Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Clemix

Non merci

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Affichant un look androgyne à la Jeanne Added, la Belge Clemix enfonce le clou (NDR : ou persiste et signe, si vous préférez) en publiant un nouvel Ep singulièrement intitulé « Non merci » !

Il s’agit de son sixième essai en de son troisième en solo. Et la filiation dans le propos avec le duo CéléniaSophia est à s’y méprendre. Mais le talent en moins…

Clémentine Colette, de son vrai nom, a pris le parti de dicter les axes médians de sa jeune existence sous un flot de paroles souligné par une musique electro voire disco sur un groove tonitruant.

Si de prime abord, l’idée peut sembler intéressante, le résultat est décevant.

L’expression sonore manque cruellement d’originalité, de relief et consistance. Les compositions sont insuffisamment enrobées et manquent d’attrait. Les sonorités sont certes contemporaines, mais peinent vraiment à s’éloigner d’un modèle éculé.

Quant aux textes, à travers des thématiques qui abordent tantôt l’intimité, les relations ou encore les travers des réseaux sociaux, ils tentent, sans y croire, de défendre les couleurs d’un vécu réel ou imagé dans une immaturité totale, tombant rapidement dans une allégorie caricaturale.

Bref, cinq titres, c’est déjà beaucoup trop !

Quoique son ‘’Motherfucker’’, seule compo en anglais, pourrait faire le bonheur des dancefloor. Encore que…

Et si son « Non, merci » était en soi une conclusion ?

Un deuxième single pour Endz !

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Endz vient de révéler le clip de son deuxième single « Ashamed », un titre issu de son album « Harmed », paru sur Luik Music et Finalistes.

La vidéo a été réalisée par Matthieu France, un des créateurs de la série 'Ennemi Public'.

Vous pouvez voir et écouter « Ashamed » ici  

Des oiseaux parfaitement câblés !

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Après avoir gravé un premier elpee en 2014, Birds on a Wire revient avec un nouvel album intitulé "Ramages", une œuvre composée de reprises issues d’horizons multiples ; de Pink Floyd à Gilberto Gil en passant par Jacques Brel. Un nouveau voyage musical dans toutes les langues, riche en beauté et en émotions. Birds on Wire, ce sont Rosemary Standley et Dom La Nena, des figures très libres du paysage musical français. Et le tandem vient de dévoiler le clip de « La Marelle », chanson populaire des années 80 interprétée à l’époque par Nazaré Pereira. Réalisée par Jeremiah (R.E.M., The Do, Tinariwen ...), la vidéo a été filmée en pellicule 16mm entre Rio de Janeiro et Paris.

Connue pour son rôle de chanteuse au sein du groupe Moriarty, Rosemary Standley est considérée comme l’une des voix les plus remarquables de la scène contemporaine. À la fois chanteuse et violoncelliste, la Brésilienne Dom La Nena s’est quant à elle affirmée comme l'une des plus grandes chanteuses d'Amérique Latine (selon NPR). Elle est d’ailleurs régulièrement acclamée dans la presse internationale (NY Times, The Wall Street Journal, Le Figaro, BBC…).

Vous souhaitez en savoir davantage ? Alors, cliquez ici 

"L'Autre Hémisphère" de Julien Belliard !

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« Le Mirage de Zo », c’est le titre du nouvel opus de Julien Belliard. À l’image de l’album, le clip de "L'Autre Hémisphère" navigue entre le réel et l’imaginaire. Sur un tempo et un refrain entraînant, il évoque une conversation télépathique entre un homme et une femme ; deux écrans qui se superposent pour suivre simultanément deux réalités qui tantôt se joignent et tantôt se cherchent.

Les lignes entre rêves, souvenirs et réalités se floutent et on ne distingue plus le vécu de la fiction.

Si cette vidéo est influencée par un univers ‘lynchien’, d’autres éléments viennent s’ajouter au mystère : des lunettes à facette de réalité virtuelle, une salle de shoot au rêve, un échange sur les docks d’une source étrange de lumière contre une valise contenant des lunettes...

La vidéo réalisée par Adrien Heinz en compagnie de Maika Louakairim et Augustin Passard est disponible depuis ce 13 mars et est à découvrir ici

Un chemin à travers la jungle…

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Jim & Roxie empruntent les codes traditionnels de la noise, s'en réapproprient des bribes et bouclent le tout pour répéter compulsivement des séquences toujours conçues live.

Une spontanéité hypnotique et volontairement lancinante, à la limite de l'interminable, qui s’autorise ponctuellement de brèves impulsions doom orientales ou une épique bifurcation métal au beau milieu d'une épopée kraut-rock. Si La Jungle est souvent définie comme un duo math-rock, ses deux noisers préfèrent parler de techno sauvage et effrontément dansante, à guitare déflagrante, à batterie frénétique et à Casio pour gamin. Welcome in the… trance!

Le duo montois, La Jungle, publiera donc un double album live intitulé "Coucou Beuh!" sur EXAG Records ce 24 avril.

Réunissant neuf morceaux issus des trois premiers albums et un titre du prochain, il proposera 80 minutes de concert enregistrées au Dour festival et au Périscope de Lyon (fr).

Seulement 2 titres seront disponibles en streaming sur toutes les plateformes digitales : "Ape In The Python" et "And The Serf Carresses The Head Of His Lord".

Le reste est uniquement réservé au vinyle.

En attendant, replongez-vous dans leur univers ici

The Sonic Dawn et son mirage !

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Influencé par le rock psychédélique des 60's The Sonic Dawn dévoile un nouvel extrait issu de son impressionnant quatrième opus, "Enter The Mirage", dispo le 27 mars chez Heavy Psych Sounds.

The Sonic Dawn propose un trip chamarré oscillant de la pop teintée de sitar à l'acid rock. Le trio copenhagois se fait l'ambassadeur d'un rock solaire qui baigne la Californie et que berce des voix vaporeuses... mais livré avec la plus grande fougue, une fois sur scène !

Le passé, le présent et le futur ne font plus qu'un sur le bluesy "Hits of Acid", le nouveau single tiré du quatrième album de The Sonic Dawn, "Enter the Mirage". La sensation d'un coucher de soleil sur la côte Ouest des States, comme un instant volé qui dure toujours.

"Enter The Mirage" est sans aucun doute à ce jour le long playing le plus intéressant du trio scandinave. Taillé pour le live, il renferme une énergie brute et passionnée inhérente aux concerts du band ; ce qui lui a valu une reconnaissance sincère de la part de la scène rock underground.

"Enter The Mirage" invoque le thème de la liberté, des impressions qui semblent être trop lointaines pour être réelles mais qui ne le sont pas pour ceux qui osent.

Bureau a passé la moitié de l'année à écrire frénétiquement, tantôt pour l'album de The Sonic Dawn, tantôt pour son projet folk en solitaire…

Afin de mettre en forme toutes ses idées, le groupe a loué un local sinistre à Copenhague, dans lequel ils ont pu répéter pendant deux mois. L'aspect brut du lieu et sa rudesse traduisent la détermination d'un groupe soudé. A la fin de ce long et laborieux processus créatif, le groupe s’est retrouvé complètement fauché. Heureusement, leur ami et ex-producteur Thomas Vang (Roger Waters) a permis au combo de mixer le disque au Village Recording le soir, après ses propres sessions. Grâce à son aide ainsi qu'aux talents de mastering de Hans Olsson Brookes (Graveyard), "Enter The Mirage" a enfin vu le jour tout en restant fidèle aux aspirations du groupe.

“Young Love, Old Hate” est en écoute ici   

Ça résonne comme un écho !

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Chris Corner a publié un surprenant album solo acoustique le 13 mars 2020.

Ceux qui connaissent l'univers musical unique de Chris Corner étaient assurés de succomber au son électronique mais organique, sublimé par la voix à la fois sombre et angélique du leader. Les ballades intenses, le sexe et la sueur sont devenus la marque de fabrique de IAMX.

Cet album acoustique, au même titre que la tournée du même style qui l'accompagne n'en sont que plus frappants.

Cofondateur de Sneaker Pimps, un band considéré comme pionnier du trip hop, il a donné le ton de ce mouvement au succès commercial mondial. Chris Corner est chanteur, multi-instrumentiste et producteur. Rapidement, il a tourné le dos à la célébrité pour devenir un artiste indépendant et insaisissable. Obsédé par son projet IAMX, il est particulièrement fier des 8 albums publiés sous ce patronyme. Le concept et le son de « Echo Echo » sont le fruit de sa collaboration avec David Bottrill, le producteur aux trois Grammys (entre autres avec Tool et Peter Gabriel). Ils ont enregistré dans le studio californien de Chris Corner (Pioneertown, dans le désert de Mojave, reconnu internationalement).

L'album comprend 11 classiques de IAMX, tels que « Kiss and Swallow » dont la version acoustique donne une dimension complètement différente et révèle toute la complexité du morceau. « The Background Noise » est imprégné de sonorités à la Morricone et flamenco. L'épique session-thérapie de groupe « I Salute You Christopher », quant à elle, a été enregistrée avec des voix de fans. Le travail de guitares sur « I Come With Knives » est inspiré du Soukous... « Echo Echo » est annoncé comme un album débordant d'inventivité et d'inspiration, et cela uniquement à l'aide d'une voix et d'une guitare.

Un extrait ici 

Raoul Petite n’est « Ni Vieux Ni Maitre »

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Il était annoncé depuis plus d’un an, le voilà enfin ! “Ni Vieux Ni Maitre”, le nouvel album du groupe Raoul Petite sortira le 27 mars 2020.

Comme une ode à la jeunesse éternelle, le titre du nouvel LP de Raoul Petite rend hommage à ses 40 ans d'existence. La bande et son kultissime chanteur Christian ‘Carton’ Picard nous propose 14 titres où s'expriment toutes leurs influences musicales et leurs vécus sans aucune restriction ni autocensure.

C'est un LP organique, entièrement fait main, sans loop ni entourloupe, avec guitares et voix comme armes de création massive.

Un opus que l'on qualifiera de Rock sans retenue, aux textes parfois sombres mais au regard léger, insouciant et pourtant acéré d'un photographe du temps présent.

Ce grand tout s'est bâti avec la force des vieilles âmes, dans les excès, les rires, les larmes, les joies, les doutes, les clashs mais, au final il permet de renaître à l’issue d'une mue régénératrice.

Pour appréhender de disque sans préjugé, on ne citera que quelques titres. D’abord "Amours kamikazes" à l'aura gainsbourgienne. Porté par des voix et guitares sensuelles mais épurées, il nous parle de toutes ces addictions qui tentent de combler nos déchirures. Ou "Encore et toujours" directement inspiré du film "O'Brother" des frères Cohen.

Bien sûr, des questions existentielles viennent comme tout un chacun chahuter leur quotidien : "Va savoir" de quoi demain sera fait… Mais l’énergie contagieuse refait vite surface à grand renfort de riffs ainsi que de rythmiques généreuses et groovy comme sur "Ça fait mal", "Léger et insouciant", "Gourou" ou "Chargez, chargez " qui mettent en lumière les ombres de notre société de solitude égocentrée.

On y retrouve aussi avec plaisir leur dérision dance & funky en collaboration avec le DJ suédois Läbbat pour "Christian, King of the néant" où malgré le vide infini qui l'entoure, ce DJ arrive sans difficulté à nous faire rejoindre le dancefloor.

De toutes ces influences il ne faudra pas oublier l'enfance, pilier créatif de chaque artiste que l'on retrouve dans "Houlegate", une valse de souvenirs de vacances ou dans "Comme tes parents" vision humoristique stylée "Pixies" du combat des générations, éructé par le duo vocal Kty conasse / Raoul Petite dont le refrain n'est qu'un cri...

Pourquoi "Ni Vieux ni Maître" me direz vous ? Parce que ‘L'expérience est une lanterne qui n'éclaire que le chemin parcouru’ (Confucius)

Familiarisez-vous avec l’univers de cet artiste ici

Réédition des 2 premiers albums et EPs pour Diabologum !

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Si c'est le mythique #3 (réédité en 2015 et largement salué) qui a donné à Diabologum son statut à part en 96/97, la formation toulousaine avait déjà publié en 93/94 deux elpees et deux Eps chez Lithium, repérés entre autres par Bernard Lenoir.

A l'occasion du Disquaire Day le 18 avril, ils sont à leur tour réédités par Ici d'ailleurs sur un triple vinyle (avec poster) intitulé ‘La jeunesse est un art’, avant une sortie numérique.

Un peu d’histoire. Etudiant comme ses comparses, Michel Cloup vient alors de quitter Lucievacarme (déjà signé chez Lithium) et forme alors Diabologum avec Arnaud Michniak, Anne ‘Mademoiselle Ange’ Tournerie et Pierre Capot. Comme Michel le racontera bien plus tard au micro de Vincent Théval, ils sont alors ‘vraiment des éponges’, influencés par nombre de courants musicaux de l'époque mais aussi par le cinéma ou la littérature, s'adonnant sur leur émission de radio sur FMR à des collages sonores et textuels. On les retrouve sur le premier album paru en 1993, « C'était un lundi après-midi semblable aux autres ». Denis Degioanni (qui restera sur #3 contrairement à Anne et Pierre) intègre le groupe pour l'enregistrement du deuxième opus, « Le goût du jour » publié en 1994. La même année la formation grave deux Eps, également au programme de cette réédition, « Les garçons ont toujours raison » et « L'art est dans la rue », construits autour des singles de l'album. Si Diabologum avait revisité sur son premier long playing « Le courage des oiseaux » de leur ‘labelmate’ Dominique A, une autre reprise foutraque (issue de la compil d'un fanzine) vient conclure cette réédition, « Transmission » de Joy Division...

C'est à la fois la photographie d'une époque et le début de trajectoires dont l'intérêt ne s'est pas démenti.

« De la neige en été » est en écoute ici 

La fin d’une trilogie …

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Figure mythique de la scène rock argentine devenue sur le tard le chantre d’un tango âpre et déglingué, Daniel Melingo, chanteur, clarinettiste et compositeur, est à lui seul un kaléidoscope.

Naviguant entre pop, rock, dub, classique, folklore et tango, il a, depuis la fin des années 1970, traversé plusieurs vies qu’il a grillées par les deux bouts.

Cet artiste argentin d’ascendance grecque, nourri de poésie et de cinéma, acteur lui-même, auteur de dix-huit albums, est né en 1957 dans le mythique quartier - pour le tango - de Parque Patricios, à Buenos Aires.

Il devrait se produire à De Roma, Anvers le 18 avril, à l’occasion de la sortie de son nouvel album « Oasis », prévue le 20 mars, qui clôt sa trilogie autour de Linyera, ‘ce clochard céleste échappé d’un conte halluciné’. A confirmer !

Un extrait ici

Une rencontre très inattendue !

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« Broken Boys » ou la rencontre entre l’un des meilleurs groupes de rock américain du moment, Cage The Elephant et le gladiateur du rock, la légende vivante, l’Iguane… Iggy Pop himself !

Une association explosive sur un morceau tiré du 5ème album du groupe, « Social Cues », est à découvrir ici

Kreda

Crest

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Inutile de jeter le trouble en précisant d’emblée de quelle formation contestée et contestataire sont issus deux des membres de Kreda, tant les 4 compositions de « Crest » sont personnelles, frondeuses et ne nécessitent aucunement un lien de parenté, qui du reste, fausserait, dans le cas présent, le prisme de la perception.

Voyez plutôt en cette formation anglo-slovène l’association maligne de talents curieux aux ambitions ouvertes sur différents types d’expression alliant musique expérimentale et installations visuelles. Si l'elpee dont il est question ici, ne propose pas, par la force des choses, d’embrasser les différents aspects de sa vision artistique, il s’agit néanmoins d’une excellente introduction à son univers.

Élément central de cette escapade aventureuse, la voix de Mina Spiler, atome autour duquel viennent tournoyer les deux électrons libres que sont Matevz Kolenc et Alastair McNeil, collaborateur de Roisin Murphy.

C’est donc cet élément vocal qui fabrique la matière d’un univers sombre et passionnant, recelant ses parts de lumière et d’espoir.

Des vocalises qui sombrent au cœur des ténèbres pour s’élever ensuite vers des cimes étoilées en l’espace d’un instant. Emmenant dans leurs sillages un voile de mystère troublant, telle une nébuleuse en mouvement.

Se faisant, les rythmiques et autres sonorités binaires qui jonchent le chemin sur lequel nos oreilles charmées ne tardent pas à se fondre, ne sont pas en reste. Car toute l’inventivité des compositions se révèlent en miroir, justes répliques aux accents et intonations de Milna Spiler.

Plus loin, la ballade onirique se prolonge, accentuant toujours l’intriguant voyage en ces terres balayées de mystère.

Mais si la musique s’adresse directement à l’intellect, elle ne laisse pas pour autant le cœur en friche. Dressant la cartographie de ses terres en peignant le portrait d’une humanité en recherche d’elle-même, « Emotional Tides » résume à lui seul la démarche du groupe.

Voyage au long des canaux vénitiens, il revisite l’histoire par le prisme des émotions humaines.

À l’instar de sa musique, le trio opère de façon anarchique ; s’imprégnant d’abord de la matière visuelle d’Atej Tutta, réalisateur et vidéaste vénitien avant de régurgiter des sons. Un concept qui laisse libre cours à une filmographie toute personnelle dont l’auditeur est libre de s’en accaparer les motifs pour en remodeler les contours.

Bref, une musique dont la genèse est l’image et qui génère un flux d’autres images, propre à chacun.

Il serait pertinent de découvrir Kreda et de s’immerger totalement dans cet ensemble, à l’embouchure de leur créativité, mais en toute vérité, les panoramiques offerts à notre imagination se suffisent déjà à eux-mêmes.

Une association de talents et de visions pertinentes, menant à un projet binaire excitant du début à la fin, sensiblement éloigné du berceau industriel du groupe dont sont issus la moitié de ses membres.

Still Corners

Slow Air

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Still Corners incarnerait-il un énième duo dream-pop ? Oui mais pas seulement. Ce couple –sur scène comme à la ville– réunissant l’Anglais Greg Hugues et l’Américaine Tessa Murray est né suite à une rencontre hasardeuse qui s’est produite dans un bus londonien, en 2007. Et « Slow Air » constitue déjà son 4ème elpee, depuis ses débuts opérés chez Sub Pop, en 2011, lorsqu’il a gravé l’excellent « Creatures of an Hour ». Still Corners marche avec grâce sur les traces de Mazzy Star ou de Beach House. « Slow Air » répond d’ailleurs au cahier des charges grâce à la voix éthérée de Tessa Murray, les ambiances oniriques vaporeuses à souhait, les reverb’ omniprésentes et les mélodies pop langoureuses (« Black Lagoon »). Mais tout est fait avec une incontestable classe et un talent assez bluffant (l’instrumental « Welcome to Slow Air »). La production ne lésine pas sur les détails communiquant à l’ensemble une étrange douceur qu’on aurait adoré voir hanter des séries telles que ‘The OA’ ou ‘Twin Peaks’. Un magnifique moment en apesanteur…

Oliver Spalding

Novemberism

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Bon Iver (à travers son approche la plus expérimentale) et James Blake commencent doucement à entrevoir leur descendance. C’est particulièrement évident à l’écoute de "Novemberism", le premier elpee du jeune Oliver Spalding (23 ans). "Novembersim" pourrait se définir comme un concept en état de constante mélancolie et de tristesse profonde… Tout un programme ! A l'aide de son falsetto et ses boucles, son ‘autotune’ lacrymale et la production du très talentueux Ed Tullet (Novo Amor), qui l’épaule également à l’écriture, Oliver Spalding met tous les atouts de son côté. La ressemblance avec Justin Vernon s’avère parfois un peu trop forte (le très beau « Ahamé ») mais l’Anglais développe également un univers propre fait de saxo (« Everglades »), de dark R’n’B (« Her Crescent »), de synthé 80’s circa New Order (« Bow Creek ») ou de folktronica ambient (« Xanax »). Mars est un mois parfait pour découvrir ce "Novemberism".

Black Marble

Bigger than life

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Depuis la sortie de son dernier opus (“It’s immaterial"), en 2016, le quotidien de Chris Stewart, alias Black Marble, a subi quelques bouleversements. Tout d’abord, il a vu partir vers d’autres horizons son acolyte Ty Kube. Ensuite, il a quitté son Brooklyn natal pour s’exiler sur la côte Ouest ; à Los Angeles plus précisément.

Ce déménagement sous les palmiers californiens n’a cependant pas ensoleillé la musique de Black Marble. Non, tout au long de “Bigger than Life”, premier album paru sur le label Sacred Bones (Amen Dunes, Moon Duo, Jenny Hval, ...), l’Américain remet une couche de synth-pop-cold-wave sur son expression sonore. A travers onze morceaux, il nous replonge directement au sein des 80’s. Cependant, contrairement à certains, Stewart le fait avec goût. Son sens mélodique est aiguisé. Il maîtrise l’art de l’écho sur les lignes minimaliste de guitare et de basse ainsi que le bidouillage des boîtes à rythmes et des claviers. Sa voix caverneuse rappelle aussi directement les figures de cette décennie. Le seul bémol à épingler émane plutôt de la ressemblance entre les différents titres. Néanmoins, ils s'avèrent particulièrement efficaces.

Clipping.

There Existed an Addiction to Blood

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Sub Pop s’est créé à la marge une petite section dédiée au hip-hop expérimental en signant des têtes chercheuses telles que Shabazz Palace, Knife Knights ou les énergumènes de Clipping, qui nous intéressent ici. Le trio angelino réunissant le rappeur Daveed Diggs ainsi que les producteurs William Hutson et Jonathan Snipes délivre un 3ème album mystérieusement baptisé "There Existed an Addiction to Blood", porté par l’impeccable single « Nothing is Safe ». L’œuvre est inspirée par un obscur film de ‘blaxploitation’ vampirique des années 70 intitulé ‘Ganja & Hess’. Ouverte au drone, l’ambiance est donc sombre et lugubre, et accouche d'un hip-hop mâtiné d’horrorcore. Un flow flippant et monocorde et des rythmes noisy déstructurés alimentent, en outre, cet univers pas aisé d’entrée mais inventif et exigeant !

Mama Killa

The Ballad Of Jean-Sébastien Killa

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Ne pas confondre Mama Killa et Mama Killa. L’un est belge, l’autre français, bordelais plus précisément ; et le premier groupe cité revendique un droit de paternité sur le patronyme. Néanmoins, il faut admettre que l’amalgame s’établit naturellement.

Une fois passé cette identification, probable obstacle à la compréhension du projet, penchons-nous sur le sujet.

Car l’univers au sein duquel nous entraîne ce Mama Killa ne manque pas de personnalité.

Nonobstant son approche brouillonne, la formation révèle des aptitudes intéressantes.

Décliné en seize titres inégaux, ce généreux long playing sert de complément à un projet visuel et scriptural relatant les méfaits causés par une poupée maléfique.

Il s’agit donc d’un concept album, exercice périlleux, parsemé de pièges au sein desquels des tas d’artistes sont trop souvent tombés.

Trop d’idées ? Trop d’envies mal canalisées ? Un désir de trop bien faire ? Probablement. Mais aussi une production hyperléchée et des soli superflus.

Ecrasant, cet opéra Rock peine à décoller, mais propose lors de ses meilleurs moments quelques ambiances héritées d’influences majeures et notoires (Killing Joke, Goblin ou encore Queens of The Stone Age, entre autres)

En résulte une musique sombre, angoissante, dont les envolées épiques véhiculent des accents à la noirceur d’encre.

Surchargé, l’opus déborde d’énergie, mais mal dispensée, elle nuit à la concentration du mélomane...

Se référant au cinéma fantastique (on soulignera évidemment le rapprochement avec la bande son de ‘Suspiria’ version 1977), « The Ballad of Jean-Sébastien Killa » relate la narration chronologique d’un récit horrifique.

L’album s’achève par « Ulysses », comme un navire s’échoue sur une île déserte après un voyage mouvementé.

Mais qui après réparation, pourrait reprendre la mer afin de découvrir de nouveaux horizons…

Un peu de français, un peu d’anglais …

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Franglish s'impose comme la nouvelle révélation de cette année. Après son premier EP digital "Signature", une pop urbaine inspirée des cultures africaines et américaines qu'il a présenté au public, à travers la France et la Belgique, lors des premières parties de la tournée G20 TOUR de Dadju, FRANGLISH a sorti en avril son premier album intitulé "MONSIEUR".

Ses clips (« C'est plus l'heure », « Bébé na Bébé »…) cumulent plus de 92 millions de vues sur YouTube.

FRANGLISH se produira à La Madeleine à Bruxelles, le vendredi 20 mars 2020 !

Des jours étranges pour Millionaire !

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« Strange Days » est l’un des morceaux clés de « APPLZ ≠ APPLZ », le nouvel opus de Millionaire, sorti le 6 mars.

Sur le nouveau single on entend une menace inquiétante, flottant sur un riff presque thérapeutique. Tim Vanhamel a réussi à traduire l'Apocalypse dormant en un groove irrésistible. Ou comment Tim lui-même le ‘décrit’:

« Strange Days » implique une bande dessinée (ajouté au single 7" qui est désespérément épuisé) et une vidéo d'animation créée par Turbotuna (Jaak de Digitale et Nick Timmermans). En trois minutes, le band a produit une dystopie animée grandiose, dans laquelle l’homme finit par périr, vu sa propre surconsommation et son avidité.

Découvrez vite ici 

Eh oui, tout a une fin pour Aksak Maboul…

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Un single 2 titres annonce l’arrivée du double album d’Aksak Maboul, « Figures » (parution le 22 mai 2020), première véritable nouvelle sortie du mythique groupe pop expérimental depuis plusieurs décennies. Ces deux titres consittuent des variations originales, qui ne figureront pas dans l’elpee sous cette forme.

« Tout a une fin » (short version) comprend une partie chanson (dans laquelle la voix de Véronique Vincent effectue des permutations sinueuses autour des mots qui figurent dans le titre), et une section combinant instrumentation électronique, rock et orchestrale, qui s’emballe en un intense crescendo final.

« Blaue Bleistift » dévoile certains aspects plus électroniques et expérimentaux du nouvel LP, avec ses chassés-croisés de lignes mélodiques et ses collages sonores. Une sorte de cousin mystérieux et ambiant du classique « Saure Gurke » ?

« Tout a une fin » paraît également sous la forme d’une vidéo vertigineuse réalisée par l’animateur/collagiste Yoann Stehr (qui a récemment signé des capsules pour le 50e anniversaire de la maison Paul Smith).

Tout comme l’album « Figures », ces titres ont été écrits et réalisés par Marc Hollander & Véronique Vincent (respectivement fondateur d’Aksak Maboul ainsi que de Crammed Discs, et ex-chanteuse des Honeymoon Killers).

Familiarisez-vous avec cet univers ici

Un « Récif » explosif !

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Révélée par l'album « Là » et une vaste tournée qui a suivi, Marie Mifsud est de retour le 27 mars avec « Récif », nouveau chapitre explosif de la chanteuse hors norme.

« Récif », c’est la vie dans tous ses éclats. Ça pétille, ça enthousiasme, ça décape, ça envoie un bol d’air d’émotions et ça squatte même en français, sans se planquer.

Avec sa présence inouïe et sa façon d'habiter les chansons comme personne, Marie Mifsud ne cesse de nous surprendre. Timbres et couleurs s’entremêlent, scat, pop, rock, élans lyriques et intimes le tout au service de l’instant avec le public.

Inspirée par des artistes aussi divers que Camille, Björk, Leïla Martial, Carmen McRae, Nina Simone, Sanseverino, Catherine Ringer, Serge Gainsbourg, Nina Hagen, Lhasa, Beth Gibbons et bien d’autres, Marie Mifsud laisse s'entrechoquer les styles tout au long de ce disque inspiré en diable.

Enregistré par Philippe Gaillot, en mars 2019, l’elpee a été créé à quatre mains en compagnie d’Adrien Leconte, l'alter ego de Marie Mifsud.

Sur « Récif », on retrouve l'équipe de choc du précédent long playing : Marie Mifsud au chant, Adrien Leconte à la batterie, Tom Georgel au piano et clavier, Quentin Coppalle à la flûte, Victor Aubert à la basse, et sur deux titres, un invité de choix, Pierrick Pédron au saxophone.

La vidéo de « Récif » est dispo ici :