Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Lorsque l’ombre de Philippe Katerine plane…

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Le « Louxor J'adore » de Philippe Katerine a été adapté en version rock par Romain Ughetto en featuring avec Mrs Yéyé.

Ce morceau figure sur le double album « Génération 2000 », sorti en février dernier. Et le clip rassemble plus de 200 internautes qui ont participé au projet, depuis leur domicile, dans un esprit aussi confiné que déjanté !

A découvrir ici

Odezenne se la joue Hardcore au bord de nos fenêtres…

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Précurseur de la pop urbaine, Odezenne dévoile son nouveau single "Hardcore". ‘Bon dieu ça fait du bruit le silence, mon dieu ça prend de la place l’absence’ : c’est la nouvelle formule magique du groupe.

Un clip original accompagne cette sortie. La formation a demandé à ses fans de lui communiquer à quoi ressemblait la vie à travers leur fenêtre ; et c’est finalement plus de 5000 rushs qui ont été collectés ce dernier mois pour composer la matière première de ce projet.

La réalisation a été confié à Romain Winkler.

La vidéo est disponible ici 

Un artiste décidemment bien prolifique !

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En publiant l’Ep « Maison, Roméo », Elvis a décidé de revenir à un format qu’il avait apprivoisé au début de sa carrière avec « Bruxelles c’est devenu la jungle » (2013), « Famille nombreuse » (2014) et « Morale » (2016).

Ce retour aux sources ne se focalise pas seulement sur le concept. Les titres, eux aussi, par leur identité, s’associent au style originel de Roméo Elvis, mais démontrent l’expérience de l’artiste qui a pris de la bouteille grâce à son premier album solo « Chocolat », paru en avril 2019 et décrété disque de platine en France et en Belgique.

L’EP a été travaillé en comité restreint : composé par des producteurs devenus des familiers de l’artiste (Todiefor, VYNK, Le Motel, Phasm et le collectif La Miellerie), réalisé par OEL Record et un artwork signé par l’artiste Nairone Defives.

En 4 titres à consonance rap, Roméo expose sa personnalité, ses états d’âmes et fait avant tout preuve de franchise. Un interlude vient tout naturellement contextualiser l’ensemble.

Enregistré juste avant et finalisé pendant le confinement de la population, le projet témoigne d’une volonté de marquer et d’explorer un univers différent.

En attendant, « Gonzo » est disponible ici 

L’anatomie de la lumière selon AaRON…

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‘Tout commence par une étincelle’ annonce AaRON sur sa page Facebook lorsque le groupe dévoile le titre et la pochette de son nouvel album, "Anatomy of Light", ainsi que la date de sortie, le 5 juin prochain.

Parmi les (nombreuses) certitudes qui concernent AaRON, on n’en gardera qu’une : la complicité entre Simon Buret et Olivier Coursier. Elle est telle que ce groupe reste unique. Fort d’un engouement national et d’une reconnaissance internationale amplement mérités, le tandem prend le parti de se réinventer sur chaque album et de tout donner à chaque concert.

AaRON a gravé trois albums, « Artificial Animals Riding On Neverland » (2007), « Birds in the Storm » (2010), « We Cut the Night » (2015), qui se sont vendus à un demi-million d’exemplaires.

Pour découvrir la vidéo d’« Odyssée », c’est ici

 

Comme quoi, il y a une vie après « Eté 67 »

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L'auteur-compositeur et producteur belge Nicolas Michaux vient de dévoiler « Harvesters », le premier extrait de son album « Amour Colère » à paraître le 25 septembre prochain !

La musique est quelque chose qui passe, pas quelque chose que l’on fait

C’est avec ces mots que l’artiste décrit son processus créatif libre et instinctif. Pour cet elpee, Nicolas Michaux s’est servi tour à tour de la langue française ou anglaise, et s’est aussi bien inspiré de la grande époque de la chanson française, de songwriters américains et du rock british des sixties…

Nicolas Michaux est aussi un touche-à-tout, puisqu’il a lui-même réalisé ce clip avec l’aide d’Alessandro Bertoncini. La vidéo se déroule sur l’île de Samsø au Danemark, où l’artiste vit désormais entouré de sa famille. 

Pour découvrir « Harvesters », c’est ici

Galim et ses bulles …

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Galim est auteure et compositrice de chanson française à texte... et à tripes !

Sur scène elle ne s'économise pas, elle incarne ses chansons avec une voix qu'elle pousse parfois jusqu'à la fêlure.

Instinctive et authentique, elle donne tout : sa sensibilité à ‘fleur de nerfs’, sa rage, ses sourires qui ‘rassurent le cœur’, sa poésie.

Dans ce nouveau 4 titres, on retrouve le thème favori de Galim : l’Humain et ses particularités.

Elle évoque les différences invisibles notamment en dépeignant le tableau de « La femme à bulles » et des personnes « Zappar » (avec Z comme zèbre) ; la réaction de l’Homme face à ses angoisses et à ses peurs dans « Faire face ou fuir » ; ou encore la perte de repères dans « Saigner des rêves », titre dans lequel Galim propose une nouvelle variation dans l’interprétation avec un flow chanté/slamé.

« La femme à bulles » a été enregistré en compagnie de ses deux compagnons de scène : Jean-Baptiste Kalifa (guitariste/choriste) qui apporte un accent rock manouche puissant et Loïc Audureau (accordéoniste / bassiste / choriste) qui teinte les morceaux d'un jazz musette subtil et entraînant.

Un extrait ici afin de vous familiariser avec cette artiste 

Il vaut mieux en rire qu’en pleurer !

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Le dernier single de Karin Clercq a été réalisé grâce à la participation d'une centaine d'internautes, une jolie manière de rester positif.

En ce printemps quelque peu particulier, Karin Clercq nous revient avec une chanson pop-rock grinçante mais ensoleillée, écrite à partir des réponses d’internautes à la question : ‘Quelles sont les phrases assassines qui ont marqué votre enfance ?’

Poursuivant sa démarche participative, la chanteuse a conçu un clip à partir des photos d’enfants qui ont récemment déferlé sur les réseaux sociaux et de parties de visages reçues des internautes à sa demande.

Un clip participatif qui mêle les regards des uns aux émotions des autres. Cette chanson raconte les blessures causées par ces petites phrases assassines qui restent gravées dans nos têtes et nous invite à les relativiser… Il vaut mieux en rire, non ?

A découvrir ici 

Une reprise de Michel Berger/Véronique Sanson époustouflante !

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Sarah Espour vit à Bruxelles et développe un projet de électro/pop dans lequel elle compose et chante.

Elle s’est notamment produite en première partie de Brendan Perry (Dead Can Dance) au Reflektor à Liège et de KAZU (Blonde Redhead) au Botanique à Bruxelles.

Elle a préparé une vidéo d'une reprise de Michel Berger/Véronique Sanson durant le confinement.

Pour découvrir cette reprise, c’est ici

22 artistes et un seul objectif !

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A l'heure H, c'est un collectif de 22 artistes qui vous donne rendez-vous sur la compile « Around the Bloc », afin que nous puissions ensemble, aider les soignants à lutter et à gagner contre le COVID - 19 !

Dans le contexte actuel on est beaucoup à se demander ‘Que puis-je faire pour aider, comment puis-je être utile ?’

Certains savent coudre, et donc fabriquent des masques, d’autres savent cuisiner, et donc préparent des repas, d’autres ont une voiture, et donc font des courses pour des personnes âgées, d’autres ont des compétences et les mettent à disposition des autres et font des choses merveilleuses ensemble. Pour être Utiles !

Sous l’impulsion de ‘Agir contre la maladie’ 22 artistes ou groupes de la scène nantaise ont marqué leur accord pour figurer sur ce disque ; en l’occurrence Philippe Katerine, Elmer Food Beat, Ultra Vomit, Ko Ko Mo, Cachemire, Dominique A, Manu, Gaume, Epsylon, Parpaing Papier, El Royce, Die Morg, Dead Caporals, Mad Foxes, Fenris, Graceful, After the Sun, Kong, Sea of minds, Solar district, Nothing but echoes et Enlightened.

DU BAUME ROCKEUR. Seul, on est peu de choses… C’est pour cette raison que L’association AGIR CONTRE LA MALADIE, reconnue pour ses valeurs humaines, a décidé de contacter des artistes issus de la scène nantaise et de leur demander de s’associer à elle pour créer une compilation sous l’appellation « Around The Bloc ».

L’objectif est de récolter des fonds, qui seront utilisés pour le personnel soignant du CHU de Nantes.

« Around The Bloc », ce sont 22 artistes et groupes, certains connus nationalement et internationalement, bien décidés à unir leurs forces et leurs talents, bénévolement, afin d’aider nos soignants et de participer à un beau projet fraternel.

Tous les bénéfices de la compilation iront au CHU de Nantes.

Un teaser a été réalisé pour la circonstance et il est disponible ici  

Et la compile est téléchargeable

Sister Lucille Band

Alive

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Le Sister Lucille Band est un quartet issu de Springfield, dans le Missouri. A la tête du combo, on retrouve un couple, la chanteuse Kimberly Dill et le guitariste Jamie Holdren. Et le line up est complété par le batteur Kevin Lyons ainsi que le bassiste Eric Guinn. Les sessions d'enregistrement de l’album "Alive" se sont déroulées au sein du studio Ardent, à Memphis. Jamie signe et parfois cosigne, alors en compagnie de Kimberley, la majorité du répertoire. Bien que considérée comme blues roots, la musique de Sister Lucille se nourrit également de funk et de soul…

"Won’t give it" ouvre la plaque, un r&b bien balancé soutenu par une ligne de cuivres. Kimberly possède une bonne voix et Jamie se révèle un gratteur versatile. Le titre maître est balisé par un piano électrique, une ballade au cours de laquelle Miss Dill est épaulée par Reba Russell aux chœurs (NDR : cette vocaliste notoire est issue de Memphis). Traitée à la slide et bien amplifiée, la guitare de Jamie nous immerge dans le delta tout proche, au son du blues rock. Et lorsqu’elle devient gouailleuse, cette slide emporte tout sur son passage. Une rythmique exotique baigne "Devil's eyes". Dominée par les cordes et la trompette de Jared Dover, cette plage ne manque pas de charme. Retour au funky r&b pour "Wanna love you", une piste dont les sonorités de gratte sont triturées par les pédales de distorsion. Et la cover de "99 pounds", un hit décroché par Ann Pebbles, il y a près de 50 ans, est de la même veine. Les musicos ne tiennent plus en place, que ce soit Peter Climie au saxophone, le préposé à l’orgue et Holdren aux cordes. Blues lent, "Respect your woman" est illuminé par l'harmonica du musicien local Eric Hughes et Jamie… aux cordes. Kimberly et Muleman Massey (NDR : cet artiste est issu du pays des collines du Mississippi) se partagent les vocaux tout au long de "Think about you", une bien jolie chanson soul. Etta James a composé "W.O.M .A .N", en 1960, un pur Chicago blues. Cette nouvelle version donne une ultime occasion aux musiciens de sortir de leur réserve, que ce soit le préposé au sax baryton, celui au piano électrique et bien sûr Jamie, dont la gratte est littéralement enflammée. Cet opus s’achève par l’élégant "Lost", un titre que chante à l’unisson, Jamie et Kimberly…

Dan Tuffy

Letters of gold

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Australien, Dan Tuffy a entamé sa carrière, en 1984, comme chanteur et bassiste du groupe tasmanien, Wild Pumpkins at Midnight. La formation s’établit ensuite à Melbourne, émigre à Londres, pour finalement s’établir aux Pays-Bas. Il y vit, en compagnie de sa famille, depuis. Début du nouveau millénaire, Tuffy fonde Big Low, un band de folk blues. Enfin, en 2017, il grave son premier LP solo, "Letters from Dan".

"Letters of gold » constitue donc son second opus, un disque dont les 8 plages sont partagées en deux facettes : une lumineuse (‘Bright side’) et une autre ombrageuse (‘Shady side’). Mais franchement, on ne détecte guère de différence entre ces deux volets, toutes les compos sculptées dans la musique roots, baignant au sein d’une atmosphère chargée de spleen... 

Si Dan se consacre à la gratte et au micro, il est soutenu par un backing group impliquant Michael Turner (claviers, percus), Matt Walker (guitares, banjo) et Lucie Thorne (six cordes électrique).

Grave, la voix de Tuffy s’impose dès "Can't contain my feeling", une compo minimaliste. Les interventions de la section rythmique sont parcimonieuses alors que chargées de reverb, les sonorités de la gratte vous flanquent des frissons partout. Folk, "Honey flow" baigne au sein d’un climat hypnotique. Les parties instrumentales, et tout particulièrement les cordes acoustiques, se distinguent par leur subtilité. Le piano électrique et les sonorités synthétiques entre en osmose pour provoquer cette transe. Jolie chanson intimiste, "Eternity" nous plonge au cœur d’une situation familiale particulière. Un peu plus rythmé, mais toujours bien cool, "Sandy track" se distingue par sa mélodie accrocheuse. Le spectre de JJ Cale plane. Claviers et cordes se conjuguent en harmonie et leurs envols s’opèrent en toute discrétion. La sonorité crépusculaire de l’harmonica prélude "No sleep until the work is done", un blues au cours duquel Tuffy exprime son mal-être. Amplifiées, ténébreuses voire morbides, les cordes électriques succèdent aux acoustiques. Sombre, cette œuvre s’achève par "Big man". Cordes, claviers et percus insufflent un sentiment de douceur, alors que le timbre de Dan communique à la compo, une infinie tristesse… 

Eamonn McCormack

Storyteller

Écrit par

Originaire de Dublin, Eamonn McCormack est loin d’être un néophyte. Âgé de 57 ans, ce vétéran à entamé sa carrière à la fin des 70’s. Chanteur, compositeur et guitariste, il a tourné en Europe, au cours des 90’s, sous le sobriquet de Samuel Eddy. Il reprend sa véritable identité en 2008, et publie alors l'album "Kindred spirits", puis "Heal my faith" en 2012, sur son label True Talent. En 2017, il avait gravé un double CD baptisé "Like there's no tomorrow". Depuis deux ans, il est soutenu par une section rythmique, constituée du bassiste Edgar Karg et du drummer Max Jung-Poppe.

Les sessions d’enregistrement de ce "Storyteller" se sont déroulées en Allemagne. McCormack signe les onze plages. Le thème de la grande famine ("The great famine") qui a frappé Dublin, en 1845, causant un million de victimes, ne prête pas à sourire. Les cloches sonnent à la volée. Une ouverture qui reflète cette tragédie. L’intensité monte progressivement. La voix d’abord, puis les cordes, jusqu'alors contenues, ensuite. Blues/rock plutôt classique, "Gypsy women" est imprimé sur un mid tempo. La voix est autoritaire. Les envols de cordes se succèdent judicieusement. Rythmé, "Tie one on" est découpé dans des riffs arides, que n’auraient pas reniés Thin Lizzy, dans le passé. Eamonn sort son bottleneck pour s'évader en slide. Un traitement reconduit tout au long de "Cowboy blues", un rock'n'roll bien enlevé. "Every note that I play" est une superbe ballade lente. Réverbérées, les cordes de gratte mettent bien en exergue la voix d’Eamonn. Une voix de nouveau très proche de celle de Phil Lynott à l’époque où Eric Bell se chargeait des cordes (NDR : pensez à "Whiskey in the jar") et Arne Wiegand (NDR : il est devenu depuis producteur) des claviers, chez Thin Lizzy. Pour McCormack, Rory Gallagher est une autre référence. C’est une évidence. Et on s’en rend compte, à l’écoute de "With no way out".  Shuffle torride, exécuté à la texane, "Cold cold heart" est hanté par le regretté Stevie Ray Vaughan. Boogie frénétique, "South Dakota bound" est balisé par le piano roadhouse de Wiegand. Le long playing s’achève en boulet de canon par "Make my move", une plage réminiscente à la fois de Gallagher et Thin Lizzy…

Louise Cappi

Melange

Écrit par

Louise Cappi est issue de la Louisiane, et plus précisément de la Nouvelle Orléans. Originaire de New York, son père, Al Cappi, était un guitariste de jazz. Elle a forgé sa notoriété comme chanteuse, dans les univers du blues, du jazz et de la soul, mais son "Mélange" porte bien son titre, puisque cet elpee reflète bien toute la variété des styles qui alimentent la grande cité musicale : swing, funk, rock, rythmes afro-cubains, bossa nova et ballades. Sans oublier, ceux qui ont établi la réputation de l’artiste. L’opus recèle quatre compos personnelles et cinq reprises. Lors des sessions, elle a reçu la collaboration de musiciens locaux.

Le piano de Jenna McSwain ouvre "Talk to me", un morceau imprimé par le rythme exotique de la basse et des percussions. Louise possède une fort jolie voix. Qui devient passionnée tout au long du "Guilty" de Randy Newman. Superbe, ce blues se nourrit des cordes vivifiantes d'Alex Krahe et de l'orgue de Paul Longstreth. Le piano électrique injecte une profonde coloration jazz à "Feel like making love", une ballade soul empruntée à Roberta Flack. Empreinte de douceur, "Bella Nola" lance un cri du cœur pour sa cité (Nola = New Orleans Louisiana). Alors que la trompette murmure, sa voix déborde d’émotion et à nouveau de passion. "Chain of fools" (Don Covay) et "Unchain my heart" (succès de Ray Charles) sont réunis en un medley r&b et bien dansant. Sa voix est chargée de tendresse lorsqu’elle attaque "It is what it is", avant que le morceau nous entraîne au cœur d’une bossa nova d'enfer, puis d’en revenir à cette impression de douceur. Le "Summertime" de George Gershwin évolue sur un tempo assez tonique, tout en libérant un max de jazz et de swing, une compo illuminée par les interventions de Paul au piano et la voix passionnée de Louise. De toute bonne facture, cet elpee s’achève par une version dépouillée du "Song for you" de Leon Russell…  

Popa Chubby

It's a mighty hard road

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Ce poids lourd du blues a fêté ses soixante ans ce 31 mars 1960. De son vrai nom Ted Horowitz, Popa Chubby est originaire du Bronx et il est toujours resté fidèle à la Grosse Pomme. Il célèbre ses trente années de carrière et c'est à cette occasion qu'il publie "It's a mighty hard road", une œuvre sous-titrée "More than 30 years of blues rock and soul", un opus très personnel au cours duquel il se réserve les vocaux et la guitare. Mais également, la basse, la batterie et les percussions. Enfin, en général. Il a quand même reçu le concours de Dave Keyes, aux claviers.

Celui qui se définit comme mi-humain, mi-animal, et accuse 130 livres de muscles, signe treize des quinze plages. Particulièrement homogènes, les quatre première pistes ont été immortalisées au G. Bluey's Juke Joint de New York City, alors qu’il se produisait au sein d’un quartet. Bien rythmé, "The flavor is in the fat" (Trad : La saveur est dans la graisse) campe un blues humoristique et se distingue par un envol majestueux des cordes. Talonnée par le piano de Keyes, la voix du Popa se révèle particulièrement autoritaire tout au long du titre maître. Tranchants, ses accords de gratte lorgnent vers Albert Collins. A l’instar de "Buyer beware". Il brille à la slide sur "It ain't nothin'". "Let love free the day" change radicalement de style. Alors que les sonorités du synthé semblent empruntées à Barry White, les cordes évoquent plutôt les Allman Brothers. "If you're looking after trouble" adopte la formule du power trio sans concession, mais dans l’esprit d’un Walter Trout. Popa Chubby est également capable de varier son répertoire. Ainsi, l’instrumental "Cordito" concède des influences latines. "More time making love" se distingue par sa mélodie quasi-pop, un blues rock caractérisé par sa guitare tout en feeling. Une sensibilité qu’on retrouve dans ses cordes, tout au long de "Lost again", un blues lent qui se nourrit de jazz et de swing…

Excellente Attitude

A votre convenance

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Si vous souhaitez prendre un bon bol d’air frais tout en restant confiné. Si vous souhaitez prendre un bon coup de jus, histoire de vous changer les idées, alors ce nouvel album d’Excellente Attitude est pour vous. Il y a maintenant plusieurs années que les deux Mouscronnois exilés à Bruxelles propagent leur bonne humeur en écumant les scènes belges. « A votre convenance » fait suite à « Bienséance, étiquette et galanterie », paru en 2017. Le nouvel opus reprend les choses là où le duo les avaient laissées. Toujours très poliment, les deux hu(r)luberlus vous assènent leurs brûlots à la figure. En extrapolant, on pourrait décrire le style comme issu d’un croisement entre Gâtechien, Mr.Bungle et la musique traditionnelle bouddhiste. Le tandem prend un malin plaisir à briser tout ce qui peut, de près ou de loin, ressembler à une structure. Ainsi, le temps d’un morceau, le climat oscille du calme à la tempête. Tout en agrégeant riffs de basse et frappes de drums, les deux poètes viennent déclamer leurs vers.

Avouons-le, se faire retourner les neurones n’aura jamais été réalisé de manière aussi courtoise. Ces messieurs sont des gentlemen. Alors si cet elpee est à savourer « A votre convenance », en cette période de confinement, il tombe à pic…

(The Reverend) Shawn Amos

Blue sky

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Agé de 52 ans, Shawn Amos est issu de New York City. Il est chanteur, compositeur et producteur. En 1997, il bossait pour le label Rhino. Parallèlement, il grave alors, un album solo. Intitulé "Harlem", il paraît en 2001. Son second elpee personnel, "In between", sort l’année suivante. Il décide alors de se consacrer à la production (Dirty Dozen Brass Band, Solomon Burke). En 2005, il publie "Thank you Shir-lee May", un opus qui rend hommage à sa maman, qui s’était suicidée deux années plus tôt. En 2014, opte pour le patronyme The Reverend Shawn Amos et enregistre à une cadence infernale.

Pour concocter "Blue sky", il a reçu le concours de son backing group, The Brotherhood ; en l’occurrence le drummer Bobby Blader, le bassiste Christopher Thomas et le guitariste Doctor Roberts. La prise de son s’est déroulée à Wimberley (NDR : c’est au Texas) au sein des studios Blue Rock, en compagnie de nombreux amis, invités pour la circonstance.

Un solide tempo entraîne la pedal steel pour lancer "Stranger than today", alors que la voix sereine et les interventions tout en douceur de l’harmo entretiennent le contraste. Chargés de reverb, des riffs propulsent "Troubled man", une piste imprimée sur un mid tempo. Shawn et la Texane Ruthie Forster (NDR : une chanteuse de blues et de folk notoire) chantent en duo ce morceau qui baigne au sein d’un climat menaçant. Excellent ! Ballade acoustique, "Her letter" met en exergue la contrebasse de Christopher. Puissant, offensif, "Counting the days" constitue le point d’orgue de l’elpee. Un blues rock qui s’appuie sur un riff redoutable. Epaulée par un chœur féminin, la voix est bien distincte ; et pourtant, les solistes, que ce soit le gratteur ou l’harmoniste, tirent leur épingle du jeu. "Hold back" trempe dans le pur rock'n'roll. Bien que d’excellente facture, il se révèle un peu trop court. Bien enlevé, "The job is never done" est soutenu par l'ensemble vocal féminin Sisterhood. La voix d’Amos brille également dans l’univers du rythme très lent. A l’instar des dépouillés "The pity and the pain" et "Albion blues". Kenya Hathaway (NDR : c’est la fille de l’illustre chanteur de soul, Donny Hathaway) lui donne la réplique, face au piano de Matt Hubbard. Le Révérend réserve, en fin de parcours, un envol à l’harmo au jump blues sémillant, "27 dollars". Cet LP s’achève par "Keep the faith, have some fun". L’ambiance participative du brass band nous entraîne alors à la Nouvelle Orléans…

Fucked Up

Dose Your Dreams

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Il est venu le temps du double album concept pour le très énervé et novateur Fucked Up, un groupe issu de la scène hardcore/punk de Toronto. Cinquième LP, « Dose Your Dreams » succède à « Glass Boys », gravé en 2014. Il est publié chez Merge et recèle 18 titres qui apportent une variété infinie de couleurs à son hardcore. Dans ce style, peu de formations sont d’ailleurs capables d’embrasser autant d’amplitude. Le long playing nous réserve ainsi un zeste de dream-pop (« How To Die Happy »), de la pop, du krautrock et même du disco, au sein d’un univers sonore peuplé d’interventions de saxophone, bien entendu. Lors des sessions, le combo canadien a reçu le concours d’une floppée d’invités, dont Owen Pallett aux arrangements et J. Mascis à la gratte (« Came Down Wrong »). Peut-être tiré en longueur (18 titres pour plus de 80 minutes, quand même !), « Dose Your Dreams » nourrit la belle ambition de devenir le premier opéra hardcore de l’histoire du rock tout en ayant passionné, votre serviteur, du début à la fin… 

Glass Museum

Notre musique est assez cinématographique ; elle dépeint des paysages, des cadres naturels…

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Antoine Flipo (synthés) et Martin Grégoire (batterie) ont fondé Glass Museum en 2016, un duo qui a, quelque part, osé bousculer les codes du jazz. Depuis, le tandem a décroché plusieurs prix, s’est produit à Dour, à l’Ancienne Belgique et même dans le cadre de festivals renommés à l'étranger. En 2018, il a gravé “Deux”, un tout bon premier elpee. Et le second, “Reykjavik” paraîtra ce 24 avril 2020. Un disque dont la musique mêle jazz et musique électronique. Mais pas seulement. L’occasion était donc belle de poser quelques questions à la paire. Un questionnaire soumis par e-mail.

Quelle est l’origine du patronyme Glass Museum ? Et d’où vient le groupe ?

Notre duo batterie-synthé est établi à Bruxelles et notre style oscille entre jazz, électronique et néoclassique. Le nom est issu d’un morceau du groupe Tortoise. Il évoque la fragilité et la puissance du verre, qu’on peut ressentir dans notre musique.

De nombreux événements se sont produits pour vous, depuis 2016 : performances à Dour et à l’Ancienne Belgique outre les récompenses que vous avez remportées. Comment avez-vous vécu ces moments intenses ?

La première année nous a réservé de nombreuses surprises. On venait de lancer le projet et notre deuxième concert s’était déroulé à Dour. Nous étions en 2016. Il s’en est suivi la finale du concours circuit, et des moments mémorables comme ceux vécus l’AB, la sortie de notre premier album, “Deux”, et des concerts accordés en Suisse, en Allemagne et aux Pays-Bas….

Cette période mouvementée vous a-t-elle rendu plus fort, quand on sait que pour de nombreux artistes, elle est souvent considérée comme préjudiciable à l’équilibre d’un groupe ?

On s’est toujours bien entendu, et les rôles ont toujours été bien répartis entre nous deux, tant pour la composition que l’organisation… Nous n’avons pas vécu de tensions majeures au cours des premières années, car je pense qu’on est toujours parvenu à bien communiquer… Maintenant, il faut reconnaître qu’au cours des derniers mois, on a accumulé beaucoup de fatigue et de stress, afin de préparer l’enregistrement du deuxième album, mais c’est finalement une bonne expérience qui s’est révélée gratifiante…

Après avoir écouté votre nouvel opus, « Reykjavik », à plusieurs reprises, il semble que vous ayez réalisé un mariage parfait entre le jazz et la musique électronique, mais dans un large contexte. Qu’en pensez-vous ?

On a attaqué les compos de cet album, directement après la sortie du premier, « Deux » en mai 2018. Ce dernier constituait une synthèse de nos deux premières années de tournée. Pour « Reykjavik » on a voulu davantage se concentrer sur la recherche de sonorités, entre morceaux acoustiques et arrangements électroniques. Contrairement au premier, celui-ci a été composé pour le studio.

Au fait, quelle est la signification exacte de ce titre ?

Lorsque le disque est sorti, nous avons posé une réflexion autour de l’ambiance générale au sein de laquelle baigne la musique. L’Islande, où nous nous sommes produits, en novembre 2019, nous rappelait le climat froid de l’album, les grands espaces, les éléments, et cet univers collait assez bien aux sonorités très aériennes de nos morceaux. C’est pourquoi on l’a intitulé « Reykjavik » …

En laissant libre cours à son imagination, le décor devient rapidement cinématographique. Des images très apaisantes qui conduisent parfois au big bang. Qu’en pensez-vous ?

Notre musique est, en effet, assez cinématographique, elle dépeint également des paysages, des cadres naturels… C’est à cause de son aspect néoclassique, de la structure de base des compos très mélodiques au piano. La batterie est destinée à imprimer un rythme à ces fresques, et les ambiances électroniques/synthé apportent une texture, une couleur en plus.

Parfois on a aussi l’impression de vivre un beau duel entre percussions et piano. Et le résultat est superbe. Qu’en pensez-vous ?

Quand on a commencé le projet, nous rêvions effectivement d’un combat entre le piano et la batterie, parce que l’impro jouissait encore d’une place de choix lors des concerts, et que les compositions étaient issues de jams. Aujourd’hui, on pense davantage à une alliance, face à face, sur scène comme lors des répétitions.

Avez-vous l’impression d’être devenus plus proches, depuis ?  

Entre les concerts, le studio, les répètes, le temps nécessaire à la composition et la fête, on passe quasiment la moitié de notre temps ensemble depuis 4 ans ! Donc oui, en évoluant ensemble pour ce projet, nous nous sommes rapprochés !

Outre le jazz et la musique électronique, votre musique laisse transparaitre subtilement des traces de post rock.

Effectivement ! On apprécie des formations comme Godspeed You! Black Emperor, Slint, Mono, Mogwai, Sigur Ros, Mùm… Je le précisais en début d’interview, le nom du groupe est directement inspiré d’un titre du groupe de post rock, Tortoise ! Il existe aussi un duo de post rock piano-batterie qui s’appelle Nordic Giants.

Et justement, quelles sont vos influences majeures ?

Nos principales influences ont toujours été puisées au sein du catalogue Gondwana Records : Gogo Penguin, Portico Quartet, Mammal Hands… On aime également les artistes du label électro Erased Tapes, et tout particulièrement Nils Frahm, Ólafur Arnalds, Rival Consoles ou des projets plus classiques du label WARP tels que Battles, Boards of Canada ou encore des producteurs comme Floating Points et Four Tet. Mais il y en a aussi d’autres…  

La manière dont vous entraînez le mélomane sur un chemin de traverse à travers des mouvements ondulatoires est de nature à combler l’aventurier que je suis. Cette approche est-elle délibérée ?

On compose parfois des ballades, comme « Colophane » ou des morceaux plus progressifs tel « Abyss », mais on affectionne les structures afin qu’elles puissent surprendre le mélomane et l’emmener sur des terrains inattendus, un peu comme si l’écoute intégrale de l’album ressemblait à un voyage…

De nombreux jeunes s’intéressent aujourd’hui au jazz. A Gand la scène est florissante ; mais il me semble également que Bruxelles n’est pas en reste….

Il se passe effectivement quelque chose dans l’univers du jazz ‘hybride’, en Belgique. En Flandre, ce mouvement a été baptisé la ‘new wave of Belgian jazz’. On y retrouve des groupes qui nous ont inspirés à nos débuts, comme STUFF. ou Black Flower… En région Wallonie-Bruxelles, c’est moins perceptible, mais dernièrement, des excellents bands de jazz y sont nés ; et on pense à Commander Spoon, Echt ! ESINAM ou The Brums !

Près de l’AB, il existe un club de jazz qui est en plein boom. Pourquoi le jazz est-t-il redevenu aussi populaire auprès des jeunes ?

A mon avis, le phénomène vient des Etats-Unis. Des artistes comme Kamasi Washington, Thundercat ou BadBadNotGood sont parvenus à mêler jazz et hip hop, en collaborant avec des Kendrick Lamar, Tyler The Creator ou des producteurs électroniques comme Flying Lotus. Une situation qui a nourri le genre, apporté une influence éclectique importante en Europe sur les nouveaux projets de jazz moderne. On peut aussi citer le label Brownswood, sur lequel on retrouve Kokoroko, Nubya Garcia, Comet is Coming. Une scène londonienne en plein essor et hyper hype pour le moment !

Alors le créneau de Glass Museum, il est jazz ou va-t-il au-delà de cette définition ?

Il est difficile de catégoriser notre musique dans un style… Je crois que le terme ‘jazz’ est un mot générique assez large du terme qui inclut de nombreuses recherches sonores associées à la musique acoustique. Dans notre cas, on a plutôt tendance à dire qu’on est influencés par le jazz, mais nous ne maitrisons pas vraiment les codes du jazz classique.

Lors de certains concerts, le public est souvent beaucoup plus âgé que vous. A moins que ce ne soit une fausse idée, dans le cas de Glass Museum…

Tout dépend des contextes… Les statistiques youtube et spotify attribuent une moyenne d’âge entre 25 et 35 ans à notre public. La réalité aux concerts est un peu différente : dans des salles plus classiques ou festivals un peu spécialisés en jazz, comme c’est majoritairement le cas pour nous, il est vrai qu’on rencontre un public un peu plus âgé que lors des festivals, comme celui de Dour par exemple.

Vu les règles actuelles relatives au confinement, votre planning en matière de concerts est plutôt aléatoire. Comment gérez-vous cette situation ? Quand espérez-vous reprendre votre tournée ?  

Actuellement, nous sommes occupés de reprogrammer un maximum de dates vers septembre/octobre, dans la mesure du possible. D’autres sont malheureusement annulées… La release party au Botanique, est reportée au 7 octobre ! Ce sera un moment important pour nous.

En peu de temps, vous avez réussi à réaliser pas mal de vos projets. Mais y en a-t-il un qui vous tient encore le plus particulièrement à cœur ? En d’autres termes, quelle est votre ambition ultime ?

Notre rêve serait d’être reconnus à l’étranger, de remplir des salles de taille moyennes partout en Europe. Et aussi, pouvoir vivre de la musique car actuellement ce n’est pas le cas !

Avez-vous un message à transmettre à nos lecteurs ?  

Oui, on espère vous voir lors de notre release party qui se déroulera le 7 octobre à Bruxelles ? ! Ce sera l’occasion de fêter la sortie de l’album dans le cadre d’une des rares dates accordées en Belgique…

Photo : Barthélemy Decobecq

Adaptation : B.D.

Tagada Jones à la rage…

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Originaire de Rennes, en bretagne, Tagada Jones est un groupe de punk fondé en 1993. Niko, chanteur et guitariste, est un vieux revanchard qui a toute sa tête bien placée sur les épaules. Le discours de la bande des quatre est engagé. Non seulement, il prône le respect, la liberté ou l’écologie, mais il vilipende également la mondialisation, les manipulations, le capitalisme sauvage, le fanatisme ou encore le sexisme et l’intolérance. Suite à l’attaque du covid 19, tout le monde est confiné. Niko a décidé de sortir une vidéo pour laquelle il a fait participer sa communauté de fans furieux, mais en confinement…

« Nous avons la Rage » constitue le premier clip, extrait du nouvel album de Tagada Jones, « Hors Normes », à paraître à l’automne 2020. Le clip est sorti ce vendredi 17 avril

Il va faire torride dans les chaumières en automne, en espérant une tournée, dans la foulée…

Pour le clip, c’est ici

http://www.tagadajones.com

Deadbeat & Camara

Trinity Thirty

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Alors qu’il débarque à l’aéroport de Rio de Janeiro, Scott Monteith entend la reprise du « Sweet Jane » (NDR : un titre composé par Lou Reed) de Cowboy Junkies, un groupe de country alternative canadien, et se remémore avoir beaucoup écouté et aimé « The Trinity Session ». Hasard du calendrier, l’elpee est paru trente ans plus tôt. Scott Monteith (NDR : mieux connu sous le pseudonyme de Deadbeat, il est considéré comme un pilier de la scène électronique berlinoise, où il s’est exilé) y voit l’opportunité de célébrer cet événement. Après avoir contacté les membres de Cowboy Junkies et recueilli leur approbation, il se lance dans une relecture intégrale de ce classique country/folk. Pour l’accompagner dans l’aventure, il fait appel à Fatima Camara, une musicienne active au sein de cette même scène. Le duo se lance alors dans une réappropriation du long playing « Trinity Thirty ». Pas question de guitare acoustique, accordéon ou autres instruments organiques, puisqu’ils ont été remplacés par des claviers et une boîte à rythmes. A l’instar du morceau original, le climat est glacial et le rythme langoureux. Même que la voix de Fatima Camara est aussi sensuelle que celle de Margo Timmins.

Finalement, Deadbeat & Camara est parvenu, à travers cet LP, à rendre hommage à Cowboy & Junkies. Et pourrait, peut-être, inciter le mélomane à (re)découvrir la mouture originale de « Trinity Thirty ». 

Rott'n Dan & Lightnin' Willy

Rott'n Dan & Lightnin' Willy

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Issu du Canada, d’Edmonton plus précisément, ce duo réunit l’harmoniciste Rott'n Dan Shinnan et le guitariste Lightnin' Willy Ryan. Ils se partagent également les vocaux. Pratiquant une musique uniquement acoustique, ils puisent leur inspiration au sein du blues d'avant-guerre, tout en rendant hommage aux célèbres bluesmen tels que Sonny Terry, Brownie McGhee, Mississippi John Hurt ou encore Blind Willie McTell. Lors des reprises, la paire respecte les compos originelles des musiciens ancestraux, et tout particulièrement lorsque le blues était intimement lié au folk, à la country et au ragtime.

L’opus s’ouvre par le "I'm satisfied" de Mississippi John Hurt (NDR : né en 1892, il a commencé à enregistrer à partir de 1928). "You gonna quit me blues" est issu de la plume de Blind Blake, un spécialiste du ragtime, disparu dès 1937 à moins de 40 ans. Né à Mc Duffie (NDR : c’est en Géorgie, aux States) Blind Willie McTell agrégeait blues du Delta et celui –plus sophistiqué– de la Côte Est. Le tandem nous en réserve une adaptation de "Delia". Root'n Dan rend aussi hommage un patriarche de l’harmo, John Lee Willilamson, mieux connu sous le patronyme de Sonny Boy Willilamson I, une légende assassinée dans une rue de Chicago, en 1948, alors qu’il n’avait que 34 ans. Et le tandem s’attaque au monstre sacré, à travers "My belle" et "Coliseum station blues", deux plages qui trahissent bien leur passion pour l’artiste mythique, tout particulièrement dans l'exercice vocal. Chanté a capella, "Mercedes Benz" est une compo issue de la plume de Janis Joplin. Elle l’avait enregistré 3 jours avant sa mort, en octobre 1970. La nouvelle version rend hommage à Sonny Terry, inoubliable spécialiste du Piedmont blues.