Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Arp

The Soft Wave

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Exilé à New York, Alexis Georgopoulos est issu de San Francisco. Et manifestement, cet ex-Tussle a choisi un titre parfait pour son second album. Intitulé « The Soft Wave » il reflète parfaitement le style musical proposé, sis à la croisée du krautrock, du psychédélisme et de l’électronica. Une musique atmosphérique, minimaliste, élaborée à l’aide de synthés analogiques, mais qu’il recouvre de nappes sonores instrumentales les plus diverses.

Les plages sont planantes, relaxantes, et semblables à de douces vagues mélodiques, elles contaminent progressivement les esprits, avant de nous plonger dans un état d’apaisement proche du zen. La meilleure compo de l’elpee ? Manifestement « From A Balcony Overlooking The Sea » ; une piste réminiscente de la quintessence de l’œuvre signée Brian Eno, au cours de laquelle Alexis vient poser délicatement sa voix.

Rien de tel pour calmer vos nerfs en période de crise. Plus efficace et moins nocif qu’un Xanax, mais tout aussi addictif, « The Soft Wave » est certainement le remède idéal à prescrire…

 

Bell X1

Bloodless Coup

Écrit par

« Bloodless coup » est un peu comme un train sans locomotive. On a beau lui donner toutes les ressources nécessaires, il ne prend jamais de départ. Ce sixième opus des Irlandais de Bell X1 est orphelin d’un morceau de tête, un titre qui puisse tirer tous les autres wagons de l’album. Ces derniers nous émerveilleraient alors peut-être. Car, une fois épaté par la puissance de la motrice, on ne pourrait pas s’empêcher d’admirer le tout. Mais la seule plage qu’on retient plus qu’une autre (« The Trailing Skirts of God ») est un rien trop faible pour tracter les neuf chariots qui le suivent. Sa mélodie est une belle petite bal(l)ade parmi des paysages qui défilent rapidement le long de la voie ferrée. Ces tableaux sont tantôt des endroits dont on rêve, tantôt des lieux de nos souvenirs, chargés de notre histoire. Les paroles deviennent un peu plus lointaines et renforcent cette ambiance quelque peu nostalgique. Ca y est, on est enfin monté à bord de ce train ! Malheureusement, 80% du chemin a déjà été parcouru. Conclusion, quand on débarque finalement sur le quai, on ne retient pas grand-chose de ce voyage, si ce n’est cet embarquement tardif. Et ce monstre de ferraille reprend sa route, s’éloigne, et plus jamais on ne se retourne vers lui.

 

Mick Clarke

The Rambunctious Blues experiment

Écrit par

Mick Clarke est un vétéran de la scène blues anglaise. Il s’est révélé à la fin des sixties, alors que la vague du blues anglais s'estompait. Il était la figure de proue de Killing Floor, une formation responsable de deux albums, mais également de concerts mémorables, accordés en soutien de Freddie King. Au cours des seventies, il fonde Salt, un quartet de blues rock qui ne fera guère fortune. Depuis la vague de blues qui a marqué les 80’s, il énormément tourné aux commandes de son Mick Clarke Band. Un groupe qui a publié toute une volée d’album. Le premier ? "Looking for trouble", chez Appaloosa. Mick est très populaire en Europe ; mais également est c’est paradoxal, dans l'Oregon, sur la côte du Pacifique. Son dernier opus, "Solid ground" est paru chez Taxim. Il remonte quand même à 2006.

Pour enregistrer cet elpee, Mick a reçu la collaboration de l’harmoniciste Dangerous Dave Newman et du drummer Russell Chaney. Il cumule chant, guitare, basse et claviers. Les sessions se sont déroulées au studio de Mick, Fabulous Rockfold, dans le Surrey. Et pour préserver la spontanéité des compos, il n’a conservé que des premières prises.

Morceau cool, "Cheap" ouvre l’elpee. Baignant au sein d’un climat de swamp boogie blues, ce titre figurait sur l'album "Tell the truth", un long playing datant de 1991. Blues indolent, "Poor day" paresse à travers les marais louisianais. Epaulé par l’harmo de Dangerous Dave, Mick concède un solo qui reflète la torpeur ambiante. Clarke a sorti son bottleneck pour attaquer le ravageur "Groundhog man", un excellent boogie rock qui libère un max d’énergie. Lors de cette piste, sise à la croisée des chemins du blues de Chicago et du Delta, Mr Newman souffle puissamment dans sa musique à bouche. Une rythmique implacable et lourde balise "Wanna do", un Chicago shuffle. Mick reprend "Shake that boogie", l'un de ses titres fétiche. Caractérisée par sa slide détonante, cette plage figurait sur "Rock me", un long playing publié en 1984. Autre blues lent, bien trempé dans les swamps proches de Baton Rouge, "Twenty miles", est parcouru de cordes chargées de feeling, mais particulièrement paisibles. Blues/rock bien équilibré, "Slipaway" évoque les Groundhogs, d’autres anciens ténors du british blues. Instrumental très rock'n'roll, "Go go Freddie" constitue probablement un hommage à Freddie King. Faut dire que pour Mick, c’était un maître. "Something's wrong" opère un changement de style. Une ballade indolente, mélodieuse, caractérisée par ses vocaux placides et cette gratte aux sonorités enchanteresses. Imprimé sur un tempo tempéré, "I should've waited" épouse une ligne mélodique proche du "Rock me baby" tout en trempant dans un climat réminiscent d’"On the road again". Un blues/rock dynamisé par une excellente intervention à l’harmo. Et cet opus bourré d’énergie s’achève par "Woodsman", un boogie inoxydable.

Au cours des dernières années, Mr Clarke a pris un malin plaisir à remonter ses anciennes formations. Salt. Et puis surtout Killin' Floor. D’ailleurs, un nouvel elpee est en préparation et sa sortie prévue d’ici quelques mois. Quant à Salt, flanqué de son chanteur/harmoniciste originel, Stevie Smith, il part en tournée cet automne.

 

The Dears

Degeneration Street (b)

Écrit par

Les Canadiens de The Dears, chouchous de Morrissey du temps de sa tournée américaine de 2005, nous reviennent pour un nouvel album après une (trop ?) longue absence de trois ans. Il est vrai qu’après un opus de la trempe de « Missiles », il fallait sans doute au groupe (ou du moins, ce qu’il en restait) un certain temps pour se remettre à l’écriture et explorer de nouveaux territoires.

En choisissant pour titre de son nouvel opus, « Degeneration Street », Murray Lightburn et ses comparses ont placé la barre bien haute dans la déprime et les envies suicidaires ; mais, après tout, n’est-ce pas la raison pour laquelle on les apprécie tant ?

Dès le premier morceau, on se laisse aisément emporter par les sonorités rappelant TV On The Radio et Metronomy. C’est calme, bien fait mais sans pour autant provoquer l’assoupissement, bien au contraire. Ce subtil mélange, alternant distorsions crapuleuses et mélodies ensoleillées, donne même la bougeotte !

Murray Lightburn, le chanteur et principal compositeur de la formation, accorde une attention toute particulière à l’homogénéité de son album, n’hésitant pas à virer ces musiciens si le résultat final ne lui convient pas. C’est peut-être aussi cette absence de stabilité qui manque à cette formation pour devenir un groupe majeur. Sans les caprices et coups de tête de Lightburn, The Dears aurait sans doute pu emprunter la même voie qu’Arcade Fire.

Mais c’est aussi pour ce petit côté improbable et scabreux qu’on apprécie tant cette formation.

 

Diskjokke

Sagara

Écrit par

« Sagara » est l’incarnation de l’esprit du zen, du calme et de la paix. Il ne faut pas deux minutes avant d’être pleinement plongé dans cette atmosphère qui nous pousse à laisser vagabonder notre aura plus loin que de coutume. Plus que bercé, on est, d’entrée, hypnotisé par l’air de « Golotrok ». Il allège nos pensées jusqu’à les rendre volatiles. Cette force-là, Diskjokke la tirerait de son apprentissage auprès d’une tribu indonésienne. Son album est largement empreint de ce voyage, il a tiré de ce dernier une puissance tranquille mais tellement efficace… Une de celles qui met tous vos sens en émoi et vous emmène à la découverte, au-delà des barrières érigées pas nos sociétés si bien ‘civilisées’. Les sensations se multiplient, papillonnent dans votre ventre et s’échappent finalement en vous libérant. Exacerbée, votre sensibilité a miraculeusement été multipliée par dix. La musique, si fine, si légère, si douce et si robuste en même temps, vous transperce. Elle s’infiltre par tous les pores de votre peau, elle se propage, parcourt votre organisme pour terminer son voyage dans votre boite crânienne. Là, elle nettoie votre cerveau de tous ses aprioris, évacue les travers dans lesquels on vous enferme depuis trop longtemps. « Sagara » ne se contente pas de vous faire revivre, elle vous fait renaître. Et pour le Norvégien, compte tenu des récents évènements dans son pays, je lui tire deux fois mon chapeau !

 

The Horror The Horror

Wilderness

Écrit par

Formé en 2002, le quintet suédois The Horror The Horror nous propose un troisième opus studio, 3 ans après avoir gravé, « Wired boy child ».

Ce n’est un secret pour personne lorsqu’on s’intéresse un tant soit peu à la musique en général, la région scandinave regorge de talents ; citons par exemple Trentemoller, The Hives et Röyksopp. J’espérais donc tomber sur la dernière pépite venue du nord.

Malheureusement, après avoir écouté la dernière galette de The Horror The Horror, j’ai dû déchanter.

Certes c’est mignon tout plein, bien construit et cohérent du début à la fin ; mais écouter pendant près d’une heure le même riff, la même mélodie et la même voix faussement mielleuse, ne donne pas envie de donner une seconde chance à un album. Pourtant, je l’ai écouté à maintes reprises, essayant vaguement de me persuader qu’il y avait du potentiel et qu’une seconde, troisième, voire quatrième diffusion me permettrait d’entrer réellement dans l’univers dramatico-mélancolique des Suédois.

A chaque fois, le même constat affligeant et déprimant est revenu : on s’ennuie ferme ! Une horrible sensation de ‘déjà entendu des centaines de fois’ vous envahit immanquablement.

Maintenant, si vous accrochez directement au premières notes, vous apprécierez sans doute l’intégralité du long playing (normal, me direz-vous, les morceaux sont identiques). Mais si, au contraire et à l’instar de votre noble serviteur et rédacteur, vous grincez des dents à la simple audition de la voix nasillarde du ‘chanteur’, je vous invite fortement à passer votre chemin.

Rarement un groupe n’avait aussi bien porté son nom …

 

The Icarus Line

Wildlife

Écrit par

Honnêtement, je n’avais plus entendu parler d’Icarus Line depuis 1998. C’est-à-dire lors de la sortie de leur premier Ep, « Red & Black Attack ». Un disque bourré d’énergie, il faut le rappeler. « Wildlife » constitue pourtant déjà leur quatrième opus. Et fatalement, au fil du temps, leur style musical a quelque peu évolué. Il est demeuré toujours aussi diablement rock,  mais il a mûri…  

Quelle bonne surprise de retrouver, donc, ces Américains. Enfin, Joe Cardamone. C’est le leader, mais également le chanteur, le parolier, le producteur et l’ingénieur, quand il ne se réserve pas l’intégralité de l’instrumentation (« Bad Bloods »). Le long playing devait, au départ, s’intituler « Joe Cardamone Versus The Icarus Line ». De quoi renforcer l’image du leadership de cet artiste. Et puis, il ne doit pas être très commode le Joe, puisque depuis la naissance du combo, il a consommé la bagatelle de 6 drummers… Un type perfectionniste, intransigeant, mais responsable d’excellentes chansons. Et il le démontre à nouveau sur « Wildife », un disque qui sent bon la sueur du rock et du blues. La voix grave et envoûtante transcende les plages qui libèrent un groove irrésistible, digne des Stones (« Sin Man Sick Blues », « It’s Alright »), lorsqu’elles ne puisent pas leur énergie dans la sauvagerie des Stooges (« We Sick », « No Lord »). Absolument irrésistible, le titre maître clôture idéalement l’elpee, une petite bombe chargée rock pur et dur. « Widlife », un titre adéquat pour une œuvre qui réveille assurément l’animal rockeur qui est en vous…

En concert le 8 octobre au Trix, à Anvers.

 

Becca Langsford

Big surprise

Écrit par

La blondinette Becca nous vient des Cornouailles (NDR : c’est à l'extrême sud-ouest de l'Angleterre). Au cours de sa jeunesse, elle a beaucoup écouté Taj Mahal, Ray Charles et Aretha Franklin. Guère surprenant qu'elle ait opté pour le blues, la soul et le gospel. Elle rencontre, Vince Lee, le leader des Wildcards, en 2008. Un événement déterminant pour sa carrière. Vince tombe sous le charme de cette jeune femme. Il l’invite à accomplir une tournée en duo et à enregistrer un premier opus, "Big surprise", dans le studio de Plymouth. Lors de ces sessions, Becca est entourée de son backing band, mais a également reçu le concours de Vince, du bassiste des Wildcards, Martin Vowles, et du drummer Sebastian Boleslawski.

Les sources d’inspiration de cet elpee (NDR : très belle pochette !) sont multiples. Elles remontent même au blues du delta des années 20. L’opus s’ouvre par "I was born to cry", une compo signée Dion Dimucci, qui avait fait un tabac fin des fifties, et caractérisée par son chant doowop. Débordant d’enthousiasme, "King size papa" trempe dans un jump swing vigoureux. Lee étale son savoir-faire sur les cordes. Il est bien épaulé par l'orgue Hammond de Paul Harris. Le "While I wait for you" de Roxanne Potvin colle parfaitement à la voix atmosphérique de Miss Langford. Vince pince ses cordes de gratte acoustique dans le style manouche. Le "You're in for a big surprise" de Percy Mayfield constitue la réelle introduction de Becca au blues. Sa voix prend tout son relief tout au long de cet exercice de style accompli sans filet. Omniprésent, Mr Lee libère des notes particulièrement chatoyantes, sur ses cordes. La machine à remonter le temps défile ensuite. Tout d’abord pour aborder le répertoire du mythique Charley Patton. Lors d’un "Some these days I'll be gone" que Becca et Vince chantent en duo, soutenus par mandocaster, dobro, violon et percussions. Drôle, semblable à la B.O. d’un film muet, le "Do it this way" des Squirrel Nut Zippers est dominé par un ukulele et la trompette de Ian Pettit. Du pur ragtime ! Becca chante le "Love me like a man" de Bonnie Raitt, secondée par son paternel à l'harmonica, Ian Langford. L'orgue de Paul Harris et les cuivres entretiennent un climat jazz et swing tout au long de "Hot & cold running tears". Une ambiance envoûtante, très delta, envahit le "Lord, I just can't keep from crying" de Blind Willie Johnson. Becca injecte beaucoup de sensibilité tout au long de "Never no more", un autre blues d’une grande pureté. Mais sa plus belle performance vocale est incontestablement atteinte dans sa version soul du "Miss your water" de William Bell.

 

Mama Tokus

On the ragtime

Écrit par

Mama Tokus est issue du Delta de la Tamise, terre brûlée qui a donné naissance à des artistes talentueux comme Dr Feelgood et Zoot Money. Elle adore la soul, le blues et le R&B, surtout lorsqu’il y a du rythme. Elle avoue pour influences majeures, Dinah Washington, Sarah Vaughan, Tina Turner et Sister Rosetta Tharpe, mais aussi les Rolling Stones ainsi que James Booker. Elle signe l'essentiel de son répertoire.

Pour enregistrer « On the ragtime », elle est épaulée par ses Sons of Bitches, en réalité quelques choristes ; mais également le saxophoniste/harmoniciste Tom Wildy et la flûtiste Anne Batson. Sans oublier toute une série d’invités, parmi lesquels on remarquera surtout la présence de Vince Lee, leader de son Big Combo et membre des Wildhearts. 

Un orgue très mystique entretient une ambiance gospel tout au long de "That was it". Pourtant, le tempo est enlevé. Mama Tokus est très entourée. Par de multiples choristes, comme lors d’un grand office dominical. Le ton est donné. La densité de la musique est la conséquence d’une instrumentation riche, sur "Trouble with a lowercase T", un R&B implacable. Les cuivres assurent le rythme tandis que l'orgue Hammond de Paul Harris et les cordes de Vince Lee prennent leur billet de sortie. Excellent ! Le "Too much butt" des Uppity Blues Women nous entraîne dans le monde du blues, rythmé bien sûr, mais proche du son BB King de Memphis. Mama aime le rythme. Elle en use et en abuse. L'orgue et les cuivres sont à la fête. "If it don't fit" grésille comme un vieux 78tours, de manière à restituer l'ambiance des cabarets. A cette époque, le blues était largement teinté de jazz. Piano et trompette flirtent au sein d’un climat feutré. En 1938, Barrelhouse Annie avait traduit cette chanson en succès. L’ambiance devient franchement ténébreuse pour "Wifebeater". Nous sommes plongés au cœur d’une nuit sombre d’hiver. Miss Tokus s’érige en femme battue. L’harmonica blafard de Tom Wildy introduit ce blues lent. Une compo somptueuse alimentée par les sonorités d’orgue Hammond de Harris. Vince Lee n'y tient plus et délivre un solo de guitare royal! Des percussions syncopées et des samples ouvrent  "Silver for fixation", une compo qui opère un mélange savoureux entre ska et Memphis southern soul. C’est Sebastian, le drummer, qui assure les percus, face aux interventions enchanteresses de Miss Batso, à la flûte. Fresque vocale divertissante, "Reproduce" baigne dans une atmosphère de music hall. Bien ficelé, "Packing for the promised land" constitue un nouvel exercice de style dans le gospel. "I just want some anarchy" est une parodie du célèbre hit des Sex Pistols, une piste sculptée dans le pur Chicago blues à la sauce Muddy Waters circa "Mannish boy". Autre r&b particulièrement dansant, funkysant, "500 nights" est illuminé par un solo de saxophone désopilant. Dans son style, cet opus est vraiment d’excellente facture. Un disque rafraîchissant et original également. Qui s’achève par un irrésistible et amusant pastiche du "Yes we can can" des Pointer Sisters.    

 

Fonds d’aide aux victimes du Pukkelpop

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Les organisateurs du Pukkelpop ont annoncé samedi leur volonté de lancer après le drame de jeudi dernier un fonds indépendant pour les victimes et leurs proches. Il va s'appeler "Fonds d'aide aux victimes du Pukkelpop". ‘Cette information va bientôt figurer sur la page d'accueil personnalisée du festival www.pukkelpop.be’, a déclaré l'organisateur, Chokri Mahassine.

Au cours d’une conférence de presse, la bourgmestre d’Hasselt Hilde Claes a confirmé le triste bilan des victimes de la tempête qui s’est abattue sur le Pukkelpop jeudi soir. 5 morts et 10 blessés graves pour 140 blessés au total. Les personnes qui ont succombé à cette catastrophe étaient toutes belges et âgées entre 15 et 59 ans.

Le chef des pompiers Bert Swijsen a expliqué le plan d’urgence et d’intervention. De ses dires, ‘en 3 minutes les sorties de secours étaient ouvertes et les festivaliers pouvaient rapidement être dehors. Il n’y a pas eu de réel moment de panique, personne n’a été piétiné.’

L’organisateur Chokri Mahassine a également apporté quelques précisions quant aux raisons qui ont poussé à l’arrêt complet du Pukkelpop. A l’origine, seuls les concerts de jeudi avaient été annulés. La décision d’une annulation définitive de cette édition 2011 du Pukkelpop était prise le lendemain matin.

http://www.pukkelpop.be

 

Christophe Maé a « Un peu de blues »

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De la même façon que « Comme à la maison » avait suivi la tournée de « Mon paradis », « On trace la route-le live » s’ajoute à la discographie de Christophe Maé. Celui-ci sortira le 26 septembre prochain. Le single associé s’intitule « Un peu de blues » dont les paroles ont été écrites par Christophe Maé lui-même et par le grand Jean-Jacques Goldman.

http://www.christophemae.fr

 

David Lynch fait le clown mais pas au cinéma

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À 65 ans, David Lynch n’en a pas fini aves les nouvelles expériences. Il fait ses débuts musicaux en solo en sortant « Crazy Clown Time ». Celui-ci comportera quatorze titres produits et écrits par le célèbre cinéaste américain lui-même. Les critiques le décrivent déjà comme une étrangeté qui laissera son empreinte sur le monde de la musique. David Lynch avait déjà participé sur des projets musicaux d’autres artistes mais c’est la première fois que les projecteurs sont braqués sur sa seule personne (musicalement parlant bien sûr). Les chansons ont un caractère sombre, les mélodies un air hypnotique, les paroles sont énigmatiques. Rappelons qu’il y a 4 ans, David Lynch avait créé une société musicale à son nom. Un album somme toute très attendu autant par les fans que par le reste du monde de la musique.

 

Tracklisting:

"Pinky's Dream"

"The horror and sadness of losing someone to other dimensions."

"Good Day Today"

"About being sick of negativity."

"So Glad"

"This kind of feeling comes up from time to time in our lives. It doesn't always have to do with people…"

"Noah's Ark"

"About being saved by love."

"Football Game"

"This sort of story is probably more than a daily occurrence in our world."

"I Know"

"Facing the reality that comes as a result of our actions."

"Strange and Unproductive Thinking"

"Speaks for itself"

"The Night Bell With Lightning"

"A blues song…and the title comes a bit from a line in a Kafka story."

"Stone's Gone Up"

"Something has happened"

"These are my Friends"

"The ones I see each day"

"Speed Roadster"

"A story of unrequited love near the piney woods"

"Movin' On"

"The decision was so obvious…"

"She Rise Up"

"A modern story"

http://www.davidlynch.com

 

Roots Manuva clôture l’été en beauté

Écrit par

Le 26 septembre prochain, Rodney Smith, alias Roots Manuva, sortira son huitième opus intitulé « 4everevolution ». Tout juste sous la barre d’une heure et composé de 17 pistes, il est annoncé comme le meilleur travail du Londonien depuis « Run Save Come Save Me » en 2001.

http://www.myspace.com/rootsmanuva

 

L’ « Anar » d’Irglova fera-t-elle l’effet d’une bombe ?

Écrit par

Marketa Irglova sortira son premier album solo le 10 octobre prochain. Élevée en République Tchèque, elle a eu une formation de pianiste classique. Son passage à New York va fortement influencer sa musique puisqu’une grande partie de « Anar » y a été enregistré. Le titre de son premier opus, elle le tire d’une peinture de l’exposition ‘The Last Fall’ de l’artiste iranien Bahid Hagigat. Le contraste des couleurs avait frappé la musicienne tchèque : une grenade, rouge cramoisi, placée sur un fond brillant d’or. « Anar » est le mot persan pour ‘Grenade’.

Rappelons que Marketa Irglova avait reçu en 2008 l’Oscar de la meilleure chanson pour la chanson « Falling Slowly » tirée du film « Once ».

http://www.myspace.com/marketairglova

 

 

Le nouvel album de Martyn est plein d’esprits

Écrit par

Martyn a choisi volontairement de s’éloigner de son dernier album « Great Lenghts ». Ce dernier était marqué par son expérience de la vie quotidienne. Le Hollandais n’est plus un débutant puisque son CV comporte 15 ans de mixes, 6 ans de production et 4 ans de management musical au sein de son label 3024. Il réside aujourd’hui à Washington. Une part de son inspiration est puisée dans la mentalité old-school. L’artiste avec lequel il collabore est le leader de Brainfeeder, Flying Lotus. Ce qui devrait laisser une certaine empreinte de musique expérimentale sur « Ghost People ». Car Martyn veut surprendre sans cesse. ‘J’ai créé une partie de mon album en ayant mon live en tête’ confie le musicien Hollandais. « Ghost People » sortira le 17 octobre 2011.

Tracklist:

01 Love And Machines (ft Spaceape)

02 Viper

03 Masks

04 Distortions

05 Popgun

06 I Saw You At Tule Lake

07 Ghost People

08 Twice As

09 Bauplan

10 Horror Vacui

11 We Are You In The Future

http://www.myspace.com/martyndnb

 

Album et concerts pour M83

Écrit par

M83, qui sortira un nouvel album intitulé « Hurry Up, We’re dreaming », vient d'annoncer une première série de concerts, cet automne, en Europe, qui sera suivie d'une plus importante tournée début 2012. Le premier single "Midnight City" est sorti cet été.

Coproduit par le bassiste Justin Meldal-Johnsen (plus connu pour son travail avec Beck), mixé par Tony Hoffer (Air, Kooks) et bouclé en 13 mois, le nouvel album bénéficie de la participation des chanteurs Zola Jesus et Brad Laner et du collaborateur de longue date d’Anthony Gonzalez, alias M83, son frère, Yann. « Hurry Up, We’ra dreaming » sera double et comportera 22 titres.

http://www.myspace.com/m83

 

Le Pukkelpop fera son deuil dans le silence

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Le Pukkelpop devait être une fête, il est pourtant devenu l'enfer sur Terre.

Comme on pouvait s’y attendre, la suite des festivités du Pukkelpop a été annulée. ‘Les mots manquent’. Les organisateurs n’auraient pas trouvé décent de laisser le festival se poursuivre. Les dégâts, occasionnés par le vent et la pluie, étaient sans doute aussi trop importants. Des chapiteaux écroulés, des scènes détruites, des tentes envolées… Le site du festival hasseltois ressemble aux ruines d’un champ de bataille. Les communiqués de presse insistent sur le caractère exceptionnel et imprévisible de cette catastrophe.

Selon la bourgmestre d’Hasselt, la tempête aurait tué au moins cinq personnes et fait des dizaines de blessés. Un numéro d’urgence a été mis en service pour les proches qui souhaiteraient prendre des nouvelles de personnes sur place : 011/23 97 11. Un centre de crise basé au hall sportif d’Hasselt accueille également les blessés et les festivaliers sous le choc. Des bus et des trains sont à disposition afin de rapatrier tout le monde chez soi. Certains habitants aux alentours du site du festival offrent aussi leur hospitalité.

Toute l’équipe de Musiczine présente ses plus sincères condoléances aux familles touchées par cette catastrophe apocalyptique et témoigne tout son soutien à toutes les personnes atteintes de près ou de loin par cette tempête.

http://www.pukkelpop.be

 

Le monde s’écroule au Pukkelpop

Écrit par

Les grêlons et la pluie se sont abattus sur le Pukkelpop. La panique s’est emparée des festivaliers cherchant à s’abriter. Scènes et chapiteaux ont subi des dégâts considérables. On recense de nombreux blessés et même des morts. D'après les témoignages de personnes sur place, il s’agit d’une vue ‘apocalyptique’. Tous les concerts de ce jeudi ont été suspendus tandis que la décision concernant les jours suivants n’a pas encore été prise.

http://www.pukkelpop.be

 

Pukkelpop 2011 : jeudi 18 août 2011

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Lana a affronté l’imprévisible

Lana Paret, 18 ans, devait assister à une fête. Elle a été finalement une des témoins d’une démonstration de la puissance de la nature.

‘Il y avait déjà des éclairs depuis un moment avant que la pluie ne commence à tomber. Puis les premières gouttes ont arrosé le festival, suivies par une pluie infernale’ Infernal… Il semble bien que ce soit le mot le plus adapté pour qualifier la suite des évènements. ‘Au début tout allait encore bien, il y avait un groupe de personnes qui vérifiait les installations et il n’y avait apparemment pas de problème. Mais quand la tempête s’est intensifiée, le chapiteau a commencé à tanguer d’avant en arrière. La boule disco suspendue au milieu de la tente a commencé à s’agiter en décrivant les mêmes mouvements’. Le chapiteau n’était plus qu’une vulgaire barque malmenée par une mer déchaînée. ‘Tout a été arrêté pour protéger le matériel. On pouvait sentir le stress du public. Quand une fille est venue dans notre direction, elle était trempée, elle nous a raconté que la tente de la Boiler Room était entièrement détruite’. Lana prend alors conscience de sa chance. Elle vient d’échapper de peu au pire. Après la tempête, il ne lui restait plus qu’à constater les dégâts. ‘Tout était sous eau’. Si certains ont succombé, que d’autres ont craint pour leur vie, la jeune Avelgemoise n’avait pas conscience de la gravité des événements. Mais par la suite, des rumeurs circulant sur le champ du festival avancent un bilan de six morts.

Un retour aussi difficile

Le premier réflexe est de partir à la recherche des amis sur place et de tenter de joindre les parents proches pour les rassurer, intention qui, pour Lana, ne pourra se concrétiser que près de trois heures après la catastrophe. Dans le domaine de la sécurité, il n’y a pas de réelle défaillance à pointer. ‘Personne ne pouvait prévoir ce qui s’est passé. Les deux ou trois jours qui ont suivi le drame ont été moralement difficiles.’

Pour rentrer dans sa Flandre Occidentale, Lana a dû faire face à un parcours du combattant. ‘Nous avions décidé de retourner chez nous, le soir même. Après avoir longtemps hésité ; mais quand la pluie a recommencé à tomber, nous avons tout replié et nous sommes partis’. Mais arrivée à la gare de Kiewit, la jeune Flamande a une nouvelle mauvaise surprise : les trains ne roulent plus et il faut rejoindre la station d’Hasselt ! Elle va malgré tout réussir, en compagnie d’autres festivaliers tout aussi désemparés, à prendre place dans une navette. Un train plus tard, elle est enfin chez elle et peut, petit à petit, reprendre ses esprits.

Girls en prière pour son second album

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Girls sortira, le 12 septembre prochain, son second album intitulé « Son, Father, Holy Ghost ». Il arrive 2 ans après leurs débuts et leur premier opus, et 1 an après l’EP qui avait suivi. Ce troisième enregistrement devrait être le travail le plus accompli du groupe.

Track Listing:

1. Honey Bunny

2. Alex

3. Die

4. Saying I Love You

5. My Ma

6. Vomit

7. Just A Song

8. Magic

9. Forgiveness

10. Love Like A River

11. Jamie Marie

http://www.myspace.com/girls

 

My Brightest Diamond sort un nouvel album

Écrit par

« All Things Will Unwind » est le nouvel album de My Brightest Diamond et sortira le 18 octobre prochain. Derrière ce nom de scène se cache Shara Worden. Et la musique ça la connait puisque son père était accordéoniste et sa mère organiste. Cette jeune maman aborde des thèmes compliqués et délicats tels que la juxtaposition de la vie et la mort, la classe et la race, la politique, la complexité d’être mère…

Track-list :

1. We Added it Up - 4:05

2. Reaching Through to the Other Side - 3:42

3. In The Beginning - 4:20

4. Escape Routes - 3:28

5. Be Brave - 4:17

6. She Does Not Brave the War - 4:05

7. Ding Dang - 2:31

8. There’s a Rat - 4:09

9. High Low Middle - 3:34

10. Everything is in Line - 4:32

11. I Have Never Loved Someone - 3:39

http://www.mybrightestediamond.com