La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Eté 67

Passer la frontière

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Quatre ans déjà que la bande de joyeux Liégeois a sorti son premier album. Des dizaines de dates et quelques voyages plus tard, les deux Nicolas, Brian, Raphael, Renaud et Xavier se sont remis au boulot et ils nous proposent aujourd’hui « Passer la frontière ». Pourquoi un tel titre ? Simplement parce que durant plus de deux ans, ils en ont passé pas mal ‘des frontières’ ; justement pour défendre leur musique et livrer leur vision personnelle de l’échange opéré auprès du public. En outre, il s’agit du premier titre composé, lors de leurs sessions d’enregistrement.

« Dis-moi encore » est encore tellement frais dans nos mémoires qu’il va falloir s’habituer à un certain changement et même un changement certain de la part d’Eté 67. En effet la variété pop de très bonne qualité a cédé sa place à un style beaucoup plus dépouillé ; on plonge même ici dans les profondeurs du rock, du folk et du blues. L’opus recèle quand-même l’un ou l’autre morceau plus léger, à l’instar de « Dans ma prison », le single actuel, histoire de se reposer un peu entre deux décharges bien électriques ; mais un morceau un peu faiblard en comparaison du reste des nouvelles compositions!

Cet album, ils l’ont écrit et produit eux-mêmes, aidés par Renaud Houben au mixage. Antoine Wielemans, chanteur des Girls in Hawaii a consenti un duo sur « Une vie saine », une chanson aux couleurs ‘blues’ bien prononcées. Et ce n’est que le tout début de leur transformation. Car on sent que le band a mûri, grandi. A croire qu’ils sont passés de l’adolescence à l’âge adulte. Une frontière de plus franchie ? Ne dit-on pas que les voyages forment la jeunesse ? Et on voyage durant toute l’écoute de l’album. On a l’impression d’être à La Nouvelle Orléans en écoutant « Loin d’ici », un morceau dynamisé par des rythmes louisianais et enrichi de superbes cuivres, dont une clarinette une et trompette. « Hôtel Délirium 9 » nous précipite dans l’univers des Doors. Celui de Los Angeles, très exactement. A cause de ces riffs enflammés et de ses lyrics bien torchés. « Drogue douce » prend encore un peu plus de hauteur, et jette un œil sur l’histoire du rock’n’roll, en ressuscitant, au passage, la flûte enchanteresse du ‘Jethrotullien’ Ian Anderson. Dans la foulée, « Plus tôt que prévu », le morceau d’entrée, creuse encore plus loin dans le temps. Plus basique, il frôle même la frontière (une de plus) du rockabilly des Stray Cats. Un traitement country est réservé à « Le cow-boy tout nu ». Un excellent exercice de style souligné de textes à la fois hilarants et subtils. « Romans de gare » rend hommage à Simenon. Un autre périple temporel, opéré du côté des années 30 et de ses années folles. Et on ne s’arrête pas en si bon chemin ! L’excellent « Pourboire » marque un retour au blues/pop. Impossible de rester en place à l’écoute de cette compo. Soit vous battez la mesure des doigts ou du pied. La réaction est instinctive. Finalement, après avoir digéré les 14 plages de « Passer la frontière », on se demande si « Dans ma prison » n’est pas le titre le moins en phase avec le renouveau de la formation. Mais il constitue, sans doute, le trait d’union entre les deux albums… Un opus qui s’achève par « Retour à Elisabethville », un instrumental qui clôt magnifiquement, mais de manière assez sombre, ce bien bel ouvrage…

Eté 67 sera tête d'affiche de la Nuit belge aux Nuits Botaniques le 11 mai, puis enchaînera son périple de tous les festivals (Dour, Les Francos...), au cours de cet été. Ne les manquez surtout pas et n’hésitez pas à acheter ce cd : c’est du bon et c’est du belge, une fois de plus !!!

 

Kirk Fletcher

My turn

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La carrière de ce jeune guitariste afro-américain est assez extraordinaire ; mais ce parcours, il le doit en bonne partie à Randy Chortkoff. Et pour cause, peu de temps après la mise en route des Mannish Boys, c’est-à-dire en 2005, le boss de Delta Groove a engagé Kirk, au sein de son écurie. Originaire de Californie, Fletcher est âgé de 34 ans. Il y a près de 15 ans, il avait été remarqué par Al Blake du Hollywood Fats Band. Ce dernier lui avait présenté Junior Watson et Kim Wilson. De bonnes rencontres assurément ! Dans un passé plus récent, il a milité au sein du backing group de Charlie Musselwhite, lors des tournées du natif de Kosciusko. Il y est resté 3 ans. Rien que de solides références pour notre gratteur à la peau d'ébène.

Kirk comptait déjà deux albums à son actif. Publié en 1999 et intitulé "I'm here and I'm gone", son premier elpee avait reçu le concours de Jimmy Morello à la mise en forme. Il était paru chez le label anglais JSP. Son deuxième, "Shades of blue", remonte à 2004. Pour concocter ce troisième opus, Kirk n'a pas fait appel à de grosses pointures pour le soutenir. Il a simplement sollicité son ami Michael Landau, pour le coproduire. Le gratteur californien s’est cependant également investi à la six cordes.

Instrumental, "El Medio stomp" ouvre l’elpee. Fletcher embraie ensuite par le "Found love" de Jimmy Reed. Un blues flemmard, qu’il chante d’un timbre monocorde. L’instrumentation est très cool. Les cordes acoustiques (mandoline, banjo) sont distinctes, mais progressivement la guitare lumineuse de l’artiste se détache de l’ensemble. "Natural anthem" est une autre plage instrumentale. Signée Jesse Edwin Davis, elle est imprimée sur un tempo subtilement funky. Une compo trempée dans le roots rock et parcourue par la slide majestueuse de Dave Melton (NDR : ce musicien appartient au cercle d'amis proche de Kirk et de Landau). La voix de Fletcher est plus convaincante sur le "Ain't no way" de Jimmy Johnson, un blues dont le tempo enlevé est renforcé par les cuivres. Le titre maître est encore un instrumental. En fait, il ne sert qu’à étaler toute la dextérité du guitariste qui aborde froidement un mélange de rock et de jazz, en le teintant légèrement de psychédélisme. Une plage coécrite en compagnie de ses partenaires ; soit le bassiste Travis Carlton (le fils de Larry), le claviériste Luke Miller et le saxophoniste Paulie Cerra. La reprise du "Congo square" de Sonny Landreth est sans aucun doute une des meilleures compos de l’opus. Les arrangements sont soignés. Le jeu de cordes est chaleureux et inventif. Constituée de Bobby Tsukamoto et Tom Fillman, la section rythmique exerce un rôle essentiel dans le développement technique. Long instrumental atmosphérique, "Way back home" baigne dans le jazz funk. Les interventions aux cordes sont à la fois intenses et chirurgicales. Un morceau issu de la plume du saxophoniste Wilton Felder, le fondateur des Crusaders. Encore un instrumental : "Blues for Antone". Un blues lent signé par le Texan Clifford Antone, le patron du plus célèbre club de blues d'Austin. Cette version lui rend hommage. Sculpté dans le pur funk, "Let me have it all" est une compo issue du répertoire de Sly Stone. Le cri de Kirk est vigoureux. Il décoche au passage une superbe sortie sur les cordes. Mr Fletcher achève cet elpee par son "Continents end". Ses accords de guitares atmosphériques rappellent inévitablement le mythique Jimi Hendrix, une légende adulée par Kirk.

Un album d’excellente facture ! Et pour que votre info soit complète, sachez que Michael Landau devrait publier sous peu un long playing, chez Tone Center. Le disque s’intitulera "Renegade creation" et a bénéficié de la participation de Robben Ford.

 

Greyline

Behind The Masquerade

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Nous avions évoqué, dans notre rubrique ‘news’, la décision surprenante du groupe hollandais Greyline de ne vendre son nouvel album qu’en version vinyle. Nous l’avions bien compris, ce choix avait un caractère plus esthétique que commercial. Greyline avait tout de même pensé à tous ceux qui s’étaient débarrassés de leurs platines, tourne-disques et autres juke-boxes en proposant généreusement « Behind The Masquerade » en téléchargement gratuit, sur son site internet.

Si par hasard vous n’avez pas encore décidé de profiter de cette offre généreuse, nous ne pouvons que vous conseiller vivement de la saisir ; car, après avoir écouté cet opus à de nombreuses reprises, nous pouvons vous affirmer haut et fort que « Behind The Masquerade » est un album qui tient la route. 

Une petite visite sur http://www.greyonline.nl/ vous permettra, dans un premier temps, d’obtenir la version digitale gratuite de l’album ; et, si par la suite, vous désirez l’acquérir, il ne vous en coûtera que la modique somme de 10 Euros pour recevoir cette magnifique pièce de collection, soit une version 33 tours limitée à 500 copies, recelant, en outre, en bonus, une version cd promo (NDR : ces Bataves ont vraiment pensé à tout).

« Behind The Masquerade » a été mixé par Phillip Cope (Baroness, Kylesa) et mastérisé par Scott Hull (Agoraphobic Nosebleed). Il réunit neuf titres ultra-puissants d’un rock-métal sombre et barré où se côtoient post rock (« Nomads On The Run », « Riget »), métal groovy-hardcore (« Diamonds In Our Dreams », « Ravens Ahead»), stoner (« Where Death Do Us Start », « Knives & Smiles »), space rock (« Mirrors »), et même, parfois, country rock burné (« Flooding The Mountain », « Hunt Of The Coyote »).

Le son étonnamment limpide pour ce type de musique permet d’apprécier chaque instrument à sa juste valeur. Lourds ou hypnotiques, acoustiques ou sauvages, les accords de guitare sont parfaits. Quant à la basse, elle ronronne, bourdonne, en réponse aux rythmiques précises et parfois surprenantes de la batterie. Seuls les vocaux de Jabe Piter Faber, parfois un peu nébuleux, pourraient en rebuter plus d’un.

Si vous aimez Mastodon, Baroness, Poison The Well et Neurosis, et après écoute de la version mp3 gratuite, il serait étonnant que vous n’investissiez pas dix euros pour obtenir le produit fini.

Kaipa

In The Wake Of Evolution

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« In The Wake Of Evolution » constitue le dixième album de Kaipa. J’avoue, à ma grande honte, être passé à côté des neuf premiers. Il faut dire, à ma décharge, que le groupe n’évolue pas vraiment dans mon domaine d’expertise et que ses cinq premiers elpees, parus entre 1975 et 1982, étaient chantés en suédois ; autrement dit, plutôt réservés au marché local. Pourtant, à l’écoute de ce nouvel opus, je ne peux m’empêcher de penser avoir raté quelque chose.

Kaipa est un groupe de rock progressif fondé par Hans Lundin (claviers/chant), en 1973. Roine Stolt, futur leader des Flower Kings, y a effectué ses débuts en 1974, alors qu’il était âgé de dix-sept ans. Le groupe se sépare en 1982 pour se reformer vingt années plus tard. Pour ce retour, Kaipa a choisi d’interpréter ses textes en anglais, ce qui lui permet de jouir d’une distribution internationale. Quatre albums sont édités entre 2002 et 2007. Peu après la sortie de « Mindrevolution » (2005), Roine Stolt abandonne son poste de guitariste. Il est rapidement remplacé par Per Nilson, le très talentueux six-cordiste du combo métal progressif Scar Symetry. Morgan Ågren (NDR : notoire pour avoir joué de la batterie chez Frank Zappa), Jonas Reingold (aussi bassiste chez The Flower Kings et Karmakanic), Aleena Gibson et Patrik Lundström (Ritual) aux vocaux complètent le line-up.

La musique de Kaipa mélange parfaitement rock progressif classique des seventies et sa déclinaison ‘néo-progressive’ des années quatre-vingt. En clair, le fruit d’une rencontre entre la musique de Yes et celle de Pendragon (ou Marillion). Manifestement, les musiciens ne sont pas des manchots. « In The Wake Of Evolution » privilégie les longs passages instrumentaux et les démonstrations instrumentales de virtuosité, caractéristiques du rock progressif classique. Atmosphériques, les climats glissent allègrement du rock au jazz, en passant par le folk et même le reggae. Point d’orgue : la prestation de l’incroyable duo de chanteurs. Si le timbre dramatique de Patrik Lundström est plutôt rituel pour ce genre de musique, Aleena Gibson, son alter-ego féminin, séduit par sa voix délicieusement rauque. Cette alternance de vocaux masculins et féminins, plutôt rare dans le rock progressif, évoque même parfois Ayreon.

« In The Wake Of Evolution » devrait constituer une excellente surprise, pour tous les amateurs de rock progressif ‘old school’. A cause de ces cavalcades instrumentales impressionnantes et de ces long titres fleuves ambiancés (NDR : le titre « Electric Power Water Notes » dure presque dix-huit minutes). En tout, une heure et dix minutes d’une musique sophistiquée et riche en arrangements interprétée avec dextérité et subtilité. Une belle réussite pour ce groupe au pédigrée impressionnant.

Koop

Coup de Grâce (1997-2007)

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Magnus Zingmark et Oscar Simonsson. Ces deux noms ne doivent pas vous dire grand-chose. Et pourtant, réfléchissez un peu. Ils constituent le duo Koop. De quoi, peut-être réveiller, en vous, quelques souvenirs enfouis. Dans la négative, cet elpee devrait vous permettre de découvrir l’univers cotonneux de la paire suédoise. Et pour cause, « Coup de Grâce (1997-2007) » procure un aperçu précieux et précis du parcours discographique accompli par les deux zigues, au cours d’une décennie ; soit en puisant chez « Sons of Koop » paru en 1997, « Waltz for Koop », en 2001 et « Koop Islands », en 2006.

En empruntant les mêmes anciennes pistes langoureuses, ils viennent ré-inoculer, à la goutte près, une solution jazz-electronica aux sonorités subtilement feutrées, jugée à l’époque, particulièrement érotique. En outre, Magnus et Oscar ont toujours eu le bon goût de bien s’entourer. Bénéficiant même parfois de la participation de collaborateurs prestigieux. Dont Anne Brun, Cecilia Stalin mais aussi le mystérieux Earl Zinger et la sublimissime Yukimi Nagano (Little Dragon, Gorillaz).

Tout au long de ce recueil, on se rend compte de l’amplitude prise par la musique du duo. Et de la multitude d’influences qui ont marqué leur parcours. Le plus souvent, on pense quand même à Stereolab (époque « Cobra and Phases Group Play Voltage in the Milky Night »), à Jazzanova ou encore aux Autrichiens de Kruder & Dormeister. A une époque où on met de l’électro un peu partout, il est intéressant de rencontrer des musicos dont ce recours à cette technique a encore un sens. Les mauvaises langues prétendront que le style à pris un coup de vieux. D’ailleurs si l’electro jazz est considéré comme rétro pour certains, ‘has been’ pour d’autres, perso, j’estime qu’il communique encore de belles émotions et est toujours très susceptible de ressourcer le mélomane ; et à ce titre, il serait ridicule de s’en priver. Enfin, si cette œuvre constitue pour le tandem, le « Coup de Grâce », pour ma part, la Koop n’est pas encore pleine (NDR : oui je sais, elle est facile), et j’en redemande encore.

 

Le Grand Popo Football Club

Venom In The Grass

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La prochaine coupe du monde de football, prévue pour cet été 2010, aurait-elle incité GPFC à sortir de leur vestiaire ? Une chose est sûre, les patrons du Grand Popo Football Club sont de sacrés branleurs. Ariel Wiezman et Nicolas Errera resserrent leurs crampons, réajustent leurs jambières et sortent des vestiaires la tête haute. Même pas gênés les Français, d’avoir laissé son public, 10 ans sans nouvelles. Souvenez-vous. En 2000, le duo dandy taquinait notre virilité en nous invitant à dandiner sur leur single « Les Hommes C’est Pas Des Mecs Bien », un titre issu de l’elpee « Shampoo Victims », un opus cependant passé discrètement inaperçu.

Une décennie plus tard, Le Grand Popo Football Club nous propose « Venom in The Grass ». 10 ans d’absence, c’est aussi tout un symbole ! Une période souvent mise à profit pour atteindre la pleine maturité. Chez Wiezman et Errera, c’est malheureusement peine perdue. Voguant quelque part entre électro, pop, new wave, new beat et disco, leur musique ne parvient jamais à prendre une direction bien définie. Les sons sont tellement décousus qu’ils finissent par faire des nœuds. Les mélodies sont acidulées ou offrent un goût cherry. Bref, c’est un grand foutoir. Cependant, si les joueurs du Grand Popo Football Club semblent décontractés dans leurs maillots, ils n’en sont pas moins attentifs à la réaction du public. C’est donc en s’octroyant une (belle) part féminine que le Club essaye de faire chavirer les supporters. Transfuge des Putafranges, Tania Bruna-Rosso se pose en passerelle entre l’univers psychédélique des deux affreux et une corde vocale délicate. Résultat au marquoir ? Une galette légère, un tantinet foutage de gueule (mais ça on le savait à l’avance) et un rien agaçante. Mais aussi, un univers désinhibé, translucide et hyper pailleté. Pour l’ambiance on accroche, pour le reste on s’efforcera de garder le sourire.

 

Lonely Drifter Karen

Fall of Spring

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Lonely Drifter Karen est un trio drivé par Tanja Frinta. D’origine autrichienne, cette chanteuse est accompagnée par le pianiste espagnol Marc Meliá Sobrevias et un batteur italien répondant au nom de Giorgio Menossi. Le patronyme du groupe, Lonely Drifter Karen, s’inspire du film « Les Idiots » de Lars Von Trier ; et, selon Tanja, il reflète bien leur musique : ‘Lonely’ pour le côté mélancolique, ‘Drifter’ pour l’aspect ‘nomade’ et Karen pour la ‘féminité’ à fleur de peau. Demandez le programme !

Après avoir publié « Grass is singing » en octobre 2008, premier elpee caractérisé par son mélange champêtre de cabaret, de jazz et de folk, le combo nous propose un second opus, intitulé « Fail of Spring ». Découpée en quatorze plages, cette œuvre est un parfait témoignage de la richesse des compositions de Tanja et des arrangements de Marc. Lonely Drifter Karen nous balade dans un monde féérique plein de mélodies enchanteresses, entêtantes et empreintes de fraîcheur juvénile. Des compos d’excellente facture, aux multiples nuances, oscillant du rock vivifiant à la ballade subtile. Des morceaux souvent originaux, parfois même très difficiles à cerner, mais toujours très plaisants à écouter. La voix charme, le piano s’enflamme, les guitares accrochent et les cuivres fluctuent : une formule qui résume bien l’expression sonore de ce trio déroutant.

Et si on retrouve un peu de Björk chez Tanja, c’est sans ce côté vedette intouchable qui rend l’Islandaise insupportable pour beaucoup. Chez Tanja, tout est douceur. Son univers et ses rêves doivent être peuplés de comédies musicales et le lapin d’Alice au pays des merveilles doit sans aucun doute être son plus grand admirateur !

Un petit bijou plein de reflets multicolores… Rien à jeter, à consommer sans modération !

En concert ce 13 mai 2010, dans le cadre des Nuits Botanique. 

The Nighthawks

Last train to Bluesville

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Cette formation issue de Washington DC pratique le roots blues depuis ses débuts. Soit près de quarante ans ; c’est-à-dire en 1972, très exactement. Mark Wenner en est le fondateur. Un chanteur/harmoniciste dont le corps est couvert de tatouages. C’est également le leader du quartet. Un combo responsable d’un nouvel opus. Acoustique, il est consacré à des covers de compos notoires. Lors des sessions d’enregistrement, l’excellent chanteur/drummer Pete Ragusa était encore à son poste. Mais depuis, il a quitté le navire. Il a été remplacé par Mark Stutso, un musicien qui militait, il y a peu encore, au sein des Drivers de Jimmy Thackery (NDR : pour votre info, sachez qu’il était le premier guitariste des Nighthawks!) Mark est aujourd’hui soutenu par le guitariste Paul Bell et le bassiste Johnny Castle. Les sessions d’enregistrement se sont donc déroulées ‘live’ et sous un format acoustique, au sein des studios de la Radio Satellite Sirius XM, à Washington.

Le disque démarre très fort par une cover du "The chicken and the hawk" de Big Joe Turner. La section rythmique libère énormément de swing. Un swing entretenu par la contrebasse de Johnny et les balais de Pete (NDR : de véritables caresses !) Mais la singularité de cette œuvre procède du jeu quasi manouche de Bell sur ses cordes acoustiques. Mark souffle dans son harmonica Hohner. Il est au sommet de sa forme. Et on sent que les deux musiciens éprouvent beaucoup de plaisir à jouer ensemble. Le "Nineteen years old" de Muddy Waters épouse un même profil. Mark chante comme possédé. Et ses interventions vocales sont convaincantes. Paul injecte beaucoup de passion et d’émotion dans les sonorités de sa National steel resonator. L’adaptation unplugged d’"I'll go crazy" de James Brown est une belle réussite. Le combo au complet participe aux chœurs doowop. L'attaque opérée sur "You don't love me" est directe. Le souffle de Mark réservé à son harmo est clair et impeccable. Un véritable régal ! Un style qui colle indéniablement au swamp blues. Et le "Rainin' in my heart" de Slim Harpo, dont le climat nous pénètre insidieusement, en est une parfaite illustration. La complicité échangée entre Mark Wenner au chant et à l’harmonica ainsi que Paul Bell au bottleneck est propice à la mise en valeur de canons du blues ; et en particulier "Can't be satisfied" et "Rollin' & tumblin'". Et comme tout roule, les Nighthawks osent s’attaquer à du pur rock'n'roll. En l’occurrence au "Thirty days" de Chuck Berry. L’intro du "Mighty long time" de Sonny Boy Williamson est bouleversante. Les sonorités fragiles dispensées par l’harmonica sont balisées par les accès de contrebasse (NDR : imposante !), concédés par Mr Castle. La voix de Mark est empreinte de respect et de réserve. Les six cordes peuvent opérer leur entrée et repasser à l’avant-plan, lors de cette plage destinée aux souffleurs. On épinglera encore un autre hommage réservé au génial harmoniciste, Little Walter, lors d’une adaptation de son "High temperature", enrichie de chœurs doowop. Tous à Ecaussinnes!

 

PixelRace

Should We Pay For All This Happiness ?

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Il existe plusieurs manières d’appréhender la musique de PixelRace. Tout d’abord, à l’instar de n’importe quel album, au premier degré. Puis, si on la considère comme une vaste blague, au second degré. Et enfin, pour les intellos, au troisième degré. Perso, j’opterais pour la seconde solution. Sans quoi, je risque de descendre ce disque en flammes ou tout simplement de ne rien avoir à raconter d’intéressant…

Maintenant, si vous choisissez la troisième option, la musique du groupe bruxellois pourrait refléter une parodie de tout ce que le néo-métal, la pop et tutti quanti a pu nous balancer de pire, au cours des quinze dernières années. En un seul cd. Une tâche particulièrement ardue, que Pixel Race est cependant parvenu à accomplir. Cette célébration du mauvais goût implique des concepts revivalistes, qui à l’époque étaient déjà surannés. Une véritable prouesse, digne des meilleures caricatures. Serions-nous en présence de néo-métal légèrement contaminé par l’électro ? Les grattes se veulent viriles. Mais rivalisent de fadeur et de mollesse. Les mélodies sont plus que prévisibles. Et les effets spéciaux ( ?!?!?) triturant le chant font plus rire que sourire. En outre, les refrains repris en chœur, par l’ensemble des musiciens du combo, rappellent l’époque des Boys Band, vécue, il y a une bonne dizaine d’années.

Que du bonheur donc ! Mais l’euphorie des premiers morceaux estompée, on s’amuse de moins en moins. C’est alors que l’expression ‘les blagues les plus courtes sont les meilleures’ prend tout son sens. On en attrape même la nausée. Et rien que les parties vocales deviennent insupportables.

Alors : ‘Should We Pay For All This Happiness ?’ Ben non… Faut pas déconner quand même !

 

Spiteri

Spiteri

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Surnommé ‘The snake’ (parce que leur logo était un cobra), Spiteri est une formation vénézuélienne, issue de Caracas très exactement, qui s’est exilé à Londres, au cours du début des seventies, pour tenter sa chance… Faut dire que dans leur pays, elle était devenue mythique. A la tête ? Jorge et Charlie Spiteri. Leur musique ? Une forme de soul/psyché/rock fortement marquée par les rythmes latins. Pas étonnant que le combo était très influencé par Traffic. Le duo en était même un fervent admirateur. En outre, Spiteri va recevoir un très grand soutien de la part d’artistes notoires. Dont Noël Redding, Paul McCartney, Rod Stewart ou encore Bob Marley. Malgré quelques années d’existence, le groupe ne compte à son actif, qu’un seul album. Considéré par l’administration insulaire, comme des clandestins, les deux frangins ne parviendront jamais à récolter le moindre succès

Cet elpee avait été enregistré à Londres. En 1973. Il vient donc d’être réédité et remasterisé par les soins de Vampisoul ; et est enrichi, pour la circonstance, de 8 bonus tracks. Le disque orignal n’était jamais paru en Angleterre. Pourquoi ? Une loi stipulant l’obligation de compter au sein d’un même ensemble, une moitié de membres de nationalité ‘british’. 

Jorge et Charlie était pourtant des musicos particulièrement doués. Le premier se chargeait des parties guitares, tandis que le second se réservait les percussions. Ils se partageaient les vocaux. Ils étaient entourés de musiciens talentueux (Ruben ‘Micho’ Correa, Bernardo Ball, etc.) Et franchement, leur melting pot de rock et de musique typique latine était vraiment réussi. A l’instar de « Campesina », plage au cours de laquelle guitares distordues, bongos et guitares sèches se marient à la perfection. Les compos étaient interprétées tantôt dans la langue de Shakespeare, tantôt dans celle de Cervantès. Et ces joyeux hippies étaient responsables de morceaux avant-gardistes qui n’hésitaient pas à marier folklore vénézuélien aux rythmes caribéens (« Barlovento ») ; mais également en creusant dans le terreau du rock bien britannique (« Don’t You Look Behind »).

N’ayant jamais eu le bonheur de pouvoir défendre ce long playing éponyme, aux Iles Britanniques, Spiteri va finir par se décourager. Une situation accentuée par l’échec commercial de la vente de son elpee. Le split est donc inévitable. Il se produit en 1974, alors que le combo n’a jamais été autorisé à jouer la moindre note sur leur terre d’exil. Quelques années plus tard, les deux frangins vont cependant relancer l’aventure sous un format big band, engageant pour la circonstance des musiciens insulaires. Baptisé Spiteri II, elle passera complètement inaperçue. Seule leur version d’« I’m  A Man » (incluse dans les bonus) recevra un certain écho. 37 ans plus tard, Vampisoul a le bon goût de combler les amateurs de rock issu des 70’s, mais également des mélomanes, en leur permettant de (re)découvrir un groupe unique en son genre, alors considéré comme la réponse anglaise à Santana…

 

Superamazoo

Compétences Universelles

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Encore du belge ? Ben oui, c’est du bon, donc c’est du belge !!!

Superamazoo réunit deux chanteurs (Gabriele Manu et Bruno Manfrin), deux cuivres (Frédéric Calabrese à la trompette et David Verhelst au sax), un piano Rhodes (Tony Bambinelli) et un guitariste (Olivier Toffolo). Des musiciens tous issus de la région du Centre (Manage - La Louvière).

Responsable d’une musique voguant entre reggae, voire rap et parfois rock, Supermazoo nous propose une expression sonore née d’un mélange de styles très différents. Ce qui explique sans doute, le titre de cet album. Revendiquant une filiation auprès de Manu Chao, le combo a eu la chance d’être repéré par Gambeat, bassiste de Radio Bemba lors de l’édition 2007 du festival Esperanzah. Un projet d’enregistrement est même proposé par le complice de Manu, au combo belge. Le temps de mettre la machine en route, mais aussi de régler les derniers détails, et rendez-vous est pris au sein des studios de Chao, pour retravailler et graver sur cd des compositions issues de leur répertoire, accumulé depuis plusieurs années.

« Compétences Universelles » constitue le résultat de ces sessions. Un disque pour lequel Gambaet a également participé activement à sa confection. En outre, un drummer avait également était engagé pour rejoindre l’équipe. Et le choix s’est porté sur Renaud Mayeur, qui a ainsi eu l’honneur d’accompagner le groupe à Barcelone.

« Compétences Universelles » est donc le fruit de longues années de travail, de scène et d’une toute récente collaboration. Les onze titres de cet elpee sont tous signés par l’équipe et sont interprétés dans la langue de Molière. Une exception qui confirme a règle : le tout dernier titre, « One for the Money ». Tout comme chez leur idole, les rythmes effrénés, les cuivres et les textes chocs sont au rendez-vous. Une différence, mais elle est de taille : la vitesse d’élocution. Un débit parfois très rapide susceptible de nous faire glisser sur les pentes du rap. Ce qui sied bien aux thèmes développés par le groupe. En l’occurrence, la paix et le dialogue interculturel ; un thème qui fait également leur originalité.

De grosses pointures du genre ont tenu à apporter leur grain de sel à la réalisation de l’album. Sont ainsi présents à divers degrés Che Sudaka, Soklak et bien sûr Gambaet pour par moins de sept titres. « Compétences Universelles » est parvenu à convaincre des spécialistes du genre. Pourquoi pas vous ?

Un triplé gagnant pour Robyn ?

Écrit par
Robyn,, la petite suédoise qui a parcouru bien du chemin depuis sa pop sucrée circa "Show Me love", revient en 2010 avec pas moins de trois nouveaux albums. La première partie de ce triptique attérira dans les bacs le 7 juin et s'intitulera "Body Talk, Part 1". les morceaux sont co-produits, entre-autres, par Diplo, Röyksopp et  Kleerup.  "Dancing On My Own" en sera le premier extrait. Il n'y a pas encore de date de sortie prévue pour les deux volets suivants.
 
Tracklist:
 
 1. Don't Fucking Tell Me What To Do
2. Fembot
3. Dancing On My Own
4. Cry When You Get Older
5. Dance Hall Queen
6. None of Dem
7. Hang With Me (acoustic)
8. Jag Vet En Dejlig Rosa
 

Un Trentemøller avant l'été

Écrit par
Le Danois Trentemøller livrera sa deuxième cargaison de space-pop tripante le 3 juin prochain. Il contiendra des collaborations avec des membres de Guillemots et Darkness Falls ainsi que le single "Sycamore Feeling" dont vous pouvez visonner le très joli clip video ici: http://www.anderstrentemoller.com/
 
 Tracklist:
 
The Mash and the Fury
Sycamore Feeling
Past the Beginning of the End
Shades of Marble
...Even Though You're With Another Girl
Häxan
Metamorphis
Silver Surfer, Ghost Rider Go!!!
Neverglade
Tide

Pas des histoires…

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Alors qu’on les croyait morts, The Tellers annoncent un nouvel album pour septembre prochain ! En outre, dès ce 15 avril, ils publieront un Ep intitulé « Like I Say ». De quoi se faire une petite idée de leur évolution musicale. Adulés ou détestés, les jeunes Belges ne laissent jamais indifférents. Une chose est sûre, ils se produiront le 11 mai au Botanique pour fêter le 15ème anniversaire de 62Tv.

http://www.myspace.com/thetellers

 

Ah…Lili !

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Après deux ans d'absence, 30.000 disques vendus en Belgique et une tournée soldout, AaRON sortira son deuxième album en octobre. Les auteurs du célèbre « U-Turn (Lili) », repartiront ensuite sur la route qui passera par le Cirque Royal de Bruxelles, le 5 novembre 2010. Les tickets sont en vente dès le vendredi 9 avril à 10h via http://www.sherpa.be , Fnac et le Cirque Royal (02 218 38 32).

Maximum 4 tickets par personne !

 

Un disque qui va faire du bruit…

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Jeff Beck, légende vivante de l’histoire du rock’n’roll publiera un album studio ce 13 avril. Sept ans qu’il n’avait plus rien sorti. Intitulé « Emotion & Commotion », il est annoncé comme particulièrement éclectique, puisqu’il recèlera notamment un extrait de la B.O. du film ‘Le magicien d’Oz’, « Somewhere over the rainbow », ainsi que quelques duos, dont deux échangés en compagnie de Joss Stone

Tracklist:

1.      Corpus Christi Carol
2.      Hammerhead
3.     
Never Alone
4.      Over The Rainbow
5.      I Putt A Spell On You (feat. Joss Stone)
6.      Serene (feat. Olivia Safe)
7.      Lilac Wine (feat. Imelda May)
8.      Nessun Dorma
9.      There’s No Other Me (feat. Joss Stone)
10.    Elegy For Dunkirk (feat. Olivia Safe)

http://www.jeffbeck.com

 

 

Appel nocturne de Kavinsky !

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Après avoir passé plusieurs mois en studio, pour enregistrer son premier album, Kavinsky semble enfin voir le bout du tunnel. Et pour cause, il a décidé de sortir un Ep, intitulé « Nightcall », en guise d’apéritif. Produit par Guy-Manuel de Homem-Christo (Daft Punk) et mixé par SebastiAN, le morceau maître a bénéficié du concours de Lovefoxxx, la chanteuse de CSS. Le disque est dispo depuis ce 5 avril…

http://www.recordmakers.com

 

Un Holy Fuck à en perdre son latin

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Les Canadiens surdoués de Holy Fuck délivreront le très attendu successeur de "LP" ce 8 mai. Il s'intitule "Latin" et est précédé du single "Latin America". Holy Fuck sera de passage aux Nuits Botanique pour présenter ce disque à peine une semaine après sa sortie (17/05).
 
Tracklist:
 
1. One
2. Red Lights
3. Latin America
4. Stay Lit
5. Silva & Grimes
6. SHT MTN
7. Stilettos
8. Lucky
9. Pigs
 
 
 
"Latin America" est téléchargeable gratuitement sur le site officiel du groupe:

http://www.holyfuckmusic.com/

 

Musiczine sur Facebook !

Musiczine change de look et s'affiche sur Facebook. L'année 2010 sera décidemment rock n' roll ou ne le sera pas. Rejoignez nos pages sur Facebook afin de toujours être informé et ne pas perdre une miette de votre webzine préféré tout en prenant des nouvelles de vos amis. N'hésitez pas à nous recommander auprès de vos propres contacts. Plus on est de fous, plus on est rock !!

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et rajoutez vous

Moby et ses amis ravalent la façade de « Wait For Me »

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A l’instar de ce qu’il avait fait pour « Last Night », Moby s’apprête à publier une version retravaillée de son « Wait For Me ». Il s’agira d’un double disque intitulé simplement « Wait For Me. Remixes! ». Le premier CD sera consacré à la version retravaillée de l’album, par Maps, Gui Boratto, Yuksek, Carl Cox, Paul Kalkbrenner, Popof et d’autres. Le second disque sera consacré au DJ Mix de ces nouvelles versions par le New-Yorkais lui-même.

Tracklist:

CD1 :

Isolate (Mixhell remix)                                                        
Slow Light (Maps remix)                                          
Wait For Me (Paul Kalkbrenner remix)              
Pale Horses (Gui Boratto's Last Window remix)                  
Walk With Me (Carl Cox remix)                                 
Mistake (Yuksek remix)                                            
One Time We Lived (Laurent Wolf remix)                   
Jltf (Chuckie remix)                                        
Wait For Me (Laidback Luke remix)                  
Stay Down (Popof remix)                               
Study War (Savage Skulls remix)                              
Shot In the Back Of The Head (Tiësto remix)    
 
CD2 - Exclusive Moby DJ MIX :
 
Walk With Me (Carl Cox remix)                                
Shot In The Back Of The Head (Tiësto remix)                       
Wait For Me (Laidback Luke remix)                          
Mistake (Darbruck & Klein remix)                             
Study War (Savage Skulls remix)                             
Jltf (Chuckie remix)                                     
Slow Light (Maps remix)                                         
One Time We Lived (Sharooz remix)            
Stay Down (Julien Jewel Remix)                            
Wait For Me (Jean Elan remix)                                 
Walk With Me (Jon Rundell remix)                
Stay Down (Popof remix)               
Pale Horses (Gui Boratto's Last Window Remix) 

Dear Hearts

Tail Lights & Bygones

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Ces petits gars sont des rapides. Dear Hearts se forme en septembre 2009. Son premier essai discographique, « Tail Lights & Bygones », sort en mars 2010. C’est à peine croyable. Sept mois à peine pour composer, répéter, cracher quelques glaviots en concert et enregistrer un Ep 6 titres ; nos quatre keupons sont à coup sur de vrais accros du boulot ! Vous serez aussi surpris d’apprendre, en vous frottant à la qualité quasi-internationale de ces six titres autoproduits, que les zigotos ne viennent pas de Californie, mais qu’ils sont bien de chez nous !

Scheirder (basse & voix), Sammy (guitare), David (guitare aussi) et Wimmie (batterie) avouent êtres passés par l’école de la scène punk californienne : Social Distorsion, Misfits, Agent Orange ou  Bad Religion. Difficile de les contredire sur ce point. Surtout qu’ici, l’élève est surdoué et qu’il n’est pas loin d’atteindre le niveau de ses maîtres.

Après une intro humoristique (un extrait de la chanson « Dear Hearts And Gentle People » du crooner américain Bing Crosby), l’Ep développe dix-sept minutes d’hymnes punks rock énergiques et entraînants. Vu qualité des compos, on se demande si l’ami Fat Mike n’aurait pas intérêt à jeter son oreille percée du côté de la Belgique, dans l’éventualité où il chercherait encore de nouvelles signatures pour Fat Wreck Chords, son label consacré au punk-rock. En attendant, il est d’ore et déjà possible de se procurer « Tail Lights & Bygones » sur la page MySpace du groupe pour la modique somme de sept Euros.