La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Dour festival 2020 : de nouveaux noms (update 28/02/2020)

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King Gizzard & The Lizard Wizard (AUS.), black midi (GBR.), Annabel Lee (BEL.), Black Country, New Road (GBR.), Borokov Borokov (BEL.), Boy Harsher (USA.), Cocaine Piss (BEL.), De Ambassade (NLD.), Dirty Fences (USA.), Iguana Death Cult (NLD.), Last Train (FRA.), Les Juliens (BEL.), Los Bitchos (GBR.), Milk TV (BEL.), Show Me The Body (GBR.), The K. (BEL.) et Warmduscher (GBR.) sont venus s’ajouter à la programmation.

Néo-prêtresse de la scène techno industrielle et tête pensante du collectif "Qui Embrouille Qui", AZF est l’une des 4 curateur.trice.s de la soirée d’ouverture de Dour Festival mercredi 15 juillet. Elle dévoile enfin son line-up !

AZF va tapper fort et annonce les Français.es ascendant vierge, la toute nouvelle collaboration entre Paul Seul, co-fondateur du groupe Casual Gabberz et Mathilde Fernandez à la voix lyrique et ensorcelante. Au programme également, un b2b entre Lux18 et la dernière recrue du collectif “Qui Embrouille Qui” : Nathan Zahef.

Rebekah et Manni Dee, deux artistes anglais.e.s aux sets aux sonorités techno et industrielles et aux influences early-hardcore se partageront également les platines.

Enfin, dernière confirmation sous la houlette d’AZF : Body Sushi (Randomer x VTSS) ou le fruit d’une récente collaboration entre la reine de la hard techno polonaise VTSS et le producteur londonien Randomer. Le duo Body Sushi est une invitation au voyage à bord d’un roller coaster neo-rave !

(d’après communiqué de presse)

http://www.dourfestival.eu

 

Mura Masa

Ce soir, à l’AB, on se serait cru au sein d’un vieux club underground londonien...

Écrit par

Alex Crossan s’est inspiré d’un maître forgeron de sabres japonais, Sengo Muramasa, pour créer son nom de scène, Mura Masa. Une manière de déplorer que le Brexit a déchiré son pays pour renforcer ses frontières. Une chose est sûre, il ne sabrera pas le champagne pour célébrer cet évènement désastreux pour l’Europe et le Royaume-Uni. Il figure, en tout cas, parmi ceux qui estiment que toute tentative d’isolement est vaine, mais n’hésite pas à exprimer l’insatisfaction de la population de ce millénaire…

C’est cette musique de rébellion, hébergée sur des forums et des plateformes, qui a nourri son appétit au cours de sa jeunesse. Agé aujourd’hui de 23 ans, Il est devenu un producteur très prisé depuis qu’il a percé grâce au tube « Love$ick », enregistré en compagnie d’A$AP Rocky. En outre, il a levé bien des barrages pour que son electronic dance music (EDM) entre en symbiose avec la ‘Youth culture’ ; depuis la pop sophistiquée de Charli XCX à BTS, stars de la K-pop. Pour enregistrer son quatrième elpee, « R.Y.C. », il a reçu le concours de toute une volée de rappeurs et de chanteuses ; et pourtant, cet opus évoque surtout les hymnes à guitares qui ont bercé son adolescence à Guernesey

Il a baptisé sa nouvelle tournée, ‘Raw Youth Collage tour ‘, un périple qui transitait, ce 28 février, par l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Initialement prévu au Lotto Arena d’Anvers, ce concert a été transféré à l’Ancienne Belgique. Et il est sold out.

Le supporting act est assuré par la très jolie Martha Da’Ro que l’on avait déjà pu croiser au concert de Mahalia au Botanique. Mieux connue dans l’univers du cinéma, elle a débarqué, un peu par hasard, dans la musique. La jeune Belge aux racines angolaises vient de graver « Cheap Wine & Paris », un Ep 5 titres qui affole la toile.

Tout de noir vêtue, Martha monte sur l’estrade flanquée d’une Djette, comme au Botanique. Si sa musique oscille entre hip hop et soul, tour à tour chaude, enfantine comme celle de Yolandi Visser du band sud-africain Die Antwoord, ou sableuse mais bien maîtrisée, sa voix est plutôt singulière. De son set, on épinglera « Ayuwe » et surtout en final, l’excellent « Fool ». Dommage ces bavardages dans la fosse qui parasitent souvent la prestation des premières parties…

Setlist : « Summer Blues », « Trippin », « Sugarman », « Ayuwe », « STFU », « Fool ».  

Le décor est cosy et recrée un petit salon sur des toiles tendues. De chaque côté du podium, sont plantés un fauteuil en cuir et un lampadaire vintage, de couleur blanche. La même teinte immaculée que le costard de Mura Masa qui entre alors en scène. Il est soutenu par un bassiste, une guitariste et un drummer, installé en arrière-plan, ainsi que deux chanteuses, plutôt sexy, qui se relaient suivant les morceaux.

« Raw youth collage », titre maître du nouvel LP, ouvre le set. Les interventions à la guitare sont frémissantes. La voix de Mura Musa semble décalée, mais elle assure. Tout au long de « I Don't Think I Can Do This Again », trois faisceaux blancs se focalisent sur chaque gratteur. Alex se révèle un brillant multi-instrumentiste, que ce soit aux claviers, aux percus ou à la six cordes. Noyé sous les feux des projecteurs, il s’accroupit, comme s’il était autour d’un feu de camp scout. La setlist reprend la quasi-totalité des titres du dernier long playing, mais également l’une ou l’autre compo plus ancienne, comme « Nuggets » et « 1 Night ». Des tubes qui mettent le feu aux premiers rangs, constitués essentiellement d’ados boutonneuses, même si les versions proposées sont moins dansantes. Mais ce sont « No Hope Generation » et ses accords de gratte punkysants, « Lotus eater », ainsi que la cover de Foals, « Night swimmer », qui vont constituer les points d’orgue du show. Non seulement Flisss, la vocaliste, a le bon goût d’interactiver auprès de la foule, et notamment tout au long de « Deal Wiv It », mais elle affiche ses étonnantes capacités vocales sur « Teenage Headache Dreams ». Trois titres en rappel, dont l’inévitable « Love$ick ». Finalement, ce soir, l’AB ressemblait plutôt à un vieux club underground londonien…

Setlist : « Raw Youth Collage », « I Don't Think I Can Do This Again », « Nuggets », «1 Night », « Complicated », «No Hope Generation », « Vicarious Living Anthem », «  Doorman (cover Slowthai) », «Deal Wiv It », «In My Mind », « Lotus Eater », «Hell », « Night Swimmers » (cover Foals), « Today », « Live Like We're Dancing », « What If I Go? », « Teenage Headache Dreams ».

Rappel : « Blu », « Love$ick », « Firefly ».

(Organisation : Live Nation et l’Ancienne Belgique)

Sam Fender

En route vers la gloire ?

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Trois mois plus tôt, Sam Fender avait réussi à mettre la salle de la Madeleine dans sa poche. Ce soir, il se produit à l’Ancienne Belgique, dans le cadre de l’opération Liveurope, la première initiative pan-européenne destinée à soutenir les salles de concerts en matière de promotion d’artistes émergents. Et le concert est sold out. Le premier elpee de cet auteur-compositeur-interprète et musicien britannique, « Hypersonic Missiles », est sorti en septembre de l’année dernière. Et c’est un signe qui ne trompe pas, il ouvert les shows de Bob Dylan et Neil Young, récemment, à Hyde Park…

Pour la tournée européenne, The Pale White assure le supporting act, un power trio basse/guitare/batterie, originaire de Newcastle. Vous avez plus que probablement déjà entendu « That Dress », un titre qui cartonne sur la toile. Mais le tour de force de ce groupe, c’est d’avoir gravé un premier Ep 4 titres, intitulé « The Pale White », sans inclure cette bombe sonore, rappelant parfois Royal Blood voire Wolfmother.

Le trio implique les frères Hope, Adam et Jack, respectivement chanteur/guitariste et drummer. Le line up est complété par le bassiste Tom Booth. Le set s’ouvre par « That Dress ». Les interventions à la gratte sont nerveuses et redoutables. La section rythmique est efficace. Speedé et légèrement r&b, « Wisdom Tooth » permet au drumming de prendre son envol. Malheureusement, la foule, bien qu’attentive, est apathique. Le préposé aux fûts en est conscient et lui demande de réagir et au moins de frapper dans les mains. Il faudra cependant attendre le nouveau single « Polaroid », pour que l’ambiance commence réellement à décoller. Faut dire que ce morceau a le potentiel pour mettre le souk. The Pale White nous a rappelé que le rock’n’roll a encore de beaux restes…

Setlist : « That Dress » « Wisdom Tooth » « Unnatural » « Polaroid » « Take Your Time » « Swim for Your Life » « Medicine »

Place ensuite à Sam Fender. Agé de 25 printemps, ce beau gosse a tout pour plaire. Souriant, il débarque sur le podium en compagnie d’un backing group réunissant un second gratteur, un bassiste ainsi qu’un claviériste/guitariste et un drummer, perchés chacun sur une estrade. Et puis, il y a surtout sa voix d’ange, sa dextérité sur ses cordes et son charisme. Sans oublier ses textes sociopolitiquement engagés. « Play God » en est certainement la plus belle illustration. Mais si sa voix est superbe, lorsqu’il s’exprime entre les morceaux, on ne comprend pas grand-chose. Il a un accent à couper au couteau. Pire que celui de Sharleen Spiteri, la vocaliste de Texas ! Finalement, une intonation qui prête même à sourire et même à rire…  Depuis le single « Hypersonic Missiles », plage éponyme de son elpee, à « Leave Fast », « Dead Boys » et « That Sound », les morceaux du premier album défilent. Ils seront d’ailleurs pratiquement tous interprétés. Ponctuellement, un saxophoniste apporte son concours. A l’instar de « Hold out », au cours duquel ses interventions communiquent un sentiment de mélancolie à la compo. Le tube « Will We Talk ? » fait grimper la température dans la fosse. Et le concours de trois guitares, à ce moment-là, y est certainement pour quelque chose. A moins que ce ne soit le light show qui inonde alors l’auditoire de ses faisceaux. A cet instant, on se croirait lors d’un show de White Lies. Issu de l’Ep « Dead Boy », « Spice » est plutôt dansant. Particulièrement mélodieuses, les intros des compos évoquent l’univers indie rock de Fender, alors que les accords rythmiques de la ‘sixcordes’ semblent parfois hantés par The Edge de U2.

Lors du rappel, Sam va démontrer qu’il ne possède pas seulement un organe vocal puissant, mais qu’il est capable d’inflexions délicates, notamment sur les titres les plus paisibles, qu’il dispense en acoustique et en solo. Et au cours de cet encore, il va nous réserver une version très personnelle du « Dancing in the Dark » de Bruce Springsteen. Après un tel concert, nul doute que Fender ne se produira plus longtemps au sein de petites salles…(voir aussi notre section photos ici)

Setlist : « Will We Talk? » « Millennial », « Greasy Spoon », «Hold Out », « All Is on My Side », «The Borders », « Dead Boys », «Spice », « Play God », « Hypersonic Missiles ».

Rappel : « White Privilege », « Poundshop Kardashians », « Saturday », « That Sound », « Dancing in the Dark» (cover Bruce Springsteen).

(Organisation Live Nation et Ancienne Belgique)

Mikal Cronin

Seeker

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Musicien attitré du backing band de Ty Segall mais aussi actif dans des projets parallèles tels que Thee Oh Sees ou Wand, le prolifique Mikal Cronin mène une carrière solo loin d’être dénuée d’intérêt. Et son parcours vient d’atteindre une certaine maturité à travers « Seeker », un très réussi 4ème opus qui mêle judicieusement garage-rock et power-pop. Elargissant sa palette, le Californien n’hésite pas, pour la circonstance, à faire appel aux cordes, à l’harmonica (« Guardian Well ») et autre piano de service (« Sold »), conférant même à sa nouvelle œuvre, une certaine dimension symphonique. Entre ballades romantiques, bombinettes garage (« I’ve Got Reason») et même salves très ‘classic rock’, abordées dans l’esprit de Tom Petty (« Show Me »), le climat de « Seeker » varie. Mikal Cronin a récemment souffert d’une dépression suite aux feux de forêt qui ont dévasté la Californie, mais il cherche à guérir ses maux –tout en cajolant nos oreilles– à travers sa musique. Ne cherchez plus l’album indie-rock ‘feelgood’ du moment, « Seeker » est là pour vous.

Hiss Golden Messenger

Terms of Surrender

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Depuis maintenant une bonne dizaine d’années, M.C Taylor poursuit son petit bonhomme de chemin en écrivant des morceaux attachants, dans la droite lignée des légendes du folk américain. Il y a six ans, il décrochait une belle récompense en signant sur l’excellent label Merge (Arcade Fire, Destroyer, Lambchop, ...) Depuis lors, quasiment chaque année, le natif de Durham (NDR : c’est en Caroline du Nord) publie un album. Et “Terms of Surrender” constitue ainsi son sixième sur ce label.

Si l’Américain peine à se forger un nom dans son pays ainsi que sur le Vieux Continent, loin des foules, son talent de songwriter est pourtant établi. Le meilleur témoignage de cette reconnaissance par les pairs est certainement la participation à cet opus de Jenny Lewis et de Aaron Dessner de The National.

Aucune révolution sur cet LP. M.C Taylor agrège tout simplement folk et americana, en respectant les codes. Et tout en maîtrisant son sujet, il nous livre des ballades mélancoliques, sous un format acoustique, en se servant du piano et d’un harmonica, à l’instar de l’excellent titre éponyme. Mais sur la majorité des pistes, les amplis sont branchés et nous réservent des morceaux plus rythmés comme sur “I Need a Teacher” ou encore “My Wing”. L’instrumentation frôle également la perfection, se nourrissant notamment d’une lap steel ou d’un orgue. Enrichi de chœurs, l’ensemble est bien sûr souligné par la voix nasillarde de Taylor.

Outre les légendes du folk qui hantent ce long playing, on croise également des réminiscences puisées chez War on Drugs.

Le message de Hiss Golden Messenger vaut de l’or ; il serait donc dommage de s’en priver.

METZ

Automat

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Il faut écouter METZ dans de bonnes conditions ; car si elles ne sont pas réunies, son noisy/punk plutôt féroce et sous tension peut s’avérer stressant sur la longueur. A contrario si elles le sont, c’est un véritable régal sonique et un défouloir de qualité…

Le trio canadien, actif chez Sub Pop depuis 2012, livre aujourd’hui « Automat » un ‘faux’ 4ème album –toujours aussi nerveux– réunissant une série de faces B (« Pure Auto »), relectures (« Negative Space ») et reprises (« Pig » de Sparklehorse) accumulées depuis ses débuts. Dans la lignée de groupes tels que The Jesus Lizard, Helmet ou Big Black, METZ cogne fort et les guitares agressent les tympans. Pas pour rien qu’ils s’appellent METZ ou ‘mess’ (= le désordre) ! Néanmoins, ces flip sides rageuses ne sont définitivement pas à jeter ni nécessairement destinées aux ‘fans only’ !

Mnemotechnic

Blinkers

Écrit par

Bien que glissant parfaitement sur les rails du noise/punk depuis cinq ans, la musique de Mnemotechnic n’a cessé d’évoluer. Pour ce troisième opus, toujours paru sur le label ‘A tant Rêver du Roi’ (Adolina, La Jungle, It it Anita, Bison Bisou, ...), le trio breton a décidé d’abandonner ses expérimentations math rock pour injecter davantage d’électronique dans son expression sonore.

Le long playing s’ouvre par “Alpinist”, une plage qui évoque The Faint, une formation devenue mythique alors qu’elle n’a jamais réussi à récolter un succès pourtant largement mérité. Rythmes soutenus, ligne de basse cinglante et sonorités de gratte truffée d’effets caractérisent les 8 morceaux de ce « Blinkers », alors que la voix communique leur aspect mélodique. Mais surtout, le combo brestois évite de plonger dans les expérimentations sonores. Pourtant, de manière générale, une certaine tension plane tout au long de cet elpee ainsi qu’une sensation claustrophobique entretenue par les boucles hypnotiques. Seul “Along the Sun” laisse au mélomane le temps de reprendre son souffle.

Bref, ce « Blinkers » constitue certainement l’album le plus abouti de Mnemotechnic. 

OK Choral

OK Choral

Écrit par

Si pour les puristes, O.K. Corral est un affrontement à coup de fusillades qui s'est déroulé en 1881 dans la ville de Tombstone, en Arizona, pour les amateurs de musique, l’histoire est toute autre.

Derrière ce patronyme un tantinet étrange (le groupe a fait le choix d’un seul ‘r’) se cache un trio rémois drivé par le chanteur/auteur Grégory Blanchon, né des cendres d’un projet précédent au sein duquel figuraient deux des futurs membres.

Premier album éponyme d’une série que l’on espère longue, le combo est parvenu en neuf titres à proposer un compris intelligent entre synthé pop froide et instrumentation organique, avec une modernité racée et mélodiquement épatante. Une qualité devenue trop rare.

Les plages d’ouverture « Tout devient flou » et « Le centre du monde », ballades symptomatiques des temps modernes qui traitent de rencontres et après rencontres révèlent, en quelques minutes, toute l’étendue du pouvoir littéraire d’un Blanchon au mieux de sa forme (« Je m’en vais »), qui marche alors carrément sur les traces d’un Miossec.

Mais pas uniquement ! Car au-delà du vocable à proprement parler, la musicalité est au centre des débats, chez OK Choral, tel un prisme à l’ambiance protéiforme qui varie suivant les chansons. Elles martèlent, deviennent vite entêtantes et manifestent une force de conviction digne de Recorders (NDR : un groupe belge mené par Gordon Delacroix) …

Adoptant parfois le grain de voix d’un Cali, le chanteur livre des morceaux où l’amour est au centre des débats ; des compos imprimées sur des beats efficaces voire endiablés, rythmant une musique ambitieuse, sans jamais devenir prétentieuse.

A découvrir. Vraiment !

Anna Ternheim

A space for lost time

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Anna Ternheim impose, depuis ses débuts, une pop mélodique et légère à la fois. Un genre dans lequel elle s’assume et s’épanouit.

Baignant depuis son enfance dans la musique, grâce à la discothèque familiale où elle a puisé ses ressources, elle finit presque par hasard au sommet des ventes en Suède, son pays d’origine, grâce à quelques chansons enregistrées ci et là, presque instinctivement, délaissant définitivement ses études d’architecture.

Un style qui va lui permettre d’atteindre une apogée dans les années 2000, période charnière d’un renouveau où elle opère un tournant à 180 degrés pour se consacrer à des projets nettement plus intimistes.

« A space for lost time » n’échappe pas à la règle, épousant une fois de plus un registre doux et sensuel ; ce qui constitue sa meilleure carte de visite en quelque sorte.

Embrassant un univers proche de Katie Melua, cet opus se laisse objectivement bercer par ses arrangements aériens et cette voix suave qui permettent à l’enveloppe sonore de magnifier sa quintessence poétique.

Pourtant, la lassitude gagne progressivement le mélomane. L’exercice est uniforme durant plus de trente minutes ; un manque de relief qui finit par enliser l’ensemble au sein d’un excès de gnangnan magistral.

Bref, si la promesse était belle, malgré tous les efforts consentis, ni la collaboration avec Bjorn Yttling (le Bjorn de Peter Bjorn & John), ni le nouveau label ne parviennent malheureusement pas à sauver Moïse des eaux.

Pas si noirs que ça…

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Depuis la sortie de son premier album « Look Into The Black Mirror » en septembre 2018, Black Mirrors s'est produit dans 16 pays différents en Europe pour plus de 120 dates.

Le groupe a également remporté le prix ‘Rock & Alternatif’ aux D6bels Music Awards (RTBF). De plus, le groupe a joué dans de nombreux festivals dans toute l'Europe. Parmi ceux-ci, le très estimé festival de showcases ‘Reeperbahn Music Festival’ à Hambourg qui demeure un des moments forts de cette année.

Après cette tournée exceptionnelle, ce n'est pas sans surprise que le très reconnu festival Eurosonic Noorderslag à Groningen lui a envoyé une invitation spéciale. Il est très clair que le groupe établi à Bruxelles et mené par la charismatique et très grande chanteuse Marcella Di Troia, est déjà occupé d'écrire une histoire exceptionnelle qui est presque sans équivalent en Belgique.

Mais ce n'est pas tout ! L'espace d'un instant, Black Mirrors a laissé de côté la distorsion pour transformer quelques-unes de ses chansons plutôt Heavy Rock en véritables ballades intenses et envoûtantes. A présent, l'un des groupes de Rock belge les plus prometteur veut aller plus loin en sortant deux singles acoustiques accompagné de clips vidéo.

Le concept derrière le texte de “Whispering Ghost” est plus profond. Marcella nous raconte la perte d'un ami très cher à son coeur. 

L’excellente dextérité musicale des musicos et l'extraordinaire palette vocale de Marcella prouvent que Black Mirrors n'a aucunement besoin de gros amplis pour vous en mettre plein les oreilles.

Avec ces arrangements acoustiques, le groupe montre une extraordinaire musicalité, mélangé à la remarquable performance vocale de sa chanteuse Marcella.

Ces chansons vont vous donner la chair de poule sans aucun doute. Un peu plus d'un an après sa release party à l'Ancienne Belgique qui était sold out quelques mois à l'avance, Black Mirrors n'en a pas encore fini avec la fructueuse promotion de son premier opus…

"Whispering Ghost” est disponible ici 

Ne passez surtout pas votre chemin !

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Great Mountain Fire marque le coup en gravant « Move on » !

La formation bruxelloise revient avec un titre qui annonce le prochain album Movements prévu pour le 22 mai prochain !

« Move On » vous convie à une course poursuite teintée de claviers eigthies. Tout est ici question de groove et d’émotions. Les guitares sensuelles et ouatées englobent ce trip post-disco où les nappes de synthés se déploient comme des arcs-en-ciel sous un soleil couchant.

Curieux ? Alors, cliquez ici

Comme un voyage onirique et cinématographique …

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Pacific Shore est un duo dont la musique oscille entre trip-hop, funk, ambient et ‘alt californian’. Sa ‘road music” incite à un voyage onirique et cinématographique. En studio comme sur scène, machines, instruments, et samples confèrent au duo un subtil métissage et démontre que la musique électronique peut être organique, chaleureuse et vivante.

Après avoir sorti son dernier Ep, « Wild Times », le tandem propose son album « Two Kingdoms », son plus gros projet jusqu’ici. Sans complexe, ces 17 titres nous naviguent entre grooves pop/funk vaporeux et expérimentations trip hop ambiante. Une œuvre entraînante, émouvante et poétique en quête d’un certain sens de la vie sur Terre.

Comme le Ying et le Yang cet opus est le fruit de la combinaison de deux chapitres interdépendants. On y retrouve la voix de leur fidèle amie et collaboratrice canado-portugaise, Sarah Linhares sur les titres « Overboard », « Knees Wet » et « Borders », entre autres. Mais aussi le très intrigant Majin Blobfish sur « Light & Shade » et l’apparition d’une nouvelle voix de Pacific Shore sur plusieurs titres dont « Two Kingdoms », « Home » et « A Part of Me »...

Familiarisez-vous à ce groupe grâce à un extrait ici

Rien à voir avec Butch Cassidy…

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Originaire du Canada, la magnétique Lou-Adriane Cassidy se fraie peu à peu un chemin pour devenir une référence de la chanson francophone. Si ses passages respectifs aux finales du Festival de la Chanson de Granby et des Francouvertes ont laissé son nom glisser d’une oreille à une autre, elle tisse depuis sa trajectoire avec assurance.

Fille de musiciens, mais aussi choriste auprès d’Hubert Lenoir, la chanteuse ne manque pas d’attirer l’attention. On a pu voir Lou-Adriance assumer pleinement la charge pesante de plusieurs grandes scènes, notamment celles du Festival d’été de Québec, des Francos de Montréal.

À seulement 21 ans, la jeune auteure-compositrice-interprète québécoise offre un premier album inspiré par la pop, le rock et la chanson française. « C’est la fin du monde à tous les jours » qui est à la fois riche et mélancolique parle du quotidien, de la vie, de la mort mais surtout beaucoup d’amour. Plus que jamais habitée par ce qui fait la singularité troublante de sa voix, Lou-Adriane fait la promesse de quelque chose de grand. La promesse de sonder le fond de nos entrailles, sans filtre, aucun…

Un extrait ? Alors, cliquez ici et découvrez « La fin du monde à tous les jours »... 

Lou-Adriane Cassidy se produira le vendredi 13 mars à Bruxelles au Centre culturel de Woluwe-Saint-Pierre. Pour plus d’infos voir ici

Un petit goût d’Islande !

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Si la symbolique le poursuit, c’est parce qu’elle appartient à l’ordre naturel des choses. Avec la régularité d’un métronome, deux ans après « Deux », le premier elpee du groupe sorti en mai 2018, Glass Museum signe « Reykjavík ». Tout au long des huit titres explosifs, le duo bruxellois assoit son identité musicale authentique à la table du jazz contemporain.

En 2019, la scène internationale s'était ouverte à eux : passé par la cale d’un bateau au festival Elbjazz d’Hambourg, une Ancienne Belgique mythique ou encore l’Iceland Airwaves, « Reykjavík » a donc fait le tour du monde dans la tête d’Antoine Flipo et Martin Grégoire avant d’être finalement écrit et sublimé en studio. Le résultat, un disque clair-obscur à la croisée du classique et du jazz, au relief énergique. Symphonique toujours, l'enregistrement assume ici totalement sa couleur électronique.

Cinématographique, électronique et organique, le disque hybride des mélodies crépusculaires à une rythmique vivante. Une lueur dans la nuit. 

"Abyss", le premier single de Glass Museum paraît ce 28 février.

http://www.glassmuseum.be/

Une passion mise à nu !

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Naked Passion, groupe de rock alternatif de Liège annonce un nouveau single !

Enregistré et mixé au Koko Studio avec l’ingé son Laurent Eyen (It It Anita, La Jungle, Lysistrata, etc.), « Midnight Supersnack Dynamite » capture l’énergie brute et la férocité qui émane des concerts de Naked Passion et présente une nette évolution vers des sonorités plus lourdes.

Le clip animé réalisé par Nicolas Gemoets dévoile un univers atypique pour accompagner l’esthétique en pleine évolution de la formation.

Le jeune groupe dont la moyenne d’âge dépasse à peine la vingtaine, a rapidement conquis la scène alternative liégeoise.

Il s'est produit au Reflektor, à La Zone, au Nandrin Festival et a notamment ouvert pour des groupes internationaux comme Hater et Lysistrata.

Vous pouvez le découvrir ici

Un Cobra… royal !

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François Club est observateur de la night. A la fois inspiré d’Hosono et de Yellow Magic Orchestra, où la tendresse se boit à petits traits dans des verres glacés, des romances SNCF d’Elli et Jacno et de Sébastien Tellier, François nous fait vivre le théâtre des clubs dans son infinie variété.

Au travers de caractères, de saynètes et de sentiments, son nouvel album « Cobra » est presque un bestiaire ou un herbier qui, quand on l’ouvre, exhale les volutes des dancings et de ceux qui les peuplent, à la manière des Tableaux d’une exposition de Moussorgsky.

En collaboration avec des musiciens virtuoses (Pieuvre, Mikado, Adrien Soleiman, Dominic Vanchesteing, Julia Jean Baptiste) François Club tisse et défait à loisir le jeu de la séduction.

Passant des solennelles complaintes cousues d’or et de pourpre, aux fraîches rengaines de lin, c’est une scène antique qu’il reproduit ad libitum : celle du combat des cœurs écrasés sous le soleil du dieu Disco.

A découvrir ici 

La fin d’une trilogie pour Thomas Howard Memorial

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Le troisième et dernier épisode de la "Bonaventura Trilogy" du groupe Thomas Howard Memorial, s’intitule « The Call ».

Après « The Way » et « Revolution », l’heure est au dénouement dans ce crève-coeur aux images magnifiques qui accompagne un morceau non moins émouvant.

A voir et écouter ici 

Ash

Retour à l’adolescence pour les quadras…

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Le parcours d’Ash est plutôt atypique. En 28 ans de carrière, il n’a publié que 8 albums (parmi lesquels « 1977 » et « Free all angels » constituent la quintessence), mais une ribambelle de singles (NDR : pour la plupart issus ou repris sur les elpees), dont une vingtaine ont atteint le Top 20 des charts, trois live, un Ep et quelques compilations. Entre 1997 et 2006 ainsi qu’au cours de l’année 2011, le trio est passé à un quatuor en intégrant la guitariste rythmique Charlotte Hatherley. Son succès, il l’a obtenu au cours des nineties, époque au cours de laquelle votre serviteur avait eu l’occasion d’interviewer le leader, Tim Wheeler (lire ici) 

Depuis, la formation s’est enfoncée dans un certain anonymat, malgré la sortie de disques et l’organisation de tournées ponctuelles. Ce qui ne la prive pas d’une fanbase, plutôt fidèle, dont la plupart, comme ce soir, est constituée de quadragénaires.

La formation se produisait à l’Aéronef de Lille ce 21 février 2020, dans une salle en version club. Et on était curieux de voir et d’entendre si le trio avait encore de beaux restes. Compte-rendu.

Il appartenait au groupe lillois Esplanades d’ouvrir la soirée. Il s’agit, en fait, du nouveau projet de Tim Placenti et Rémi Mencucci qui sévissait auparavant au sein d’un quintet baptisé Tim Fromont Placenti. Le premier se consacre au chant, parfois au piano et à la guitare et le second à la batterie et aux backing vocals. La première partie du concert est assez intéressante, mettant en valeur la voix haut-perchée, parfois falsetto de Tim, sur une musique pop/rock flamboyante et énergique, parfois enrichie de bandes préenregistrées. Après le funk baroque « Funny talking animals », le duo va proposer des titres plus mainstream et un peu racoleurs, nonobstant le recours à une gratte à six cordes. Dommage, après un si bon départ ; mais on retiendra surtout l’organe vocal de Tim, plutôt impressionnant… (voir notre section photos )

Deux supporting act pour ce vendredi, puisque la formation américaine (NDR : elle est issue de Duluth, dans le Minnesota) Social Animals embraie. Fondée en 2012, elle est drivée par Dedric Clark et implique également un guitariste, un drummer et un bassiste. Son premier et futur elpee a reçu le concours de l’ingénieur du son Paul Kolderie (Radiohead, Pixies). Il devrait sortir cette année.

Dedric débarque sur le podium, une bouteille de pinard à la main, dont il va s’abreuver, de temps à autre, lors du set. Physiquement, il ressemble à Julien Clerc. Sa voix est chevrotante, alors que plutôt britpop, la musique campe un hybride entre celle de Maxïmo Park et The Music… (voir notre section photos ici)

Place enfin à Ash. Avant que le band ne grimpe sur l’estrade, les baffles crachent un extrait d’un des épisodes de ‘Star Wars’. Dès les premières mesures de « Buzzkil », morceau qui ouvre le set, votre serviteur est secoué par la puissance du son et surtout la ligne de basse qui martèle sa poitrine. Et puis, le volume sonore est trop fort. Au bout de vingt minutes, une seule solution, prendre du recul et se réfugier près de la table de mixage. Et là, surprise, le son est bon, sans doute amorti par la densité de la foule, agglutinée aux premiers rangs.

Bref, c’est à partir de cet instant que les choses sérieuses commencent pour votre serviteur. Tim Wheeler se sert d’une guitare Flying V, souvent prisée par les métalleux. Hyperkinétique, Mark Hamilton déploie sa fameuse carcasse. Il doit mesurer au moins 2 mètres. Il brandit son instrument dans tous les sens quand il ne monte pas sur les retours de scène. Casquette de baseball vissée sur le crâne, barbu, Rick Murray est un peu caché derrière son imposant kit de batterie, à l’arrière. Au cours du set, le groupe va nous livrer une majorité de titres parus en single, dont les incontournables « Goldfinger », un percutant « Kung Fu » à la sauce Buzzcocks, au cours duquel le bassiste, monté sur les épaules d’un spectateur, déambule dans la fosse, « Orpheus », « A life less ordinary », le rêveur et estival « Oh yeah », l’hymnique « Shining light » et bien sûr le classique « Girl from mars ». Des compos qui manifestement font vibrer les quadras, heureux de revivre leur jeunesse. On a quand même droit à un titre plus récent, « Darkest hour of the night », et puis un extrait de la B.O. du film « Twilight of the innocents », « You can’t have it all ». De nombreux spectateurs reprennent les refrains en chœur et d’autres se mettent même à danser. Le britrock tour à tour sensuel, mélodique, intense, accrocheur, mélancolique ou tropical, mais surtout mélodique a vraiment fait mouche dans le public, libérant une bouffée d’adolescence. 

Lors du rappel, Ash va encore nous accorder deux morceaux, le semi-acoustique « Walking barefoot » et l’allègre « Burn baby burn ». Et le trio de venir saluer l’auditoire, avant de s’éclipser, apparemment ravi de l’accueil qui lui a été réservé ce soir… (voir notre section photos )

Et on saluera encore l’initiative de l’Aéronef qui a permis aux sourds et malentendants de vivre une expérience sensorielle. Equipés d’un subpac, sac à dos vibrant, ils peuvent ainsi profiter de certains concerts...

 

(Organisation : Aéronef)

An Pierlé annonce des nouveaux concerts

An Pierlé, une des chanteuse favorites de notre webzine, vient d'annoncer qu'elle va jouer l'entièreté de son premier album, "Mud Stories", à l'AB le 25 septembre prochain. Sorti en 1999, cet album fut un de ses plus grands succès. Pour réserver vos tickets, c'est ici

Par ailleurs, l'artiste gantoise a dévoilé une série de nouvelles dates avec son 'quartet'. Ce dernier se compose d'An, son 'cher et tendre' Koen Gisen, Hendrik Lasure et Casper Van De Velde. Ils se produiront:

- le 22 mars au 30CC-schouwburg à Louvain;
- le 16 avril à l'AB Club à Bruxelles;
- le 25 avril au Studio à Anvers;
- le 15 mai à l'Entrepot à Arlon;
- le 17 mai au Mithra Jazz Festival à Liège.

Le Quatuor a produit la musique de "Sylvia", la pièce théâtrale et cinématographique de Fabrice Murgia, créée pour le Théâtre National & Cie Artara et coproduite par La Monnaie. Le son est jazzy et atmosphérique, avec des moments plus 'musclés'. Pour écouter et acheter l'album: c'est ici.

Petit détail touchant: la photo ci-dessus a été faite par la fille d'An et Koen: Isadora. 

 

Decibels Music Awards: hold-up des enfants Van Laeken

Angèle et Roméo Elvis, les “enfants Van Laeken”, ont tout raflé aux DMA, la cérémonie qui récompense les artistes issus de la Fédération Wallonie-Bruxelles et qui est organisée par la RTBF, le Conseil de la Musique et SABAM for Culture.

Pour la deuxième année consécutive, Angèle est désignée artiste féminine de l’année et remporte le prix de la meilleure chanson française. Elle l'emporte pour la première fois dans la catégorie 'clip vidéo' pour "Balance Ton Quoi" ainsi que dans la catégorie 'concert de l'année'. Son frère, Roméo Elvis, empoche le titre d’artiste masculin de l’année et celui du meilleur album avec 'Chocolat', sans oublier le prix dans la catégorie Musiques urbaines.

Seul petit hic: les deux enfants prodiges ne sont pas présents pour recevoir leurs trophées, vu qu'ils sont à Paris pour les 4 concerts d'Angèle à l'Accor Hotel Arena. La solution? C'est le Youtubeur Gui-Home qui a été envoyé dare-dare dans la capitale française pour leur remettre les différents trophées dans les coulisses de Bercy.

Autre absent de marque: Arno, qui a reçu le prix de la catégorie 'Rock et alternatif'. Il a exprimé ses remerciements via une courte vidéo. Enfin, le groupe de l'année, Caballero et JeanJass, brillait, lui aussi, par son absence. Une cérémonie sans lauréats, ça fait un peu désordre...

Heureusement, Henri PFR, Loïc Nottet, Typh Barrow, entre autres, étaient bel et bien présents pour animer la soirée. Le trophée de la révélation de l’année a, quant à lui, été remis à Glauque, un collectif namurois qui mélange électro et hip-hop, un peu à la manière du regretté Fauve. Et la grosse surprise: le vainqueur du hit de l’année est, non pas Angèle, mais bien Kid Noize avec "Walking to the Jungle". Bizarre, vous avez dit “Bizarre”?

Enfin, le prix d’honneur a été remis à Lio pour célébrer ses 40 ans de carrière. Un moment d'émotion lorsque Jacques Duvall, son parolier attitré, lui a rendu un vibrant hommage. Ensuite, la toujours fringante “brune” a interprété un medley de ses plus grands succès avec le concours de la jeune génération, représentée par Claire Laffut et Alice On The Roof.

Juste avant la cérémonie des DMA, dans l'espace réservé aux “VIP”, s'est tenue la remise des prix des professionnels du secteur. On a surtout apprécié “Notre mystère, nos retrouvailles”, une chanson hommage à Marc Morgan, interprétée avec tendresse en 'live' sur la scène par Maxime et Juliette, les deux enfants de l'artiste défunt. Rappelons que Maxime est ingénieur du son, producteur et membre de l'excellent groupe Turquoise et que Juliette est “Mademoiselle Nineteen”, actuellement en pause suite à un heureux événement...

Le palmarès complet des DMA:

Dance & Electro: Henri PFR
Nominés: ToDieFor, Liho, Loyd

Chanson française : Angèle
Nominés: Scylla, Claire Laffut, Suarez

Musiques urbaines: Roméo Elvis
Nominés: Hamza, Le 77, Shay

Album de l'année: “Chocolat” de Roméo Elvis
Nominés: “Santeboutique” de Arno, “Madame” d’Alice on the roof, “The Man with the monkey face” de Kid Noize

Concert: Angèle
Nominés: Roméo Elvis, Mustti, Baloji

Clip Vidéo: “Balance ton quoi” d’Angèle
Nominés: “Flou” d’Angèle, “Candy” Loïc Nottet, “Going on” Henri PFR

Musicien: Benoit Do Quang
Nominés: Le Motel, Alex Germys, Nicolas Fiszman

Auteur-compositeur: Loïc Nottet
Nominés: Henri PFR, Glauque, Juicy

Révélation: Glauque
Nominés: Tanaë, Lous and The Yakuza, Alex Lucas

Groupe: Caballero & Jeanjass
Nominés: Glauque, L’or du Commun, Juicy

Pop: Loïc Nottet
Nominés: Mustii, Typh Barrow, Alice on the roof

Artiste solo féminine: Angèle
Nominés: Typh Barrow, Claire Laffut, Alice on the roof

Artiste solo masculin: Roméo Elvis
Nominés: Mustii, Arno, Baloji

Hit de l'année: “Walking to the jungle” Kid Noize
Nominés: “Balance ton quoi” de Angèle, “Tout oublier” de Angèle et Roméo Elvis, “On fire” de Loïc Nottet

The Growlers

Une ouverture sur le Vieux Continent ?

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De ce côté de l’Atlantique, The Growlers est plutôt inconnu au bataillon.  Pourtant, au pays de l’Oncle Sam, ce groupe californien (NDTR : il est originaire d’Orange County, au sud de Los Angeles) jouit d’une indéniable notoriété. D’ailleurs, il a eu l’opportunité de bosser en compagnie de Dan Auerbach et assuré les premières parties de son band, The Black Keys. Et plus récemment, il a signé sur le label de Julian Casablancas, le chanteur des Strokes. Manifestement, il a la cote au sein du milieu rock’n’roll, aux States. On pourrait expliquer l’absence de recognition, sur le Vieux Continent, quand un groupe ou un artiste entame sa carrière. Mais pas lorsqu’on compte huit albums à son actif. Des long playings aussi variés qu’une carte de bières belges. Ainsi, The Growlers est passé du rock/garage, au rock-psyché en transitant par la country. Entre autres. On était donc curieux de découvrir ce combo américain qui se produit rarement en Europe. Une belle occasion, également, de découvrir son dernier elpee en date, “Nature Affair”.

Preuve du manque de popularité, l’Aéronef est en configuration club et est loin d’être comble. Le public réunit essentiellement des jeunes. Il est 21h tapante lorsque les lumières s’éteignent et que The Growlers grimpe sur les planches.  Les deux leaders et membres fondateurs du band, Brooks Nielsen (chant) et Matt Taylor (guitare) prennent place au-devant du podium. Ils sont soutenus par un claviériste, un bassiste ainsi qu’un batteur. Il enchaîne les titres avec une facilité déconcertante. Tel un dandy, cigarette entre les doigts, Brooks Nielsen affiche une certaine désinvolture ou une forme de je-m’en-foutisme, si vous préférez. Il arpente l’estrade de gauche à droite et inversement. Mais cette attitude n’est que du show, car sa prestation est irréprochable. Sa voix rappelle Julian Casablancas (NDR : ben tiens !). Le groupe passe son répertoire en revue, en proposant des titres psychédéliques ou plus rock, mais également des morceaux contaminés par le reggae ou encore le disco. L’auditoire est réceptif et quelques spectateurs audacieux se risquent au crowdsurfing. Après une heure et demie de set, le quintet quitte la salle sous les applaudissements.

Le temps d’un concert, The Growlers a replongé un auditoire quinze ans en arrière en dispensant un set de toute bonne facture. Vu l’excellent ambiance qui régnait au sein de l’Aéronef, il faut croire qu’un public a été conquis et qu’il constituera probablement, pour la formation, un premier bastion de fans sur le Vieux Continent…

(Organisation : Aéronef)