Un dixième album studio pour Idlewild

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La fresque de Vincent Delerm

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Hugh Laurie

Let them talk

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James Hugh Calum Laurie est surtout connu du grand public comme acteur. Depuis 2004, il incarne Dr House, dans la série télévisée du même nom. Né à Oxford, cet Anglais est aujourd’hui âgé de 52 ans. Ce touche-à-tout assez génial a un emploi du temps plutôt chargé. Jugez plutôt : il est acteur, bien sûr, mais aussi réalisateur, producteur, auteur et musicien. Il a signé un contrat chez Warner en 2010 pour lequel il vient de publier un album de classiques du blues et du jazz, fortement teintés par la musique de la Nouvelle Orléans. Hugh est capable d’écrire ses propres chansons ; mais il souhaitait rendre hommage à un style qu’il affectionne tout particulièrement. En résulte un elpee au cours duquel il reprend une majorité de standards des années 20 et 30. Soutenu par le label major, il a pu mettre les petits plats dans les grands. Il a ainsi reçu le concours de Joe Henry, à la mise en forme. Ce chanteur/compositeur américain est un producteur expérimenté et notoire. Il a ainsi notamment bossé pour Mose Allison, Allen Toussaint, Solomon Burke, Loudon Wainwright et Susan Tedeschi. En outre, Joe a invité d’excellents musiciens pour participer aux sessions d’enregistrement, sessions qui se sont déroulées au studio Ocean Way, à Hollywood. Hugh chante, joue du piano et de la guitare.

L'ouverture est superbe. Hugh nous propose sa lecture personnelle du célèbre "St James infirmary", une compo traduite en succès, par Louis Armstrong, en 1928. Sa longue introduction au piano est totalement bouleversante, et la suite est tout aussi réussie. Le toubib possède bien le feeling du blues! Sa voix de fausset me fait penser à celle de Dr John ; mais elle s’intègre bien à l’ensemble. Les musiciens commencent à swinguer avant que les cuivres, orchestrés par Allen Toussaint, ne fassent leur apparition. Compo allègre, "You don't know my mind" est traitée à la manière d’un jug band. A cause de la mandoline de Kevin Breit, des percus et des chœurs féminins qui soutiennent le lead vocal. La reprise du "Six cold feet" de Leroy Carr est impeccable. Une intensité dramatique envahit le chant. Un accordéon enrichit le décor sonore, pendant que Levon Henry, à peine âgé de 18 ans, épate la galerie au saxophone ténor. Dr John, en personne, débarque de sa ville new orléanaise pour chanter avec passion mais douceur "After you're gone", un succès signé Bessie Smith en 1928. Laurie au piano et Robby Marshall à la clarinette y entretiennent un climat très cabaret. Hugh adopte alors le style boogie et martyrise ses ivoires tout au long de "Swanee river", une plage caractérisée par des interventions de violon qui ne manquent pas de charme. Irma Thomas est déterminé pour chanter "Joe Henry", un traditionnel du folk blues abordé suivant l'arrangement imaginé par Memphis Slim. Moment d’émotion intense lors de la cover du "Tipitina" de Professor Longhair, une plage qui symbolise bien le climat de la grande ville louisianaise. Vous n’avez jamais entendu Tom Jones chanter le blues ? Il s’y colle tout au long de "Baby, please make a change", une chanson au cours de laquelle il est épaulé par l’excellente voix d'Irma Thomas. L’elpee recèle encore deux reprises de Jelly Roll Morton, un artiste majeur qui a marqué de son empreinte la naissance les premiers pas du jazz ; mais également quelques bon vieux blues signés Arthur Phelps, J B Lenoir et un certain Robert Johnson. Le long playing s’achève par "Let them talk", une tendre ballade idéalement taillée pour la voix de Hugh Laurie. Si cette œuvre semble émaner d’une autre époque, elle se révèle d’excellente facture. Elle reflète, en outre, le profond respect que manifeste cet artiste pour cette musique…

 

Luc

Blablabla

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Luc présente son second opus depuis qu’il a entamé sa route seul, après quelques expériences opérées au sein de diverses formations. Il en a profité également pour poser ses valises en Nouvelle-Zélande. Origine sans doute de sa recommandation : ‘to be listened to at the beach’ (‘à écouter sur la plage’).

« Blablabla » laisse s’évader l’imagination, libère les pulsions dynamiques, trace le chemin pour des ballades incohérentes. La plus belle de celles-ci est certainement « Cockroach ». Attachez bien vos ceintures parce que ce morceau va vous embarquer pour un voyage que vous n’êtes pas prêt d’oublier. Et il est vrai que le conseil de Luc devient parfaitement judicieux : cette mélodie mélangée au claquement du vent marin et au bruit des vagues doit avoir une saveur toute particulière. En outre, l’artiste joue lui-même tous les instruments et toutes les chansons sont issues de sa plume. Une exception vient toutefois confirmer la règle : la trompette qui accompagne « Graveyard ». Mais cette union est tout simplement à couper le souffle. Les pistes les plus rock ont, quant à elle, un côté un peu déjanté mais aussi quelque peu désordonné, à l’image de « Bike » ou de « Clever Monkey ». Mais la plupart des autres titres qui n’ont pas encore été cités ici passent un peu outre. On peine à en retenir la moindre note. Bien qu’ils soient pourtant sympathiques, ils ne correspondent qu’à une douceur à déguster sur le moment, elle ne laissera de toute façon pas de trace. Mais quoiqu’il arrive, à la petite phrase ‘Que le talent soit avec toi’, Luc répond par « Blablabla ».

Malachai

Ugly Side of Love

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Derrière Malachai se cache le duo originaire de Bristol formé par Gee Ealey et Scott Hendy. Et dans le même esprit que leurs compatriotes de Portishead et Tricky, ils chamboulent le terrain musical en renouvelant l’établi. Les années 1970 sont leur terrain d’expérimentation, qu’ils réactualisent en ajoutant un côté ‘qui dérange’. Dès qu’on tente de les classer dans une époque ou un style, un élément vient perturber notre jugement. Alors certes, on connaît ce vieil orgue, ce sample presque hip hop et ce solo de guitare, mais pas tous à la fois et pas pour un tel résultat.

Malachai déconstruit. L’ambiance zen (« Snake Charmer ») sera cassée par le groove ‘lennykravitzien’ qui suit (« Snowflake »). Outre le psychédélique, il embrasse sans complexe l’héritage des Beatles (« Another Sun ») et de la british pop des années 1970 en général (« How Long »). On penche également parfois pour un rock garage sur lequel Malachai joue des samples vintage, des rips de vinyle, et du hip hop (« Fading World »).

Plus ‘déclassé’ qu’inclassable, l’effet général de l’album est fondamentalement posé mais laisse transparaître ce caractère faussement brouillon des Black Keys. Le duo parvient à produire un son complètement neuf en n’utilisant quasiment que du vieux, révélation qui nous submerge dès le premier titre.

Au début de cette année, Malachai a publié « Return of the Ugly Love », dans la même lignée d’exploitation de basiques mais dans une orientation distinctement trip hop.

Metronomy

The English Riviera

Écrit par

Metronomy nous avait régalés en accouchant de leur excellent second opus, « Nights Out ». C’était en 2008. Une merveille pop/électro aux sonorités racées tellement évocatrices qu’il était impossible de passer à côté de cette œuvre. L’Anglais Joseph Mount, tête pensante, accompagné de son cousin Oscar Cash, sont désormais responsable d’un des plus grands disques de cette année. Transformé en quatuor pour l’occasion, le combo délivre « The English Riviera », le tant attendu troisième opus considéré par Mount comme ‘La rencontre entre Daft Punk et les Eagles’. En s’intéressant de très près aux enregistrements des 70’s, ce dernier a clairement dicté la tournure de ce disque. On ne s’y méprend pas à l’écoute de « We Broke Free » titre d’ouverture après l’intro éponyme, captivante, laissant les oreilles dans un état léthargique et rêveur. « The Look » change de ton et fait vibrer les pieds par sa rythmique guillerette et constante. Un hymne pop bondissant à la production extraordinaire. Autre point fort, « The Bay » s’offre comme un tube addictif d’une instabilité jouissive. Basse funk, claviers rétros et beat démentielle, on plonge la tête première. Enfin, la traversée de l’English Riviera se termine en beauté par « Love Underlined ». Symphonie aux allures nu-disco. Avec en guise d’ecstasy, une basse frissonnante qui relève du génie.

   A l’instar d’un LCD Soundsystem, Metronomy fait partie de ces groupes capables de pondre trois grands albums. La différence c’est que Joseph Mount & Co n’a pas encore parlé de retraite. C’est une excellente nouvelle, car des disques de cette trempe, on en demande encore !

 

Milk

A perfect smile

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Milk est un groupe belge actif depuis 2005 ! Mais au fil de son parcours il a subi quelques modification de line up, et notamment le remplacement (temporaire ?) de la chanteuse Aline, par Diego Straz. Une prise de risques qui a été couronnée de succès, puisque depuis, la formation multiplie les tournées et s’est produire dans plusieurs festivals en Belgique, en France et même et en Suisse ! Mais pas seulement …

Milk vient donc d’enregistrer son troisième album. Il s’intitule « A perfect smile ». Et le combo a  une fois de plus réussi son pari : surprendre son public !

Souvent comparé à Soulwax, tant pour son style que pour sa capacité à déjouer les sonorités électro, cet elpee est une bombe musicale !

« A perfect smile » décerne une grande place à l’instrumental mais aussi aux rythmiques qui nous donne envie de danser dès le morceau entamé ! Coup de cœur à « My destruction ». Et surtout à ses rythmes. Une compo qui pourrait très bien servir de BO à un film d’action. J’épinglerai encore le titre maître, « A perfect smile », « Go away » ou encore « Relation Shit », des plages trépidantes, excitantes, alimentées par les merveilleuses hybridations des rythmes électro-rock.

Vous l’aurez bien compris, Milk c’est la capacité de nous combler d’énergie à travers des musiques énergisantes pour lesquelles ont ne peut qu’adhérer !

Catherine Ringer

Ring n’ Roll (b)

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Catherine Ringer, quatre années après la mort de Fred Chichin (son compagnon sur scène et dans la vie), nous propose son album solo. Un disque en forme d'hommage et de remise en selle. Même en surmontant la disparition de son complice, difficile de se passer de celui qui assurait les compositions, figure discrète sur scène mais tout de même moitié des Rita Mitsouko ! Catherine Ringer est donc de retour. Et surtout son énergie, sa bizarrerie et sa voix incroyable, qui s'écarquille dans des aigus de diva avant de se répandre dans des graves sulfureux.

« Ring n'Roll » parcourt un vaste paysage musical, entre rock, folk, ska, punk, chanson française, musique de film ou classique, électronique, tropicale. Catherine Ringer y est accompagnée à la basse et à la guitare, au clavier ainsi qu'à la trompette, à la batterie, et par quelques petits bruitages et autres sons électroniques, flûtes et percussions.

On ne sait pas vraiment sur quel pied danser, car la personnalité décalée de la chanteuse ne rattrape pas l'inégalité des compositions. Il est difficile de ne pas comparer, de ne pas succomber au charme dépotant des clips des Rita que l'on retrouve facilement sur la toile. Comme si le mélange de ces deux personnalités électriques faisait courir les électrons, et qu'il fallait maintenant retrouver une autre voie, un nouveau circuit pour faire passer le jus.

« Pardon » donne l'impression de vouloir transmettre un message important sur la miséricorde et la culpabilité, tout en jouant la carte de l'autodérision, et laisse une impression étrange.

Les trois meilleurs titres, situés en fin de disque, donnent envie de réappuyer sur ‘play’ et de repartir pour un tour.

Le lancinant « Si un jour » est alimenté par une boucle de guitares et de vocalises, tentative d'espoir évoquant l'idée d'une renaissance. « Mahler » est un hommage assumé à Chichin, un poème chanté avec lenteur et vibrato sur l'air d'une symphonie du compositeur (Gustav Malher), soutenu par des cordes sensibles. « Rendez-vous », magnifique, clôt le disque sur un air pétillant et optimiste, à base d'accordéon, de beats électroniques et de grands éclats de voix. Le rendez-vous est donné sur un futur boulevard, voire ‘Sous une forme animale / Gazeuse ou minérale / On sera juste deux molécules / qui se ventriculent’.

Et d'ici là ? Pardon d'être si prosaïque, mais on voudrait bien encore un peu de musique !

 

The Toxic Avenger

Angst

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The Toxic Avenger est le titre d’un film d’horreur parodique réalisé aux Etats-Unis. Mais ‘Le Vengeur Toxique’ est aussi le choix opéré par Simon Delacroix, le musicien, DJ, compositeur de musique électronique, pour se forger un nom. « Angst », traduction de colère ou peur en allemand, constitue son premier opus. Et il est une parfaite mise en contexte de ces sensations. Rarement de telles perceptions ont été aussi bien mariées à ce style de mélodies. Ce qui devrait amener le Français au rang de référence de la musique électro. D’autant qu’il use habilement de ses différents talents. Cet album a été composé en France, aux Etats-Unis et au Maroc et les sessions d’enregistrement ont bénéficié de plusieurs collaborations. Bonjour Afrique, la Norvégienne Annie, les Californiens de Lexicon, Simone elle est bonne, Robert Bruce sont les noms les plus significatifs de ces diverses unions.

A savoir que « Angst » est décliné en quatre morceaux différents, tous avec un certain quota de qualité. Et cette ramification mène à « Angst : four », l’une des dernières pistes. Elle allie magie et génie. Elle est le plus beau reflet du travail accompli tout au long de ces quinze plages. Baignant dans une atmosphère qui laisse quelque peu songer à Daft Punk, elle vous engloutit dans cette angoisse, scène principale sur laquelle jouent les notes. De plus, elle vient nous surprendre au moment où la lassitude commence à nous envahir. Vient alors une envie irrépressible d’encore. On savoure l’« Outro » avant un bonus complètement à côté de la plaque. Une chanson débarque « N’importe comment » (ce n’est pas moi qui le dit mais bien le titre de la chanson) dans un monde sis à des années lumière du sien. Mais qu’à cela ne tienne, The Toxic Avenger a blindé son ‘nouveau-né’ de tous les charmes que le Français a en stock. Pour preuve, les remixes parcourent déjà les ondes sonores.

Zoey van Goey

Propeller versus Wings

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« Propeller versus wings » constitue le second album de Zoey van Goey, un groupe écossais passé de trio à quatuor. Quoiqu’agréable à écouter, « The Cage Was Unlocked All Along », paru en 2009, n’avait pas rencontré de grand succès. Sculpté dans l’indie rock, leur nouvel elpee s’inscrit dans la lignée du premier. Notamment à cause de la sensibilité mélodique, proche sans se révéler totalement identique.  

Dans ces conditions, on ne peut tirer que les mêmes conclusions. Et craindre que ce disque récolte les mêmes échos que le précédent. Pourtant, il ne manque pas de saveur. Douceur et rythme font bon ménage tout au long de la plaque. Une combinaison qui peut même se révéler enivrante. Et “Sackville Sun” illustre parfaitement cette sensation ! Ou encore “My aviator”, dont le faux air de mélodie rétro glamour fait merveille sur “ My diamond’s best friend”. Deux coups de cœur encore : “ The cake and eating it” et “Little Island”. Bref, si le nouveau long playing de Zoey van Goey risque fort de ne pas défrayer la chronique, il ne manque pas de charme ; et par sa simplicité et sa délicatesse, ce charme finit par séduire...

En tout cas, pour ma part, je suis séduite!

Braids

Native Speaker

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Les Canadiens de Braids ont la tête clairement tournée vers le soleil. Récupérant les mêmes sonorités tropicales que Vampire Weekend, la même orientation psyché qu’Animal Collective et un peu de Régine (Arcade Fire) dans la voix, tous les éléments sont réunis pour créer le buzz en deux temps trois mouvements. D’autant plus que, plus tôt cette année, le quatuor s’est retrouvé embarqué par Friendly Fires pour une inspection des scènes européennes. Bien que « Native Speaker », leur premier LP, soit propice à quelques joyeux bondissements, il trouve plus particulièrement sa force au sein des morceaux les plus lents. A l’instar de « Glass Deers », « Native Speakers » et « Little Hand », carrément envoûtant.

Les quatre musiciens de Calgary s’inscrivent dans la vague de ces artistes art-pop qui vont marquer l’année 2011. De cette famille, on citera principalement EMA, Austra, Chad Valley et Keep Shelly In Athens. Dieu sait que la liste est longue et ne cesse de s’élargir. Mais si certains d'entre-eux risquent d’être oublié dès le prochain réveillon, Braids a le potentiel pour subsister plus que le temps d’un buzz. A écouter au plus vite.

Live : 07/07 aux Ardentes (Liège)

Obits

Moody, Standard and Poor

Écrit par

En choisissant un tel titre, Obits démontre qu’il possède un humour féroce. « Moody Standard and Poor » constitue son second opus et vu la référence aux célèbres agences de notation (‘Moody’s’ et ‘Standard & Poor’) tristement célèbres pour avoir provoqué de fameux déboires en Grèce, on est assurément incité à s’y plonger avec curiosité. Les Obits, une formation de gauche luttant contre les excès du capitalisme ? Peut-être. Encore que je ne retrouve pas ce message dans les compos proposées par « De Mauvaise Humeur, Normal et Pauvre », un opus sculpté dans un rock, ma foi fort classique. 

Les Obits se sont formés à Brooklyn. En 2006. Le line up réunit alors des ex-membres des groupes de post-hardcore Drive Like Jehu et Hot Snakes (le guitariste et chanteur Rick Froberg) ainsi que d’Edsel (le guitariste Sorhab Habibion). Le premier opus, « I blame you » paraît en 2009 et il est particulièrement réussi. Au menu, un rock garage mélodique teinté d’un zeste de punk, dans l’esprit de Radio Birdman voire des Stooges originels.  

Nous sommes en 2011, et rien de bien nouveau à l’horizon pour le trio américain ; puisqu’il reprend les ingrédients qui ont prouvé leur efficacité depuis leurs débuts. Des guitares et encore des guitares soutenues par une rythmique simple mais diablement efficace ! Judicieuse, la pointe d’agressivité s’invite donc sur des brûlots comme l’énergique « You Gotta Lose », parcouru par sa ligne de basse imparable, ou encore le groovy « I Want Results ». Tous les morceaux ne sont malheureusement pas de la même trempe (le moins percutant « Shift Operator ») ; mais on ne s’ennuie pas une seconde, même lors des instrumentaux. En extrapolant, on pourrait décrire leur style comme une version punk des très mésestimés Black Lipsticks ! Dommage que malgré la cohérence impressionnante, aucun morceau ne se détache du lot. 

Hjaltalìn

Terminal

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L’Islande ne finit pas de nous surprendre, et Hjaltalìn persiste et signe dans la catégorie de leurs confrères : tous inclassables. Originaires de Reykjavik, Hjaltalìn connaît un énorme succès national depuis 2007, c’est-à-dire lors de la sortie de leur premier album « Sleepdrunk Seasons » ; sans doute en raison de la palette des styles intégrés simultanément dans leur musique.

L’introduction et la conclusion de « Terminal » sont typiquement philharmoniques. Et pour cause, l’orchestre symphonique d’Islande a participé à l’enregistrement de l’opus d’un bout à l’autre. Ne vous y méprenez pas, les 11 titres ne restent pas figés dans un rock orchestré, mais traversent les genres et les époques : des violons très ’60s (« Feels like Sugar »), des ambiances ecclésiastiques menaçantes (« Son From Incidental Music »), le souvenir d’une comédie musicale (« Montabone »), des ballades pop moins encombrées ou plus rock, mais dignes d’un excellent single (« Stay By You »), des mélodies aux arrangements Disney (« Vanity Music »), un chant au refrain disco-funk (« 7 years »), le tout formant une grande épopée contemporaine.

Alors si l’écho sacré nous rappelle d’emblée Arcade Fire, Hjaltalìn se distingue nettement par les voix. Non contents d’être tous multi-instrumentistes, les membres du groupe passent aussi devant le micro, et ce, pour un échantillon vocal extrêmement varié : une voix masculine mixte, rauque ou soul, une voix féminine diaphane, funky ; et le tout entremêlé (« Hooked on Chili »).

« Terminal » nous invite à entrer dans un film qui n’atteindrait jamais une pleine éclaircie. Une musique généreuse et ample sans être pompeuse constitue ce disque magnifiant qui a consolé l’Islande en pleine crise et en ressort la tête haute, en réitérant ce qui était fondamentalement important.

Bachelorette

Bachelorette

Écrit par

« Bachelorette » trahit quelques relents liturgiques. Sur les deux premiers morceaux, on imaginerait presque un groupe de bonnes sœurs, le long de la plage, chantant au rythme de la guitare du curé. Et j’exagère à peine. Cette petite voix fluette et ses chœurs du même acabit n’ont absolument aucune consistance. Les mélodies, qui ont l’air, de piste en piste, quasi identiques, ne relèvent pas vraiment le niveau. Même pas sûr que les musiciens sachent dans quel monde ils veulent nous embarquer. On reste sur le quai et on regarde le bateau s’éloigner. Le sentiment que le navire va rapidement sombrer nous empêche de monter à bord. Et cette sensation nous sauve, car elle s’avère juste. Et personne ne se précipite pour reprendre quelque morceau que ce soit de l’épave. Car même en pièces détachées, l’album ne présente aucun véritable intérêt. Aucune plage n’a la véritable saveur amère de l’eau de mer. Aucun orage ne vient agiter cette même étendue d’eau, aucun souffle de vent ne vient pousser l’embarcation. C’est un surplace perpétuel. Et jamais la situation ne se débloque. Ceux qui avaient pris place sur le paquebot pensant partir à l’aventure, partagent une sombre pensée : ils n’auront rien à raconter de leur croisière qui leur a juste causé le mal de mer.

 

New Keepers of the Water Towers

The Calydonian Hunt

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New Keepers of the Water Towers est une formation suédoise réunissant Rasmus Booberg au  chant et à la guitare, Tor Sjöden à la batterie, Victor Berg à la guitare et Robin Holmberg à la basse. En quatre années, la formation a publié autant d’albums. Et « The Calydonian Hunt » constitue donc leur quatrième.

NKOTWT propose une musique aux sonorités graves et aux riffs endiablés. Les vocaux sont mélodieux, mais ils émanent du plus profond des tripes, et même plus encore. C’est leur marque de fabrique.

« Abyssal Lord » ouvre l’elpee. Une introduction plutôt impressionnante au cours de laquelle le combo nous transporte instantanément en plein cœur des abysses de leur univers.

Tout au long de « Crystal Lake », cordes de guitares et de basse s’en donnent à cœur joie, apportant ainsi une autre dimension à leur style musical. En fait, et c’est paradoxal, si leur musique s’adresse d’abord aux métalleux, il est susceptible de plaire à celles et ceux qui ne le sont pas. Et le titre qui clôt l’opus, « The Sword In The Stone » synthétise parfaitement cette amplitude. La basse y est lourde, les drums révoltés, le chant tour à tour enragé ou tendre…

Various Artists

Nos rêves sont nos armes

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« Nos rêves sont nos armes » est une compilation réalisée pour que nous n’oublions pas les révolutions du monde arabe. On le sait, Internet a joué un rôle important dans les révoltes en Tunisie et en Egypte. Ce n’est pas un secret non plus de dire que l’art dans son sens le plus large a toujours été porteur de messages à toute époque, dans toute civilisation. La musique est sans doute l’un des moyens les plus facilement décryptables et dont la capacité de propagande est une des plus fortes. Il suffit alors de combiner ces deux éléments pour multiplier les traces. Les chansons, appels et soutiens à la révolution pacifique, ont alors éclaté sur la toile du web. Quatorze exemples sont apposés sur cette compilation.

Ce recueil est relativement éclectique : on y trouve des notes d’instruments typiquement orientaux comme du rap. Musicalement parlant, notre oreille est trop peu accoutumée à ces rythmes orientaux que pour réellement en profiter. Aussi, peu d’entre nous prendrons plaisir à écouter ces voix tunisiennes et égyptiennes clamer leurs droits. On trouve tout de même quelques airs qui pourraient donner envie de se trémousser sur des mélodies inhabituelles. Même si, après l’écoute, le respect que nous avions envers ces civilisations s’en trouve grandi.

 

Architecture In Helsinki

Moment Bends

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Architecture in Helsinki est, comme son nom ne l’indique pas, un groupe originaire d’Australie. Il a été fondé en 2000. Les musiciens du pays des kangourous ont envahi la sphère musicale en 2003 pour y pondre leur premier album, « Fingers crossed ». Mais le summum de leur succès reste attribué au second opus, au titre étrange, réalisé en 2005, « In case we die ». Les deux expériences suivantes « We died, they remixed » et « Place like this », respectivement en 2006 et 2007, avaient nettement moins séduit la critique.

« Moment Bends » est loin des jolies mélodies colorées et délurées qui avaient conduit les huit Océaniens à la gloire. Les enfants qu’ils étaient alors ont grandi. Et ‘l’âge mûr’ apporte son lot de désagréments. Moins de rythme, moins d’esprit décalé. On rentre tout doucement dans le rang. Le nombre de suiveurs s’amenuise fortement. Les propositions avancées ne sont plus suffisamment osées à leur goût. Et on les comprend. On est en droit d’attendre bien plus d’une bande disposant du potentiel d’Architecture in Helsinki. Cet album est un peu trop gentillet et doucereux. Une seule piste tire légèrement son épingle du jeu : « Everything’s blue ». Mais ne nous laissons pas non plus emporter par des attentes construites sur un brillant passé. Car tout n’est pas à jeter dans « Moment Bends ». Certains airs restent sympathiques. Comme « That beep », porté par une voix féminine, qui nous emmène un court temps dans l’univers de la chanteuse. Mais toujours on se demande quand les notes des Australiens vont réellement s’emballer. La réponse est : jamais. Et venant d’eux, on ne peut se contenter de quelques mélodies ‘sympathiques’, trop fragiles que pour avoir le pouvoir de marquer les esprits et de satisfaire les amateurs d’Architecture in Helsinki.

Elbow

Build a rocket boys

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Elbow est un quintet issu de Manchester. Il nous revient trois ans après avoir rencontré son premier véritable succès commercial, « The Seldom Seen Kid ». Et « Build a rocket boys » devrait suivre plus ou moins le même chemin. Les mélodies sont d’une finesse extrême, empreintes d’une belle mélancolie ; elles glissent dans l’oreille comme des poissons fendent la rivière. La douce et jolie voix de Guy Garvey vient voleter à la surface de ces airs limpides. Et le temps peut passer sans que jamais on n’en prenne conscience. Pour preuve, les huit minutes de « The Birds » s’écoulent sans qu’on ne prête attention à la longueur du morceau. Le chanteur nous envoûte, nous noie dans son océan de notes parfaites.

Elbow a construit un petit coin de paradis. Le quintette répond au plaisir du public, il envoie celui-ci au septième ciel. Mais trop de perfection mène à l’ennui et à l’indifférence. Une fois dans les nuages, on ne demande qu’à redescendre sur terre, là où les défauts peuvent avoir autant de charme que les qualités. Car c’est avant tout notre appréciation de ces failles qui détermine le fondement d’un lien avec quelqu’un ou quelque chose. Et dans cette optique, les cinq Mancuniens partent avec un fameux handicap. Les adeptes de cette logique apprécieront modérément « Build a rocket boys ». Pour ceux qui peuvent estimer la perfection à sa juste valeur : régalez-vous !

 

The Dodos

No Color

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The Dodos est certainement une espèce rare mais pas encore éteinte. Même si certains auraient voulu les abattre après la confection d’un album (« Time to die »), qualifié par une certaine presse critique de décevant. Mais ces drôles d’oiseaux n’ont pas dit leur dernier mot. Et il ne s’agit pas ici de faire du bruit inutile pour parader devant un public, tel un perroquet. Ils ne nous prennent pas pour des pigeons et nous servent un chant qui berce mélodieusement nos oreilles. Leur musique est aussi douce et pure que la colombe, aussi poétique que l’albatros, aussi rythmée que les battements d’ailes du colibri. Ces airs, qui soulèvent les membres plumés de ces divers volatiles, nous emmènent vers des cieux décalés. Témoin de cette véritable envolée sauvage, Léonard De Vinci doit se retourner dans sa tombe en voyant à quel point il est simple de nous envoyer dans les nuages. Le temps d’un album nous sommes tous membres d’un peuple migrateur suivant non pas son instinct, mais le talent d’un groupe. Car même s’il n’y a pas de grande surprise le long de la route, cette dernière mène toujours au soleil. En bref, The Dodos ne sont pas cuits, car « No Color » leur rend le crédit qu’ils avaient peut-être perdu lors de la sortie de leur dernier opus ; mais ils restent bel et bien savoureux.

Mais trêve de métaphores et de mauvais jeux de mots. Ces neuf pistes ne sont pas les plus éclatantes et originales de la formation. Bien que « Companions » affiche un petit côté ‘drôle’ et inattendu ou que « No color » soit sans doute orphelin d’un brin de folie, le groupe laisse toutefois la place pour combler ce manque sur scène. Finalement, ce quatrième elpee ne se grave pas dans les mémoires mais délivre un certain plaisir sensoriel immédiat. Par conséquent, les vautours de la critique devront encore attendre avant de savourer la carcasse sans vie de The Dodos.

 

The Dears

Degeneration Street (a)

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« Degeneration Street » démontre parfaitement, que malgré les multiples bouleversements de line up, le groupe québécois ne manque pas de ressources. The Dears nous offre un album très hétéroclite. La première et la dernière piste, respectivement « Omega Dog » et « Degeneration Street », en attestent. Elles nous plongent dans des univers complètement différents. Le titre maître voyage au sein d’une dimension davantage émotionnelle. Sa mélodie est un véritable tapis de velours pour la délicate voix de Murray Lightburn. Faut dire aussi que Murray Ligthburn possède un superbe timbre vocal. C’est le diamant brut de The Dears. Mais LE grand moment est incontestablement « Galactic Tides ». Bien qu’il ne soit pas fondamentalement original, d’autres ayant déjà utilisé les mêmes armes, ce morceau nous envoie une salve de frissons. Les rythmes plus endiablés comme celui de « Blood » ou de « Stick With Me Kid » compensent le manque d’adrénaline des plages les plus calmes. Ce qui n’empêche pas de rencontrer des intermèdes ennuyeux, comme « Thrones ». Le parcours est donc un peu (trop ?) vallonné. Les montées et les descentes successives finissent par fatiguer. Nous sommes satisfaits mais pas nécessairement rassasiés.

Rival Sons sous pression

Écrit par

Fondée en 2008, Rival Sons est une formation californienne, issue de Los Angeles très exactement, qui reconnaît pour influences majeures les Doors, Led Zeppelin, le blues, la soul et le gospel. La presse yankee estime qu’il s’agit d’une des plus belles promesses du rock contemporain. Début de cette année, Jay Buchanan, Scott Holiday, Robin Everheart et Michael Miley se sont enfermés en studio pour enregistrer « Pressure & Time », leur premier album. L’artwork de la pochette a été réalisé par Storm Thogerson, notoire pour avoir créé celles de Pink Floyd, Genesis, Led Zeppelin et Dream Theater.

A découvrir à Werchter ce samedi 2 juin.

Tracklisting

All Over the Road
Young Love
Pressure and Time
Only One
Get Mine
Burn Down Los Angeles
Save Me
Gypsy Heart
White Noise
Face of Light

http://www.youtube.com/watch?v=IaVvmj-dBCY&feature=playe_embedded
http://www.rivalsons.com/

http://www.myspace.com/rivalsons

L’été selon General Elektriks…

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Alias Hervé Salter, General Elektriks avait récolté un franc succès lors de la sortie de son album « Good City for Dreamers », en 2009. L’auteur/compositeur/multi-instrumentiste/producteur et dénicheur de talents (Pigeon John, Honeycut, Antonionian...) publiera son nouvel opus ce 10 octobre. Il s’intitulera "Parker street". Le hip hop y deviendra pop, le funk glissera vers le rock et la soul se fera électronique… Un avant-goût ? "Summer Is Here", un premier extrait de l’elpee disponible sur la toile :

http://soundcloud.com/discograph-1/summer-is-here-single-edit

http://www.dailymotion.com/video/xkoasd_summer-is-here-general-elektriks_music#hp-v-v4

Pour plus d’infos : http://www.discograph.com/generalelektriks/

 

Glasgow, c’est français !

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Glasgow est une formation française née… en Ecosse. Leur album, « Le Sexe des Anges » paraîtra au cours de ce mois d’octobre. Le style du groupe ? Fondamentalement rock. Mais interprété dans la langue de Molière.

Le single, “Chien et Chat”, fait l’objet d’un clip pour lequel le combo est accompagné du comédien Bruno Solo, qui apparemment, a eu un coup de cœur, pour le groupe.

http://www.youtube.com/watch?v=9WnbzM5wUiU
http://www.dailymotion.com/video/xja37m_glasgow-clip-chien-et-chat-avec-bruno-solo_music