New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Those Electric Boots are made for walking.

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Le leader des Eagles of Death Metal, Jesse ‘The Devil’ Hughes, publiera son 1er album solo, sous le pseudo de Boots Electric. « Honkey Kong » sera disponible dès le 19 septembre. Il a été produit par Tony Hoffer (Beck, Depeche Mode, The Kooks) et coécrit en compagnie de Money Mark, collaborateur des Beasties Boys.

Vous pouvez télécharger le titre « Boots Electric Theme » avec Brody Dalle des Distillers sur le lien suivant : http://www.boots-electric.com

 

 

 

 

Scum Manifesto !

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S.C.U.M., sigle de Society for Cutting Up Men, est un patronyme qui rend hommage au SCUM Manifesto de Valérie Solanas, célèbre féministe qui considérait les hommes comme une erreur biologique et souhaitait donc les émasculer...

Originaire de Londres, S.C.U.M. a commencé à faire parler de lui en 2009 grâce au single "Visions Arise". Il publiera son premier LP le 12 septembre.

Le groupe sortira également un maxi, ce 18 juillet, sur lequel on retrouvera un nouveau single, "Amber Hands", ainsi que des remixes opérés par Sonic Boom et Silver Apples.

http://www.myspace.com/scum1968

 

 

Rien n’est mauvais chez Dawes…

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Véritable pur-sang yankee, Dawes éditera son second long playing ce 22 août prochain. Responsable d’une musique typiquement yankee, sorte de Springsteen à la mode country, le combo californien (Los Angeles) l’a intitulé « Nothing Is Wrong ». Si c’est eux qui le disent… ’

Track listing:

1. Time Spent In Los Angeles
2. If I Wanted Someone
3. My Way Back Home
4. Coming Back To A Man
5. So Well
6. How Far We've Come
7. Fire Away
8. Moon In The Water
9. Million Dollar Bill
10. The Way You Laugh
11. A Little Bit Of Everything

http://soundcloud.com/loose-music/sets/dawes/s-iQc1G
http://loosemusic.com/dawes/

 

Les pulsations cardiaques des Shimmering Stars

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Le nouvel opus de Shimmering Stars paraîtra le 12 septembre prochain. Intitulé « Violent Hearts », il baignera dans une dream pop candide, réminiscente des années 50 et 60.  Le trio Canadien (Vancouver) reconnaît d’ailleurs comme influences majeures, les Everly Brothers, Phil Spector et Bo Diddley.

Wilco aime son label…

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Wilco publiera sa 8ème livraison au cours de cet automne. “I Might” en a été extrait pour paraître en single. Il paraîtra en Europe ce 18 juillet. Il s’agit en fait d’une adaptation d’une compo de Nick Lowe, « I Love My Label »

TV On The Radio et Nels Cline sur le nouveau Tinariwen

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La formation touareg Tinariwen publiera son nouvel opus ce 29 août prochain. Intitulé « Tassili », il a bénéficié du concours de musiciens de TV On The Radio ainsi que de Nels Cline (Wilco). Les maîtres de Tamikrest se produiront, en outre, à l’AB le 19 octobre afin de défendre leur blues rock du désert.

Tracklisting

1.  Imidiwan Ma Tenam (feat Nels Cline of Wilco)
2.  Asuf D Alwa
3.  Tenere Taqhim Tossam (feat Tunde Adebimpe & Kyp Malone of TV On The Radio)

4.  Ya Messinagh
5.  Walla Illa
6.  Tameyawt
7.  Imidiwan Win Sahara
8.  Tamiditin Tan Ufrawan
9.  Tiliaden Osamnat
10. Djeredjere
11. Iswegh Attay

http://www.tinariwen.com

 

Pete Philly Sound

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Libéré de ses Perquisite, Pete Philly s’est donc lancé dans une carrière solo. Et son premier elpee personnel, « One », paraîtra ce 3 octobre. Dans la foulée, l’artiste partira en tournée, un périple qui passera par l’AB le 14 du même mois.

http://www.petephilly.com
http://www.facebook.com/petephillymusic 

 

Des Shoes fait(es) pour danser.

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The Shoes, duo français ultra médiatisé, vient de publier son très attendu 1er album, « Crack My Bones ». A l’affiche de Pukkelpop, ce 20 août, rien ne semble pouvoir arrêter l’irrésistible ascension de Guillaume et Benjamin, déjà producteurs pour Shakira et Raphael…

Gonzales, Esser et Wave Machines ont participé aux sessions d’enregistrement de cet elpee, apparemment influencé par Hot Chip, LCD Soundsytem et The Cure.

http://www.lmflf.be/theshoes/

 

N.E.W.S. Records se lance dans la télévision.

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La maison de disque N.E.W.S. Records a lancé N.E.W.S. tv.

La chaîne présentera régulièrement des émissions abordant divers aspects de la société et du ‘business’ : interviews d’artistes nationaux et internationaux, reportages en tournée, regard dans les coulisses de la société elle-même, reportages événementiels,...

N.E.W.S. tv est diffusée via la chaîne Youtube de N.E.W.S. Records.

La première émission propose de suivre l’icône DJ et directeur de label Dr. Lektroluv durant sa tournée, accomplie le mois dernier, au Brésil.

http://www.youtube.com/newsrecords

http://www.facebook.com/newsrecords

http://www.twitter.com/newsrecords

  

Concours musical Méli Mélo 2012

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La première édition du concours musical Méli Mélo a remporté un vif succès puisque ce ne sont pas moins de 500 personnes qui ont assisté aux deux demi-finales et à la finale. L’édition 2011 a couronné For 24 Lives (prix du jury) et UR3 (prix du public) dans une finale où participaient également Baby’s on Board et Madame’s tout le Monde.

Vu le succès de cette première édition, une seconde aura lieu en 2012, selon les mêmes modalités. Une première demi-finale est déjà programmée à la Vitamin’Z le 20 janvier 2012. La finale aura lieu aux alentours le 24 mars 2012.

En pratique

Méli Mélo induit une idée de mélange, c'est l'idée force du concours. Mélanger les textes à la musique, mélanger les musiques aux textes. La plupart des concours "rock" font la part belle à la musique et ne prêtent que peu d'attention aux textes. Méli Mélo, c'est son originalité, donnera la priorité aux textes tout en étant à l'écoute de la qualité musicale.

Il va de soi que les textes devront être en accord avec les valeurs défendues par la laïcité: liberté, égalité, solidarité, émancipation, antiracisme,... Ceci ne doit pas empêcher les candidats de présenter et de proposer des textes engagés et impertinents. Bien au contraire !!!

En pratique, il est demandé à chaque candidat ou groupe de proposer au minimum trois morceaux originaux avec des textes engagés, en français de préférence, mais ce n’est pas une exclusive. Le style musical est entièrement libre (rock, pop, électro, chanson française, rap, punk, métal, hardcore, alternative…). Priorité sera donnée aux groupes n’ayant jamais enregistré.

Les morceaux et les textes devront être envoyés au CAL BW - Concours Méli Mélo/Dominique Nuydt (rue Lambert Fortune 33, 1300 Wavre) ou être disponibles sur myspace. L'inscription au concours est gratuite. Renseignements: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Le concours est ouvert dès ce mois de juin 2011, la clôture des candidatures est fixée au 31 décembre 2011 (formulaire d'inscription en téléchargement sur le site http://www.calbw.be )

Escales festival philo

Méli Mélo se déroule dans le cadre de « Escales festival philo » dont le thème 2012 sera le désir. Un vaste programme !

(d’après communiqué de presse)

 

Toro Y Moi

Underneath The Pine

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Chaz Bundick n’a perdu son temps. A peine après avoir créé le buzz autour de son premier LP, « Causers Of This », le surnommé Toro Y Moi s’est attelé à la confection de son second recueil. Toujours plus transat que pistes de danses, « Underneath The Pine » délivre onze couches de crème glacée à dévorer d’une traite sous le soleil. A chaque cuillérée sa saveur unique. Ainsi, on virevolte entre « New Beat » et ses pépites funky, « Go With You » et sa nappe d’electronica concassée, « Divina » ou « Good Hold » et leurs délicieuses nappes de piano, « Still Sound » et son beat en loop bien proportionné… Bundick dose le tout avec une telle subtilité, que la perspective d’indigestion n’est envisageable qu’en cas de surconsommation. « Underneath The Pine » permet à Toro Y Moi d’élargir son champ de vision. Celui-là même qui semblait légèrement limité sur « Causers Of This ». Un disque à consommer au dessert, en observant une modération toute relative. Reste que l’on est toujours à quelques lieues des parfaites petites galettes de son pote Washed Out, tellement savoureuses que la concurrence peut aller gentiment se rhabiller…

 

Vanth

Parallel-Overdrive (Ep)

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Originaire de Florence, Vanth pratiquait à ses débuts, soit vers 2006, un black metal rude, aride et sans grande maîtrise.

Aujourd’hui, les choses ont bien changé et le guitariste-chanteur Ace a troqué sa cartouchière contre un échantillonneur.

Le combo qualifie sa musique de ‘Modern synth-rock’ et passe désormais davantage de temps à Göteborg qu’à Milan.

Si une légère influence de Rammstein (en moins martial) contamine les trois premiers titres, le reste se révèle finalement d’une grande banalité, pour ne pas dire insipidité. Sorte de ballade électro pop, « Come Sweepers Come » est dénuée de la moindre subtilité. Quant à la plage finale, elle nous emmène sans transition dans le monde de la techno pure. Pfff…

 

Elvin Bishop

Raisin' Hell Revue

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Elvin Bishop est un des tous premiers guitaristes blancs à s'être illustré sur la scène du blues. C’était au cœur des sixties. Il sévissait alors dans le Paul Butterfield Blues Band, auprès du remarquable chanteur/harmoniciste Mike Bloomfield, pionnier aujourd'hui disparu. La discographie d’Elvin est impressionnante ; mais pour Delta Groove, il n’avait, à ce jour, signé que deux elpees : "The blues rolls on" en 2008 et "Red dog speaks" en 2010. Et l’an dernier, il avait immortalisé ‘live’ une de ces croisières musicales qui transportent sur des paquebots de nombreux artistes de blues et leurs fans, à destination des îles du soleil, lors d’une Legendary Rhythm & Blues Cruise. Un périple accompli pour le plaisir des oreilles, bien sûr !

Dans le cadre de ce "Raisin' Hell Revue", Elvin partage les planches en compagnie du chanteur noir Finis Tasby, du chanteur/harmoniciste John Nemeth, du guitariste Chris ‘Kid’ Andersen (NDR : l'ancien gratteur de Charlie Musselwite) et du saxophoniste californien Terry Hanck.

Le concert s’ouvre par "Callin' all cows", un zydeco particulièrement remuant. Steve Willis malmène son accordéon sur le Bo Diddley beat. D’entrée, l’ambiance est déjà bien festive. Caractérisé par ce riff cher à Elmore James, le "Whole lotta lovin" de Maxwell Davis est sans aucun doute la meilleure plage de l’opus. Derrière le chant impeccable de Finis Tasby, Kid Andersen et Bishop rivalisent de virtuosité. "Fooled around and fell in love" est une ballade contagieuse. John Nemeth chante d’une voix pure, taillée pour le R&B, pendant que Bishop signe un solo tout en feeling. "What the hell is goin' on" est hanté par les sonorités primaires issues du Delta. La voix rocailleuse d'Elvin baigne ici dans son élément. John Nemeth et la charmante Lisa Leu Andersen (probablement l'épouse du Kid) partagent le chant tout au long de la cover du hit de Ray Charles, "The night time is the right time". Finis Tasby empoigne le micro pour reprendre le "Down in Virginia" de Jimmy Reed, abordé dans ce style si caractéristique des swamps. Elvin emprunte une voix de fausset pour attaquer son "Rock my soul". Il est épaulé par un chœur improvisé. Ed Earley se distingue au trombone, alors que les solistes se succèdent : Nemeth, Bishop, Andersen et Bob Welsh. Terry Hanck chante son "Cryin' fool", mais son organe vocal n’est guère convainquant. Heureusement que Bishop s'est glissé le bottleneck au doigt, pour signer un bon exercice de style à la slide. Les reprises défilent. Tasby chante "River's invitation", une compo signée par un de ses maîtres, Percy Mayfield. Elvin est dans son élément quand il peut chanter en dialoguant avec son public. A l’instar de "Dyin' flu", un blues lent écrit issu de la plume d’Albert Collins. Et en fin de parcours, on épinglera encore le bouleversant "It hurts me too"…

Class B Band

Movie T

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Paire rigolote réunissant de faux jumeaux issus de la côte Hispanique, j'ai nommé DJ Bea Tricks à ma droite (côté platines) et Beatmaster G, human beatbox, à ma gauche, Class B Band secoue le dancefloor avec un second degré salvateur tout en plongeant l'auditeur dans un périple ludique aux intonations eighties bien balancées.

Bande-son originale pour séries B imaginaires, l'humour est omniprésent et transforme cet OVNI en référence ultime de la non-prise de tête. Sorte de pied de nez aux DJ's érigés en stars internationales, Class B Band ramène le propos à l'essentiel : le fun.

Entre fancy-fair pour monstres, fantômes d'Halloween et after party hallucinée, « Movie T » renouvèle un genre un peu trop enclin à s'auto-aduler par la grâce de sonorités certainement ultra-datées mais qui savamment équilibrées, font mouche.

Bien que manquant un peu de variations dans l'ensemble, les quinze titres de cet album offrent néanmoins un lifting bienvenu dans cette ère technologique où les conventions riment de plus en plus avec sensations.

C'est officiel: B Class Band est déclaré champion de la seconde division!

Deep Purple

Phoenix Rising (cd + dvd)

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Entre 1975 et 1976, Deep Purple se fendait d’une tournée mondiale, sous son line up le plus controversé. Il réunissait à l’époque David Coverdale (chant), Glen Hughes (basse), Tomy Bolin (guitare) et enfin Ian Paice (Batterie) ainsi que de John Lord, tout deux survivants de la mythique formation originale.

« Phoenix Rising » est un document intéressant à plus d’un titre. Souffrant d’un son plus qu’approximatif, un « Last Concert in Japan » avait vu le jour en 1977. Bide total. Plus complète, et remasterisée une nouvelle version paraissait en 2001, sous le titre « This Time Around : Live in Tokyo ». Sur « Phoenix Rising », les images viennent se joindre à la musique. Et pour le Cd audio, on (re)découvre huit titres de cette période sulfureuse, dont « Burn », « Love Child », « Smoke on the Water », « You Keep on Movin » et « Highway Star ». Plus excitant, le DVD offre un documentaire de trente minutes, “Rises over Japan” tourné en 1976 au célèbre Budokan et restauré en HD. Mieux encore, « Getting Tighter », excellent film de 80 minutes, dévoile les propos de Jon Lord et de Glenn Hugues qui racontent les années post Gillan.

Un témoignage émouvant également qui nous permet de savourer le talent de Tomy Bolin, guitariste d’exception trop tôt disparu à l’aube de ses vingt-cinq ans, emporté par une overdose d’héroïne.

« Phoenix Rising » constitue donc un objet incontournable pour les fans du pourpre profond, et une pièce de belle facture pour les collectionneurs.

 

Destroyer

Kaputt

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A contrario du patronyme à consonance guerrière, Destroyer n’est pas un énième groupe de Death-Metal, mais un projet du très prolifique Dan Bejar, actif tant chez Swan Lake que The New Pornographers. Et, s’il est question de destruction ici, c’est seulement celle des carcans musicaux classiques… quitte à ce que ce soit opéré à l’encontre du bon goût !

Formation à profil variable, Destroyer est né en 1995, et « Kaputt » constitue déjà son 9ème album. Pour décrire sa musique, l’artiste canadien évoque une forme d’‘European Blues’. Parfois envoûtante, elle est empreinte d’une grande sensibilité ; mais très riche, elle s’avère assez difficile à décrire. Un style qu’on pourrait qualifier, mais sous les réserves d’usage, d’indie-glam inspiré et luxuriant, véhiculant des textes abstraits et poétiques. Une rencontre hypothétique entre Bowie et Pavement, en quelque sorte.

« Kaputt » est une œuvre qui ne s’impose guère de limites. « Songs for America » évoque inévitablement le Duke, une compo cuivrée, éclaboussée de saxos dégoulinants circa 80’s et d’interventions de trompette. Plus délicat « Blue Eyes » est enrobé de chœurs féminins. Constamment à cheval entre l’exubérance des eighties et le rock indie des nineties, Béjar compose également des chansons pop lyriques et bouleversantes. A l’instar de « Chinatown » ou du titre maître qu’il chante d’un timbre légèrement nasillard. Les synthés vaporeux côtoient constamment les guitares voire même les flûtes, comme sur le kitch « Suicide Demo for Kara Walker », une plage superbe de plus de 8 minutes.

Plus accessible que ses œuvres précédentes, « Kaputt » privilégie les morceaux à tiroirs, un peu dans l’esprit de la version longue de « Bay of Pig », qui figurait sur l’Ep précédent.

En concert ce 26 juin au VK de Bruxelles.

 

Djinn Saout

Le désir des grands espaces

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Djinn Saout est une formation issue de la région namuroise. Un quatuor fondé par Olivier Godfroid et Corentin Simon (auteurs-compositeurs, chanteurs et guitaristes), rejoints ensuite par Nicolas Fieremans (basse) et Maxime Champion (batterie). Il y a dix ans que le groupe existe et manifestement l’envie est toujours bien présente chez les musicos. Désireux avant tout de créer une musique différente, ils n’hésitent pas à laisser leur imagination voguer au gré d’un rock progressif tel que le pratiquait autrefois, à une autre échelle, Ange.

Leur premier cd ne sort qu’en 2009. Il leur aura donc fallu huit longues années pour trouver la bonne voie et peaufiner un premier album. Fort de huit titres, « Le souffle des pantins » avait bénéficié de la complicité de Walter Prévoo (ex-musicien d’Abbey Road, claviériste de Cannon Ball). Déjà à cette époque, pour pouvoir apprécier leurs compos, il fallait oser pénétrer l’univers du quatuor, amoureux d’originalité et de beaux mots.

« Le désir des grands espaces » se décline en douze titres et deux bonus qui sont autant de tableaux différents que Corentin et Olivier ont barbouillé de leur poésie surréaliste.

Mêlant énergie et mélodie, Olivier et Corentin sont véritablement amoureux de la langue française et ne cachent pas leur attirance pour une chanson brillamment construite. Le phrasé est très (trop) soigné et pêche peut-être par manque de simplicité. Visiblement, Djinn Saout ne boxe pas dans la même catégorie que la grosse majorité des auteurs-compositeurs-interprètes de chanson française. Attention, cette qualité ou richesse, pourrait rebuter plus d’un mélomane lambda, car leurs chansons ne sont pas toujours très faciles d’accès.

Accrochez-vous, ouvrez grandes vos oreilles et aérez-vous le cerveau avant d’entrer dans le monde mystérieux et chevaleresque de Djinn Saout. Mais attention, l’œuvre ne se laisse pas apprivoiser à la première écoute…

 

Dolorean

The Unfazed

Écrit par

Dolorean (aucun rapport avec les Barcelonais de Delorean) revient quatre longues années après la publication de « You Can’t Win ». Pour concocter « The Unfazed », la bande à Al James a rejoint les rangs du label Fargo et se tourne définitivement vers le pur Americana. Le combo d’Oregon compose de jolies petites mélodies fortement influencées par Neil Young, même si elles ne sont pas sans rappeler les travaux de Ryan Adams & The Cardinals. Sur « You Can’t Win », Dolorean avait réussi à transporter délicatement l’auditeur, de la même manière qu’y parvient le mentor de la formation, Damien Jurado.

Pourtant, ici, la magie n’opère qu’à moitié. « The Unfazed », malgré sa durée tout à fait standard, semble s’éterniser inutilement et tombe invariablement dans le phrasé et la mélodie affectés. Il y a certes de très belles mélopées (« Fools Gold Ring », « If I Find Love », « These Slopes Gave Me Hope ») ; mais, sur la longueur, ce disque est tout simplement soporifique. « The Unfazed » devrait séduire les inconditionnels d’Americana. Les autres se feront tout simplement chier au bout d’un quart d’heure.

 

The Future Dead

Ways of new amusement

Écrit par

C'est paraît-il écrit dans les astres. Le futur leur appartient. Ce n'est pas moi qui le dit. C'est une voyante consultée lors d'une foire occulte qui l'affirme.

Et sur foi de ce premier album, tous les espoirs sont permis pour ces cinq Gantois dont la Pop acidulée évite habilement de tomber dans le piège de la mièvrerie.

Chouettes comptines empruntant tantôt à Pavement, tantôt chez Folk Implosion, voire même aux Pixies, ce recueil de douze chansons d'une fraîcheur bienvenue amorce l'été des festivals.

Mélodies renversantes de simplicité et d'efficacité (‘clap-clap, clap-clap’), refrains enfantins et entêtants (‘wou-ou, wou-ou’), et bonhommie récréative (‘yeah yeah yeah’) ; le cocktail, s'il ne chamboule pas l'équilibre de l'univers, a le mérite de commander directement à l'hypothalamus une giclée d'endorphines propices à l'étirement de nos zygomatiques.

Reste le mystère de ce funeste présage sur la pochette, tête de mort en filigrane, et l'énigme d'un nom de groupe aussi intrigant à l'écoute d'une musique si enjouée.

Madame Irma, que voyez-vous dans vos cartes?

 

Howe Gelb

Algerias

Écrit par

Certains artistes transpirent la classe. Peu importe ce qu’ils entreprennent, ils atteignent leur objectif. Et très peu d’entre eux peuvent se targuer de réussir ce qu’ils entreprennent. Pas nécessairement d’un point de vue commercial, mais sous l’aspect de la création. Et Howe Gelb appartient clairement à cette catégorie de personnages inspirés.

Faut pas vous faire un dessin pour vous rappeler toutes les expérimentations qu’il a menées au sein de Giant Sand. Et en solo, elles sont tout aussi intéressantes. On se souvient d’ailleurs que dernièrement, il avait enregistré un album en compagnie d’une chorale gospel, au sein d’une église. Mais pour concocter ce nouvel elpee, il a tout simplement fait appel au groupe de flamenco, Band of Gypsies. Un disque dont les sessions se sont déroulées près de Cordoue, en Espagne. De cette escapade ibérique, est donc né cet « Algerias ». Son Arizona natal n’a jamais été aussi proche de l’Andalousie. Le rock et l’americana, du flamenco, non plus. Maintenant, ce n’est pas le meilleur opus commis par Howe, à ce jour. Mais ses 13 compos tiennent parfaitement la route. On ne lui en demande pas plus !

 

L

Initiale

Écrit par

Précédée par l’excellente réputation de son single « Petite », succès qui lui a permis d’être déjà comparée à Nougaro, Brel ou Barbara, L, alias Raphaëlle Lannardère, se fend de son premier ouvrage ‘longue durée’. Hélas pour les connaisseurs de la génitrice de la ‘petite’, il ne s’agit ici que du bois de rallonge. En effet, aux 6 titres présents sur son premier Ep, « Premières lettres », paru en février 2008, se sont seulement ajoutées cinq nouvelles compos. Un peu décevant pour tous ceux qui le possédaient déjà…

Pour tous les autres, mais qui est donc Raphaële Lannadère, alias L ? Une jeune artiste française, auteur, compositrice et interprète, qui ose un chant très personnel et s’est choisi pour nom de scène une simple initiale.

D’abord, elle étudie le chant, notamment auprès de l’ethno-musicologue Martina A. Catella. Elle découvre le gospel, les chants corses, tziganes, pakistanais… et se produit sur de nombreuses scènes : Les Suds d’Arles, le Festival de Pierrefonds, le Théâtre du Lierre… Début des années 2000, elle ose et effectue ses premiers pas en solo, reprenant des classiques de Piaf, Ferré, Brel, Barbara dont elle se saoule littéralement.

Une seconde imprégnation, dans la chanson lusophone cette fois, auprès de Ricardo Tete et Teofilo Chantre, l’incite à explorer les rythmes et la poésie émanant du fado, style si particulier et si propre à Casaria Evora.

En 2008 donc, elle se décide de publier son premier ouvrage. Il est autoproduit. Arrivées dans l’oreille de M et de Brigitte Fontaine, les mélodies font mouche. Brigitte la prendra d’ailleurs sous son aile et lui confiera ses premières parties.

« Initiale» constitue donc ‘officiellement’ le premier album de Raphaëlle, même si…

Accompagnée de Donia Berriri au piano, Jérôme Boirivant aux guitares, Mathieu Gramoli à la batterie et Xavier Zolli à la basse, Raphaëlle nous propose onze épisodes de climats et de situations qui se succèdent.

Jouant habilement d’une voix subtile comme si elle était juste soufflée, à la fois sombre et limpide, L met en musique ses textes sensuels et féminins. Mêlant les genres, L nous emmène dans ses univers, teintés de plusieurs influences tels le rock ou encore le tango, passant d’une habanera aux relents sud-américains (« Mes lèvres ») à une mélodie rythmée (« Jalouse », « Pas de ciné »).

Dans ses textes, tantôt, elle rêve d’amour (« Mescaline », « Petite »), tantôt elle chante la misère et les déviances des villes (« Château Rouge », « Romance », « Série Noire »). Heureusement que de temps à autre son imaginaire lui permet de s’évader de ce triste monde (« Initiale », « Pareil »).

L a osé prendre le contrepied de beaucoup de chanteuses actuelles et c’est tant mieux car à force de toujours utiliser le même moule et les mêmes ingrédients, les saveurs et les formats deviennent tous plus ou moins semblables. Oserez-vous, vous aussi, trancher avec ces habitudes ?