Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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The Baptist Generals

Jackleg Devotional to the Heart

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10 ans ! C’est le temps qu’il a fallu à Chris Flemmons et ses sbires pour enfin nous léguer un successeur à « No Silver/No Gold », sorti en 2003… Et c’est peu dire que le folk-rock hanté des Texans nous a foutrement manqué. « Jackleg Devotional to the Heart » constitue leur 3ème album. Il réemprunte le chemin tracé quelque part entre Neutral Milk Hotel et Modest Mouse, mais sous une formule plus dépouillée (« Clitorpus Christi », « Turnunders and Overpasses »). Instrumental acoustique, « Machine en Prolepsis » met en exergue le potentiel de la bande de Denton. Mais dès le deuxième titre, on retrouve la voix si particulière, profonde de Flemmons, une voix qui rappelle celle de Will Johnson. « Dog That Bit You » libère, en outre, une énergie pop contagieuse. Si certaines pistes s’égarent inutilement dans des constructions alambiquées (« Oblivion Overture », « 3 Bromides »), les Généraux livrent le plus souvent des batailles folk plutôt épiques, au cours desquelles il manque toutefois le grain de folie d’un Neutral Milk Hotel. Bien que de bonne facture, ce nouvel opus n’atteint pas le niveau des précédents essais. Et à ce titre, c’est une petite déception. Les aspirations étaient peut-être trop importantes après une telle absence…

 

Frank Bretschneider

Super. Trigger

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Co-fondateur du label Raster-Noton en compagnie de Carsten Nicolaï et d’Olaf Bender (aka Byetone), Frank Bretschneider est considéré depuis les années 90 comme un des grands noms de la musique électronique intellectuelle. Sous son propre nom ou sous le pseudo Komet, il a publié une quantité impressionnante d'albums aventureux qui ont permis à la critique de rivaliser d'inventivité pour les qualifier. ‘Pointillisme analogique abstrait’, ‘pulsations hypnotiques de chambre d'écho’ et autres termes alambiqués attendent l'Allemand de l'Est à chacune de ses sorties.

La cuvée 2013 s’intitule "Super.Trigger" et constitue le fruit d'improvisations en studio réalisées ces deux dernières années. Partant parfois de matériaux de travaux plus anciens, les morceaux proposés sont avant tout une recherche sur les rythmes. L'electronica sophistiquée qu'il délivre offre donc peu de mélodies et se concentre sur des paysages polyrythmiques considérés par l'auteur comme son œuvre la plus directe, claire et compacte. Ces pulsations complexes au groove mental habillées par quelques bleeps épars peuvent même le mener vers des contrées funk ("Flicker.Funk"), abstract hip-hop ("Super.Trigger") ou dub ("Day.Dream").

En gravant cet album, Frank Bretschneider a voulu revenir aux fondements de la musique moderne : le rythme. Jamais, il n'a autant cherché à susciter le mouvement chez ses auditeurs. Et même si les beats sont froids et mentaux, on se surprend à dodeliner et à remuer les épaules de manière épileptique. Il ne sera certainement pas invité au prochain Tomorrowland –ce qui risquerait de provoquer, d’ailleurs, quelques suicides parmi ses fans– mais on imagine bien quelques plages de "Super.Trigger" s'immiscer dans les sets les plus audacieux d'artistes minimal techno voire de turntablists ouverts d'esprit.

 

Depedro

La Increíble historia de un hombre bueno

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Depedro n’est autre que le projet de Jairo Zavala, un des nombreux musiciens qui appartient au collectif de Calexico. Pas étonnant que pour enregistrer son nouvel opus, il a reçu le concours de Joey Burns, John Convertino, Paul Niehaus, Martin Wenk et Jacob Valenzuela. Mais également de Tony Allen (Fela Kuti), Nick Urata (DeVotchKa), Bernard Fanning (Powderfinger). Et la liste est loin d’être exhaustive. En outre, les sessions d’enregistrement se sont déroulées au sein des studios de Craig Schumacher (Neko Case, Iron &Wine, M. Ward).

Malheureusement, malgré la participation de tout ce beau monde, on ne peut pas dire que le résultat soit à la hauteur. Jairo a une belle voix, mais en chantant en espagnol (NDR : seul « You and I » est chanté dans la langue de Shakespeare), on a l’impression que la plupart de ses compos se gorgent de sentimentalisme. Et culbutent dans la variété. A la limite, certaines d’entre elles pourraient représenter l’Espagne, l’an prochain, au concours Eurovision. On épargnera cependant le cuivré « Sanity », le très subtil « A veces » et le final, « El pescador », un vieux standard de cumbia judicieusement réadapté. Au vu du dream team dont il a disposé, Depedro aurait pu nous concocter un disque bien plus excitant…

 

Giant Sand

Chore of enchantment / The Rock opera years (25th anniversary)

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Pour enregistrer « Chore of enchantment », Joey Burns et John Convertino font encore, officiellement, partie de Giant Sand, mais manifestement, leur esprit est de plus en plus focalisé sur leur projet Calexico. Ils n’y apportent, d’ailleurs, leur concours, à la basse et aux drums que sur une petite moitié de l’album. Une absence compensée par de nombreux invités. Parmi lesquels figurent Juliana Hatfield et Cat Power aux vocaux. Gelb coproduit l’opus. En compagnie de l’inévitable John Parrish, à Tucson, de Jim Dickinson, à Memphis, et de Kevin Salem à New York.

L’opus est dédié à la mémoire de Rainer Jaromir Ptacek, décédé en 1997, un joueur de slide que Gelb appréciait tout particulièrement. En fin de parcours, il lui réserve d’ailleurs un titre, « Shrine ». Hormis l’une ou l’autre plage plus punk et électrique (« 1972 », « Satellite »), le long playing privilégie les plages indolentes, profilées sur le vocal aride, hanté du leader, dont le timbre semble camper un hybride entre Léonard Cohen et Lou Reed. Parfois même proche de Vic Chesnutt. Pas étonnant que l’œuvre soit aussi ténébreuse et énigmatique. Il y a même ponctuellement du mellotron et une boîte à rythmes. Beaucoup de guitare sèche. Sur le premier cd, on a droit à un remix de John Parish consacré à « Shiver », en bonus track. Ah oui, pour le titre de l’album, Howe a de nouveau pensé à Ptacek, puisque ce dernier appréciait tout particulièrement l’opéra…

La même année, Giant Sand publie un second volume de sa série de bootlegs officiels, qu’il sous-titre « The rock opera years ». Le cd propose 13 titres, dont plusieurs versions différentes de compos figurant sur « Chore of enchantment », et notamment une superbe version live de « Dusted ». Parmi les indédits, on épinglera une cover du « Music Arcade » de Neil Young, à laquelle participent Evan Dando et Victoria Williams (NDR : on suppose aux backing vocals) ainsi qu’une rumba particulièrement entraînante, qui clôt l’opus, « No good ».  Un disque plus expérimental, en général plus électrique, flirtant régulièrement avec le jazz, même si les bases country/rock sont toujours bien présentes. En bref, plus proche de ce que Giant Sand propose, à l’époque, sur les planches.

 

Giant Sand

Is all over the map (25th anniversary)

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Quand Howe Gelb enregistre cet opus, Joey Burns et John Convertino ont quitté Giant Sand pour se concentrer sur leur nouveau projet, Calexico. Cependant, lors des sessions d’enregistrement, il reçoit le concours de toute une série d’invités, parmi lesquels on épinglera la présence de feu Vic Chesnutt, Scout Niblett et Eric Drew Feldman (NDR : il a notamment bossé pour Captain Beeheart). Des tas de musiciens danois également. Sans oublier John Parish. A la production, mais également et circonstanciellement aux drums, au mellotron et à la guitare ‘national’. Et cet elpee en revient à une forme plus expérimentale. Explorant tour à tour, la country, le blues, le folk, le roots, le jazz, le rock, sous leur aspect le plus alternatif. Un essai presqu’aussi audacieux que « Center of the Universe », paru en 1992. Il y a même du ragtime, de la rumba, du paso doble, de la valse, du psychédélisme, du swing, du slowcore (déjà !), de la lo-fi et même une adaptation plus qu’approximative d’« Anarchy in UK » des Pistols, rebaptisée pour la circonstance « Anarchistic Bolshevistic Cowboy Bundel », chantée par sa fille. Bref, un disque qui marque le retour de Giant Sand à l’expérimentation…

 

Leaf House

Allthafa (Ep)

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Cet Ep quatre titres s'ouvre à l'écoute comme une fleur saisie par l'aurore, tout en délicatesse.

« Allthafa » dégringolant sur les pétales de nos sens aux aguets.

Les Liégeois signent ici une fort belle entrée en matière, une mise en bouche réussie avant le grand test du premier album, attendu pour 2014.

Si cette ‘Dream pop’ de qualité regorge encore parfois d'évidentes influences que je vous laisse le soin de découvrir, on ne peut que s'incliner face à la simplicité décomplexée avec laquelle le groupe nous transpose dans son univers délicat et délicieusement rythmé.

Une richesse de sons et une inventivité renouvelée, certes, sur courte durée, mais qui laisse présager un avenir pavé de bonnes surprises.

Après les prémices de « Woods Signs We Found » (démo de deux mille onze), la journée s'annonce donc radieuse…

 

Melt Yourself Down

Melt Yourself Down

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Alors que les cendres du groupe londonien de free-jazz Acoutic Ladyland sont encore chaudes, le leader et saxophoniste Pete Wareham monte un nouveau projet et le baptise Melt Yourself Down. Histoire de ne pas être trop perdu, il a fait appel à son ancienne collègue Ruth Goller afin de tenir la basse. On retrouve derrière les fûts Tom Skinner. Un deuxième saxophoniste (Shabaka Hutchins), un claviériste (Leafcutter John), un percussionniste (Satin Singh) et un chanteur (Kushal Gaya) complètent le line up du band.

Peu enclin à respecter les codes, Melt Yourself Down se plaît à brouiller les pistes et apparaît comme un réel OVNI musical. Difficile de rester en place à l’écoute de ce premier album. Les Anglais n’hésitent pas à teinter de nuances orientales, de l’afro-jazz ou de la musique latino. Dynamisant le tout d’énergie punk et la saupoudrant de quelques particules d’électro. Un sacré fourre-tout donc ! Mais pour un résultat impressionnant. Car ça groove ! C’est hypnotique. Au chant, Kushal Gaya, le shaman, semble littéralement possédé. Les saxophones sont épileptiques. Et le plus extraordinaire c’est qu’au final, les huit morceaux restent accessibles.

Cet album devrait plaire aux amateurs de musique du monde mais pas seulement, car Melt Yourself Down parvient à transgresser les frontières et transcender les genres. N’hésitez donc pas à vous y plonger. Sensations fortes assurées !

 

Savage Republic

Varvakios

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L’album s’ouvre par des bruits de foule, probablement captés dans un marché ou lors d’une vente à la criée. En Grèce. Du brouhaha, qu’on retrouve au début de la plupart des morceaux. Car oui, il a été enregistré et mixé à Athènes, sur trois jours, en 2012, alors que dans la rue, éclataient des émeutes anti-austérité. Faut dire que Savage Republic a toujours été engagé dans la lutte sociopolitique. Fondé en 1980, il s’était séparé en 1990, avant de se reformer en 2002. Mais le line up initial, ne compte plus de membre fondateur. Sauf peut-être Bruce Licher, mais qui se contente de dessiner les pochettes.

Ce n’est pas la première fois que Savage Republic s’intéresse à la République hellénique. « Film noir », un de leurs singles, proposait en flip side une version du célèbre « O Adonis », une chanson révolutionnaire signée Mikis Theodorakis. Mais revenons à ce « Varvakos ». Découpé en 8 plages, il a bénéficié du concours de Blaine L. Reiniger (Tuxedomon). Au violon, bien sûr. Tout d’abord sur le titre maître, une piste à coloration balkanique. Lors d’un superbe morceau acoustique, minimaliste, intitulé « Poro », qu’il entame d’abord seul au milieu du tumulte. Sans quoi, on retrouve la patte post punk bien spécifique du combo californien (Los Angeles), caractérisée par ces drums tribaux, ces guitares noisy, stridulantes, et cette basse vrombissante, sur plusieurs titres : « Sparta », « Hippodrome », « Anatolia » et « Kara », seul compo chantée, au cours de laquelle l’archet de Blaine virevolte littéralement. Un morceau plus expérimental, « Pigadi », histoire de ne pas oublier que le band a aussi, autrefois, flirté avec l’indus. Un retour intéressant, même si les bruitages tirent parfois un peu trop en longueur…

 

Motorpsycho

Still life with eggplant

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Motorpsycho fêtera son quart de siècle d’existence l’an prochain. Un groupe norvégien qui nous propose (sauf erreur ou omission) son 18ème elpee. Pour enregistrer ce « Still life with eggplant », il a reçu le concours de Reine Fiske, l’ex-gratteur de Paatos, actuellement impliqué chez Dungen et The Amazing. Et les deux six cordistes pallient allègrement l’absence de claviériste. Orientant le stoner du band scandinave sur une nouvelle voie. Parfois plus métallique. A l’instar de la plage d’ouverture, « Hell, part 1-3 », réminiscente du Deep Purple d’« In rock ». Prog rock ou jazz rock (NDR : les 15’ de « Ratcatcher », en particulier ») quand les compos tâtent de l’impro. Seules les harmonies vocales adoptent un profil plus pop. Dans l’esprit de la West Coast des seventies ? Celui de Quicksilver alors ! Et bien sûr de Grateful Dead. Ou alors plutôt de Blue Öyster Cult. Suivant les titres. Cinq en tout sur ce long playing. Plutôt longs. Et qui s’achève par une ballade mid tempo épique, semi-acoustique, traversée par un mellotron. De quoi nous replonger encore plus profondément dans les seventies…

 

Pinkunoizu

The Drop

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Décidément, les têtes pensantes du label Full Time Hobby ont le bon goût de ne jamais se tromper… La signature des obscurs Danois de Pinkunoizu en est une nouvelle preuve ! Avides de constructions alambiquées mais aussi de mélodies haut de gamme, ces Scandinaves publient leur second album, un disque qui fait suite au très remarqué « Free Time ! », paru en 2012. « The Drop » approfondit leur fascination pour une pop psychédélique qui échappe à tout carcan. Entre ballade foutraque (« I Said Hell You Said No »), longues divagations inspirées du krautrock (« Necromancer ») ou rock d’un autre monde (« The Can Valley »), ils ne tiennent pas en place quitte à perdre l’auditeur en route. Il sera pourtant gratifié de superbes moments s’il donne la chance à certains morceaux enchanteurs (« Pyromancer ») entre basse incroyablement caoutchouteuse, chœurs, synthés loufoques et envolées électriques. Un manque de cohésion qui charme et déroute à la fois. Pinkunoizu porte peut-être le nom d’un Pokémon mais sa musique mutante devrait lui permettre de remporter bien des combats musicaux !

A ne surtout pas manquer le 6 octobre en première partie du non moins magnifiquement déjanté Tuung…

 

Bozar Electronic Arts Festival 2013 : vendredi 27 septembre

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Pour sa cinquième édition, la deuxième sous ce nom, le Bozar Electronic Arts Festival a concocté une affiche alléchante. La programmation du vendredi va nous entraîner dans l'univers de la dark techno. Sombres, les lieux le sont également. La plupart des concerts se déroulent dans une longue pièce fort peu éclairée et problème récurrent du festival, souffrent d’une acoustique de piètre qualité. L'austérité des lieux, l'absence de couleurs et les éclairages minimalistes concordent bien avec la musique proposée et offrent un cadre neutre adapté aux visuels. Mais cette pénombre permanente et cet espace confiné au bout d'un dédale de couloirs suscitent plus l'introspection et la solennité que la fête chère aux technophiles lambda. Atmosphère de musée donc, quelque peu figée, renforcée par la présence des gardiens habituels du lieu un rien effrayés par la faune présente, entre jeunes clubbers en singlet et intellectuels à lunettes d'un certain âge.

Nous débarquons alors que le concert d'Emptyset vient de débuter. Les basses sont à peine supportables et nos oreilles sont directement martyrisées. C'est un des soucis de ce festival. Ces grandes pièces aux très hauts plafonds ont une piètre acoustique et les organisateurs ont beau en changer chaque année, aucune n'en offre une à la hauteur de la musique proposée. Soit, on n'en parlera plus. Concentrons-nous sur la musique dispensée par la moitié du duo de Bristol. Il nous propose un live qui évoque le label Raster-Noton, pour lequel il a d'ailleurs officié. Quelques moments expérimentaux où l'on joue sur la saturation et la répétition des sons. Des beats qui arrivent progressivement et se font petit à petit plus réguliers ; mais rien de transcendant. Le visuels de la Française de Joanie Lemercier, très proche de l'imagerie du label allemand précédemment cité, sont un peu monocordes et accentuent l'austérité de la musique. On aurait aimé un début moins agressif, car la mise en train est un peu violente.

Place alors au Britannique Pye Corner Audio qui nous plonge dans des sonorités ambient proches de BO de vieux films de science-fiction avant de poser quelques beats lents par dessus les nappes. De petites mélodies surgissent çà et là puis disparaissent dans le magma. Plus apaisé que le précédent, ce set aurait dû débuter la soirée. On reste quand même parfois un peu perplexe, car certains passages sont peu compréhensibles comme le sont également les visuels, où films de vacances seventies se mélangent à des vues de l'espace et des figures géométriques. Il est décidément bien difficile d'échapper aux clichés dans l'art difficile du veejaying. 

Il est alors temps de passer dans une salle bien plus adaptée à la musique puisqu'elle accueille généralement des concerts de musique classique. Nous nous installons donc confortablement dans des sièges pour assister au clou de la soirée : Borderland le projet de deux figures mythiques de la techno, Moritz Von Oswald (aka Maurizio, boss des légendaires labels Basic Channel et Chain Reaction) et Juan Atkins (pionnier du son de Detroit sous les pseudos, entre autres, de Model 500 et Cybotron). La foule est venue en grande majorité pour ce moment et accueille religieusement les deux légendes. Ici, il n'y aura rien à voir. La scène est plongée dans le noir, juste éclairée par des lampes de chevet. Trois figures figées devant leurs écrans (le neveu de Moritz, Laurens Von Oswald est également de la partie), émergent de la pénombre. Les premières minutes nous entraînent dans l'ambient de l'album du duo sorti sur Tresor. On a un moment peur que le live ne soit qu'une resucée de ce dernier ; mais après quelques minutes des pulsations naissent à la grande joie du public. C'est à la version rythmée que nous allons assister pour notre plus grand plaisir. Chaque apparition d'un beat, même fantomatique, est accueillie par des cris et des applaudissements de l'assistance. On se retrouve tour à tour au cœur des atmosphères techno dub de Chain Reaction puis dans des contrées plus propres à Juan Atkins période Model 500 (le morceau "Treehouse" par exemple). Les informations se font de plus en plus nombreuses et les clubbers ne tiennent plus en place. Au diable l'atmosphère religieuse et un peu guindée des lieux, quelques téméraires osent se lever et s'approcher de la scène, bientôt suivis par une centaine de personnes avides de se déhancher. Bien entendu, on est loin de la techno grasse et peu finaude des méga festivals, chaque son est réfléchi et subtil. On comprend minute après minute pourquoi ces deux personnages qui ne payent pas de mine sont des légendes. La prestation se termine. On emmène péniblement Moritz Von Oswald vers les coulisses et sa lente claudication nous rappelle que l'on a failli le perdre fin 2008 suite à une crise cardiaque pendant un trajet en avion. Une douce impression d'avoir côtoyé l'histoire de la musique électronique pendant une heure nous plonge dans une certaine nostalgie. Pas pour longtemps. Le présent nous attend.

Et ce présent, il est rudement bon. Retour dans le couloir lugubre pour une prestation qui va me bluffer. William Bennett, mieux connu pour son implication chez Whitehouse, le fabuleux groupe de noise expérimental, s'est, au cours des dernières années, lancé dans un projet consacré aux instruments de percussions ghanéens. A partir de ces rythmes, il a concocté une techno tribale ébouriffante sous le patronyme de Cut Hands et c'est en grande partie son dernier album "Black Mamba" qu'il nous propose. Pas mal de spectateurs sont désarçonnés et c'est compréhensible. Le nombre d'informations à la seconde dépasse largement les capacités d'absorption d'un clubber lambda. En outre, elles partent dans tous les sens ; et pourtant, tout est maîtrisé. On a l'impression d'assister à une cérémonie vaudou et fatalement l'état de transe n'est jamais loin. L'amateur de musique africaine que je suis est aux anges. Je suis littéralement happé par cet enchevêtrement de rythmes traversés par des sonorités industrielles. Mes amis semblent moins réceptifs. Peu importe, j'ai vécu un grand moment et je me promets de me procurer sous peu toutes les productions signées Cut Hands.

C'est Vatican Shadow qui reprend le flambeau. Dominick Fernow, artistes aux multiples pseudos dont le plus connu est Prurient, propose sur albums une IDM/techno industrielle aux mélodies synthétiques sombres qui pourrait figurer dans le catalogue Tympanik Audio, par exemple. Mais les mélodies sont quasi-absentes de son live et on doit se contenter d'une dark techno agressive et un peu ennuyeuse. On pourrait s’imaginer participer à une soirée Ant-Zen ou Hymen des années 90. Et on se dit qu'on aurait bien consommé un intermède un peu coloré au milieu de tous ces univers industriels relativement redondants.

Et ce ne sont pas Silent Servant et son comparse Regis qui nous extirperont de ces atmosphères étouffantes. Ils clôturent la soirée. Leur expression sonore est froide, sombre, industrielle, percussive. Un set sans doute plus réussi que l'artiste précédent ; mais mes oreilles sont repues. Elles sont aussi saturées que le son. Les ingénieuses et abrasives saillies noise ajoutées par Karl O'Connor (Regis) sur la techno indus de Silent Servant ne me titillent plus. Il est temps de s'en aller.

(Organisation Bozar)

Voir aussi notre section photos ici 

 

Rééditions et double compile pour Irmin Schmidt…

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Irmin Schmidt, un des fondateurs du groupe Can sortira « Villa Wunderbar » le 4 novembre, une double compilation de son œuvre, en collaboration avec le cinéaste Wim Wenders.

Le premier CD est une compilation qu’Irmin Schmidt a faite de son œuvre complète en tant qu’artiste solo, à travers les 30 dernières années. Tandis que le second –sélectionné et largement commenté par le réalisateur Wim Wenders– est un aperçu du vaste travail de Schmidt en tant que compositeur de bandes originales.

La double compilation inclura des morceaux tels que « Villa Wunderbar », « Kick On The Floods » et « Bohemian Step » avec des remixes inédits de Schmidt sur deux morceaux de Can, « Alice » et « Last Night Sleep », ainsi que « Bête de Passage ».

Deuxième actu pour décembre : la réédition complète du back-catalogue de Can en vinyle !

www.irminschmidt.com
https://www.facebook.com/officialCan

 

Two Door Cinema Club chez Parlophone.

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Two Door Cinema Club, fraîchement signé chez Parlophone, est de retour un an après avoir publié son second album, « Beacon ».

Le trio irlandais sortira un Ep 4 titres, réunissant des inédits, ce 30 septembre, dont le nouveau single "Changing Of The Seasons", produit par le Français Madeon.

Pour regarder le clip, c’est ici  

http://www.twodoorcinemaclub.com

http://www.twitter.com/tdcinemaclub

https://soundcloud.com/twodoorcinemaclub

https://www.facebook.com/twodoorcinemaclub?fref=ts

 

Julien Doré in Love…

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« LØVE », c’est le titre du nouvel album de Julien Doré. Il paraîtra ce 28 octobre prochain.

Un premier aperçu sur YouTube ? Il est particulièrement alléchant, et c’est ici

 

 

 

John and the Volta sur Talk!

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Leurs idoles répondent aux noms de Neil Young, Air, Thom Yorke et Bon Iver. Leurs mélodies sont haut-perchées et leur premier Ep s’intitule « Empirical ». De qui s’agit-il ? De John and the Volta, un groupe bordelais dont la musique oscille entre pop indie, synth-wave et electronica.

« Empirical » paraîtra le 14 octobre sur le label bruxellois Talk ! et précèdera la sortie d’un album prévue pour 2014.

http://t.ymlp216.net/uqjhakausyhealaujqaaauhq/click.php

http://www.johnandthevolta.com/

 

 

Hooverphonic en analogique…

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« Amalfi », le nouveau single d’Hooverphonic, donne immédiatement le nouveau ton du groupe : plus simple et direct que celui auquel il nous a habitués.

L’utilisation de sons purement analogiques et de réverbérations naturelles lors de l’enregistrement, conjuguée à l’arrivée de trois nouveaux musiciens et choristes, n’est certainement pas étrangère à ce résultat…

Simultanément à la sortie de ce nouveau single, Hooverphonic a également posté son nouveau clip, enregistré sur la magnifique île Italienne Ischia, en face de la côte amalfienne.

Pour regarder le clip d’« Amalfi », c’est ici

 

 

 

 

Le repaire de The Bloody Beetroots...

Écrit par

Sir Bob Cornelius Rifo a.k.a. The Bloody Beetroots bénéficie, sur son nouvel album « Hide », de la participation de quelques collaborations des plus surprenantes dans l'histoire de la musique dance… Depuis Peter Frampton à Tommy Lee, en passant par Sir Paul McCartney !

The Bloody Beetroots se produira en concert le 9 novembre, dans le cadre d’I Love Techno 2013.

http://www.ilovetechno.be/?artist-type=the-bloody-beetroots

www.thebloodybeetrootsofficial.com

www.twitter.com/bloodybeetroots

https://www.facebook.com/thebloodybeetroots

www.youtube.com/BloodyBeetroots

Track Listing:

1. Spank feat. Tai & Bart B More
2. Raw feat. Tommy Lee
3. Runaway feat. Greta Svabo Bech
4. Chronicles Of A Fallen Love feat. Greta Svabo Bech
5. The Furious feat. Penny Rimbaud
6. Out Of Sight feat. Paul McCartney & Youth
7. Albion with Junior
8. Reactivated
9. All The Girls (Around The World) feat. Theophilus London
10. Please Baby feat. P-Thugg of Chromeo
11. Glow In The Dark feat. Sam Sparro
12. The Source (Chaos & Confusion)
13. The Beat feat. Peter Frampton
14. Rocksteady (The Bloody Beetroots vs. Gigi Barocco)
15. Volevo Un Gatto Nero (You Promised Me) feat. Gigi Barocco

 

Smith Westerns

Service minimum…

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Smith Westerns se produisait au Botanique, ce dimanche sans voiture, pour défendre son troisième et dernier opus acclamé par la critique, « Soft Will ». On était donc curieux de voir si le quatuor chicagolais était capable de soutenir la comparaison sur les planches. Il revenait au groupe belge, Seasick Sailors, d’assurer le supporting act.

Seasick Sailors ouvre donc le bal. Après quelques minutes de tergiversations, le set peut commencer. Le quintet à apparemment bien bossé sur sa promo, car une partie du public s’est déplacée exclusivement pour eux. Malheureusement, la Rotonde est loin d’être remplie. Dommage, car il faut avouer que le combo propose un tracklisting, ma foi, fort sympathique, même s’il tire un peu trop dans toutes les directions. On passe ainsi sans transition du climat country & western à la ballade maritime, en transitant par le rock. Néanmoins, vu le bonheur que semblait partager les musicos, sur le podium, on ne pouvait qu’adhérer…

Vers 21h10, la formation étasunienne monte sur l’estrade. Quelques spectateurs supplémentaires ont débarqué à la dernière minute, mais il n’y a quand même pas grand monde au sein de l’hémicycle. Faut croire que les absents ont un peu trop fait la fête ce week-end ! Vêtus (ou plutôt déguisés) à la mode 80’s, les membres de Smith Westerns ont des visages d’adolescents. Difficile d’imaginer que le band vient déjà d’enregistrer son troisième opus. J’imagine qu’ils n’avaient que 16 ans lorsqu’ils ont gravé leur premier, quatre ans plus tôt. Mais malgré leur apparente jeunesse, ils affichent déjà un bel aplomb sur scène. Chevelu, le chanteur est d’ailleurs loin d’être timide et n’hésite à discuter avec le public. L’ambiance est chaleureuse, les mélodies accrocheuses. Bref, manifestement, le groupe détient la recette du succès. Et il ne s’en prive pas, puisqu’il est responsable de toute une série de tubes. Potentiels ou établis. Des morceaux qu’il interprète ce soir. En particulier, des chansons issues de leurs deux derniers elpees. Dont les excellents « Varsity » ou encore « Idol ».

Malheureusement, on a vite fait le tour du show. Quoique bien interprétés les titres se suivent et se ressemblent ; et surtout ne laissent aucune place à la surprise. En fait, la structure de la compo semble immuable. Une fois la mélodie mise en place, le refrain est entonné plusieurs fois ; et lorsque le solo de guitare est consumé, la chanson s’achève pour céder le relais à la suivante. Enfin, le set ne durera, en tout et pour tout, que cinquante minutes. Sans le moindre accès de folie. Un peu court, quand même. Service minimum !  

(Organisation Botanique)

 

Le Noël contrasté d’Erasure

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Deux ans après avoir gravé « Tomorrow's World », Erasure publiera un nouvel album. Intitulé « Snow Globe », ce sera le 14ème d’un groupe fondé en 1985 par l’ex-Depeche Mode Vince Clarke et Andy Bell.  

« Snow Globe » réunira une moitié de chants de Noël, vicieusement revisités (sic) et une autre de nouvelles compositions.

‘J'ai retrouvé ma voix de jeune choriste’ explique Andy Bell, ‘Alors que je pensais l'avoir perdue à jamais.

‘Et c'est vrai’ ajoute Vince Clarke, ‘Je ne l'ai jamais entendu aussi bien chanter !’

Un elpee annoncé résolument minimaliste, électronique et même parfois susceptible de flirter avec le drone, comme sur la reprise de « White Christmas ».

www.erasureinfo.com

https://www.facebook.com/erasureinfo

 

Daft Punk perdu pour la danse ?

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La vidéo intégrale du “Lose Yourself to Dance” de Daft Punk est maintenant disponible. Un nouveau single imparable concocté en compagnie de The Robots, Pharrell et Nile Rodgers.

http://smarturl.it/dpLYTD

 

Julien Doré voyage…

Écrit par

Le nouveau clip de Julien Doré est en ligne ! Le single « Paris-Seychelles » prélude la sortie de son prochain album intitulé « LØVE », qui paraîtra ce 28 octobre!

http://www.youtube.com/watch?v=cmE_aahc448&feature=c4-overview-vl&list=PLga3QcB54xHfZ8-0ZymLyxBncN02mkiGw