New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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Candye Kane

Sister Vagabond

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Cette chanteuse californienne véhicule une image très caractéristique, depuis de nombreuses années. A cause de sa corpulence et de ses formes opulentes. Bien qu’âgée seulement de 45 ans, sa carrière est déjà bien conséquente. Elle compte ainsi une douzaine d’albums à son actif. Et son premier opus officiel, "Home Cookin" remonte d’ailleurs à 1994. A cette époque elle n’avait pas encore fêté ses 30 balais. Et était encore mariée au bassiste des Paladins, Thomas Yearsley. Atteinte d’un cancer du pancréas, elle a été opérée avec succès.

Pour enregistrer cet elpee, elle a reçu le concours de son backing band, formation au sein de laquelle figure, au premier rang, la jeune sixcordiste Laura Chavez. Mais également une ribambelle d’invités. Candye excelle dans l’écriture ; mais 9 titres de son opus sont cosignés par sa guitariste.

Le long playing s’ouvre par "I love to love you", une compo imprimée sur un mid tempo. Le premier cri d’amour de Candy est particulièrement convainquant. Son chant est serré de très près par les cordes de Laura. Plage trempée dans le soul/blues, "Love insurance " recommande la souscription d'assurances pour les cœurs brisés. "Sweet nothin’s" est un des sommets de l’œuvre. Une ballade indolente que Brenda Lee a interprétée dans le passé. Un blues caractérisé par la voix autoritaire voire agressive de Lee. Miss Chavez est impériale sur ses cordes. Elle n’en rajoute jamais une couche et ne dispense que les notes nécessaires. L'intro de "Walkin', talkin' haunted house" évoque le Chicago Westside. Tout au long de cette ballade, nous ne sommes pas loin du climat entretenu, à son époque, par Otis Rush. Nous sommes invités à visiter une maison hantée, atmosphère alimentée par les percus de Stephen Hodges. "You never cross my mind" marque enfin le retour au west coast jump. Assurée par Paul Fasulo et Kennan Shaw, la section rythmique déborde de swing. L’ex-partenaire de Miss Kane, Sue Palmer, siège derrière le piano. Shuffle passionné mais réaliste, "Everybody's gonna love somebody tonight" bénéficie de la participation amicale de James Harman à l'harmonica. J'apprécie tout particulièrement "You can"t take it back from her". A cause de la structure de la compo, sise à mi parcours entre le Chicago Westside et les swamps louisianais. La gratte réverbérée de Laura et la basse acoustique de Thomas Yearsley nourrissent cette ambiance. Epaulée par les chœurs délicieusement surannés des sœurs Boswell, Candye chante encore "You can't hurt me anymore". Les interventions de Laura sur son manche, sont véritablement magiques. Balayé par les accordéons d'Eddie Baytos et de Matt Hensley, "Have a nice day" nous entraîne du côté de la frontière mexicaine, près de San Diego. Nathan James se réserve la sèche sur la ballade ténébreuse "Down with the blues". "I deserve love" clôt l’elpee. L’harmo de Billy Watson nous emporte sur les pistes du Far West, tout au long de cette curieuse chanson au format country gospel. La collaboration entre Laura et Candye est une véritable réussite !

   

A Backward Glance On A Travel Road

A Backward Glance On A Travel Road

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Creusons un peu dans notre imagination. Fermez les yeux juste deux petites secondes et plantez vous dans la tête l’image de la Mort. La voyez-vous vêtue de son long habit noir et de sa grande faux ? Si tel est le cas, vous mesurez maintenant sa puissance, sa sombre beauté, son allure gracieuse, son talent, certes triste, mais quel don ! Ces qualités-là, A Backward Glance On A Travel Road les a kidnappées et les a enfermées dans son album éponyme. Même le titre, comme la Grande Faucheuse elle-même, vous invite à jeter ‘un regard en arrière’. ‘Emmanuel Jessua et Thibault Lamy ont poussé la musique expérimentale et cinématographique au bout du concept’. Non ! Ils ont fait plus que l’amener à la limite extrême de son chemin, ils l’ont réinventée, ils ont creusé un autre sentier parallèle à celui déjà tracé. Et la Bolivie native du compositeur n’est certainement pas étrangère à cette profondeur d’âme de chacune des mélodies. Chaque morceau est un grand moment, une partie importante d’une grande histoire. Chaque note reste en suspension dans l’air afin d’en former le décor. Et si vraiment on veut chercher la petite bête, on dira que ces arrière-plans sont un rien trop ténébreux et manquent d’une légère touche enluminée. Mais qu’importe, la Beauté n’a pas de couleur.

 

Blueneck

Repetitions

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Quittant les vertes contrées du Somerset, Blueneck s’est avancé à l’orée de la ville de Bristol et a embrassé ses lumières miroitantes au seuil de nuits angoissées, là où les fantômes se racontent le souvenir des cicatrices d’un lointain passé.

Délaissant les répétitions digitales inaugurées sur ces deux précédents essais, le groupe s’est essayé au même processus de création mais en version analogique cette fois, et ce sous la houlette de Mat Sampson dans le confort de son studio Bink Bonk.

Le résultat de cette déclinaison organique sur fond onirique est d’une subtile beauté, à peine caressée par la voix brisée de son chanteur.

Les neuf titres ici présents sont des feuilles mortes qui dansent au gré des vents, tantôt sous   une délicate brise (« Pneumothorax », titre d’ouverture qui couple le souffle), tantôt sous les grondements du dieu Eole (« Venger »), tantôt encore sous les alizés caressant les plumes de mouettes égarées dans un océan de tristesse (« Ellipsis »).

Dans une veine proche des deux premiers albums de Perry Blake, « Repetitions » s’écoule comme un doux venin qui se dirige droit au cœur et fige celui-ci dans une étreinte fatale.

Simplement triste et beau.

 

Ian Kelly

Diamonds & Plastic

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Du haut de ses trente balais (32 pour être précis), Ian Kelly nous propose son nouvel album, le troisième déjà de sa jeune carrière. Canadien pur jus, puisque fils du rapprochement entre une anglophone et un francophone, Ian a grandi à Montréal où il vit et sévit d’ailleurs depuis sa naissance. Il n’a pas encore 13 ans quand il jette les bases de son rêve. Autodidacte, il s’assied derrière la batterie de son frère, se met à la guitare, puis au chant, reprenant rapidement les classiques de l’époque, de Pearl Jam, entre autres… au cœur de son premier band.

Quelques années plus tard, employé comme technicien au Spectrum de Montréal, toute grosse scène locale, il débute l’apprentissage, toujours seul, de divers instruments, s’achète un ordi et enregistre ses premiers projets. En résulte un premier disque intitulé « Insecurity » qu’il publie en 2005, sur son propre label.

Deux événements boosteront ses débuts. Le premier, lorsqu’il assure au pied levé (en fait, ce soir-là il accomplit son job de technicien) la première partie du concert d’Alanis Morissette, devant 2500 spectateurs conquis ; et le second, en défendant son premier ouvrage sur les ondes de Télé-Québec. Médusé, Michel Bélanger, big boss d’Audiogram, lui propose illico un contrat.

Trois années plus tard, « Speak Your Mind » tombe dans les bacs. Disposant de nettement plus de moyens, Ian Kelly peut alors totalement s’exprimer à travers un mélange de pop et de folk teinté d’une bonne sonorité ‘roots’, un style qu’il soutient par un tout bon jeu de cordes, des arrangements minutieux ainsi que des mots bien pesés et surtout bien dits.

L’album se vend à plus de 40 000 exemplaires au Canada et plus de 100 dates sont au programme de la tournée. Continuant les concerts le week-end, Ian et ses musiciens démarrent les sessions de travail pour concocter le troisième elpee, « Diamond & Plastic ».

L’accent est à nouveau mis sur les cordes, omniprésentes sur les 13 chansons qui peuplent cet ouvrage. Les arrangements réalisés par Jon Day sont splendides, mettant réellement en valeur le travail de compositeur d’Ian. Deux quatuors à cordes balaient les mélodies mélancoliques d’un souffle léger, d’une fraîcheur souriante et d’une variété surprenante, passant du violoncelle au banjo, de la guitare électrique à l’acoustique au gré de la fantaisie d’une chanson ou de l’autre.

Marié à Sophie, l’amour de sa vie (sic) et père de deux jeunes enfants, ce parfait auteur/compositeur/interprète promène ses mélodies intimistes et énergiques sur lesquelles il pose des textes empreints de bon sens, explorant le monde qui l’entoure, soucieux des problèmes, des peurs, mais surtout des joies d’élever une famille aux côtés de la femme qu’il aime.

« Diamond & Plastic », la pureté au naturel pour le premier et la maîtrise de l’homme sur les éléments pour le second résument parfaitement le niveau atteint sur cet opus, aboutissement d’une quinzaine d’années de travail pour un artiste qui a atteint la parfaite maturité.

Quelques titres, particulièrement bien torchés devraient permettre à Ian Kelly de pénétrer dans le cercle restreint des songwriters respectés tels Ian Matthews ou encore Elliot Murphy. Epinglons notamment « I Would Have You », caractérisé par son refrain éblouissant de bonne humeur, « Parliament », parfumé d’effluves Counting Crows, « What You Like », mis à la sauce REM, « Your Garden », digne d’un Damien Rice des grands jours ou encore « Drinking Alone », ballade géniale folk/pop qui traduit en musique un thème pourtant difficile à aborder… Ensuite, « Workday » et « We’ll Meet Again » pour la grande beauté des jeux de cordes. On notera, pour terminer, une reprise tout en finesse et en délicatesse de « White Wedding » de ce bon vieux Billy Idol.

Les références et les qualités se bousculent donc au portillon démontrant encore, si nécessaire, la diversité et le niveau artistique atteints sur cette œuvre. Un must !

 

‘Le prince des ténèbres’ Ozzy Osbourne dans un documentaire

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Jack Osbourne rend hommage à son père en lui consacrant un documentaire. Et la vie d’Ozzy Osbourne regorge de matière. Il est un des pères fondateurs de ce qu’on appelle aujourd’hui le heavy metal. De sa vie torturée par la drogue et l’alcool, à la décapitation d’une chauve-souris ou d’une colombe avec les dents, les anecdotes ne manquent pas au sujet du ‘Prince des ténèbres’. « God Bless Ozzy Osbourne », qui sera disponible dès le 14 novembre, vous permettra de découvrir ou redécouvrir l’artiste britannique avant et après sa participation au groupe Black Sabbath.

 

Thomas Fersen et Antoine Hénaut en toute intimité

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Le 23 septembre 2011, Thomas Fersen et Antoine Hénaut, qui sortira un Ep 4 titres en octobre, seront sur la scène du Vieux Moulin d’Ecaussines ‘en toute intimité’. Ils interprèteront en duo « L’Arsène » de Jacques Dutronc lors de la Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles en direct de la Grand Place de Bruxelles le samedi 24 septembre à 20h50 sur la Une télé.

Antoine Hénaut sera en concert avec Brigitte le 7 décembre au Botanique.

Thomas Fersen sera en concert le 22 octobre à l’Ancienne Belgique.

 

http://www.vieux-moulin.be

 

Braine l’Alleud accueille la nouvelle salle de concerts Live Act

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Dès le 17 septembre, Braine l’Alleud sera plus musicale. La ville du Brabant Wallon accueillera une nouvelle salle de concerts, le Live Act. D’une capacité de 1200 places debout ou 600 assises, sa scène sera foulée par des jeunes talents mais aussi par des artistes déjà reconnus comme Suarez par exemple. Le Californien Busdriver y fera son unique passage en Belgique et Machiavel y entamera sa tournée.

http://www.liveact.be

 

Les Artisans du Disque, le nouveau label

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Le monde musical est marqué par la naissance d’un nouveau label nommé Artisans du Disque. Il a été créé par Anne Boisseleau et Abdellah Souni. La première sortie sera l’album de Tamas Wells « Thirty People Away » le 25 octobre prochain. Quand vous achetez un album Artisans du Disque vous recevez : 1 pochette XL (21 x 21 cm) + 1 CD + 1 poster (20 x 62 cm).

Pour en savoir plus sur le label : http://www.artisans-du-disque.com

 

Ben Howard règne sur tous les royaumes

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Ben Howard est en quelque sorte un petit prodige de la guitare qui a acquis l’art de gratter, pincer et marteler son instrument à des fins purement mélodiques. A seulement vingt-trois ans, il parvient déjà à remplir des salles (notamment les lieux les plus pointus de la capitale britannique). Ses fans ne se trouvent plus uniquement au Royaume-Uni mais également en Allemagne, en France et aux Pays-Bas.

Dans le Devonshire qui l’a vu grandir, Ben a été immergé très tôt dans la musique. Sa mère, qui était « un peu hippie », jouait de la guitare et de la flûte et se produisait sur des scènes ouvertes tandis que son père, un architecte d’intérieur, se consacrait aussi à la guitare de temps en temps.

Ayant poursuivit sa scolarité dans le Devon, Ben a étudié le journalisme à Falmouth, mais à la suite d’un bref stage dans un magazine de surf basé à Newquay, il décide de mettre un terme à ses études six mois avant de recevoir son diplôme lorsqu’il comprend qu’il peut ‘s’en sortir en étant musicien à plein temps.’

Son prochain album « Every Kingdom », dont la sortie est prévue pour cet automne, a été enregistré dans un studio aménagé dans une grange dans le Devon. La noirceur des textes a été une surprise pour Ben. Contrairement aux mélodies qui lui sont venues facilement, il a beaucoup travaillé sur les paroles: ‘Je parle beaucoup des gens, des relations et de moi-même.’

Sortie le 3 octobre en Angleterre et le 24 octobre en France

http://www.myspace.com/benhoward

 

Rallye « Chantons Français »

Écrit par

Les 23, 24 et 25 septembre prochains, le Rallye "Chantons Français" vous invite à découvrir sa onzième édition, avec à la clef une cinquantaine de concerts gratuits répartis dans 15 endroits différents éparpillés dans Bruxelles. Cette année, ce festival de chanson française mènera à la découverte d’artistes connus et moins connus. Il en ira de même en ce qui concerne les lieux d’accueil de ces divers musiciens. Nouveautés cette année, au-delà d’une affiche inédite : la création de soirées de ralliement, où public comme artiste pourront prolonger les rencontres, toujours en musique. Vendredi 23, rendez-vous après les concerts, « Chez Jacques » à Molenbeek, autour d’une scène ouverte. Samedi 24, c’est le Cercle des Voyageurs (Bruxelles) qui nous rassemble pour un set exclusif de Catman (aka DJ Shalom), faisant rimer platines et langue française.

Voici, en avant-première, le nom de quelques artistes belges, mais aussi français, suisses et québécois, que nous retrouverons sur scène :

Marka bénéficiera d’une carte blanche, Akro et Samir Barris présenteront leur nouvel album, Blanche (Stéphanie Blanchoud dans une nouvelle version scénique), Jean Fauque (parolier de Bashung), Luc de la Rochelière (Québec), Aliose (Suisse), Matthieu Boogaerts, Melissmell, Nicole Renaud, Zoé, Alek et les Japonaises, Pierre Simon, Florian Parra, Jules & Jo, Coenguen, Brazuk…

 

http://www.rallyechantonsfrancais.be

 

The War On Drugs

L’été indien

Écrit par

A l’aube d’un nouveau soir perdu dans les brumes de ma perdition, mes pas m’ont guidé vers une une frontière singulièrement mal définie, entre folk, psychédélisme, electronica et expérimentations diverses.

Fantôme parmi les hommes ou simple quidam égaré dans la foule, absorbé par les ombres et les échos répercutés en lointaines réverbérations, j’ai observé le monde des vivants et tenté de me souvenir…

A nouveau, un homme seul face à ses machines.

Si le concept n’est en soi pas dérangeant,  ce choix est surprenant de la part d’un artiste pratiquant une musique qui évolue entre Blues et Psyché.

Nulle guitare, mais énormément de matériel, de câbles, d’effets en tous genres.

Au final, Alexander Tucker a dispensé un set relativement agréable, au cours duquel sa voix bouclée et répétée à l’infini se perd dans les notes diluées de six cordes invisibles.

Mais je dois confesser une réelle déception due à un amour inconditionnel pour les performances live non préenregistrées.

Mais peut-être simplement suis-je devenu un vieux con ?

Mais des guitares, en voici, en voilà.

Il n’y a pas si longtemps, Adam Granduciel, leader des War On Drugs comptait au sein de sa formation le génial Kurt Vile.

Orpheline de celui-ci, la musique n’a cependant pas souffert de la séparation.

A cheval sur les terres de glorieux ancêtres (Springsteen, Dylan), éperonnant sa monture à coups d’aiguilles psychotropes, The War On Drugs se rapproche au final, dans ses moments de grâce, de Mercury Rev ou de Pink Floyd. Quoique soulignée de subtiles digressions solo proches d’un certain Dinausor Jr., l’expression sonore conserve une empreinte forte et personnelle. Légèrement linéaire, le concert dessine le portrait d’une Amérique moderne, mais aux couleurs automnales, reposant sur des valeurs ancrées, sources d’inspirations pour les générations futures.

Le quatuor de Philadelphie fait la part belle à son dernier opus, en l’occurrence le très recommandé « Slave Ambiant ». Manifestant une certaine décontraction, il me semble très à l’aise et heureux d’être là.

Quelques (gentilles) vannes adressées au public, un peu de Whiskey partagé, et surtout, un set efficace, pour un début de soirée placé sous la bannière étoilée.

Dehors, le monde m’attend. Sous un orage diluvien, je m’éloigne dans le néant.

Organisation : AB

Ozzy Osbourne

Blizzard of Ozz (Réédition)

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Sorti de l’impasse Black Sabbath , Ozzy n’est alors plus que l’ombre de lui-même. Sa dépendance aux substances et les pressions néfastes du succès lui coûtent sa place en qualité de leader du plus grand groupe de l’histoire du heavy metal. Deux éléments déterminants contribueront à relancer la carrière du Madman ‘égorgeur de chauves-souris’, selon la légende. Tout d’abord sa rencontre avec Sharon, la fille du président du label de Sabbath, qu’il épouse et qui devient son manager. Ensuite un autre miracle se produit dans la vie du chanteur. Il s’acoquine de Randy Rhoads, le jeune prodige de la six cordes qui laissera une place si regrettée au sein du monde de la guitare. Osbourne le considérait comme son fils.  Le duo s’entoure de Bob Daisley et du batteur d’Uriah Heep pour former la première mouture de la grande carrière solo d’Ozzy. La plus solide, sans aucun doute. Musicalement, ce premier album respecte l’éthique apportée par Black Sabbath, mais évolue dans des ambiances plus détendues, presque fun.

On commence très fort par le classique « I don’t Know » et surtout « Crazy Train » qui demeure, pour bon nombre de fans le riff de guitare le plus efficace du hard rock des années 80. « Goodbye to Romance » lorgne vers la parodie des comédies musicales américaines. Sur « Suicide Solution » et « Mr Crowley » les soli du guitariste blondinet lui valent d’être comparé à Eddie Van Halen, dont on parle énormément à la même époque.

Remasterisée soigneusement, cette version 2011 est enrichie de deux titres inédits, une face B de single, une nouvelle version de « Goodbye to Romance » et une interview de Randy, l’homme au génie et au talent injustement détruit par un accident d’avion. Un nouveau coup dur pour Ozzy qui replongera dans la déprime avant de s’investir dans l’élaboration du sublime « Diary of a Madman ». Légendaire !

 

Kitty, Daisy & Lewis

Oh Happy Day

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Un petit tour dans le passé. Ce jeudi 15 septembre, l’AB reconstituait involontairement un épisode de la série culte ‘Happy Days’. Chemises à pois rouges et Stilettos pour ces dames, bananes gominées et blousons en cuir pour ces messieurs. Ce soir c’est Rockabilly et look fifties à tous les étages. Normal, la salle bruxelloise accueille la fratrie la plus anachronique du moment : Kitty, Daisy & Lewis.

Il y a quelques mois, l’AB annonçait le passage en ses murs des frangins Durham. Le tout en configuration salle. On imaginait bien les trois Britons remplir une ABBox mais demeurait quelque peu sceptique sur leur capacité à combler la grande salle. Finalement, au jour J, Kitty, Daisy & Lewis n’ont pas vraiment eu de quoi rougir de honte. Devant eux se dressait un parterre plein à craquer. Et la fermeture des balcons du second étage portait presque préjudice au public, qui s’est retrouvé aussi à l’étroit que dans une boîte à sardines.

Sur scène, les trois musicos au talent incomparable réservent une surprise de taille à leur public. Jusqu’ici la petite Kitty, la grande Daisy et le charmant Lewis nous avaient habitués à un set à trois, en rangs serrés. Cette fois, la famille Durham est au grand complet ; et pour cause, la progéniture a emmené papa et maman sur les routes d’Europe et au-delà ! Daddy Durham se fait discret sur le côté gauche de la scène, armé de sa guitare. Mama Weiss, elle, se cale derrière une contrebasse à l’autre extrémité de l’estrade. Au milieu, leur enfants se placent tour à tour derrière des instruments et des micros qu’ils vont s’échanger tout au long de la soirée. « Smoking In Heaven ». Le ton est donné. Swing, Rockabilly, Blues et quelques notes de Ska vont se relayer durant près d’1h20. Remarquable pour son jeune âge, la formation affiche de plus en plus d’assurance sur les planches. Entre les morceaux, la petite famille reste concentrée et switche les positions en silence. Ce qui révèle une AB distraite et bruyante, un trait qui devient de plus en plus caractéristique du public de la salle bruxelloise. Pas le temps de râler, « Don’t Make A Fool Out Of Me », interprété par Lewis, chauffe l’auditoire en trois coups de gratte.

En milieu de parcours, le trio invite un certain Eddie Thorton rejoindre la troupe. Le gugusse débarque sur le podium, trompette à la main, prêt à en découdre avec le public belge. Le Jamaïcan donne le ‘La’ du petit quart d’heure Ska. Une discipline qui opère son apparition au sein de trois morceaux de « Smoking In Heaven », le deuxième LP de Kitty, Daisy & Lewis, publié quelques mois plus tôt. « Tomorrow », « I’m So Sorry » et « Hold Me Tight » s’enchaînent ; et le gars, surnommé ‘Tan Tan’ ne s’essouffle pas une seconde. Les jeunes musicos ferment la danse sur deux moments forts, « Messing With My Life » au groove puissant et un « Say You Will Be Mine » épique. Près de 10 minutes-marathon durant lesquels chaque membre du clan Durham se relaiera le temps d’un solo.

Deux morceaux en guise de rappel et le tour est joué. Pour Kitty, Daisy & Lewis l’heure de gloire à manifestement sonné. D’aucuns ne douteront plus jamais de leur capacité à remplir et secouer une assemblée de la taille de l’AB.

Organisation : AB + Live Nation

DJ Mehdi n’est plus

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L’électro française est en deuil suite la mort de DJ Mehdi qui s'est produite dans la nuit de lundi à mardi. Le producteur et compositeur d’origine tunisienne aurait accidentellement fait une chute due à l’effondrement d’une mezzanine. Si ses amis se sont relevés après l’incident, Mehdi Favéris Essadi n’a pas eu cette chance-là. Il s’était encore produit chez nous aux TransArdentes cette année. Il a notamment travaillé avec Mc Solaar, Khales, Akhenaton, Booba, Kery James ou encore 113. Il était âgé de seulement 34 ans.

 

« Bang Bang », Mani n’est plus un Supermen Lovers

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Après avoir été le porte-parole du groupe The Supermen Lovers, Mani Hoffman (Mani pour Manny Ray, le personnage de Scarface et Hoffman pour le scientifique suisse Albert Hoffman) se lance dans un nouveau projet qui porte son prénom. Accompagné de ses acolytes Tony, Ben, Paco et Stan, il sortira son premier single « Bang Bang » le 26 septembre prochain. Il s’agit d’un hybride de pop, de rock, de soul et d’électro. A noter aussi le concert à La Flèche d’Or le jeudi 17 novembre. L’album « Heros of today » sera, quant à lui, dans les bacs début 2012.

Pour écouter « Bang Bang » :

http://soundcloud.com/manibangbang/sets

Toutes les infos sur http://mani.mymajorcompany.com/

 

Cocoon annule sa tournée

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Alors qu’ils avaient originellement repoussé plusieurs de leurs concerts, Cocoon a annoncé l’annulation complète de sa tournée. Le concert prévu à la Maison de la Culture de Tournai le 25 octobre est donc également postposé.

http://www.maisonculturetournai.com/fr/details/index.aspx?id=227&CAT=8

 

Various Artists

Le chat du Rabbin - Olivier Daviaud / Enrico Macias / Amsterdam Klezmer Band

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Il y a des bandes originales de films que l'on aime écouter, qui existent pour elles-mêmes et pas seulement au regard des films qu'elles accompagnent. Pour n'en citer que quelques-unes, gardons en mémoire « La chambre du fils », de Nanni Moretti, « Hable con ella » de Pedro Almodovar ou encore, dans un tout autre style, la B.O. culte de « Grease » signée Jim Jacobs et Warren Casey.

Joann Sfar, créateur de la bédé « Le chat du Rabbin », qui vient d'être adaptée au cinéma, a su s'entourer de musiciens de renom pour cette aventure cinématographique.

Il a de nouveau confié les compositions à Olivier Daviaud. Cet arrangeur et compositeur a bossé en compagnie de Dionysos, Jacques Higelin, Thomas Fersen... et est l’auteur de la musique du premier film de Sfar, « Gainsbourg, vie héroïque ».

Enrico Macias, chanteur français d'origine juive séfarade, connu comme le chanteur du déracinement, et le groupe Amsterdam Klezmer Band (big band flamand responsable d’une musique explosive, entre jazz et klezmer) en assurent l'interprétation.

Pour autant, le disque n'est pas de ceux que l'on réécoutera. Les titres illustrent certainement bien le dessin animé, mais ils sont trop courts, trop disparates pour donner un sens au disque, et les rares paroles ne tiennent pas le coup sans l'image et le récit.

Musique d'ambiance, d'atmosphère, qui montre que le nom ne fait pas tout. Et que la promotion à outrance (voyons l'effort hallucinant dont a bénéficié le film) n'est pas forcément utile.

Mais comme dit si bien Sfar sur son blog, ‘Finalement, il y a assez d’œuvres formidables pour ne pas évoquer des choses moins bien’ (post du 18 août).

A bon entendeur...

 

Mike Zito

Greyhound

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Ce jeune chanteur/guitariste a passé sa jeunesse à St Louis, dans le Missouri. Il aime la musique, et décide de se mettre à la guitare, choix opéré après avoir entendu un disque de Van Halen. Dans un style mêlant rock, pop et les racines de la musique américaine, il accomplit ses premiers pas sur la scène musicale, à 19 ans. Et il se révèle rapidement prolifique. Mais la vie sur la route est difficile et parsemée de galères pour un Mike rongé par l'alcool et les drogues. Walter Trout parvient à le remettre sur le bon chemin. Zito s’établit au Texas, avec sa nouvelle famille.

En 2007, il signe sur la branche rock, Eclecto Groove, du label blues Delta Groove. Il y publie l'album "Today", l'année suivante. Un disque suivi par "Pearl river", gravé en 2009, pour lequel il reçoit le concours de Cyril Neville et d’Anders Osborne. Le titre maître de ce long playing lui permet de décrocher un award de "Song of the year", en 2010. Début 2011, il immortalise, sous son nom, "Live from the Top", un elpee enregistré en public. Il y bénéficie de la participation, notamment, Nick Moss, Teresa James, Curtis Salgado et Ana Popovic.

Pour concocter ce troisième chapitre, il a de nouveau reçu un coup de main d'Anders Osborne. Non seulement, ce dernier assure la production, mais il collabore à l’instrumentation. Les onze nouvelles compo de Zito sont très introspectives. Le thème principal de ses chansons ? Ses multiples périples accomplis dans le bus Greyhound. Mike est épaulé par sa section rythmique, Carl Dufrene à la basse et Brady Blade à la batterie. Anders se réserve les parties vocales et gratte épisodiquement ses cordes. 

Zito possède une voix très caractéristique. Puissante, éclatante, elle alimente des atmosphères tragiques. Les accords rythmiques entrent en effervescence électrique dès l'ouverture "Roll on". Un excellent rock largement teinté de blues. Autoritaire, la voix maîtrise cette plage de toute bonne facture. La slide prend le large tout en adressant un clin d'œil au blues du delta, propice aux tonalités fort métalliques. Le titre maître est imprimé sur un tempo plus vivace. Son Greyhound propulse toute l’équipe sur les routes de l’Amérique profonde. Une plage filmique colorée par la slide. Tous les éléments s'enchaînent et se déchaînent ; et pourtant, la tempête sonore est bien gérée. Zito ne s’accorde guère de répit. Une atmosphère lourde envahit le "Judgement day". Les guitares libèrent des accents durs et métalliques, comme un Calvin Russell au sommet de son art. Répétitif, "Show me the way" se révèle, in fine, un tantinet agaçant. "The hard way" replonge dans le blues, une piste impitoyable qui arrache tout sur son passage. "Motel blues" permet de reprendre son souffle, en cours de route. Un blues acoustique plus cool, au cours duquel la voix s’impose. Les interventions de bottleneck sont primaires, mais sereines. On décèle très bien la présence d'Osborne. "Stay" est une magnifique ballade au cours de laquelle la voix implore et les cordes donnent la réplique, dans un climat menaçant et sinistre. Véritable perle de blues rock trempée dans le delta, "Hello midnight" est une plage chaleureuse. Sur-amplifiée, la guitare en impose, mais les effets produits sont bien torchés. "The southern side" baigne dans la même solution, mais dans un style plus americana, proche du Band (NDR : autrefois, le backing group de Bob Dylan). Excellent, cet opus s’achève par "Please please please", un cri d'amour qui libère une fameuse de sensibilité et de souffrance, à peine contenue.

Accordion Samurai

Accordion Samurai

Écrit par

Ces samurai ne sont pas sept, mais cinq.

Ils ne sont pas japonais, mais italien, français, finlandais, belge et irlandais.
Pour armes, ils n'ont que leurs accordéons.
Rien d'autre.
Pas de percussion, pas de basse...
Plein de boutons ! Et pas sur la figure !
Des doigts qui vont à toute allure, et l'expérience de chacun en partage.

Le projet est né il y a trois ans, et les Samurai ont commencé leurs concerts l'an dernier. Voici leur premier disque, produit par Home Records.

Pas spécialement conçu pour les amateurs de piano à bretelles, mais aussi pour qui aime la saudade, le rock et le folk, la mélancolie et la danse.

Les cinq univers donnent une grande liberté de ton, tantôt proche du folk irlandais, tantôt de la musique de films. Les musiciens savent donner corps à leur musique. C'est profond mais pas épais.

C'est sacrément bien foutu, à l'instar du titre « Eleanor Neary's Hornpipe » composé sur une structure classique : le thème revient, se dédouble, dévie, part dans des disharmonies avant d'être rejoué pour clore le morceau.

Malgré la couverture de l'album (où les soufflets rouges rappellent des entrailles), le disque ne se terminera pas en hara-kiri, mais par un superbe morceau finlandais intitulé « The last Waltz », majestueux et élégant.

 

The Fervor

Arise, Great Warrior

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Enfin un groupe qui a compris qu’une pochette n’est pas un vulgaire emballage et permet de mettre en valeur une œuvre, surtout lorsqu’elle doit subir la concurrence. Evoquant le spectre de Don Quichotte planté fièrement sur sa monture, l’artwork du second album de The Fervor a de l’allure. Ne reste donc plus qu’à écouter ce que groupe de Louisville, dans le Kentucky, a dans le ventre.

A l’origine le line up réunissait Nathalie (chanteuse, claviériste) et Ben Felkner (guitare) ; mais le line up s’est élargi (bassiste et drummer), depuis la sortie du premier album. Malgré ce recrutement, le couple continue de diriger la manœuvre, les deux nouveaux venus se contentant de suivre le mouvement. Dommage…

Découpé en sept morceaux, « Arise, Great Warrior » oscille entre psychédélisme et americana. La présence de nappes de claviers (« Clearly As The Sun ») ou de guitares réminiscentes du Crazy Horse de Neil Yong corroborent respectivement ces impressions. Au début, je le concède. Car au fil des morceaux, on perd le fil conducteur de l’elpee. Certaines plages tirent en longueur. Et la voix plaintive de Nathalie Felkner commence à agacer.

En variant davantage son répertoire, le combo aurait pu nous réserver une bonne surprise. Il serait peut-être judicieux que le couple invite les deux autres membres du combo, à s’impliquer dans l’écriture.

 

Fucked Up

David comes to life

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Telle une limace baveuse traçant sa route aux commissures de mes lèvres, une grimace hideuse fige mon rictus alors que je me tortille frénétiquement sur le carrelage humide.

A l’intérieur du compartiment Cd, le rayon laser balaye méticuleusement les équations binaires qui savamment orchestrées s’agencent en de multiples essaims venant se heurter par vagues successives sur les récifs abrupts de ma réticence dubitative.

Un sourcil paresseusement levé interroge en vain.

« David comes to life » est un album concept, idée qui à elle seule soulève tant le cœur que la curiosité.

Quelques vagues réminiscences nauséeuses qui effacent le souvenir du meilleur du genre. Argh ! Scabreux défi mis en perspective en quatre actes imaginé par le groupe de Toronto.

Le genre de projet foireux et absolument fou que d’aucun n’oserait relever.

Et par ailleurs, absolu contre-pied débonnaire dans le plus pur style Punk, puisque prenant justement le parti d’user d’un précepte à l’encontre de l’esprit Punk (vous me suivez ?), cet Opéra Rock moderne se fout royalement des conventions, et prend un malin plaisir à se jouer des codes en vigueur.

Nous voici contées les affres de David, parabole sur l’Amour, la guerre, la folie humaine, et nombre de ramifications possibles. Le décor est planté dans les ruines fumantes d’une ville industrielle britannique, à la fin des années 70. L’histoire débute par la perte de l’être cher lors d’un bombardement. Les pièces du puzzle se mettent en place, tandis que la raison de David Eliade, elle, se morcelle. Alors qu’un dialogue interne s’instaure entre lui et le narrateur, une nouvelle approche est mise en lumière sous les projecteurs blafards de la relativité.

Quand le Punk se fait cérébral.

Mais quid de la musique, me direz-vous ?

Indépendamment de la structure et de la narration, l’album peut très bien s’écouter comme un brûlot foldingue à l’énergie décadente. « David comes to life » tient la route d’un bout à l’autre et procure son quota d’excellents morceaux.

Encore plus recherché musicalement que son prédécesseur (« The chemestry of common life »), ce troisième album des protégés du label Matador ose l’improbable avec aplomb et une sacrée dose de second degré.

Les vociférations de son leader, Damian Abraham, parfois un rien lassantes, sont contrebalancées ici et là par de charmantes voix féminines, donnant une aura plus Pop à l’ensemble, un peu comme si par moment on entendait Arcade Fire jouant sur des charbons ardents.

Alors, bien sûr, au long de ces 78 minutes, on n’évite pas toujours la  lourdeur de quelques guitares grassouillettes et quelques poncifs du genre Glam, propres à toute mise en scène grandiloquente de ce type. Mais qu’importe, car au final, ces malins iconoclastes finissent de donner une belle leçon d’inventivité et de radicalité à l’industrie musicale moribonde.

Fucked Up, but happy!