Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Quand il est question de nucléaire et d’holocauste ...

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BBCC dévoile "How The Fuck Did She Survive The Nuclear Holocaust ?", un nouvel extrait de l'album “Altered States of Consciousness”. L’album sortira le 12 juin via October Tone.

Le nouvel album de BangBangCockCock (BBCC), sextet aux influences multiples (de Broadcast à Talking Heads en passant par Can), est la promesse d'une virée krautrock dans un monde agité où se côtoient armes à feu, ressources humaines, adultère et sandwiches.

Un nouvel album de BBCC est aussi la promesse de concerts envoûtants, où planer sur des rythmes syncopés est possible, où danser comme si ton corps était scindé en trois est espéré.

La vidéo de “How the Fuck did she Survive to Nuclear Holocaust” est disponible ici

Et de quatre pour Romano Nervoso…

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« The Return of the Rocking Dead », le quatrième elpee studio de Romano Nervoso, a été enregistré à La Louvière, at home… Il a été produit par Moorad Agjij et mixé par Charles De Schutter.

De ses opus précédents, on retient le son rapide, percutant et punk. De « The Return of the Rocking Dead », on devra s’attendre à un son plus riche, mature et personnel rendant la musique accessible à un public plus large. C’est l’album que signor Nervoso en personne voudrait acheter.

Lors des sessions, Nervoso écoutait Marylin Manson, Marc Bolan, Lucio Battisti, Calibro 35 ou encore des B.O. de films d’horreur seventies… et cela se sent. Musicalement, c’est plus sombre et l’évolution est palpable.

Les thèmes abordés s’inspirent de la politique, de la religion, des problèmes sociaux.

Alors que « The Return of the Rocking Dead » continue de se servir de l’humour pour traiter de problèmes sensibles et graves, il dépasse de loin ses prédécesseurs en termes de maturité.

Après un concert sold out accordé en l'honneur de ses 10 ans en tant qu’entertainer, Romano Nervoso prendra la route pour une tournée européenne d’un mois. « The Return of the Rocking Dead » sortira le 10 avril sur le label Mottowsoundz et sera présenté au Botanique le vendredi 11 septembre.

Le clip de “Wild Boy”, mettant en scène Romano Nervoso feat. Danko Jones est disponible ici

 

Deux prénoms, deux sœurs et un nouveau titre !

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CélénaSophia, patronyme né de la fusion entre deux prénoms, est responsable d’une chanson française réaliste et urbaine.

Sophia se charge de la guitare électrique, Céléna de la gratte acoustique. Si l'une ressent une émotion, l'autre la traduit en musique. Quand l'une bouillonne, l'autre la calme. Quand l'une flanche, l'autre la redresse. Leur magnétisme vient probablement de là. Céléna et Sophia ont formé un duo puissant, deux sœurs différentes mais qui ne fonctionnent qu’ensemble.

Si leur histoire les a amenées à traverser des moments sombres, Céléna et Sophia ont toujours pris soin l'une de l'autre et la musique intrinsèquement mêlée à leur vie est devenue un secours. Ecrire, composer, jouer, font partie d'elles. Très tôt, elles ont compris, parfois malgré elles, que le temps passe trop vite et que si on a des rêves, il faut prendre les choses en main…

Elles ont alors foncé, travaillé d'arrache-pied, se sont remises en question, ont appris plusieurs instruments, le chant, la justesse, la poésie, la scène. Dans leurs épreuves, elles ont réussi à puiser l'inspiration, et la musique est devenue à la fois un endroit où panser et exprimer leurs plaies.

Céléna et Sophia ont construit leur projet durant des années ; elles sont aujourd'hui des jeunes femmes fortes. Leurs personnalités transpirent dans leur musique : pas de demi-mesure, pas de faux semblants, pas d'apparences, pas d'illusions... mais bien des moments vrais, des textes qui résonnent, des valeurs qu'elles défendent sans concession, des mots justes mais qui restent pudiques, des blessures qu'on effleure dont on ne se plaint jamais, des émotions partagées mais pas d’apitoiement. Parfois mélancoliques, leurs textes abordent l'amour, l'absence, l'espoir ou la persévérance et sonnent juste parce qu'ils s'inspirent du réel de de leurs sensations.

Elles ont aujourd'hui hâte de partager leurs mots et leur musique, avec la fougue qui donne à ce tandem musical cette poésie authentique et particulière.

« Passage secret » invoque une cachette secrète, intime et imaginaire où se réfugier avec l'être aimé quand le quotidien pèse lourd et quand on a l'impression que le monde extérieur va extrêmement vite.

Le nouveau single de CélénaSophia est à découvrir ici

Richard Dawson

2020

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« 2020 » constitue le sixième opus de Richard Dawson, un musicien considéré comme un des meilleurs paroliers en Grande-Bretagne. Il participe également au projet Hen Ogledd, une formation responsable de « Mogic », un des meilleurs albums parus l’an dernier. Originaire de Newcastle, il pratique une forme de folk, qu’il teinte d’une multitude de courants musicaux ; depuis la prog au rock, en passant par la pop, l’électro, le cabaret et la world (NDR : notamment le Qawwali, musique pratiquée dans les sanctuaires soufis au Pakistan et en Inde et popularisée par le défunt maitre pakistanais Nusrat Fatet Ali Khan). Première constatation, la musique de Dawson est bien britannique. Les inflexions vocales et le phrasé ne trompent pas. Même que parfois on pense à Neil Hannon, le leader de The Divine Comedy. Ou encore à Gentle Giant. Et puis ce sens mélodique, bien insulaire. Non seulement, cet artiste se réserve tous les instruments, mais ses lyrics tiennent parfaitement la route, abordant des sujets aussi brûlants que la crise existentielle de l’Angleterre, qu’il estime au bord de la débâcle sociale, le comportement de la classe politique et économique, coupable des dérives extrémistes dans la population ; thèmes au sein desquels il injecte une bonne dose d’humour dont il a le secret. Pas un album facile à appréhender, mais aussi surprenant qu’original !

Tinsley Ellis

Ice cream in Hell

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Originaire d’Atlanta, mais résident en Floride, Tinsley Ellis est aujourd’hui âgé de 62 balais. Devenu une légende dans l’univers du blues sudiste, il a entamé sa carrière vers 1975. En 1988, il signe chez Alligator. Il grave alors 5 elpees sur le mythique label chicagoan. Il transite ensuite par Capricorn et Telarc, avant de revenir au bercail, en 2005. "Ice cream in Hell" constitue donc son onzième opus pour cette écurie crocodilienne. Les sessions se sont déroulées au sein du studio de Kevin Mc Kendree, à Franklin, dans le Tennessee. Ellis signe les onze plages de ce long playing sculpté dans le southern blues rock.

"Last one to know" est une excellente mise en bouche. Si les cordes sont déjà acérées, la voix est aussi tranchante. Tapissé par l'orgue Hammond de McKendree, le titre maître campe un funk léger et mélodieux. Tinsley semble baigner dans son élément et nous réserve un envol dont il a le secret. "Foolin' yourself" est un blues/rock dynamique. Les interventions aux cordes d’Ellis sont fluides face au piano roadhouse. Elles adoptent un feeling profond, tragique même, sur le blues indolent "Hole in my heart". Le spectre de BB King plane… Terry se sert de sa slide pour "Sit tight man". Le changement de style est radical. Une piste impétueuse au cours de laquelle il libère des sonorités primaires digne de Hound Dog Taylor. Impressionnant ! Il affiche une technique comparable à celle de Carlos Santana tout au long de l’instrumental "Everything and everyone". Lynn Willilams se révèle redoutable aux percussions alors que Kevin double piano et orgue. Magique ! Totalement libres, les cordes en profitent pour déménager le temps d’"Unlock my heart". Lente, longue et dépouillée, "Your love's like heroin" clôt cet LP. Une compo dont la tristesse infinie, rappelle Peter Green, au sommet de son art ; à moins que ce ne soit Snowy White, un autre Anglais capable de témoigner d’une même sensibilité… Un excellent album !

Devendra Banhart

Ma

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Bien que dépouillé, le précédent elpee de Devendra Banhart, « Ape in pink marble », faisait la part belle aux claviers. Pour son dixième opus, il a décidé d’en revenir à des sonorités davantage acoustiques et surtout organiques. Chantées tour à tour en anglais, en espagnol, en portugais et même en japonais (« Kantori Ongaku » qui rend hommage au fondateur du Yellow Magic Orchestra, « Haruomi Hosono), les compos évoluent, pour la plupart sur un tempo bossa nova, tempo qui peut se révéler, indolent, voire nightclubbien ou plus allègre. Devendra joue de la gratte, le plus souvent en picking ; et une plage comme le mélancolique « October 12 », semble même hantée par Django Reinhardt. Paradoxalement, si les arrangements sont discrets, ils sont riches et surtout soignés. Suivant les morceaux, on y entend des orchestrations de cordes, des cuivres, du clavier, du violon, de la guitare électrique (probablement une Rickenbacker, vu les sonorités qui rappellent celles que privilégiait feu George Harrison), de la flûte, etc. Point d’orgue de cet LP, l’énigmatique « Now all gone » bénéficie du concours de Cate le Bon aux chœurs, alors que la ligne de basse rappelle curieusement le « Melody Nelson » de Serge Gainsbourg. Les textes de Devendra sont particulièrement engagés ; et si le titre du long playing honore la maternité au sens large du terme, il aborde des sujets aussi divers que le deuil (« Memorial », un morceau qu’aurait pu interpréter Léonard Cohen), le malaise existentiel, le réchauffement climatique, sans oublier l’examen de la situation politique dans son pays, le Venezuela (« Arbre las manos »). L’album s’ouvre aussi par un titre méditatif (« Is this nice ? ») et s’achève par un autre abordé dans le même esprit (« The lost coast »), même s’il se révèle davantage ambiant…

Bill Blue

The King of Crazy Town

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Ce vétéran est originaire de la Caroline, au sud des Etats-Unis. Son enfance a été bercée par les sonorités du blues et du rock'n'roll ; ce qui explique pourquoi il a baptisé son style de ‘Rhythm'n'Roll’. Très jeune, il a accompagné le légendaire Arthur ‘Big Boy’ Crudup, jusqu’à son décès en 1974. Ce dernier avait notamment composé "That's alright mama", le tout premier hit d'Elvis Presley. Il y a 35 ans, Bill s’était établi en Floride. Il y vivait sur un bateau du côté de Key West. On le perd de vue pendant un quart de siècle jusqu’à ce que Ian Shaw, un producteur anglais, vienne le relancer. Blue refait donc surface en 2013, en publiant l’album "Mojolation". Sept ans plus tard, il nous rappelle à son bon souvenir, en gravant "The King of Crazy Town", un disque pour lequel Ian Shaw se charge encore de la mise en forme. Lors des sessions, il a reçu le concours de toute une flopée de potes, dont Matt Becker, un guitariste originaire de la Nouvelle Orléans mais établi à Londres.

Bien rythmé, "Do what I do don't do what I say" entame l’opus, un morceau dominé par les interventions de Bill à la slide et de Matt à la six cordes. La voix de Bill est poisseuse, mais colle parfaitement à la musique. "You ain't fun anymore" adopte un profil semblable. Sa voix lacère littéralement "Carolina time", une plage à la fois nerveuse et hypnotique. Bobby Devito (NDR : dans le passé, il a bossé pour le bluesman texan Sherman Robertson) brille à la gratte. Mr Blue force ses capacités vocales face à la section de cuivres Funky in the Middle Horns, tout au long du rock’n’roll saignant "I want it all".

Le long playing nous réserve également des pistes plus roots. A l’instar d’"Everybody's leaving town", au cours duquel la voix de Blue semble agoniser sous les coups de boutoir exécutés par la Résonator aux cordes réverbérées et l'harmo de Backer. Puis d’"Enough blues to give you the blues", un morceau qui baigne au sein d’un climat cool bien sudiste. Boogie qui aurait pu figurer au répertoire de John Lee Hooker, "Hunker down" évoque les ouragans qui touchent la Floride en septembre. "Indianola" rend un hommage poignant au défunt roi du blues, BB King. Les cordes sont chargées de reverb alors que les chœurs sont très proches du gospel. Enfin, "Mojolation" synthétise parfaitement ce long playing à la production irréprochable…

The Monotrol Kid

Exhale

Écrit par

The Montotrol Kid, c’est le projet d’Erik Van den Broek, un projet qui s’est transformé en quatuor, à partir de 2014, et tout particulièrement lorsqu’il a enregistré son second elpee, « My talk my song ». « Exhale » constitue son quatrième opus, un disque pour lequel il a, en outre, reçu le concours d’un second claviériste. Le line up impliquant donc également un préposé aux ivoires, un bassiste et un drummer.

Découpé en 11 plages, cet LP « Exhale » des effluves americana qui doivent autant à Wilco, The Band, Tom Petty, The Jayhawks, Calexico (sans les cuivres) que REM. Toute la panoplie y est : orgue Hammond (souvent), guitares chatoyantes ou groovy, mélodies accrocheuses et steel guitar sur les compos les plus country/folk, à l’instar du mélancolique « Good enough » ou des dylanesques « Recommandations » et « Even then ». On n’en oubliera pas le timbre vocal d’Erik, qui lors des ballades, rappelle, tout bonnement Joey Burns, le leader de Calexico. Si vous aimez ce style, n’hésitez pas, cet album est dans vos cordes, tant acoustiques, qu’électriques…

Chickenbone Slim

Sleeper

Écrit par

Larry Teves, alias Chickenbone Slim, est issu de San Diego, en Californie. Il compte déjà plus de trente années d'expérience musicale. En 2011, il a fondé son groupe, The Biscuits, dont il est, bien sûr, le leader. Le premier opus de ce chanteur/guitariste, "Gone", remonte à 2015, un disque pour lequel il avait reçu le concours de Big Joe Atkinson. Deux ans plus tard, il publie son second elpee, "The Big Beat", un essai dont les sessions s’étaient déroulées au studio Greaseland de Kid Andersen. A cours de l'été 2019, il est retourné à Greaseland pour mettre en boîte cet elpee. Pour y parvenir, il avait invité une belle brochette d’amis musiciens. Dont Laura Chavez, Kid Andersen ainsi que Joey Harris et Jerry Rainey, deux ex-membres du combo alt country Beat Farmers, également issu de San Diego, mais également de son backing group.

"Vampire baby" entame les hostilités. Un shuffle bien ficelé, caractérisé par une intervention bien huilée et tranchante à la gratte (NDR : serait-celle de Laura Chavez ?) et de l'harmonica que se réserve Troy Sandow. "Tougher than that" vire au rock'n'roll, une plage percutante à nouveau rehaussée par les sorties marquantes des cordes et de l'harmo. Rockabilly, "The ballad of Dick" et "Ride" sont imprimés sur le rythme du cheval au galop par le drumming de Marty Dodson. Instrumental, "Strolling with Chickenbone" transpire de swing. Bien soudée, la section rythmique balise les envols des guitares de Chavez et Kid Andersen, alors au sommet de leur art. Blues flemmard, "My bad luck" nous entraîne au cœur des marais du sud. Proche d’un Slim Harpo, cette piste décolle en puissance. Enfin, plus rock, "Little Victory" macère dans le bayou. Chargée de reverb, la six cordes libère des sonorités immortalisées par John Fogerty chez le Creedence Clearwater Revival…

The A-DAY wanted !

Écrit par

The Amber Day est né de la rencontre entre 4 membres d'un précédent projet (Starving Woodchucks) et de la chanteuse Rachel Baum, originaire de Louisiane.

Cette rencontre a donné naissance à une expression sonore nourrie au folk américain, aux mélodies pop, au rock voire au post rock.

Un avant-goût ? Un premier clip intitulé "Missing Man". Et il est disponible ici

La formation envisage d’enregistrer un Ep cette année et un premier album, en 2021…

Penguin Cafe

Handfuls of night

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Il y a dix ans, Arthur Jeffes reprenait le concept du Penguin Cafe Orchestra imaginé par son père dans les 70’s. Soutenu par le label londonien Erased Tapes, l’Anglais publiait un premier opus intitulé « The Imperfect Sea », une œuvre qui laissait entrevoir, chez le fiston, un futur talent…

Deux ans plus tard, le Penguin Cafe nous propose « Handfuls of Night ». Cette suite s’inscrit dans un style ‘neo-classic’ qui a forgé la notoriété d’artistes tels que Nils Frahm ou encore Olafur Arnalds. Si sur son premier essai, les compositions rythmées étaient richement orchestrées, celles réservées au nouvel LP sont davantage minimalistes, atmosphérique et cinématographiques. Jeffes les construit subtilement, à l’aide de son piano, puis vient y injecter des cordes (contrebasse, violons, …) ou des sonorités émanant d’instruments atypiques comme l’harmonium ou le kalimba. En outre, dans les rythmiques, il n’hésite pas à incorporer des éléments électroniques. Et « Chapter » en est certainement la plus belle illustration.

Si Arthur Jeffes a repris le projet de son paternel, il lui communique une nouvelle identité. Une évolution traduite par la confection d’un superbe album qui s’inscrit cependant bien, dans son époque…

Ryan Perry

High risk, low reward

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Originaire de Tupelo, dans le Mississippi, Ryan Perry a participé à l’aventure du Homemade Jamz Blues Band, un trio qui réunissait deux frères et une sœur, respectivement âgés de 16, 14 et 9 ans, au moment de la sortie de leur premier elpee, "Pay me no mind", gravé en 2009. Ryan en était l'aîné et le leader, mais également le chanteur, guitariste et compositeur. "High risk, low reward" constitue le premier album solo de Ryan, un opus pour lequel il a reçu le concours de deux collaborateurs. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées à Berlin, en décembre dernier.

Excellent, "Ain't afraid to eat alone" ouvre le bal. Habile gratteur, Ryan semble, sur ce titre, inspiré à la fois par BB King et Carlos Santana. Imprimés sur un mid tempo, "Homesick" et "Pride" affichent le caractère bien singulier de la musique de Mr Perry. A cause de cette touche soul, de cette recherche dans la mélodie et de l’approche particulièrement intimiste sur les cordes. Et ses interventions sont à la fois subtiles et empreintes de feeling, tout au long de l’indolent "A heart I did'nt break". Sa voix est chaleureuse et les chœurs sont parfaitement intégrés. Ryan reprend le "Why I sing the blues" de BB King, une piste au cours de laquelle il semble hanté par le prestigieux bluesman issu de Memphis.  Ce jeune artiste n'en oublie pas pour autant qu'il est originaire et résident du Mississippi. Et il le démontre sur le titre maître, qui baigne… dans le Delta. Il déclame tout au long du lent et dépouillé "Changing blues", alors que les sonorités de cordes sont lancinantes… Il adapte le "Oh no" de Big Daddy Wilson, épousant parfaitement sa voix puissante. Puis le "Evil is going on" de Willie Dixon, une compo que ce dernier avait composée pour le légendaire Howlin' Wolf, en 1954. On y retrouve le côté sauvage ainsi que la voix caverneuse du géant de Chicago, alors que les accords de gratte torturés et saturés, rappellent plutôt Hubert Sumlin voire Jimi Hendrix. "Hard times" clôt ce superbe long playing, une forme de transe qui ne pouvait émaner que des collines du Mississippi…

Vanja Sky

Woman named trouble

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De son véritable nom Vanja Krbavcic, cette jeune artiste croate a tapé dans l’oreille de Thomas Ruf, le patron du label allemand Ru. Il lui a permis d'enregistrer son premier opus dans le Tennessee chez Jim Gaines, le célèbre producteur. Paru en 2018, cet elpee, baptisé "Bad Penny", avait reçu également le concours du redoutable Mike Zito. Ce dernier et Bernard Allison l’avaient alors invitée à participer à la tournée européenne de la "Blues Caravan"…

Deux ans plus tard, elle a changé de look. Elle n'est plus blonde ; ses cheveux ont aujourd’hui la couleur de braise… Lors des sessions de ce "Woman named trouble », elle s’est entourée de son backing group impliquant un guitariste, un bassiste et un drummer. Notamment. Elle et son gratteur Robert Wendt signent onze des quatorze plages. Trois reprises classieuses complètent le track listing.

Le long playing s’ouvre par "Rock'n'roll a train". Judicieusement intitulé, ce morceau se distingue par un riff rythmique très ‘rollingstonien’, mais dans l’esprit de "Brown Sugar". Imprimée sur un mid tempo, "Hard times" est une ballade country roots, également réminiscente des Stones. Rauque, la voix de Vanja est bien mise en exergue. La conjugaison entre cordes acoustiques et électrifiées sied parfaitement aux ballades. A l’instar des solides "Turn it on" et "What's going on" que Robert attaque au dobro, mais également du tendrement country "Call me if you need me". Rockabilly, "Let's get wild" adopte le rythme du chemin de fer. Bien qu’efficaces et dynamiques les covers du "Oh well" de Peter Green et du "Shadow play" de Rory Gallagher" manquent quand même d’originalité. A contrario, elle parvient à injecter du funk au "Life Is A Bitch" de Luther Allison. Point d’orgue de cet LP, "Voodoo Mama" baigne au sein d’une atmosphère étrange et lugubre, que les artistes issus du sud des USA aiment cultiver en secret…

Dude York

Falling

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Deux ans après avoir gravé « Halftime for holidays », le trio de Seattle nous propose son quatrième elpee ; un disque publié sur le label Hardly Art Records, filiale de Sub Pop.

Après avoir écouté « Falling », une constatation s’’impose : Peter Richards (chant, guitare) et Claire England (chant, basse) ainsi qu’Andrew Hall (batterie) reprennent les choses là où ils les avaient laissées. Seul changement, les deux premiers cités se partagent l’écriture. Sculptés dans la power pop, les treize plages de cet opus sont toujours aussi énergiques, même s’ils s’éloignent du format punk adopté à l’origine. D’ailleurs, si Claire est responsable des pistes les plus percutantes (NDR : un peu dans l’esprit de Weezer), Peter nous réserve des morceaux davantage psyché. Enfin, côté lyrics, nostalgiques, les compos évoquent leur jeunesse…

Bref, si Dude York n’a pas inventé la poudre, son dernier long playing permet de passer un bon moment, et de sortir quelque peu du climat anxiogène au sein duquel nous vivons pour l’instant…

Phantom Blues Band

Still cookin'

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Début des nineties, le Phantom Blues Band servait de backing group à Taj Mahal. La formation avait ainsi participé aux sessions d’enregistrement de l’album "Dancin' the blues", gravé en 1993. Le line up impliquait des musicos qui avaient collaboré avec des bluesmen confirmés comme BB King, Buddy Guy, Bonnie Raitt ou Robert Cray. Notamment. Malgré le temps, le combo n’a guère subi de bouleversement marquant. Il continue d’ailleurs de réunir la crème des musiciens de studio issus de Los Angeles ; en l’occurrence le batteur Tony Braunagel, le claviériste Mike Finnigan, le guitariste Johnny Lee Schell, le bassiste Larry Fulcher ainsi que Joe Sublett et Les Lovitt, préposés aux cuivres. Le précédent opus, "Inside out", remonte déjà à 2011.

Particulièrement homogène, "Still cookin'" est le fruit d’une nouvelle rencontre entre musiciens talentueux qui partagent le même plaisir de jouer ensemble. L’elpee s’ouvre par l’excellent "Don't fight it", un hit r&b du regretté Wilson Pickett, décroché en 1965. L’adaptation oscille entre blues et rock'n'roll, une compo que chante les trois vocalistes, Mike, Larry et Johnny, alors que Smokin' Jo Sublett s’autorise un envol au saxophone. Le PBB reprend aussi deux titres signés par feu le chanteur/pianiste louisianais David Egan. Tout d’abord, "Blues how they linger". Mike se consacre au micro tout au long de ce slow blues. Puis "Fess on up". Focalisé sur la slide de Schell, "Wingin' my way" est sculpté dans un funk réminiscent du Little Feat. Mike est toujours au lead vocal sur "Just in case", une plage imprimée sur un tempo allègre. En outre, il double piano et orgue face aux deux cuivres en effervescence. "Better but not good" baigne au sein d’un climat jazzy bien néo-orléanais, une piste caractérisée par la sortie à la trompette de Lovitt, mais qui surtout met en exergue la voix chaleureuse de Finnigan et la sortie à la trompette de Lovitt. On épinglera encore le “I’m Just Your Fool” du pianiste de jump blues, Buddy Johnson, une compo qui remonte à 1954. Johnny Lee Schell en profite pour sortir une dernière fois de sa réserve…

Manu Dibango

Décès du célèbre saxophoniste et légende de l'afro jazz Manu Dibango, victime du Coronavirus...

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L’illustre saxophoniste Manu Dibango est décédé ce mardi 24 mars, à l'âge de 86 ans, du coronavirus. Il s’est éteint dans un hôpital de la région parisienne. Premier musicien international à perdre la vie des suites d'une contamination au COVID 19, il était le responsable d'un des plus grands tubes planétaires de la musique world, "Soul Makossa" (NDR : certains médias le considèrent cependant comme le premier morceau disco), un morceau gravé en 1972 (NDR : il avait été immortalisé lors d’une session TV et on peut le voir ou le revoir ici). Ce n'était au départ que la face B d'un 45 tours, dont le titre-phare servait d’hymne à l'équipe nationale de football camerounaise, enregistré dans le cadre de la Coupe d'Afrique des Nations. Repérée par le DJ new-yorkais David Mancuso, la compo a connu une multitude de variations et de recyclages. Manu Dibango avait même entamé une procédure judiciaire contre Michael Jackson pour s’en être un peu trop servi pour alimenter son « Wanna be startin'somethin' », une plage qui figure sur son elpee, "Thriller". Finalement, un accord financier sera conclu. Rihanna dans « Don’t Stop the Music » (2007) et Jennifer Lopez pour « Feelin’ So Good » (2012) se sont également largement inspirées de la chanson.

Né le 12 décembre 1933 à Douala, au Cameroun, ce musicien formé au jazz et aux rythmes tropicaux était l’un des grands ambassadeurs de la musique africaine, à travers le monde. Il est même considéré comme l’Instigateur de ce qui allait devenir la ‘World music’…

Il a côtoyé des tas de meusiens réputés en compagnie desquels il a, pour la plupart, joué. Comme Herbie Hancock, Bill Laswell, Peter Gabriel, Sinéad O’Connor, Jacques Higelin, CharlElie Couture, Tom Novembre, Dick Rivers, Nino Ferrer, Papa Wemba, Bob Marley, Stevie Wonder ou Carlos Santana ; et la liste est loin d’être exhaustive. Sa musique a été samplée comme aucun autre artiste ne l’a jamais été, et tout particulièrement dans l’univers du funk et de l’acid jazz. Il a touché à la soul (of course) au reggae, à la musique cubaine, aux sonorité urbaines contemporaines (hip-hop, électro), sans jamais oublier le jazz, fil rouge de ses 60 longues années de carrière.

Surnommé ‘Papa manu’ par ses fans ou encore ’Papa groove’, ce multi-instrumentiste (outre le saxophone, il était aussi capable de jouer du piano, du vibraphone, du marimba, de la mandoline et du balafon) était également chanteur, arrangeur et chef-d’orchestre

Enfin, on n’en oubliera pas son investissement pour plusieurs associations philanthropiques.

R.I.P.

Isbell se culpabilise…

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Jason Isbell vient de dévoiler « What’ve I Done to Help », le second extrait de son futur album « Reunions ». Le long playing a été enregistré en compagnie de son groupe de longue date, le 400 Unit. Ce prochain opus a été une fois de plus produit par Dave Cobb, collaborateur récurrent depuis 2013.

D’une durée de près de sept minutes, ce morceau propose une approche sonore différente de ses précédentes productions. Ancrée par une ligne de basse proéminente signée Jimbo Hart du 400 Unit, la chanson traite de l’impuissance et de l’inaction lors de troubles sociaux. La sortie de « Reunions » est prévue pour le 15 mai.

« What’ve I Done To Help » est en écoute ici

La libération future de François Puyalto…

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Après avoir accompagné Emily Loizeau, Bertrand Belin et bientôt Sanseverino, François Puyalto a retrouvé sa plus fidèle alliée, sa basse, pour enregistrer ce disque en solitaire.

Entre chansons originales et revisitées (Ferré, Brel, Leprest, Higelin et Barbara), il nous livre un disque épuré, simplement éclairé par les chœurs solaires de Katel.

Replongez-vous ici dans l’univers de cet artiste à travers « Demain », un titre issu de l’album « 44 »,

Caesaria joue les trouve-fêtes dans son nouveau clip…

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Avec "Sometimes I Wanna Fight", Caesaria se rebelle contre une industrie musicale en plein renouveau.

C'en est fini pour eux des histoires d'espoir et de désillusion : le quatuor réaffirme ici son attitude rock, sans concession.

Entre moments espiègles et complices, Caesaria nous plonge dans ses archives qui l'ont conduit à pousser les portes du studio du producteur londonien Brett Shaw (Foals) afin d'y enregistrer son nouvel EP.

Ces instants volés révèlent tous ces moments qui ont forgé la forte personnalité de ces gosses de l’Est ; des assoiffés de scènes et de festivals !

Découvrez le clip ici

Tout va bien, paraît-il…

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La formation baptisée Mauvais sort vaille que vaille son album ce premier avril.

Parce que tout doit aller mieux, tout doit aller bien, le plus vite possible… car la vie culturelle doit suivre son cours.

Envie de vous replonger dans l’univers sulfureux de ce groupe ? Alors, cliquez ici

Du mouvement pour Big Funk Brass…

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Voici le retour très attendu de Big Funk Brass. Après 10 années d’existence, plusieurs centaines de concerts, deux albums ainsi que des collaborations avec des artistes de renom comme Gaël Faye, Thomas de Pourquery et Anne Paceo, Big Funk Brass sort son nouvel album le 30 avril 2020.

Son titre, « Higher », illustre l’esprit et la dynamique du groupe : chercher à aller toujours plus loin. C’est une démarche spirituelle et physique, la volonté de se surpasser et de donner toujours le meilleur, que ce soit en concert ou en studio. Sur ce nouvel elpee, on retrouve deux invités Ben l’Oncle Soul et FP de ASM - A State of Mind.

Réputé pour ses compositions riches et innovantes, Big Funk Brass électrise les foules à travers la France depuis 2010.

Le projet est habité par des influences hip-hop et New Orleans, avec le Jazz comme point de départ. Empreint d’évolutions, l’objectif de Big Funk Brass est de ne jamais se reposer sur ses acquis et de surprendre son public par des improvisations effrénées.

Réalisé par Thomas Baronnet, le clip de « Rock The Stage » rend hommage au cinéma de Quentin Tarantino (« Reservoir Dogs ») et de David Fincher (« Fight Club ») avant de nous entrainer dans ses rythmes pimentés. 

Pour découvrir le clip de « Rock The Stage », extrait de cet LP, c’est ici