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Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

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No Faïence

No Faïence (Ep)

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Deux années au compteur pour ce trio français, formé en 2009, à la Roche-Sur-Yon. Mais manifestement, les musiciens affichent une maîtrise indéniable… Rudy, Guillaume et Miguel ont été élevés au rock US des années 90 et ça se sent. Leur Noise-rock semble dopé par les sonorités héritées de Fugazi, Shellac, Hüsker Dü ou autre Reiziger. Les 4 titres de ce premier EP oscillent entre débauche d’énergie (l’instrumental « Tarama »), le post-rock réminiscent de Seam (la claque « IV/4 ») et la pop enrichie de riffs et de breaks puissants. La voix est délicieusement enrouée et les drums arides à souhait (« Heretic » et « WFAWAF »). Un bel, honnête et efficace premier Ep autoproduit qui augure un groupe de grand talent. Bref, la musique indépendante comme on l’aime !

 

Peter Wolf Crier

Garden of Arms

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Un an après avoir commis un album intriguant, mais malheureusement passé relativement inaperçu (« Inner-Be »), Peter Wolf Crier nous propose son second elpee. P.W.C. est une formation américaine, issue du Wisconsin et tout particulièrement de la mystérieuse ville d’Eau Claire (NDR : c’est également de ce patelin que sont issus, entre autres, Bon Iver et The Daredevil Christopher Wright). Et franchement, on aimerait que le combo yankee parvienne à sortir de l’anonymat au sein duquel il végète depuis deux ans. Parce que sa musique tient la route. Mais, notre souhait n’est pas prêt d’être exaucé, car le duo, réunissant Peter Pisano et Brian Moen, pratique une musique folk plutôt expérimentale, et donc pas toujours facile d’accès.

« Inner-Be » recelait quelques pépites, mais la production lo-fi et la carence en mélodie n’était pas de nature à accrocher le mélomane, malgré d’évidentes qualités. Il faut l’avouer, malgré une production plus soignée, « Garden of Arms » souffre du même syndrome. Pourtant, le travail opéré par Brian Moen aux drums est à nouveau remarquable. Et la voix tellement fragile de Peter Pisano colle parfaitement à l’ensemble, une voix dont le timbre rappelle même Jim James de My Morning Jacket. « Garden of Arms » est manifestement un elpee de toute bonne facture. Il recèle même quelques moments de grâce, à l’instar d’« Hard Heart », une plage enveloppée de chœurs éthérés. C’est donc, derechef, au niveau du sens mélodique que le bât blesse. Elles sont parfois interchangeables. Aussi, hormis le bouleversant et moins cérébral « Cut a Hand », plus aucun autre titre ne sort pas vraiment du lot… 

Quoique doués, les deux loups solitaires de Peter Wolf Crier ne composent donc pas de véritables hymnes destinés à être célébrés dans leurs contrées boisées du Wisconsin, mais bien des chansons obliques, destinées aux fans de musique folk américaine obscure voire claustrophobe, expression sonore qu’on pourrait peut-être qualifier de trip-folk…

 

The Slit Plasters

Get Plastered

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Leur seul nom suffirait à éveiller la suspicion (du genre ‘Pussy Gallore’ du pauvre), mais surtout leur bio potache ferait passer « Les Bronzés » de Zidi pour du Sacha Guitry.

C’est donc bien à du lourdingue qu’on a affaire.

A l’exception de quelques plats réchauffés qui ne tournent pas trop aigres (« Massacre » ou « Fatal Tio »), l’ensemble de cet album ressemble à une énorme pizza Hut : une grosse croûte et un fromage qui colle aux dents.

La reprise du « On nous cache tout » de Dutronc suscite autant d’engouement qu’un anchois avarié et pour le reste, ce Blues Rock à la carrure Punk tient plus du tord-boyaux que du tord bayous.

On épinglera au passage le sample emprunté au film « La ballade de Bruno » de Werner Herzog sur l’intro de « Monsters in your pants » mais on peut s’interroger longuement sur la pertinence de celui-ci. Car point de chicken dance en perspective…

Finalement, c’est encore dans le second degré de sa biographie que le groupe se révèle le mieux : ‘Ils jouent comme The Hives / The Makers mais ont été élevés aux Rubettes’. C’est un peu comme si les René Binamé s’étaient un jour pris au sérieux.

Tout est dit…

 

Noah & The Whale

Noah & Sons ?

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Votre serviteur avait quitté Noah and the Whale –dont le nom est issu d’une combinaison entre le film préféré d’un membre du groupe, « The Squid and the Whale », et celui du réalisateur américain Noah Baumbach– en 2008, lors de la sortie de leur premier et magnifique album « Peaceful, the World Lays Me Down », opus qui avait squatté mon IPod pour de nombreux mois, tant il me rappelait le folk tout en fragilité des Américains de Neutral Milk Hotel voire de Micah P. Hinson. Curieusement, une série de malencontreuses coïncidences ne m’a jamais permis de découvrir les deux albums suivants, publiés par les insulaires…

Qu’importe, leur musique chargée d’émotion m’avait suffisamment bouleversée à l’époque pour que je décide de me procurer un ticket, à l’annonce de leur passage à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. En outre, leur répertoire d’alors ne me permettait pas d’imaginer que la formation allait récolter un tel succès, aujourd’hui. Quelle n’a donc pas été ma surprise en découvrant une salle comble, pour accueillir le band, et surtout pour applaudir les nouvelles chansons d’« A Night on Earth », le dernier né de Noah et ses sbires. Un disque qui doit probablement cartonner sur les radios au Nord du pays ; car la popularité du combo demeure relativement confidentielle en Wallonie !

Dès les premiers accords, je me rends compte que l’ensemble qui se produit ce soir n’est plus (ou n’a jamais été) celui que je pensais connaitre ! Les délicats « Give a Little Love » et « Shape of my Heart », interprétés en début de set, sont artificiellement gonflés à l’électricité. Et les sonorités dispensées par la basse sont trop puissantes ; elles asphyxient carrément une expression, à l’origine, raffinée. Charlie Fink et ses acolytes enchaînent des hymnes rock à tendance celtique, à la manière de Mumford & Sons. La prestation n’est cependant pas dérangeante ni désagréable ; bien torchée, elle libère même énormément d’énergie. Mais je n’y retrouve plus ce supplément d’âme que j’avais cru déceler à travers la magnifique voix du chanteur, finalement aussi décevante, ce soir. Une bonne heure de concert plus tard, le public est conquis. Manifestement, Noah and the Whale est taillé pour les stades. Mais il vient de perdre un de ses fans de la première heure…

(Organisation AB + Live Nation)

 

Evanescence n’a pas encore tout à fait disparu

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Le groupe américain aux 24 millions d’albums vendus revient avec un troisième opus «Evanescence» qui sortira le 07 octobre 2011. Après des hits comme « Bring Me To Life », « Immortal » ou encore « Call Me When Your Sober » Evanescence fait son grand retour après trois ans d’absence. L’album est réalisé par le fameux Nick Raskulinecz (Foo Fighters, Rush, Stone Sour, Deftones, Alice in Chains) et a été enregistré à Nashville. Amy Lee, la chanteuse, le caractérise comme « une réinvention de leur musique, quelque chose qu’ils n’ont jamais fait avant ». Le premier single se nomme « What You Want ».

Evanescence sera en concert le 16 novembre à l’Olympia.

« What You Want »: http://www.youtube.com/watch?v=wVWazHTunSI

Le tracklisting :

1. What You Want, (the first single)

2. Made of Stone

3. The Change

4. My Heart is Broken

5. The Other Side

6. Erase This

7.Lost In Paradise

8. Sick

9. End of the Dream

10. Oceans

11. Never Go Back

12. Swimming Home.

http://www.evanescence.com

 

Kylie Minogue crève l’écran en Aphrodite

Écrit par

Filmé à Londres, le magnifique concert « Aphrodite, Les Folies » de Kylie Minogue sortira le 28 novembre en CD/DVD et en 2D/3D Blue-Ray. Le concert a été enregistré les 11 et 12 avril 2011 à l’O2 Arena de Londres. Le DVD a été réalisé par William Baker et Marcus Viner, il contiendra un documentaire exclusif en bonus. Sa sortie est prévue pour le 28 novembre. Et les dieux veillent sur l’australienne qui a à sa disposition des costumes créés expressément dans le thème de la mythologie grecque. Le show en chiffres, c’est 5 continents, 27 pays, 55 villes, 77 représentations en 150 jours devant plus de 575 000 personnes… De quoi faire tourner la tête aux Grecs qui ne sont plus très amis avec les chiffres ces derniers temps.

Le trailer: http://www.youtube.com/watch?v=31Q71QNOfZA

Tracklisting:

The Birth of Aphrodite intro

Aphrodite

The One

Wow

Illusion

I Believe In You

Cupid Boy

Spinning Around

Get Outta My Way

What Do I Have to Do

Beautiful

Slow

Confide

Can’t Get You Out Of My Head

In My Arms

Looking for an Angel

Closer

There Must Be An Angel

Love At First Sight

If You Don’t Love Me

Better The Devil You Know

Better than Today

Put Your Hands Up

Million Dollar Intro

On A Night Like This

All The Lovers

http://www.kylie.com

 

Alain Souchon retombe en enfance

Écrit par

Des chansons pour enfants qui se transmettent de génération en génération… C’est ce qu’Alain Souchon a apposé sur son nouvel album « A cause d’elles ». Celui-ci sortira le 21 novembre prochain. Et celui qui est né sous le nom d’Alain Kienast en fait une histoire de famille puisque son fils, Pierre, interprète avec lui le premier single « Le jour et la nuit » qui sera sur les ondes dès le 3 octobre.

http://www.alainsouchon.net

 

EMA

Dans la cour des grands

Certains concerts marquent à jamais de leur empreinte la mémoire et l’imaginaire. Pour diverses raisons, parfois très subtiles. Pour trois enfants âgés de onze, neuf et huit ans, ce tout premier concert avec papa (ça, c’est moi), cette soirée restera tout simplement inoubliable. C’est que peu de monde peut se targuer d’avoir été le pôle d’attraction de l’artiste pendant toute une soirée. Compte-rendu au travers des yeux d’enfants émerveillés par la simplicité et la gentillesse d’une grande artiste.

Ce soir, pas de cirque, pas de cinéma, mais pour la toute première fois, un concert avec papa. Nous découvrons les jardins du Botanique et nous nous amusons dans ses allées. Quand papa nous rappelle à l’ordre. C’est qu’il n’a pas envie du tout de rater le début du concert ! Et puis, vu notre taille, mieux vaut rentrer parmi les premiers, histoire de jouir d’une vue imprenable sur la scène. L’attente est un peu longue, mais elle vaudra assurément le coup.

Quand EMA monte sur scène, le violoniste s’est déjà lancé dans une intro sombre et tourmentée. Les jeux de lumières ajoutent une aura particulière et nous plongent directement dans l’ambiance. EMA (pour Erika M Anderson de son vrai nom) se lance alors dans un spoken word habité qui plante le décor.

A peine avons-nous fini d’applaudir à tout rompre que le morceau suivant s’enchaîne. La musique semble bancale, osciller entre douce folie et rage contenue. Maman dirait que ça sonne faux. Et papa rigolerait bien. EMA, elle, s’en moque pas mal, parce qu’elle a l’air complètement absorbée par son chant. Elle est habitée par sa musique. Quand elle interprète « Grey Ship », son navire tangue et menace d’être englouti par les flots, mais en capitaine de son navire ivre, la capitaine redresse l’embarcation et conduit le morceau à bon port. Intensément vibrant, cette plage s’échoue doucement sur les rivages d’un désespoir mal contenu. Simplement magnifique.

Après « Milkman », le groupe se fend d’une reprise des Violent femmes (« Add It Up ») tout simplement renversante. S’ensuivent la totalité des titres issus de son magistral premier album, « Past Life Martyred Saints », qui tous donnent cette improbable sensation d’être en équilibre précaire au-dessus du vide sans jamais menacer de sombrer.

Combinant avec justesse et émotion, déluge sonore et ambiances sombres, cette artiste fragile sous ses airs de foldingue (elle porte une chaîne autour du cou, comme un chien, c’est rigolo !) transporte la salle et comble le public qui pour la majorité découvre ce soir tout son potentiel.

Mais la vraie alchimie du moment, elle s’est déroulée entre elle, mon frère et ma sœur. Car touchée par notre présence, EMA a confié, à plusieurs reprises, son réel bonheur de voir des enfants au-devant de la scène. Un cadeau pour elle, un véritable souvenir inoubliable pour nous, qui avons même eu le privilège de gratter sa guitare en pleine séance de larsens. Hé ! Vous en connaissez beaucoup qui à nos âges respectifs ont fait du noise sur la scène de l’Orangerie ?

Transposés dans une autre dimension, nous l’avons contemplée se déhancher, onduler, psalmodier, s’extasier et enfin s’offrir complètement dans un show d’une rare véracité.

Pas de semblants mais de vraies émotions au bout d’un rappel terminé dans la poussière d’un « Red star » intense et contemplatif.

Nous ne pouvions partir sans la rencontrer, et c’est elle qui est venue à nous, aussi gentille et simple que lorsqu’elle se produisait quelques minutes auparavant. La star du jour nous demandant de prendre la pose en sa compagnie pour une série de photos immortalisant cette nuit magique que nous n’oublierons jamais. Merci Madame EMA, vous êtes une grande dame.

Organisation : Botanique

The Pigeon Detectives

Up, Guards And At’Em

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The Pigeon Detectives est un groupe issu de Leeds qui fêtera ses 10 ans l’année prochaine. Leur troisième opus intitulé « Up, Guards And At ‘Em » n’attirera sans doute pas suffisamment l’attention du public que pour bénéficier de la protection animalière. N’allons quand même pas jusqu’à dire que le groupe britannique sera le dindon de sa propre farce, car ce nouvel album n’a rien de honteux. Il est sympathique et démarre surtout très fort. Les titres tels que « She Wants Me », qui entame l’album ou « Need To Know This » ont même de quoi envoyer voler ‘Les pigeons’ un peu plus en altitude. Mais à vouloir s’élever toujours plus vite et toujours plus haut, on finit, à l’image d’Icare, par se brûler les ailes. Et la chute est vertigineuse ! Au lieu de rester un peu au-dessus de la mêlée, on peine même à se maintenir dans les grâces des colombophiles les plus avertis. The Pigeon Detectives va devoir migrer vers d’autres horizons pour garder en filature les groupes qui occupent déjà une place bien au chaud dans la grande volière musicale. « I Don’t Know You » est un indice susceptible de mener vers une piste intéressante. Messieurs les ‘Détectives’, pour que plus personne ne doute de ce que vous mettez sur la table, revenez avec des preuves en béton armé !

 

Red Hot Chili Peppers

I’m With You

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Même s’il est inutile de présenter les Red Hot, un petit rafraîchissement de mémoire s’impose. Si Flea (Michael Peter Balzary) donne toujours le tempo de la basse et qu’Anthony Kiedis se réserve toujours le micro (NDR : ce sont quand même les deux figures de proue du band), un membre et non des moindre –puisqu’il s’agit du guitariste John Fusciante– a quitté le navire à l’aube de l’enregistrement du dixième album studio. Navire qui selon certains commencerait tout doucement à sombrer… Ne restent donc plus que les deux emblématiques sources d’inspiration accompagnées de Chad Smith derrière les fûts et de Josh Klinghoffer aux guitares.

Rois de la pop/funk depuis près de trois décennies, le quatuor californien nous balance sa dixième plaque beaucoup plus teintée funk que de rock, c’est une évidence. Néanmoins, on ne peut pas décréter que l’album soit déplaisant pour autant ; mais pour un groupe qui accuse un tel patronyme, il faut bien reconnaître qu’il manque… un peu de sel…

Là où « Californication », « By The Way » ou « Suck My Kiss » avaient l’immanquable don de fouetter nos oreilles et de nous envoyer une bonne dose d’adrénaline, il reste, à l’écoute de ce nouvel opus, une impression de glissement vers une formule plus ‘séduisante’, moins ‘authentique’, destinée au grand public. Le single « The Adventure Of Rian Dance Maggie » en est la parfaite illustration. Excellente ballade, ce titre ne peut que réaliser une grande carrière radiophonique et télégénique. Les Red Hot sont et seront encore de tous les plateaux TV cet automne ; après les avoir vu chez Denisot, on risque même de les voir débarquer un de ces quatre chez Drucker, c’est tout dire…

Pour la défense des Californiens, il est clair qu’ils n’ont plus rien à prouver depuis longtemps. Or, la démission de leur guitariste fétiche devait sonner comme un nouveau départ. Cependant, on attend toujours le signal du starter. On pourrait sans crainte affirmer que les Red Hot sont en roue libre, qu’ils se la coulent douce et qu’hormis deux ou trois compos dignes de ce nom, « Happiness Loves Company » ou « Goodbye Hooray », le reste se laisse écouter sans sourciller. S’il n’y a certes rien à jeter sur cette galette, il n’y a pas grand chose non plus qui fait bondir… Pas davantage de gros hit en perspective.

Bref, ce nouvel elpee hyper funky et même parfois limite disco ne fera certainement pas l’unanimité auprès des fans de la première heure. Par contre il risque d’attirer un public plus proche de la variété de bonne facture que de la pop/rock funkysante qui était la marque de fabrique des RHCP.

En conclusion, « I’M With You » est un bon album sur lequel les joyeux quadras risquent de se faire plaisir mais qui ne nous réserve aucune surprise.

Rien de bien neuf sous le soleil californien !

 

Burning Heads

Hear This

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Comptabilisant une bonne dizaine d’albums en vingt ans d’existence, sans compter les splits cds, le groupe orléanais, Burning Heads, est certainement ‘le’ groupe underground de la scène punk-rock qui a marqué le plus la scène hexagonale. Pas pour rien qu’il est idolâtré par toute une génération de punks. Sa notoriété s’étend au-delà du Vieux Continent. Les Têtes brûlées ont eu la chance de tourner en compagnie des ténors du punk californien tel que NOFX. Ils ont également séjourné tout un temps sur l’écurie indépendante Epitaph Europe. Aujourd’hui, le groupe dirige son propre label, Opposite prod.

Après avoir tâté du punk rock/reggae, Burning Heads revient à ses premiers amours en nous balançant un punk rock bien old school. Tous les éléments y sont réunis. Tempo soutenu sur la majorité des morceaux, riffs de guitares incisifs et refrains repris en chœur. Rien de novateur, donc. Mais ça marche. Surtout que les Français s’y prennent toujours aussi bien pour arriver à leurs fins. Et l’énergie est bien palpable du début à la fin.

Certes, « Hear This » ne va certainement pas révolutionner le genre. Mais peu importe ! Rien de tel qu’un bon disque de punk 'à l’ancienne' bien teigneux. Et au sein de cet univers, Burning Heads prouve qu’il est toujours là, et bien là.

 

Contemporary Noise Sextet

Ghostwriter's Joke

Écrit par

Le Contemporary Noise Sextet est un collectif de jazz moderne qui nous vient de Pologne. Il a été créé par les frères Kapsa, également actifs au sein du groupe Something Like Elvis, responsable d’une musique… emo-hardcore ! « Ghoswriter’s Joke » constitue le quatrième opus du sextet (souvent réduit à un quintet et même parfois à un quartet, d’ailleurs…), mais le premier pour le compte de la maison Denovali (The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble), label qui en a profité pour rééditer les 3 précédents.

Le free-jazz du Contemporary Noise Sextet s’affranchit des carcans du genre et mélange des éléments rock, klezmer et expérimentaux. Pas nécessaire d’être un spécialiste de jazz (c’est mon cas…) pour être impressionné par la liberté de manœuvre et la dextérité des musicos. Les structures improbables du titre inaugural « Walk With Marilyn » ou du cinématographique « Morning Ballet » en sont probablement les plus belles illustrations. Un must dans le genre, magnifiquement clôturé par le morceau « Kill the Seagull, Now ! » (inspiré par la pièce « The Seagull » d’Anton Chekhov). Comme quoi, du hardcore au jazz, il n’y a qu’un pas…

 

Electric Electric

Sad Cities Handclappers

Écrit par

Eurêka ! J’y suis arrivé ! Et pour cette peine, je réclame une médaille. Parce qu’écouter « Sad Cities Handclappers » est une réelle et pénible mission. Si vous voulez rendre quelqu’un fou, vous le ligotez sur une chaise et lui passez cet LP d’Electric Electric en boucle. Il est probable qu’il ne tiendra pas les quinze pistes avant de perdre ses esprits. On parle ici d’une arme puissante, destructrice de… neurones. Elle peut sans problème servir pour laver le cerveau des ennemis. Tiens, quel drôle de terme alors que le but est en fait de conquérir un public… Décidément, ces Français se sont vraiment trompés de discipline. Tout se ressemble sur cet album, on ne comprend pas trop où s’arrête la piste et où commence la suivante. On est étouffé par tous ces effets électroniques qui ne font qu’alourdir les mélodies plutôt que de les nourrir. Le seul morceau ‘digérable’ est « The Watkins Theory ». Une constatation pour atténuer ma sévérité à l’égard de ce combo hexagonal (bien qu’en laissant tourner le cd, la migraine commence à me gagner). Chers lecteurs, tapez chez vous sur des casseroles ne vous coûtera rien et ne sera pas moins mélodieux que ce « Sad Cities Handclappers ».

 

Sallie Ford

Dirty Radio

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Sallie Ford est née en 1950… ou tout du moins l’aurait-elle voulu. Une radio poussiéreuse mais dévoilant une énergie folle et une voix rauque craquante. Sallie réhabilite brillamment les fantômes d’Ella Fitzgerald et de Bille Holiday ! ‘When I turn on the radio, it all sounds the same...’ scande-t-elle sur « I Swear ». Ses morceaux swinguent comme à la belle époque ; mais elle a le bon goût de hanter ses morceaux d’un certain esprit punk qui lui permet de ne pas tomber dans le simple exercice de style. Pas possible de s’ennuyer à l’écoute de titres de la trempe du single « Cage » ou du plus dramatique « Poison Milk ». Le rockabilly de Sallie Ford réchauffe les cœurs malgré les sujets souvent sombres abordés par ses compos : ‘I’m only thirteen years old, and already life’s cold’ clame-t-elle par exemple sur la ballade « Thirteen Years Old ». Parfaitement épaulée par ses ‘Sons Extérieurs’, Miss Ford nous transporte dans l’époque dorée du rêve américain d’après-guerre. Des images ? Les bals de fin d’année aux States. Buddy Holly. Le premier épisode de ‘Retour Vers le Futur’… mais, je me répète, en y injectant une dose de feeling punk ! Pas étonnant que ces nostalgiques d’Avett Brothers en soient devenus des fans !

En concert au Botanique à Bruxelles le 6 décembre prochain. 

 

Alexis Gideon

Video Musics II : Sun Wu-Kong

Écrit par

Il aura fallu deux années de travail à l’artiste Alexis Gideon pour finaliser ce projet. Ajoutez-y une année pour qu’il traverse l’Atlantique, et le cap des trois années s’est donc facilement écoulé depuis le début des sessions de ce « Video Music II : Sun Wu-Kong ». Un concept qui a nécessité deux ans de travail à l’Américain ; période au cours de laquelle il a multiplié les collaborations afin de monter sa vidéo-opéra inspirée d’un récit chinois issu du XVIème siècle, relatant l’histoire d’un homme-singe. Ce personnage avait été porté à l’écran, dans un Manga japonais, le célèbre Dragon Ball, mettant en scène Sangoku, héros de toute une génération. Afin de concrétiser ce projet, Alexis Gideon a reçu le concours de personnages notoires dans le monde de l’animation comme Becca Taylor et Cynthia Star ainsi que d’artistes impliqués dans la musique contemporaine, tels que Rachel Blumberg (il a notamment bossé en compagnie de M. Ward) ou encore Shelley Short (Hush).

A l’instar de l’homme-singe mis en scène dans cet ‘opéra’, l’Américain nous propose une création hybride. Hybride tout d’abord, à cause de cette rencontre entre l’art visuel et musical. Mais hybride également au niveau musical. Les sons atypiques (électroniques ou expérimentaux) se mêlent à l’instrumentation plus traditionnelle (guitare, piano). Et tout au long de ce cocktail non-conventionnel, Gideon vient poser un flow fluide et plein d’assurance. Au fil du temps, il faut reconnaître que ce flow est en constante amélioration.

Seul reproche à adresser à cette œuvre (je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de voir la vidéo dans son intégralité), la longueur. 40 morceaux se succèdent en une bonne heure. Il faut donc s’accrocher.

Par ce projet ambitieux, Alexis Gideon parvient à gommer les frontières entre les genres. « Video Music II : Sun Wu-Kong » est en tout cas la preuve que l’Américain vient de franchir une étape qui devrait le conduire définitivement dans la cour des Grands.

 

Vincent Liben

Vincent Liben

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‘Elégance’ est le premier mot qui me vient à l’esprit, après avoir écouté cet album de chanson française.

Vincent Liben sort de sa coquille. Dans l’œuf, qu’il partageait en compagnie des autres membres du groupe Mud Flow, il était un peu la tête pensante, le responsable des compos ainsi que la première voix et le guitariste du band. Une page se tourne ? Il faudra hélas bien s’y résoudre. Après tant d’années de pratique d’une pop/rock anglophone bien léchée et d’excellente qualité, convenons-en, notre homme change radicalement son fusil d’épaule.

A priori, on redoutait un peu ce changement mais notre Bruxellois… étonne !

A vrai dire cependant, ce n’est pas son premier essai. « Tout va disparaître », son premier effort en solitaire paru en 2009, est demeuré dans un anonymat quasi parfait… Le mot ‘découragement’ ne figurant pas dans le vocabulaire de notre ‘ket’ et, invitant cette fois le public français à sa découverte, le manneke nous ressert le même plat mais dans la crainte d’une ‘disparition annoncée’, comme il y a deux ans, il ne lui attribue aucun titre… Quelques chansons (seulement celles où il chantait) viennent de sa première esquisse, les autres sont le fruit du travail d’un auteur/compositeur/chanteur enthousiaste.

Puisant son inspiration musicale dans la simplicité, toutes ses jolies mélodies ont pour origine  un jeu de guitares tout en finesse, un piano occasionnel et des cuivres plutôt discrets. Le tout est orchestré de main de maître par notre homme à tout faire.

La force de cette expérience en solo repose sur la dualité légèreté/gravité des 11 chansons qui peuplent cet excellent premier (?) elpee. En effet, même si les thèmes abordés ne sont pas tous joyeux, Vincent les traite avec une légèreté musicale redoutablement efficace ; ce qui a pour don de faciliter la digestion de quelques moments de la vie pas toujours très drôles.

La poésie est partout présente, joyeuse, amoureuse, romantique, sensuelle et même absurde (« Camélia »).

Il y a du Yves Simon, du Alain Souchon, du Benjamin Biolay et même du Serge Gainsbourg dans cette œuvre. Bouquet d’influences, cet album éponyme de l’ex-leader de Mud Flow a tout pour plaire tant Vincent Liben nous offre des chansons envoûtantes et inspirées où cohabitent une mélancolie et un humour doux-amer.

Une page s’est peut-être tournée. Un livre se ferme peut-être ; mais un autre s’ouvre, un cahier blanc tout neuf qui ne demande qu’à être rempli de jolies partitions et de beaux textes comme ceux-ci.

Un artiste ‘nouveau’ est né et dans son berceau, c’est un véritable écrin subtil empli de magnifiques textes et de somptueux arrangements qui nous est offert.

Goûtez donc ces fruits et reprenez-en à volonté, ils sont excellents.

 

Malibu Stacy

We Are Not From

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« We Are Not From » est le titre ‘clin d’œil’ pondu par Aurélie, sœur du bassiste de Malibu Stacy. Mais d’où ne sont-ils pas ? Telle est donc bien la question. Et bien pas de Malibu pardi mais bien de Dalhem dans notre bonne vieille province de Liège, tiens ! C’est pour l’anecdote. Et à y regarder de plus près, ils y tiennent à leur Dalhem. Tant et si bien qu’en écoutant le titre inaugural de l’album, « General Thys », on a droit à un gag bien typique de l’humour noir jaune rouge. Dans leur village, il existe en effet une rue, un buste et un musée dédiés à Albert Thys, promoteur de la première ligne de chemin de fer construite au Congo. L’œuf ne tombe jamais bien loin du cul de la poule !

Voilà donc pour la touche humoristique.

Troisième plaque au compteur déjà pour le combo liégeois. Elle fait suite à « G », paru en 2006 et « Marathon », en 2008. Pendant trois longues années, la formation a assuré la promo de leurs Cds. Elle a beaucoup tourné et s’est notamment produite en première partie des Kaiser Chiefs, Nada Surf ou encore Babyshambles. En 2011, pour rendre hommage à Martino, leur roadie décédé deux ans plus tôt, ils publient le single « The Road Is Dead ». Figurant en quatrième position sur l’elpee, ce morceau prélude un changement de style bien marqué. Stop au style post punk électro made in USA vite fait bien fait et place à une ambiance plus acoustique, une musicalité plus variée où se croisent des rythmes rock (« Mardi Gras »), des ballades ludiques (« Patricia ») ou des compos plus recherchées, plus élaborées. Place également aux cuivres chapeautés par Ben des Hollywood Pornstars pour donner un peu plus de relief aux dix plages de ce nouvel opus. Malibu Stacy a pris largement plus de temps que d’habitude pour réaliser ce troisième essai. Le temps de faire appel à des musiciens additionnels, des proches pour la plupart, le temps de faire le tri parmi la cinquantaine de titres composés par tous les membres du groupe. Au final, il n’en reste que 10, ceux qui faisaient l’unanimité chez les six musicos. Et si comme d’habitude, Dave (David de Froidmont), le chanteur est  responsable des lyrics, les compositions musicales portent cette fois la signature de Christophe Levaux et Michael Goffard.

Au final, on a entre les mains un album qui redessine la trajectoire du groupe liégeois, un disque qui varie les effets, surprend et a le mérite de sortir des ornières tracées par les deux premières réalisations. On assiste en dix chansons à une renaissance, à un renouveau. Bravo, fallait oser…

Changer de style tout en gardant la qualité et la fraîcheur est la preuve d’une belle maturité !

 

Owiny Sigoma Band

Owiny Sigoma Band

Écrit par

Ne vous étonnez pas si vous vous sentez voyager vers l’Afrique en écoutant « Owiny Sigoma Band », car les musiciens du groupe ont effectué un voyage au Kenya dans le cadre de cet album. Les mélodies ne sont donc pas le fruit du hasard mais bien un fruit exotique venu des contrées kényanes. Et le patronyme du groupe, qui est aussi le titre de ce premier opus, n’est autre que le village de Nairobi, Owiny Sigoma, qui a hébergé ces Londoniens. Joseph Nyamungo et Charles Okoko sont les musiciens locaux qui ont transformé les notes en ces mélodies entraînantes. Par ailleurs, cet LP révèle des goûts de savane. On s’émerveille au début de ces paysages qui nous sont peu familiers, voire totalement étrangers. On a envie de bouger, de danser, d’aller nous aussi. Et puis, on s’habitue, comme on s’habitue à tout. Et là, on se fait manger tout cru par cet énorme fauve qu’est l’ennuyeuse simplicité. N’empêche qu’à choisir, il vaut sans doute mieux finir dans le ventre d’un animal dont on ne connait pas grand-chose que de rester dans la gorge de nos petites bêtes de compagnie habituelles.

 

Pechenga

Helt Borte

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« Helt Borte » constitue le premier album de ces Norvégiens de Pechenga, un duo formé par Rune Lindbaek et Cato Fars. Et manifestement, la formule ‘musique venue du froid’ prend ici tout son sens. Sorti en 2007 –et pressé seulement à 57 copies– cet elpee est donc parvenu un peu plus à l’Ouest, très lentement, comme s’il avait été congelé pendant 4 longues années, sans perdre pourtant de sa saveur.

L’ambient imaginé par les deux sbires nordiques annonce donc on ne peut mieux l’hiver… qui s’annonce horriblement froid et glacial ! Minimales, les 10 compositions de Pechenga (c’est aussi le nom d’une région russe de Sibérie, visible de Vardo, l’île natale des musiciens) ont pour probable ambition d’inviter les pingouins cérébraux à se dandiner à l’écoute de leurs mélodies atmosphériques et progressives nourries aux synthés ascétiques et influencées par Brian Eno. Pas de singles à se mettre sous les gants donc ; mais les amateurs du genre devraient apprécier. Tout au long de « Helt Borte », on a réellement l’impression d’entendre le doux chant des fjords norvégiens dans son casque…

 

Les membres de REM se quittent en bons termes

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REM a annoncé officiellement, via un communiqué sur son site internet, sa dissolution. Si les membres du groupe américain se quittent sur ‘un immense sentiment de gratitude, d'accomplissement et d'étonnement’, la déception risque d’être amère pour les fans. Michael Stipe, le chanteur, se montre philosophe : ‘Un homme sage a dit : ‘le talent quand on assiste à une fête, c’est de savoir quand partir’. Nous avons construit ensemble quelque chose d’extraordinaire et maintenant, nous allons nous en éloigner.’ Ils précisent également que cette décision n’est pas la conséquence de quelque brouille ou de quelque désaccord que ce soit. La décision a été prise ‘communément et dans l’intérêt de chacun’. REM avait été fondé en 1979 dans l’état de Géorgie. Son premier album studio était paru en 1983 et s’intitulait « Murmur ». « Collapse Into Now », quant à lui, restera le dernier opus d’une liste en comportant quinze.

http://remhq.com/news_story.php?id=1446

 

Sttellla en remet une couche… enfantine.

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Jean-Luc Fonck n’en finit plus de se faire remarquer. Parallèlement au « Bestt Offf » de Sttellla, il présente une comédie musicale pour enfants, jouée par Camille de Leu et Odile Matthieu, intitulée « Fée un vœu ». Elle sera à découvrir à partir du 29 octobre sur les planches du Théätre de la Toison et du Théâtre Molière. Les chansons du spectacle figureront sur un album, disponible à partir de la fin du mois d'octobre.

Un livre écrit par Jean-Luc Fonck est aussi attendu en février 2012.