Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Coal Chamber, fer de lance du Neo Metal, passera par la Belgique

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Considérés comme parmi les pionniers du mouvement Neo Metal, les Américains de Coal Chamber, à nouveau réunis depuis peu, seront de retour sur les planches à l’occasion de la sortie de leur nouvel album, ‘Rivals’.  Disponible à partir du 25 mai 2015, ce nouvel opus sortira chez Napalm Records et annonce le retour du band de Los Angeles, treize années après leur dernier album ‘Dark Days’.

La tournée européenne comporte 16 dates… dont une en Belgique ! Que les fans bloquent dès lors la date du 3 juin, où ils pourront venir applaudir au Trix (Anvers) ce groupe phare du milieu des années ’90, accompagné de Soil et American Head Charge en groupes d'ouverture.

Steve Vai, le live d'une tournée mythique

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Le 3 avril prochain sortira ‘Stillness in Motion – Vai live in L.A’, album du mythique guitariste, compositeur et producteur Steve Vai, à l’occasion d’un concert donné le 12 octobre 2012 au Club Nokia de Los Angeles.

Disponible version 2CD et 2DVD, ce nouvel opus contient  en outre ‘The Space Between the Notes’, un documentaire comprenant un peu plus de trois heures d’images inédites on et off stage. Ce show est le 49ème d’une tournée de 253 représentations à travers 52 pays, de 2012 à 2014 !

 

 

 

 

Disque 1

1. Intro/Racing the World
2. Velorum
3. Band Intros
4. Building the Church
5. Tender Surrender
6. Gravity Storm
7. Weeping China Doll
8. John the Revelator
9. The Moon and I
10. The Animal
11. Whispering a Prayer


Disque 2

1. The Audience Is Listening
2. Rescue Me or Bury Me
3. Sisters
4. Treasure Island
5. Salamanders In the Sun
6. Pusa Road
7. Frank
8. The Ultra Zone (CD Version)
9. Build Me a Song L.A.
10. For The Love of God
11. Taurus Bulba

 

Racoon

All In Good Time

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Racoon est un groupe batave né en 1997. Il réunit le chanteur Bart Van Der Weide, le guitariste Dennis Huige, le bassiste Stefan De Kroon et le drummer Paul Bukkens. Aux Pays-Bas, il est particulièrement populaire. Il n’avait pas fallu une semaine pour que « All In Good Time » ne décroche un n°1, au sein du Top 100 hollandais.

« Till Monkeys Fly », le premier elpee est paru en 2000. Racoon embraie ensuite par « Here We Go Stereo » en 2001, « Another Day » en 2005 et « Before You Leave » en 2008. Et enfin, par « Liverpool Rain » en 2011, leur cinquième opus, qui récolte un succès certain. Fondée en 1961, cette formation orange est la plus ancienne, encore en activité, sur le Vieux Continent. 

Empreinte de douceur, la voix de Bart évoque celle de George Kooymans, du mythique Golden Earing. Enrobé d’harmonies vocales, « Shoes Of Lightning » est balisé par un piano languissant. Une langueur qui alimente la ballade « The Little One Falls ». Particulièrement groovy, « Heaven Holds A Place » constitue la pièce maîtresse de l’opus. Un hit potentiel ! Un groove qui stimule également le remarquablement cuivré « Good To See You », un morceau au cours duquel les cordes de guitares sont bien mises en exergue. « Tommy » est une plage bien harmonieuse et « Brick By Brick », entraînante. « Guilty » vous incite à rejoindre le dancefloor. Et on continue à y danser, mais le rock, tout au long du plus musclé « Spit Your Heart Out ». A défaut de parcourir les grandes plaines du Far West, « Boy Breaks Heart » nous propose un bref périple au cœur des Polders bataves. Et les guitares se révèlent irrésistibles sur cette compo belle et épurée à la fois. Après un « Young And Wise » de bonne facture, l’LP s’achève par « Fun We Had ». Et ‘fun’, j’en éprouve encore à l’écoute de cet album. D’ailleurs, pour l’instant, il tourne en boucle sur mon lecteur…

 

The No Refund Band

Current state of Blue

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C’est Mike Crownover qui a fondé cette formation, en 2008. Elle nous vient du Texas et pratique du blues/funk. Pour compléter son line up, Mike engage le chanteur/guitariste Rick Jackson, le bassiste Rik Robertson, le trompettiste Jim Brady, et enfin le saxophoniste Anthony Terry. Le combo publie un premier long playing en 2012. Il est éponyme. Pour enregistrer ce second elpee, le band est retourné au studio Sugarhill de Houston. Et pas moins de quatre batteurs ont participé aux sessions.

Rick Jackson signe sept des douze plages. Sa voix est puissante et claire. Et elle s'impose dès l'ouverture, "Buy the blues", un blues lent bien cuivré, tapissé par l'orgue Hammond de Travis Doyle. Une compo au cours de laquelle la guitare s'intègre parfaitement dans l’ensemble. Teinté de jazz, "Current state of the blue" est une plage plus cool. Les drums de Walter Cross alimentent le feeling swing. La trompette et le saxophone se libèrent tout en s’adaptant au climat général de l’œuvre. Solide r&b, "Louis Blues" est dominé par la voix de Jackson. Les deux grattes s’autorisent un envol collectif devant les cuivres et l'orgue. Les musicos se révèlent particulièrement soudés tout au long de cet exercice de style propice à la danse. "Favourite fool" est une ballade lente guidée par la voix soul, expressive de Rick, alors que la trompette de Jim Brady musarde dans le décor sonore. Plage funk, "Love unmade" est parcouru de changements de rythme subtils. Jackson se réserve la guitare acoustique avant que les autres instruments, trompette, percussions et cordes électriques ne tirent leur épingle du jeu. La cover empreinte de douceur du "Bell bottom blues" d'Eric Clapton (NDR : période Derek & The Dominoes) est impeccable, mais sans surprise. Autre reprise, le "Mississippi Queen" de Mountain. Ce qui démontre que ce band texan est capable de reprendre des titres de blues/rock nerveux. Caractérisé par ses cuivres totalement libérés, "I gotta play" opère un retour au southern R&B classique. "Bought & sold" baigne à nouveau dans le R&B bien funky, une piste balisée par la basse de Robertson et la batterie de Joey Riggins, alors que Rick en profite pour écraser sa pédale wah wah. Pensez à Chic voire à Tower of Power. Le piano roadhouse de Randy Wall et l'orgue Hammond de Paul English trament la cadence de "Blues man dying", un titre de blues subtilement teinté de rock, au cours duquel, la guitare peut enfin mettre le nez à la fenêtre. Le notoire (NDR : surtout en Europe) "Still got the blues" de Gary Moore passe facilement la rampe ; pourtant, je suis convaincu que le NRB aurait pu pondre un slow blues autrement personnel. Et "She take me", responsable d’une dernière envolée funk, clôt ce long playing…

 

The Midnight Ghost Train

Cold Was The Ground

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Si vous aimez les atmosphères sombres, le bon vieux rock qui pue des pieds et se fond dans le son bluesy, je vous invite à écouter ce « Cold Was the Ground », dernier album de The Midnight Ghost Train. Fermez les yeux, imaginez-vous roulant de nuit au milieu des plaines du Texas. Il fait chaud et humide, l’esprit embrumé tant par l’ivresse d’un bon whisky que par la liquidation en bonne et due forme d’une famille de bons petits Américains. Digne d’un cynique Tarantino ou d’un Rob Zombie déjanté.

« Along The Chasm », en guise d’introduction oppressante, est rapidement rejointe par des guitares rondes et ronronnantes qui ne cesseront de vous accompagner tout le long de la route. « Cold was the Ground », c’est du Stoner qui fait du bien par où il passe, mixé à la chaleur de transitions propres au Blues. Issu de Topeka, capitale du Kansas aux Etats-Unis, ce trio arpente les scènes depuis bientôt huit ans et publie donc son troisième opus studio. Les riffs ronds de « Gladstone » nous entraînent directement au cœur de l’album et plantent le décor roots et brumeux, où les riffs et la voix grave et rocailleuse de Steve Moss, vocaliste/bassiste du groupe, s’entrechoquent. Un contraste où le rugueux vient côtoyer le soyeux, afin d’élaborer une matière aux multiples reliefs. Comme tout bon Stoner, les morceaux profitent d’une alternance entre un rock endiablé rapidement exécuté et un étirement en longueur de certains passages afin de profiter de la couleur de chaque note, le tout dans un mouvement hypnotique nous entraînant dans un au-delà planant. « BC Trucker », single de l’album, déboule par un solo de batterie rapidement rejoint, en arrière-plan, par une basse aux accents réminiscents d’un ZZ Top, mais exécutés plus rapidement, et un riff bénéficiant d’un break bien placé, pour s’installer confortablement et rester en tête jusqu’à la fin du morceau. Ce dernier profite d’ailleurs d’un clip vidéo assez déjanté, où les trois gars du Kansas se retrouvent à jouer au milieu des champs, accompagnés d’un homme coiffé d’un masque de cochon et tournoyant en Quad autour d’eux. On y retrouve ensuite une bande d’enfants, habillés tels des Amish, quittant la ville et armés d’outils agricoles, rejoignant le band afin de faire la fête ensemble. Le clip se termine par un plan où brûle tranquillement l’homme-cochon sur une chaise en osier. What else ? Telle une parenthèse, « One Last Shelter », privé de tout apport vocal, démarre comme un morceau de Mötorhead pour ensuite se fondre en un intermède teinté de blues, avant d’être repris par une guitare frénétique pour finalement aboutir dans une sauce rock’n’rollesque bien épaisse. Mention spéciale à « The Little Sparrow », morceau intimiste susurré au micro, narrant l’histoire d’un homme hanté par sa musique en pleine nuit, l’empêchant de fermer l’œil happé par les songes. Peut-être un vieux fantôme, quand on sait que le père du frontmen s’est éteint il y a cinq ans, en lui laissant pour derniers mots : ‘Peu importe les raisons, ne cesse jamais de jouer de la musique. Vas-y toujours aussi fort que tu peux’. Une dernière volonté qui revêt tant de l’énergie à puiser que du fardeau à porter.

Fan de Rock bien gras, d’ambiance un peu crado et de western-spaghetti, ne manquez pas cet elpee qui devrait vous faire passer un bon moment. Pas question ici de se prendre la tête et de se poser un tas questions futiles, il suffit de se laisser aller afin d’être emporté dans le monde parallèle et barré de The Midnight Ghost Train. Une traversée nocturne en vieille Cadillac au milieu de nulle part.

The Midnight Ghost Train se produira ra le 10 mars prochain au Bunker (Bruxelles)

 

Lagwagon

Hang

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Retrouver un groupe phare qui a marqué son adolescence s’avère toujours un exercice relativement délicat… démontrant que les goûts –heureusement– évoluent au fil du temps.

Retrouver Lagwagon, pour la première fois depuis « Let’s Talk About Feelings », paru en 1988, constituait donc une aventure un peu casse-gueule et susceptible de se solder par une grosse déception. D’autant qu’il s’agit du premier elpee, commis par la bande du toujours aussi rutilant Joey Cape, en 9 longues années.  

A l’époque, leur punk mélodique était davantage chargé d’émotions que celui de leurs confrères ; et tout particulièrement Green Day, No Use for a Name ou NOFX. Ainsi, Lagwagon jouissait d’une place bien particulière au sein de la scène californienne.

Première constatation, le potentiel compo du band semble s’être quelque peu étiolé. Mais musicalement, il a conservé sa force première, c’est-à-dire sa capacité à rendre hyper-mélodique son punk rock. Un style caractérisé par le recours à la double pédale et aux riffs supersoniques. Tout n’est cependant pas parfait, notamment sur le plus féroce, presque métallique « Cog in the Machine », titre pénible sur lequel la voix de Cape n’est guère convaincante. A contrario, l’elpee recèle quelques réussites punk ‘made in Fat Wreck’, dont « Burden of Proof/Reign » et « Burning Out in Style ». Introduite par une intro acoustique, la première piste s’illustre par son refrain très accrocheur, alors que la seconde est un imparable single power-rock.

Bref, ces retrouvailles ne se sont pas trop mal passées. Cet ami ami punk vieillit plutôt bien, a contrario de notre ex-pote, Offspring… Notons quand même, l’impact assez intéressant, causé sur l’expression sonore, par leur nouveau bassiste, Joe Raposo.

Inutili

Unforgettable, lost and Unreleased

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Ce disque est vraiment singulier. Il est le fruit d'enregistrements opérés entre 2012 et 2013, aux studios Torricalla. C'était avant que leur bassiste, le redoutable Giancarlo di Marco, ne quitte le navire. Ce quatuor italien, établi à Teramo en Italie, implique alors, outre Giancarlo, Pietro Calvarese, à la guitare et aux bidouillages électroniques, Danilo Francesco, également aux grattes, ainsi qu’Alessandro Antinori, aux percussions. Auparavant, le combo avait publié deux 12 inches, "Satori" en 2013 et "Music to watch the clouds on a sunny day" en 2014.  "Unforgettable, lost and Unreleased" est donc un recueil de fonds de tiroirs. L’œuvre ne respecte d’ailleurs aucune ligne de conduite. Giancarlo avait imposé un style à sa formation. Sa basse servait de structure aux jams improvisées des grattes au bord du délire. Elles étaient ainsi susceptibles de s’enfoncer dans le psychédélisme, mais également dans le space et le cosmic rock ; lors d’expérimentations qui semblaient pratiquement sans fin…

Sur les huit plages proposées, outre "Untitled", une brève et douce intro blues, trois plages dépassent les 10’ et une va au-delà des 20 minutes. Cette musique n’est donc pas destinée à votre chaîne hi fi, mais plutôt à la formule ‘live’. L’identité du combo demeure une énigme. La seule photo publiée sur un blog nous révèle des musicos qui ne sont plus de première jeunesse! Le moins âgé affiche plus de 40 balais ! Mais comment appréhender cette expression sonore improvisée et expérimentale, peu soucieuse de la qualité finale ? Prog ? Psyché ? Peut-être en optant pour une extension artificielle. Kraut rock ? Pourquoi pas ? Si on se réfère aux 70’s. Noise ? En adoptant alors une réflexion plus contemporaine.

"Bangkok" est une plage qui s’ouvre dans la douceur. Les guitares s'étirent paresseusement en boucle, dans l’esprit d’un d'Ash Ra Tempel, quatre décennies plus tôt. Avant que la suite ne se soulève, comme dans un tourbillon. Et suivant un même schéma, les cordes de Danilo et Pietro bercent paisiblement "Nicotine", jusqu’au moment où les cordes aux tonalités psychédéliques, pourtant parfaitement maîtrisées, ne viennent brouiller les pistes. Et lorsque les longues plages s’installent, la musique devient expérimentale. "Noise again" nous replonge dans l’univers chaotique et avant-gardiste de Hawkwind. Bref interlude paisible, "No name science" est orchestré par les cordes de Di Franco. "Radon" et "The monarch must die" sont des épopées de longue haleine, propices aux chevauchées cosmiques tourmentées. La première est parcourue d’un discours déclamatoire incompréhensible. La seconde se solde par une digestion laborieuse. Après "Mechanical lady", transition de courte durée, place à l’envol final, "My girlfriend is a zombieslut", une piste de 22’ qui nous entraîne au cœur de terres bien peu inhospitalières…

 

Drip Dry Man

The Beat Revolver

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Drip Dry Man, c’est le projet d’un Gallois (NDR : il est issu d'Aberystwyth) plutôt énigmatique. Pas de biographie bien précise. En général, il se produit en solitaire. Il y apparaît grimé, jouant sur l'une des ses guitares en caisse de boîte à cigare, se servant de percussions à pied. Sa voix est étrange et grave. Elle nous replonge dans le passé. Les sessions d’enregistrement de cet album se sont déroulées entre le studio Max Trax au Pays de Galles et le Peter's Place de Gand, en Belgique.

Dès l'ouverture, il met la gomme. Tout au long d’"I ain't got nothin to prove", il déclame ses lyrics sur une trame blues/rock, d’une voix caverneuse et chaotique, soutenue par des chœurs paradoxalement délicats ; une plage très susceptible de rappeler le très emblématique Howlin' Wolf. "Candy" adopte un même profil, une piste entraînante qui baigne au sein d’un climat de transe. La ligne de basse de Luc Waegeman (ex-Starfighter, Kinky Star) et les percussions hypnotiques de Peter De Bosschere (ex-Give Buzz, Kinky Star, White Velvet) servent de charpente au développement des guitares du Drip Dry Man et de Tomas Gons sur "Fuck + Forget". Elles s’ébrouent dans un climat écrasant digne du Black Sabbath originel avant de glisser vers un fuzz généreux, réminiscent des Stooges originels. DDM ne se repose guère sur ses lauriers, et poursuit l’offensive sur "I'm the only one you want". Il épaule sa Cigar Box qui produit un déluge de sonorités acides propices à l'aventure psychédélique. La voix devient sépulcrale sur "Up in my business", comme si elle émanait de Captain Beefheart, qui se serait manifesté outre-tombe. Le trio prend ici son pied, et les tonalités métalliques dispensées ne feraient pas tâche d’huile dans l’univers de Jon Spencer. Etonnant, une trompette vient enrichir l’expression sonore de "Lucille". Le climat devient morose, voire sinistre, sur "Ain't nobody home", une plage interprétée en formule trio, grâce au concours de De Bosschere et Waegeman, qui adopte un mode de dérision prôné par un certain Tom Waits. "Do you still love me?" est sans doute la seule piste un rien plus allègre. Bart Maris déballe sa panoplie de cuivres, trompette, trombone et tuba, pour délivrer ce cri d’amour. Et "Roll on" est la plage la plus dépouillée. Les claquements sont percussifs. La basse est minimaliste. Et la voix, meurtrière. "Just 16" clôt l’elpee. Un blues/rock acide, psychédélique, déconcertant, taillé en pièce par les trois grattes. Et la voix est à nouveau hantée par celle du Captain Beefheart, dans un climat digne du Magic Band. Une œuvre pas facile d’accès, mais particulièrement originale…

 

Coastline Truckers

Coastline Truckers (Ep)

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Nouveau venu au sein de l’écurie liégeoise Honest House, Coastline Truckers démontre par ce premier 6 titres que la formation mérite parfaitement sa place, parmi d’anciens résidents comme Frank Shinobi ou encore Taïfun.

Se servant de deux basses et d’une batterie, le trio évolue clairement dans l’univers Honest House, une structure qui porte une affection toute particulière pour des groupes comme Modest Mouse, Karate ou encore Motorpsycho. Le combo ne se cache d’ailleurs pas derrière ses influences.

Comme on peut l’imaginer, vu la présence de deux fois 4 cordes, les Liégeois ne font pas forcément dans la dentelle. Les mélodies ne sont cependant pas absentes. Le point fort de leur musique procède des changements rythmiques qui surprennent à la première écoute et apportent une satisfaction certaine, dès la seconde. Une voix écorchée ainsi que les choeurs apportent un supplément d’âme aux morceaux.

Au final, ce premier petit format est plus qu’honorable. On attend quand même de voir ce que la suite va nous réserver. 

 

Benjamin Clementine

At least for now

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L’histoire de Benjamin Clementine est digne d’un scénario hollywoodien. C’est celle d’un beau gosse anglais, d'origine ghanéenne, qui, un jour, par dépit, a tout plaqué.

Il débarque de l'Eurostar à Paris, sans un sou. Son baluchon et sa guitare à la main, il connaît alors le froid, la faim, les problèmes de logement et le mépris du genre humain.

Afin de subsister à cette vie précaire, il va, pendant près de quatre ans, jouer dans le métro. Son répertoire sera essentiellement constitué de reprises de Jimi Hendrix, Bob Dylan, Leonard Cohen ou Nina Simone…

Et puis, un soir, sur la ligne 2, Clementine est repéré par un producteur, Aysam Rahania. Ce dernier voit en lui un bel homme élancé au visage carré, ainsi qu’un timbre de voix qui lui glace le sang… Il présente alors ce jeune prodige à un ami, Matthieu Gazier (Ekler'o'shock). Son histoire commence tout simplement à prendre une autre issue, dès cet instant.

En juin 2013, il signe sur le label Behind, un Ep de 3 titres.

Après un passage dans l’émission de Jools Holland, sur la chaîne BBC2, où il était invité aux côtés des Arctic Monkeys et de Paul McCartney, la magie Internet opère. Les réseaux sociaux s’enflamment. Le résultat est immédiat. « Cornerstone », première chanson écrite après une dispute avec sa petite amie, devient le titre le plus écouté sur la plateforme musicale ‘Spotify’ et ce durant quelques jours.

La presse et le public sont unanimement touchés par le lyrisme et la prestance de ce jeune garçon.

« At least for now », premier opus, est plus que prometteur. A la limite du conceptuel même ! Dès lors, très difficile à cataloguer. La musique est hybride et se situe entre jazz, blues, soul et folk.

Les onze titres s’écoutent d’une traite et oscillent, avec une même régularité, entre l’équilibre doux du piano et de la voix, sans jamais le transgresser.

Chaque note résonne comme une évidence ! Son timbre puissant et charismatique métastase l’âme. La voix gorgée et le phrasé du gaillard transcendent. Les frissons envahissent mon corps lorsque ses doigts martèlent les touches de son instrument, parfois de manière hésitante, tel un funambule sur le fil.

De toute évidence, cet artiste fait bien plus que de jouer de la musique ! C’est véritablement un accumulateur d’émotions ! La manière dont il s’implique dans ses chansons, y compris physiquement d’ailleurs, bouleverse !

Ses écrits viennent du cœur! Ils mettent à vif des sentiments exacerbés! Les blessures, les relations familiales ou encore amoureuses y sont dépeintes. Il y parle de la vie : la sienne.

Une mise en garde quand même : j’espère que pour le prochain album, il aura l’intelligence de contourner les préceptes commerciaux contemporains visant à servir la même sauce plusieurs fois de suite, afin de ne pas s’enliser alors dans un exercice qui deviendrait en conséquence trop facile et fatal pour lui.

Bref, qu’on l’aime ou pas, ce bonhomme ne laisse pas indifférent ! Certains verraient en lui une réincarnation de Nina Simone. Tout est dit !

Caribou

Our love

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« Our loves » constitue déjà le quatrième elpee de Daniel V.Snaith, aka Caribou. Au fil du temps, le Canadien (Ontario) s’est forgé un style particulier, lorgnant de plus en plus vers l’électro. D’ailleurs, ce dernier essai est certainement celui qui doit le plus à l’électronique. Ainsi avoir tâté de l’électro-pop et du psyché, dorénavant, Caribou a décidé de faire danser les foules. Une philosophie qui lui va plutôt bien.

L’opus s’ouvre par « Can’t do without you ». Impossible de rester de marbre à l’écoute de ce morceau. Vu son expérience de DJ, Dan Snaith a le don pour faire monter la sauce et il ne s’en prive pas. Sur « Silver », le tempo ralentit et la voix du Canadien se manifeste. Son compatriote, Owen Pallet, vient poser quelques lignes de violon aux accents 80’s sur le titre éponyme. Et une seconde concitoyenne, Jessy Lanza, vient chanter sur « Second Chance », un morceau des r’n’b empreint de sensualité.

« Our Love » constitue l’album le plus accessible et dansant de Caribou. Certains titres risquent même de mettre le feu aux plaines des festivals européens, cet été. Il se produira d’ailleurs à Werchter ce 25 juin (en compagnie de Hot Chip, Foo Fighters, Oscar and the Wolf ou encore The Chemical Brothers,…), et à l’AB le 10 mars.

 

Wiltman

Lo-Files 3

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La vision des grands espaces de l’Ouest des States plane au-dessus de la musique du méconnu Wiltman, pourtant déjà responsable de son 3ème  volet fichiers ‘Lo-Fi’… De sa voix d’outre-tombe, presque digne d’un Cohen (« Lost in Your Game »), mais surtout à l’aide de son très libre jeu de guitare, le Gantois Wim Kesteloot marche sur les plates-bandes de Ry Cooder (« The Weigth ») tout en nous incitant à voyager depuis notre modeste IPod… Entre le planant « Losers », caractérisé par ses samples illuminés et des plages instrumentales plus vaporeuses (« 38 Anderson Street »), les 7 titres proposés sur ce mini album sont autant de réussites. Belle découverte que ces ‘Lo-Files’ définitivement ‘High-Quality’ !

 

Volver

Beautiful Sad Stories

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Attentif à offrir de belles mélodies sans brusquer l’auditeur, ce groupe ne prétend pas surprendre mais vise juste quant à proposer un agréable moment en sa compagnie.

Arrondies sous tous les angles, les mélodies, certes sages (à l’exception de quelques timides dissonances à l’entame de “Fire”) caressent dans le sens du poil et semblent même formatées pour certaines ondes radiophoniques.

Pas étonnant dès lors de retrouver deux titres en version ‘Edit’ pour rentrer plus aisément dans les plages horaires de grandes écoutes.

Faut-il pour autant condamner cette attitude?

Non, si on considère l’œuvre sous un angle relativement ouvert et en l’acceptant pour ce qu’elle est, n’évaluant intrinsèquement que ses réelles qualités…

À commencer par une voix pleine de charme qui se démarque immédiatement et séduit facilement.

Pour le reste, dans un registre qui lorgne vers le Post Rock (si on évoque cette étiquette dès qu’il est question d’intimes introspections conduites progressivement vers un certain paroxysme), les compositions de Volver héritent d’une luminosité chatoyante, même si parfois trop éclatantes.

Procurant leur lot d’émotions en usant d’évidentes ficelles, mais avec brio.

Forcément, ce vernis bien sage agacera les plus exigeants, puisque rien ici ne vient déranger l’apparente harmonie.

La faute aussi à une production léchée qui étouffe les bouillonnements en puissance et jugule les montées d’adrénaline.

Mais l’ensemble tient parfaitement la route et devrait plaire aux âmes romantiques teintées de sépia.

Sans rien bousculer, Volver pourrait donc très bien se faire une place au soleil et briguer quelques dates dans nos festivals cet été.

 

Archive

Sur les traces du Floyd…

Écrit par

Archive accomplit une nouvelle tournée des grandes salles. Et les deux dates prévues à l’AB, sont sold out. Dans la foulée, il embraiera par les festivals d’été. Votre serviteur vient de rejoindre la file d’attente qui s’allonge, jusqu’au coin de la rue des Pierres. Il parviendra cependant à temps pour se poster devant les barrières, face à Dave Penny.

Fondé en 1994, ce groupe compte donc aujourd’hui, plus de deux décennies d’existence. Un collectif à géométrie variable drivé par Darius Keeler et Danny Griffiths. Son style musical n’est pas aisé à définir, puisqu’il emprunte aussi bien au rock, à l'electro, au trip hop, au psyché qu’au prog. Un cocktail qui finalement s’avère très personnel.

Pas de supporting act comme mise en bouche, mais un film : « Axiom ». En mon for intérieur, j’imaginais un premier acte en compagnie de Birdpen, le projet de Dave Penney et Mike Bird. Ce ne sera pas le cas, même si on retrouvera la paire aux grattes, lors du concert. Depuis sa formation, le band s’est toujours intéressé à l'image, le graphisme et la mise en scène. Il aime surprendre le public lambda. Et pas seulement à travers l’expérimentation sonore.

La projection est réalisée sur un écran, pas trop grand, juste descendu du plafond. Vu ma position, suffisant pour se choper un torticolis. Un court métrage tourné en noir et blanc, d’une trentaine de minutes. Il a également servi de bande-son à un album paru en 2014 qui porte le même titre. Il raconte, au fil des différents chapitres, l'histoire d'une île (Axiom), dont la ville souterraine est sous la coupe d'une cloche qui sonne et décide du destin de ses habitants. De superbes arrangements de cordes enrichissent cette musique particulièrement paisible. (Setlist : « Distorted Angels », « Axiom », « Baptism », « Transmission Data Terminate », « The Noise Of Flames Crashing », « Shiver » et « Axiom (reprise) »). Archive semble inconsciemment marcher sur les traces du Floyd, quand il a réalisé son film « The Wall ».

Darius et Danny se chargent des claviers. Ce dernier également des samplers et de la basse. Le line up implique 3 vocalistes. Holly Martin apporte la touche féminine. Et Dave Penny (percus, machines) ainsi que chevelu Pollard Berrier procure, la masculine. Ces deux musicos et Mike Bird se consacrent aussi aux grattes. Steve Barnard, alias Smiley, se charge des fûts. Il a milité au sein des Mescaleros de l’ex-Clash, Joe Strummer. C’est après le décès de son leader, qu’il a rejoint Archive. Et enfin, Jonathan Noyce est préposé à la basse. Le band est venu présenter son nouvel et onzième album studio, « Restriction », publié ce 12 janvier.

Trois écrans sont disposés en arrière-plan, dont un plus grand placé au-dessus du drummer. Darius se plante à l'extrême gauche et va battre le rythme, de la main droite, pendant 2 heures. Danny lui fait face, à l'extrême droite. Laissant tout le reste de l’espace aux trois chanteurs : Holly, Dave et Pollard. Mike s’est installé à gauche du drummer et Jonathan, à sa droite.

Le set s’ouvre par un extrait du dernier elpee, « Feel It », fruit de la rencontre entre l’instrumentation organique et l’électro. Dave se réserve le micro sur cette compo balisée par les claviers. Progressivement, les riffs de guitares envahissent l'atmosphère, et adoptent un profil rock musclé. La belle Holly pose sa voix et Dave retourne derrière sa six cordes sur « Kid Corner », un morceau électro/rock qui vous invite à rejoindre le dancefloor. Le public, dans la fosse, commence à remuer. A contrario de Dave et Pollard, Holly demeure plutôt statique. Elle se concentre sur son chant empreint de douceur, mais chargé d’intensité. « You Make Me Feel » est un extrait du deuxième opus, « Take My Head », paru en 1999. Holly et Pollard se partage les vocaux sur ce titre de trip hop plutôt classique, mais dansant. Une conjugaison qui transpire la sérénité. Plus long et expérimental, « Dangervisit », est tiré de « Controlling Crowds », une plage gravée en 2009. C’est sous cette forme que j’apprécie le plus le combo. Soutenu par celle de Dave, Pollard nous illumine de sa voix fragile et cristalline. Holly s’applique aux vocaux sur « Black And Blue », piste qui figure sur le dernier long playing. Une superbe ballade dont seul Archive a le secret. Dave chante « Sleep », issu de  « Noise », paru en 2004, une compo délicate et atmosphérique. Le lightshow est alors de couleur bleue, d’un bleu qui adoucit les moeurs.

« The Feeling Of Losing Everything » figure sur « Controlling Crowds, Part IV», un LP publié en 2009. Il est interprété sous la forme d’un chouette duo piano/voix. Epique, « Bullets » démarre en douceur, monte en crescendo avant de terminer en puissance. Nous ne sommes pas loin du prog de Pink Floyd. « Ruination » et « Crushed » sont deux autres extraits de « Restriction ». Deux titres plus rock. Plus énergiques. Dave a récupéré le micro. Holly le rejoint. Smiley martèle vigoureusement ses fûts, mais à la manière d'un métronome. Derrière moi les spectateurs s’agitent de plus en plus. De la même veine, « Conflict » et « Violently » (ils figurent sur « With Us Until You'Re Dead » qui date de 2012) font monter la pression. Holly chante « End Of Your Days ». Sa voix me flanque des frissons partout. J'écoute religieusement cette compo interprétée sous un éclairage de teinte azuréenne…

Il passe au vert (?!?!?) sur « Third Quarter Storm », moment choisi par Dave pour reprendre le ‘lead’ vocal, Holly le soutenant en ‘backing’. Le même duo embraie par « Waste », issu de « Noise », avant que Pollard ne prenne le relais en milieu du parcours. Ténébreux voire glacial, « Ladders » s'envole lors de son épilogue, en mode electro, mais en libérant toute son énergie. Et l’incontournable « Numb » achève le spectacle en beauté.

En guise de rappel, le band va nous accorder un autre morceau imparable, « Lights ». Pollard est aux vocaux, sur ce single, qui va s’étendre au-delà des quinze minutes. Du tout grand Archive, qui est de nouveau prêt à affronter les festivals d'étés. Ils sont d’ailleurs annoncés à Rock Werchter.

(Organisation : Live Nation)

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The Decemberists

Que du bonheur !

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Responsable d’un nouvel album baptisé "What's a terrible B, paru ce 20 janvier, The Decemberists se produisait à l’AB pour le défendre. Si elle jouit d’une belle notoriété outre-Atlantique, la formation n’a pas la même popularité sur le Vieux Continent. Et pour cause, ce concert annoncé depuis un bon bout de temps n’a pas vraiment drainé la grande foule. Et pourtant, les absents ont de nouveau eu tort…

Réputée pour la qualité de son songwriting, Serafina Steer assure le supporting act. Petite protégée de Jarvis Cocker, l’Anglaise chante, joue du piano ou de la harpe. Malheureusement, je n’ai pu assister à son set. Qui a débuté vers 19h30, devant un parterre plus que réduit. En arrivant vers 20h10, sa prestation était déjà terminée. Dommage !

Vers 20h30, les lumières s'éteignent. La sono diffuse une bande sonore. Anecdote, il y a un Manneken-Pis miniature qui trône sur un des amplis… Puis, Colin Meloy monte sur l’estrade, suivi par ses musicos qui débarquent au compte-gouttes. Toute l’équipe est tirée à quatre épingles. Et le quintet est soutenu par deux choristes, qui doublent circonstanciellement à la sèche ou au carillon tubulaire.

Le concert s’ouvre par "The Singer Adresses His Audience" et "Calvary Captain", deux excellents extraits du premier elpee, "Castaways and Cutouts", paru en 2002. Le ton est donné. La musique du groupe frôle déjà la perfection. Entrée en matière réussie. Meloy commence alors à mettre l’ambiance en discutant avec la foule, au sein de laquelle, manifestement, il a de nombreux compatriotes. Jamais le concert ne va baisser d’intensité. Que ce soit à travers les plages de leur denier elpee ou de morceaux piochés dans leur discographie plus que respectable (NDR : 7 albums à leur actif, quand même). Les tubes défilent. Les compos passent d’un style à l’autre, sans le moindre problème. Depuis le folk classique ("Down by the Water") au rock majestueux et épique ("The Island: Come And See/The Landlord's Daughter/You'll Not Feel The Drowning"), rien ne sera négligé. En outre, il faut aussi souligner le rôle de la multi-instrumentiste, Jenny Conlee, qui glisse de l’accordéon aux claviers (orgue, piano, synthés), en passant par le tambour. Pendant plus d'une heure et demie, The Decemberists va offrir une belle tranche de bonheur à son auditoire, particulièrement ravi du show.

Excellent de bout en bout, The Decemberists a accordé un set tout simplement parfait. Et démontré qu’il méritait d’émarger au gratin du mouvement folk/americana yankee…

Setlist 

1. The Singer Addresses His Audience
2. Cavalry Captain
3. Down by the Water
4. Calamity Song
5. Grace Cathedral Hill
6. Philomena
7. The Wrong Year
8. The Island
9. Los Angeles, I'm Yours
10. Carolina Low
11. The Sporting Life
12. The Rake's Song
13. Make You Better
14. The Legionnaire's Lament
15. 16 Military Wives
16. O Valencia! 

Encore:

17. Wonder
18. A Beginning Song 

(Organisation Ancienne Belgique)

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Allah-Las

Percutant !

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Après avoir réalisé l’interview de Miles Michaud, le leader d’Allah-Las, l’an dernier, il me semblait logique d’aller vérifier ce que le band avait dans le ventre, en ‘live’. Et comme, il se produisait à l’Aéronef de Lille, pas trop loin de mes pénates, la circonstance était idéale. Pas besoin de chercher une place de parking pendant des heures ou d’en choisir une qui vous coûte la peau des fesses, de se farcir les embouteillages ou de devoir dormir dans une gare, si vous manquez votre train du retour. Pour les provinciaux, Bruxelles devient de plus en plus inaccessible…

Bref, revenons à nos Allah-Las, responsable d’un second album d’honnête facture, paru l’an dernier. Un disque de psyché/garage/lo fi particulièrement cool, intitulé « Worship the sun ». Et un peu de soleil dans le cœur des mélomanes, à cette époque de l’année, ne fait de tort à personne…

Le combo californien a entraîné la formation néerlandaise Eerie Wanda dans sa tournée européenne, comme supporting act. Il s’agit du projet de la Marina Tadic, qui milite également chez Earh Mk. Sur les planches, elle est entourée de trois mecs. Un drummer, un guitariste et un drummer. Le combo pratique une sorte de pop/rock alternatif plutôt élaboré mais mélodique, parfois teinté de folk. Les compos ne sont pas trop mal ficelées, mais hormis la dernière du set, au cours de laquelle le percussionniste de tournée des Allah-Las viendra prêter main forte, l’ensemble manque quand même de relief. Et la voix un peu trop linéaire de Marina, qui se réserve la guitare rythmique, accentue cette impression. En outre, les balances ont été mal réglées. Ou alors, c’est le bassiste qui les a complètement bousillées, à force de monter le volume de son ampli. Un déséquilibre qui nuit aux interventions, pourtant joliment ciselées, du soliste. Un album est en préparation et devrait sortir en 2015. En attendant, il y a encore du pain sur la planche (NDR : qui a dit du gouda ?)

Lorsque Allah-Las monte sur l’estrade de l’Aéronef, disposé en mode club, mais suivant une orientation en largeur, soit en laissant le podium principal, séparé par une immense tenture noire, dans le dos (NDR : ce qui n’est pas une mauvaise idée, malgré des haut-parleurs d’ambiance qui vous massacrent les tympans avant le concert), on remarque la présence d’un musicien supplémentaire. Un percussionniste. Celui-là même qui avait rejoint Eerie Wanda, en fin de show. Et franchement, son concours va manifestement apporter un plus à la musique du band. Outre ses deux congas, il va se servir d’une panoplie de percus, suivant les titres : maracas, tambourin, cloches, hochets et j’en passe… Spencer Dunham affiche une attitude particulièrement cool, mais sa basse doit avoir cumulé les kilomètres, vu l’état d’usure de la caisse. Pedrum Siadatian, le guitariste soliste, est mince et grand. Sa tête campe un hybride entre Richard Ashcroft et Liam Gallagher. Matthew Correia, le drummer, c’est le sosie de Terence Hill. Celui qui avait joué dans le western spaghetti de Sergio Leone, ‘Il était une fois dans l’Ouest’. Enfin, chaussé de bottes blanches, chemise boutonnée jusqu’au col, Miles Michaud a dans le regard quelque chose de Jim Morrison.

Le set s’ouvre par « Busmans », un titre qui me rappelle quelque par Them (« Calm me down », proposé en fin de parcours adopte un même profil, à moins que ce ne soit celui des Fleshtones). Le son est excellent. Les quatre musicos participent aux vocaux. Et les harmonies vocales sont superbes. Réminiscentes du mouvement west coast. Seul Spencer se contente de participer aux choeurs. Claire, la voix de Miles est légèrement chargée de reverb. Celle de Pedrum est plus insulaire et me fait parfois penser à Noël Gallagher. Enfin, Matthew chante à la manière d’un Brian Eno, sur « Sandy ». Et lors du rappel, Miles et Matthew permutent de rôle. Le premier siège derrière les fûts et le second s’approprie le micro principal pour attaquer « Long journey », tout en agitant ses maracas de couleur rouge. Des maracas dont il se sert également parfois, tout en martelant ses peaux. Et franchement, je n’avais plus vu de batteur capable d’imprimer 3 cadences différentes à la fois, depuis Jonathan ‘Butch’ Norton (Eels). Les accords de gratte surf, sinusoïdaux ou discordants dispensés par Pedrum colorent les compos de sonorités délicieusement surannées, parfois même surf. Ceux dispensé par Miles sont plus rythmiques et chatoyants. Par rapport au denier elpee, les titres son bien plus allègres ou offensifs, très souvent même davantage percussifs. Les interventions de Matthew et du 5ème larron sont manifestement complémentaires et terriblement efficaces. Certaines mélodies sont aussi hymniques que chez les Dandy Warhols (« Buffalo nickel », « Had it all »). Le combo concède deux morceaux instrumentaux, bien évidemment ; « Sacred Sands » et l’irrésistible « Ferus gallery ». C’est d’ailleurs à partir de cet instant que la fièvre va commencer à gagner le public et provoquer le crowdsurfing. Le lightshow est sobre. Parfois de petites lumières bleues ou rouges apparaissent en arrière-plan. Et deux cylindres placés à gauche et à droite de l’estrade vont prodiguer des lumières blanches pendant « Catalina ».

Lors du rappel, les musiciens d’Eerie Wanda rejoignent Allah-Las sur les planches pour exécuter un « Every girl » qui met l’auditoire en transe. Et, le combo ne reviendra plus, malgré l’insistance des spectateurs conquis. Pour un premier concert en 2015, je suis comblé…

Setlist : “Busman’s holiday”, “Follow you down”, “Buffalo nickel”, “No voodoo”, “Standing”, “Sandy”, “De Vida Voz”, “Sacred Sands”, “Had it all”, “Catalina”, “Tell me (“What’s on your mind)”, “Ferus gallery”, “501-415”, “Calm me down”, “Better tha mine”, “Autumn dawn”, “Artifact”, “Catamaran” – Rappel : “Long journey”, “Every girl”.

(Organisation Aéronef) 

Amparo Sanchez

L’esprit du soleil andalou…

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MusicZine a décidé d’investir l’AB, ce soir. Pierre couvre le concert de Black Label Society, qui se déroule dans la grande salle ; et votre serviteur celui d’Amparo Sanchez, au Club. Mais également de Milo Meskens. Ce jeune prodige n'a finalement pas participé à la finale ‘De Nieuwe Lichting’, organisée par StuBru. Mais il peut se targuer d'avoir assurer à trois reprises le supporting act, à l'AB, en une semaine. Les deux premiers pour Kensington, dimanche dernier, et aujourd’hui celui d'Amparo Sanchez. Qui est sold out. Comme très souvent dans cette salle devenue mythique.

Isolde Lasoen –la très jolie drummeuse de Daan National– qualifie Milo de ‘Jeff Buckley de Deinze’. Pourquoi pas ? Guitariste, Milo Meskens drive Black Tolex, un groupe issu du Nord du Pays, chargé de promesses. Ce soir, armé de sa sèche, l’artiste se produit en solitaire. Sa musique est le fruit d’un mélange de folk, de country, de blues de pop. Talentueux, il possède une bonne voix, dont le grain rocailleux est susceptible d’évoquer Buckley (NDR : of course), Bon Iver voire John Mayer. Et quand il se met à souffler dans son harmo, impossible de ne pas penser à Bob Dylan. Finaliste de nombreux concours en Flandre, il truste les premiers prix. Et y jouit déjà d’une solide notoriété. Vu ses aptitudes, il mériterait que la Wallifornie s’y intéresse. Et que les organisateurs de festivals, le programment, au cours de cet été. Une certitude, ce jeune premier est à suivre de très près.

Amparo Sanchez a pris du poids, depuis son dernier passage en Belgique. C’était à la Rotonde du Botanique, l'an dernier. Pas un compliment pour cette dame, à la voix si particulière. Ce soir, elle assure le dernier spectacle de sa tournée. Et en général, lors de telles circonstances, les musicos donnent tout ce qu’ils ont dans le ventre. Parmi les aficionados, on remarque la présence de nombreux hispanophones. Logique. Outre sa collaboration avec Calexico, elle a surtout vécu une belle aventure chez Amparanoïa, en compagnie –notamment– de Manu Chao, une formation latino de rock alternatif fondée en 1995, à Madrid. Sous ce patronyme paraît un premier elpee en 1997, « Poder Del Machin ». Caractérisé par ses racines cubaines, le deuxième, « Feria Furiosa », est publié en 1999. Il est suivi par « Somos Viento » en 2002, « Enchilao » en 2003, « Rebeldia Con Alegria » en 2004 et enfin « La Vida Te Da » en 2006. Amparo embrasse ensuite une carrière en solitaire et grave son premier LP, « Tucson-Habana », une œuvre teintée de blues et de rumba. C’est ce long playing qui a reçu le concours des leaders de Calexico, Joey Burns et John Convertino. Elle grave son second opus en 2012, « Alma de Cantaora », un disque pour lequel elle bénéficie de la coopération de 4 musiciens talentueux : le trompettiste Jose Alberto Varona Saavedra, le contrebassiste Jordi Mestres, le guitariste Willy Fuego et le drummer, Ricard Parera. Et ce soir, ils sont au poste…

Amparo est vêtue d’une robe ‘flamenco’ de couleur noire. Elle est chaussée de bottillons, laissant apparaître des jambes tatouées d’étoiles. Elle est venue défendre sont troisième elpee, « Espíritu Del Sol ». Et sa gratte électro-acoustique de couleur bleu azur, couverte de 'smileys', de petits soleils, de coeurs et de têtes de mort, accompagne sa voix empreinte de charme, tout au long de chansons, qu’elle interprète dans la langue de Cervantès.  

Le set s’ouvre par « Plegaria », un extrait du dernier opus. Toute l'émotion de la mujer, passe dans la voix. « La Fiesta » est une superbe reprise d'Amparanoïa. Un titre judicieux au cours duquel les artistes vont se libérer et l’auditoire prendre littéralement son pied. « Hermosa » est tiré du dernier LP, « Espíritu Del Sol ». Issu de « Tucson-Habana »), « Corazon De La Realidad » nous transporte à Cuba. Le spectre du Buena Vista Social Club plane. Le public est ravi. A plusieurs reprises, il applaudit chaleureusement. Et c’est amplement mérité. Préposé à la contrebasse, le souriant Jordi Mestres cherche à séduire l’auditoire. Et il y parvient.

Les accords de guitare surf dispensés tout au long de « Mi Gitana » vous prennent aux tripes. La voix d'Amparo est douce et paisible sur ce titre au refrain entêtant auquel elle demande au public de participer. Je ne comprends rien, mais je suis le mouvement. Particulièrement dansant, « La Cuenta Atras » figure sur le deuxième elpee solo, « Alma de Cantaora ». Tout au long du set, les cuivres de Jose Alberto Varona Saavedra tirent leur épingle du jeu, même si parfois, ils se révèlent quelque peu envahissants. Après « Cuarteto En Paris » et « Alma De Cantaora », le concert s’achève par « Ella Baila Bembe ».

Enfin pas tout à fait, car Amporo Sanchez revient pour un rappel, sous un tonnerre d'applaudissements. D’abord uniquement soutenue par le sixcordiste, Jordi Mestres, dans un élan surf, sur le délicat « El Ultimo Trago ». L’Andalousie profonde illumine la voix d’Amparo. Les deux autres musicos opèrent leur retour pour participer à la remarquable cover du « Long Long Nite » de La Mano Negra. Un ‘encore’ d’un peu moins d’une demi-heure au cours de laquelle on aura encore droit à « En la Noche » et en guise d’apothéose à « La Parrandita De Las Santas ». Une très belle soirée, c’est une certitude…

(Organisation : Ancienne Belgique)

Black Label Society

Zakk Wylde, en Maître de cérémonie…

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De grosses pointures de l’univers du Metal étaient attendues ce dimanche soir, à l’Ancienne Belgique. Drivé par son légendaire chanteur/guitariste Zakk Wylde, Black Label Society est originaire de Los Angeles. Un combo bien gras et incontournable du heavy metal de ces vingt dernières années. Ce soir, il va une nouvelle fois libérer toute sa puissance. Deux trios accompagnent cette formation, lors de cette tournée européenne : Black Tusk et Crobot. Le premier pratique un Sludge/Thrash pêchu, et le second un Heavy Metal teinté de Blues. Une soirée flairant bon le Rock’n’Roll dopé aux stéroïdes.

Cheveux longs, barbe, jeans, vestes à patchs ou Perfectos ornés de badges métalliques, tel est le dress-code implicite du public qui patiente devant l’Ancienne Belgique, attendant impatiemment l’ouverture des portes. Le show n’est pas annoncé sold out, mais il ne devrait pas en être loin. Rapide crochet par le stand merchandising, où les t-shirts à l’effigie de Black Label Society partent comment des petits pains. La fierté de porter hautes les couleurs du band passe apparemment au-dessus du prix élevé du chandail.

Direction ensuite vers le théâtre des opérations, où Crobot a pour mission de démarrer les hostilités placées sous le signe du Heavy. Première constatation : difficile de croire que le trio n’est actif que depuis 2011, tant il occupe bien la scène. Le ton est donné dès le premier morceau « Legend of the Spaceborne Killer ». Le son est lourd, groovy. La voix claire et hypnotique. Les guitares sont rondes. Jake Figueroa, le bassiste, ressemble quelque peu à  Hendrix. Mais il est surtout emporté par la musique et semble vivre intensément chaque note qu’il arrache à l’aide de ses quatre cordes. Une symbiose partagée par le guitariste Chris Bishop, s’achevant même à terre en fin de set, alors qu’il gratte frénétiquement son instrument. Pointe d’acclamation dans l’auditoire, lors de « The Necromancer », où Brandon Yeagley, vocaliste du band, débute énergiquement ce morceau à l’harmonica. C’est frais, c’est naturel, ça donne le sourire et c’est rock’n’roll à souhait. Que demander de mieux pour débuter la soirée ? (Voir photos ici)

A peine le temps d’aller chercher une bière afin de prolonger ce moment de bonne humeur que le deuxième trio, Black Tusk, investit les lieux. Le backflag du groupe est hissé en arrière-plan, mais il est partiellement occulté par l’abondance de fumée. Parcourue de faisceaux de lumière rouges, l’ambiance est apocalyptique. Autant le démarrage de Crobot s’était opéré en douceur, autant Black Tusk enclenche directement la troisième vitesse. Assez justement, le trio se targue de faire du ‘Swamp Metal’, autrement dit du Metal des marais. Une métaphore bien trouvée pour cette ambiance lourde et sale entretenue par ces Américains qui nous viennent de Géorgie. Un rouleau compresseur où, telle une hydre à trois têtes, chacun des musiciens hurle au micro tout en grattant ou en martelant ses fûts. La dextérité de Jamie May, batteur du band, est à ce titre vraiment impressionnante. Parvenir à maintenir le rythme tout en chantant de la sorte requiert un savoir-faire remarquable. Musicalement, on ne peut pas louper que Black Tusk évolue dans le Sludge Metal, mais sur lequel vient se greffer la voix typiquement thrash d’Andrew Fidler (NDR : évoquant parfois celle de Kreator), offrant à l’ensemble une sonorité originale et captivante. Un set intense d’une demi-heure, où les Américains n’oublieront pas d’insérer « Bring me Darkness » dans leur setlist –demandant à l’occasion au public de crier avec eux ‘Six, Six, Six’ en guise d’intro– ou encore « Truth Untold », dernier single-vidéo issu de leur long playing « Tend No Wounds ». Black Tusk revient en Belgique dans le cadre de l’Ieper Hardcore Fest qui se déroulera les 14, 15 et 16 août prochains. (Voir photos )

La température est à présent à point pour accueillir Black Label Society. La salle est plongée dans le rouge et un large drapeau à l’effigie du combo est déployé, cachant désormais l’entièreté de la scène. De quoi instaurer une tension pour la demi-heure à venir, en attendant le band. Cinq minutes avant l’heure H, les spots s’éteignent et un mashup de « Whole Lotta Love » de Led Zeppelin et « War Pigs » de Black Sabbath envahit l’espace, pour laisser ensuite place à un déchaînement de sirènes, annonciatrices du futur déferlement musical. Les premières notes de « The Beginning... At Last » retentissent. Le drapé tombe, la foule crie tel un seul homme, laissant enfin apparaître l’immense Zakk Wylde. Et encore, le mot est faible. Tel l’archétype du Viking, l’ancien guitariste d’Ozzy Osbourne, aux cheveux blonds aussi longs que la barbe, est planté comme un roc à l’avant du podium, ses doigts parcourant le manche de sa guitare. Vêtu d’un t-shirt de la tournée et d’une veste en jean patchée à l’image du quatuor, le géant à la musculature plus que développée fait face à un micro au pied orné d’un chapelet, de grosses chaînes et de crânes. Deux toiles tendues floquées de leur logo sont disposées à gauche et à droite de l’estrade. Un mur d’enceintes Marshall est disposé en arrière-plan, de part et d’autre de la batterie de Jeff Fabb. Derrière lui est accroché un backflag, frappé d’une grande croix sur laquelle figure le nom de la formation.

« Funeral Bell », tiré de l’opus « The Blessed Hellride », est de suite enchaîné. A ceux qui en douteraient encore, Black Label Society est avant tout le groupe de Zakk Wylde. Les artistes qui l’accompagnent sont plutôt appelés à se faire discret. Preuve en est l’étonnement non feint par Dario Lorina, lorsque le colosse l’appelle durant le set à le rejoindre à l’avant du podium afin de jouer côte à côte. Posté tout le long du spectacle sur la gauche de l’estrade, John DeServio, quant à lui, va quand même s’illustrer en arborant une basse aux cordes de nos couleurs nationales, noire jaune rouge. Le nouvel album, « Catacombs of the Black Vatican », est particulièrement mis en exergue. Un tiers des morceaux, exécutés ce soir, sont issus de cet opus, parmi lesquels « Heart of Darkness », « My Dying Time » et « Damn the Flood ».

Malgré son insubmersible apparence, Zakk laisse néanmoins parfois apparaître quelques signes de défaillance. Un certain nombre de petits flacons sont disposés à l’avant de la batterie ; et il vient fréquemment s’y abreuver. Pareille pour cette mystérieuse tasse au contenu fréquemment renouvelé tout au long du show. Sa mémoire n’est peut-être également plus ce qu’elle était, le frontman se référant à un pense-bête sur lequel figurent les lyrics, remplacé à chaque morceau. Ce qui n’enlève rien à ses aptitudes instrumentales exceptionnelles, déployées entre autre lors de ce solo de plusieurs minutes, majestueux selon certains, interminable selon d’autres, accordé en milieu de parcours.

La scène est ensuite une fois de plus plongée dans l’obscurité et un piano est installé sur la gauche de la scène. Dario Lorina abandonne sa guitare et s’installe derrière le clavier, afin d’entamer un émouvant « Angel of Mercy ». Les briquets s’allument dans la salle, les poings levés se transforment en va-et-vient de la main au rythme mélodique du morceau. Dans le public, certaines s’étreignent, d’autres s’embrassent. Juste à côté de moi, un fils, alors près des barrières à l’avant de la fosse, rejoint son père et le prend dans ses bras. Des larmes se mettent à couler sur les joues du père, visiblement ému. Outre son côté tout en muscle, Zakk Wylde possède en effet cette magie de pouvoir composer des ballades qui vous transpercent l’âme. Zakk et Dario permutent ensuite de place alors qu’« In This River » poursuit cette séquence ‘émotion’ de la soirée. Devenu un des classiques du groupe, ce morceau s’est transformé au fil du temps en hommage à Dimebag Darrell, ex-guitariste de Pantera assassiné en 2004, en plein show. Après un peu plus d’une heure de concert, Black Label Society entame sa dernière partie par le titre maître de « The Blessed Hellride » et « Concrete Jungle » issu de l’opus « Shot to Hell ».

Une prestation exceptionnelle, haute en couleurs et en émotions, qui se terminera en apothéose par leur tube « Stillborn ». Une fois de plus, Black Label Society n’a pas failli à son statut de groupe d’exception, ne manquant pas de nous mettre un fameux coup de botte au derrière tout en polissant son blason d’icône du Heavy Metal. Respect! (Voir photos ici)

Setlist : The Beginning... At Last, Funeral Bell, Bleed for Me, Heart of Darkness, Suicide Messiah, My Dying Time, Damn the Flood, Guitar Solo, Godspeed Hell Bound, Angel of Mercy, In This River, The Blessed Hellride, Concrete Jungle, Stillborn

(Organisation : Ancienne Belgique)


 

 

The Apartements a retrouvé les clefs…

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Trente ans après avoir gravé « The Evening Visits... And Stays For Years », le mythique groupe australien The Apartments sort un nouvel album. Il s’intitule « No Song, No Spell, No Madrigal » et sa date de publication est prévue pour le 13 avril 2015.

Pour écouter « Please don’t say remember », extrait de ce nouvel opus, c’est ici

 

 

Les classiques de Van Morrison revisités…

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Van Morrison publiera ce 20 mars, son 35ème album studio. Il s’intitule : “Duets: Re-Working The Catalogue”.

Van Morrison a retravaillé ses classiques en compagnie d’invités de prestige : Bobby Womack, Steve Winwood, Mark Knopfler, Taj Mahal, Mavis Staples, Michael Bublé, Natalie Cole, George Benson, Gregory Porter, Clare Teal, P.J. Proby, Joss Stone, Georgie Fame, Mick Hucknall, Chris Farlowe, et sa fille Shana Morrison.

Pour écouter, “Real Real Gone”, un premier extrait avec Michael Bublé, c’est ici 

http://www.vanmorrison.com/
https://twitter.com/vanmorrison
https://www.facebook.com/vanmorrisonofficial

 

Un nouvel album pour Blur!

Écrit par

Blur publiera un nouvel album ce 24 avril 2015. Il s’intitule « The Magic Whip ». « Think Tank », le précédent, remontait déjà 2003. 

Tracklisting

Lonesome Street
New World
Towers
Go Out
Ice Cream Man
Thought I Was a Spaceman
I Broadcast
My Terracotta Heart
There are Too Many of Us
Ghost Ship
Pyongyang

Ong Ong

Mirror Ball

Pour voir la video du premier extrait, « Go Out here », c’est ici