs ; en l’occurrence Paul Epworth, Mark Ronson, Ethan Johns et Giles Martin. Enfin, les sessions se sont déroulées aux States et en Grande-Bretagne. Et c’est Mark ‘Spike’ Stent qui s’est chargé du mixing.

 

 

 

 

 

 

 

Le Beach grunge : un nouveau sport pour Swim Deep ?

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Swim Deep est une formation anglaise qui qualifie sa musique de Beach Grunge… Un concept intéressant à découvrir en écoutant leur premier album « Where the Heaven Are We » ! Et c’est ici

https://www.facebook.com/SWIMDEEPUK

Tracklisting “ Where The Heaven Are We”

    Francisco

    King City

    Honey

    Colour Your Ways

    Make My Sun Shine

    The Sea

    Red Lips I Know

    Soul Trippin'

    Stray

    She Changes the

 

Aventine, il y avait Agnes…

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« Aventine », c’est le titre du nouvel opus d’Agnes Obel. Il paraîtra ce 30 septembre. La folkeuse danoise se produira au Cirque Royal de Bruxelles, le 1er novembre 2013

http://www.youtube.com/watch?v=cWHyeq6ORVE

www.agnesobel.com

 

 

Depeche Mode remixe son “Should Be Higher”.

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Le remix du single “Should be Higher”, un titre qui figurait sur « Delta Machine », le dernier album de Depeche Mode, ainsi que la vidéo signée Anton Corbijn, sont on line. Et c’est ici

Un avant-goût afin de savourer leur concert du 25 janvier 2014, au Sportpaleis à Anvers.

http://www.youtube.com/watch?v=I_O37cE1j64&feature=c4-overview&list=UU90vR_MFeheV3V6nmjvXIng

http://www.depechemode.com

 

 

Un nouveau Live Act pour Mula

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Le nouveau « LIVE ACT Deep Tech House 2013 » de l'artiste Mula est disponible en écoute et téléchargement gratuit. Et c’est ici

 

 

 

Bruce Springsteen

Collection : 1973-2012

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Les 18 compos les plus populaires du boss, enregistrées entre 1973 et 2012, réunies sur cette compile. Il doit d’agir déjà de la septième. Bref, si vous ignorez tout de Bruce Springsteen, ce disque constitue la meilleure manière de se familiariser avec son style bien yankee. Mais si vous êtes un inconditionnel, seul le booklet peut vous sembler intéressant. En ce mois de septembre l’artiste et son E Street Band tournent en Amérique du Sud (‘Wrecking ball tour’), puis feront un break avant d’accorder toute une série de dates aux Antipodes, soit en Australie et en Nouvelle-Zélande, à partir de février 2014.

 

Tomorrow's World

Tomorrow's World

Écrit par

Sur papier, le projet parallèle de Jean Benoît Dunckel et Lou Hayter a de quoi susciter autant de craintes que d'attentes.

Pour rappel, le premier est la moitié du duo Air, tandis que la seconde s'est illustrée jadis au sein de New Young Poney Club (NDR : responsable de deux très recommandables albums entre 2007 et 2010).

Reste que des mariages foireux, on en a connu plus d'un.

Alors quand on y ajoute foison de références littéraires et intellectuelles dans la bio (des Liaisons Dangereuses aux couples de légendes tels Gainsbourg/Bardot en passant par les écrits de JG Ballard ou les délires visuels de David Lynch ou encore l’acuité maligne d'un Man Ray) on aurait tendance à se raidir un tantinet.

Quelques commentaires poussifs parcourus en diagonale encouragent même carrément à la fuite en avant, tout berzingue.

Mais on le sait : la musique et les mots sont deux choses très différentes qui, comme diraient certains, vont très bien ensemble...

Les premières notes de « A Heart That Beats For Me » sont donc celles qui vont éclairer notre route au cœur de la nuit opaque.

Une ondée s'évaporant d'un clavier d'ivoire.

La voix de Lou Hayter qui se répercute en échos diffus comme introduction au futur.

Celui des minutes qui vont se diluer prochainement en compagnie de ses sonorités délicieusement rétro-futuristes.

« Think Of Me » enchaîne donc le périple et nous renvoie en arrière dans cette boucle spatio-temporelle.

Slow sucré et entouré d'une aura de velours légèrement suave.

Un étrange pouvoir de séduction pour une comptine d'apparence si anodine.

Ce qui ne manque pas de faire songer au second degré d'Angelo Badalamenti s'illustrant sur la bande son de ‘Twin Peaks’ (et notamment lors de cet épisode où James Hurley entonnait une mélodie guimauve de sa voix de fausset).

Mais outre cette somme de références plus ou moins difficiles à endosser, c'est surtout le spectre de... Air qui plane sur ces onze titres.

Cette atmosphère palpable et aux contours floutés enrobe agréablement la mélancolie qui transperce chacune de ces chansons.

Même en français dans le texte (« Pleurer Et Chanter »), la dragée fond sous la langue et certaines audaces rythmiques sont du reste du meilleur effet («  So Long My Love » qui lorgne vers Beak).

Bien sûr, on navigue à tout moment au sein d’un univers balisé (« Don't Let Them Bring You Down » tout droit issu de la BO de ‘The Virgin Suicide’)

Mais si la ballade de Lou et Benoît ne défriche pas de nouveaux territoires, loin s'en faut, elle revisite brillamment les routes tracées dans les paysages fantomatiques de nos mémoires imbibées de références littéraires, télévisuelles, cinématographiques et autres.

Bref, une bien agréable virée.

 

Jon Zeeman

Down on my luck

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Jon possède un nom de famille bien de chez nous. Enfin, des ‘plate landen’. Il est cependant né près de New York. Dans sa jeunesse, il suit des cours de piano classique, avant de rapidement se tourner vers la guitare. Pendant les 80’s, il s’établit à New York City et travaille en studio. A la même époque, il se rend régulièrement en Scandinavie, pour s’y produire au sein de différentes formations. A la fin des années 90, après la naissance de sa fille, il part vivre sous le soleil de West Palm Beach, en Floride. Son premier opus, "Still life", paraît en 2003. Du jazz funk blues essentiellement instrumental. Tout comme le suivant, "Zeeland", publié en 2008.

Il a donc fallu de nouveau attendre 5 longues années avant que ne paraisse son troisième essai. Et pour la circonstance, les changements sont importants. Jon chante et s'attaque à un blues  plus classique même s'il reste très personnel. Il est soutenu par une section rythmique et deux claviéristes. Les sessions se sont déroulées au studio Inlet Sound de Jupiter, à quelques encablures de Palm Beach.

Blues/rock, "You're right, I'm wrong" ouvre la plaque. Une plage particulièrement lustrée. Orgue et piano portent la voix légèrement nasillarde de Jon. Les interventions à la guitare sont classieuses. Il a conservé cette sensibilité jazz première. John chante passionnément "Down on my luck", un blues lent d'excellente facture, tandis que dans son ombre, l'orgue Hammond dessine de tendres arabesques. Quant à Phil McArthur, sa ligne de basse sert de tremplin idéal à son leader pour réaliser l'envol des cordes attendu. Long blues rock, "Hangman's bridge" brille par son sens mélodique. En intégrant l’orgue, la section rythmique remplit admirablement son rôle. La voix de Jon se charge d’intensité dramatique bien sudiste. La Floride nous a bien donné les frères Allman et Lynyrd Skynyrd. Une seule reprise, le "I love eveybody" de Johnny Winter. Zeeman braille ses lyrics à la manière du célèbre Albinos, tout au long de ce Texas rockin' blues. Autre blues lent "Waitin' for the storm" s’illustre par une belle partie de cordes. Subtil cocktail de rock, de blues et même de pop, "I got news" accroche instantanément l'oreille. Les interventions à guitare sont subtiles et créatives, et sont dispensées, un peu à la manière d’Eric Clapton. Rock'n'roll ", Got the gun" déménage littéralement. Zeeman libère totalement ses cordes tout au long de cette partie très remuante et dansante. Chargé de swing, "Can't you hear me" est balisé par la basse de sa fille Zoe Zeeman. Le charme opère comme lors d’un shuffle texan, un terrain qu'exploite fort bien notre Jon. Sa sortie est trafiquée par le recours aux pédales. Sans aucun doute le moment où il est le plus proche de Jimi Hendrix. "So bad" lorgne plutôt du côté de Robben Ford, une piste plus rock au cours de laquelle l'escapade des cordes est remarquable. Imprimé sur un mid tempo, "Better off dead" clôt le long playing, un blues aux accents exotiques, caractérisé par une jolie mélodie, et dont les interventions de guitare sont manifestement hantées par Carlos Santana…

 

Buke and Gase

General Dome

Écrit par

Encore une usine à références! Curieux parcours pour ce groupe, réunissant deux Aron : Sanchez et Dyer. Ce dernier possède une voix androgyne. Pensez à Prince, Jonas Bjerre (Mew), PJ Harvey, Karen O (Yeah Yeah Yeahs) ou Liz Fraser (Cocteau Twins). Voire Derek Shulman (Gentle Giant). D’ailleurs, plusieurs compos empruntent une structure prog réminiscente du groupe insulaire, même si la sensibilité mélodique reste pop. Ou encore Russel Mael (Sparks). Ce qui communique un aspect glam à l’ensemble. Et le titre d’ouverture, malgré la profondeur des percus, en est un bel exemple. Côté prog, un morceau comme « Contortion in training » évoque, en mon for intérieur, le « Passion Play » de Jethro Tull. Pas le chant, bien sûr. Ian Anderson a d’ailleurs souvent raillé les vocalises privées de testostérone… Côté harmonies vocales, on épinglera la brève plage aux chœurs a cappella, « Sturtle ». Et si le titre maître ainsi que « My best Andre hot » laissent filtrer des accents funk particulièrement arides, le morceau final « Metazoa » adopte un profil insidieusement soul. Un seul titre moins réussi sur les 11 que compte l’elpee, « Split like a lip, no blood on the beard ». A cause de cette voix cartoonesque plus que probablement trafiquée par un vocodeur. Pas vraiment une bonne idée, car le reste tient parfaitement la route, nonobstant son cortège d’influences…

 

Current Swell

Long Time Ago

Écrit par

« Long Time Ago » constitue déjà le 4ème opus de Current Swell. Fondé en 2005, à Victoria (NDR : c’est au Canada) le groupe jouit d’une énorme popularité au Brésil et en Australie. Pas étonnant, lorsqu’on sait que leurs tournées marathon ont régulièrement privilégié ces régions du globe. Pourtant, malgré ces nombreux périples et leur envie d’émancipation, les membres du combo ont toujours une philosophie de vie positive et surtout envie de partager leur passion : la musique. L’enregistrement de ce nouvel opus en est donc la parfaite démonstration. Entre un folk enjoué (« Long Time Ago ») et ballades plus roots (« Too Cold »), Current Swell nous communique la bonne humeur surf communicative empruntée à Jack Johnson (« Young and Able ») à l’aide de compos dont le sens mélodique évoque instantanément Xavier Rudd. Parfait pour animer un feu de camp sur la plage (NDR : les musicos y emporteront certainement leurs tambourins et un harmonica), « Long Time Ago » tombe parfois dans la facilité, mais la démarche de ces néo-folkeux est tellement intègre, qu’il est quasiment impossible de résister à leur ‘sing along’ laidback…

 

Family Band

Grace & Lies

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Family Band réunit Kim Krans, une artiste qui jusqu’à présent ne militait que dans la sphère visuelle, et Jonny Ollsin, un ex-guitariste de trash metal (Children, S.T.R.E.E.T.S.). Un couple issu de Brooklyn qui, pour l’enregistrement de cet album, a reçu le concours de Scott Hirsh (His Golden Messenger) à la basse et à la lap steel. D’un timbre légèrement éraillé, profond, angoissant mais captivant, Kim se charge des vocaux. Le jeu de guitare proposé par Scott est dispensé parcimonieusement, le plus souvent en picking ; parfois réverbérant même les échos d’une harpe. Le climat de leur musique est austère, élégant, spectral, glacé, presque gothique, rappelant même parfois Dead Can Dance, notamment ces échos profonds, vibrants, puissants qui figent parfois le sens mélodique. 

L’elpee s’ouvre par « Night song », une compo dont le simple riff de guitare tourne en boucle, un peu comme chez Archive. Et « Lace », la plage qui embraie, emprunte un schéma presque semblable. A partir du troisième morceau, hormis « Ride », une piste qui gronde au gré des oscillations des timpanis, des éclaboussures de cymbales et des accès de basse, le tempo se révèle beaucoup plus indolent, presque léthargique, un peu comme chez Cowboy Junkies. Enigmatique, traitant de l’amour, de la mort, de la perte et de la déception, le titre maître palpite même au rythme des battements lents du cœur. Seul le titre final, « Rest », ose un duo vocal. Et il est plutôt réussi. Un album chargé de mélancolie douce qui ne manque pas d’allure, mais bien de changements de tempo. Bonne nuit !

 

Ides of Gemini

Constantinople

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Publié il y a déjà quelques mois, cet album n’a pas fait grand bruit. Pourtant, ce trio établi à Los Angeles est signé sur le label Neurot (Amen Ra, Neurosis, Akimbo, …) Ce qui constitue un gage de qualité ! Le line up implique deux dames et un homme. Soit la chanteuse/bassiste  Sera Timms, la drummeuse Kelly Johnston et le guitariste Jason Bennet. Contrairement à ses compagnons de label, Ides of Gemini n’érige pas de mur du son. Les interventions des quatre et six cordes sont minimalistes et le son est épuré. Mais l’originalité de la musique du band californien procède du chant de Sera Timms. Elle possède une voix enivrante, vaporeuse et lyrique. Et c’est cette voix qui communique à « Constantinople » ce climat glauque et gothique.

Bref, cet opus ne manque pas d’allure. Quant à affirmer qu’il soit indispensable, il y a une marge que je n’oserai franchir.

 

Indochine

Black City Parade – Le film (Dvd)

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Ce Dvd constitue l’envers du décor de l’enregistrement du dernier album d’Indochine, “Black City Parade”. Soit un documentaire qui retrace sa conception. On pourrait même y ajouter dans la douleur. Un certain Winslow Paradise a filmé les 14 mois de travail nécessités pour mettre en boîte cet opus. Depuis les ébauches réalisées au KMS de Paris jusqu’au mixing final opéré par Shane Stoneback, à Berlin. Pendant 1h45, on assiste à la méthode d’écriture des textes, aux séances d’impro, aux désaccords qui naissent entre Nicola Sirkis et Oli De Sat, etc. ; bref au climat qui règne lors des sessions d’enregistrement. Tout ce que les fans veulent savoir sur la genèse d’un album d’Indochine est ici étalé. Et à ce titre, ils ne peuvent passer à côté de ce témoignage… 

 

J.T. Lauritsen

Play by the rules

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Jan Tore Lauritsen est âgé de 46 balais. Il vit à Lillestrom, en Norvège. Très jeune, il chope le virus du blues, après avoir beaucoup écouté BB King et Ray Charles. Il monte sur scène à l’âge de 14 ans. A cette époque, il joue de l’orgue ; mais découragé par le poids de son Hammond, il décide de recentrer sa passion sur deux autres instruments : l'harmonica et l'accordéon. En 1991, il fonde les Buckshot Hunters, un combo au sein duquel milite alors le guitariste notoire Vidar Busk.

"Play by the rules" constitue déjà son septième opus. Il a été enregistré lors de deux sessions différentes. La première en mai 2012, dans le studio Ardent de Memphis. La seconde en février 2013, à Oslo. Pour la circonstance, il a reçu le concours de son backing group, les Buckshot Hunters et d'un tas d'amis dont bon nombre d’artistes bien connus outre-Atlantique.

L’elpee démarre dans un style bien populaire à Memphis : le R&B. Et plus précisément le "Everyday will be like a holiday" de William Bell, un des piliers du label Stax dans les années 60 et 70. L'orgue Hammond est bien présent sur cette plage lente. J.T. et le Suédois Sven Zetterberg partagent le chant. Inspiré par le zydeco louisianais et le style de la Nouvelle Orléans, il empoigne son accordéon pour nous livrer "Next time" dans la bonne humeur. Y participent la choriste américaine Reba Russel, le pianiste Victor Wainwight –et ses interventions sont impeccables– ainsi que le guitariste de Reba, Josh Roberts. Le titre maître est une jolie ballade. Roberts est passé à la slide. J.T. double à l'orgue Hammond. Le dialogue établi entre la slide et le piano de Wainwright est remarquable. J.T. attaque alors le "Need my baby" de Big Walter Horton, un Chicago shuffle au cours duquel Willie J Campbell des Mannish Boys se réserve la basse ; et surprise, Billy Gibson, l’excellent souffleur de Memphis est venu rejoindre Lauritsen à l’harmo. Instrumental, "Memphis boogie" met en vedette les différents solistes : l'excellent Wainwright au piano, Roberts à la guitare et J.T. à l'accordéon. Ce dernier chante d'une voix puissante, très soul, soutenue de chœurs féminins, le blues lent "I'll nevet get over you". "Mathilda" est une autre plage imprimée sur un mid tempo. L’omniprésence de l’harmonica et les échanges de cordes opérés dans la bonne humeur, nous entraînent au cœur de la Louisiane profonde. "Find my little rock" est un blues qui rocke allègrement. Et c'est l'inégalable Texan Anson Funderburgh qui s'envole sur sa guitare, devant la rythmique des Buckshot Hunters. "Valley of tears" est une ballade empreinte d’une grande sensibilité. Nous sommes transportés dans les bayous. La rythmique de Funderburgh, l'accordéon de Lauritsen et la guitare réverbérée de Fredrick Johannessen entretiennent cette vision. Blues rocker puissant, "Eye candy" est conduit à l'anglaise, favorisant une toute bonne sortie des gratteurs norvégiens. D’excellente facture, ce long playing s’achève par "The blues got me". Tous les musicos prennent leur pied et finissent par chanter en chœur cette plage découpée par les rythmes du Chicago blues…

 

Stephan Mathieu & David Sylvian

Wandermüde

Écrit par

David Sylvian a donc fait appel à Stephan Mathieu, en compagnie duquel il avait d’ailleurs déjà travaillé en 2011, pour relifter son album « Blemish », paru en 2003, afin de créer une bande sonore pour une application iPhone, destinée à mettre en exergue ses photographies. La voix de l’ex-Japan a été effacée pour laisser place à de longs morceaux qui baignent dans l’ambient. Sur le titre final « Deceleration », Christian Fennesz est même venu apporter sa collaboration. Stephan Mathieu est surtout connu pour son approche électro-acoustique de la musique. Les 7 plages de ce « Wandermüde » nous entraînent au cœur d’un voyage spatial surréaliste dont le panorama est en extension constante et où les abstractions fluides sont susceptibles de flotter avant de passer à l’état gazeux. Pas compris ? Pas grave ! Restez zen…

 

Peace

In Love

Écrit par

« In Love », l’auditeur pourrait facilement y tomber, en écoutant le premier elpee de Peace ! Un combo établi à Birmingham, drivé par les frères Koisser. Ce quatuor insulaire puise son inspiration dans la pop des 20 dernières années, pour concocter des morceaux bigrement contemporains. Des chansons qui devraient mettre tout amateur de pop/rock d’accord, malgré des références parfois un peu trop prégnantes… L’ultra-efficace « Higher than the Sun » constitue assurément le plus bel exemple. Entre les rythmiques africaines à la Foals voire Vampire Weekend («  Follow Baby », « Wraith »), la pop primesautière chère aux Maccabees (« California Daze ») ou l’hommage aux déjà vétérans Oasis (NDR : l’altier « Sugarstone »). Malheureusement, rien de nouveau à l’horizon ne se détache à l’écoute d’« In Love »… Cependant, on ne se privera pas de savourer ce nouvel aperçu du bon goût et d’un savoir-faire pop tout british, jamais déplaisant !

 

Ty Segall

Slaughterhouse

Écrit par

Ty Segal est un musicien étasunien qui joue aussi bien de la batterie et plus généralement de la guitare. Outre son aventure en solitaire, il est impliqué dans de multiples projets dont The Traditional Fools, Epsilons, Party Fowl, Sic Alps et The Perverts. Sans oublier son propre band, essentiellement destiné à l’accompagner en tournée. C’est pourtant flanqué de son backing group, qu’il a enregistré ce « Slaughterhouse ». Et à l’instar de ses prestations ‘live’, l’elpee s’avère particulièrement écrasant, puissant, claustrophobe. Sur plusieurs compos, le son est même carrément pourave, comme s’il avait été enregistré sur un mini-cassette. Segall a déclaré qu’en concoctant cet opus, il avait voulu chercher un compromis entre les Stooges, Hawkwind et Black Sabbath. Pas tout à fait faux, même s’il est nécessaire de nuancer le propos. Ainsi, certaines plages trempent carrément dans le garage punk. Pensez à 13th Floor Elevators. Et d’autres évoquent les Beatles, lorsqu’ils ont sévi à Hambourg. Paradoxalement, les harmonies vocales et la mélodie de la plage qui ouvre le long playing, « Death », lorgnent plutôt vers les Dandy Warhols, alors que la progression de cordes aride et véloce du titre maître emprunte des accents ‘pixiesques’. Et si « Muscle man » calque son riff de base sur « I’m free » du Who, la longue piste qui clôt l’LP, « Fuzz war », nous entraîne dans la noisy atmosphérique. L’album recèle deux reprises, « The bag I’m in » signée Fred Neil et puis surtout le furieux « Diddy wah diddy » de Bo Diddley, abordé à la manière de Captain Beefheart. Si vous cherchez à faire le plein de références, c’est Byzance… 

En concert ce 4 décembre 2013 au Vk* de Bruxelles, dans le cadre de l’Autumn Falls.

 

Snarky Dave

Big snark

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Cet illustre inconnu nous vient de Townsend dans le Delaware, un petit Etat, sis non loin de Washington et Philadelphie. Chanteur/guitariste, Snarky Dave est néanmoins flanqué d’un backing group, notamment sur les planches. Un trio baptisé pour la circonstance, The Prickly Bluesmen (NDR : c’est ce que nous renseigne leur site web). En l’occurrence Ricky Beck à l’orgue Hammond, Chris Foltz aux percussions et Bobby Barr à la basse. Surprise, aucun de ces collaborateurs ne figure parmi les crédits de l’album. En fait, pour enregistrer cet opus, quelques connaissances ont donné un fameux coup de main à Snarky. Et tout particulièrement  Joey Fulkerson, qui assure l'essentiel des parties de guitare solo ainsi que la production, sans oublier Edgar Fernandez à l'orgue. La section rythmique réunit le bassiste Don Stein et le drummer Tony Robinson. ‘Snark’ se traduit par râleur et ‘prickly’ par irritable. Place donc à Dave le râleur et ses bluesmen irritables. Dave sait qu'il n'est pas un guitar hero, mais il annonce la couleur : ‘je n'écrirai pas une chanson si elle ne véhicule pas un message cohérent!’ Et notre homme n'interprète que ses propres compositions.

"Caucasian blues" ouvre l’elpee. Un véritable brûlot et une des meilleures plages du long playing. Fulkerson se révèle très en verve sur ses cordes. "Bitchin'" traite de la condition mentale des hommes mariés. Un trio de dames constitué de Tina, Diane et Justine taquinent de leur voix notre Snarky. Les femmes bien enveloppées ont-elles aussi droit à une vie amoureuse ? C'est ce que nous raconte Dave, sur un ton Memphis R&B, tout au long de "Big girl". "Mother and I" évoque le souvenir de sa maman, un sujet qu’il aborde tout en retenue et émotion. Et le sentiment de tristesse est accentué par la tonalité de la guitare l'E-bow de Joel. Titre de funk parodique, "Doggone fool" permet de beaux échanges entre la guitare, le sax et la section rythmique. Rythmée et entraînante, "Pick it up" est une plage dont la sonorité rappelle un passé glorieux. Le chant de Dave est soutenu par des vocalises bien plus féminines, tandis que deux de ses accompagnateurs tirent brillamment leur épingle du jeu. Tout d’abord le brillant organiste Fernandes, puis le saxophoniste Jay Heath. Signé Mark Sullivan, un ami d’enfance, "Mike Sully's boogie" est un boogie allègre au cours duquel l'orgue occupe toujours le premier plan. En intro de "Make no sense", le saxophone de Heath prend la direction des opérations ; néanmoins, c’est encore Fernandes qui se révèle reste le plus performant. Ce type de compo me rappelle beaucoup les expériences menées par de nombreux groupes, au cours des 70’s. Lorsque la liberté d’inspiration était sans limite et que la fusion du rock, du blues et du jazz conduisait au développement d’une musique qui sera qualifiée de progressive. "Caucoustic blues" ponctue cet opus fort intéressant, une relecture ‘unplugged’ de la plage d'ouverture. Armé de sa gratte sèche, Dave chante. Chris Flotz est enfin présent. Il se réserve le cajon, alors que Heath souffle dans son saxophone baryton. Un album que je vous invite réécouter à plusieurs reprises avant de pouvoir l’apprécier à sa juste valeur, et puis surtout pour tenter de décrypter les textes très personnels et humoristiques.

 

Braids

Figé dans la perfection…

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Soirée de rentrée, ce vendredi 9 septembre, au Botanique. Et pour débuter cette saison, qui propose une programmation de haute volée, les organisateurs ont choisi la formation canadienne, Braids. Une valeur sûre, vu la qualité du concert accordé, il y a déjà deux ans. En outre, c’est une belle opportunité offerte au band de présenter son deuxième album, « Flourish//Perish ». Résolument tourné vers l’électronique, cet opus a déjà été salué par la chronique spécialisée. Et il revenait au Belge Ssaliva d’assurer la première partie…

Confronté à un problème de transport, je débarque 30 minutes en retard, au Botanique. Le temps de récupérer ma place et de me diriger vers la Rotonde, je croise le public qui vide les lieux pour prendre un rafraîchissement. Ssaliva, ce sera donc pour une autre fois. Dommage…

Un bon quart d’heure plus tard, les spectateurs reprennent le chemin de la Rotonde. La salle est cependant loin d’être pleine à craquer. Il faut dire que Braids ne jouit pas encore d’une notoriété suffisante, chez nous. Vers 21h, le désormais trio (NDR : depuis le départ, l’année dernière, de Katie Lee) monte sur l’estrade. Raphaelle Stadell-Preston (guitare, claviers, voix), Austin Tufts (batterie) et Taylor Lee (claviers, basse) s’installent derrières leurs instruments. Ils y resteront plantés, quasiment tout le concert. Qui démarre d’emblée par des morceaux issus du dernier elpee. Vu la température qui règne à l’extérieur, on peut affirmer que leur cold-wave détonne. Des nappes sonores réverbérées planent au-dessus de l’auditoire. On a l’impression d’entrer en lévitation. Pourtant, le band maîtrise parfaitement son sujet. La voix de Raphaelle Stadell-Preston impressionne, même. Björk n’a qu’à bien se tenir ! Si les premiers titres sont plutôt lents et s’installent progressivement, la suite prend davantage de relief. Le set passe alors à la vitesse supérieure. Ainsi sur l’excellent « In Kind », la vocaliste montre littéralement les dents (façon de parler !) Mais la setlist n’a pas oublié le premier long playing, « Native speaker ». De quoi ravir les aficionados. Malheureusement, le jeu de scène m’a paru un peu trop statique. Autrement dit, on ne peut pas dire que les musicos soient des showmen. Manifestement, c’est un aspect à améliorer, si le combo souhaite prendre de l’envergure. Tout comme leurs jeux de lumières, un peu trop ternes à mon goût. Bien sûr, leur musique ne prête pas à la rigolade ; mais on attend d’un spectacle qu’il dépasse la dimension de l’enregistrement studio, et pas simplement le reproduire, même à la perfection…

(Organisation Botanique)

 

Spaceheads

Sun Radar (Ep) (2)

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Il est toujours agréable de recevoir des nouvelles de vieux amis qu'on avait un peu perdu de vue. Le duo Spaceheads se rappelle à notre bon souvenir en sortant "Sun Radar", un maxi 4 titres qui sera suivi de deux autres dans le courant de l'année. Andy Diagram et Richard Harrison, membres d'une formation post-punk mancunienne, Dislocation Dance, dans les années 80, ont lancé ce projet à la fin de la même décennie qu'ils décrivent comme ‘un jazz-band avec des boucles électroniques’ tantôt dansant et mélodique, tantôt bizarre et plus expérimental. On a pu également entendre la trompette de Diagram sur des morceaux de Durutti Column, A Certain Ratio, Howard Devoto, Black Francis et même Squarepusher et il a d'autre milité au sein de groupes très estimables (James, The Pale Fountains, David Thomas & Two Pale Boys).

La dernière trace discographique des deux compères remontaient à 2007 et leur collaboration avec Max Eastley sur le très apaisé "A Very Long Way From Anywhere Else" qui suivait "Low Pressure" (2002), dernière production en duo.

Dix ans plus tard, la musique de Spaceheads n'a pas évolué. Hors du temps, hors des modes, elle reste originale car difficilement comparable, même si l'influence de Sun Ra n'est jamais loin. On retrouve donc cette trompette passée à travers des machines d'écho, créant des nappes de sons et des boucles, épaulée par la batterie acid-jazz savante et aérienne de Richard Harrison.

Les quatre morceaux proposés sont à classer parmi les compositions les plus abordables du duo. En effet, même si la production est parsemée d'effets en tout genre, elles groovent sec et communiquent avant tout une envie de bouger. On espère d'ailleurs que le groupe passera prochainement dans nos contrées histoire de suer intelligemment (NDR : les deux concerts auxquels j'ai assistés restent parmi mes meilleurs moments musicaux). Vivement le prochain maxi car quatre plages de trois minutes trente (NDR : j’aurais tant aimé qu’elles se prolongent ; c’est d’ailleurs le principal reproche que l'on puisse leur adresser), c'est bien trop court. Première sortie de leur label Electric Brass créé pour l'occasion, "Sun Radar" est, espérons-le, l'ébauche du retour gagnant des Spaceheads et soyons fous, d'une reconnaissance d'un plus grand public. Ce ne serait que justice.

 

My Bloody Valentine

Just remember that deaf is not the end

Écrit par

Plus de vingt et un an après que les aiguilles de l'observatoire Royal de sismologie se soient mise à danser au son du légendaire groupe emmené par l'énigmatique Kevin Shields, l'AB accueillait à nouveau une horde de fans désireux de se faire perforer les tympans.
Suscitant autant d'enthousiasme que de mines circonspectes, le concert de ce mardi trois septembre a relancé l'éternel débat qui déjà divisait l'opinion en avril 1992.
Soit : que penser de ce bruit qui se répand comme la lave, figeant l'auditoire ou l’incitant à fuir selon les circonstances et les conditions d'écoute.
Adulés par certains, honnis par d'autres, My Bloody Valentine ne fait certes pas l'unanimité et le concept de ce mur du son qu'ils ont bâti comme une forteresse autour de leurs personnalités renfermées divise les avis autant qu'il n'a(ba)sourdit.
Mais après un retour chahuté où ce concept avait été poussé à son paroxysme (cf. leur prestation au Pukkelpop accordée en 2009 au cours de laquelle la puissance développée en décibels allait, pour de nombreux spectateurs, au delà du supportable), le groupe semblait avoir compris que les spectateurs étaient en droit d'attendre autre chose qu'un magma sonore inaudible susceptible de mettre en péril leur intégrité organique.
Mur du son, certes, mais dont les brèches permettent aux mélodies de se faufiler.
Sauf que...

Sauf qu'on ne change pas les habitudes.

Il est vingt heures quarante-cinq et le set va bientôt débuter.

En arrière-fond de la scène, un message du band déplore que notre pays soit le seul à s'enorgueillir d'une loi visant à limiter les nuisances sonores.

Et oui, Kevin, depuis les nineties, le vent à tourné...

Soit dit en passant, la formation savait à quoi s'attendre, puisque je me suis laissé dire qu'il était question un moment que le Cirque Royal les accueille dans le cadre des Nuits Botanique, avant qu'ils ne refusent de se plier à cette même ordonnance.

Donc, revenu sur cette décision et décidé à néanmoins s'offrir au public belge, le quatuor entame son concert par « I Only Said », non sans égratigner cette politique de protection de l'ouïe par le biais d'une remarque caustique en guise d'introduction.

De la voix de K. Shields, c'est quasi tout ce qu'il nous sera donné d'entendre.

Pas de surprise.

En effet, il est communément admis (du moins par la frange fidèle de ses fans) que le combo met en avant le son des guitares (oui, LE son) au détriment des mélodies vocales qui elles, sont mâchouillées à l'extrême et à peine perceptible dans le boucan électrique.

Si ce sous-mixage a de quoi étonner, il paraît quand même logique que ce qui est produit en studio –et met en valeur ces mélodies– soit en ‘live’ mis entre parenthèse pour des raisons techniques évidentes (essayez de chanter sans vous entendre et vous comprendrez).

L'idée n'étant pas de reproduire une copie plus ou moins conforme de ce qui existe sur album, il est alors fait appel à nos mémoires affectives.

Ainsi, au delà de cette chape écrasante et de ce tumulte assourdissant, les mélodies se fraient une place non pas depuis la scène, mais en toile de fond, quelque part dans notre subconscient.

Car avant toute chose, un concert de My Bloody Valentine reste une expérience.

Éprouvante, qui se joue de la facilité, intègre et fidèle au précepte du bruit élevé au rang sacré.

Sans fioritures.

Un pavé lancé en plein figure.

Il faut donc être un minimum préparé et se montrer conciliant.

Et donc venir en connaissance de cause.

Restent donc ces vagues successives qui viennent nous harponner sans relâche, nous faisant tanguer (et certains sombrer).

Aux classiques « When You Sleep », « You Never Should », « Honey Power » et « Cigarette In Your Bed » vient se greffer « Only Tomorrow » qui en réalité ne sera qu'un des trois titres extrait de « MBV » leur dernier opus en date.

Une sorte de ‘Best of’ donc, qui bien sûr, enchante les jeunes quadragénaires constituant une grande partie de l'auditoire.

Souvenirs d'une époque glorieuse mais qui vit une nouvelle jeunesse et dont MBV restera à jamais le fier étendard, assurant la filiation avec bien des mouvements d'aujourd'hui.

À ce jeu d’échanges, remarquons que le groupe insuffle à ses nouvelles compositions quelques pertinentes inflexions en territoires audacieux.

Comme cette Drum'Bass qui tapisse « Wonder 2 » dont la version ‘live’ malheureusement, est à mon sens quand même fort brouillonne et pataude.

Au final, « You Made Me Realize » et son intermède sonique tant redouté (une montée en puissance qui ferait passer un ensemble de moteurs de F16 pour une chorale pastorale et s'échelonne selon les prestations entre une poignée de minutes jusqu'à une demi-heure d'un insupportable vrombissement) sera ramené ce soir à sa plus simple expression, étouffé sans doute par les impératifs cités plus haut.

Les avis criés plus que chuchotés après le show (surdité oblige) continuant d'alimenter le mythe My Bloody Valentine pour les deux prochaines décennies…

Setlist :

1.         I Only Said
2.         When You Sleep
3.         You Never Should
4.         Honey Power
5.         Cigarette In Your Bed

6.         Only Tomorrow
7.         Come In Alone
8.         Only Shallow
9.         Thorn
10.       Nothing Much To Lose
11.       Who Sees You
12.       To Here Knows When
13.       Wonder 2
14.       Soon
15.       Feed Me With Your Kiss+
16.       You Made Me Realize

(Organisation: AB)