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Couleur Café 2010 : vendredi 25 juin

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Couleur Café, 21e du nom. Le cœur de Bruxelles a une nouvelle fois battu au rythme des basses métissées du festival. Dans le ciel, un soleil radieux éclaire le site de Tour & Taxis. De quoi entamer l’été des festivals dans les meilleures conditions. L’édition 2010 de Coul’Caf’ s’est distinguée, cette année, par une affiche particulièrement orientée Rap et Hip Hop. Ce vendredi, un nom en particulier revient sur toutes les lèvres : Suprême NTM. Un retour explosif qui n’aura d’égal que le set haut en couleur d’Ebony Bones.

Début des festivités à 18h15. C’est à la petite Selah Sue que revient l’honneur d’ouvrir sous la tente Univers. Un réveil tout en douceur en compagnie de celle qui grimpe les échelons plus vite que son ombre. A l’affiche d’une très grande majorité des festivals belges, mais également français, allemands et suisses, Selah Sue est une boule d’énergie zen. Son premier album, précédé du single « Raggamuffin », devrait être publié d’ici peu. Et l’aperçu que les festivaliers ont pu découvrir sur scène est pour le moins prometteur. L’expression sonore de la chanteuse originaire de Louvain se balade entre soul, ragga et blues. Lors de sa prestation elle affiche, sans complexe, le naturel des plus grandes interprètes soul du moment. Une Erykah Badu applaudirait d’ailleurs des deux mains un tube aussi planant que « Black Part Love ».

En mai dernier, Selah Sue s’illustrait déjà sur la scène de l’Orangerie, lors des Nuits Botanique. La jeune femme précédait alors Rox, l’une des artistes taguée ‘Sound Of 2010’ par la BBC. Idem ce soir à Tour & Taxi, où l’Anglaise a pris possession du podium Fiesta. La présence de Rox à Couleur Café semble toute naturelle et l’enchaînement des tubes soul-pop coule de source. La prestation de la chanteuse, de ses musiciens et choristes a l’air de réaliser son petit effet sur le public présent ; mais les ritournelles édulcorées de la troupe sont parfois à la limite du ‘rasoir’…

Rattrapage auprès d’un trio gagnant, se produisant presque au même moment. Sur les planches du Titan, le podium plein air inauguré l’an dernier, Ska-P fait bondir les fans à l’aide de son ska-punk à la sauce espagnole. La formation, ressuscitée l’an dernier, dispense un show énergique et irrévérent qui soulève un beau nuage de poussière sous les pieds du public placé aux premiers rangs. De son côté, Diam’s harangue la foule dispersée aux 4 coins de l’Univers. Toujours aussi efficace et vêtue d’un tee-shirt ‘Big Up!’, la rappeuse française arbore un sourire éclatant. La ‘génération nan nan’ reprend en chœur les paroles de « La boulette », connue sur le bout des doigts. Le syndrome ‘Peter Pan’ frappe de plein fouet la scène lorsque Diam’s revient déguisée en ours polaire. Attachés aux chœurs, un Obélix au féminin et une Dora l’Exploratrice aussi hilarante que criante de vérité.

Un final carnavalesque, confettis à l’appui, qui dénote en regard de la prestation tranquille accordée par Ben L’Oncle Soul. Le chanteur originaire de Tours dévoile un premier disque déjà acclamé par la critique française sous la tente Fiesta. Le chanteur a déjà trouvé ses fidèles en Belgique grâce à ses reprises revisitées à la sauce Soul circa sixties extraites de « Soul Wash ». Le tonton soul, déjà très à l’aise sur scène, doit également beaucoup à ses deux choristes qui permettent au spectacle de tenir la route, sur la longueur.

Retour au Titan où se produit un duo au succès fulgurant. Depuis la sortie de leur disque éponyme, le nom de Rodrigo Y Gabriela est synonyme de valeur sûre. De l’ABBox à Forest National, le duo s’est illustré en l’espace de quelques mois sur des scènes de plus en plus larges. Consécration à Couleur Café, où les deux Mexicains installés à Dublin ont donné une sacrée leçon de guitare aux novices. Le jeu de Rodrigo Sanchez et de la belle Gabriela Quintero impressionne. Particulièrement celui de cette dernière, qui exécute des mouvements de mains incroyablement rapides et fluides. Un jeu plus instinctif que celui, assez technique, de son partenaire. Durant 1h15, le duo parvient à tenir en haleine le public, sans temps mort, au seul son de leurs guitares.

A 23h30, le Titan est pris d’assaut par un public en surnombre. La réunion Kool Shen – Joey Starr ne passe pas inaperçue. Suprême NTM déboule sur l’estrade à base de ‘popopopop’ sur un « Seine Saint-Denis Style » qui met tout de suite tout le monde d’accord. Le duo n’a pas attendu quoi ou qui que ce soit pour foutre le feu. Les rappeurs se pourchassent d’un côté à l’autre du podium, titillent un public chaud comme la braise et balancent leurs tubes intemporels les uns derrière les autres.

Petit intermède du côté de la Fiesta où Ebony Bones, personnage haut en couleurs, enchaîne les morceaux de son « Bone Of My Bones », en y injectant une terrible puissance punk. La jeune Anglaise fait sautiller les petits gars des premiers rangs à l’aide de versions gonflées de « In G.O.D. We Trust (Gold, Oil & drugs) », « The Muzik » et « Don’t Fart With My Heart ». Soutenue par deux choristes aussi déjantées qu’elle, Ebony Bones offre une prestation très visuelle, tant par ses chorégraphies délirantes que les accoutrements de la troupe.

Un bon remontant avant de retrouver Suprême NTM qui clôture son show et la première journée du festival par « Police », leur hymne enflammé, avant de repartir comme ils sont venus, par la grande porte lors d’une version musclée aux grattes de « Seine Saint-Denis Style ». L’édition 2010 de Couleur Café ne fait que commencer et s’annonce très (très) chaude !

 

Organisation : Couleur Café / co ZigZag, Tour & Taxis, Bruxelles

 

(Voir aussi notre section photos)

Des paillettes pour Blonde Redhead

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Après avoir livré l’excellent « 23 » il y’a 3 ans, Blonde Redhead opère son retour avec « Penny Sparkle ». Le disque sera disponible dès le 13 septembre et est produit par Van Rivers et The Subliminal Kid, déjà responsable de l’ultra-sombre album éponyme de Fever Ray. Le groupe sera de passage à l’AB le 18 septembre.

Un premier extrait gratos, « Here Sometimes » : http://blonde-redhead.com/

Klaxons surfent dans le vide

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« Surfing The Void » est le titre du second album de Klaxons. Il sera disponible dès le 23 août. Le morceau « Flashover » est dispo en streaming depuis quelques jours sur le site du trio devenu quatuor. « Surfing The Void » succède à « Myth Of the Near Future » sorti il y’a trois ans. Klaxons auront-ils survécu à la vague nu-rave ? Autant dire que les britons sont attendus au tournant. D’autant plus que le disque sera produit par Ross Robinson, plutôt habitué aux grosses prod’ Metal.

 

Tracklist :

 

Echoes
The Same Space
Surfing the Void
Valley of the Calm Trees
Venusia
Extra Astronomical
Twin Flames
Flashover
Future Memories
Cypherspeed

 

http://www.klaxons.net/

 

Björk s’envoie les Dirty Projectors…

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…le temps d’un projet dont les bénéfices seront reversés à une œuvre caritative. L’islandaise et les ricains ont enregistré un EP intitulé « Mount Wittenberg Orca ». Il contiendra 7 morceaux et sera mis en vente à partir du 30 juin.

 

Tracklist :

 

01 Ocean
02 On and Ever Onward
02 When the World Comes to an End
04 Beautiful Mother
05 Sharing Orb
06 No Embrace
07 All We Are

 

De Pivot à PVT

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Pivot, les poulains de Warp, changent de nom. La formation se nommera désormais PVT afin d’éviter les quelques soucis juridiques que leur promettaient des homonymes possédant les droits sur le nom. « Church With no Magic », le second disque du trio australien est attendu pour le 22 août.

Plus d’infos sur le disque ici : http://www.musiczine.net/fr/news/divers/les-mutations-de-pivot/

Le Röyksopp du 3e âge

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« Senior », le volet final du diptyque de Röyksopp, rejoindra son petit frère « Junior » dans les bacs le 9 septembre prochain. Il s’agira d’un disque entièrement instrumental et le plus introspectif de la discographie du duo suédois.

 

Tracklist :

 01 … And the Forest Began to Sing
02 Tricky Two
03 The Alcoholic
04 Senior Living
05 The Drug
06 Forsaken Cowboy
07 The Fear
08 Coming Home
09 A Long, Long Way

 

Des projets à 70 ans !

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Herbie Hancock a fêté ses 70 balais ce 10 avril 2010. Et « The Imagine Project », son nouvel album, est dans les bacs depuis ce 22 juin. Une manière très musicale de célébrer son anniversaire. Afin de marquer le coup, cette légende du jazz accomplira une nouvelle tournée. Et pour immortaliser cet événement, rien de tel que d’enregistrer une vidéo. Elle sera tournée lors de ce périple à travers le monde. 

‘Herbie était une étape après Bud Powell et Thelonious Monk. Après lui, il n’y a plus eu d’étape…’ - Miles Davies.

Website:  http://www.herbiehancock.com
MySpace: http://www.myspace.com/herbiehancock
Twitter:  https://www.twitter.com/herbie_hancock
Facebook: http://www.facebook.com/herbiehancock
Last.fm: http://www.last.fm/music/herbie+hancock
iLike:  http://www.ilike.com/artist/Herbie+Hancock

Un Savy Fav pour la rentrée.

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Un nouvel elpee de Les Savy Fav est prévu pour le 13 septembre. Il fait suite à « Let’s Stay Friends », publié en 2007. Produit par Chris Zane, il s’intitulera « Root For Ruin ». Syd Butler le guitariste de ces vétérans de l’art-punk new-yorkais a confessé dernièrement :

‘Nous avons enregistré sans réfléchir. Je suis très excité par rapport au résultat ! Chaque morceau est ma nouvelle chanson préférée’…

Tracklisting :

1. Appetites
2. Dirty Knails
3. Sleepless In Silverlake
4. Let's Get Out Of Here
5. Lips n' Stuff
6. Poltergeist
7. High And Unhinged
8. Excess Engergies
9. Dear Crutches
10. Calm Down
11. Clear Spirits

 

I might be wrong

Circle The Yes (2)

Écrit par

Serions-nous en présence d’une version féminine de Notwist ? A l’instar des parrains de l’électro-rock teuton, les membres d’I Might Be Wrong sont de nationalité allemande. Et à première écoute, leurs compos devraient séduire les fans des auteurs de « Neon Golden ». Langoureux et détaché, le chant féminin de Lisa von Billerbeck irrigue des plages mi-rock mi-électro, sises aux frontières d’un monde imaginaire. Particulièrement réussies, « A Propos » et « Chekov » baignent même au sein d’un océan de douceur. A cet instant, on a l’impression que Cat Power rencontre The Album Leaf… Malheureusement, le reste du tracklisting n’est pas de la même trempe. Trop vaporeuses, les compos sacrifient la mélodie et négligent l’émotion. Un peu à la manière d’Angela Merkel, lorsqu’elle décide d’instaurer ses fameuses mesures d’austérité.

Fondé en 2004, I Might Be Wrong s’est inspiré d’un titre de l'album « Amnesiac » de Radiohead, pour choisir son patronyme. Un quintet berlinois responsable de deux elpees à ce jour. Et « Circle The Yes » en constitue le second. Pas de quoi pavoiser cependant à l’écoute de ce dernier opus, car hormis les deux morceaux dont question dans le premier paragraphe, leur musique –quoique agréable à l’oreille– a trop souvent tendance à laisser le mélomane sur la touche…

Pulled Apart By Horses

Pulled Apart By Horses

Écrit par

Pulled Apart By Horses est un combo affilié à la scène punk/hardcore/post hardcore britannique. Issu du milieu underground de la ville de Leeds, ce quatuor de déjantés jouit, en Angleterre, d’une solide réputation scénique. Ses concerts sont, semble-t-il, si intenses et violents que les musiciens ne s’en sortent que très rarement sans la moindre égratignure. Les mots ‘blessures’, ‘contusions’ et ‘os brisés’ sont associés, plus souvent qu’à leur tour, aux comptes-rendus des prestations du groupe.

Les onze titres de « Pulled Apart By Horses » ne s’adressent pas vraiment aux adolescents pré-pubères. Le pop-punk, c’est bon pour les Américains. La musique des Anglais, elle, se veut beaucoup plus consistante. Violente et hargneuse. Punk, oui, mais à la limite du hardcore. Si l’influence post-hardcore d’At The Drive In est souvent palpable, Pulled Apart By Horses peut se targuer d’apporter un souffle nouveau en s’inspirant de sources plutôt inattendues. Comble de l’hérésie pour un combo se réclamant du punk, PABH avoue une certaine admiration pour la musique des prog-rockers de King Crimson. C’est probablement la raison pour laquelle la structure de leurs compos est aussi alambiquée. Ce qui en fait d’ailleurs leur originalité.

Symbiose parfaite entre l’énergie brute et les arrangements subtils, ce premier elpee de Pulled Apart By Horses est une réussite éclatante. A découvrir.

So So Modern

Crude Futures

Écrit par

L’album de So So Modern était dans ma pile de disques à chroniquer, depuis un bon moment. Faut dire que repoussant, l’artwork de la pochette n’était vraiment pas de nature à me lancer dans l’écoute de son contenu. Pourtant, je dois reconnaître que cette appréhension n’était pas fondée. Et pour cause, le premier elpee de ces Néo-Zélandais (NDR : issu de Wellington, très exactement) mérite franchement qu’on s’y intéresse…

S’il s’agit de leur premier opus, la formation compte quand même la bagatelle de sept Ep au compteur. Tout au long de cette œuvre, le quatuor ne souffre d’aucun complexe pour mélanger harmonieusement une multitude de styles : indie, punk, new wave, krautock, électro (NDR : les bidouillages, surtout) et j’en passe. Pour éclairer davantage votre lanterne, on pourrait évoquer, parmi les références, Foals, Errors, Born Ruffians et Blood Brothers ; mais la liste est loin d’être exhaustive. Et puis le mix est tellement homogène, qu’il est difficile de retrouver les sources. Car finalement, le résultat brille par son originalité, sa créativité et sa fraîcheur. Et c’est ce qui compte. Le groove est soutenu. Le chant tour à tour mélodieux ou vociféré. L’intensité constante. De « Life In The Undergrowth » (NDR : réminiscent du « New Noise » de Refused) à « Give Everything », ce n’est que du bonheur !

Bref, une excellente surprise. Et un groupe qui pourrait devenir énorme. C’est toute le mal qu’on lui souhaite…

Teenagersintokyo

Sacrifice

Écrit par

« Sacrifice » constitue le premier elpee de Teenagersintokyo. Et à première écoute on a l’impression de se farcir une mixture toxique entre la pop électro des Belges de Soldout et celle aussi ignoble des Français de Superbus. Vous voyez ce que je veux dire ? Des compos dansantes, ForMatées et parcourues d’une voix féminine criarde. Rien de très original à se mettre dans le tuyau acoustique, il faut le reconnaître. Mais cette première mauvaise impression s’évapore au fil des écoutes. Et pour cause, les compos de ce « Sacrifice » sont bien plus complexes qu’elles n’y paraissent. Pas qu’elles soient géniales, mais pas aussi mal ficelées que mes préjugés avaient laissé supposer.

Essentiellement féminin, le line up de Teenagersintokyo réunit quatre filles (NDR : dont l’excellente bassiste Linda Marigliano, responsable d’interventions métronomiques et dansantes qui valent leur pesant de groove) et un garçon (le drummer). Un combo australien, pas plus teenager qu’originaire de Tokyo, qui s’est installé à Londres. Pour enregistrer « Sacrifice », le combo a reçu le concours du leader de Fautline et producteur de Bat For Lashes, David Kosten. Et sa mise en forme est particulièrement réussie.

Inégal, pas toujours très original, cet opus oscille entre brûlots post-punk soutenus par des synthés ‘dark’ très 80’s et des guitares lancinantes, glaciales, chirurgicales, et morceaux synthé-pop résolument optimistes et enjoués (les très moyens « New Day » et « Sacrifice »). Au sein de cette seconde catégorie, certains titres devraient faire des ravages chez les jeunes et tout particulièrement les fans de Beth Dildo (« Peter Pan ») ; alors que pour la première, ce sont plutôt les nostalgiques de Siouxsie & The Banshees, des Slits voire des B-52’s (NDR : c’est-à-dire les parents de la nouvelle génération) qui devraient apprécier (« Isabella »). A l’instar de petites perles ténébreuses et atmosphériques abordées dans l’esprit des Cure voire de The XX comme « Long Way Home » et « 3046 ». Mais si vous ne jurez que par des références contemporaines, sachez que la musique de ce combo baigne au sein d’un univers sonore, au cœur duquel gravitent Gossip, New Young Pony Club ou encore CSS… Un bémol, la voix racoleuse de Samantha Lim. On croirait presque entendre Cindy Lauper.

En concert le 19 septembre au Leffingeleuren de Middelkerke.

Trike

Trike & The Vikings

Écrit par

Trike est sans doute un adepte de l’humour au second degré. Un exercice de style périlleux mais jouissif, tant que son interlocuteur n’a pas l’impression qu’on se fout de sa fiole. Trike ne maîtrise pas parfaitement son sujet. Et il est à la limite de se casser la figure. A cause de cette recherche permanente –et pas toujours de bon goût– d’originalité. A l’instar de l’accoutrement débile des Canadiens, tout d’abord. De la pochette patchwork à finir soi-même. Et puis des références pas vraiment folichonnes. Qui oscillent de Pet Shop Boys à Lady Gaga, en passant par Flight of the Conchords. Dans ces conditions, faisons abstraction de l’emballage et ne retenons que l’essentiel : la musique.

L’expression sonore lorgne manifestement vers les 80’s et en particulier sa scène électro. De quoi craindre le pire. Mais Trike est parvenu à la transposer d’une manière intéressante. En y accentuant l’aspect naïf de cette époque. En se servant de la maladresse calculée et d’une bonne dose de dérision. Ici pas question de nous en mettre plein les tympans, dans le but de décoiffer la moindre moumoute qui se profile à l’horizon. Ici Trike s’amuse, se lance dans des farandoles new-wave et balance les pieds comme dans une kermesse. Evidemment, la saturation vient au fil de l’imperfection. Si la maladresse touche, elle finit vite par gaver. Un peu comme si La Bande à Basile reprenait « El Kahdafi » de Front 242 sur des accords de Hot Chip. Un peu comme si Gangster d’Amour chantait « O Sole Mio » sur des gimmicks sonores porno. Un peu comme si on se foutait de tout et de tout le monde, dans le fond… Saluons toutefois la prise de risque opérée par Trike. Et puis sa tentative de créer un univers chatoyant, mais complètement barré. Reconnaissons-lui un réel talent pour foutre le bordel. Une bonne raison pour ne pas négliger ce disque, car il est toujours utile d’enrichir sa compactothèque d’œuvres extravagantes…

Witchery

Witchkrieg

Écrit par

Witchery est au thrash/black/death métal ce que Chickenfoot est au hard rock : le ‘super-groupe’ ultime. A l’instar du groupe de Sammy Hagar et Cie, tout le monde chez Witchery est titulaire d’un pédigrée impressionnant. Sharlee D’Angelo, par exemple, est le dernier bassiste connu de Mercyful Fate. Il pratique aussi son art de la quatre-cordes chez Arch Ennemy et Spiritual Beggars. Patrick Jensen, lui, est l’un des guitaristes du combo thrash The Haunted. Il a jadis milité chez Brujeria et Satanic Slaughter. Rille Rimfält, l’autre six-cordiste est également un ex-Satanic Slaughter. Il distille dorénavant ses riffs death métal au sein de Seance. Quant à Martin ‘Axe’ Axenrot, il manipule ses baguettes magiques chez Bloodbath et Opeth. Le dernier engagé de la bande, Erik Hagsted (alias Legion) a connu son heure de gloire quand il était le hurleur des black métalleux de Marduk. Il continue actuellement son discours morbide au sein de Devian.

Il est vrai qu’un collectif de musiciens célèbres ne suffit pas toujours pour accoucher d’un bon disque. Cependant, chez Witchery, la mayonnaise a pris instantanément. Intitulé « Witchkrieg » (NDR : déjà le sixième pour ce groupe dont le premier méfait discographique remonte à 1998), ce nouvel opus est tout bonnement excellent. Comme pour ses réalisations précédentes, Witchery invoque Destruction, Kreator, Celtic Frost, Sodom et tous les autres dieux du thrash européens des années quatre-vingt. La batterie d’Axenroth est dantesque. Quant aux riffs, ils sont furieux et acérés, souvent speedés et brutaux, mais aussi lourds et malsains. Ce métal sauvage et primaire est boosté d’une bonne dose de black et de death métal comme il fallait s’y attendre de la part de musiciens issus des scènes extrêmes scandinaves.

Quelques invités de marque viennent renforcer cette palette, déjà pourtant impressionnante,  de V.I.P.s. En effet, pas moins de six guitaristes légendaires du métal classique et du thrash ont collaboré au projet : Kerry King (Slayer), Hank Shermann (Mercyful Fate), Andy LaRocque (King Diamond), Jim Durkin (Dark Angel), Gary Holt et Lee Altus (Exodus). Ils sont venus illuminer « Witchkrieg » de leurs soli cristallins.

A l’heure où le thrash métal semble vouloir revenir en force, « Witchkrieg » arrive à point nommé pour donner une bonne petite leçon de violence à tous les jeunes groupes qui voudraient se lancer dans l’aventure. Une bombe, ni plus, ni moins.

Band of Skulls

Baby Darling Doll Face Honey

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Black Sabbath, Led Zeppelin et les White Stripes. Que de belles références pour ce « Baby Darling Doll Face Honey ». C’est ce qui est proposé au menu sonore du premier elpee de cette formation insulaire (Southampton). Malheureusement, dans l’assiette, on ne peut pas dire qu’il s’agisse de fine gastronomie musicale. Et la digestion est plus que difficile. En fait, les plats de Band Of Skulls sont préparés industriellement. Dans un but purement commercial. Etonnant, lorsqu’on se rend compte que les musicos disposent d’un talent certain pour faire autre chose. Les riffs passent bien la rampe ; d’ailleurs, le guitariste est loin d’être un manchot. Les fûts fument dans l’allégresse. Les arrangements sont d’excellente facture. Mais le tout est dispensé tellement paresseusement, qu’un sentiment de lassitude nous envahit progressivement. De quoi se demander si le choix de leur patronyme était vraiment judicieux. Le trio aurait-il confondu satanique et statique ? Avant d’opter pour Band Of Skull, le band répondait au nom de Fleeing New York. C’est peut-être une explication. Des Britanniques qui pratiquent un hard FM américain. Pas de quoi être fiers. Ne reste plus à espérer que le combo décide de changer de fusil d’épaule. De démontrer son véritable potentiel. Lors de l’enregistrement de son prochain album, par exemple. S’il y en a un, évidemment…

Barrelhouse

Vintage blues

Écrit par

Lorsque le british blues a éclaté au cœur des sixties, la contagion n'a pas tardé à se propager en Europe et tout particulièrement aux Pays-Bas. Flanqué de ses Blizzards, Cuby (Harry Muskee) a rapidement rempli, chez nos voisins du Nord, le rôle des Bluesbreakers de John Mayall, entraînant dans son sillage bon nombre de disciples, parmi lesquels on retiendra surtout Livin' Blues, Oscar Benton, Rob Hoeke, les Bintangs, Flavium et, un peu plus tard, Barrelhouse, une formation que j'ai toujours beaucoup appréciée !

Ce band sillonne les pistes du blues depuis bien longtemps. Et pour cause, il est né en 1974. Au sein du line up figurait déjà la chanteuse à la voix délicate Tina Schoemaker, les deux frères d'origine javanaise Johnny et Gus Laporte, le pianiste Han Van Dam, ainsi que le drummer Bob Dros et le bassiste/accordéoniste/harmoniciste Jan Willem Sligting. A cours de l’hiver dernier, ils ont décidé d'enregistrer des classiques du blues, écrits avant la fondation du combo. Faut dire que c’est ce qu’ils préfèrent jouer ; et aussi ce qu'ils font de mieux!

‘Back in the years when blues started to be original’, nous annoncent-ils avant d’entamer les hostilités par un morceau de folk traditionnel intitulé, "Oh death". Séduisante, cette plage d’excellente facture est marquée par un riff solennel produit par la guitare rythmique des frères Laporte. Bob Dros caresse ses fûts. Le timbre vocal de Miss Tina est délicieux. De brève durée, le solo de guitare est un véritable joyau. Limité à quelques notes, il est cependant gorgé d'intensité dramatique. L'intro du "I love the way I live" de Muddy Waters me rappelle le blues des 60’s. Celui du Chicken Shack de Stan Webb et Christine Perfect, tout particulièrement. C’est-à-dire des débuts du groupe. Face au piano de Han van Dam, les cordes libèrent des sonorités arides et travaillées. Nostalgie quand tu nous tiens… Le tempo s'accélère. Tina secoue sa longue chevelure bouclée avant de croquer (NDR : oh la gourmande !) "Shake 'em on down", un autre traditionnel au cours duquel 'Barrelhouse Bailey' van Dam étale tout sons savoir-faire aux ivoires. Un véritable travail d’orfèvre accompli par un des plus grands disciples de l'inoubliable Otis Spann, pendant que les frères Laporte se démènent à l'arrière-plan. Superbe ! "Comeback baby" est un slow blues issu de la plume de BB King. Dès l’ouverture, le feeling est très présent. Van Dam passé à l'orgue Hammond. La voix de Tina est savoureuse, chargée de passion. Et les quelques notes dispensées par les frangins Laporte tapent littéralement dans le mille. Le "Bring it on home" de Sonny Boy Williamson est aussi convaincant. Une compo au cours de laquelle Jan Willem a troqué sa basse contre un l'harmonica. L’émotion est à son comble tout au long du "God bless the child" de Billie Holiday ainsi que du "Midnight hour blues" de Leroy Carr. Deux compos sculptées dans le préwar blues. Deux duos également. Auxquels participe Tina. Lors du premier, elle murmure face au banjo gémissant de Johnny Laporte. Et du second, elle est soutenue par le piano de Han. L’elpee épingle deux covers de John Lee Hooker : "Groundhog blues", une plage au cours de laquelle Laporte attaque ses cordes sèchement, à la manière du maître, comme le faisait si bien Tony Mc Phee des Groundhogs ; et en finale, une version honnête d’"It serves me right to suffer". Le combo batave ne semble d’ailleurs pas plus inspiré, lorsqu’il adapte "Spoonful" et "Meet me in the bottom" de Willie Dixon. A contrario, leur version du "Mean old world" de Little Walter est superbe. Pas d’harmonica, mais le piano vivifiant de van Dam. Quant à la reprise solennelle du "Weary blues from waiting" de Hank Williams, elle conjugue judicieusement accordéon et cordes. Manifestement, Barrelhouse a pris un énorme plaisir en enregistrant cet opus. Et il est partagé. Dès lors, pas question de le bouder…

The Baseballs

Strike

Écrit par

The Baseballs. Une blague ou quoi ? Mon redac-chef adoré aurait-il voulu me faire un poisson d’avril (NDLR : en juin ?) Faute avouée est à-moitié pardonnée. Alors, un aveu ? (NDLR : restons dans le thon !) Ben apparemment non les amis. The Baseballs est une formation qui se prend très au sérieux. Un vrai groupe dont le vocaliste chante dans un micro et les musicos se servent de véritables instruments. Sans oublier le look. Et quel look ! Attifés comme Fonzy dans « Happy Days », The Baseballs ont adopté toutes les caractéristiques extérieures inhérentes aux disciples du rockabilly : la grosse banane sur la tête, les boots, la chaîne qui pend, la chemise à carreaux, l’Harrington ou le teddy sur le dos ; bref, de parfaits apparats pour ces Presley des temps modernes. D’ailleurs, le vocaliste chante à la manière du King. Usant et abusant tant des modulations dans le timbre que des tremolos gutturaux (NDR : non ne n’est pas un ukulélé ivre). Et pourtant, ce ne sont pas des Yankees, mais des Allemands.

L’univers America 50’s comme décor, The Baseballs se complaît dans la véritable caricature, en proposant des versions swing rock de morceaux qui ont cartonné dans les hits parades. Dont «  Umbrella » de Rihanna, « Hot N cold » de Kate Perry et « Crazy In Love» de Beyoncé. Bien entendu, ces adaptations prêtent à sourire. Mais de rire en moquerie, le pas est vite franchi. On se surprend à se foutre royalement des chansons pour ne garder que ce mimétisme flagrant qu’ils imposent. On en rirait de bon cœur, s’il s’agissait d’un gag. Une parodie délibérée de l’univers sonore de Brian Setzer voire de Warren Smith, revue et corrigée par Slade et Abba. Mais il n’en est rien. The Baseballs revendique solennellement un respect qu’il estime mériter. Faut croire que ses membres prennent le public pour des cons. Dans ces conditions, il vaut mieux en rire. Et perso, franchement, aux éclats. Elvis, reste couché mon frère, j’ai l’impression qu’ici bas, il y a des gens chez qui ça ne tourne plus très rond…

Campus

Oh, Comely !

Écrit par

Le coup est peut-être pas prémédité, mais, « Oh, Comely ! », le second opus de nos compatriotes néerlandophones de Campus présente quelques points communs avec « Ox », la dernière réalisation discographique en date du combo hardcore américain Coalesce. Une pochette assez similaire (un tracé géométrique sur fond uni) et surtout, un style musical qui, bien que très ancré dans le hardcore, n’hésite pas à s’aventurer sur des terrains un peu plus expérimentaux.

Formé en 2004, le groupe originaire de Tessenderlo dispose d’une solide expérience scénique. Campus a tourné partout en Europe et s’est même produit sur la scène de festivals d’envergure comme le ‘Pukkelpop’.

« Oh Comely ! » a été enregistré début 2010 aux Studios Farmhouse, sous la houlette du producteur belge Zec Ace (The Maple Room, Customs, The Setup). Clair et puissant, le son de l’album est digne de la plupart des productions internationales actuelles. Les vocaux rageurs de Rik Geeraerts couplés aux guitares multicouches de Tijs Mondelears et Nick Rondou rivalisent d’intensité face à la section basse-batterie décapante de Tuur Geeraerts et Josse Wijckmans. Les compositions accumulent la violence du hardcore, les rythmiques alambiquées du mathcore et le groove puissant du métal moderne.

Définie par le groupe comme du ‘melodicore’, la musique distillée sur « Oh Comely ! » est destinée à toutes celles et tous ceux qui apprécient la violence réfléchie.

 

Citay

Dream Get Together

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Citay réunit onze musiciens qui cultivent la nostalgie de la musique issue de la fin des 60’s et des 70’s. Ce ne sont pas les seuls, mais ils ne sont pas légion. Issu de San Francisco, les membres du collectif n’en ont, apparemment, rien à cirer de la scène contemporaine. Ils préfèrent écouter la musique de leurs parents. Voire même de leurs grands-parents : les Beatles, Led Zeppelin et Emerson Lake and Palmer, notamment. Et leur album, « Dream Get Together », en est la plus belle illustration.

Ouvrant l’elpee « Careful With That Hat » barbote dans des nappes de claviers psychédéliques. Les cordes de guitare s’offrent des envolées en solitaire ou alimentent des riffs entêtants. Parfois, elles embrassent même des tonalités un peu kitsch, dans l’esprit d’un Peter Frampton. Tout au long du titre maître, les harmonies vocales rappellent les Fab Four. Un single potentiel : « Fortunate sun », une compo entraînante, caractérisée par sa rythmique jouissive. Et puis une chouette plage acoustique : « Secret Breakfast ». De quoi démontrer que le combo se débrouille aussi bien dans un style plus épuré, dépouillé et intimiste.

« Dream Get Together » ne sera pas l’album de l’année. Mais il est particulièrement agréable à écouter. En une grosse demi-heure Citay, parvient à y revisiter les 70’s, sans tomber dans la caricature. Pour notre plus grand plaisir. Et à ce titre, on peut les remercier…

Cloé

Hasards de trajectoires

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Avant d’écrire ces quelques lignes, je suis allé m’oxygéner quelque peu dans mon jardin. Et pou cause, après avoir écouté cet album, un sentiment de claustrophobie était occupé de m’envahir. Une véritable angoisse.

Replaçons donc cet opus dans son contexte. Il nous plonge dans le métro de Bruxelles, au cours d’un ‘road movie’, mettant en scène une certaine Lisa (?) vivant et travaillant à Bruxelles depuis 3 ans. Elle observe le comportement des usagers pendant des heures. Dresse l’oreille dès qu’une conversation est entamée. Au GSM, par exemple. C’est dans l’air du temps. Des entretiens qui rivalisent de futilité. Mais qui meublent le décor sonore. Fatalement, elle est aussi observée. Et puis elle réfléchit à son mode d’existence. Au sens à donner à sa vie. Réglé comme une horloge. Au regard des autres. Au stress permanent. A l’embarras face à la mendicité. A la fuite face à la réalité de tous les jours. Qui se résume encore en 2010 à une même formule : ‘métro, boulot, dodo’…

Cloé Defossez avait décroché le prix coup de cœur de l’Académie Charles Cros, en 2008, pour son album « Microclimat ». Dans ces conditions, vous vous doutez bien que les textes (NDR : hormis « So you’re back here », ils sont tous écrits dans la langue de Voltaire) ont une grande importance dans ses compos. Et elle pose ses lyrics, d’une voix intimiste, sur une musique qui oscille entre l’ambient et le trip hop. Une exception qui confirme la règle : « Arts-loi », une plage hip hop au cours de laquelle, le rappeur d’origine marocaine Manza est venu dispenser ses rimes. Accords de piano et de sèche, samplings, boîte à rythmes, bidouillages électro et arrangements entretiennent un climat de malaise et d’oppression tout au long du nouvel elpee de Cloé du Trèfle. Deux bouffées d’air frais quand même : l’excellent « La conductrice » (NDR : Lisa est dans son appart’), une plage dont les accès de cordes apportent un joli relief à la mélodie et puis en final, l’instrumental « Exit ». Caractérisé par son piano allègre, on a l’impression de retrouver la lumière du jour.

Si l’œuvre a été mixée et masterisée par Rudy Coclet aux studios ‘Rising Sun’, le booklet a été réalisée par la dessinatrice Laurence Demaret. Et il est superbe ! En outre, le vidéaste français Fred Vaillant a été invité à mettre cette histoire en scène et en image pour les concerts prévus lors de sa tournée. Une chose est sûre, après avoir écouté cet opus et surtout lu ses textes, vous risquez fort de ne plus jamais emprunter le métro, avec le même état d’esprit…

 

The Dead Weather

Sea Of Cowards

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Il n’a fallu que 10 mois à Jack White, Alison Mosshart, Dean Fertita et Jack Lawrence pour préparer leur seconde attaque. L’opération « Horehound », menée l’été dernier, avait bien causé quelques victimes. Mais devant la résistance des autres, White et Mosshart ont décidé de frapper plus vite, plus fort. Et sans la moindre considération pour cet océan de lâches qui ont tenté, en 2009, de se mettre à l’abri de leurs agissements. La nouvelle devise de la cellule Dead Weather ? ‘Take no prisoners !’ Les quatre guérilleros attaquent de front avec une nouvelle dose carabinée de Garage Blues. The Dead Weather ne sont définitivement pas là pour arrondir les angles. Au contraire, « Sea Of Cowards » est sillonné de recoins aiguisés.

Les intentions bien affichées du quatuor de Nashville ne font d’ailleurs qu’accroître l’intérêt de leur seconde mission. Les morceaux « Die By The Drop », « I’m Mad » ou « Gasoline » valent plus qu’un long discours. Le Dead Weather circa 2010 n’en est plus aux séances de concertation improvisées. L’assaut est désormais réfléchi. Les rafales de « Sea Of Cowards » sont tactiques, huileuses et ininterrompues. Cette fois, les nouveaux Bonny & Clyde ne lèveront le drapeau blanc que lorsque la résistance sera à genoux. En guise de rédemption, ils chantonneront en chœur un « Old Mary » à la mémoire de leurs victimes. Mais dieu sait qu’il ne s’agit qu’une question de temps avant que ces flibustiers ne reprennent les armes. Et s’ils décident de frapper encore plus fort, ça risque de faire mal. Très mal.