La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

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Jean-Louis Aubert

Jean-Louis Aubert a toujours bon pied bon œil…

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Paru ce 20 septembre 2024, "Pafini" est un album intime, sociétal, autofictionnel, affranchi, chaleureux et aux humeurs diffuses.

Accompagné d'un équipage intergénérationnel (Eliott Sigg, Renaud Letang, Bernie Grundman), l'opus est marqué par des mélodies rock subtiles et des arrangements ingénieux.

Jean-Louis Aubert prouve que sa musique, toujours en mouvement, reste résolument vivante et surprenante.

Dans "Saute" son nouveau single épique, il s'adresse à lui-même, embrassant à la fois son attraction pour le risque et le vertige du grand plongeon scénique.

"Saute" est en écoute

 

 

Clara Luciani

Clara Luciani autocentrée…

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Après le succès de ses deux premiers albums, quadruple platine chacun, Clara Luciani est de retour avec « Tout pour moi ».

Ce premier extrait aux sonorités pop, généreuses et dansantes est une véritable ode à la passion qui dévore.

Il donne le ton à ce troisième album à paraître le 15 novembre : une suite de classiques instantanés, qui place l’amour au centre et nous invite à nous plonger dans nos souvenirs, nos héritages et nos chagrins. Un crépuscule et une aube : une nouvelle naissance.

Le clip est à découvrir ici

EggS

La réalisation artisanale d’EggS

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La formation parisienne EggS, fanfare pop autoproclamée née dans l’esprit de Charles Daneau, avait frappé fort en 2022 en publiant un premier elpee baptisé « A Glitt Bandcaer Year ».

La bande, passée à 8 membres (ou 10, on ne sait plus trop), sortira son second opus, « Crafted Achievement » ce le 1er novembre chez Howlin' Banana (FR) et Prefect Records (UK).

On y retrouve les influences habituelles de Daneau, majoritairement situées du côté de l’indie américaine des années 80 et 90, dans 8 nouveaux titres toujours aussi immédiatement accrocheurs.

Premier single tiré du disque, « Head In Flames » introduit une nouveauté chez EggS, la guitare lap steel, jouée par Côme Ranjard, nouvelle addition au groupe, et inspirée entre autres par la formation indie américaine Wednesday.

La vidéo de « Head In Flames » est disponible ici

 

 

 

Paris Orly

Atterrissage à Paris Orly…

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Deux ans après la sortie de l’Ep « Dans Les Espaces Intermédiaires », Paris Orly est de retour. Son album « La Réserve » paraîtra ce 1er novembre 2024.

Tout au long de l’elpee qui fait la part belle aux synthés et boites à rythmes vintage, on savoure l'électro pop minimaliste composée par Stéphane Loisel qui fait mouche grâce à ses textes lucides et désabusés.

L'humour n'est jamais loin, celui du désespoir. Explorant les failles existentielles et l'absurdité de notre époque, le déclin climatique et le capitalisme triomphant, Paris Orly nous fait danser autour de l'abime en dispensant ses mélodies zigzagantes qui rebondissent en tous sens et évoquent les années 80 et tout particulièrement des groupes synthétiques comme Depeche Mode, Suicide, Human League et Taxi Girl.

Paru en single, « Il va falloir déménager » est le premier titre qui a été extrait de ce long playing. Et le clip est à voir et écouter

Les banlieues dortoirs ont trouvé leur hymne ultime. Ce morceau résolument pop évoque les artistes qui par leurs performances autant originales que poétiques et médiatiques tentent de réveiller les consciences sur les dangers environnementaux qui nous guettent.

Julien Doré

L’imposture de Julien Doré …

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Après la sortie très remarquée de « Pourvu qu’elles soient douces » (#2 des tendances Youtube), Julien Doré se réapproprie les années 2000 avec son nouveau single « Toutes les femmes de ta vie » des L5.

C’est le 2e extrait de son nouvel album « Imposteur » qui paraitra ce 8 novembre.

Il sera en tournée dans toute la France à partir de Mars 2025 ; déjà +250K tickets vendus et plusieurs dates dont 3 à Forest National.

Le clip est à découvrir ici

Patricia Bonner

Les chroniques du temps de Patricia Bonner

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Après « What Is There To Say » sorti en 2011 et « A Song For You », coffret 5 Cds paru en 2016 (à savoir « A Day In New Orleans », « A Time For Love », « Un jour Tu Verras », « Moon River » et « Feelin’ Good »), la chanteuse de jazz Patricia Bonner est de retour avec l'album « Chronicles Of Time » : Tango, Jazz & Beyond sur une musique de Jean-Michel Proust.

Sur « Chronicles Of Time », qui paraîtra ce 29 novembre, le jazz se mêle au tango et à la chanson pour suspendre le temps autour du timbre de voix inimitable de Patricia Bonner. La chanteuse nous présente ici un répertoire totalement original de chansons dont elle a écrit les paroles.

Elle a fait appel à Jean-Michel Proust pour les compositions et la direction artistique. Ce dernier s’est entouré de deux orchestrateurs : Chloë Pfeiffer (cheffe d’orchestre et arrangeuse de tango) et Jean-Marc Fritz (chef d’orchestre et arrangeur de jazz) afin de concevoir un répertoire sur mesure pour servir l’exceptionnelle interprète (et autrice) qu’est Patricia Bonner.

Les seize titres de l'elpee sont imprégnés de la fougue, la passion, la danse, la musique, un subtil mélange de corps, d’âme et de cœur qui hantent le Jazz et le Tango, comme un hommage aux musiques de Michel Legrand, Astor Piazzola, Billie Holiday, Edith Piaf, Charles Trenet, Claude Nougaro, Pierre Barouh et Nina Simone.

En trois langues, anglais, espagnol et français, « Chronicles Of Time », nous fait voyager de New York à Buenos Aires et à Paris. Le disque brasse les souvenirs (« Dis », « Te Souviens-tu ? », « Memories »), et la quête de soi (« Soy », « Je M'aime »), évoque le printemps (« It Is Spring ») et toujours la nostalgie du temps qui s'enfuit (« Cette Larme A L'instant »).

Une vidéo de l’enregistrement de l’album est disponible ici

Nostalgie, nostalgie !!!

 

 

Seasick Steve

Une des dernières icônes du blues encore de ce monde…

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Il y a près de 20 ans, Seasick Steve, auteur-compositeur-interprète américain à l’époque méconnu, alors que dans les 60’s c’était un ami de Janis Joplin, livre une prestation magistrale sur le plateau du présentateur britannique Jools Holland. L’homme n’a rien d’autre que son vieux stompbox, petite caisse en bois retournée, et une guitare à trois cordes décrépite. Et pourtant, cette prestation fait l’effet d’une claque, dont l'impact se fait encore sentir près de deux décennies plus tard. Depuis, il a quand même gravé 14 elpees, dont le dernier, « A Trip A Stumble A Fall Down On Your Knees », est paru ce 7 juin 2024.

Le supporting act est assuré par James Dixon. Il est seul, armé de ses guitares, dont une ‘cigar box’ (NDR : il ne s’en servira qu’à une seule reprise). 

Barbu, de longs cheveux bouclés retombant sur les épaules, il prend place sur un cajun. A sa droite, on remarque la présence d’une boîte dont les différents boutons sont destinés à moduler ou amplifier les sonorités de sa sixcordes. Mais également à produire quelques jolis effets. Une cymbalette traîne à ses pieds. Originaire des Cornouailles, en Angleterre, cet homme-orchestre va accorder un set de plus de 40 minutes. Il va nous réserver de larges extraits de son dernier opus, « Trepassing Light », ainsi que son nouveau single « Freight Train », un morceau de country/americana vivifiant. En écoutant sa musique les yeux fermés, on a l’impression de voyager à travers les States, tantôt en traversant les grandes plaines sauvages de l’Ouest américain ou alors en s’enfonçant profondément dans le Bayou. Chouette première partie (la page ‘Artiste’ consacrée à James Dixon est disponible ici

Longue barbe blanche, Seasick Steve aurait pu incarner le père Noël s’il avait opté pour un bonnet rouge plutôt qu’une casquette de couleur kaki. Il est accompagné d’un drummer, mais sans couvre-chef.

Le concert s’ouvre par « My Donny ». Issu de son dernier opus, l’entraînant « Backbone Slip » libère un groove incroyable. Plus de la moitié de la setlist est d’ailleurs constituée de titres extraits de son quatorzième long playing. Un groove qui se révèle hypnotique sur le rythmé « Soul Food » dont les riffs répétés sont découpés dans les accords d’une vieille dobro. « Barracuda '68 » est à la fois fluide, doux et enlevé.

Sympa, attachant et cool, il présente longuement ses compos, change de guitare entre chacune d’entre elles, sauf pour les deux morceaux qu’il interprète d’affilée à la ‘cigar box’ et qu’il est fier d’exhiber.

On a droit au quart d’heure amoureux de Steve. Il place sa guitare dans son dos, se lève de son siège et scrute attentivement les premiers rangs. Il cherche une jolie fille et l’invite à monter sur les planches. Il la prie de s’asseoir à sa gauche sur un baffle puis, comme il est toujours bien vert, commence à lui faire la cour. D’abord, à travers une vanne, en signalant que la dame fête son anniversaire. Ce qui déclenche l’hilarité dans l’auditoire. Il empoigne sa guitare et lui confie amoureusement qu’il s’appelle Steve. La chanson terminée (« Walkin' Man, Abraham »), il l’embrasse et demande à un roadie de lui apporter un vinyle qu’il dédicace ; et, en petit fûté, lui communique son adresse e-mail personnelle. Votre serviteur a déjà assisté au même scénario, à trois reprises. C’est devenu un rituel lors de chaque concert. En outre, Steve frotte et lisse souvent sa longue barbe lorsqu’il manipule la foule.

Mais les spectateurs sourient et dansent sur sa musique allègre, contagieuse, et dont les morceaux s’achèvent régulièrement par une rafale de percussions.

Il a aussi le don de mêler son blues à d'autres styles. Et le résultat est très réussi. On épinglera encore « Funky Music », une composition dont les paroles sont explicites : ‘Le blues m'a appelé / Toute ma vie…’ Une belle illustration de sa passion demeurée intacte pour ce style musical… Une superbe soirée comme on souhaiterait en connaître plus souvent. Et puis, c’est une des dernières icônes du blues qui crée toujours la sensation.

Setlist : « My Donny », « I Don't Know Why », « Backbone Slip », « Good Morning Little Schoolgirl », « Roy's Gang », « Soul Food », « Summertime Boy », « Walkin' Man, Abraham », « Mona », « Funky Music », « Started Out With Nothin' », « Barracuda '68 », « Let The Music Talk », « Bring It On », « Sun on My Face ».

Rappel : « Thunderbird »

(Organisation : Live Nation)

Eosine

L'éclosion d'une belle rose aux épines vénéneuses...

En marche vers un succès qui semble d'ores et déjà acquis, Eosine, le groupe de shoegaze originaire de Liège, fêtait, au Botanique (Bruxelles), le 'release' de son premier Ep paru chez Mayway Records, “Liminal”. Dans une Rotonde pleine à craquer, la formation emmenée par la talentueuse Elena Lacroix a, non seulement confirmé l'essai mais, en outre, a montré qu'elle possède une énorme marge de progression...

Dans la setlist, on retrouve, bien sûr, les 4 titres issus de “Liminal” : “Digitaline”, “Plant Healing”, “UV” et “Progeria” ; cependant, et c’est une surprise, tous les autres morceaux sont inédits. Et, pour être franc, ils sont époustouflants. L’expression sonore évolue toujours dans un style combinant shoegaze, post punk, dream-pop et inspiration mystique et/ou celtique mais le spectre musical est clairement en expansion grâce à des touches prog, krautrock, grunge et, par moments, carrément 'doom'.

Pour ce nouvel avatar d'Eosine, Elena est accompagnée de Dima Fontaine, qui militait auparavant au sein du groupe liégeois Naked Passion. Guitariste et chanteur, il apporte une palette musicale très riche et renforce parfaitement le travail vocal d'Elena. A leurs côtés, Benjamin Franssen à la batterie et Guillaume Van Ngoc à la basse, constituent une excellente section rythmique.

Ce qui frappe le plus, c'est la puissance de plus en plus affirmée du groupe en ‘live’. Le côté shoegaze éthéré est rehaussé, sur les planches, par une énergie brute et une maîtrise étonnante des pulsions et des flux. La formation alterne les moments aériens et les envolées rythmiques les plus féroces.

“Digitaline” est un bel exemple de cette versatilité. Joué à la fin du set accordé au Cinquantenaire, en juin dernier, le morceau est ici placé en lever de rideau et il permet de découvrir le registre du combo. Il se termine par une diatribe vocale hallucinante d'Elena, éructant comme une possédée au bord de la scène. L'ange habillé de blanc s'est déjà transformée en démon. Le tout, devant un public médusé, enthousiaste et hypnotisé. Après un seul morceau, la messe est déjà dite... On sait que l'ambiance va être torride !

Première compo inédite, “Limewood” reflète l’incontestable évolution. Tous les musiciens portent des tenues immaculées mais les tonalités sont de plus en plus sombres. Elena confiera plus tard qu'elle se met à nu dans ses nouvelles chansons. Les émotions qu'elle éprouve sur les planches l'entraînent parfois dans des moments de violence et de souffrance, au cours desquels elle part en transe et écartèle sa voix jusqu'à en tirer de véritables ‘grunts’. Son amour de la musique 'doom' (sludge, post-metal,...) est ici révélée au grand jour! Et puis, quelques secondes plus tard, elle abandonne sa Fender pour danser avec douceur et sensualité tandis que le rythme ralentit pour introduire “UV”. De toute évidence, le quatuor a mis à profit ses récentes résidences pour peaufiner les enchaînements et la mise en place de son show.

Pendant “Cherry Pink”, encore une nouvelle composition, Pyo, alias Karel Piot, le musicien bruxellois qui avait assuré la première partie, rejoint Elena sur le podium afin de partager un duo vocal endiablé. Après le très beau “Progeria”, le moment est venu de redécouvrir ce morceau inédit (NDR : bien qu’il ait déjà été interprété lors de précédents concerts) et très ambitieux : “Incantations”. Il démarre dans une forme de douceur shoegaze qui évoque Slowdive mais, très vite, Elena se remet à trembler et on devine qu'elle va, à nouveau, entrer en transe. En effet, les guitares explosent et la ‘succube’ se remet à cracher son venin, avec une violence indescriptible. On croirait entendre un morceau de Lethvm, le groupe de post-metal belge de Bois-de-Villers, avec lequel Elena a collaboré. Ensuite, le climat retourne au calme et elle quitte la scène, tandis que Dima Fontaine chante une mélodie apaisante. Mais c'est de courte durée, car la belle revient en courant depuis les coulisses, comme une furie, pour crier au-devant de la scène, sans micro... Un moment d'une rare intensité...

Cependant, l'apothéose doit encore arriver. Un dernier inédit, “No Horses”, va mettre tout le monde sur les genoux. Plus expérimental, il est tout d'abord calme, dans l’esprit de Björk et Cocteau Twins ; mais, suivant un format désormais bien établi, le chaudron entre petit à petit en ébullition avant une nouvelle éruption ! Elena scande frénétiquement ‘I am Lost and Found’ en criant de plus en plus fort, pour finalement se lancer carrément dans un ‘stage diving’ ! Un moment inoubliable !

Finalement, le concert n'a duré qu'une heure mais il a libéré une puissance phénoménale ! Le premier album du groupe est attendu impatiemment. Il paraîtra l'année prochaine sur Mayway Records, qui héberge déjà les excellents Haunted Youth. Passionné par le monde végétal, Eosine est une plante en pleine croissance et ce soir, on a assisté à l'éclosion d'une belle rose aux épines vénéneuses...

Pour consulter les autres articles (interviews, chroniques de disques, etc.) consacrés au band, cliquez sur le nom de l’Artiste dans le cadre ‘Informations complémentaires’, ci-dessous.

Si vous souhaitez écouter les interviews en podcast dans l'émission ‘WAVES’, c’est ici pour Eosine et pour le projet solo d’Elena, Tokyo Witch.

Setlist :

Digitaline
Plant Healing
Limewood
UV
Cherry Pink
Progeria
A Scent
Incantations
Above
No Horses

(Organisation : Botanique)

Crédit photo : Christophe Dehousse

Ghost Inside

Une prestation convaincante.

Écrit par

Groupe californien de metalcore, The Ghost Inside a sorti son sixième elpee, « Searching For Solace », en avril dernier et s’est lancé dans une nouvelle tournée européenne. Depuis sa fondation, à El Segundo, en 2004, The Ghost Inside accroit son contingent de fans de plus en plus déterminés et passionnés. La tragédie a frappé le combo, en 2015, lors d’une collision frontale entre le bus de tournée et un semi-remorque causant la mort des deux chauffeurs et blessant gravement tous les membres de la formation. Au lieu de saper le moral des musicos, cette épreuve les a rendus plus forts.

Le concert est soldout.  

Gideon et Boundaries assurent le supporting act.

Originaire de Hartford, dans le Connecticut, Boundaries est un quintet réunissant le chanteur Matt McDougal, le drummer Tim Sullivan, le bassiste Nathan Calcagno ainsi que les guitaristes Cody DelVecchio et Cory Emond. A ce jour, il a gravé trois long playing, dont le dernier, « Death Is Little More », est paru en mars dernier. Il va nous en proposer de larges extraits, ce soir, en 30 minutes chrono.

Dès que les lumières s’éteignent, la foule est en ébullition. Le groupe est déchaîné et l’assaut auditif est percutant. Pas la peine d’inviter les spectateurs agglutinés aux premiers rangs de s’enflammer, ils ne tiennent pas en place. Survoltés, certains se lancent déjà dans l’exercice du crowdsurfing.

L’expression sonore est à la fois bruitiste, sauvage, voire animale. Un métal brut de décoffrage attisé par les guitares huileuses, graisseuses et vibrantes, comme si elles livraient une guerre dantesque dans les profondeurs de l’enfer. Le chant est hargneux, parfois mélodique mais surtout guttural. On comprend mieux pourquoi les cordes vocales de McDougal ne tiennent pas plus d’une demi-heure. A ce rythme il va se les arracher… (page ‘Artistes’ ici)

Setlist : « A Pale Light Lingers », « Darkness Shared », « My Body Is A Cage », « Is Survived By », « Realize and Rebuild », « Turning Hate Into Rage », « Cursed To Remember », « I'd Rather Not Say », « Easily Erased »

Gideon est une formation originaire de Tuscaloosa, dans l’Alabama. Fondée en 2008, le line up implique le chanteur/frontman Daniel McWhorter, le guitariste Tyler Riley, le bassiste Caleb DeRusha et le drummer Jake Smelley. Le quatuor pratique du metalcore. Daniel mène la danse. Tout de blanc vêtu, y compris le Stetson vissé sur le crâne, il ressemble à un cowboy. Il pourrait incarner ce personnage dans le western « La Ballade de Buster Scruggs ». Son sixième opus, « More Power. More Pain » remonte à mars 2023. Le combo va nous en réserver de larges extraits. Parfois son passé hardcore mélodique refait surface, mais les influence de Madball et Lionheart sont indéniables. L’aspect guttural des vocaux est privilégié. Et l’auditoire répond avec enthousiasme à cette agressivité addictive. Mais finalement, il faut reconnaître que ce mix entre hardcore et metalcore est parfaitement équilibré… (page ‘Artistes’ )

Setlist : « Bite Down », « Push It Back », « Locked Out Of Heaven », « Too Much Is Never Enough », « More Power. More Pain. », « Take Off », « Sleep », « Take Me », « Damned If I Do (Damned If I Don't) », « Cursed », « No Love/No One ».

La grande salle de l’AB est bien remplie et vibre d’une énergie débordante lorsque Ghost Inside monte sur les planches. Les musicos sont accueillis comme des héros sur le retour.

Le light show est impressionnant. Trois énormes rampes de spots superposées bordent la haute estrade sur laquelle est perché le batteur, sise en retrait. Et elles tournent dans tous les sens. C’est pareil pour les leds dont les faisceaux sont à la fois multicolores et aveuglants. Une forme de violence qui se focalise autant sur les artistes que l’auditoire.  

La piste d'intro débouche sur une interprétation punitive de « Death Grip ». La foule éclate dans une frénésie de moshing et de headbanging.

Constituée du drummer Andrew Tkaczyk et du bassiste Jim Riley, la section rythmique pose solidement les fondations d’une expression sonore qu’on pourrait qualifier d’incendiaire. Derrière ses fûts, Andrew est une force sur laquelle le band peut compter. Ses explosions tribales mettent en exergue ses impressionnantes compétences techniques

En perpétuel mouvement, les sixcordistes Zach Johnson et Chris Davis échangent des riffs fulgurants, des harmonies complexes ainsi que des breakdowns écrasants. Johnson libère des solos aux accords rapides qui planent avec une facilité déconcertante. Pourtant, la mélodie reste une constante ; elle est d’ailleurs développée, de la plus belle des manières, sur les titres du dernier long playing.

Le band à le sourire aux lèvres lorsqu’il assiste aux crowdsurfings et aux circle pits qui éclatent, en première partie du set et particulièrement pendant « The Great Unknown », un hymne repris en chœur par la foule avant que la nouvelle compo « Split » ne fasse un carton absolu. Le chanteur Jonathan Vigil encourage ensuite la foule à l’accompagner quand il crie ‘F*** this !’ pendant le refrain de « Pressure Points » …

Les chœurs assurés par les 3 gratteurs sont remarquables tout au long de « Wash It Away », le morceau le plus metalcore du combo, abordé dans l’esprit de We Came As Romans…

Vigil confesse qu’il n’était pas sûr que le groupe puisse reprendre les tournées à plein temps après l'accident de bus, nous rappelant que qu’Andrew Tkaczyk, le batteur, n’a plus qu’une seule jambe.

En associant l’efficacité de la nouvelle vague du metalcore américain à l'urgence du punk The Ghost Inside crée un pont entre l’agressivité du son et les messages pertinents.

Une prestation convaincante.

Setlist : « Death Grip », « Earn It », « The Great Unknown », « Move Me », « Dear Youth (Day 52) », « Split », « Secret », « Mercy », « Dark Horse », « Pressure Point », « Out Of Control », « Wash It Away », « Light Years », « Faith or Forgiveness », « Between the Lines », « Avalanche », « Aftermath », « Engine 45 »

(Organisation : Biebob, AB et Live Nation)

The Veils

Les asphodèles de The Veils…

Le nouvel album de The Veils, « Asphodels », paraîtra ce 24 janvier 2025 ; en attendant, il a partagé un nouveau single/vidéo, « The Ladder ». Après « And Out Of The Void Came Love' », sorti en 2023, le septième elpee de The Veils donne une véritable impression d'autoréflexion et de prise de conscience. Le groupe anglo-néo-zélandais dirigé par le chanteur et compositeur Finn Andrews nous donne un avant-goût de ce qui nous attend à travers « The Ladder »…

« The Ladder » a été initialement inspiré par les peintures folles et mystiques de Jérôme Bosch, qui peignait souvent des échelles comme voies d'exploration psychologique. Andrews explique : ‘Il s'agit de l'aspiration à transcender le chaos incessant de notre monde, je suppose. Mais ne vous laissez pas abattre par cette description, c'est aussi un petit morceau enjoué’. Les arrangements de cordes montent et descendent à l'unisson avec le groupe, et sont la star de l'album. Andrews poursuit : ‘Cela rappelle tous les vieux disques que j'ai écoutés dans ma jeunesse, enregistrés à l'époque où il n'y avait pas encore d'enregistrement multipiste et où le groupe se trouvait dans une seule pièce, autour d'un seul microphone’.

Le premier LP de The Veils, « The Runaway Found », a célébré ses 20 ans l'année dernière, ce qui a donné au chanteur/compositeur Finn Andrews une bonne dose d'angoisse existentielle. ‘J'ai l'impression que cet album est le résultat final d'une carrière musicale d'une longueur déconcertante’, déclare Andrews. Et il ajoute ‘Je pense qu'après un septième album, c'est un peu comme quand on a 40 ans, on devrait arrêter de compter. J'ai beaucoup appris en cours de route, ce qui, je suppose, est le but recherché, et j'ai vraiment distillé tout cela dans ces neuf chansons’.

Le long playing tire son nom de la fleur des Enfers de la Grèce antique et, au niveau des paroles, Andrews s'inspire davantage de poètes tels que Federico García Lorca, Ted Hughes ou Louis MacNeice que des auteurs-compositeurs de rock’n’roll plus traditionnels. La collaboration entre Andrews et l'arrangeuse de cordes Victoria Kelly est également un aspect central du disque.

« The Ladder » est à voir et écouter ici

 

 

Tunng

Tout l’amour de Tunng…

Le nouvel album de Tunng, « Love You All Over Again », paraîtra ce 24 janvier 2025.

Le temps passe vite quand on est Tunng. Cela fait-il vraiment plus de vingt ans que la folktronica ‘païenne’ » du groupe, qui brouille les genres, est sortie pour la première fois d'un studio de l'est de Londres ? C'est certainement le cas, et de plus, janvier 2025 marquera le vingtième anniversaire de « This is Tunng... Mother's Daughter and Other Song », un premier longplayer dont les guitares acoustiques et les disquisitions poétiques sur la nature, la mythologie et la condition humaine, offertes par Sam Genders, passées au crible de rythmes fracturés et d'électronique crépitante de Mike Lindsay, autre fondateur du groupe, sonnent toujours comme un mariage postmoderne entre le rustique et le synthétique, l'archaïque et le futuriste.

Cette signature sonore vieille de 20 ans fait un retour chaleureux sur le huitième opus studio de Tunng, « Love You All Over Again », un amalgame gagnant de textures et de mélodies, d'images déconcertantes et de productions changeantes, fondé, comme le révèle Lindsay, sur une réappropriation consciente des principes premiers dela formation. ‘Je me suis replongé dans les deux premiers albums pour écouter comment nous fusionnions les genres. Au fil des ans, le son de Tunng a varié et s'est transformé, mais à la base, il y a toujours une saveur de ce que Sam et moi avons fait sur le premier album…’

Le premier single, « Didn't Know Why », est un face-à-face intrépide entre des synthés métalliques et des arpèges de guitare limpides, avec des paroles qui parlent d'un personnage familier des chansons de Tunng, Jenny. Genders donne son point de vue sur Jenn : ‘C'est très Tunng : sombre, puis chaleureux et mélancolique. Elle représentait autrefois une sorte d'idéal romantique – ‘l'élue’ - mais aujourd'hui, elle est une sorte de personne lambda - une sorte d'archétype de chacun d'entre nous !’.

« Love You All Over Again » est un long playing qui touche à l'essence même de Tunng. Lindsay résume bien la situation : ‘Pour que Tunng fonctionne, il faut qu'il soit surprenant, étrange et imprévisible, et le nouvel album a tout cela. Il s'agit pour Tunng d'être de retour, en tant que famille, en apportant l'amour à tous ceux qui ont fait partie de notre voyage pendant 20 ans’. 

La « ‘lyric vidéo’ consacrée à « Didn’t Know Why » est disponible

 

Lazy Day

Lazy Day ouvre la porte…

Alors que la sortie de son premier album, « Open the Door », est prévue pour le 8 novembre, Lazy Day, alias Tilly Scantlebury, nous propose un nouveau single, « Getting Good », qui montre l’artiste au sommet de ses capacités, créant un indie-rock urgent et insistant, emporté par des refrains puissants.

‘La chanson parle de mon sentiment d'échec, banal mais récurrent’, explique Scantlebury. Elle ajoute : ‘Et comment je peux devenir vraiment bonne dans des comportements qui ne sont pas utiles, des habitudes qui m'empêchent de faire ce que j'ai à faire. Je ne suis pas sûre que beaucoup de gens reconnaîtraient ce genre d'évitement en moi, mais je voulais regarder en face cette tendance secrète qui est la mienne’.

‘« Open the Door » parle de possibilités et de capacités’, poursuit-elle ‘Mais « Getting Good » parle de ces moments où j'étais trop inquiète pour pousser la porte moi-même, et où il était plus facile de la garder fermée. L'écriture de la chanson m'a aidée à me recentrer sur les choses pour lesquelles je veux vraiment être bonne. Devenir bon est un processus continu, mais qui vous oblige à aller de l'avant’.

« Getting Good » est accompagné d'une vidéo, réalisée par Abi Sinclair, qui montre Scantlebury se lançant dans le monde et affrontant le quotidien, tout en reflétant les thèmes plus larges de l'opus, à savoir la vie de famille. Comme elle l'explique : ‘Les thèmes d'Open the Door sont, à bien des égards, centrés sur la maison, et je voulais que la vidéo se situe à cet endroit.’

La vidéo de « Getting Good » est disponible

 

 

dadson

dadson : le père et le fils… manque plus que le Saint-Esprit…

Écrit par

dadson, duo de ‘dirty rock’ en circuit court. Tim Waelkens, 19 ans, le ‘son’ du duo, batterie et compos. Olivier Waelkens, le ‘dad’, guitares/chant et compos.

Un premier Ep est prévu pour le printemps 2025. Les sessions se sont déroulées sous la houlette de l'ingé-son Séraphin Hoang qui arrive à capter le son tel qu'il est : brut, basique, massif et sans artifices ! Le duo paternel/fiston a partagé un premier single/vidéo, extrait de cet Ep, « Carcass bar », et il est disponible

 

DODE

DODE et Vicomte au Centre Culturel de Perwez ce 25 octobre 2024.

Écrit par

DODE, groupe de rock français originaire de Saint-Pierre et Miquelon, a été créé en 2009 par Eric Dodeman, chanteur, auteur et compositeur, à son retour de métropole. En s’entourant de musiciens locaux, la formation a donné naissance à son premier album –un éponyme– cette même année. Entre 2018 et 2023, plusieurs singles sont mis en ligne sur différentes plateformes, dont « Automne », « Marie » ou encore « Demain et Hier ». En attendant, le sextuor poursuit sa création et de nouvelles compositions seront bientôt disponibles.

En attendant, retrouvez-les sur la scène du Centre culturel de Perwez ce 25 octobre !

Concert Culture Box 2023 : https://www.youtube.com/watch?v=iYZT1MKQC5c&t

En première partie se produira Vicomte, un power trio lancé par d’anciens musiciens de YEL. Le projet est né à Fécamp au quai de la Vicomté, plus exactement dans un gite en front de mer. Trois titres ont vu le jour spontanément, trois chansons acoustiques aux inspirations iodées. Puis, l’idée de renouveler l’expérience créatrice dans d’autres lieux est devenue réalité au travers de voyages et de résidences tantôt bucoliques, tantôt urbaines. Le long playing s’est construit progressivement au gré des rencontres et des lieux, tous inspirants à leur manière, un voyage sonore, une expérience grisante et humainement riche.

Olivier Justin : batterie - Joris Oster : basse - Jean Christophe Van Achter : chant et guitare (Page ‘Artistes’ ici)

Réservations ici

 

Mo Dotti

Opaque

Originaire de Los Angeles, Mo Dotti est une formation drivée par la guitariste/chanteuse Gina Negrini, Le patronyme fait référence à Assunta Adelaide Luigia Modotti, dite ‘Tina Modotti’. Née 17 août 1896, à Udine, en Italie, cette actrice, photographe et militante révolutionnaire est décédée le 6 janvier 1942.

Après avoir gravé une série de singles, Mo Dotti vient de sortir son premier elpee, « Opaque », un disque dont la musique à la fois shoegaze et noisy semble héritée de Chapterhouse, Cocteau Twins et le My Bloody Valentine de « Sunny Sundae Smile ». Mais Mo Dotti a le bon goût de se démarquer de ses contemporains, en se forgeant une identité propre. Et dans l’univers du shioegaze, c’est un véritable exploit !

Les guitares fuzzées, acides ou joyeusement discordantes, le drumming offensif, la ligne de basse groovy et des arrangements complexes alimentent une solution sonore lumineuse alors que la voix éthérée de Gina fixe les accroches des superbes mélodies.

Extrait de l’elpee, « Pale blue afternoon » est en écoute ici 

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knitting

Some kind of heaven

Originaire de Montréal, knitting était d’abord le projet de by Mischa Dempsey. Il avait d’ailleurs gravé un Ep éponyme, en 2021, sous la forme de cassette. C’est en groupe (un quatuor) que le band a enregistré son premier elpee, « Some kind of heaven », une œuvre dont la musique se distingue par ses sonorités lourdes, ses textures de guitares fuzzées et impétueuses, ses lignes de basse épaisses et ses effets de batterie ; et le tout est bercé par les chuchotements de Mischa, ruminant des thèmes tels que l'adolescence, la compréhension de soi et le sentiment de ne pas être à sa place.

Les quatre musicos ne sont pas des néophytes. Dempsey a milité chez The Lonely Parade. Il se réserve la composition et se consacre au chant ainsi qu’à la guitare. Il est maintenant épaulé par Sarah Harris (Property, Amery) à la sixcordes également, Piper Curtis (Sunforger) à la basse et Andy Mulcair (Power-Buddies, Marlaena Moore) à la batterie.

Inspiré par des groupes de rock alternatif des 90’s comme Nirvana et Hole, mais également par les plus contemporains Wednesday, Momma et DIIV, Dempsey souhaitait un son plus profond et intense que tout ce qu’il avait proposé auparavant.

Extrait de cet opus, « Spirit Gum » bénéficie d’un clip vidéo. Mischa décrit cette compo comme suit :

‘« Spirit Gum » parle de la façon dont les émotions humaines peuvent déformer un espace physique, et de l'impact que peut avoir sur vous le fait de ne pas vous sentir chez vous, dans votre propre espace…’ Et il est disponible

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Phantom Handshakes

Sirens at golden hour

Avant la pandémie, Matt Sklar et Federica Tassano militaient au sein de deux formations différentes, à Brooklyn. Le premier était bassiste de Parrot Dream, et la seconde assurait les lyrics et le chant chez Sooner après avoir sévi auprès d’un combo de post rock italien baptisé Monêtre.

Lorsque le lockdown a été décrété aux States, les tournées ont été annulées et les membres des groupes se sont retrouvés seuls, incapables de répéter ou d'enregistrer ensemble.  Matt et Federica n’ont pas échappé à cette paralysie.

Matt raconte comment il a essayé de s’en sortir :

‘J'ai commencé à enregistrer des démos instrumentales chez moi lorsque la quarantaine a commencé, et j'ai trouvé qu'elles sonnaient bien, alors j’ai voulu les partager. Je ne suis pas chanteur, alors j'ai demandé via le web, si quelqu'un était intéressé par une collaboration vocale. Et notamment sur Craigslist (un site américain de petites annonces créé par Craig Newmark, en 1995). Federica les a écoutées, et c'est ainsi que la collaboration a commencé…’

La nature prolifique de ce projet a ainsi permis à Matt et Federica de traverser cette période.

Hypnotique, la musique de Phantom Handshakes nous entraîne au cœur d’un rêve éveillé propice à la méditation au cours duquel la voix enchanteresse et vaporeuse de Federica souffle comme une brise légère…

Extrait de « Sirens at golden hour », « Apart » est disponible sous forme de clip

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Chime School

The boy who ran the paisley hotel

Chime School, c’est le projet d’Andy Pastalaniec, un Californien originaire de la Bay Area, à San Francisco. Connu pour rôle de batteur au sein de groupes comme Flowertown, Seablite et The Reds, Pinks & Purples et inspiré par son amour pour l’indie-pop des années 1980 et 1990, il est sorti de ses fûts et ses cymbales pour fonder Chime School

Après avoir gravé un premier album –un éponyme– en 2021, il propose son second, « The Boy who ran the Paisley Hotel ».

Andy l’a enregistré au sein de son home studio, dans la ‘City by the Bay’. Un opus au climat sombre dont la musique se déploie lentement et patiemment.

Bien qu’il rende hommage aux groupes de l’indie pop britannique, le long playing est ancré dans la scène contemporaine de San Francisco, reflétant à la fois l’histoire de la ville et les réalités actuelles.

Les sonorités subtilement discordantes dispensées par des guitares semi-acoustiques à 12 cordes s’intègrent parfaitement aux rythmes de drums synthétiques et aux arrangements pop complexes tout en préservant les accroches pop mélodiques.

Les textes mêlent introspection personnelle et observations sociopolitiques dans le sens large du terme. Pastalaniec y explore également les thèmes de la mémoire, de la distraction et de l’action collective, en utilisant souvent des images qui reflètent son intérêt pour la photographie. Les mots sont soigneusement rédigés, offrant un regard nuancé sur les expériences individuelles et collectives.

Extrait de l’opus, « Say hello » est en écoute ici 

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Julie Rains

Julie sans Sasha…

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Après une longue et intense collaboration avec Sasha Vovk au sein du duo bruxellois Juicy, la multi-instrumentiste Julie Rens a décidé d’explorer son univers musical personnel à travers un nouveau projet, sous le pseudo Rains. Ce spectacle est programmé dans le cadre du traditionnel Marni Jazz, festival qui s’étale sur 10 jours. Le concert est prévu dans un théâtre qui dispose d’un bar et de 2 salles. Le show qui nous concerne se déroule dans la plus grande, agrémentée de gradins. Sold out, il accueille plus ou moins 250 spectateurs.

Julie n’est pas uniquement impliquée chez Juicy, elle a également assuré les vocaux au sein d’Oyster Node avec Dorian Dumont, accompagné Akro pour « Bruxelles Plurielle », participé aux voix d’Hishinka et remplacé Veronika Harcsa dans Next.Ape pendant le repos d’accouchement de la chanteuse hongroise. Ses parents sont tous deux professeurs de musique. Elle baigne dans la musique depuis l’âge de 3 ans.

Julie Rains débarque et s’installe devant son MPD et ses claviers. Elle est soutenue par un sextet de flûtistes, Ensemble Vibration (*). Après avoir salué la foule, elle signale qu’un de ces instrumentistes est toujours sur la route, coincé dans les embouteillages, quelque part à Bruxelles (NDR : il faut avouer que depuis l’instauration du plan ‘good move’ et les travaux qu’il nécessite, la circulation y est devenue inextricable).

Réunissant Pascale Simon, Myriam Graulus, Audrey Ribaucourt, Lydie Thonnard, Fabien Bogaert, Philippe Laloy et Éric Leleux, ce collectif va prendre une place assez importante lors du concert de Julie. Les morceaux auxquels ces musicos participent ont été réarrangés par le papa de Julie, chef d’orchestre et professeur de musique (NDR : la bio est disponible ).

Julie est également entourée de Lou Wery aux claviers et aux chœurs, du bassiste Lennart Heyndels, également préposé aux machines, et du drummer Olivier Penu. Les morceaux sont retravaillés en étroite collaboration avec Rowan Van Hoef.

Lou Wéry ne reste pas en place derrière son synthé, elle est perpétuellement en mouvement derrière son instrument et insuffle de nombreux beats électro et parfois techno/house à l’aide d’une petite machine placée à sa droite. Sa participation aux chœurs est permanente. La batterie est ultra présente. Lennart joue de la basse en slap/tap, un peu comme chez Level 42.

Sa comparse Sasha Vovk n’est pas loin. Assise aux premiers rangs, elle se lève et s’installe derrière un clavier pour interpréter deux morceaux du répertoire de Juicy.

Annoncé jazz/électro, le concert s’autorise une certaine forme d’expérimentation, s’aventurant même dans l’électro, la techno/house et le jazz/rock, mais dans l’esprit de ECHT. Dans la langue de Molière, les textes expriment une période de rupture amoureuse et de questionnement.

Pourtant, paradoxalement, Julie serine souvent les mêmes phrases (NDR : dans une interview, elle reconnaît avoir recours à de nombreuses phrases répétitives pour permettre à l’auditeur d’ouvrir l’interprétation et le sens).

Julie a d’ores et déjà annoncé qu’elle accorderait un autre concert dans le cadre du même projet, mais en compagnie d’autres musiciens. Le duo Juicy a toujours cherché à proposer des spectacles différents. Et en solo, Julie adopte les mêmes préceptes (NDR : au cours d’une autre interview, elle a déclaré que Juicy était en pause, à cause de la maternité de Sasha, mais que lors de la reprise, la musique du duo sera différente).

(Organisation : Théâtre Marni)

(*) Le répertoire de l'Ensemble Vibrations –dont le nom est tiré d’une composition pour 10 flûtes et percussions de Jean-Marie Rens– s’enrichit continuellement d’œuvres originales ou transcrites.

 

 

 

Tramhaus

The first exit

Écrit par

Formation rotterdamoise, Tramhaus a emprunté son patronyme à un magasin de pitas sis dans cette ville portuaire.

Le quintet vient de sortir son premier album, « The first exit ». Un titre de circonstance !

Post punk, sa musique est caractérisée par un drumming serré, des changements vocaux intrigants et de nombreuses variations de rythme, mais également par la symbiose entre les deux guitares. Toutes deux se répondent constamment et puis anticipent de manière inattendue.

Frénétique, « The Cause » ouvre l’elpee. Un jeu de questions-réponses s’instaure entre le chanteur Lukas Jansen et la guitariste Nadya van Osnabrugge,

Imprimé sur un tempo saccadé, « A Necessity » reflète les états d’âme, tour à tour enragés ou stylés, des guitares

Mélancoliques, « Once Again » et « Beech » abordent les thématiques de l’identité, l’isolement et la quête de sens dans un monde qui semble souvent hostile.

Subtilement surf mais plus cold, « Once again » libère une énergie implacable, menaçante, chargée d’émotion brute, réminiscente des prestations ‘live’ du band.

L’opus s’achève par « Past Me », une chanson qui traite du combat intérieur pour ne pas perdre la raison.

Tout au long de l’elpee, le chanteur alterne cris primaux caustiques et phrasé déclamatoire. Dans le premier cas, on a l’impression qu’il tente de rugir comme Frank Black (Pixies), mais il ne parvient qu’à s’égosiller, à l’instar de Brian Johnson chez AC/DC. Dommage, car lorsqu’il déclame à la manière de James Smith (Yard Act) voire de feu Mark E. Smith (The Fall), sa voix passe parfaitement la rampe.

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Anotherr Heaven

See you later (Ep)

Issu de Minneapolis, Another Heaven est une formation qui pratique du sludgegaze, soit un sous-genre musical né de la fusion entre ‘sludge metal’ et ‘shoegaze’,

Né des cendres de Hollow Boys, poids lourd de la gloom-pop, ce quatuor est susceptible de créer une ambiance immersive et introspective.

Depuis 2017, il a gravé cinq albums, plusieurs singles et Eps, dont le dernier, « See you later », recèle 8 plages, si on compte le bonus track. Un disque dont les lyrics traitent de la mort, de l'instabilité politique, de l'internet, de la dépression, de la toxicomanie et de la vie moderne qui tourne en rond.

Pas d'espoir, pas de lumière, seulement des murs de guitares aux riffs puissants, mais accrocheurs, hérités des 90’s et introduits clandestinement dans l ‘expression sonore…

Extrait de cet Ep, « Dead to the word » est en écoute

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