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La Divine Comédie de Lora Gabriel

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Juliana Hatfield

There’s always another girl

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Depuis le 27/07/2011, cet album est disponible en téléchargement libre pour ceux qui ont eu la bonté d’en parrainer sa production sur le site http://www.pledgemusic.com, où la chanteuse a mis en vente exclusive d’autres articles de merchandising, généralement dédicacés. Mon potentiel extatique a encore connu une bonne journée.

Juliana va bien. Elle est même en pleine forme. Si sa voix était aussi accomplie sur « How To Walk Away » et si la belle avait eu le temps de publier ses mémoires, elle n’a pas parachevé son double succès par des dédicaces et encore moins par une tournée, mais bien en se tapant un passage à l’hôpital pour cause de ce qui semble avoir été la conséquence d’une crise d’anorexie (NDR : cette affection n’a jamais été clairement annoncée dans ses écrits, mais elle a un jour refait surface pour expliquer, avec ses mots bourrés d’allusions involontaires, les raisons de son absence). Elle a fermé son blog. Elle a publié un autre album deux ans plus tard, sur lequel les paroles de sa chanson « I’m disappearing » sont déchirantes (ou est-ce son timbre qui semble vibrer d’un ‘help !’ sur chaque note ?) Pourtant, elle est loin du cliché de la starlette déchue tombée dans la drogue, le sexe et l’alcool ; bien au contraire. Soit, elle dégage la même volonté humaine de vouloir être aimée pour ce qu’elle est, mais elle boit, mange et dort à peine, ne fume pas et ne prend rien d’autre qui soit plus jubilatoire que du chocolat Lindt & Sprüngli. Comme si le monde était trop pour elle. Ses sens ont l’air exacerbés ; et en plus elle lit pour dix.

« There’s always another girl » est plus rocky que ses deux précédents opus, mais a conservé les mêmes harmonies vocales. Toujours aussi magnifiques. La chanteuse s’en amuse brillamment depuis « Peace & Love ». Le rock est loin de la limite des riot grrrls comme pouvait l’être « Bed » ou « Juliana’s Pony: Total System Failure », mais porte les influences des, disons, cinq dernières années issues de la scène rock indé. Et qui le niera, elle a rarement été si prolifique.

Prochain espoir : qu’elle se produise enfin à nouveau autre part qu’à Boston et NY. Ses nouveaux titres ont un potentiel scénique évident et on espère qu’elle surmontera sa timidité.

 

Phoebe Killdeer

Side A. The fade out line. Side B. Scholar (single)

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Entre la pluie et… la pluie, il faut choisir. Soit regarder la télévision qui diffuse encore et encore les mêmes films depuis des années ou se taper une grosse dépression, en observant les gros nuages gris qui aiment tant occuper notre ciel. Manifestement, l’été a connu des jours meilleurs.

Il ne reste plus qu’a écouter de la bonne musique pour oublier ce climat plus que morose.

Phoebe Killdeer and The Short Straws est une référence idéale pour mettre un peu de couleur dans vos idées.

Le cd comporte une face A et une B. Un peu comme les anciens vinyles. Ou même les cassettes, tombées en désuétude. Le recto propose le titre "The Fade Out Line", le verso "Scholar".

Si Elvis Presley devait se réincarner en femme, il choisirait probablement Phoebe Kildeer. Le morceau « Scholar » en est une belle illustration. Du swing, du punch, une énergie inépuisable et des rythmes endiablés qui vous envoûtent dès les premières notes. Si vous perdez le contrôle de vos jambes, ne vous inquiétez surtout pas, c’est que la musique fait son effet. Après cet épanchement de dynamisme, place à la détente lors d’un “The Fade Out Line" qui épouse un style plus jazzy. C’est une autre facette de Phoebe Killdeer. La demoiselle jouit d’une belle notoriété, non seulement pour son répertoire, mais également pour ses prestations scéniques décalées.

Avant de publier ce single, Phoebe avait déjà gravé un premier album. On attend impatiemment le suivant. Et inutile de dire pourquoi. 

 

Des « Monuments » à une nouvelle gloire de Yann Tiersen

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Yann Tiersen sortira un nouvel album dès l’automne prochain, le 18 octobre plus précisément, accompagné d’une nouvelle tournée européenne. « Skyline » est le septième opus studio du français. Il poursuit ainsi le chemin entamé sur « Dust Lane » sorti il y a un an et acclamé par la critique. Le premier single s'intiutle « Monuments », il est sorti le 8 août. Et ce dernier emmène son auteur dans un univers bâti par des synthés vintage et des guitares électriques. Vers une galaxie de ce que le public pensait connaitre de Yann Tiersen. « Skyline » a été enregistré entre Paris, San Francisco et Ouessant et mixé par Ken Thomas (Sigur Ros, M83, David Bowie…). Et sa poésie se ressent déjà dans les déclarations du musicien brestois : ‘Les nuages s’éloignent, les rafales laissent place au silence et le piano et les cordes vous ramènent à la maison.’

Regardez ici le clip en animation de « Monuments » réalisé par Ivan Rusev :

http://www.youtube.com/watch?v=jF3WyEcgie4

http://www.yanntiersen.com

 

Björk et Dirty Projectors à la rescousse du monde marin

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« Mount Wittenberg Orca » est le fruit de la collaboration entre Dirty Projectors et l’Islandaise Björk. Cet album a été inspiré par des évènements qui se sont produits sur le mont Wittenberg. Il comporte 7 chansons pour une durée totale de 21 minutes. Les bénéfices générés par ces 7 pistes seront reversés au profit de la conservation marine. Sa version CD sera disponible à partir du 25 octobre prochain.

http://www.mountwittenbergorca.com

 

Spank Rock s’ennuie de tout sur son nouvel album

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Désormais seul aux commandes du combo, Naeem Juwan sort le 05 octobre le très attendu 2ème opus de Spank Rock, produit par Boys Noize, Mark Ronson et Sam Spiegel. On y retrouve également Santigold. L’album s’intitule « Everything is Boring & Everyone is a fucking Liar » et est décrit comme ‘l’alliance d’un rap alternatif à l’électro, accentué cette fois par la forte présence d’un son rock’. Le premier extrait, quant à lui, se nomme "DTF DADT"!

Pour regarder le clip de "DTF DADT":

http://www.youtube.com/watch?v=k2K3KBwQS4I

http://www.spankrock.net/

 

‘Bonjour Tristesse’ en compagnie des Los Campesinos

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Les Los Campesinos publieront bientôt un nouvel album. Il s'intitulera « Hello Sadness ». Ce dernier est un recueil de dix chansons d’amour. Le dernier opus du groupe gallois, dont le nom signifie 'Les paysans' en espagnol, sortira le 14 novembre 2011.

Tracklisting:

By Your Hand

Songs About Your Girlfriend

Hello Sadness

Life Is A Long Time

Every Defeat A Divorce (Three Lions)

Hate For The Island

The Black Bird, The Dark Slope

To Tundra

Baby I Got The Death Rattle

Light Leaves, Dark Sees pt. II

http://www.loscampesinos.com

 

Marc Morgan repoussent Les Obstacles « Beaucoup vite loin »

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Marc Morgan revient accompagné du groupe Les Obstacles, présenter un nouvel album intitulé « Beaucoup vite loin ». Celui-ci a été enregistré à Berlin et mixé à Bruxelles. Il sortira le 26 septembre prochain.

http://www.marcmorgan.com

 

Humpty Dumpty Records fête ses 5 ans

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Afin de fêter son cinquième anniversaire, le label bruxellois Humpty Dumpty Records organise une soirée de concerts au Botanique, le mercredi 26 octobre 2011. Pour l’occasion, six nouvelles productions seront également présentées dont les albums de Clare Louise et de Yéti. Sur scène, ils seront accompagnés par Zoft, Tazio & Boy, South of No North et K-Branding. Les concerts se dérouleront en alternance sur la Rotonde et l’Orangerie.

Le 24 octobre marquera la sortie officielle des six nouveautés du label :

Clare Louise: Castles in the air                                             Le Yéti: L’Animal en moi

Amute: Black Diamond Blues                                               Zoft: Electrically Hauted

Tazio & Boy: Winter in the room                                        South of No North: Octopussies Liquor Store

http://humptydumptyrecords.blogspot.com/

 

BOY

Mutual Friends

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Ce duo féminin a choisi un patronyme paradoxal : BOY. BOY, c’est le fruit de la rencontre entre la Zurichoise Valeska Steiner et l’Hambourgeoise Sonja Glass. Une jolie histoire vécue par les deux jeunes femmes qui se sont rencontrées à Zurich et ont décidé de s’associer musicalement. La première au chant, la seconde à la basse. Pour un résultat plus qu’étonnant…

En écoutant « Mutual Friends », on se lierait d’amitié sans le moindre souci. Tant pour la douceur que pour le dynamisme qu’il véhicule.

Leur musique est à la fois sobre, multicolore et diversifiée. Les sonorités folk sont teintées de subtils accents asiatiques, tout au long de « This is the beginning ». Passé ce périple opéré au cœur de ces contrées lointaines, BOY nous revient en terrain connu lors d’un « Little numbers » ou encore « Silver streets », au cours desquels les rythmes épousent des tempos plus énergiques. Le genre n’est pas le plus flagrant, mais il reste néanmoins très agréable à écouter. Pourtant « Mutual Friends » n’adopte pas un style fondamentalement commercial, mais pas davantage un genre de musique très précis.

Opus authentique, « Mutual friends » déborde de fraîcheur, nous transporte, nous secoue et nous envoûte. Et nous ferait presque perdre toute notion du temps.

 

Charlotte Gainsbourg, ‘l’ange terrible’

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Le 7 novembre prochain, Charlotte Gainsbourg sortira un nouvel album intitulé « Stage Whisper ». Celui-ci rassemble 11 enregistrements live et 7 titres studio inédits. Les noms des coproducteurs ne sont pas des moindres: Beck, Connan Mockasin, Noah & The Whale et Conor O’Brien des Villagers.
Afin de faire patienter les fans jusqu’à la date fatidique, un Ep 6 titres paraîtra le 5 septembre. « Terrible Angels » comportera 2 titres studio inédits, dont le premier single éponyme, ainsi que 2 titres live et 2 vidéo clips.

http://www.charlottegainsbourg.com

 

La « Saga » de Dez Mona

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« Saga » est un album et un spectacle composés avec des musiciens baroques. La première du spectacle aura lieu au Klara Festival à Bruxelles le 8 septembre. La sortie de l'album est prévue pour fin septembre.

En concert:

08/09/2011 Klara Festival, au Flagey, Bruxelles

21/09/2011 De Singel, Anvers

09/02/2012 Vooruit, Gand

09/05/2012, Stadsschouwburg Courtrai

http://www.dezmona.com

 

The Bony King Of Nowhere fait son cinéma

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 The Bony King Of Nowhere a composé la musique du nouveau film de Bouli Lanners « Les Géants » (dans les salles le 12 octobre)

A cette occasion, l’album de TBKON « Eleonore » ressortira le 3 octobre, avec en bonus 7 titres extraits de la BO du film.
Concert unique le 6 octobre à l’Ancienne Belgique

‘The Bony King Of Nowhere interprétera cette bande-son – ainsi qu'une série de nouveaux morceaux – lors d'un concert unique, accompagné par des images d'ambiance du film. Cette prestation sera exceptionnelle à plus d'un titre. The Bony King a, en effet, prévu d'inviter une brochette d'amis musiciens dont nous vous dévoilerons les noms dans le courant du mois prochain.’

http://www.abconcerts.be/fr/concerts/p/detail/the-bony-king-of-nowhere-friends-play-les-geants-06-10-2011

http://www.lesgeants-lefilm.be/music

http://www.myspace.com/thebonyking

 

Tagada Jones

Zero de Conduite (single)

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En attendant leur prochain album, dont la sortie est prévue pour le mois prochain (NDR : le 26 septembre, très exactement), Tagada Jones nous propose trois morceaux enregistrés en ‘live’. Un avant-goût de ce que la formation bretonne devrait nous réserver.

Il y a maintenant 15 années que Tagada Jones roule sa bosse sur les routes hexagonales. Dans son style punk très caractéristique. C’est-à-dire un punk teinté tantôt de métal, de hardcore ou d’électro, suivant les circonstances. 

Leur prochain elpee sera conceptuel. « Descentes aux enfers » conte ainsi l’histoire mouvementée d’un adolescent rebelle. Rebelle comme le quatuor. Malgré le temps, Tagada Jones, privilégie toujours l’instinct. Et à ce titre, il semble ne pas avoir pris une ride. Mais si leur punk est demeuré primaire, les textes proposés sur cet Ep font un peu pâle figure. Le cœur y est, mais pas les tripes. En outre, la voix de Niko, me rappelle de plus en plus Jon Scott. Et donc me tape rapidement sur les nerfs.

Espérons que leur « Descentes aux enfers » mettra davantage le feu que ces extraits immortalisés en public, et interprétés sans grande conviction.

 

Ubikar

Démos

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Ubikar est un quatuor originaire d’Ardèche. Basé aujourd’hui à Lyon, le line up est réduit à un trio. Et les musicos sont âgés d’une vingtaine d’années. Leur première démo réunit autant de titres que de membres du groupe originel. Chaque morceau, pris séparément, suscite un certain intérêt, principalement grâce aux ambiances posées clairement ; mais lorsqu’on écoute les quatre pistes dans son ensemble, on peine à trouver un fil conducteur. Les diverses atmosphères n’ont aucun point commun. Souffrent d’une absence d’homogénéité. Et pire encore, la plage suivante démolit la précédente.

Ubikar se comporte un peu comme un jeune puceau, dans une maison close. Il y a tant de plaisirs à découvrir qu’il ne sait plus où donner de la tête ; alors, ses émotions et ses pulsions le submergent. Et ses réactions partent dans tous les sens ! Peu importe ce que ça lui coûte, il offre tout de sa personne à ces inconnues. Ses gestes n’ont aucun accord les uns avec les autres, n’ont pas encore la grâce que dégagent deux corps expérimentés en plein acte d’amour. On s’aperçoit qu’il a tout en lui pour atteindre la beauté de cette jouissance, mais il reste du chemin à parcourir, d’autres corps à étreindre avec attention et affection. Pas de quoi s’inquiéter pour lui ; délivré de cette pression qui tenaille chacun de nous la première fois, tout sera plus naturel, plus fluide.

 

Wolf Gang

Suego Faults

Écrit par

Ce Wolf Gang-là préfère assurément la pop plutôt que la musique classique ; mais à l’instar de son illustre référence, il avance des arguments symphoniques irrésistibles. Ce jeune
britannique pratique une musique sise quelque part entre celle de MGMT (« Lions in Cages ») et de Patrick Wolf (« Stay and Defend »). Hédoniste et luxuriante, elle a un pied dans les années 80 et l’autre dans les 70’s. Encore que parfois, elle me fait penser aux expérimentations baroques (NDR : qui a dit boursouflées ?) opérées par Luke Steele chez The Sleepy Jackson et Empire of the Sun.

Pour enregistrer cet opus, Max McElligott (NDR : c’est l’âme de Wolf Gang !) a reçu le concours de Lasse Petersen (ex-The Rakes) et Gavin Slater (ex-Ghosts). Le potentiel commercial du projet de cet artiste insulaire est tel, qu’il a débouché par une signature chez Atlantic. Ecurie sur laquelle est donc sorti son premier elpee.

« Suego Fault » se décline en 10 morceaux de toute bonne facture. Des compos découpées dans une pop sucrée. Un peu trop peut-être. Mais un opus peuplé de hits potentiels. Parfois même irrésistibles. A l’instar de l’imparable « Lions in Cages », qu’un Mika reconverti dans l’indie aurait pu concocter. De « The King of all his Men », davantage électro. Ou de « Planet ». La plage finale. Une ballade hyper-mélodique. Un tube en puissance.

Evoluant toujours à la limite du mauvais goût –tant pour son chant souvent trafiqué que pour les photos illustrant la pochette– Max Elligott est un romantique. C’est vrai qu’il manque encore de personnalité ; mais de toute évidence, il marche sur les traces de Patrick Wolf. Enfin, celui de ses débuts…

 

Butcher Mind Collapse

Night Dress

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Vu son patronyme, on se doutait bien que cette formation ne faisait pas dans la dentelle. Un quatuor italien. Issu de Jesi, près d’Ancône, très exactement.

Dès les premières notes de « Night Dress », on est plongé dans un univers expérimental. La voix est hantée. Le tempo tour à tour languide ou frénétique. Le titre des morceaux ? Aucune info à ce sujet. On se contentera donc de les énumérer pour les analyser. Ainsi, le second morceau démarre à fond les manettes. Un saxophone entre dans la danse. On pense alors, au free-jazz de K-Branding ou aux élucubrations sonores du Singe Blanc. Cependant, contrairement à ces deux combos, Butcher Mind Collapse parvient à conserver un aspect mélodique assez facilement perceptible. Surtout à cause de la voix du chanteur. Le band aime varier les styles. La quatrième piste est sculptée dans un rock hypnotique, alors que la suivante trempe dans une forme de jazz insolite que n’aurait pas renié Tom Waits. Quant à la septième plage, elle laisse même transparaître un côté funkysant.

Bref, tout au long de « Night Dress », Butcher Mind Collapse a le bon goût de préserver un bel équilibre entre expérimentation et sens mélodique. Et si cet ensemble transalpin parvenait à inspirer la nouvelle vague de groupes ‘bruitistes’, on devrait lui brûler une fière chandelle…

 

Carlton Melton

Country Ways

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Bienvenue dans le monde magique et mystérieux de Carlton Melton. Une formation étasunienne qui pratique du ‘psyché-drone’. Leurs compos privilégient de longues épopées crépusculaires, alimentées par des accords de guitares lourds et psychédéliques.

Fondé en 2008, sur les cendres de Zen Guerilla, le quatuor nous propose son second long playing. Intitulé « Country Ways », il a de nouveau été enregistré ‘live’. Mais, un soin tout particulier lui a été réservé dans le domaine de la mise en forme. Même s’il a encore été immortalisé en public. Les 20 premières minutes de « Country Ways » nous invitent à participer à un long périple. Un voyage passionnant mais complexe, accompli dans l’esprit du Pink Floyd, dont le band reprend d’ailleurs « When You’re In ». Monotone, l’expression sonore ne suscite, cependant, jamais l’ennui. Au fil du sillon, elle prend même de l’ampleur. Laissant alors la place a des expérimentations sonores, balisées dans un space rock forgé dans les riffs de guitares puissants et hypnotiques. Sur cet elpee, tout est question de sonorités, d’ambiances et de vibrations. Alors, si vous privilégiez le groove et le rythme, il est préférable de passer votre chemin. Les inconditionnels de krautrock devraient apprécier ; mais également celles et ceux qui ne jurent que par Hawkwind, Spacemen 3 et Earth!

 

Collapse Under The Empire / Mooncake

Black Moon Empire (split ep)

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La discrète maison allemande Oxide Tones présente l’obscur « Black Moon Empire », un split cd très indiqué en cette fin de vacances sombre et pluvieuse. Un titre noir pour une collaboration germano-russe pourtant lumineuse entre deux groupes très peu connus hors initiés du genre : Collapse Under The Empire et Mooncake. De belles découvertes post-rock pour des ensembles, en tout cas, post-union soviétique…

Collapse Under the Empire est un duo issu de Hambourg qui réunit Chris Burda et Matthew Jason. Responsable de deux albums à ce jour, il jouit d’une certaine notoriété en Allemagne. Mooncake nous vient de Moscou. Peu notoire en Europe Occidentale, ce combo a publié un premier opus en 2008, « Lagrange Points ». Et il faut reconnaître que le tandem tient la dragée haute aux formations issue de l’Ouest du Vieux Continent.

Les deux groupes se partagent 5 morceaux post rock, sur un Ep tout en nuances. En guise d’ouverture, les deux ensembles participent au titre maître, une compo abordée dans l’esprit de Mogwai et caractérisée par ses envolées atmosphériques. Les bands se réservent ensuite deux inédits chacun. Les Allemands nous livrent un « TSD » à fois complexe et chargé d’émotion avant de littéralement nous rentrer dedans lors d’un « Spark », dont l’énergie percutante évoque la quintessence de 65DaysofStatic.

Dépouillées et subtilement construites, les compos de Mooncake lorgnent plutôt du côté de Caspian. Le combo nous livre deux pépites dénichées, probablement, dans les eaux profondes de l’Oural.

Satisfaction personnelle, quoique décrié, le post rock n’a pas encore rendu son dernier souffle. Il vient peut-être de rentrer dans une phase universelle. Et Collapse Under The Empire ainsi que Mooncake en sont plus que probablement la parfaite démonstration…

 

Cults

Cults

Écrit par

Sans aucune surprise, Cults ne devrait pas tarder à devenir… culte. Le duo américain propose, en effet, tout au long de son premier opus éponyme, une collection imparable de tubes pop sixties aux reflets surf, lo-fi et à la production moderne et chic.

Cults est un duo réunissant Brian Oblivion et Madeline Follin, deux noms qui évoquent une myriade de fantasmes musicaux… Le buzz précédant la sortie de cet album leur a permis de s’offrir Shane Stoneback (Vampire Weekend, Sleigh Bell, M.I.A.) à la mise en forme. Un choix judicieux, car le producteur transcende les petites bombes pop mélodiques, gavées de reverb. A l’instar des « Most Wanted » et « Go Outside ». Chez Cults, les Shangri-Las et les Ramones rencontrent My Bloody Valentine, car leurs ritournelles aux mélodies sucrées, d’apparence inoffensives, sont drapées de textures sombres et légèrement dérangées. Les lyrics traitent ainsi, entre autres, des ravages causés par les excès de consommation de drogue, des textes parsemés de citations signées Charles Manson. Le ver se cache dans un fruit apparemment sain ! Du fond de sa cellule, Phil Spector doit se réjouir du comportement de ses héritiers naturels. La pop dépravée a déniché ses nouveaux monarques !!!

 

Hal Flavin

The Talk (Ep)

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Un duo luxembourgeois, ce n’est pas tellement courant dans le monde de l’électro-pop. Hal Flavin nous propose un Ep 5 titres intitulé « The Talk ». Ce dernier est le mort-vivant de la musique électro : il a de la gueule, c’est une espèce qu’on ne croise pas souvent, il cultive des ambiances, certes pas toujours très saines ; mais qui manquent aussi profondément d’âme ! Hormis « 7th Year », beaucoup plus posé et plus raffiné que les autres morceaux. Le reste paraît aussi calculé que la construction d’une pyramide, aussi lisse que la peau du bébé qui n’a encore rien vécu. En fait, « The Talk » est un peu une parole lancée en l’air par un homme politique belge. Tous deux nous font la promesse de nous offrir ce qu’il y a de mieux et pourtant, on continue indéfiniment à attendre. A force de les écouter parler dans le vide, qu’ils creusent eux-mêmes, on ne croit rapidement plus en eux. La coalition des deux partis semble pourtant être la bonne, fait même des heureux, mais la majorité n’arrive pas à s’en satisfaire. Alors, on leur laisse une deuxième chance ; mais s’ils mettent de nouveau les pieds de travers, on va voir ailleurs si les autres ne peuvent pas faire mieux.

 

Incubus

If Not Now When?

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Au cours de mon adolescence, je considérais Incubus comme de véritables héros. Malheureusement, à contrario des Deftones, ils ne sont pas parvenus à surfer sur la vague ‘nu métal’ des 90’s jusqu’aujourd’hui.

Publié en 2011, « Morning New » était encore de toute bonne facture, même si la bande à Calabasas y avait nettement adouci le ton. Mais cet elpee augurait déjà de la future orientation du combo. Et la suite des événements va le confirmer. D’ailleurs, de leur expression sonore originelle, il ne subsiste plus rien de métal-funk (« Fungus Amongus ») ou de métal hybride (les superbes « S.C.I.E.NC.E. » et « Make Yourself »).

La plupart des plages d’« If Not Now When ? » me font penser à la guimauve dégoulinante de James Blunt. Il y a bien toujours la superbe voix de Brandon Boyd, mais elle ne sert que des compos aseptisées. Et on cherche vainement le grain de folie qui alimentait autrefois Incubus. Pourtant les parties instrumentales sont superbes. Surtout celles que se réserve Michael Einzinger, un personnage dont la carte de visite mentionne des études universitaires (NDR : musicales !) à Harvard. En outre, l’opus a été produit par le vétéran Brendan O’Brien, responsable de la mise en forme d’albums pour Pearl Jam. Mais on reste sur sa faim. Il y a bien les singles « Adolescents » et « Promises, Promises », mais le manque d’inspiration est flagrant. Après le déclin de Korn, Limp Bizkit et même de Coal Chamber, on enregistre donc également celui d’Incubus. Mais que reste-t-il de mes premiers amours ?