La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Yvan Marc et son ode à la nature

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Natif d'Ecotay-l'Olme, dans la Haute-Loire, Yvan Marc est issu du même patelin que Mickaël Furnon, dont il a assuré les premières parties de son groupe Mickey 3D. Son huitième elpee, « L’ancien soleil », paraîtra le septembre 2020. En attendant, il nous propose la vidéo d’un de ses titres qui y figurera, « J’en ai rêvé ». Un superbe clip, véritable ode à la nature. En outre si vous aimez Jean-Louis Murat, vous devriez apprécier.

Pour la vidéo de « J'en ai rêvé », extrait de cet elpee, c’est ici 

 

 

 

Une peau de banane pour Badly Drawn Boy…

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Badly Drawn Boy publiera son nouvel elpee, ce 22 mai 2020. Intitulé « Banana Skin Shoes », il proposera quatorze titres inédits. La majeure partie de la production de l'album a été achevée aux studios Eve à Stockport sous la houlette du producteur Gethin Pearson (Kele Okereke, JAWS) qui a également mixé l'ensemble du disque. Damon Gough avait déjà travaillé sur les pistes de l'album en compagnie du légendaire Youth (The Verve, Paul McCartney) dans son studio à Londres, Keir Stewart (ex-Durutti Column) aux Inch Studios et Seadna McPhail aux Airtight Studios. Ce sera le neuvième opus de BDB.

Le clip du titre maître, est disponible ici

 

Le sanctuaire de Thao Nguyen…

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Thao & The Get Down Stay Down, le groupe d'Oakland dirigé par la chanteuse et compositrice Thao Nguyen, a dévoilé aujourd'hui la nouvelle vidéo de "Pure Cinema", tirée de son prochain album « Temple », dont la sortie est prévue pour le vendredi 15 mai prochain.

Tout en agrégeant rock, funk, hip hop, pop et punk, « Temple » explore les thèmes de l'aliénation, de la honte et de l'acceptation.

Il s’agit du premier elpee autoproduit du groupe, pour lequel Thao Nguyen et son coéquipier de longue date Adam Thompson se sont chargés de la mise en forme.

En attendant, la nouvelle vidéo de « Pure cinema », extrait de cet LP est disponible ici

Réalisée par Justin Mitchell (Death Cab For Cutie, The Postal Service, Phoebe Bridgers, Jenny Lewis), le clip montre la chanteuse Thao Nguyen et son backing group qui se produisent dans leurs maisons respectives lors de la commande ‘Stay At Home’ en Californie.

The Dears, les amoureux du rock…

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“Lovers Rock”, c’est le titre du nouvel album de The Dears qui paraîtra ce 21 août 2020. Ce sera le huitième de la formation montréalaise, portée depuis deux décennies par ses deux membres principaux, Lightburn et Yanchak.

The Dears a toujours composé des chansons d'amour apocalyptiques, reflet d’une crise existentielle. Dans sa musique, il a aussi des constantes, certains paramètres sonores et esthétiques, dans lesquels elle peut être à la fois étrangement expérimentale et incroyablement luxuriante : en partie Bacharach, en partie Krautrock.

En attendant le clip du nouveau single, « I Know What You Are Thinking And Its Awful », est disponible ici.

 

Une bande originale de l'apocalypse écologique pour Under The Reefs Orchestra

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Inspirée autant par la musique de chambre française du XIXe siècle que par Jim O'Rourke ou Moondog, la musique de Under The Reefs Orchestra libère une énergie cosmique et conduit l'auditeur à une transe parmi les volcans sous-marins. Ce voyage à travers les royaumes intemporels du son peut être considéré comme une bande originale de l'apocalypse écologique dans laquelle nous vivons.

Under The Reefs Orchestra est une formation belge dont le premier elpee, un éponyme, paraîtra ce 5 juin 2020. Drivé par le guitariste Clément Nourry, ce trio cherche à brouiller les frontières entre le jazz, le post rock le psychédélisme et le rock alternatif. Compositeur et proche collaborateur de Yokaï et Nicolas Michaux, il est soutenu par le saxophoniste Marti Melia (Flat Earth Society) et le batteur Louis Evrard (Robbing Millions, Ottla).

Pour la vidéo de « Une île », extrait ce cet elpee, c’est ici

 

Le parcours impressionnant de Marylène Corro…

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Pour Marylène Corro, son cœur balance entre sa Belgique natale et le Chili, pays de son père. Comme elle, la musique, qu’elle interprète de sa voix chaleureuse, chemine entre les cultures, les pays et les sonorités. Séduite tant par les rythmes latinos, le jazz manouche que par les racines du jazz, de la soul, du blues et du funk, mais également de la cumbia, salsa et autres styles latinos, elle revient aujourd’hui à son premier amour, la chanson française (c’est Edith Piaf qui lui a donné l’envie de chanter !), enrichie de toutes ces influences. Ce qui ne l’empêche pas de continuer à interpréter ses chansons, dans la langue de Shakespeare. Elle a eu la chance d'assister aux workshops du pianiste Barry Harris et de Rick Mc Laine au Smalls Jazz Club. Elle a également enregistré plusieurs standards de jazz qui lui tiennent à cœur en compagnie du talentueux contrebassiste Ray Parker. Elle a côtoyé la chanteuse de folklore colombien Mirabay Montoya Gómez à Medellin. Et a beaucoup voyagé, notamment, en Amérique du Sud. En Colombie, bien sûr, mais également, en Argentine et au Chili pour y retrouver sa famille. Elle a participé à l’émission ‘The Voice Belgique’ en janvier 2018 et on en n’oublierait presque qu’elle est passée par le barreau de Bruxelles pour défendre les réfugiés et les étrangers.

Pour en venir à l’essentiel Marylène vient de sortir son single « Little Girl ». Un titre qui figurera sur un Ep enregistré en compagnie de ses 5 musiciens au Jet Studio en février 2020. Il sortira cet automne.

Pour la vidéo de ce titre, c’est par  

http://www.marylenecorro.com/music.html

Rae Gordon

Wrong kind of love

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Issue de Portland, dans l’Oregon, Rae Gordon est une chanteuse de soul et de blues. Son backing group réunit sept musicos, dont le guitariste Kivett Bednar (NDR : directeur musical, il compose l’essentiel du répertoire) et le claviériste Pat McDougall. Deux figures de proue au sein du line up. Son précédent elpee, "Better than I was", était paru en 2017. Au cours de cette même année, la formation avait décroché une 3ème place lors de l'International Blues Challenge de Memphis.

Le collectif attaque "Comin' back for more", un R&B dansant que chante Rae d’une voix puissante, alors que Kivett signe un envol remarquable sur ses cordes. Très belle ballade soul, "How you gonna" est empreinte de douceur. La voix et le piano électrique entrent en symbiose. Et les interventions à l’orgue Hammond de Mc Dougall sont chaleureuses. Tout comme sur "Sea of blue", un blues lent classieux, suave, que chante voluptueusement Miss Gordon. Kivett en profite pour prendre un billet de sortie. Etincelantes, chargées de feeling, ses cordes grimpent vers les sommets… Orgue et gratte slidée ouvrent le majestueux "Wrong kind of love", avant que le rythme ne s'accélère et vire au r&b ; un r&b flamboyant allumé par la voix solide et autoritaire de Rae. Elle chante à la manière d’Etta James tout au long de "Last call", une piste qui mène au Chicago blues. Scott Franklin se libère alors sur son sax ténor aussitôt relayé Allan Kalilk à la trompette. Cet LP s’achève par "Get right with the world", un rocking blues percutant, au cours duquel la voix se libère, pour la dernière fois, de la trame sonore qui agrège orgue et cuivres…

Rae Gordon Band

Samy Thiébault

Symphonic Tales

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Ce musicien talentueux a fait ses classes au sein du conservatoire de Paris (NDR : un cursus qu’il a suivi en même temps qu’une maîtrise de philosophie à la Sorbonne !) et jeté son dévolu sur le saxophone. En 2004, il publie son premier elpee, « Blues for Nel ». Puis à espaces réguliers –tous les trois ans, pour être plus précis– il en grave de nouveaux, sur son label Gaya Music Production, dont il est le fondateur et directeur artistique. Au fil du temps, Samy Thiebault s’est forgé un nom au sein de l’univers du jazz et a reçu de plus en plus d’échos favorables auprès de la presse spécialisée. Cette notoriété lui a permis d’enchaîner les collaborations, les projets et les concerts aux quatre coins du globe.

Pour succéder à « Caribbean Stories », le Français a donc décidé de tourner son regard vers les Indes. Ne vous attendez cependant pas à de la musique ‘exotique’ réminiscente de Ravi Shankar. Non, il s’agit seulement d’une des sources de son inspiration (NDR : John Coltrane en est certainement une autre !), car il mêle de manière originale arrangements classiques, jazz modal et ragas indiens. Selon ses termes, la musique devait faire partie intégrante d’un swing nerveux. Pour accompagner cette frénésie, il s’est tourné vers l’Orchestre Symphonique de Bretagne, un orchestre dirigé par le jeune chef, Aurélien Azan Zielinski ; mais également vers d’autres comparses comme le réalisateur Sébastien Vidal. Il en résulte un mélange entre jazz et musique dite ‘classique’. Et sur ces orchestrations luxuriantes, Samy Thiebault régale les tympans sur son saxophone…

Big Dave McLean

Pocket full of nothin'

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Big Dave McLean est issu de Winnipeg, au Canada. Âgé de presque 68 balais, ce bluesman est déjà considéré comme un vétéran. Ce compositeur, chanteur, guitariste et harmoniciste nous propose son sixième elpee, le troisième sur le label Black Hen. Pour concocter cet opus, il a reçu le concours d’un des meilleurs gratteurs roots canadiens, Steve Dawson, qui se charge, en outre de la production.

"Songs of the blues" ouvre parfaitement le long playing. Bien que taillée pour le style, la voix est particulière. Une section de cuivres épaule la rythmique, alors que les premiers envols sont opérés par la guitare laidback du leader et celle traitée à la slide de Dawson. Tapissé par l’orgue, "Don't be layin' that stuff on me" baigne au sein d’un climat sudiste bien cool, alors que les interventions au saxophone sont enchanteresses. "Backwards fool" s’étire paresseusement, un blues entretenu par le piano, la National Steel ainsi qu’une trompette, mais ravagé par le vocal de Big Dave. "All day party" est boosté par un coup de jump dynamique. Très roots, la cover du "Voodoo music" de J.B Lenoir se distingue judicieusement par ses fluctuations instrumentales, que ce soit la guitare chargée de reverb’, slidée ou l’orgue. Big Dave démontre, tout au long de l’indolent "Just to be with you", un morceau signé Muddy Waters (NDR : il remonte à 1965 !), qu’il est avant tout un chanteur de blues. Il communique ses émotions, sa passion et sa colère tout au long de cette plage que colore l’orgue de Chris Gestrin et la slide de Dawson. La reprise du "Midnight rider" de Greg Allman nous entraîne au cœur d’un univers southern rock élargi à l'ensemble des cuivres. Enfin, caractérisé par ses sonorités de cordes réverbérées, "Manitoba mud" nous entraîne au sein des marais de la Louisiane…

11 Guys Quartet

Small blues and grooves

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Au cours des eighties, une vague blues a envahi la scène de Boston. Et elle a fait florès. C’est à cette époque que le 11th Hour Band a gravé un elpee baptisé "Hot time in the city tonight". En 1985, très exactement, et sur le label Tone-Cool. Le line up du band impliquait le guitariste Paul Lenart, l’harmoniciste Richard Rosenblatt, le bassiste Bill Mather et le drummer Chuck Purro. En 2008, la formation se réunit, entre en studio, et met en boîte toute une série d'instrumentaux. Ces enregistrements refont enfin officiellement surface. Soit dix années plus tard. Et sur le label Rosenblatt…

Pour rappel, c’est lui qui avait fondé Tone-Cool, dès 1985, une écurie qui a gravé plus de 50 albums en 20 années d'existence. Fin 2006, Richard monte avec l'aide de Bob Margolin, le label Vizztone. Une sorte de coopérative sont il est le président, se charge de la distribution, du management et du marketing…

Revenons au 11 Guys Quartet, un quartet constitué d’excellents musicos, mais qui ne cherchent jamais à tirer la couverture vers eux. Ils forment un combo homogène. Et la musique pratiquée, l’est tout autant. Le seul à se singulariser, c’est Rosy Rosenblatt, un harmoniciste bourré de classe ; mais encore une fois, il ne cherche nullement à faire étalage de ses indéniables facultés. Néanmoins, on reprochera peut-être au 11 Guys de ne pas disposer de vocaliste affichant suffisamment de caractère pour s’imposer.

En ouverture, "Road trippin'" lorgne vers le Texan Freddie King. Les interventions de Richard sont chargées de feeling, sur les blues lents et mélancoliques. A l'instar de "Sleepless" et du très Chicago southside "Down and dirty". Les percus de Chuck servent de rampe de lancement au boogie "East Cambridge Cannonball", un morceau dynamique au cours duquel les sonorités de l’harmo rappellent Charlie Musselwhite. Excellent ! Paul Lenart s'applique avec bonheur sur ses cordes tout au long de "Four maypops". La section rythmique rayonne sur de nombreux morceaux. A l’instar de "Swing low", "Rhumba Boogaloo", stimulé par et ses rythmes exotiques, et surtout "Hey Daddyo", imprimé sur le Diddley beat. Et en finale, "Swamp ride" nous entraîne au cœur des marais de la Louisiane…

Little Richard

Décès de Little Richard, pionnier du rock’n’roll…

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Né Richard Wayne Penniman, Little Richard est décédé ce samedi 9 mai 2020, des suites d’un cancer. Il avait fêté ses 87 ans en décembre dernier. Il a été un des rares musiciens du rock’n’roll de couleur noire (NDR : citons également Chuck Berry, Fats Domino et Bo Diddley), à avoir été reconnu par le grand public aux States. Ce pionnier a eu une existence particulièrement tourmentée et ambiguë. Son credo ? ‘Sex, drugs, alcool & rock’n’roll !’. Enfin, presque !

Il chante le gospel et apprend le piano à l’église. Faut dire que son grand-père et deux de de ses oncles prêchent chez les Adventistes du Septième Jour. Mais à 13 ans, son père, le soupçonnant d’homosexualité, le chasse de la maison familiale. Bien que recueilli par un foyer blanc, un an plus tard, il part sur les routes et commence à chanter au sein de différentes formations. Il a 20 ans quand son père, qui vend du whiskey de contrebande, est abattu devant son établissement. Il revient alors aider sa famille, en acceptent un emploi de plongeur dans un bar de la gare routière. Mais il a déjà rencontré du monde au sein du secteur musical, et un impresario le pousse à reprendre le collier, soit les tournées et les sessions d’enregistrement. Pas de quoi cependant soulever l’enthousiasme. Mais en 1956, alors qu’il est invité à enregistrer un album de blues, en fin de séance, il attaque « Tutti Frutti », un morceau qu’il a quasiment improvisé. Et c’est l’étincelle. Ce titre, sont les paroles sont au départ explicitement homosexuelles (NDR : il va devoir les modifier pour qu’il puisse être diffusé sur les ondes), va littéralement cartonner. Sa carrière est lancée. Elle devient même sulfureuse. Pas tellement à cause de son look (chemises excentriques, coiffure banane et fine moustache) mais des orgies qu’il organise dans les chambres d'hôtel. Les succès s’enchaînent: “Good Golly, Miss Molly”, “Long Tall Sally”, “Lucille”, "Rip It Up"…
Coup de tonnerre, en octobre 1957, alors qu’il est en tournée avec Gene Vincent, Eddie Cochran et Alice Lesley, Little Richard a une vision dans son sommeil : damné, il brûle dans les flammes de l’enfer. Il abandonne la musique et part suivre des cours de théologie, au bout duquel il décroche un diplôme de prêcheur baptiste. Son label tente d’étouffer l’affaire en publiant des titres enregistrés auparavant. Il se marie en 1959, devient révérend et ne chante plus que le gospel. Tout un temps, puisque poussé dans le dos par le secteur musical, il reprend le collier, d’abord anonymement, puis publiquement. En 1963, il se produit en supporting act des Rolling Stones qui reconnaissent alors l’artiste comme une influence majeure. Tout comme les Beatles. Même David Bowie avouera avoir été influencé par Little Richard. Sans oublier qu’il a été le modèle pour de nombreux chanteurs soul comme James Brown ou Otis Redding. Mais début des 70’s, il s’enfonce dans la drogue et l’alcool. En 1976, son frère décède, victime des mêmes excès. Il retourne alors à la foi chrétienne. Il reviendra cependant, encore à la musique, accordant même encore des shows dignes de sa réputation.  

Il a progressivement commencé à se faire plus rare à partir des nineties. Son dernier concert en Europe date de 2005, sa dernière scène de 2014…

RIP

 

Kraftwerk

Florian Schneider (Kraftwerk) : un pionnier de la musique électronique s'en est allé

On a appris la triste nouvelle : Florian Schneider-Esleben, le co-fondateur du groupe allemand Kraftwerk, est décédé la semaine dernière des suites d'un cancer fulgurant. Il avait 73 ans.

A la fin des années 60, il avait créé Kraftwerk avec Ralf Hütter. Après une période expérimentale très orientée “krautrock”, le groupe de Düsseldorf a jeté les bases d'un nouveau style, une musique pop basée sur l'utilisation exclusive d'instruments électroniques, bien souvent de leur propre fabrication. On soulignera l'importance revêtue dans ce processus par leur producteur, Conny Plank, décédé en 1987.

Après un premier hit, “Autobahn”, paru en 1974, Kraftwerk a aligné une série de simples et d'albums qui ont marqué définitivement la musique pop-rock, comme, par exemple, “Radio-Activity”, “The Robots”, “Trans-Europe Express” ou “The Model”.

Grâce à ses rythmes robotiques et ses mélodies sombres, le groupe a ouvert la voie à la new-wave synthétique (la 'synth-pop'), de Gary Numan et OMD à Depeche Mode, mais aussi au hip-hop (voir, par exemple, “Planet Rock”, d'Afrika Bambaataa) et, plus tard à la house et la techno.

Lassé par les tournées incessantes, Schneider avait quitté Kraftwerk en 2009 pour se consacrer à ses projets solo et à une carrière académique.

Il avait notamment collaboré avec notre Dan Lacksman national (Telex), pour sortir un titre, “Stop Plastic Pollution”, destiné à aider une fondation américaine de défense de l'environnement. Aux dires de Dan Lacksman, Schneider adorait Bruxelles et aimait particulièrement déguster une Chimay bleue à l'Hôtel Métropole...

La disparition de Schneider intervient au milieu de ce qui peut être considéré comme une “série noire” pour la musique  vu qu'en quelques semaines seulement, on aura vu partir Christophe, Dave Greenfield (le claviériste des Stranglers), Gabi Delgado (de D.A.F.) et Genesis P. Orridge (de Throbbing Gristle et Psychic TV).

RIP

Photo : Philippe Carly

The Stranglers

Dave Greenfield, le claviériste des Stranglers, emporté par le Coronavirus…

Écrit par

 

Dave Greenfield, le claviériste des Stranglers, est décédé ce 3 mai. Il venait de fêter ses 71 ans, le 29 mars dernier. Alors qu’il était hospitalisé pour un problème cardiaque, il a été testé positif au COVID-19, dimanche dernier.

Né à Brighton, en 1949, David Greenfield avait rejoint les Stranglers au tout début de leur parcours, en 1975. Il avait alors été recruté pour remplacer le Suédois, Hans Warmling. Paradoxalement à l’orgue, alors qu’il était guitariste ! Nonobstant les changements au sein du line up, il est toujours demeuré fidèle à la formation. C’est lui qui avait composé la musique de « Golden Brown », morceau au cours duquel le synthé épouse la sonorité du clavecin. Une chanson rejetée au départ par le label de disques, parce que les lyrics justifiaient leur consommation d'héroïne entre 1978 et 1979, par un désir de devenir plus créatifs. Ce sera un des plus gros hits de la longue carrière des Stranglers. Et ce sont ces sonorités de claviers qui communiquaient cette coloration si particulière à la musique du groupe, Dave infiltrant ses rituelles arabesques savoureusement baroques, à la manière de Ray Manzarek des Doors, quand il ne les rognait pas de son Hammond. Rappelez-vous de « No More Heroes » ou de « Peaches ». Ce qui différenciait, notamment, les Stranglers du mouvement punk qui a marqué la fin des seventies.

Le combo s’était produit l’an dernier dans le cadre du W-Festival et il devait y revenir cette année, lors d’une tournée d’adieu. Le Coronavirus en aura décidé autrement…

RIP

https://fr-fr.facebook.com/thestranglers/

These New Puritans

Drum’s Not Dead

Écrit par

En 2008, These New Puritans se produisaient à l’Ancienne Belgique, dans le cadre des Now:Series sur la scène d’une ABBox comptant une cinquantaine de curieux tout au plus. Forts d’un nouvel LP à l’ambiance sombre et ‘tranchée’ ainsi que d’une tournée aux côtés de The XX, les quatre Anglais récoltent les fruits de la hype en se produisant à guichets fermés sous la coupole de la Rotonde du Botanique.

En guise de mise en bouche, These New Puritans propose « Time Xone », suivi immédiatement de « We Want War », le premier extrait de « Hidden ». Un morceau long de plus de sept minutes, magnifié par un emballage très cinématographique. Le genre de compositions qu’un réalisateur de film glauque en quête de fond sonore ne renierait pas. Outre la tendance à produire des morceaux pop déconstruits, le son caractéristique de la formation originaire de Southend-On-Sea procède essentiellement de l’effet fulgurant des grosses caisses. George Barnett, préposé à la batterie, tape très fort. Et lorsque les percussions de Thomas Hein viennent s’y greffer, les chansons de These New Puritans prennent une dimension presque oppressante. Dans le bon sens du terme. A cela s'ajoutent les instruments insolites tels le hautbois ou encore des couteaux (!) qui procurent toute leur richesse aux écrits de la bande. Et il faut l’avouer, sans cette instrumentation, These New Puritains ne serait qu’un groupe pop parmi d’autres.

« Three Thousand », « Numbers (AKA Numerology) », « Orion », « Fire-Power », « Attack Music », « Infinity Ytinifni » s’enchaînent en toute cohérence. Mais certains morceaux souffrent d’une similarité flagrante, ce qui rend la prestation moins percutante. Jack Barnett s’adresse à plusieurs reprises à la foule avec un accent à couper au couteau et un chouia trop de reverb’ dans le micro. Le mec aurait pu parler en chinois que l’effet aurait été identique… Le set s’achève sur le single « Elvis », en guise de rappel. Un concert d’une heure tout rond. Une prestation pas désagréable mais manquant cruellement de relief.

(Organisation : Botanique)

Lucinda Williams

Good souls better angels

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Louisianaise, Lucinda Williams peut se targuer d’une longue carrière, tant dans l’univers du blues, du folk que de la country. Le premier elpee de cette chanteuse, "Ramblin' on my mind", date de 1979. En mai 2017, elle a été bombardée Docteur honoris causa en musique par le célèbre Berklee College of Music.

"Good souls better angels" a de nouveau bénéficié du concours de Ray Kennedy à la mise en forme. C’est déjà lui qui s’était chargé de la production de "Car wheels on a gravel road", en 1998. Mais pour cette tâche, il a été épaulé par Tom Overby, manager et néanmoins époux de Miss Williams. Les sessions se sont déroulées à Nashville, en compagnie du fidèle backing group de Lucinda, Buick Six, dont le line up implique le guitariste Stuart Mathis, le bassiste David Sutton et le drummer Butch Norton.

Au bout de quarante années de parcours, sa voix est devenue ravagée et rocailleuse. Et c’est cette voix qui donne le ton à cet LP, même si elle peut compter sur un excellent band, au sein duquel le gratteur affiche un fameux potentiel…

Dès "Can't rule me", lugubre, cette voix déclame face aux guitares prêtes à faire feu à tout instant. Les accords sont secs, et ceux traités à la slide émergent de ce mur flamboyant, psychédélique, qui entretiennent cette atmosphère étrange. Cette voix agonise sur "Bad news blues", sans doute en apprenant toutes ces mauvaises nouvelles. "Man without a soul" baigne au sein d’un climat ténébreux. A cause de cette instrumentation réminiscente du Velvet Underground des sixties. Reverb’, la guitare rôde en arrière-plan. Mathis arrache tout au passage. La voix monte en puissance avant d'être ensevelie par les cordes débridées. L'album recèle plusieurs ballades folk rock. Superbes et chiadées, elles sont partagées entre les cordes acoustiques de Mrs Williams et celles amplifiées de Mathis. A l’instar de "Big black train", une piste tapissée par l’orgue de Mark T Jordan, et de "Shadows & doubts". La ligne de basse balise "Wakin' up", mais les cordes demeurent toujours aussi dramatiques.  Stuart découpe le morceau au scalpel, avec une précision chirurgicale effrayante. "Pray the devil back to Hell" nous précipite au cœur d’un climat morbide, digne d’un film d’épouvante. Mathis y double guitare et violon. Bien ficelé, "Down past the bottom" libère toute sa puissance, un garage blues dominé par les vocaux, alors que les interventions traitées à la slide sont intransigeantes. Hypnotique, "Big rotator" est propice à la transe, une compo hantée par le géant Howlin' Wolf. Quoique difficile, sombre et sans concession, cette œuvre est vraiment remarquable… 

oG

Water Birds

Écrit par

oG est un multi-instrumentiste belge qui s’est inspiré des illustrations de la dessinatrice britannique Una Woodruff (NDR : elle avait également puisé son inspiration dans le bouquin ‘Inventorum natura’, une œuvre décrivant des animaux fantasmagoriques et des plantes fabuleuses, que recelait, un livre disparu de Pline l’Ancien, l’ancêtre romain des scientifiques), pour concocter ce « Water birds ». Après avoir écouté cet elpee, on n’est pas étonné d’apprendre qu’oG a bossé en compagnie de l’ex-Soft Machine et leader de Gong, feu Daevid Allen. Parce qu’expérimentale, l’expression sonore baigne au sein d’une forme de psyché-folk-prog-rock-électro-ambient propice à l’évasion de la conscience. Tour à tour atmosphérique, électrique ou cosmique, dans l’esprit du Floyd circa « A saucerful of secrets », elle est essentiellement instrumentale. Bref, hormis l’énigmatique voire angoissant « The blemmyae », qui pourrait servir de B.O. à un thriller, et « The mermecolion » au groove inattendu, en général, on voyage dans la stratosphère. Et le titre maître, qui clôt cet LP, symbolise parfaitement ce périple éthéré, traversé de vocaux angéliques, alors qu’une guitare jouée en picking vient se poser délicatement sur les sonorités aquatiques…

John Primer & Bob Corritore

The gypsy woman told me

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L'un est noir, chante et joue de la guitare, l'autre blanc, souffle dans son harmonica. Deux artistes reconnus dans l’univers du blues. Le premier, John Primer, accuse 75 ans. Il vit depuis plus de 40 ans à Chicago. Son haut fait d'armes ? Avoir été membre du Muddy Waters Band durant les trois dernières années de vie du bluesman légendaire. Mais il a également et longtemps accompagné une autre grande figure du blues, Magic Slim, au sein de Teardrops.

Bob Corritore est âgé de 63 ans. Il est propriétaire du Rhythm Room, un club notoire de Phoenix, en Arizona. Au cours des dernières années, il a publié toute une série d’albums, le plus souvent, sous le patronyme, Bob Corritore & Friends. Il avait déjà gravé deux long playings avec John Primer, deux disques parus chez Delta Groove, "Knockin' around these blues", en 2013, et "Ain't nothing you can do!", en 2017.

"The gypsy woman told me" est découpé en douze plages. En studio, le tandem a reçu le concours d'amis, tous excellents musiciens. Essentiellement constituées de reprises signées par de célèbres bluesmen, les sessions se sont déroulées dans une ambiance propice aux jams.

Dynamique, le "Keep A-driving" de Chuck Willis (NDR : un artiste trop tôt disparu à l'âge de 30 ans) ouvre l’elpee. "The gypsy woman told me" est issu de la plume de Muddy Waters. La reprise, qui met en exergue le piano de Bob Welsh, la slide de John et bien sûr l'harmo, est impeccable et nous entraîne au cœur du Chicago southside. L’adaptation acoustique du "Gambling blues" de Lil' Son Jackson (NDR : un Texan !) est chargée de feeling. Signé Sandy Jones (NDR : c’est lui qui avait composé "Laudromat Blues" pour Albert King, en 1966), il constitue un des sommets de cet LP. Les interventions à l’harmo de Bob sont bouleversantes tout au long du "I got the same old blues" de JJ Cale, une plage qui bénéficie de la participation Jimi ‘Primetime’ Smith (NDR : un pote issu de Chicago) aux cordes. Bob Corritore ressuscite le fantôme de Sonny Boy Williamson 2 sur son "My imagination". Le "Left me with a broken heart" de Jimmy Rodgers nous replonge dans cette superbe ambiance du Chicago de la grande époque. Billy Flynn y brille aux cordes. Tout comme lors de la finale, une reprise du "Ain't gonna be no cuttin' loose" de James Cotton, au cours de laquelle il épaule Bob…

TAU

And the Drones of Praise

Écrit par

C’est en rentrant du Mexique que Sean Mulrooney (musicien irlandais, installé aujourd’hui à Berlin) décide de lancer son projet TAU, en référence au ‘père soleil’, dans les civilisations préhispaniques. Depuis le troubadour s’est converti à un psyché/folk aux relents acides.

Inspiré par les sonorités world, « And the Drones of Praise » constitue le deuxième album de la formation. Lors des sessions, l’Irlandais-berlinois a reçu le concours de quelques invités, dont Idris Ackamoor (multi-instrumentiste au sein de la formation jazz The Pyramids), Earl Harvin (percussionniste qui a notamment bossé pour Tindersticks), Knox Chandler (dernier guitariste de Siouxsie and the Banshees) ou encore Lalitha et Nandini (alias LN Sisters), responsables d’une forme de musique classique indienne. L’opus recèle huit plages richement instrumentées, que ce soit sous une forme acoustique ou l’électrique (flûte, banjo, claviers, bouzouki, violon, vielle à roue, piano ou percussions diverses). TAU développe des danses chamaniques construites sur des riffs hypnotiques. Et nous entraîne même un peu plus loin, du côté de l’Orient, tout au long d’« Erasitexnis ».

Paisible ballade spirituelle, « And the Drones of Praise » est idéal pour transcender tout trip psychédélique…

Ibibio Sound Machine

Doko Mien

Écrit par

Depuis 2013, Ibibio parvient à fusionner judicieusement électro et afro-punk. Cette joyeuse bande londonienne réunit la charismatique chanteuse Eno Williams (NDR : pratiquée au Nigéria, l’Ibibio est la langue maternelle de sa mère), le guitariste Alfred Kari Banneman, le percussionniste Anselmo Netto, le batteur Jose Joyette, le bassiste John McKenzie, le tromboniste Tony Hayden, le trompettiste Scott Baylis ainsi que le saxophoniste Max Grunhard. Une belle brochette de musicos qui participe à la confection d’un cocktail sonore au sein duquel se rencontrent sonorités africaines et électroniques, mais aussi disco, post-punk et funk. Et le troisième opus d’Ibibio, « Doko Mien », ne déroge pas à la règle, libérant tour à tour un groove imparable (« I Need You to be Sweet Like Sugar »), un funk futuriste (« Tell Me »), de l’afro-beat (« Guess We Found a Way ») lorsqu’il ne s’évade pas dans des ambiances plus jazzyfiantes. C’est une certitude, ce genre de ‘vibes’ devrait vous aider à vaincre le Covid-19 ! Du moins mentalement…

Tyler Morris

Living in the shadows

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Agé de 21 printemps Tyler Morris est chanteur et guitariste. Issu de Boston, il vient de publier son quatrième elpee solo. Ses deux premiers, il les avait gravés en 2015 et 2016, alors qu’il n’avait que 16 ans. Bien que fidèle au blues, il reconnaît volontiers son admiration pour un hard rocker comme Eddie Van Halen. Son troisième opus, "Next in line", était paru en 2017, chez Vizztone, une œuvre pour laquelle il avait reçu la collaboration du célèbre Joe Louis Walker. Les sessions de ce nouvel LP se sont déroulées à Nederland, au Texas. Lors des sessions, il a bénéficié du concours de sa section rythmique ainsi que de Lewis Stephens, le claviériste de Zito, qui se charge également de la mise en forme. Mais également d’autres musicos notoires, qui cependant enregistré depuis leur domicile. Le long playing nous réserve ainsi onze excellentes plages, dont quatre reprises.

Le surprenant "Movin' on" de Gary Moore (NDR : il figurait sur de l'album "Still got the blues") ouvre la plaque. Le tempo est nerveux. La guitare se révèle aussi présente qu’efficace. Mais la voix est loin d’être transcendante. Don Nix signe "Everybody wants to go to heaven". La nouvelle version est plus roots. L’envol à la gratte bien gras dispensé par la Gibson Les Paul demeure cependant sur la réserve. Tyler s’autorise une cover bien sentie du hit intemporel de Tony Joe White, "Polk salad Annie". Le Newyorkais Joe Louis Walker se consacre au micro, alors que Morris s’applique à la slide. Morris ne s’est pas converti au blues à l'écoute des mythiques musicos de couleur noire, mais –et il n’est pas le seul– suite à la British Invasion. Le titre maître nous replonge 40 ans en arrière. A l’époque du Free. A cause de son riff de guitare bien spécifique. Dans le même esprit, "Taken from me" nous réserve une excellente partie de gratte. "Nine to five" lorgne vers Bad Company. "Better than you" est issu de la plume de Mike Zito. Ce dernier se consacre aux cordes rythmiques et Stephens au piano roadhouse, tout au long de ce rock'n'roll que chante brillamment Amanda Fish, la citoyenne de St Louis. Une trame rythmique qui se révèle élémentaire sur "Young man's blues", une piste caractérisée par des échanges de cordes entre le jeune Tyler et l'un des seigneurs du blues, Ronnie Earl. Slow blues mélodique, "Temptation" se distingue par ses superbes envols dignes de Gary Moore...

Charles in the kitchen

The fith mechanism (Ep)

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Charles in the Kitchen s’est formé en 2011. A Neuchâtel, en Suisse. Un quintet qui, à l’origine, se contente de reprendre des classiques du rock. Puis, progressivement, il commence à composer son propre répertoire, dans un style qu’on pourrait alors qualifier de grunge-punk-rock.

Son dernier Ep, « The Fith Mechanism », en revient cependant à rock plus classique qui met en exergue les sonorités de gratte. Ainsi, les refrains de « Slip to the Night » et « I Wanna Know » se distinguent par leurs tonalités stoner. « The Boy & the Girl » émarge carrément au punk. Et le disque de s’achever par le survitaminé « You never talk », un morceau de plus de 6’30 qui ne lésine pas sur les solos de guitare.

Quoique bien maîtrisées, les compos souffrent quand même d’une carence en originalité. Si bien que finalement, on ne peut pas dire qu’il soit parvenu à susciter l’intérêt de votre serviteur…