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Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Organic remixe Agent Side Grinder

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Organic a remixé « Rip Me », un titre des Suédois d’Agent Side Grinder.

Ce remix est disponible gratuitement en téléchargement sur Souncloud et également accessible sur Youtube

http://youtu.be/fshtAf5u0kU

https://soundcloud.com/organic-music-1/rip-me-agent-side-grinder

http://www.thisisorganic.be

 

Exsonvaldes

Lights

Écrit par

Il y a déjà une dizaine d’années que les pétroleurs d’Exsonvaldes (NDR : une référence à la catastrophe écologique) sillonnent les routes sans rencontrer un succès qu’ils méritent pourtant amplement. Ces Parisiens avaient pourtant débarqué en même temps que Girls in Hawaï. Ils partagent d’ailleurs –outre leur amitié– une même passion pour les mélodies et les grands espaces…

« Lights » leur permettra-t-il enfin d’être placés sous les projecteurs ? Une chose est sûre, la formation a décidé d’emprunter de nouvelles directions, marchant tantôt sur les traces de leurs compatriotes Phoenix (« Let Go », « Days ») ou celles, plus électro-rock, de Metronomy (« Action », « Guns »). Pour mettre en forme cet ambitieux 3ème elpee, Alex Firla, qui avait produit le premier long playing de Phoenix (« United »), mais aussi bossé pour Air, est préposé derrière les manettes. Pas de superflu sur ce disque partagé en 10 pistes (NDR : condition sine qua non pour un album pop qui se respecte !), mais pour la première fois de leur histoire, quelques textes ont été écrits dans la langue de Molière (NDR : la plupart sont quand même chantés dans celle de Shakespeare), dont le single « L’Aérotrain » qui lorgne vers Baden Baden. Exsonvaldes a conservé cette rare faculté à torcher des mélodies qui font instantanément mouche. « Lights » devrait remettre Exsonvaldes le bateau à flot. Leur pop-rock hautement mélodique est une valeur bien plus sûre qu’Exxon. A l’époque, en tout cas…

 

Kara Grainger

Shiver & sigh

Écrit par

Chanteuse/guitariste et compositrice, Miss Grainger est australienne. Ses débuts remontent à la fin des années 90. Elle monte alors à Sidney, un blues band baptisé Papa Lips, en compagnie de son frère Mitch, un harmoniciste qui jouit d’une notoriété certaine. Leur collaboration accouchera de deux elpees, "Harmony" et "High time now". En 2006, elle décroche un contrat comme artiste solo. Elle publie "Grand and green river" en 2008, puis "LA Blues" en 2011. Depuis 2008, elle vit à Los Angeles. Elle signe alors chez Eclecto Groove, département du grand label blues Delta Groove.

"Shiver & sigh", son nouvel opus, a bénéficié du concours de David Z. Kara à la production. Mais également de beau monde. Et notamment du bassiste Hutch Hutchinson (ex-Wilson Pickett/Neville Brothers/Bonnie Raitt), des drummers James Gadson et Jim Bott (ex-Fabulous Thunderbirds), du claviériste Mike Finnigan (ex-Bonnie Raitt), des guitaristes rythmiques Kirk Fletcher (ex-Fabulous Thunderbirds) et Josh Sklair (ex-Etta James) des Pacific Coast Horns ainsi que de son frangin Mitch, à l'harmonica.

En ouverture, "Little pack of lies" est un titre chargé de promesses, une compo blues roots introduite par une slide acoustique. Kara possède une bien jolie voix qui domine parfaitement son sujet. Elle manie le bottleneck avec beaucoup de dextérité. La section rythmique est solide et les claviers de Finnigan sont bien intégrés. Superbe ballade, "Shiver & sigh" est signée Kevin Bowe, un compositeur notoire qui vit à Minneapolis. Les arrangements sont délicatement construits. Notre sirène des antipodes nous réserve alors un savoureux solo. Autre ballade issue de sa plume, "Lost in you" baigne dans l’americana. Légèrement funkysant, "Shut down" est caractérisé par une sortie à  la slide de toute beauté. La passion de Kara est dévorante, lorsqu’elle chante "I'm not ready", une compo à la légèreté toute personnelle. Ecrit par Bruce McCabe, un pianiste issu de Minneapolis qui milite chez Jonny Lang Band, "No way you can hurt me now" marque une changement de style. Le rythme est entraînant et Mike Finnigan se révèle très en verve aux ivoires sur cette plage qui emprunte le format New Orleans boogie. Lady Grainger adapte parfaitement le "Holding out for love" de Mike Zito. Soutenue par Mitch à l'harmonica, elle pénètre dans le blues originel lors de la lecture émouvante du "C'mon in my kitchen". Beaucoup plus funk, "You're the one" est enrichi par la présence de cuivres et des percussions de Lenny Castro.  La reprise du "Breaking up somebody's home" d'Al Jackson Jr (Booker T & the MGs) entraîne notre chanteuse dans une atmosphère soul/R&B judicieuse.  Un album attachant qui s'achève dans la douceur profonde d’"Overdue for the blues".

 

Buddy Guy

Rhythm & Blues

Écrit par

Buddy Guy devient lentement mais sûrement l'un des plus vieux bluesmen qui roule encore sa bosse sur la route. Ce chanteur/guitariste noir, originaire de Louisiane, a maintenant 77 balais bien tapés. Il en avait 21 lorsqu'il émigre à Chicago, la ville de ses idoles. Il enregistre dès la fin des 50’s sur le label Cobra. Dans les 60’s, il devient l'un des fleurons du mouvement Chicago Westside, à l’instar de Magic Sam, Otis Rush ou encore Freddie King. Il s'associe très vite à l'harmoniciste Junior Wells, en compagnie duquel il va très longtemps faire équipe. Guy est un musicien extraverti. Il aime amplifier le son, et n’hésite pas à en remettre une couche. Sa discographie est impressionnante, et il a publié un bon nombre d’albums pour des labels major.

"Rhythm & Blues" est double et propose deux facettes nettement distinctes de l’artiste. Le premier cd, "Rhythm", nous entraîne dans le R&B et la soul, le second, sans ambiguïté, plonge au cœur du blues pur et dur ! C’est un rituel, mais lors des sessions d’enregistrement, de nombreux invités ont transité par le studio Blackbird de Nashville. La production est signée Tom Hambridge, un excellent drummer qui s’est forgé une belle réputation, au cours des dernières années, et qui par ailleurs signe pas mal de plages de cet opus.

"Rhythm" s’ouvre par "Best in town", un R&B largement cuivré par les Muscle Shoals Horns. De son orgue, Reese Wynans tapisse la toile de fond, pendant que Buddy écrase ses pédales. "Justifyin" adopte un profil plus rock. Cordes et choeurs encadrent le leader pour "I go by feel", une ballade soul au cours de laquelle il se libère sur son manche. Guy reprend un des titres fétiche de sa carrière, une compo qu’il partageait auprès de Jr Wells ; en l’occurrence "Messin' with the kid". Pour la circonstance, c’est le rockeur/rappeur Kid Rock qui participe aux parties vocales. Le vieil artiste met la gomme. Les flèches décochées à l’aide de ses cordes, tout au long de "What's up with that woman", sont meurtrières. Pourtant, il peut également nous réserver l’une ou l’autre plage empreinte de douceur. A l’instar de "One day away" ou des excellents "Devil's daughter" et "Whiskey ghost". Il reprend respectueusement le "Well I done got over it" de Guitar Slim. Et ose se mesurer aux cordes vocales effervescentes de Beth Hart sur "What you gonna do about me".

"Blues" débute très naturellement à Chicago. Buddy chante "Meet me in Chicago". Il est soutenu par des voix féminines. Les interventions de gratte sont volubiles et arides. Chicago shuffle, "Too damn bad" fait littéralement mouche. Au piano, Reese Wynans pousse le vieux maître vers les sommets, et son envol est opéré avec une facilité déconcertante. "Evil twin" est le slow blues brûlant très attendu. La spécialité du chef ! Steven Tyler, le vocaliste d'Aerosmith, est venu le rejoindre, et ô surprise, les deux gratteurs du groupe, Joe Perry et Brad Whitford, sont également de la partie. Empreinte d’émotion, "I could die happy" est une plage caractérisée par la rencontre entre les cordes acoustiques de David Grissom et électriques de BG. Une atmosphère réminiscente de Chicago, brute et primaire, baigne "Never gonna change", un morceau qui bénéficie du renfort de Rob McNelley à la slide. "All that makes me happy is the blues" : quel beau titre pour un autre blues lent ! L’artiste ne nous laisse guère de répit, et embraie par "My mama loved me". "Blues don't care" est un blues imprimé sur un tempo très enlevé, une compo chantée et grattée en compagnie du nouveau prodige texan, Gary Clark Jr. Cette fête consacrée au blues s’achève par la reprise toute en swing de "Poison Ivy", un morceau écrit par Mel London (NDR : pas celui de Leiber & Stoller). Encore un album de choix pour ce génie du blues!

 

The Icarus Line

Slave Vows

Écrit par

Formé à la fin des années 90, The Icarus Line est avant tout le bébé de Joe Cardamone. En effet, le line up du groupe qui entoure le chanteur est en perpétuelle mutation depuis le premier album, paru en 2001. La formation de Los Angeles a surtout connu le succès en 2004, lors de sa deuxième réalisation, "Penance Soiree". On en fait alors les nouveaux Stooges et  un avenir radieux leur est promis. Mais le départ du guitariste Aaron North un an plus tard, débauché par Nine Inch Nails, va tout remettre en question. Les deux elpees suivant ne récoltent pas la même consécration et Cardamone se retrouve quasiment fauché. Le projet et le compte en banque reprendront heureusement un peu du poil de la bête en 2012 grâce à une longue tournée aux côtés de The Cult et de Killing Joke. Certains morceaux de "Slave Vows" ont d'ailleurs été composés durant cette période.

Adepte du DIY, Cardamone a enregistré les morceaux en deux mois sur un huit pistes dans des conditions live. Lorsqu'il évoque les influences principales de sa musique, il cite les Stooges, les Stones du début des 70's, Black Flag et le "Maggot Brain" de Funkadelic. On pourrait également y entendre des réminiscences de Jesus & Mary Chain ("Marathon Man") et de Suicide ("No Money Music") voire de Primal Scream (le très réussi "Laying Down For The Man" et sa basse groovy). En fait, il est bien difficile de définir le style de The Icarus Line. C'est un mélange de psychédélisme 60's, de metal des 70's, de rock bluesy old school, de stoner, de garage, de post-punk, de prog-rock et de shoegaze (ouf !). L'originalité procède de ce mélange où peuvent cohabiter, par exemple, une basse post-punk, une guitare stoner et une voix heavy metal. Cette collision entre différents styles dans un même morceau peut dérouter et on se demande parfois pourquoi Joe Cardamone chante d'une telle façon sur une telle musique alors qu'on s'attend à d'autres inflexions vocales. Mais c'est ce qui fait le charme intrigant de "Slave Vows" et ce qui lui a valu tant d'éloges depuis sa sortie. Picorant dans différentes époques, The Icarus Line peut toucher pas mal de publics mais pourrait aussi à l'opposé rebuter les puristes. A vous d'en décider. 

 

The Lonesome Southern Comfort Company

The Big Hunt

Écrit par

Avant de devenir une ‘compagnie’, The Lonesome Southern Comfort était le projet solo du Suisse John Robbiani, un musicien influencé par la country et le rock. Il avait monté cette compagnie imaginaire, en 2006. Elle s’est cependant rapidement élargie, pour finalement devenir un quatuor. « The Big Hunt » constitue est le 3ème essai de cette bande issue de Lugano, une formation indubitablement plus bercée par la musique yankee que par celle du bastion du Gruyère. Les paroles des morceaux sont engagées, un comble pour des Suisses ! Pour la circonstance, le groupe s’est autorisé l’une ou l’autre incursion dans l’electro. A l’instar de l’inaugural « When He’s Down ». Mais entre envolées rock (« Rent ») et ballades folk délicates (« 64 Warwick Way »), l’opus respecte une ligne de conduite dictée par l’alt country. Quand à la voix de John Robbiani, profonde, elle me rappelle celle du chanteur du combo français Santa Cruz, Pierre-Vital Gerard. Les fans de Magnolia Electric Co ou de Wilco devraient apprécier cette version helvétique d’un americana pur jus.

 

Los Disidentes Del Sucio Motel

Arcane

Écrit par

Derrière ce nom chantant ne se cache pas un groupe de musique cubaine tirant son nom d'un ancien club issu de la banlieue de La Havane, ni une bande de moustachus coiffés de charros prêts à en découdre, et encore moins un gang de narco-traficants colombiens pratiquant le brutal death metal à leurs heures perdues, façon Brujeria.

Ces dissidents-ci sont strasbourgeois, et pratiquent un stoner rock de fort bonne facture. On pense immédiatement à Kyus. A cause de la voix du chanteur, même si la musique pratiquée a un côté rock plus direct et frondeur, laissant de côté l’aspect plus psychédélique et planant des rois du desert rock.

L’album est cohérent et bien construit, même si on pourrait aisément reprocher L.D.D.S.M. de ne pas vraiment se mouiller. Le cahier des charges du genre est bien rempli, rien ne manque : ça groove, ça fuzze, c’est heavy sans être lourd, ça chante bien, ça place des harmonies vocales bien senties, avec parcimonie, mais en bout de course, on se demande quand même ce qu’on a retenu de cet opus ; et le constat est sans appel : pas grand-chose. Or, vu la déferlante de groupes de stoner à laquelle on assiste depuis quelques années, il faut, à défaut d’être original, torcher des titres catchy, qu’on retient, qu’on chantonne, sinon on se noie dans la masse, et c’est exactement ce qui arrive sur cet elpee, certes bien réalisé (NDR : mention particulière pour la magnifique pochette), mais qui ne décolle jamais vraiment.

Néanmoins, pour une autoproduction, ce disque reste largement au-dessus du panier de ce qui nous est proposé, en général ; et Los Disidentes Del Sucio Motel est sans conteste à suivre et à surveiller de près, car leur potentiel est énorme.

 

Port City Prophets

Mule

Écrit par

Fondé en 2008, PC Prophets est un trio établi en Caroline du Sud qui pratique une musique teintée de blues et de soul. Tim Kirkendall (NDR : il nous vient de St Louis, dans le Missouri) se consacre au chant et à la basse, Troy Tolle, la guitare et le black Henry Ancrum, la batterie. Le band s’est forgé une solide réputation en accordant des shows incendiaires. Lors de l’enregistrement de cet opus, un disque découpé en 10 pistes, le groupe a voulu restituer ce climat qu’il entretient en ‘live’. Et il a reçu le concours de deux potes, le claviériste William Nance et le percussionniste Eric Rickert.

"Close your eyes" est un blues rock à l’impact direct. La voix est profonde. L’orgue se fond subrepticement dans la section rythmique. Impatiente, la guitare n’attend guère pour se mettre en exergue. Très amplifiée, la slide de Troy introduit "Jesus saved my soul, but…" dans un climat volontairement dramatique. Très lent, ce blues nous pénètre jusqu’aux entrailles. Le chant de Tim est saisissant, curieusement proche de celui de Robert Plant des débuts du Zeppelin. Et le résultat est très réussi. C’est sur le même mode que PC Prophets embraie par "I already know". Naturellement puissante, expressive, la voix de Tim est chargée d’intensité. Troy ne concède que les notes nécessaires, mais en y injectant un maximum de sensibilité. C’est d’ailleurs dans ce registre que la formation me semble la plus performante. La voix de Kirkendall continue à impressionner sur "Mule in a horsetown". On vient pourtant de passer au R&B. Entraînante, cette plage est tapissée par l'orgue de Nance. Roots blues, "When the lights go down in St Louis" est sculpté dans les cordes acoustiques, malgré le bottleneck au son bien métallique. "Done changed my mind" opère un retour dans le blues lent atmosphérique. La voix ‘zeppelinesque’ de Tim s’y inscrit spontanément. Les notes torturées de la ‘six cordes’ passent parfaitement le cap, lorsque soudainement l’orgue impose un changement de tempo, amorçant une incursion dans le jazz. Et comme le blues lent colle à la peau de PCP, il nous en remet une couche, au cours de "Let me breathe". Une compo de très bonne facture, soulignée par la voix toujours aussi envoûtante du chanteur, mais dont la formule un peu trop répétitive peut finir par lasser. Légèrement funk, "I used to love" permet à la guitare de Trolle d’opérer un va-et-vient permanent. Prometteur, cet opus s’achève par "Pluff mud", un boogie instrumental saignant.

 

Various Artists

Reason to Believe / The Songs of Tim Hardin

Écrit par

La maison londonienne Full Time Hobby a judicieusement décidé de rendre hommage à l’injustement méconnu Tim Hardin et a rameuté, pour l’occasion, les cadors de son écurie (The Magnetic North, Diagrams ou Pinkunoizu) ainsi que quelques électrons libre talentueux (Alela Diane, Okkervil River) pour y parvenir.

Artiste maudit, mort d’une overdose d’héroïne en 1980, alors qu’il venait à peine de fêter ses 39 ans, Tim Hardin possède un répertoire riche d’une incroyable profondeur mélancolique. « Reason to Believe » propose une très bonne relecture de ses chansons, même si aucune version ne parvient à atteindre la qualité des originales… Les réussites sont toutefois légion : les Néo-zélandais de The Phoenix Foundation et leur chorale céleste reprennent oniriquement « Don’t Make Promises You Can’t Keep », les Anglais de The Sand Band biaisent de manière légèrement americana mais fidèlement l’imparable « Reason to Believe », l’ex-Screaming Trees Mark Lanegan adoucit le ton sur « Red Balloon » tandis que Diagrams et Pinkunoizu revisitent judicieusement « Part of the Wind » et « I Can’t Slow Down », à l’aide de leur psyché-pop-bricolo. Mention spéciale à l’adaptation du glacial « Lenny’s Tune », par l’Irlandaise Hannah Peel. Par contre, celle d’« If I Knew » de Sarabeth Tucek, est carrément soporifique.

Malheureusement, aucune cover n’atteint celle qu’Okkervil River avait réalisée pour « Black Sheep Boy », il y a quelques années… D’ailleurs, les Etasuniens, ne parviennent plus à réussir leur coup sur « It’ll Never Happen Again ».

Si « Reason to Believe » ne recèle que trop peu de reprises incontournables, il a au moins le don de nous rappeler que malgré sa disparition, Tim Hardin demeure un artiste incontournable et un songwriter qui mérite de ne pas être relégué aux oubliettes…

 

Vanna

The Few And The Far Between

Écrit par

Il est difficile d’exprimer une vraie rage dans le chant hurlé. Dans la plupart des groupes quand ça gueule, tous styles confondus, on n’y croit pas vraiment. Chez Vanna, dès la première diatribe de « The Few And The Far Between », on comprend que le chanteur n’est pas content, mais alors pas content du tout ! Ecorché, au bord de la rupture, il exprime une vraie fureur que la majorité des groupes de hardcore ne font qu’effleurer, même chez les plus grands. Ce qui communique d’emblée une crédibilité sans faille au metal/hardcore frontal, direct et sans concession du combo, même lorsqu’il se permet des refrains en chant clair (« Year Of The Rat »). En une petite demi-heure, Vanna remet à sa place toute la scène metalcore et démontre brillamment qu’on peut parfaitement être crédible en pratiquant un style galvaudé à l’extrême. Une fois que la plaque tourne, on oublie le côté fashion de leur image, la jolie photo pas du tout hardcore de la pochette, leur look de hipsters à moustaches ultra tatoués, et on laisse parler la musique. Et rien que pour ça…

 

The Pogues

Décès de Phil Chevron

Écrit par

Phil Chevron, le guitariste des Pogues est décédé ce 8 octobre 2013 des suites d'un cancer à l'âge de 56 ans.

Leader du premier groupe punk irlandais The Radiators From Space, il rejoint ensuite la formation de Shane MacGowan en 84 au moment de l'enregistrement du deuxième album, "Rum, Sodomy & The Lash". 

Il quitte le groupe peu avant sa dissolution en 94 suite à des problèmes de santé. Il participe ensuite à toutes les tournées après la reformation en 2001. Petit à petit, il est devenu le porte-parole des Pogues, répondant notamment régulièrement aux questions des fans sur les forums.

Personnage discret mais très important sur scène, ce grand ami de Joe Strummer a composé un des  morceaux les plus poignants des Pogues "Thousands Are Sailing" qui évoque l'immigration irlandaise. 

Factory Floor

Cold Sweat

Écrit par

DFA a l’art de dénicher des talents qui fracassent. Factory Floor, constitue l’une des dernières trouvailles du label. Et le trio ne fait pas exception à la règle. Son premier LP, éponyme, est dans les bacs depuis septembre dernier et figurera pour sûr dans de très nombreux ‘tops’ de fin d’année. Factory Floor était de passage à l’AB, version Club, pour démontrer par A+B que leur son est aussi énorme sur scène qu’en studio.

L’AB Club affiche complet à l’heure où les Londoniens de Factory Floor font leur apparition sur la scène de la petite salle bruxelloise. Précédé par un set rugissant du prometteur East India Youth, Gabriel, Dominic et Nik enchaînent, sans cérémonie, par leur mix hybride d’electro, noise et autres explorations mélodiques abstraites. « Turn It Up » lance les hostilités. Le morceau d’ouverture cogne fort. Ses percussions font vibrer nos tympans tandis que le beat insidieux chauffe nos pieds qui battent la mesure non-stop.

Sur scène, les Britanniques jouent sans trop se soucier du public. Ils balancent leurs sons et c’est tout ce qui leur importe. Dans le public, quelques motivés décompressent librement ; mais, comme souvent à l’AB, la majorité du parterre reste figé. Ce qui importe peu en général. Faut dire que le côté assez froid de la formation n’est pas spécialement engageant, même si les tubesques « Two Different Ways », « Fall Back » ou « (R E A L L O V E) » vont à contresens de leur performance scénique.

Le trio quitte les lieux au bout de près d’1h20 de prestation. Bien que le set ait démarré sur les chapeaux de roue, les 20 dernières minutes du concert n’étaient pas spécialement nécessaires ou convaincantes. D’autant que l’ambiance de la salle est retombée progressivement après les trois premiers quarts d’heure de spectacle. Factory Floor est l’un des groupes qui, pour l’heure, devrait sans aucun doute faire plus de victimes en festival et en soirées qu’en salle. Bref : bon mais peut définitivement mieux faire.

(Org : AB)

 

Halasan Bazar

Grand Bazar

Écrit par

Bien peu de monde pour assister au concert d'Halasan Bazar, ce mercredi 9 octobre. Et c'est bien dommage, car la formation du songwriter danois Fredrik Rollum Eckhoff nous a gratifiés d'un très agréable set. Nourri à la pop psychédélique californienne, ce collectif aux multiples nationalités (les membres nous viennent de Norvège, d’Angleterre, d’Australie et du Danemark) a parcouru son dernier opus, le très recommandable "Space Junk". Enregistré à l'ancienne sur un huit pistes, cet elpee nous avait séduits. A cause de ses atmosphères particulières, très influencées par l'univers de Syd Barrett.

Sur scène, les compositions paraissent moins complexes. Emmenées par la guitare sèche d’Eckhoff, elle baignent dans un style pop/folk 60's. Autour du leader, un guitariste délivre quelques notes électriques tout aussi psychédéliques que les sonorités d'un orgue bon marché. Elles nourrissent chaque morceau et évoquent fatalement la période des compilations "Nuggets". 

Le concert peut se résumer en quatre parties. Une entame caractérisée par les titres les plus évidents et efficaces de l'album ("Sometimes Happy, Sometimes Sad", "My Mind Is Fixed") puis une phase plus brouillonne au cours de laquelle, si je ne m'abuse, on a eu droit à l'un ou l'autre titre de l’elpee précédent. Ensuite, le groupe semble prendre ses marques et nous entraîne dans une pop apaisée sur le très beau "Am I Blind", une compo dont les mélodies sont illuminées par l’orgue. Le voyage continue en compagnie du nonchalant et caressant "Wondering Why", qui sonne moins Lennon que sur "Space Junk". Il nous emmène, en douceur, vers la partie la plus débridée du set. Les Halasan Bazar se lâchent alors un peu et deviennent plus électriques et expérimentaux sur la fin de l'excellent "You & I".

Au final, on a passé un excellent moment. Et puisque un chroniqueur cherche forcément des références, le concert m'a tour à tour évoqué la pop californienne des sixties et principalement Love et les early-Beatles –en épicant le tout d’un zeste de Stones– et même si moins prégnant, que sur l'album, les débuts de Pink Floyd.

On ne remerciera jamais assez l'Escalier de nous proposer des concerts de cette qualité. Cette persévérance est à louer en ces temps difficiles pour les organisateurs. 

(Organisation : L'Escalier)

 

Pinkunoizu

Audacieux !

Écrit par

Rien de tel que de terminer un dimanche ensoleillé par un bon concert au Botanique. Et puis ce soir, se produisent à la Rotonde, deux poulains de l’écurie Full Time Hobby ; en l’occurrence Tunng et Pinkunoizu. Soit une formation anglaise et danoise. Il n’y a plus que quelques places disponibles, preuve que l’affiche est alléchante…

A 20h, le quatuor scandinave monte sur l’estrade. Il jouit d’une moins bonne notoriété que son compagnon de label. Et manifestement, l’auditoire ne s’est pas déplacé pour leurs beaux yeux. Alors que le combo ouvre son set, personne ne semble décidé à se lever. Au grand dam du public qui veut pénétrer dans l’hémicycle et reste coincé à l’entrée. Il faudra l’intervention d’un vigile pour décoller les fesses des spectateurs réticents. On connaît surtout Pinkunoizu pour son répertoire pop, accessible et coloré. Pourtant, ce soir, il va explorer sa face sombre et progressive. Trois morceaux en quarante minutes ! Emmené par une batteuse énergique et impressionnante de précision, Pinkunoizu s’embarque dans des morceaux longs et hypnotiques. Le chant, contrairement à la version enregistrée, est quasi absent. On a parfois l’impression d’assister à une jam session. Différence, mais elle est de taille, à contrario des ‘jam sessions’ habituelles, on ne s’ennuie pas. Même si tout le public ne semble pas adhérer à leur choix, j’estime qu’on ne peut qu’applaudir l’audace du groupe. Car si cette nouvelle orientation leur confère une nouvelle dimension, elle n’est pas de nature à rencontrer l’assentiment de l’observateur lambda. Chapeau bas donc !!!

Vingt minutes plus tard, plus aucun spectateur n’est assis. La Rotonde est maintenant pleine à craquer. Les mélomanes sont impatients de découvrir, en ‘live’, l’excellent dernier opus des Britanniques, « Turbines ». Depuis le départ de Sam Genders, hormis le remplacement de Becky Jacobs par une autre demoiselle, pour assurer la tournée, le line-up du groupe s’est stabilisé. Armé d’une gratte acoustique, l’autre membre fondateur, Mike Lindsay, est toujours au poste. Et sa chemise est vraiment originale. Sur les planches, il est soutenu par un second gratteur, un bassiste, un drummer et un bidouilleur/bruitiste. Tunng entame sa prestation par des morceaux figurant sur son dernier long playing. La conjugaison des voix est à nouveau parfaite. Et colle parfaitement à leur électro/folk, dont les compos font mouche à chaque fois. Mieux encore, quand les Insulaires décident d’interpréter des compos issues de leur plus ancien répertoire, on entre alors dans la quintessence du set. « Jenny Again », « Hustle » : la quasi-totalité des ‘tubes’ y passe. Les musicos semblent heureux d’être sur les planches, et ce sentiment est communicatif. Mais alors qu’on pensait que le band avait négligé « Bullet », il nous le réserve lors du premier rappel. On aura même droit à un second ‘encore’ au cours duquel, il va nous interpréter « With Whiskey ».

Un set épatant ! De la mélancolie à l’enthousiasme, Tunng est parvenu à explorer une large palette d’émotions, avec une facilité déconcertante. Pour notre plus grand bonheur…

(Organisation Botanique)

 

Tunng

Epatant !

Écrit par

Rien de tel que de terminer un dimanche ensoleillé par un bon concert au Botanique. Et puis ce soir, se produisent à la Rotonde, deux poulains de l’écurie Full Time Hobby ; en l’occurrence Tunng et Pinkunoizu. Soit une formation anglaise et danoise. Il n’y a plus que quelques places disponibles, preuve que l’affiche est alléchante…

A 20h, le quatuor scandinave monte sur l’estrade. Il jouit d’une moins bonne notoriété que son compagnon de label. Et manifestement, l’auditoire ne s’est pas déplacé pour leurs beaux yeux. Alors que le combo ouvre son set, personne ne semble décidé à se lever. Au grand dam du public qui veut pénétrer dans l’hémicycle et reste coincé à l’entrée. Il faudra l’intervention d’un vigile pour décoller les fesses des spectateurs réticents. On connaît surtout Pinkunoizu pour son répertoire pop, accessible et coloré. Pourtant, ce soir, il va explorer sa face sombre et progressive. Trois morceaux en quarante minutes ! Emmené par une batteuse énergique et impressionnante de précision, Pinkunoizu s’embarque dans des morceaux longs et hypnotiques. Le chant, contrairement à la version enregistrée, est quasi absent. On a parfois l’impression d’assister à une jam session. Différence, mais elle est de taille, à contrario des ‘jam sessions’ habituelles, on ne s’ennuie pas. Même si tout le public ne semble pas adhérer à leur choix, j’estime qu’on ne peut qu’applaudir l’audace du groupe. Car si cette nouvelle orientation leur confère une nouvelle dimension, elle n’est pas de nature à rencontrer l’assentiment de l’observateur lambda. Chapeau bas donc !!!

Vingt minutes plus tard, plus aucun spectateur n’est assis. La Rotonde est maintenant pleine à craquer. Les mélomanes sont impatients de découvrir, en ‘live’, l’excellent dernier opus des Britanniques, « Turbines ». Depuis le départ de Sam Genders, hormis le remplacement de Becky Jacobs par une autre demoiselle, pour assurer la tournée, le line-up du groupe s’est stabilisé. Armé d’une gratte acoustique, l’autre membre fondateur, Mike Lindsay, est toujours au poste. Et sa chemise est vraiment originale. Sur les planches, il est soutenu par un second gratteur, un bassiste, un drummer et un bidouilleur/bruitiste. Tunng entame sa prestation par des morceaux figurant sur son dernier long playing. La conjugaison des voix est à nouveau parfaite. Et colle parfaitement à leur électro/folk, dont les compos font mouche à chaque fois. Mieux encore, quand les Insulaires décident d’interpréter des compos issues de leur plus ancien répertoire, on entre alors dans la quintessence du set. « Jenny Again », « Hustle » : la quasi-totalité des ‘tubes’ y passe. Les musicos semblent heureux d’être sur les planches, et ce sentiment est communicatif. Mais alors qu’on pensait que le band avait négligé « Bullet », il nous le réserve lors du premier rappel. On aura même droit à un second ‘encore’ au cours duquel, il va nous interpréter « With Whiskey ».

Un set épatant ! De la mélancolie à l’enthousiasme, Tunng est parvenu à explorer une large palette d’émotions, avec une facilité déconcertante. Pour notre plus grand bonheur…

(Organisation Botanique)

 

Le dernier jour sur terre de Lee Ranaldo…

Écrit par

Ce 7 octobre paraîtra « Last Night on Earth », le nouvel album de Lee Ranaldo, guitariste du défunt Sonic Youth. Il a enregistré cet opus en compagnie de son nouveau groupe, qu’il a baptisé The Dust…

Un premier extrait, “Lecce”, a été posté sur YouTube. Et c’est ici

L’artiste américain se produira ce 9 novembre au Desingel, à Anvers

 

Lily et Madeleine ont le diable au corps…

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Le label de Sufjan Stevens, Asthmatic Kitty, publiera le premier album de Lily and Madeleine le 28 octobre prochain. La vidéo du titre « Devil We Know » devrait vous permettre de découvrir l’univers décalé de ces 2 sœurs…

http://www.youtube.com/watch?v=aOSrAc-4OZc

www.lilandmad.com
http://asthmatickitty.com/artists/lily-madeleine/

 

 

« The Next day » de Bowie réédité dans un coffret collector !

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Une version ‘3 disques’ du brillant album « The Next Day » sortira le 4 novembre. Intitulée « The Next Day Extra », cette édition collector réunira :

Les 14 chansons de l’album original

Un CD de 10 chansons bonus (dont 5 titres inédits et 2 remixes)

Un DVD avec les 4 courts-métrages réalisés pour « Where Are We Now? », « The Stars (Are Out Tonight) », « The Next Day » et « Valentine’s Day ».

http://www.davidbowie.com/

https://www.facebook.com/davidbowie

https://twitter.com/DavidBowieReal

http://www.youtube.com/user/DavidBowieVEVO

 

Basia Bulat reste dans l’ombre…

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Secret City vient de publier le 3ème album de la Canadienne Basia Bulat, ce 30 septembre dernier.

“Tall Tall Shadow” a été produit par Mark Lawson et Tim Kingsbury (Arcade Fire).

La vidéo du morceau éponyme est disponible sur YouTube. Et c’est ici

Une artiste à découvrir le 1er novembre au Botanique à Bruxelles.

 

Glasser soigne son Design.

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Le clip du premier single issu du nouvel album de l’Américaine Glasser a été réalisé par Jonathan Turner. « Design » figurera au casting d’« Interiors », prévu pour le 7 octobre. A voir ici

En concert, le 3 décembre au Botanique de Bruxelles

www.glassermusic.com

www.truepanther.com

 

Sébastien Tellier sur mesure…

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« Confection », c’est le titre du nouvel album surprise que Sébastien Tellier publiera le 14 octobre sur Record Makers.

Instrumental, à l’exception d’une chanson, et conçu comme une bande originale de film, il s’agit une nouvelle fois d’un disque hors format...

Pour l’enregistrer, Sébastien Tellier a choisi la méthode artisanale.

C’était l’occasion de réunir autour de lui l’équipe avec laquelle il avait enregistré le désormais classique « La Ritournelle » : Tony Allen, le batteur de Fela, Rob aux claviers, Emmanuel d’Orlando aux arrangements de cordes et Philippe Zdar au mixage.

Pour regarder le clip de « L’amour Naissant » réalisé par Jean-Baptiste Mondino sur Youtube, c’est ici

Pour regarder le clip interactif de « L’amour naissant », c’est

Tracklisting

01.  Adieu

02.  Coco

03.  L’Amour naissant

04.  Adieu mes Amours

05.  Hypnose

06.  Waltz

07.  Adieu comme un jeu

08.  Delta Romantica

09.  Curiosa

10.  L’Amour naissant II

11.  Coco et le labyrinthe

12.  L’Amour naissant III

13.  Curiosa II

14.  Le delta des amours