Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

logo_musiczine

Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26655 Items)

Cibelle

Las Venus Resort Palace Hotel

Écrit par

Ex-mannequin brésilien, Cibelle (NDR : de son véritable nom Cibelle Cavalli Bastos) est née en 1978, à São Paulo. Elle entame son parcours artistique à l'âge de 14 ans. Elle devient ensuite actrice et tourne dans des publicités télévisées et des films. Cependant, elle sera vite rattrapée par sa passion pour la chanson.

Après des débuts remarqués dans l'album culte de Suba, « São Paulo Confessions », Cibelle quitte les plages dorées de son pays pour s’installer dans la brume londonienne. Et c’est là qu’elle fait paraître un premier album portant son nom en 2003. Celui-ci la place comme l'une des jeunes artistes les plus imaginatives issues du Brésil. « The Shine Of Dried Electric Leaves » est publié en 2006. Bénéficiant de la collaboration de Devendra Banhart, Spleen et encore Seu Jorge, il confirme toute l’étendue de son talent. Ce second opus lui permet de donner toute la mesure de son potentiel : Cibelle compose, joue, programme et crée un univers qui lui est propre.

Tout au long de ce troisième elpee, Cibelle ‘divague’ complètement… Elle imagine une histoire apocalyptique complètement abracadabrante. La planète est complètement détruite. Sauf le ‘Las Venus Resort Palace Hotel’, ex-club de vacances devenu le refuge des derniers survivants de notre terre. Et évidemment, ceux-ci font la nouba jour et nuit en écoutant Sonja Khalecallon (Cibelle) et son groupe. Mwouais, intéressant ! On est donc en pleine ‘comédie musicale’ délirante… Une nouvelle histoire pondue par notre Brésilienne complètement délurée, destinée à nous plonger dans son propre monde. Cibelle nous propose une balade contée déclinée en quatorze titres teintés de rock, d’électronique, de jazz, de folk et de divers styles de musiques latines.

Cet album-concept n’a de sens que si l’on a envie d’entrer dans cette folle histoire sortie d’une imagination fertile qui, avouons-le, déboussole quelque peu. D’un point de vue musical, on ne peut pas dire que les compositions soient dénuées d’intérêt ; mais dans l’ensemble, l’ennui est palpable… Il y a bien quelques titres qui sortent du lot ; mais au final, on reste un peu sur sa faim… Très spécial !

 

DAAU (Die Anarchistische AbendUnterhaltung)

The Shepherd’s Dream

Écrit par

« The Sheperd’s Dream » annonce un renouveau structurel et musical au sein de l’écurie DAAU (Die Anarchistische AbendUnterhaltung, pseudonyme complet emprunté au roman ‘Der Steppenwolf’ de Herman Hesse).

Formé en 1992 par les frères Simon et Buni Lenski, le sextet participe très tôt à l’élaboration de la scène anversoise née dans le courant des années 90 (dEUS, Zita Swoon…) Ce dernier demeurera cependant l’un des groupes les plus indépendants et expérimentaux du nord du pays (NDR : indépendance artistique qu’il garantit alors en fondant son propre label : Radical Duke Entertainment). Ces artistes se révèlent également de véritables artisans, sans cesse à la recherche d’essences nouvelles et de sonorités uniques.

Malgré un contrat signé chez Sony Classical en 1995, on peut définir DAAU comme une musique qui n’est pas. Figure apophatique de l’ineffable. Ni classique, ni rock, ni folk. Chaque album est renouveau. Tantôt « We Need New Animals » (’97) introduit des beats électro et autres sons techno hyperkinétiques, tantôt « Life Transmission » (2001) s’amuse à l’aide de sons dub et funk sur des programmes d’effets et autres passages programmés. Les excursions sonores sont nombreuses et multiples jusque « Domestic Wildlife », paru en 2006. Un album aux textures catégoriquement rock, impliquant des tonalités empruntées au jazz. Puis, un retour au calme lors de la sortie de « The Sheperd’s Dream », sorti le 12 avril 2010. Un nouveau chapitre limpide et bucolique loin des tourments affrontés lors des albums précédents.

Le sextet devient quatuor et balance des flots calmes et intimistes sans batterie ni machine électronique : Han Stubbe. Un sujet mature et acoustique que Roel Van Camp (accordéon) invite à écouter ‘allongé sur le sol, les yeux fermés’ comme la musique d’un film dont vous seriez votre propre metteur en scène. Un doux fatras de sons qui emmènerait l’auditeur dans un voyage à distance indéterminée. Le disque nous offre alors une musique plus organique sans ‘tralala’ excessif, une épure à l’atmosphère bucolique d’une expressivité évocatrice. Ainsi, le combo anversois s’écarte-t-il lentement des structures calibrées pour établir une forme claire et plus libre dans laquelle une approche minimaliste devient désormais possible : ‘Nous n’éprouvons plus le besoin de compliquer nos morceaux’ explique d’ailleurs Han Stubbe (clarinette).

Un album cinq titres d’une durée de 50’47 créé au cours de longues séances d’improvisation sans plan préconçu afin de préserver la fraîcheur inouïe de l’instant créateur. Quatre musiciens qui travaillent en manifestant un sens aigu de la subtilité et de la suggestion. « The Sheperd’s Dream» campe un album à mi-chemin entre le rêve et l’action, entre la réalité et l’utopie. Finie l’anarchie, bienvenue à la poésie !

Un disque réalisé sous leur propre label qui ne manque pas de mitonner un packaging original par la forme et le contenu. Une galette précieuse recouverte d’un boîtier en bois dans lequel il sera loisible d’insérer un Cd ‘live’ enregistré lors de chaque concert de DAAU et disponible directement après chaque représentation.  

Die Anarchistische AbendUnterhaltung : un joyau du non genre.            

 

Electric Ducks

Back’n’Forth

Écrit par

Un ami dont je partage les goûts musicaux depuis plus de trente ans, donc digne de confiance, m’a récemment confié que les Electric Ducks constituaient le ‘tribute band’ d’AC/DC le plus intense, vu en concert à ce jour.  Personnellement, je n’ai jamais été friand de ‘tribute bands’. Cependant, les ‘canards électriques’ traînent derrière eux une solide réputation scénique. De quoi susciter l’envie de les connaître un peu mieux.

D’emblée, une excellente surprise nous attend : « Back’n’Forth », le nouvel opus du combo montpelliérain, ne compile pas des reprises d’AC/DC. Ouf ! Le vilain petit canard semble avoir décidé de prouver qu’il pouvait voler de ses propres ailes. Et pour y parvenir, ce n’est pas moins de quatorze compositions originales qu’il propose sur sa précieuse galette digitale. Evidemment, après avoir consacré quatre cent concerts passés à jouer les plus grands hits de la bande des frères Young, il doit subsister une énorme empreinte musicale chez l’oisillon palmipède survolté. Pourtant, la bestiole est bien loin de plagier ses idoles.

De leur ancienne dévotion pour la musique des géniaux Australiens, les canards sauvages ont gardé la formule magique du riff gagnant à tous les coups et la section rythmique plus carrée que le pantalon de ‘Bob l’éponge’. Et pour le reste, les Ducks jouent du Ducks. Chez eux, une voix originale et des chœurs travaillés épaulent un rock’n’roll costaud, qui swingue, bluese, boogie et groove. Des riffs mid-tempo invitant à taper du pied, des refrains entraînants à reprendre à tue-tête et des soli bourrés de feeling à mimer façon ‘air guitar’. Bref, du hard rock tout simplement.

A ranger bien au chaud sur l’étagère, entre les classiques d’AC/DC, des Angels, de Krokus, de Kix, d’Airbourne et de Rhino Bucket. Finalement non, ne le rangez pas. Laissez-le plutôt, dans votre platine laser ; et écoutez-le en boucle !

 

Glyder

Yesterday Today And Tomorrow

Écrit par

Les Glyder ne sont pas des glandeurs. Bien que la plupart de ses membres aient à peine plus de vingt ans, le combo irlandais peut se targuer d’avoir derrière lui une carrière haute en couleurs. Le quatuor a opéré ses débuts en 2004 au ‘Vibe For Philo’, ce célèbre événement annuel dublinois rendant hommage au regretté Phil Lynott (Thin Lizzy). De sa formation à nos jours, Glyder a tourné en compagnie des plus grands : Thin Lizzy, Wishbone Ash, Dio, Wasp, Thunder, Fish, Hawkwind, Gotthard, Blue Oyster Cult, Y&T et bien d’autres encore. En 2006, il convainc le légendaire Chris Tsangarides (Thin Lizzy, Black Sabbath, Judas Priest, Anvil, et Ozzy) de produire son premier album. Le succès est immédiat. Une comparaison revient sur toutes les lèvres : Thin Lizzy. Le single « Pup » est diffusé en boucle sur les ondes britanniques. Publié en 2008, « Playground For Life », le second album, enfonce le clou. A cause de ce mélange de hard rock seventies et de métal des eighties. De ces guitares doublées et de cette voix chaude. L’ombre de Phil Lynott plane encore et toujours.

Et le combo édite un troisième opus en 2010: « Yesterday, Today and Tomorrow ». Les tournées incessantes semblent avoir renforcé la cohésion du groupe et élargi ses horizons musicaux. Bien sûr, la marque de Thin Lizzy est toujours palpable (« Knockout », « One Of Us ») ; et c’est tant mieux, car c’est elle qui, depuis le début, a donné son identité à la formation. Cependant, depuis, Glyder semble avoir décidé de goûter à d’autres influences. D’une manière assez improbable, les Irlandais plongent dans le passé pour permettre à leur musique d’évoluer. Du hard/heavy prodigué par les premiers opus, ils remontent vers ce qu’il est convenu d’appeler le ‘classic rock’. Ainsi peut-on entendre la patte des Beatles sur « Back to the Water », « The Bitter End », « Yesterday, Today and Tomorrow ». Un orgue Hammond au son bien seventies transcende la plupart des titres, comme par exemple sur ce « Jack Strong » que ne renierait pas UFO.

Le côté U2 très prononcé d’« Innocent Eyes » fait cependant un peu tâche sur cet opus. Sans ce dérapage inutile, il aurait d’ailleurs frôlé la perfection. Mais faut-il y voir un autre hommage déguisé à l’un des géants du rock irlandais ? Au rayon des bonnes surprises, par contre, signalons que Glyder accueille l’espace d’un instant le génial Dave Meniketti (Y&T). Ce dernier illumine « Yesterday, Today and Tomorrow », le titre maître, d’un solo magnifique.

Moderniser le rock classique semble avoir été le crédo de Glyder pour son nouvel album. Du neuf avec du vieux, me direz vous ? Et pourquoi pas, si, comme c’est le cas ici, le résultat est admirable.

John Grant

Queen Of Denmark

Écrit par

Lorsque Chris Pearson et John Grant décident de mettre fin aux Czars, l’avenir du second nommé semble plombé. A l’instar d’un fil de pêche trop tendu, qui finit par céder contre une branche morte, au fond d’un lac pollué. ‘Blam !’ Les catastrophes naturelles –de type tremblements de terre ou tornades– auraient fait moins de dégâts sur le psy de John Grant, que l’échec de cette aventure. Du coup, c’est la grosse déprime. Puis, le délire et les hallucinations. Un état mental qui devient le quotidien de l’Américain. L’histoire ne le confirme pas ; mais des bruits circulent qu’il s’était enfoncé dans une forêt maudite, une corde en main. Il y avait même choisi sa dernière branche… Grant aurait alors rencontré ses amis de Midlake qui festoyaient pas loin de l’arbre en question. Ne laissant jamais tomber un pote,  ils ont alors proposé à Grant de l’aider. En lui apportant leur collaboration pour coproduire un elpee. “Queen of Denmark” venait de prendre forme…

L’empreinte de Midlake est omniprésente. On y retrouve les effluves produites par les vergers sous la brise ou les sentiers battus par les vents. Cette ambiance folk délicate, empreinte de grâce et de classe. Un projet avait avorté. Un nouveau venait de naître. Sur des cendres qui auraient pu tout consumer. Et il s’est transformé en château, en temple même… Au sein duquel, une lumière envoûtante filtre à travers la nuit…

Fruit de cet échange précieux, “Queen of Denmark” crée une harmonie entre sarcasme et humour. Le sublime aussi. S’autorisant des envolées psychédéliques (« Outer Space »), des breaks mystiques (« Caramel ») ou des clins d’œil faussement décousus (« Queen of Denmark »). John Grant et Midlake viennent de commettre une œuvre qui devrait ravir tant les fans de feu The Czars que des toujours bien vivants Midlake. Foncez chez votre disquaire. Soudoyez-le, suppliez-le, mais faites en sorte qu’il alimente ses bacs de la galette confectionnée par l’Américain. S’il refuse, intentez-lui un procès…

 

Steve Hackett

Out Of The Tunnel’s Mouth

Écrit par

La carrière de Steve Hackett force le respect. Né à Londres en 1950, cet Anglais jouit d’une solide réputation dans l’univers du rock progressif. Il a d’ailleurs été un des piliers du line-up classique de Genesis. De 1972 à 1977, il a ainsi enregistré huit albums en compagnie de Peter Gabriel, Phil Collins, Mike Rutherford and Co. Il a  également participé à l’aventure de l’excellent combo GTR. Fondé en 1986, il impliquait également Steve Howe (ex- Yes et Asia). Un projet qui s’est trop rapidement évaporé, après un unique essai discographique. Depuis 1987, le guitariste poursuit une carrière solo plutôt fructueuse.

En matière de guitare, Steve Hackett est un touche-à-tout. De l’électrique à l’acoustique, du  rock au jazz en passant par la world, le classique, le progressif ; rien ne l’effraie. L’énorme patchwork musical que constitue « Out Of The Tunnel’s Mouth » ne démentira pas cette affirmation.

L’album démarre, un peu mollement, il faut bien l’avouer, par un « Fire On The Moon »  planant et assez ‘pinkfloydien’. « Nomads » nous invite à vivre une ballade espagnole, dont les accents flamenco sont malheureusement alourdis de cordes de guitare électriques. « Emerald and Ash » passe, en huit minutes, du rock planant et progressif au guitar-rock percutant. « Tube Head » verse enfin dans le style attendu d’un album solo concocté par un guitariste. Une basse au son énorme et une batterie speedée soutiennent une guitare dégoulinante de feeling pour un titre instrumental rappelant quelque peu Joe Satriani. « Sleepers » est découpé comme un titre à tiroirs. Une guitare acoustique et un orchestre classique se promènent au fil d’un rock progressif atmosphérique. La montée en puissance électrique est inévitable et le petit duel ‘guitare solo/orchestre’ assez bluffant. « Ghost In The Glass » campe une ballade instrumentale au feeling très jazz-rock. Comme tous les six-cordistes, Hackett aime le blues et le démontre lors d’un « Still Waters » rutilant, gorgé de chœurs féminins. L’album s’achève, en apothéose, par le voyage exotique d’un « Last Train To Istambul », truffé d’instruments orientaux traditionnels et de percussions ethniques.

D’une manière générale, « Out Of The Tunnel’s Mouth » n’est pas l’album à écouter si on espère se procurer une bonne décharge d’adrénaline. Par contre, si vous êtes à la recherche de quiétude, de relaxation ou si vous souhaitez vous plonger au sein d’une ambiance feutrée consécutive à la dextérité instrumentale, ce nouvel album du virtuose anglais fera très bien l’affaire. En outre, les fans se délecteront de l’édition spéciale double digipack recelant 5 titres live et un enregistrement studio inédit.

 

The Internal Tulips

Mislead into a Field by a Deformed Deer

Écrit par

La musique de The Internal Tulips est née de la rencontre entre électronique et folk. Mais surtout de cette réunion entre deux artistes. Deux personnes qui sont parvenues à rendre complémentaire, deux styles, au départ, antagonistes. Dans le passé, Brad Laner a milité au sein de plusieurs groupes noisy rock. Et en particulier chez Savage Republic, Medicine, Steaming Coils, Lusk, Electric Company et North Valley Subconscious Orchestra. Il a même participé à différentes sessions d’enregistrement pour Brian Eno, Caribou et Kid606. Mais progressivement, il s’est intéressé à l’électro. Ce qui l’a conduit à rencontrer Alex Graham. En 1998. Ce dernier jouissait déjà d’une notoriété internationale, sur la scène électro. Mais en son for intérieur, il vouait une grande admiration à la scène pop/folk. Le terrain était donc propice à une future collaboration. Elle va se concrétiser chez The Internal Tulips. Chaque musicien va y apporter sa touche personnelle. Le temps d’opérer quelques réglages, et le tandem américain publie le single « Arlie ». En 2004. Il faudra cependant attendre six longues années avant de voir paraître leur premier elpee, « Mislead into a Field by a Deformed Deer ».

Le projet de The Internal Tulips est manifestement original et ambitieux. Sous son profil le plus intéressant, le plus structuré et le plus mélodique, il est susceptible de rappeler les Beach Boys, Grizzly Bear ou encore Fleet Foxes. Harmonies vocales superbes, accords de piano élégants, cordes acoustiques subtiles et rythmique basique baignent même dans un climat de mélancolie douce. Et les excellents « 9 Tommorows », « Parasol », « We Breathe » ou encore « Hoshizaki Blues » en sont la parfaite illustration. Mais lorsque leur électro-folk dérape dans l’expérimentation, on éprouve d’énormes difficultés à accrocher. Et on finit même par en perdre le fil conducteur. Bref, on retiendra surtout la quintessence de ce « Meslead into a Field by a Deformed Deer », et on zappera sur le reste…

 

Iza

Picture of You

Écrit par

Tangues Annelies aka Iza vient d’enregistrer son premier elpee solo. Et pourtant, elle ne vient pas d’accomplir ses premiers pas sur la scène musicale belge. En effet, avant d’embrasser une carrière individuelle, elle militait au sein d’un groupe répondant au nom de Jin XS. Mais progressivement, elle met de plus en plus souvent en exergue, ses talents de cantatrice. Ainsi, lors de l’édition 2006 du Humo’s Rock Rally –passage recommandé (obligé ?) pour acquérir une certaine notoriété de l’autre côté de la frontière linguistique– la Flamande y récolte d’excellentes critiques. Particulièrement active, elle a également assuré les chœurs pour Milow et sévi, comme pianiste, au sein du backing band d’Allan Muller. Toute une série d’expériences qui l’ont décidée à quitter la formation en 2007, afin de voler de ses propres ailes. Deux années plus tard elle sort son premier single. Une pop song intitulée « Fiendly Fires », au cours de laquelle, ses capacités vocales sont, bien sûr, déjà affinées.

« Picture of You » est un elpee bicéphale. Le premier volet met en exergue, bien sûr, sa voix. Un timbre cassé susceptible de monter dans les aigus, avec une facilité déconcertante. L’auteur/compositeur/interprète aborde, en général, le thème de l’amour, donc également de la rupture. Ce qui n’empêche pas la présence de plages plus enjouées, plus rythmées, soutenues par une orchestration subtile. Et « Sunshine », le morceau qui ouvre l’opus, en est une belle illustration. Enrichi de cuivres, il adopte un ton allègre, ensoleillé. Un peu comme chez Feist. Percus et chœurs nous entraînent sur le continent africain, tout au long de « Falling In Love ». Le titre maître baigne au sein d’un climat glacé, mais également empreint de charme de romantisme. A cause des interventions judicieuses des violons et des cuivres. « Tell You  In a Song » lorgne davantage vers la soul. Un terrain fertile pour bien mettre en évidence la voix d’Annelies. Le second volet est malheureusement moins intéressant. Plus minimaliste aussi. Une voix, son piano et de rares autres instruments. Et la monotonie commence à s’installer. Un essoufflement qui ne remet cependant pas en question le fil conducteur de cet opus : la superbe voix d’Iza…

 

Juan MacLean

DJ-Kicks : Juan MacLean

Écrit par

Le parcours effectué par Juan (ou John) MacLean est pour le moins atypique. Et pour cause, difficile d’imaginer qu’un Yankee contaminé par les guitares saturées (NDR : il était membre du combo punk Six Finger Satellite, qui a sévi au cours des 90’s), ait pu se convertir aux beats percutants. Sûr que James Murphy et DFA y sont pour quelque chose…

Désormais Dj, Juan MacLean jouit d’une notoriété monstrueuse. Mais il est également chanteur au sein de son groupe qu’il a baptisé The Juan Maclean, un combo au sein duquel sévit notamment Nancy Whang (LCD Soundsystem) et militait feu, Jerry Fuchs, le drummer. Intitulé « The Future Will Come », le second elpee du band est paru en 2009. Depuis, Juan a pas mal bourlingué, mais paradoxalement, ses apparitions sur les planches se sont souvent concrétisées à travers des dj sets. Et en solitaire. Ce mixeur hors pair méritait donc bien qu’on lui consacre un ‘DJ-Kicks’. Et c’est le label !K7 qui lui a permis de concrétiser ce projet. Faut dire que depuis 1995, ce type de compilation fait vibrer tout la planète dance ; des conditions facilement réunies pour un artiste de cette trempe. Depuis début 2010, le New-yorkais est considéré comme un des meilleurs mixeurs de sa corporation. Faut dire que derrière ses platines, il est capable de transformer, à l’aide de sa house en ébullition, les dancefloors en chaudron incandescent…

Le cd démarre fort par le single DFA « Spaghetti Circus » de Still Going. Juan pose ses conditions : danser jusqu’à ce que mort s’en suive ! Un hymne house aux beats meurtriers. On n’en attendait pas moins pour lancer ce set. Et de ses doigts divins, le DJ enchaine plaque sur plaque : « Take Me » de A+O, « Simple Things » de Shit Robot, etc. Pour la circonstance, on a même droit à un titre inédit de The Juan MacLean : « Feel So Good ». Tantôt ‘deep’, tantôt caoutchouteuses, les lignes de basse soulignent parfaitement les superbes interventions au piano électrique et les vocalises de la petite Nancy ! Classe !

Juan MacLeanest un sorcier de la house. Et il le démontre pendant plus d’une heure ! D’un coup de baguette magique, il est capable de vous enfiévrer. Vous avez des fourmis dans les jambes et impossible de résister. Pire encore, c’est extrêmement contagieux !

 

MGMT

Congratulations

Écrit par

Autant aller droit au but. En concoctant « Congratulations », les New-Yorkais de MGMT n’ont même pas essayé de satisfaire celles et ceux qui rêvaient d’un bis repetita. Quitte à se pencher et se soumettre aux coups de bâtons inévitables. Ceux qui n’ont été marqués que par les petites pépites electro-pop servant de singles au travail précédent du duo peuvent passer leur chemin. Andrew VanWyngarden et Ben Goldwasser n’ont gardé d’« Oracular Spectacular » qu’un psychédélisme assumé. MGMT s’en fout royalement de survivre à une hype, aussi conséquente soit-elle. Suffit de jeter un œil à leurs prestations ‘live’, souvent controversées tant les mecs n’y mettent aucune volonté. Et « Congratulations » est la quintessence même de l’œuvre dilettante. Les deux hommes ne se soumettent à la volonté d’aucun. Des neufs morceaux, pas un ne passerait la rampe du test radio. Sans concession.

« Congratulations » est la grande rencontre de toutes les influences rock, glam et psyché possibles et imaginables, puisées au cœur des sixties, secouées, absorbées et recrachées sous forme de morceaux aussi percutants qu’addictifs. Parfois même troublants. Comme ce « Siberian Breaks » long de douze minutes, loin de toutes illusions de grandeurs auxquelles on aurait pu s’attendre de la part d’une formation de cette trempe. En n’en faisant qu’à leur tête, MGMT ne s’y sont pas trompés. Certes, ils ne risquent pas d’en vendre des millions d’exemplaires, mais « Congratulations » a le mérite d’être simple, juste et sincère. En deux ans, les ‘Kids’ ont bien grandis.  

Pour écouter l’intégralité de l’album et visionner le clip zarbi de « Flash Delirium » : http://www.whoismgmt.com/be-en/music/congratulations

Jenni Muldaur

Dearest darlin’

Écrit par

Jenni et la fille de Geoff et de Maria Muldaur, un couple de chanteurs particulièrement notoires au sein de l’univers folk blues américain. Cette charmante jeune femme a bossé, dès son plus jeune âge, en compagnie de son père. Elle avait ainsi participé à l’enregistrement d’"I shaving a wonderful time", en 1975. Et en 1992, elle a collaboré à la confection d’un opus pour sa mère : "On the sunny side". Le ménage Muldaur a depuis longtemps mis un terme à son histoire. Mais Jenni a, en quelque sorte, pris le relais sur la scène musicale. Et bon sang ne saurait mentir, car elle semble avoir hérité du talent de ses parents. Elle possède, en outre, une voix très agréable. Ce qui explique sans doute pourquoi, très jeune encore, elle a figuré comme choriste au sein du backing band du légendaire Todd Rundgren. Et sa notoriété croissante lui a permis de participer à certaines sessions pour Eric Clapton, Steely Dan et même John Cale. Son premier elpee solo remonte à 1992. Et il est tout simplement éponyme. Au cours des dernières années, elle a souvent collaboré en compagnie de Rufus Wainwright, un de ses fils (Loudon Wainwright III) ainsi que Kate McGarrigle (NDR : elle est décédée ce 18 janvier 2010 !)

Ce nouvel album a été concocté à New York City où elle a élu résidence. Des sessions dirigées alors par le regretté Sean Costello (NDR : ce remarquable chanteur/guitariste de blues  nous a quittés prématurément en avril 2008, alors qu’il n’avait pas trente ans)

L’elpee s’ouvre par "I've got a feelin'", un titre qui avait permis à Big Maybelle de décrocher un hit, en 1954. Dans ce style un peu suranné, sa voix passe bien la rampe. Le son est impeccable. Et Sean Costello s'offre une de ses rares interventions –excellente par ailleurs– en solitaire. "You're breaking me up" trempe dans le pur R&B. A l’origine, c’est Lee Dorsey, un artiste issu de la Nouvelle Orléans qui l’avait interprété. Jenny se mue ici en ‘shouteuse’. Face aux chœurs et aux cuivres, elle ne chante pas vraiment, mais crie, un peu à la manière de Brenda Lee, au début des sixties. Dans un registre similaire, son organe vocal se révèle franc et clair tout au long de "Just ain't no love". Un style soul/r&b à nouveau exploré tout au long du tonique "I'd rather live like a hermit", une plage caractérisée par les interventions nerveuses des solistes : Sean Costello à la gratte et Steve Elson au saxophone. Le titre maître est signé Bo Diddley. Il est imprimé sur le Diddley beat de circonstance. Par Don Fleming, le six cordiste des Velvet Monkeys. Joseph Arthur, le chanteur pop rock d'Akron, donne la réplique aux vocaux. Interprété a capella, "Hopali" évolue sur un rythme très soutenu. Une plage réminiscente des chants dispensés par les noirs, lorsqu’ils trimaient dans les champs de maïs du Mississippi. La cover du "Lost someone" de James Brown est certainement la meilleure plage de l’opus. Le rythme est lent. La voix de Jenni est troublante, sensuelle, remarquable. Et se love dans l’intimisme tout au long de "Jut kiss me once", un blues fin de soirée, cabaret, très inspiré par le jazz. "You got me uptight" campe un r&b funky et participatif. Et Jenni de se retirer lors de la seule compo écrite de sa plume : "Comatose town". Un morceau empreint de douceur et de charme, au cours duquel elle révèle ses talents de ‘crooneuse’… Une œuvre atemporelle…

 

The Ruby Suns

Fight Softly

Écrit par

J’étais tout excité à l’idée d’écouter le tout nouvel opus des Ruby Suns. Un combo néo-zélandais. Enfin plus exactement le combo du Néo-Zélandais Ryan McPhun, vu qu’il est le seul membre fondateur, encore présent au sein du line up. En 2008, la formation issue du pays des All Blacks nous avait livré un album magistral. Intitulé « Sea Lion », c’était une véritable ode à l’évasion et à l’hédonisme. Sous ses airs chaloupés et minutieux à l’extrême, nous voguions d’univers concrets en paradis subliminaux, sans transiter par les paliers de décompressions. Heureux de rencontrer ce type de combo, nous n’attendions qu’une chose : la suite. Et bien sûr, une prolongation de ces sensations. Deux ans plus tard, nos prières sont exaucées. Sans tambour, ni trompette, « Fight Softly » débarque.

Faute avouée est à-moitié pardonnée, mais je dois reconnaître, qu’à l’issue de la première écoute, j’ai été envahi par un sentiment de déception. L’univers sonore a été complètement chamboulé. Les intros transcendantes ont disparu. Tout comme les petites touches, destinées à enrichir subtilement le décor sonore. Désemparé, je réfléchissais à la manière de coucher sur papier cet acte d’auto-sabotage. Mais c’était sans compter sur le machiavélisme et le don de camouflage naturel du combo. Mea Maxi Culpa. Comment ai-je pu ? Comment puis-je encore me regarder dans une glace après avoir émis ce doute. C’est un péché d’autosuffisance, comme si je m’étais senti capable de percer leur univers, sans gratter un peu la couche de vernis. Derrière laquelle se cache un univers aussi fantastique que frémissant. Si le cotonneux est exsangue, l’énergie et les pulsions d’émotions vives ont pris le dessus. Si le voyage n’atteint plus de sommets stratosphériques, c’est parce qu’il est davantage interne et surtout maquillé. « Fight Softly » est purement et tout simplement sublimement subliminal (sic). Il ne dévoile à première écoute qu’une partie de ses richesses. Et encore ! En se contenant d’une seule lecture, on passe carrément à côté de son sujet ; et c’est à forte doses de Destop qu’il vous faudra déboucher les conduits auditifs. En remettant le couvert, encore et encore, tel un thé millénaire, les effluves finissent par vous envahir. Progressivement. Insidieusement. Et même en se permettant même un petit pas de danse. Responsable de cette néo-pop, le génial Ryan McPhun semble même donner toute la mesure de son art et de son talent, sans jamais donner l’impression de forcer… Un peu à la manière de Radiohead, Animal Collective ou Dead Can Dance, pour ne citer que ceux là. Bref, ne manquez pas cet album. A moins de prendre le risque de vous couvrir de honte au cours des cinq futures générations, qui vous survivront.

 

R.U.N.I.

Rrrruuunnnniiii

Écrit par

Deux ans plus tôt, le trio italien commettait un mini-album fort intéressant. Un disque dont les compos punk-rock étaient saupoudrées d’accents funky. En une petite demi-heure, ils étaient parvenus à nous démontrer leur art à concocter des morceaux à la fois déstructurés, excitants et hyper mélodiques. Tout en pimentant le tout de vocaux acérés (ceux de Fabio Bielli), parfois semblables à ceux d’un malade au bord de la crise de nerfs.   

Lors de ce second elpee, les natifs de la banlieue milanaise ont décidé d’abandonner leurs impulsions funkysantes, pour embrasser un profil plus noisy. En tirant parti, à la fois de l’électronique et des cordes de guitares aussi bruyantes (of course !) qu’incisives. Mais ce déluge sonore est parfois susceptible de vous flanquer la migraine. Surtout lorsque les trois compères hurlent au lieu de chanter. A contrario, les chants féminins passent bien mieux la rampe, sur l’excellent « I-205In Ascona ». Un titre au cours duquel, les riffs dispensés en boucle procurent un effet hypnotique, réminiscent de Joy Division. Une impression confirmée sur « Pitoni A Miami ». Une formule pas très originale, mais finalement pas désagréable à l’oreille.

« Rrrruuuunnnniiii » marque un changement radical de style chez R.U.N.I. On regrettera sans doute ce recours aux vocaux perçants et aux élans bruitistes incontrôlés, qui à force, finissent par taper sur le système. Mais en faisant abstraction de ces dérives, la solution sonore réserve quand même quelques moments intéressants. A consommer, donc, à doses homéopathiques…

 

Spoon

Transference

Écrit par

Fondé en 1993, ce quatuor texan (NDR : d’Austin, très exactement) a publié son premier elpee en 1996. Intitulé « Telephono », cet opus était sculpté dans un pop/rock indie largement influencé par les Pixies. Au fil du temps, la formation a affiné son style. Plus serein et intimiste, « Transference », son septième essai, en est une belle illustration.

Filiation logique de l’excellent « Ga Ga Ga Ga Ga », « Transference » présente un visage plus dépouillé et une production en apparence moins soignée. Un onze titres aux confusions authentiques et aux énergies brutes qui ne laisse cependant jamais les qualités intrinsèques d’auteur-compositeur de Britt Daniel (chant/guitare) sur le bord de la route. Si « Transference » donne effectivement l’impression d’une œuvre incomplète et irrégulière, c’est précisément ce sentiment elliptique qui confère un charme chaotique au dernier elpee. Un enregistrement et des paroles traînant un amer sentiment de résignation et de je-m’en-foutisme délibérément contrôlé sonnant comme un disque laissé en suspens par la vie. Vous apporter toutes les réponses n’aurait pas de sens puisqu’il les ignore lui-même : « Is Love Forever ? ».

En effet, Britt Daniel (chant/guitare) et Jim Eno (Batterie), deux ingénieurs expérimentés et surdoués de studio, ne laissent ici rien au hasard. Pas de paresse excessive mais une volonté de travailler la forme de morceaux présentés dans leur version originale ‘démo’. Rien de lo-fi mais plutôt un son issu de changements inattendus entre les textures brutes et les nappes audio. Une architecture sonore qui offre une instantanéité désarmante, une forme moins polie et un ensemble musical informel que l’on ne retrouve pas sur les albums antérieurs. En comparaison, « Transference » diffère davantage par sa production expérimentale que par ses compos demeurant très ‘spooniennes’. L’effet sur les microsillons déstabilise par des morceaux de sons brusquement tronqués ou encore des phrases interrompues à mi-syllabe. Un contexte de brume indécise habilement manipulé s’installe alors et déséquilibre les sens. Déséquilibre né précisément d’un équilibre paradoxal entre improvisation et discipline rigide, soulignant encore, si besoin en était, le talent de Spoon en tant que groupe de studio.

Un format incontestablement plus brut et plus froid que par le passé exprimé par des morceaux comme « Out Go The Lights » (NDR : titre au cours duquel on peut étrangement apercevoir l’ombre de Zita Swoon !) Ou encore « Good Night Laura », ballade facile jouée au piano, qui traduit précisément cette impression et vous trébuche accidentellement dans une répétition Spoon.  

Un long playing linéairement désorganisé où l’on peut cependant entendre quelques originalités. Ainsi, quand le détachement glacial de « Who Makes Your Money » se nappe d’un funk lacunaire, « Out Go The Lights » nous régale d’une légère new-wave mélodramatique sous un dub-reggae en ‘reverb’ qui force un désir hypnotique. Ou, plus classiquement, « Trouble Comes Running » et « Mean Red Spider » (NDR. : piste 12 : morceau caché) se promènent du côté de chez Strokes.

Un ‘Spoony album’ faussement négligé qui fera certainement partie des bons crus rock alternatif de l’année 2010.            

 

Kelis en chair…

Écrit par
Ce 15 mai, Kelis offrira un successeur à « Kelis Was Here », sorti en 2006. Il s’intitule « Flesh Tone » et est porté par « Acapella », un premier single produit par David Guetta et illustré par une vidéo haute en couleur. Le disque aura reçu le concours de DJ Ammo, Diplo et Will.i.Am, entre-autres. La belle sera sur l’une des scénes du Pukkelpop cet été afin d’y présenter son dernier labeur.
 

www.iamkelis.com

Soif de pop sucrée ou sanglante ?

Écrit par

C’est officiel, Morcheeba sortira « Blood Like Lemonade », son 7ème album et le premier depuis 2003, le 7 juin prochain ! En outre, le groupe aux millions d’albums vendus nous proposera un avant-goût de sa limonade sanglante, lors de la sortie du single, ce 24 mai. Intitulé « Even Though », il devrait également être sucré ( ?!?!?!) Une bonne nouvelle ne venant pas seule, Skye Edwards a réintégré le line up. Morcheeba sera à l’affiche des Ardentes à Liège le 08 juillet prochain.

Full track listing:

1. Crimson
2. Even Though
3. Blood Like Lemonade
4. Mandala
5. I Am The Spring
6. Recipe For Disaster
7. Easier Said Than Done
8. Cut To The Bass
9. Self Made Man
10. Beat Of The Drum

Du poisson artisanal…

Écrit par

Carp est de retour ! Le second album de la formation hexagonale paraîtra ce 25 mai 2010. Intitulé "Day Walks", il a été conçu artisanalement et sera distribué suivant la même philosophie. Et pour cause, ce sont les membres du groupe qui vont se rendre chez les disquaires pour leur proposer. Il sera cependant, également disponible sur le site du label Square Dogs ainsi que et sur les plateformes digitales. Carp est d’ailleurs la dernière recrue du label indépendant Square Dogs (Landscape, Simple As Pop). Une indication pour leur musique ? Plutôt des références : Arab Strap, Low, Robert Wyatt et Randy Newman…

 

http://www.squaredogs.fr

 

Festival Childerock 2010 : samedi 24 avril

Écrit par

C’est dans les vieilles marmites que l’on prépare les meilleures soupes…

Le Childerock festival fêtait, en 2010, son cinquième anniversaire.

Machiavel était de la fête lors de la première édition et Sttella illuminait de sa présence la seconde. Cependant, depuis trois ans, l’accent est plutôt mis sur l’aspect populaire du spectacle et l’envie de perpétuer des mythes… Depuis 2008, les organisateurs ont donc choisi délibérément de ne plus inviter que des ‘cover bands’ susceptibles de nous faire (re)découvrir les classiques de notre bon vieux rock’n roll.

Ne faisant pas les choses à moitié, Philippe Leclercq, coorganisateur de l’événement, va même jusqu’à choisir des bands qui sont –ce n’est pas une blague– agréés par les groupes originaux. L’avantage de cette formule, c’est qu’elle évite toute (mauvaise) surprise. Les cover bands offrent la garantie d’une bonne connaissance des morceaux interprétés et l’attente du public est donc forcément rencontrée. Cette année, la programmation du Childerock nous proposait Cannon Ball en lieu et place de Supertramp, High Voltage pour nous faire rêver d’AC/DC et en tête d’affiche, Mister Cover, dont le panel très étendu de reprises épingle des standards de Police, Telephone, U2, Queen et la liste est loin d’être exhaustive.

Une bonne nouvelle attendait le public ‘jeune’ aux caisses. Les moins de 24 ans ne payaient en effet que la valeur de la moitié de leur âge. Les autres devaient s’acquitter d’un droit d’entrée de 15 €. Un prix plus que raisonnable au vu de la qualité proposée. Sachant également que les bénéfices du festival serviront à aider les associations caritatives du Lions Club de Tournai, personne n’a rechigné à débourser ce montant.

Il est 19h45, le soleil est toujours bien au rendez-vous, la température agréable, mais rien n’y fait, Cannon Ball entame son set. Les sept membres de ce premier cover démarrent fort (un peu trop au niveau du son) et une bonne partie de la foule profite encore des derniers rayons de soleil. Occupé de déguster une frite ou de terminer sa chope, il se décide enfin, sans doute interpellé par le style progressif de ‘Supertramp’, à pénétrer sous le chapiteau. Tout y est : clavier, saxo, guitares et interprétation d’excellente qualité. Les hits se succèdent: “Dreamer”, “It’s raining again”, “School”, “Goodbye Stranger”... La liste serait trop longue à énumérer. Les amateurs du genre sont ravis et reprennent épisodiquement en chœur, un refrain ou chantonnent de temps à autre du bout des lèvres. Certes, quelques morceaux accusent le poids des ans et résistent difficilement à une déferlante plutôt pop de ces quinze dernières années. Mais les belles mélodies, c’est bien connu, n’ont pas d’âge et le répertoire de Supertramp appartient à  ce que l’on pourrait appeler les ‘immortels’ du rock. Ces dinosaures de la musique anglo-saxonne plaisent encore, preuve en est de l’ambiance devant la scène occupée par Cannon Ball. Une bonne quinzaine de titres plus tard et après un succès bien mérité,  il est temps de céder la place. Le public se retire sous un soleil déclinant, la bière coule à flots et le public se fait plus nombreux.

Vers 21 heures, retour sous la tente rouge et blanche. Tout est prêt pour le second chapitre de la soirée. Les fans d’AC/DC ont fait le déplacement en masse… Ils sont facilement reconnaissables en arborant les uns, une tenue à la ‘Angus Young’, les autres, les fameuses cornes rouges diaboliques. Les perfecto ne se comptent plus. Visiblement, « High Voltage » fait des émules. Le mimétisme dans le public est similaire à celui qui avait accompli le déplacement à Anvers. Seul le nombre d’amateurs diffère sensiblement.

A 21h10 précises, les quatre membres du band entrent en scène et immédiatement l’ambiance monte de deux voire trois crans. Il faut avouer que le ‘sosie’ d’Angus Young sait y faire. Les fans d’AC/DC deviennent carrément fous et on assiste à une espèce d’hystérie collective bien amorcée par ce diable de guitariste. Il pousse le plagiat au maximum, jouant tout comme son idole, des solos de guitare au milieu d’un public complètement conquis et floué par une telle ressemblance tant dans le geste que dans la ‘parole’. Les hits du combo australien s’enchaînent pour le plus grand bonheur de l’assistance. Comme pour la partie précédente, une heure est accordée pour ce second cover band. C’était sans compter sur les rappels insistants du public insuffisamment rassasié… High Voltage accordera donc un rabiot de 10 minutes avant de devoir s’éclipser sous les acclamations de l’assistance complètement surexcitée !

Vingt minutes plus tard, l’espace musical est envahi par les membres de Mister Cover, bien connus du public tournaisien, car déjà présents lors de l’édition 2008. Le souvenir de cette soirée est bien vivace, car à cette heure déjà avancée, le nombre de spectateurs atteint son nombre maximum. Le chapiteau affiche en effet plus que complet et l’ambiance est à son paroxysme. Quelques imperfections techniques, notamment un son de qualité médiocre n’affectent pas ou si peu un début de prestation mené tambour battant. Le sommet est atteint lors d’une reprise de Coldplay et à partir de ce moment, les hits de tous bords se succèdent pour le plus grand plaisir de la foule en transe. La bière et la bonne humeur aidant, chacun se met à danser, transformant le chapiteau en immense salle de bal où s’ébattent tant les plus jeunes que leurs parents… Sur la tracklist de Mister Cover, on retrouve dans le désordre ZZ Top, Coldplay, U2, Wham, Queen, Machiavel, Les Rita Mitsuko, Sttellla, Indochine, Louise Attaque, et j’en passe énormément… Le son est redevenu meilleur (merci l’équipe technique) et le leader de la formation s’en donne à cœur joie. Il faut reconnaître que la qualité d’interprétation est à la hauteur de la satisfaction et la participation des ‘danseurs’. Tête d’affiche de la soirée, Mister Cover a droit au double de temps des autres formations présentes ce soir. Sans aucun temps mort, et sans l’ombre d’un moment d’ennui, le temps passe et vite s’écoule. Le bonheur des danseurs est total durant près de deux heures. Petit bémol cependant, vers 0h30, quelques thèmes de séries télévisées sont interprétés par le combo ; et hélas, à partir de cet instant, le soufflet retombe quelque peu. Dommage de proposer en pleine excitation des morceaux qui sonnent le glas de la soirée pourtant bien entamée et poursuivie –et de quelle manière– par ce cover band de très grande valeur. Il n’est pas loin d’une heure du matin, Dallas et consorts ne retiennent pas les spectateurs et le chapiteau se vide de manière spectaculaire. Mister Cover se perd dans des reprises nettement moins audacieuses et tombe dans une caricature regrettable à cette heure encore ‘festive’.

Pas de regrets à avoir cependant, la soirée a été, dans son ensemble, d’une qualité irréprochable. Et c’est avec un plaisir non dissimulé que Musiczine a couvert, pour la première fois, l’événement. Espérons que l’édition 2011 nous réserve autant de moments de bonheur. Nous reviendrons, sans aucun doute.

(Voir également notre rubrique photos)

Crystal Castles

Thunderstruck

Écrit par

Tout au long de leur premier LP, Crystal Castles était parvenu à donner une nouvelle dimension au ‘chiptune’, en l’assénant d’un électrochoc punk bien balaise. Les Canadiens, réputés pour leurs shows chaotiques, ne se sont pas laissés impressionnés par un vulgaire nuage de cendres. Ils ont donc, comme prévu, posé leurs semblants de bagages sur la scène de l’Orangerie et terrorisé l’assemblée au son des tueries qui composeront leur deuxième œuvre éponyme, à paraître ‘incessamment sous peu’.

Sur le coup des 21 heures, l’Orangerie du Botanique est bondée. Peut-être même davantage que d’ordinaire. Et le public bouillonne déjà. Ce qui explique peut-être les barrières placées devant le podium. Oui, oui, des barrières de sécurité ! Au Botanique ! Ca promet… Alice Glass et Ethan Kath vont être servis en matière d’ambiance. La salle est soudainement plongée dans une obscurité intégrale. Un son strident marque le début des hostilités. Le duo, accompagné en mouture ‘live’ d’un batteur, apparaît sur les planches et engage un premier extrait de son nouveau recueil. Seul un subtil jeu de lumière éclaire la scène par intermittence. Alice malmène le micro d’une main, et un stroboscope de l’autre. Pas plus de 5 minutes plus tard, on comprend que Crystal Castles est un véritable rouleau compresseur en matière de prestation ‘live’.

Les nouveaux morceaux produits par Paul Epworth (Bloc Party, The Rapture, etc.) emballent le public presque autant que les extraits du premier éponyme. « Baptism», « Celestica » ou l’incendiaire « Doe Deer » passent sans encombre l’étape de la scène. Mais ce sont essentiellement les vieux tubes qui font péter les plombs de l’assistance. Ainsi, les premières notes de « Air War », « Courtship Dating », « Crimewave » ou ceux de « Alice Practice » soulèvent instantanément  l’Orangerie. Et pourtant, certains demeurent statiques. Incompréhensible…

Ethan est plutôt discret, dissimulé derrière ses manettes. A l’inverse, Alice chauffe le public comme pas deux. A plusieurs reprises, elle s’élance au cœur de la foule. La petite Canadienne est simplement impressionnante. Le set de Crystal Castles est plutôt dark et d’une intensité rare. Un vrai show ‘in-your-face’. Mais la fin du concert survient brusquement, au bout d’une heure pile. La formation se retire sans crier gare et les lumières de la salle rappellent le public à la réalité. Pas de rappel. Les salauds ! Il faudra attendre cet été et le Festival Les Ardentes pour obtenir une nouvelle dose de Crystal. Et le manque se fait déjà ressentir.

(Organisation : Botanique)

 

HEALTH, 2x plus de Disco

Écrit par

Le combo noise HEALTH a réservé une suite à « DISCO », leur album de remixes, publié en 2008. Ce successeur s’intitule « ::DISCO2 » et met à contribution Crystal Castles, Gold Panda, CFCF, Pictureplane et bien d’autres. Il contiendra également un inédit, le planant « USA Boys ». HEALTH est à voir, sans hésiter, sur les planches du festival des Ardentes à Liège en juillet.

Tracklist :

USA Boys
Before Tigers (CFCF Remix)
In Heat (Javelin Remix)
Die Slow (Tobacco Remix)
Severin (Small Black Remix)
Before Tigers (Gold Panda Remix)
Eat Flesh (Crystal Castles Remix)
In Violet (Salem Remix)
Nice Girls (Blondes Remix)
Die Slow (Pictureplane Remix)
Nice Girls (Little Loud Remix)
Before Tigers (Blindoldfreak Remix)

Un deuxième éponyme pour Crystal Castles

Écrit par
Les deux Canadiens de Crystal Castles publieront le 7 juin un second album qui sera, tout comme le précédent, éponyme. « Crystal Castles » est précédé du single ultra court mais ultra efficace « Doe Deer ». Le duo viendra défendre leur deuxième opus sur la scène de l’Orangerie du Botanique ce samedi 24 avril (complet) ainsi qu’au festival Les Ardentes à Liège, cet été.

 
Update 23/04: Suite à une fuite de l'album sur le net, "Crystal Castles" sera disponible en téléchargement légal dès aujourd'hui et la sortie de la version physique du disque est avancée au 24 mai. 

Tracklist:

Fainting Spells
Celestica
Doe Deer
Baptism
Year Of Silence
Empathy
Suffocation
Violent Dreams
Vietnam
Birds
Pap Smear
Not In love
Intimate
I Am Made Of Chalk