Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

logo_musiczine

Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26850 Items)

Deuxième sortie publique de Women

Écrit par
Le 23 août, Women publiera une suite à leur sympathique œuvre éponyme, parue il y a deux ans. Le disque s’intitulera « Public Strain » et, comme son prédécesseur, sera produit par Chaad VanGaalen.

Tracklist:

Can't You See
Heat Distraction
Narrow With the Hall
Penal Colony
Bells
China Steps
Untogether
Drag Open
Locust Valley
Venice Lockjaw
Eyesore

Grinderman, deuxième du nom

Écrit par
Grinderman, le projet parallèle de Nick Cave et Warren Ellis publiera « Grinderman 2 », suite logique de "Grinderman" (2007),  le 13 septembre prochain. La formation s’envolera pour une tournée mondiale dès la sortie du disque. Mais les deux concerts prévus en septembre à l’Ancienne Belgique affichent déjà complets…

Whatever?

Écrit par

C’est ce 14 juin que paraîtra le box d’Oasis réunissant leurs singles. Intitulé « Time Flies…. 1994-2009 », il en recèlera un jamais paru sur album : “Whatever”. Cinquième de la bande aux frères Gallagher, il était paru en décembre 94, entre « Definitely Maybe » et « (What’s The Story) Morning Glory ? » Cette compo est demeurée 50 semaines dans les charts britanniques et s’est vendue à plus de 500.000 exemplaires !

Track listing:

Supersonic
Roll With It
Live Forever
Wonderwall
Stop Crying Your Heart Out
Cigarettes & Alcohol
Songbird
Don’t Look Back In Anger
The Hindu Times
Stand By Me
Lord Don’t Slow Me Down
Shakermaker
All Around The World
Some Might Say
The Importance of Being Idle
D’You Know What I Mean?
Lyla
Let There Be Love
Go Let It Out
Who Feels Love?
Little By Little
The Shock Of The Lightning
She Is Love
Whatever
I’m Outta Time
Falling Down

 

Le batteur de Radiohead se met au folk

Écrit par

Philip Selway, le batteur de Radiohead, publiera son premier album solo en août. Il s’intitulera « Familial » et paraîtra chez Bella Union. Lors des sessions d’enregistrement, Philip a reçu le concours de Patrick Sansone drummer/multi-instrumentiste de Wilco ainsi que de Lisa Germano. Paradoxalement, l’elpee est annoncé comme sculpté dans une sorte de folk fragile. 

Mavis Staple ou le trésor américain

Écrit par

La légende de la soul et du gospel Mavis Staples publiera un nouvel album le 13 septembre prochain. Intitulé « You Are Not Alone », il a bénéficié du concours Jeff Tweedy, le leader de Wilco. A la production, mais également à l’écriture, puisqu’il a composé deux des titres de cet elpee. En outre, le disque inclura des reprises de Randy Newman, Allen Toussaint et John Fogerty. Une tournée européenne est également annoncée.

Track listing

1.    You Don’t Knock (Pops Staples/Wesley Westbrook)
2.    You Are Not Alone (Jeff Tweedy)

3.    Downward Road (Pops Staples)
4.    In Christ There is No East and West (traditional; arranged by Jeff Tweedy)
5.    Creep Along, Moses (traditional)
6.    Losing You (Randy Newman)
7.    I Belong to the Band (Rev. Gary Davis)
8.    Last Train (Allen Toussaint)
9.    Only the Lord Knows (Jeff Tweedy)
10.  Wrote A Song for Everyone (John Fogerty)
11.  We’re Gonna Make It (Little Milton)
12.  Wonderful Savior (traditional)
13.  Too Close To Heaven / I'm On My Way to Heaven Anyhow (Prof. Alex E. BradfordJr./Brad Pathway)

 

Encore plus sexuel ?

Écrit par

Deux ans après sa sortie, « Sexuality », le dernier et formidable album de Sébastien Tellier, a été remixé par la crème de la crème électro. En l’occurrence : SebastiAn, Kavinsky, Boys Noize, Moulinex, Aeroplane, Breakbot, Penguin Prison, Midnight Juggernauts, A-Trak, Hypnolove, Lazy Flow et quelques autres. L’album sera disponible dès le 28 juin sur Record Makers. Parfait timing pour les vacances !

Pour regarder le clip de « L’Amour et la Violence » remixé par Boys Noize :

http://www.youtube.com/watch?v=4idN1kcXI_o
http://www.dailymotion.com/video/xbfhuv_sebastien-tellier-boys-noize-l-amou_music

http://www.vimeo.com/5234243

Tracklisting :

01 - Sexual Sportswear (SebAstian Remix)
02 - Kilometer (Aeroplane 'italo 84' remix)
03 - Roche (Kavinsky Remix)
04 - L'amour et la violence (Boys Noize Euro mix)
05 - Kilometer (A-TRAK Remix)
06 - Fingers Of Steel (Hypnolove remix)
07 - Kilometer (Moulinex Remix) [Master]
08 - Divine (Midnight Juggernauts Remix)
09 - Roche (Breakbot Remix)
10 - Fingers Of Steel (Penguin Prison Remix)
11 - Kilometer (Arpanet Remix)
12 - Elle (Kasper Winding Remix)
13 - L'amour et a violence (Floating Points Remix)
14 - Fingers Of Steel (Lazy Flow Remix)

15 - Divine (Danger Remix)

Bonus digital: Sexual Sportswear (Donovan Remix)

http://www.myspace.com/sebastientellier
http://www.recordmakers.com

Le temps des assassins…

Écrit par

Le nouveau clip de Charlotte Gainsbourg est disponible sur le net. Son titre ? « Time of the Assassins ». Ce morceau devrait vous permettre de patienter jusqu’à ses très attendus concerts progrmmés le 19 juin au Cirque Royal (Bruxelles) et lors du festival des Ardentes (Liège), le 10 juillet…

http://pitchfork.com/tv/#/musicvideo/6840-charlotte-gainsbourg-time-of-the-assassins-astralwerks-dfa

Blitzen Trapper cinquième…

Écrit par

Le 5ème opus de la formation américaine Blitzen Trapper vient de tomber dans les bacs. Intitulé « Destroyer of The Void » il s’inspirerait toujours autant de la musique folk des 60’s et du prog/rock des eighties. Une expression sonore magistrale dont Eric Earley et sa bande semblent particulièrement fiers…

http://www.subpop.com/artists/blitzen_trapper

 

Daniel Lanois accidenté…

Écrit par

Artiste et producteur émérite (U2, Bob Dylan, Nick Cave, etc.), Daniel Lanois a été impliqué dans un accident de moto, ce samedi 5 juin à Los Angeles. Sévèrement blessé, il devrait néanmoins sortir de l’hôpital, d’ici quelques jours. Malheureusement, sa tournée est largement compromise. Elle est même annulée jusqu’à nouvel ordre. Récemment signé chez Jive, Black Dub, son nouveau groupe impliquant Trixie Whitley et Brian Blade, devra, en outre postposer la sortie de son prochain album…  

http://www.blackdub.net
http://www.daniellanois.com
http://www.trixiewhitley.com

Zola Jesus seconde version !

Écrit par

Alias Nika Roza Danilova, Zola Jesus publiera un Ep ce 23 août 2010. Il s’agit de la suite de « Stridulum I », baptisée tout naturellement « Stridulum II ». Ce disque réunira des morceaux originaux ainsi que des reprises inédites. Et une tournée européenne, planifiée en compagnie de Xiu Xiu, devrait suivre…

http://www.vimeo.com/11649877

 

Loups universels.

Écrit par

« Expo 86 » ? C’est le titre du nouvel album de Wolf Parade, dont la sortie est prévue pour le 29 juin prochain. Or l’exposition universelle de Vancouver s’est déroulée, il y a exactement 24 ans. Alors, quel rapport ? On devrait en savoir davantage d’ici quelques jours…

Jimmy Bowskill

Live

Écrit par

Jimmy Bowskill est un autre prodige de la guitare, qui s’est révélé dès son plus jeune âge. Marqué très tôt par le blues, ce Canadien enregistre son premier opus, "Old soul", alors qu’il n’a pas encore 12 ans. Et embraie par "Soap bars & dog ears", deux ans plus tard ; soit en 2004. Puis en 2007, il publie un elpee éponyme.

Il était donc judicieux qu’il enregistre enfin un premier album ‘live’. Pour lequel il a bien sûr reçu le concours de sa section rythmique, soit le drummer Dan Neil et le bassiste Wayne Deadder. Notre gamin fêtera ses 20 printemps ce 16 septembre. Il partage la même date d'anniversaire que BB King, né en 1925, il faut le rappeler. Soit 65 ans plus tôt, quand même… Ce Cd est emballé dans une pochette très colorée, rappelant une époque lointaine où la fantaisie était élevée au rang d’art. Manifestement notre Jimmy y puise, avec une certaine gourmandise, son inspiration ; une période au cours de laquelle les guitaristes incarnaient des héros, et s’autorisaient, sans réserve, de longs exercices de style en solitaire. Il aimait les gratteurs anglais de cette grande époque et tout spécialement Peter Green et Paul Kossoff, un ange doué trop tôt disparu. Mr Bowskill signe une partie de son répertoire, car il aime les reprises qui ne sont pas des surprises.

"Far from reality" ouvre la plaque. Ses notes émanant de sa Gibson Les Paul sont largement amplifiées, puissantes, bien grasses. Sa voix s'est affermie pour ne pas dire affirmée ? Son hard rockin' blues tient la route. Il embraie naturellement par la cover du royal "Rattlesnake shake" de Peter Green, époque Fleetwood Mac de la fin des sixties. Le gamin est à l'aise et se fait plaisir. Cependant, les tonalités des cordes sont bien plus proches de celles de feuPaul Kossoff, le gratteur de Free. Pas étonnant dès lors qu’il adapte leur "Walk in my shadows", une compo qui figurait sur leur tout premier long playing. Les musiciens de ce british blues band étaient alors fort jeunes également. Paradoxalement, le chant évoque aussi furieusement celui de Paul Rogers. Il emprunte les mêmes intonations dramatiques et tout en conjuguant intensité et précision ; ce qui n’est pas un exercice de style facile, avouons-le! Parfois, je me demande s’il n’est pas carrément hanté par la formation londonienne. Douceur et indolence baignent son "Loser", une compo au cours de laquelle son timbre s'intègre parfaitement à l'ensemble. Il est passé à la slide pour attaquer "Be mine". Ses interventions sont puissantes, dévastatrices et –reconnaissons-le– écrasantes. Mais c’est le feeling qu’il veut faire passer. Il s’en délecte même jusqu'à l'écœurement, pensant sans doute au Jimi Hendrix interprétant l'hymne américain, à l'aube, au festival de Woodstock. A cet instant du set, le leader n’hésite plus à rajouter l’une ou l’autre couche, heureusement, bien secondé par sa section rythmique. Insatiables, les six cordes ont pris entière possession de la scène, et largement teinté de rock, son blues épais monte en décibels. C'est le moment choisi pour remettre une solide louche de Free. En l’occurrence sur "Ride a pony". Et la magie opère à nouveau, d’ailleurs, Jimmy Rogers-Kossoff a le sourire aux lèvres. En fin de parcours, le gamin se réserve son slow blues royal, lors de la reprise du "Three o'clock in the morning" de BB King. Il y témoigne à nouveau ce sens de la tragédie, en exprimant la souffrance sur les planches. Dans le style, cet elpee ne manque pas d’allure. C’est vrai qu’un gars de 20 balais doit encore prendre le temps de se faire plaisir…

Erja Lyytinen

Voracious love

Écrit par

“Voracious love” constitue le troisième opus, de la féline Finlandaise, pour Ruf. Il fait suite à "Dreamland blues" et "Grip of the blues". Manifestement son œuvre la plus personnelle à ce jour. Notre rouquine s’est teint les cheveux en noir ébène. Son regard est devenu sombre. Mais en même temps, elle cherche à se montrer plus sexy. Ce qui explique sans doute le titre de son long playing. Pour enregistrer ce disque, elle a reçu le concours de ses musiciens locaux, dont le fidèle Davide Floreno, à la guitare rythmique.

L’album s’ouvre par le titre maître. La slide est généreuse. Les sonorités sont torturées, triturées par le recours fréquent à la pédale de distorsion. Les riffs sont puissants. Les interventions à l’orgue de Harri Taittonen accentuent cette impression. Perso, le travail opéré sur les voix féminines ne me botte pas trop. Erja a changé de look mais aussi de style. Si elle s’inspire toujours du blues, les sources ne sont plus aussi claires. S’il n’y avait l’échange entre la slide époustouflante et l’orgue Hammond, dont les tonalités insolites apportent un bon coup de fraîcheur, "Don't let a good woman down" serait une plage sans grand intérêt. "Crowes at your door" baigne au sein d’une ambiance mystérieuse, éthérée. Le tempo est lent. Tous les instruments sont bien en place ; et en particulier les cordes acoustiques, le piano électrique et l’harmonica, dont le souffle gémit en toile de fond. Erja doit être amoureuse. Communiquant un sentiment de douceur infinie, "Bed of roses" est une ballade bercée de violons et violoncelles. Elle y échange de tendres vocaux en compagnie d’un invité, Marco Hietala. Blues/rock de bonne facture, "Bird" s’appuie sur une solide ligne mélodique. Et toujours pas d’agressivité manifestée chez Miss Lyytinen tout au long de "Gilmore", une autre gentille ballade tramée dans les cordes. Cette douceur empreinte de mélancolie se prolonge lors de l’éthéré "I think of you". Du blues, quand même, sur le subtilement rythmé "Oil and water". Avant qu’Eerja nous revienne plus voluptueuse et envoûtante que jamais, lors d’un fragile "Can't fall in love", caractérisé par un solo aussi brillant que délicat. Enchanteresse, la slide refait surface sur le vibrant "One thing I won't change", une compo pop/rock de toute bonne facture. Et la fin de parcours de se consacrer à des folk songs, à l’instar de "Soul of a man" ou "Place like home". Manifestement, cet album marque un changement radical d’orientation chez Erja. Dans ces conditions, ses plus fervents adeptes risquent d'être déçus…

My Sleeping Karma

Tri

Écrit par

Il ne faut pas se fier aux apparences. Malgré un nom aux consonances hindouistes et un artwork exotique plutôt réussi, My Sleeping Karma est bel et bien un groupe européen. Originaire de la ville bavaroise d’Aschaffenbourg, le quatuor redéfinit, d’une manière moderne et relativement originale, les clichés inhérents à la musique psychédélique. Entièrement instrumental, le nouvel opus mystérieusement intitulé « Tri », révèle une musique à la croisée des chemins entre le post-rock, le stoner et le space rock psychédélique.

Une guitare, une basse, une batterie et un ‘soundboard’ vous emmènent dans un voyage musical, spirituel et initiatique qui, si vous n’y êtes pas prédisposé, peut parfois se révéler un peu ennuyeux. Les compositions, instrumentales et répétitives, dépourvues de démonstrations techniques comme celles que l’on peut retrouver dans le rock progressif ou dans le métal néo-classique perdent parfois de leur intérêt sur la longueur.

Les inconditionnels de combos ‘stoner/post rock instrumental’ tels que Karma To Burn ou Pelican trouveront sans aucun doute leur bonheur à l’écoute de cette musique privilégiant les ambiances et les paysages sonores. Les autres n’y verront qu’une suite de riffs et d’arpèges, qui, dépourvue de chant et de soli, laissent parfois une légère impression de travail inachevé.

L’écoute de « Tri » peut toutefois se révéler être une expérience agréable pour celles et ceux qui, le troisième œil bien ouvert, ont envie de planer vers Shangri-La, au son des guitares électriques.

 

Pain Of Salvation

Road Salt One

Écrit par

En 2010, le style progressif de Pain Of Salvation n’a plus grand-chose de métallique. Croyez-le si vous le voulez, mais j’ai presque envie de dire que c’est tant mieux. Jusqu’ici, j’avais toujours eu un peu de mal à comprendre l’engouement de la presse pour le combo de Daniel Gildenlöw. En 1997, suite à la lecture d’élogieuses chroniques, je m’étais rué sur « Entropia » qui, après de nombreuses écoutes, ne m’avait guère impressionné. L’album « Be », acheté sept ans plus tard m’avait lui aussi laissé sur ma faim. Depuis, j’avais carrément perdu de vue leur parcours…

Pourquoi, dans ces conditions, suis-je totalement scotché à « Road Salt One », le nouvel opus du combo suédois ? Pain Of Salvation aurait-il tellement changé en treize ans ? Ou, plus simplement, suis-je finalement assez subtil pour piger leur démarche ? Un peu des deux à vrai dire. Il est exact qu’au fil de l’âge, ma perception de la musique évolue. Et puis, il faut avouer que le rock progressif, largement influencé par le son des seventies de ce « Road Salt One », est tout à fait jubilatoire.

Exit les arrangements compliqués et les compositions à tiroirs, pour « Road Salt One », Pain Of Salvation va à l’essentiel. Et se montre aussi à l’aise en agrégeant rock à la Queen et Bowie période « Space Oddity » (« No Way ») que dans l’univers du blues (« She Likes To Hide », « Tell me you don’t know »). Cet elpee nous réserve également de superbes ballades mélancoliques (« Sisters », « Where it Hurts », « Road Salt »), mais aussi des titres tout à fait inclassables (« Sleeping Under The Stars », « Curiosity »). Une chose est sûre, nous sommes replongés directement dans l’ambiance enfumée des seventies. Libéré de son carcan métal progressif, Gildenlöw est devenu un électron libre. Il donne ici le meilleur de lui-même. Essayer « Road Salt One », c’est se condamner à l’adopter. Vous être prévenus.

Pour les collectionneurs, une édition limitée leur est réservée. En version digipack, elle sera enrichie d’un titre supplémentaire et deux versions étendues de chansons figurant sur la version classique. Comme son nom l’indique, « Road Salt One » n’est que la première partie d’un double album. Vivement « Road Salt Two » !

 

Quasi

American Gong

Écrit par

Quasi 17 ans que le couple –marié, puis divorcé– sévit sur la scène alternative de Portland. Quasi réunit ( ?!?!) Sam Coomes (guitare, batterie) et Janet Weiss. Et la paire peut se targuer d’avoir collaboré à des tas de projets impliquant de grosses pointures de la scène indie américaine. Dont Elliot Smith, Bright Eyes ou encore Pink Moutain.

Vu les problèmes financiers rencontrés par Touch & Go (NDR : le label avait décrété qu’il n’allait plus publier de nouveaux albums, mais se concentrer sur son back catalogue ; depuis, il s’est ravisé, déclarant même qu’il allait reprendre ses activités normales, après restructuration), Quasi a décidé d’émigrer chez Kill Rock Stars. En outre, le line up s’est enrichi d’un troisième membre : Joanna Bolme ; bassiste, elle milite également chez Stevens Malkmus & The Licks.

Bonne nouvelle, « American Gong » privilégie le rock percutant ; parfois même dans l’esprit de Pavement. Et franchement, j’apprécie. Bien crade, la guitare domine le sujet, délaissant des claviers, un peu trop présents à mon goût, sur les disques précédents. Coomes s’autorise même quelques délires bruitistes. A l’instar de l’excellent « Bye Bye Blackbirds », plage au cours de laquelle on se demande comment il se débrouille pour retrouver le fil conducteur du morceau. Mais si Quasi adore faire cracher les décibels, il réserve également quelques excellentes ballades à « American Gong ». Dont l’acoustique « The Jig Is Up » et « Everything & Nothing At All ». Mon coup de cœur ira néanmoins à « Black Dogs & Bubbles », plus Neil Young que nature. A contrario, leur version du classique ‘cajun’ « Laissez les bon Temps Rouler » est plus que dispensable. Il y a encore bien l’une ou l’autre compo un peu moins réussie, mais en général, ce disque flaire bon le rock alternatif, excitant et jouissif de la seconde moitié des 90’s. Que du bonheur !

 

Silver Columns

Yes And Dance

Écrit par

Fraîchement débarqué d’Ecosse, le duo Silver Columns a décidé d’apporter sa pierre à l’édifice du synthé-pop. A l’instar de Hot Chip, Johnny Lunch (ex-membre de The Pictish Trail) et Adam Ilhan aiment les claviers et comme leurs homologues, ils ont été propulsés par le label briton Moshi Moshi. Il y a quelque mois, le tandem avait commis un single, « Brown Beaten », une compo disco pop à l’allure’ bronskibeatienne’, révélatrice de leur potentiel.

« Yes And Dance » constitue donc leur premier essai. Les titres libèrent une belle dose de BPM susceptibles de faire remuer les foules. De quoi permettre aux corps d’atteindre un état d’élasticité surprenant. Les influences sont riches. Des plages comme « To Wake You » ou encore « Warm Welcome » lorgnent vers Hot Chip, époque « The Warning ». A cause de la texture semblable des beats ou encore des sonorités fluides du Wurlitzer. Second single, « Yes, And Dance » adresse un clin d’œil à Giorgio Moroder. La présence de synthés kitsch et d’un vocodeur intersidéral (NDR : il revient au goût du jour) corroborent ce point de vue.

Abordé intelligemment, le revivalisme 80’s de Silver Columns est agréable à écouter. Mais il a également un tout autre objectif ; car là où, cet été, il y a de la sueur et du dancefloor, il y aura certainement un duo écossais prêt à en découdre ! Alors oui ! On danse !

 

Angus & Julia Stone

Down The Way

Écrit par

Pour les frangins Stone, le moment de vérité est arrivé. Papa et maman doivent être fiers. Cinq ans plus tôt, les deux oisillons australiens tentaient de faire leurs nids, chacun de leur côté. Après avoir décidé de se soutenir l’un l’autre en faisant équipe, Angus et Julia Stone se sont envolés vers la Grande-Bretagne. Ils y ont alors rencontré Francis Healy (Travis) qui, tombé sous le charme de leurs premiers gazouillis (NDR : consignés sous la forme d’un Ep intitulé « Chocolates & Cigarettes »), décide de les prendre sous son aile. Un échange de bons procédés suivra avant la naissance en 2007 de « A Book Like This », le premier LP des Stone. Trois ans plus tard, Angus et Julia publient « Down The Way ». Un disque livré à l’Europe sans détour, contrairement aux travaux précédents.

« Down The Way » renferme treize jolies ballades folk instinctives et pastorales. Exit les mélodies acoustiques de « A Book Like This ». La fratrie sort le grand jeu et se paye des arrangements beaucoup plus pros tout en adoptant des tonalités résolument plus folk-rock. Seule la formule de partage équitable du micro demeure immuable. Une formule assez standard qui fonctionne ici à merveille, tant les vocalises d’Angus et Julia se complètent naturellement. Ce qui n’empêche pas les morceaux interprétés de concert, par les deux frangins, de se révéler, malgré tout, un peu plus relevés que les autres. « Down The Way » évoque une rencontre entre Emiliana Torrini et un jeune Neil Young, sous un soleil printanier douceâtre. Le disque rêvé pour emballer cet été.

A découvrir en live aux Ardentes.

 

The Tallest Man On Earth

The Wild Hunt

Écrit par

The Tallest Man On Earth ? Sous un tel patronyme, Jens Kristian Mattson était au moins assuré d’attirer l’attention des lecteurs du Guinness Book plutôt que celle des mélomanes. Et pourtant, non, il ne s’agit pas du plus grand homme sur terre, mais d’un songwriter suédois particulièrement doué. « The Wild Hunt constitue son 3ème album. Il fait suite à un elpee éponyme publié en 2007 et « Shallow Grave », en 2008 ; deux disques qui lui ont permis de tourner en compagnie de Bon Iver.

La musique folk du géant scandinave pourrait être taxée de revivaliste, tant elle est sous haute influence dylanesque. D’abord à cause du timbre nasillard de Jens. Et puis de son expression sonore essentiellement acoustique. Impossible d’ailleurs de ne pas penser au grand Zim, à l’écoute de « The Wild Hunt » ou encore Thousand Ways ».

Alors, The Greatest Bob Dylan Vocal Sosie ?

Manifestement la référence a de quoi plomber le débat. Et pourtant, le Scandinave parvient à tirer son épingle du jeu. L’émotion est palpable tout au long des 10 titres de « The Wild Hunt ». Elle est même très présente sur « Trouble Will Be Gone », caractérisé par ses arpèges cristallins, sur le très ambitieux « King of Spain » ainsi que le bouleversant « Love Is All ». Un morceau urgent et beau à pleurer à la fois. Bref si cet artiste n’apporte rien de bien neuf, il faut reconnaître qu’il possède un réel talent pour tisser des comptines folk. Qui lorgnent même parfois vers l’univers d’un Devandra Banhart, à ses débuts. L’elpee s’achève par « Kids On The Run », une ballade parcourue de superbes accords de piano. Digne du Boss!

Finalement, The Most Gifted Songwriter in Sweden…

Under Byen

Alt er Tabt

Écrit par

« Alt er Tabt » constitue le quatrième opus de ce collectif danois ; et manifestement, il s’agit de leur album le plus complexe concocté à ce jour. Complexe, mais également minimaliste. Le départ de leur claviériste et principal compositeur de la musique, Thorbjørn Krogshede, y est sans doute pour quelque chose. Souvenez-vous, c’était lui qui nappait la plupart des titres, de ses interventions atmosphériques. Second changement, la voix d’Henriette Sennevaldt ne cherche plus à monter dans les tonalités aigües, dans l’esprit de Björk. Son timbre est beaucoup plus éthéré, un peu comme si elle chuchotait, après (pendant ?) un orgasme. Mais le plus difficile procède de ces structures constamment imprévisibles, que seule la ligne de basse parvient à canaliser. Une basse très présente (heureusement !), aussi viscérale que celle de Peter Principle (Tuxedo Moon). Un Tuxedo Moon dont le spectre revient régulièrement tout au long de l’elpee. Outre la basse, à cause des interventions fiévreuses, lyriques du violon et (ou) du violoncelle. Et puis de ces références qui oscillent de Stockhausen (les accès symphoniques contemporains) à Magma (le côté prog ténébreux) en passant par Terry Riley (l’électro organique), Robert Wyatt (le climat intimiste et les chœurs diaphanes) et Efterklang (l’électro-world). Tout n’est pas perdu, mais on ne voit pas trop comment Under Byen va se débrouiller pour écouler ses œuvres sur le marché du disque. Perso, je suis très ouvert à ce type de musique expérimentale, mais je doute fort que le mélomane lambda partage mon point de vue…

Christophe Willem

Heartbox (single)

Écrit par

Vous souvenez-vous du parfum « Double Je », sorti par la marque Eau Jeune, il y a une dizaine d’années ? Un parfum peu cher, dont le concept résidait dans la composition chimique des deux éléments non miscibles. Une partie grasse et violette flottait à la surface tandis que l’autre fragrance, blanchâtre, demeurait au-dessous. Il fallait secouer le flacon avant de s’asperger. La publicité poétisait : ‘jamais celle que l’on croit’. En fait, le parfum laissait un film huileux sur la peau, et puait la cocotte.

Le rapport avec Christophe Willem ? L’une des ses chanson s’intitule « Double Je ». On le trouve également en grande surface (dans les rayons et dans les haut-parleurs). Le tout est a peu près du même goût, écœurant, médiocre et artificiel.

Sur le site du label et celui de l’‘artiste’, vainqueur de la nouvelle star en 2006, on peut lire que Christophe Willem est populaire : ‘Un premier disque de diamant, une Victoire de la musique, quatre Bataclan, trois Olympia, huit Cigale, un Zénith de Paris, et 130 000 spectateurs sur la tournée qui ont contracté la fièvre scénique de ce fauve libéré de sa cage cathodique.’ Son style y est qualifié de ‘bandant’. Et bien si le public francophone est excité par des purs produits de consommation tels que Christophe Willem, à mi-chemin entre une Mylène Farmer cheap et une Zazie discount, nous n’avons plus qu’à pleurer. Son premier single devait d’ailleurs s’appeler « Elu produit de l’année », et le choix est judicieux, car sa musique est le comble du commercial. De la musique de supermarché qui fait merveille au rayon charcuterie.