Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Marduk

Frontschwein

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Marduk est un des piliers du mouvement Black Metal, actif dans le milieu depuis maintenant un peu plus de vingt-quatre ans. Pas étonnant donc que la sortie d’un nouvel essai suscite beaucoup d’intrigue et d’attentes. D’autant plus que la formation revêt depuis dix ans maintenant sa seconde mue, marquée par l’arrivée dans le milieu des années ’90 au chant de Mortuus, figure autant possédée qu’impressionnante du Black Metal underground et frontman du groupe suédois Funeral Mist.

Marduk (pour la petite histoire, dont le patronyme fait référence à un Dieu de la mythologie mésopotamienne qui a créé le ciel et la terre à partir d’un dragon), vient donc de publier son treizième album studio et le second qui s’inspire des faits, épisodes et personnages issus de la seconde guerre mondiale. Après avoir jeté un coup d’œil à la pochette, il faudrait de toute façon être à moitié borgne pour ne pas s’en rendre compte. Mais le parallèle avec le premier LP, « Panzer Division Marduk », s’arrête là. Ce dernier, sorti en ’99, avait surtout été reconnu à l’époque pour son côté hyper rapide et dense, où Legion sévissait encore aux vocaux. Tout au long de « Frontschwein », le quatuor prend le temps d’installer une ambiance où, pendant quasi une heure, il passe de la haine et de la violence des champs de bataille au désespoir et au chaos régnant en maître après que les peuples se soient entretués.

L’elpee s’ouvre par le titre maître, où les riffs incisifs et typiques de Marduk sont immédiatement reconnaissables. Pas de doute, on ne se trompe pas de groupe. On s’imagine les balles siffler, le coup d’envoi est donné et il faut être plus rapide que l’ennemi pour ne pas tomber. Epique à souhait, ce titre ne pouvait pas mieux débuter les hostilités. « Frontschwein », littéralement le ‘front de cochons’, était un terme utilisé par les soldats, désignant ceux qui étaient en première ligne. La chair à canon, les âmes condamnées à tomber dans la boue et dans le sang au milieu des tranchées. Le décor est planté et la lutte peut continuer. « The Blond Beast », morceau qui suit, apporte quant à lui son lot de nouveautés. L’attaque est opérée par une batterie en mid-tempo, légèrement groovy, sur laquelle viennent se poser des guitares lentes et lancinantes et une ligne de chant vindicative. Un contraste très intéressant, auquel le combo nous avait peu habitués dernièrement. Cette recette sera d’ailleurs répétée sur « Wartheland » et « Nebelwerfer », qui raviront les fans d’ambiance glauque et dévastatrice. Quelques respirations plus tard et c’est sur le front de Normandie qu’on se retrouve grâce au titre évocateur « Falaise-Cauldron of Blood ». La plaque touche à sa fin par un lent « 503 », suite du morceau « 502 » présent sur « Panzer Division Marduk » évoqué un peu plus haut, où les cris désormais plaintifs de Mortuus viennent se frotter aux frôlements métalliques des armes sur le champ de bataille. L’ultrarapide « Thousand-Fold Death » clôture cette production thématique hors du commun et franchement réussie.

J’avoue avoir été partagé avant d’écouter attentivement cet elpee tiraillé entre l’excitation de pouvoir savourer un nouvel essai de Marduk, mais également repoussé par leur choix quant au cadre de la seconde guerre mondiale. Ce choix peut s’avérer tendancieux ; d’ailleurs certains combos de Metal ont parfois fait le ‘pas de trop’. Mais Morgan, guitariste, membre fondateur et par ailleurs véritable encyclopédie concernant ce conflit, explique comment les événements se sont produits : ‘C’est notre vision des réalités de la guerre, sans compromis et sans fioritures. Tenter d’appliquer un quelconque agenda politique à ce que nous faisons serait totalement futile. Ce n’est pas l’histoire que nous avons écrite mais bien la bande-son de ses chapitres les plus sombres’. Au final donc un très bon Marduk, remarquable autant par ses atmosphères sombres et destructrices que par la palette vocale très impressionnante de Mortuus, nous assénant en passant une grosse claque, bien loin des chants monotones et barbants d’autres groupes du même style. Un ticket d’entrée direct pour Helvete.

 

Isolde Lasoen

L’Inconnu (Ep)

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Si un jour vous avez assisté à un concert de Daan, elle a certainement dû marquer votre esprit. A cause de son talent, mais également de sa beauté. Isolde Lasoen a donc monté un projet solo, en compagnie de ses Bens… Ben oui, par pur hasard, tous ses musiciens se prénomment en effet… Ben (Brunin, Vermeir et Van Camp) ! Isolde a décidé d’explorer allègrement les sonorités 60’s tout au long de son premier Ep baptisé « L’Inconnu », un disque diantrement séduisant dont les compos sont essentiellement interprétées dans la langue de Molière (NDR : son accent ne manque pas de charme…) et parfois dans celle de Shakespeare. Entre pop british (« Wishful Thinking ») et variété française (« Emmanuelle »), les compos baignent au cœur d’une ambiance rétro entretenue par des arrangements de cuivres et de cordes diablement soignés. Et de Diables, il en est aussi question sur « La Samba des Diables », un chouette hymne tropical destiné à soutenir nos footballeurs qui ont participé à la Coupe du Monde (et oui…) Une certitude, vous allez encore entendre parler d’Isolde ; mais, d’ici là, vous pourrez la découvrir le 22 janvier à De Pinte, le 31 janvier au CC de Berchem ou le 28 février au Peer Poorthuis.

 

Gil Hockman

Dolorous

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Natif de Johannesburg, Gil Hockman est établi aujourd’hui à Berlin. « Dolorous » constitue son deuxième album. Le Sud-africain a tout réalisé de A à Z, de la composition à l’enregistrement.

Sur cet album, il marche sur les traces d’un Grandaddy ou plus récemment de Girls in Hawaii (cfr. « Night Bird »). Comme eux, il parvient à écrire des morceaux simples et délicats. Il parvient à émouvoir sans jamais tomber dans le pathos. A l’aide d’une simple guitare folk ou électrique et d’un synthé, il fait des merveilles. Sa voix, qualifiée de ‘dolorous’ (d’où le titre de l’album) par une journaliste, vient parachever l’ensemble en déversant sa mélancolie.

Que dire de plus ? Rien, il suffit d’écouter pour y succomber !

 

Exit Verse

Exit Verse

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Geoff Farina, le leader d’Exit Verse n’est pas né de la dernière pluie. Chanteur/guitariste, il partage notamment son emploi du temps entre Karate, Secret Stars et Glorytellers. Et ses deux compères ne sont pas davantage des néophytes, puisque le drummer, John Dugan a sévi chez Chisel et Edsel, alors que le bassiste, Pete Croke, participe à l’aventure de Brokeback et Tight Phantoms. Le trio chicagoan s’est formé en 2013. Depuis l’enregistrement de cet elpee, Dugan a cédé ses baguettes à Chris Dye (Speck Mountain, Chin Up Chin Up).

Les cordes de Geoff, qu’elles soient vissées sur un manche en bois ou collées au fond de sa gorge, dès que l’une ou l’autre émet un son, on tend l’oreille, on se pose et on écoute.

Pour ce nouveau projet, Farina a délaissé son folk embrassé en solitaire et son rock indie afin d’aborder un concept audacieux.

A premier abord, l’esprit très 80’s d’« Exit Verse » prête à sourire. Parce que la plupart des artistes qui ont tenté ce type de revivalisme se sont pris une solide gamelle. La vilaine qui blesse…

 Et bien l’ami Geoff, …pas

Mieux encore, parvenir à concrétiser une idée aussi détachée à l’aide d’un engagement musical aussi conséquent, est pratiquement époustouflant.

Mais cet angle eighties n’a pas été redimensionné au format contemporain, mais simplement ce sont les 70’s qui ont adopté une dimension 80’s. Un mécanisme qui s’est révélé particulièrement efficace, car le résultat est plus que probant. Et se décline en véritables pépites… On se demande quand même, pourquoi personne n’y a pensé plus tôt ?

« Exit Verse » c’est une machine à remonter le temps, un hommage à la musique d’une certaine époque ; mais en même temps, une mise en abîme, un retour à l’essentiel qui souffle malgré tout, une fraîcheur toute simple et naturelle.

Il est agréable de rencontrer aujourd’hui encore des artistes susceptibles d’étonner. Et donc pour votre serviteur, de découvrir semblable projet.

Bien vu !!

 

Coldplay

Ghost Stories Live 2014

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C’est en 1996, à Londres, que le chanteur/pianiste/guitariste Chris Martin et le guitariste Jon Buckland décident de monter un groupe. Le gratteur Guy Berryman les rejoint ensuite et le band insulaire prend le nom de Starfish. Ce n’est qu’après l’arrivée du drummer Will Champion et du producteur Phil Harvey, qu’il opte pour le patronyme de Coldplay. Soit en 1998. Il publie alors ses deux premiers Eps. Et signe chez Parlophone. Coldplay est devenu aujourd'hui l'un des plus grands groupes de rock à succès du nouveau millénaire. Il a ainsi vendu près de 60 millions d'albums. Critiqué mais régulièrement récompensé, il a décroché 8 Brit Awards, 7 Grammy Awards, 6 Q Awards et 5 NME Awards. Il a aussi été élu, en décembre 2009, quatrième meilleur artiste des années 2000 par les lecteurs du magazine Rolling Stone.

Si « Parachutes », leur premier long playing, est à la fois considéré comme leur meilleur gravé à ce jour, méritant d’ailleurs de figurer parmi les albums cultes, ce sont « X&Y » et surtout « Viva la Vida Or Death And All His Friends » qui vont permettre à Coldplay d’asseoir sa consécration. Paru en 2011, « Mylo Xyloto » nous avait laissé sur notre faim. Et le mollasson « Ghost stories » trop peu voire pas du tout satisfait. Qu’attendre dès lors de cette version live de ce long playing ?

Coldplay se rappelle donc aux bons souvenirs du Père Noël en publiant ce « Ghost Stories Live 2014 » que les fans ont certainement eu à coeur de déposer au pied du sapin. Il y réunit un dvd et un cd qui reprend les titres de l’LP studio, dans son intégralité et dans l'ordre des morceaux. Le second compile des prestations accordées à Londres, Sydney, Paris et New York. Face à un public enthousiaste, le quatuor égrène ses compos empreintes de douceur, dans des adaptations scéniques qui l'éloignent du cliché de ‘stadium band’. Un statut qui lui colle à la peau. « Magic », « Ink » et « Oceans » affichent un côté atmosphérique et délicat très réussi. Il est vrai que sur les planches, les musicos sont de véritables bêtes de scène ; et en particulier Chris Martin. Ayant eu le bonheur d’assister 4 fois à l’un de leurs shows, je vous avoue que leur musique me procure des sensations particulières. Le rêve peut même devenir parfait en fermant les yeux. Des conditions idéales pour être téléportés dans l'amphithéâtre où se déroule l'évènement.

Coldplay lance également un clip novateur pour « Ink », le quatrième single tiré de l'album « Ghost Stories ». L'expérience est à vivre dès maintenant ici. Les fans peuvent choisir eux-mêmes le déroulement de l'histoire à travers un conte interactif et animé qui vous emmène sur les traces d'un jeune voyageur à la recherche de son amour perdu. Tout au long de la vidéo, le spectateur est amené à faire des choix en temps réel qui influencent le déroulement de l'histoire. Plus de 300 histoires différentes peuvent ainsi prendre vie. Ce nouveau clip suit de près, la sortie de l'album « Ghost Stories Live 2014 ».

« Ghost stories » est un album mélancolique qui reflète l’état dépressif de Chris, vécu juste après sa rupture avec Gwyneth Paltrow. D’une durée de 35 minutes, on ne peut pas dire qu’il soit particulièrement inspiré.

Mais venons-en au live ! « Always In My Head » ouvre le concert comme l’elpee. Tout en douceur. Le chant est intense et passionné. Un peu plus électro, « True Love » et « Midnight » élèvent davantage le tempo. Les titres des morceaux reflètent les déboires amoureux de notre nouveau célibataire : « Tell Me You Love Me » (Dis- moi que tu m'aimes), « Meet Me In The Rain Again » (Rencontre-moi à nouveau sous la pluie), « I Am Going To Give You My Heart » (Je vais te donner mon coeur), « True Love » (Le véritable amour). Les deux premier ssingles (« A Sky Full Of Stars », co-produit par Avicii et « Magic »), adoptent également un profil plus électro.

Pour accompagner ce dernier opus, la bande de Chris Martin a décidé de sortir un cd live des performances de leur récente tournée mondiale et d'un concert accordé en petit comité, dans les studios Sony de Los Angeles, face à un auditoire trié sur le volet qui découvrait les nouvelles chansons en avant-première.

Setlist :

« Always In My Head » (Live at the Royal Albert Hall, London)
« Magic » (Live at the Enmore Theatre, Sydney)

« Ink » (Live at Le Casino de Paris, Paris)
« True Love » (Live at the Enmore Theatre, Sydney)
« Midnight » (Live at the Royal Albert Hall, London)
« Another’s Arms » (Live at the Beacon Theatre, New York)
« Oceans » (Live at E-Werk, Cologne)
« A Sky Full Of Stars » (Live at the Royal Albert Hall, London)
« O » (Live at Royce Hall, Los Angeles)

Antiboby

in@sect

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Antibody n’est pas un groupe de néophytes. Il réunit des musiciens qui ont évolué au sein de diverses formations rock. Malheureusement, un jour, les quatre Belges ont décidé de prendre un virage à 180° pour emprunter la voie de l’électro. Ils ont sorti leurs claviers, leurs pédales d’effets et se sont mis à composer.

« In@sect » est la conséquence de cette décision. Le résultat est tout simplement abominable et insupportable. Après à peine deux morceaux, la voix surchargée d’effets de Patrick Muermans, les guitares, le rythme, tout vous tape sur les nerfs. Arriver au terme des treize morceaux est un véritable calvaire que je ne souhaiterais pas faire vivre à mon pire ennemi.

Un conseil aux musiciens d’Antibody : fermez cette parenthèse électronique, avec un peu de chance, l’écart de conduite passera inaperçu et retournez à vos premiers amours, le rock.

 

Angelus Apatrida

Hidden Evolution

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Sortez les vestes à patchs, Angelus Appatrida est de retour. Et tout particulièrement son Thrash old-school sur un cinquième album studio baptisé « Hidden Evolution ». Fondé en 2000 à Albacete, ville du Sud-Est de l’Espagne, le groupe tire son patronyme d’un mix latino-espagnol, signifiant en français ‘les anges apatrides’ ou encore ‘les anges renégats’. Les Ibériques ne sont pas (encore) mondialement connus ; cependant, ils ont déjà tourné en compagnie de Slayer, Megadeth mais aussi Dying Fetus, Keep of Kalessin et Carnifex.

Mais revenons à leur dernier LP… Le concept qui se cache derrière « Hidden Evolution » se réfère à des découvertes et développements techniques qui auraient secrètement été dissimulés pour différentes raisons (grosses corporations, possibles dangers face à l’establishment, conspirations gouvernementales, etc.). L’œuvre aborde dans le même esprit les aptitudes des êtres humains à ramer à contresens, contre leur espèce et ce, pour des intérêts aussi divers qu’obscurs. 

« Immortal » lance les hostilités par un martèlement de batterie accompagné de guitares rapides et bien ‘thrashies’. La voix aiguë, tantôt criée, tantôt mélodique du chanteur/guitariste Guillermo Izquierdo suit le mouvement. Pas de doute, c’est un disque de Thrash. Bien roots mais, et c’est tout à leur honneur, dont la production est contemporaine et bien pêchue. Un juste milieu entre un son old-school typique de l’âge d’or du Thrash et une mise en forme ultra léchée. ‘Trop is te veel’, les Espagnols semblent l’avoir bien compris. Un souci de l’équilibre retrouvé en outre dans la rythmique, où le marteau-piqueur des blasts est compensé par de nombreuses envolées mélodiques. Thrash, certainement, mais teinté ça et là de nappes Heavy. 

Roulement de tambour, ambiance de Grand Doute et de désolation, à l’image de la pochette de cet elpee, « First World of Terror met en scène un astronaute déchu, brûlant une liasse de billets, dernier rempart d’un monde désormais stérile à toute vie humaine. Une très belle cover, signée Gyula Havancsák, un artiste qui a par ailleurs mis ses talents au service de formations comme Annihilator, Destruction, Stratovarius ou encore Grave Digger. Autant certains passages du premier morceau de l’opus pouvaient parfois évoquer un Metallica ou un Anthrax d’époque, autant les vocaux d’« Architects » font clairement penser à la voix typique de Chuck Billy, frontmen de Testament. Et ces similitudes n’ont rien de lassant, tant ses inspirations se mêlent dans un ensemble original et homogène. On se prend au jeu de tenter de découvrir les racines dans lesquelles vont puiser Angelus Appatrida, tout en appréciant en même temps leur appropriation et leur mise au goût du jour. « Hidden Evolution » bénéficie du concours d’un invité ; en l’occurrence Chris Amott (Armageddon, ex-Arch Enemy. Il se réserve la partie de gratte solo sur « Speed Of Light », morceau qui, pour l’occasion, revêt une sonorité Hardcore, principalement au niveau du chant (lead et backing vocals). Un mélange réussi ; un de plus.

J’avoue que je ne connaissais absolument pas ce band avant d’écouter ce long playing. Un parfait inconnu au bataillon thrash, qui se révèle pourtant être très intéressant et mériterait d’étendre sa popularité auprès d’un public fan d’un son old-school, qui respecte les codes des années ’80 et début ’90 tout en faisant tourner la sauce au goût du jour. Ces Espagnols ont une énergie et une imagination débordantes. Cet LP aurait pu tomber dans le piège de la linéarité, mais il en n’est rien. Angelus Appatrida parvient à rester original tout au long des dix morceaux. A écouter !

 

Yes

Songs from Tsongas: The 35th Anniversary Concert (cd + dvd)

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« Songs From Tsongas » célèbre le 35ème anniversaire de Yes. Un groupe qui est passé par différentes phases : du succès pendant les années 70 à la grande baisse de régime au début des 90’s. Mais Yes est toujours parvenu à revenir intelligemment en force sur la scène progressive mondiale grâce au talent de ses musiciens. Un concert de Yes est à voir. C'est un peu kilométrique (plus de 3 heures), mais quel bonheur de revivre un pan de l'histoire du rock en compagnie de tels artistes. Ce box sort en DVD Blu-ray (pour la première fois, offrant en bonus dix titres du concert de Lugano), en format double DVD standard et en coffret de 3 cd's audio.

Il s'agit de la reprise d'un fameux concert filmé en mai 2004 lors de la dernière tournée de Yes, le ‘Full Circle 2004’. Ce périple signait le grand retour du claviériste Rick Wakeman. Deux membres originels sont toujours au poste : Jon Anderson (chant) et Chris Squire (basse). Steve Howe (guitares) est arrivé en 1971, juste après la sortie du « Yes Album ». Alan White (batterie) a été contacté après l'enregistrement de « Close To The Edge », fin 1972. Il remplace alors le drummer Bill Bruford, parti rejoindre un autre géant du prog/rock, King Crimson. Aux yeux du grand public, Yes est surtout associé au tube « Owner Of A Lonely Heart », paru en 1983. Le groupe publiait alors l'album « Drama » et venait de vivre une grosse crise, suite aux départs successifs de Rick Wakeman (solo), Jon Anderson (solo) et de Steve Howe (pour Asia). D'ailleurs, Anderson sera appelé à la rescousse pour chanter sur l'album « 90125 » alors que l'excellent Trevor Rabin récupère le rôle de guitariste.

Après le Live de Montreux en 2003, place à deux concerts en un, captés live en 2004 : le premier à la Tsongas Arena de Lowell (Massachusetts) au décor original (des structures gonflables peintes par Roger Dean), qui bénéficie d’un excellent light show. Le second en plein air, plus classique, accordé dans le cadre de l'Estival de Lugano en Suisse (bonus DVD).

« Going For The One » célèbre le retour de Rick Wakeman aux claviers. Steve Howe démarre par du bon vieux rock’n’roll, mais les harmonies vocales et les claviers reprennent rapidement le dessus. « Sweet Dreams » est extrait du second album, « Time And Word », paru en 1970. Cette plage est caractérisée par son efficacité mélodique ; ce qui lui a permis de se traduire en hit. Malgré l'amour de Yes pour la musique symphonique, ici la simplicité est de rigueur. « Your Move/I've Seen All Good People » est une chanson découpée en deux parties, extraite du fameux troisième opus « Yes Album », qui marque l'arrivée du guitariste Steve Howe et le départ de Tony Kaye après l'enregistrement de cet LP. La première met en exergue les talents vocaux de Jon. La seconde est plus rock. « Mind Drive Part 1 And 2 » est un morceau d'anthologie trop peu entendu en live. Il s’étale sur plus de 18 minutes. Peut-être interminable pour le mélomane lambda, mais tellement essentiel pour tout aficionado averti. « South Side Of The Sky » est un des classiques de Yes, extrait de « Fragile », paru en 1972, qui est également trop rarement dispensé en live. « Turn Of The Century » est le second extrait de l'album « Going For The One ».

Sur le second cd, Wakeman nous réserve un solo de piano, à la fois solide et enchanteur, sur « The Meeting ». De l'album « Fragile », « Long Distance Runaround », est un autre standard du band. La version alternative de « Roundabout » trempe dans le blues. Le spectre de Clapton plane. J’épinglerai encore le surprenant « Ritual » (en bonus) et une version revisitée de l'incontournable « Owner Of A Lonely Heart ».

Bref, les prestations immortalisées sur ces supports sont en tous points parfaites. Ou presque. Un box que tout aficionado de Yes doit se procurer. Et pas seulement par sympathie. Car le combo demeure un incontournable de l’histoire du rock. Il est d’ailleurs difficile pour votre serviteur d’émettre un avis impartial sur sa discographie, car je reste un inconditionnel de la formation.

Django Django lumineux…

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En 2012, Django Django a publié un premier elpee largement salué et encensé par les médias.

Le groupe est de retour. Il nous propose un nouveau single, « First Light », extrait d’un deuxième album que les Ecossais sont actuellement occupés de peaufiner avant sa sortie prévue pour le printemps prochain.

https://www.youtube.com/watch?v=Cia-JqEp0hQ&feature=youtu.be&eml=2015January12/2073788/6011928&etsubid=36261383

 

 

Nouveau single et clip pour Von Durden

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« Don't Let Me Down », c’est le titre du nouveau single extrait du dernier album de Von Durden. Il fait également l’objet d’un clip.

Le groupe l’avait annoncé dès le départ : la tournée liée à la sortie de l'album « III » serait à l'image de ce troisième elpee : courte et intense. En effet, début février, Eliott, le frontman du groupe, s’envolera pour un tour du monde d’une année. Alors accrochez-vous pour la dernière date du groupe avant un retour en 2016!

Le dernier concert se déroulera le 24.01.15 à la Taverne du Théâtre de La Louvière !!! Let’s Party Together On Last Time !!!

Pour voir le clip, c’est ici  

 

 

 

The Pop Group, 35 ans plus tard…

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Les membres de The Pop Group ont annoncé la sortie d’un nouvel album, après 35 ans de silence !

Les provocateurs post-punk publieront « Citizen Zombie », un elpee qui a été produit par Paul Epworth, le 23 février prochain.

Tracklist:

1.   Citizen Zombie
2.   Mad Truth
3.   Nowhere Girl
4.   Shadow Child
5.   The Immaculate Deception
6.  
s.o.p.h.i.a.
7.   Box 9
8.   Nations
9.   St. Outrageous
10. Age Of Miracles
11. Echelon

www.thepopgroup.net

 

 

Les Tops 2014 de Musiczine

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Vous trouverez ci-dessous les différents ‘tops’ confectionnés par les différents collaborateurs de Musiczine. Au fil des semaines et jusque fin janvier, ce listing s’enrichira des avis de celles et ceux (rédacteurs et photographes) qui ne se sont pas encore prononcés à ce sujet. En attendant, toute l’équipe vous souhaite déjà une Bonne Fête de Noël et vous présente ses meilleurs vœux musicaux pour l’année 2015.

Rédacteurs

Laurent Deger

Top 15 Indie/Psychédélic/Kraut/Noise-Rock

1. The Amazing Snakeheads - “Amphetamine Ballads”
2. Camera - “Remember When I Was Carbon Dioxide”
3. Les Big Byrd - “They Worshipped Cats”
4. Damaged Bug - “Hubba Bubba”
5. Ty Segall - “Manipulator”
6. Thurston Moore - “The Best Day”
7. La Hell Gang - “Thru Me Again”
8. The Cult of Dom Keller - “The Second Bardo”
9. Sleaford Mods - “Divide and  Exit”
10. The Wind-Up Birds - “Poor Music”

11. Goat - “Commune”
12. Parquet Courts - “Content Nausea”
13. Filthy Huns - “Filthy Huns”
14. Nick Nicely - “Space of A Second”
15. A
Victim Of Society - “Distractions”

12 révélations rock 2014

Posse - “Soft Opening”
Corners - “Maxed Out on Distractions”
Cherry Glazerr - “Haxel Princess”
Eight Rounds Rapid - “Lossleader”
Virginia Wing - “Measures of Joy”

Sol y Sombra - “Sol y Sombra”
Doomsquad - “Kalaboogie”
Lay Llamas -“ Ostro”
Doomsquad - “Kalaboogie”
Michael A Grammar - “Michael A Grammar”
Nots - “We are Nots”
Krakatau
- “Water Near a Bridge”

Top 10 Songwriting

1. Rivulets - “I Remember Everything”
2. Vashti Bunyan - “Heartleap”
3. Ryley Walker - “All Kinds of You”
4. Tara Jane O'Neil - “Where Shine New Lights”
5. Andrea Schroeder - “Where The Wild Oceans End”
6. Aldous Harding - “Aldous Harding”
7. Castanets - “Decimation Blues”
8. Damien Jurado - “Brothers and Sisters of the Eternal Son”
9. Maggie Björklund - “Shaken”
10. Peter Escott - “The Long O”

Top 20 Electronique

1. Senko - “Dronetudes”
2. Locust - “After the Rain”
3. Eyescream - “Noir”
4. Poordream - “Ninetynine”
5. Tonikom - “Seeking The Lost Mind”
6. Displacer - “House of the Dying Sun”
7. Tineidae - “Shadows”
8. Misled Convoy - “Tickling the Dragon's Tail”
9. Recondite - “Iffy”
10. Dorian Concept - “Joined Hand”s
11. Torn Hawk - “Let's Cry And Do Pushups At The Same Time”
12. Camilla Sparksss - “For You the Wild”
13. Bracken - “Exist Resist”
14. Dntel - “Human Voice”
15. Boris Brejcha - “Feuerfalter”
16. Kassem Mosse - “Workshop 19”
17. Vessel - “Punish, Honey”
18. Dirk Geiger - “Connected Worlds”
19. Tobias. - “A Series Of Shock”
20. Metamatics - “Instamatic”

Top 5 Hip Hop

1. Shabazz Palaces - “Lese Majesty”
2. Run The Jewels - “2”
3. 18+ - “Trust”
4. Hail Mary Mallon - “Bestiary”

5. Pyramid Vritra - Indra

Top 6  Jazz

1. Chat Noir - “Elec3cities”
2. Matthew Halsall - “When the World Was One”
3. Ola Kvernberg - “The Mechanical Fair”
4. Sonny Simmons & Moksha Samnyasin - “Nomadic”
5. Nils Petter Molvær - “Swicht”
6. Lumen Drones - “Lumen Drones”

Top 10 Soul/Funk/Afrobeat

1. The Budos Band - “Burnt Offering”
2. Nick Waterhouse - “Holly”
3. Ikebe Shakedown - “Stone By Stone”
4. The Funk Ark - “Man Is a Monster”
5. Curtis Harding - “Soul Power”
6. Ephemerals - “Nothin Is Easy”

7. Fumaça Preta - “Fumaça Preta”
8. Woima Collective - “Frou Frou Rokko”
9. The Shaolin Afronauts - “Follow The Path”
10. Afrodyssey Orchestra - “In The Land Of Aou Tila”

Top 5 Made in Belgium

Orphan Swords - “Risk In A New Age EP”
VHS From Space - “A Taste From Space”
The Scrap Dealers - “The Scrap Dealers”
Geppetto & The Whales - “Heads of Woe”
Eriksson Delcroix - “For Ever”

Top 5 Concerts

Nick Waterhouse - Botanique -  06/04
Camera - La Zone - 14/10/2014
Ryley Walker - L'an Vert - 12/05
Legendary Pink Dots - L'Escalier - 14/11
VHS From Space - Inside Out - 27/09
 

Sebastien Leclercq

Top 20 albums

1. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra : « Fuck Off Get Free We Pour Light On Everything »
2. White Lung : « Deep fantasy »
3. Sun Kil Moon : « Benji »
4. Wild Beasts : « Present Tense »
5. St
.Vincent : « St.Vincent »
6. Cloud Nothings : « Here and Nowhere Else »
7. Rival Sons : « Great Western Valkyrie »
8. Royal Blood : « Royal Blood »
9. Oscar and the wolf : « Entity »
10. The Horrors : « Luminous »
11. Fucked Up : « Glass Boys »
12. Blaudzun : « Promises of no man's land »
13. Machine Head : « Bloodstone & Diamonds »
14. MØ : « No mythologies to follow »
15. Warpaint : « Warpaint »
16. Baxter Dury : « It's a pleasure »
17. Allah-Las : « Worship the sun »
18. Cheatahs : « Cheatahs »
19. Bo Ningen : « III »

20. Tiken Jah Fakoly : « Dernier appel »

Top 5 concerts

1. St Vincent - Primavera (Barcelone)
2. Die Krupps - Amphi (Cologne)
3. Jagwar Ma - Open'er (Gdynia)
4. Einstürzende Neubauten - De Lijn (Diksmuide)
5. Detroit - Ancienne Belgique (Bruxelles)

Jowell

Top 20

1. Tony Allen : « Film Of Life »
2. The Budos Band : « Burnt Offering »
3. Damon Albarn : « Everyday Robots »
4. The Wytches : « Annabel Dream Reader »
5. Alvvays : « Alvvays »
6. Mogwai : « Rave Tapes »
7. SBTRKT : « Wonder Where We Land »

8  Fauve : « Vieux Freres partie 1 »
9. Metronomy : « Love Letters »
10. She keeps bees : « Eight Houses »
11. Angel Olsen : « Burn Your Fire for No Witness »
12. Royal Blood : « Royal Blood »
13. Sleaford Mods : « Divide and Exit »
14. The French and Onlys : « House Of Spirits »
15. To Rococo Rot : « Instrument »
16. The Coral : « The Curse of Love »
17. Woods : « With Light and with Love »
18. The Acid : « Liminal »
19. Cloud Nothings : « Here and Nowhere Else »
20. Chet Faker : « Built on Glass »

Mention spéciale : ‘la bonne claque qui réchauffe’

A Supernaut : « Arcore Ep »

Bérenger

Tops 20 albums

1. The Antlers « Familiars »
2. War on Drugs « Lost in the Dreams »
3. King Creosote « From Scoland with Love »
4. Swans « To be Kind »
5. Woods « With light and with love »
6. Damien Jurado « Brothers and Sisters of the Eternal Song »
7. Barzin « To Live Alone in That Long Summer »
8. Sun Kil Moon « Benji »
9. Archie Bronson Outfit « Wild Crush »
10. Silver Mount Zion « Fuck Off Get Free We Pour Light on Everything »
11. Avi Buffalo « At Best Cuckold »
12. James Vincent McMorrow « Post Tropical »
13. Benjamin Booker » Violent Shiver »
14. This Will Destroy You « Another Language »
15. Angel Olsen « Burn Your Fire For No Witness »
16. Ben Frost « Aurora »
17. Reigning Sound « Shattered »
18. James Yorkston
« The Cellardyke Recording and Wassailing Society »
19. A Sunny day in Glasgow « Sea when Absent »
20. Owen Pallett « In Conflict »

Tops 5 concerts

1. St Paul Bones & the Broken Bones - Festival The End of the Road
2. San Fermin - Botanique
3. Silver Mount Zion - Botanique
4. Sage Francis - Botanique
5. The Antlers - Ancienne Belgique

Top 3 Made in Belgium

1. BRNS : « Patnie »
2. Dans Dans : « 3 »
3. School is Cool : « Nature Fear »

Révélations

1. Thisell : « I »
2. C’mon Tigre : « C’mon Tigre »
3. Quadrupède : « Togobban »

Didier Deroissart

Top 15 Albums

1. Gabriel Rios : «This Marauder's Midnight »
2. AqME : « Dévisager Dieu »
3. Antoine Chance : « Fou »
4. Elephant Stone : « The Three Poisons »
5. Boy & Bear : « Harlequin Dream »
6. Slash feat Myles Kennedy and The Conspirators : « World On Fire »
7. Robert Plant : « Lullaby And... The Caeseless Roar »
8. Judas Priest : « Redeemer Of Souls »
9. Romano Nervoso : « Born To Boogie »
10. Arenal : « Furu »
11. Moaning Cities: « Pathways Through The Sail »
12. Intergalactic Lovers : « Little Heavy Burdens »
13. Woodpigeon : « Thumb Tacks And Glue »
14. Sarah Carlier : « SMS »
15. Mastodon : « Once More ‘Round The Sun »

Top 5 albums Made In Belgium

1. Antoine Goudeseune : « Abbey Road »
2. Pierre K Band : « Troubles On My Mind »
3. Fred And The Healers : « Hammerbeatmatic »
4. Fastlane Candies : « Telenovelas »
5. Jane Doe And The Black bourgeoises : « Propaganda »

Top 10 concerts

1. Arsenal - Lotto Arena Anvers
2. Slash - Forest National
3. James Taylor - Cirque Royal

4. Adam Cohen - Botanique
5. Puggy - Forest National
6. Stromae - Palais 12
7. EZ3kiel - Aéronef de Lille
8. Beautiful Badness - Botanique
9. Lindsey Stirling - Ancienne Belgique

10. Spring Offensive - Ancienne Belgique
11. Gabriel Rios - Cirque Royal
12. Selah Sue - Cirque Royal
13. Les R’tardataires - Francofolies de Spa
14. Joe Bonamassa - Lotto Arena Anvers
15. Amenra - Ancienne Belgique

Flop 5 Concerts

1. GusGus - Botanique
2. Caribou - Botanique
3. Helmet - Ancienne Belgique
4. Asking Alexandria - Ancienne Belgique
5. Napalm Death - Magasin 4

Philippe Blackmarquis

Top 20 albums/Eps

1. Marie Davidson : « Perte d'Identité »
2. Pure Ground : « Daylight & Protection »
3. Wovenhand : « Refractory Obdurate »
4. Thurston Moore : « The Best Day »
5. Luminance : « Icons & Dead Fears »
6. Melatonini : « Observe (Special Mix) »
7. The KVB : « Out Of Body »
8. King Dude : « Fear »
9. Warpaint : « Warpaint »

10. Mogwai : « Rave Tapes »
11. Police Des Moeurs & Essaie Pas : « Split 12' »
12. Laibach : « Spectre »
13. Temples : « Sun Structures »
14. Simi Nah : « Be My Guest »
15. Factice Factory : “The White Days »
16. Minuit Machine : « Live & Destroy »
17. Hante. : « Her Fall And Rise (EP) »
18. Swans : « To Be Kind »
19. All Your Sisters : « Modern Failures »
20. Iceage : « Plowing Into The Field of Love »

Compilations

Suicide Tribute to Iconic New-York Legends (Unknown Pleasures Records)
Romance Moderne Compilation II (Girls and Cats)

Top 10 Singles / Tracks

1. Luminance : « Obsession (feat. Nathalia Bruno) »
2. Marie Davidson : « Je ne t'aime pas »
3. Position Parallèle : « Je t'en prie Rêve »
4. Elliot Sumner : « Information »
5. Agent Side Grinder : « This Is Us »
6. Melatonini : « Poser »
7. Factice Factory : « Somnolence »
8. Leave The Planet : « Between Bodies »
9. The KVB : « All Around You »
10. All Your Sisters : « Pressures Of Faith »

Top 10 Made in Belgium - Albums/Eps

1. Luminance : « Icons & Dead Fears »
2. Simi Nah : « Be My Guest »
3. Psy'Aviah : « The Xenogamous Endeavour »
4. The Bipolar : « One More Day »
5. True Zebra : « Adoremotion »
6. Luminance & Acapulco City Hunters : « The Cold Rush »
7. Kinex Kinex : « Hope »
8. Der Klinke : « The Gathering of Hopes »
9. Thot : « The City That Disappears »
10. Unidentified Man : « Remedy For Melancholy »

Pierre Vangilbergen

Top 20 albums

1. Channel Zero : “ Kill All Kings ”
2. Black Label Society : “ Catacombs of the Black Vatican ”
3. Slipknot : 5 : “ The Gray Chapter ”
4. Machine Head : “ Bloodstone and Diamonds ”
5. Upon a Burning Body : “ The World Is My Enemy Now ”
6. Skindred : “ Kill the Power ”
7. Slash : “ World on Fire ”
8. The Haunted : “ Exit Wounds ”
9. AC/DC : “ Rock or Bust ”
10. Mastodon : “ Once More Round The Sun ”
11. Steel Panther : “ All You Can Eat ”
12. Judas Priest : “ Redeemer of Souls ”
13. Septicflesh : “ Titan ”
14. Behemoth : “ The Satanist ”
15. Sabaton : “ Heroes ”
16. Belphegor : “ Conjuring the Dead ”
17. Incite : “ Up in Hell ”
18. Mayhem : “ Esoteric Warfare ”
19. Loudblast : “ Burial Ground ”
20. Solstafir : “ Otta ”

Top 5 concerts

1. Volbeat - Graspop Metal Meeting
2. Black Sabbath - Graspop Metal Meeting

3. Hatebreed - De Mast
4. Channel Zero - Ancienne Belgique
5.Skindred - Dour Festival 

Taï

Top 20 albums

1. King Creosote : " From Scotland with Love "
2. Avi Buffalo : " At Best Cuckold "
3. Mac DeMarco : " Salad Days "
4. Todd Terje : " It's Album Time! "
5. François & the Atlas Mountains : " Piano Ombre "
6. Timber Timbre : " Hot Dreams "
7. Yann Tiersen : " Infinity "
8. The Rentals : " Lost in Alphaville "
9. The Antlers : " Familiars "
10. Archie Bronson Outfit : " Wild Crush "
11. Baxter Dury : " It's a Pleasure "
12. James Vincent McMorrow : " Post Tropical "

13. Peter Peter : " Une Version Améliorée de la Tristesse "
14. Alvvays : " Alvvays "
15. Florent Marchet : " Bambi Galaxy "
16. St
Paul & The Broken Bones : " Half the City "
17. Shintaro Sakamoto : " Let's Dance Raw "

18. Miossec : " Ici Bas, Ici Même "
19. Hamilton Leithauser : " Black Hours "
20. Will Stratton : " Gray Lodge Wisdom "

Top 5 Concerts

1. Saint Paul & the Broken Bones - End of the Road
2. San Fermin - Botanique
3. The Notwist - Botanique
4. Benjamin Booker - Botanique
5. Year of No Light - Magasin 4

Révélations Belges

1. Leafhouse
2. La Smala
3. Bonfire

Révélations 2014

1. Todd Terje
2. Peter Peter
3. Alvvays
4. St
Paul & The Broken Bones
5. Shintaro Sakamoto

Akim Serar

Top 20 Albums

1. The Skull Defekts : “ Dances In Dreams Of The Known Unknown ”
2. Aube L : “ Time For Happiness ”
3. The Last King Of England : “ The Last King Of England ”
4. Acquaintances : “ Acquaintances ”
5. The War On Drugs : “ Lost In The Dream ”
6. Warpaint : “ Warpaint ”
7. Lust For Youth : “ Internationnal ”

8. Mathieu Malon : “ Une Seconde Chance ”
9. Crown Estate “ Battlesbridge Ep ”
10.
Sivert Høyem : “ Endless Love ”
11. Amen Dunes :  “ Love ”
12. Eaguls : “ Eaguls ”
13. Tijuana Panthers : “ Wayne Interest ”
14. The Vaselines : “ V For Vaselines ”
15. Daytona : “ Morceaux De Lune ”
16. Big Ups “ Eighteen Hours Of Static ”
17. Sun Kil Moon : “ Benji ”
18. The Raveonettes : “ Pe Ahi ”
19. Angel Olsen : “ Burn Your Fire For No Witness ”
20. Thurston Moore : “ The Best Day ”

Top 10 concerts

1. Massive Attack - Les Ardentes, 13 juillet.
2. Détroit - AB, 07 octobre.
3. Sun Kil Moon - Handelsbeurs (Gand), 23 mars.
4. Part Chimp + Hey Colossus! - Magasin 4, 26 septembre.
5. Slowdive - Pukkelpop, 14 août.
6. Sophia - Botanique, 20 mars.
7. Temples - Pukkelpop, 14 août.
8. Allah-Las - Botanique, 10 octobre.
9. 65daysofstatic - AB, 17 avril.
10. The Oscillations +This Quiet Army + Parallel Odyssey - L’Escalier, 24 mai.

Top 5 Belge (live ou album)

1. The Spectors
2. Madensuyu
3. Amatorski 
4. The Engines Of Love

5. Baby Fire

Redouane Sbaï

Top 20 Albums

01. Freddie Gibbs & Madlib: "Piñata"
02. Mac DeMarco: "Salad Days"
03. BadBadNotGood: "III"
04. Lone: "Reality Testing"
05. Damien Jurado: "Brothers and Sisters of the Eternal Son"
06. Helado Negro: "Double Youth"
07. Flying Lotus: "You're Dead!"
08. GoGo Penguin: "V2.0"
09. Lee Fields: "Emma Jean"
10. Real Estate: "Atlas"
11. Kiasmos: "Kiasmos"
12. Yo La Tengo: "Extra Painful"
13. The Antlers: "Familiars"
14. Caribou: "Our Love"
15. #1 Dads: "About Face"
16. Eno • Hyde: "High Life"
17. Clark: "Clark"
18. Lana Del Rey: "Ultraviolence"
19. Todd Terje: "It's Album Time"
20. Statik Selektah: "#Whatgoesaround"

Top 15 singles/EPs

01. Movement: "Ivory"
02. Wampire: "Wizard Staff"
03. Caribou: "Our Love"
04. Oceeàn: "The Oceeàn EP"/"The Grid EP"
05. Hudson Mohawke: "Chimes"
06. Mac DeMarco: "Chamber Of Reflection"
07. Phoria: "Emanate"
08. Breton: "Envy"
09. Metronomy: "The Upsetter"
10. Perfume Genius: "Queen"
11. Aphex Twin: "Minipops 67"
12. Shamir: "On The Regular"
13. Arca: "Thievery"
14. Tops: "Way To Be Loved"
15. Jamie XX: "All Under One Roof Raving"

Top 10 concerts

01. Moderat + Modeselektor Afterparty - AB
02. Darkside - Trix
03. The Flaming Lips - Cirque Royal
04. Movement + James Blake + Four Tet - PMF Paris

05. Gessafelstein - AB
06. Détroit - AB
07. Jon Hopkins - AB
08. Joey Bada$$ - Botanique
09. Belle & Sebastian + St. Vincent + Caribou + Mogwai - PMF Paris
10. Jagwar Ma - Botanique

Adrien Mouchet

Top 15 albums

1. Wild Beasts : « Present Tense »
2. Mountain Bike : « Mountain Bike »
3. Perfume Genius : « Too Bright »
4. Metronomy : « Love Letters »
5. Breton : « War Room Stories »
6. Echo and the Bunnymen : « Meteorites »
7. Cloud Nothings : »Here and Nowhere Else »
8. Warpaint : « Warpaint »
9. Mac DeMarco : « Salad Days »
10. Interpol : « El Pintor »
11. The Magic Numbers : « Alias »
12. Todd Terje : « It’s Album Time »
13. My Little Cheap Dictaphone : « The Smoke Behind The Sound »
14. The Wars On Drugs : « Lost In Dreams »
15. Royal Blood : « Royal Blood »

Top 5 albums/Eps ‘Made In Belgium’

1. Mountain Bike : « Mountain Bike »
2. Fùgù Mango : « Jùjù »
3. My Little Cheap Dictaphone : « The Smoke Behind The Sound »
4. BRNS : « Platine »
5. Joy : « All The Battles »

Top 15 tracks

1. Breton – Fifteen Minutes
2. My Little Cheap Dictaphone – Fire
3. Perfume Genius – Queen
4. Mountain Bike – Russian Roulette Casino
5. Wild Beasts – Mecca
6. Cloud Nothings – I’m Not Part Of Me
7. Metronomy – Reservoir
8. Royal Blood – Little Monster
9. Lana Del Rey – West Coast
10. Future Islands – Seasons (Waiting On You)
11. Liars – Mess On A Mission
12. Warpaint – Disco//Very
13. Todd Terje – Svensk Sas
14. Joy – Life
15. Mac  DeMarco – Treat Her Better

Top 15 concerts

1. Mountain Bike + Cloud Nothings + Mac DeMarco – Nuits Botanique
2. Foals – Werchter Festival
3. The Magic Numbers
Botanique
4. School Is Cool –  Maison de la musique de Commines
5. Royal Blood – Festival Cabaret Vert
6. Wild Beasts – Botanique

7. Kaiser Chiefs – Botanique
8. Metronomy – Cirque Royal
9. My Little Cheap Dictaphone – Ronquières Festival
10. Breton – Cartonnerie de Reims
11. Intergalactic Lovers – Alhambra de Mons
12. Perfume Genius – Het Depot
13. The Boxer Rebellion – Alhambra de Mons
14. Echo and the Bunnymen – Trix d’Anvers

15. BRNS – Ward’in Rock Festival

Lo

Top 15 albums

1. AqME : "Dévisager Dieu"
2. Behemot : "The Satanist"
3. Machine Head: Bloodstone & Diamonds"
4. Nightbringer : "Ego dominus tuus"
5. Corrections House: "Last City Zéro"
6. Pixies: "Indie Cindy"
7. Death from above 1979: "The Physical World"
8. Black Label Society: "Catacombs of The Black Vatican"
9. Headcharger: "Black Diamond Snake"
10. Burden of Grief: "Unchained"
11. May The Silent Fail: "Of Hope and Aspiration"
12. Unswabbed: "Tales From The Nightmares"
13. Lofofora: "L'épreuve du contraire"
14. Madball: "Hardcore Lives"
15. Triggerfinger : "By Absence Of The Sun"

Bernard Dagnies

Top 20 albums

1. Elephant Stone : « The Three Poisons »
2. Royal Blood : « Royal Blood »
3. Thurston Moore : « The best day »
4. Warpaint : « Warpaint »
5. The Afghan Whigs : « Do to the beast »
6. Sivert Høyem : « Endless Love »
7. Temples : « Sun structures »
8. Woods : « With light and with love »
9. Damon Albarn : « Everyday robots »
10. Pixies : « Indie city »
11. Sleepy Sun : « Maui Tears »
12. Pink Mountaintops : « Get back »
13. Nude Beach : « 77 »
14. Parquet Courts : « Sunbathing animal »
15. Thus Owls : « Turning rocks »
16. Johnny Cash : « Out away the stars »
17. Larman Clamor : « Frogs »
18. Oddfellow’s Casino : « The war between us »
19. Secret Colours : « Peach »
20. Fucked Up : « Glass Boys »

Top 5 Made in Belgium

1) Moaning Cities: « Pathways Through The Sail »
2) Admiral Freebee : « The great scam »
3) Coffee or Not : « SoRe »
4) The Engines of Love : « Heartbreak »
5) The Experimental Tropic Blues Band : « The Belgians »

Top 10 concerts.

1. Massive Attack – Festival Cactus (Bruges)
2. La Chiva Gantiva – ABClub (Bruxelles)
3. Afghan Whigs – Festival Cactus (Bruges)
4. Mercury Rev – Cirque Royal (Bruxelles)
5. The Chills – Handelsbeurs (Gand)
6. The Shivas – Water Moulin (Tournai)
7. Gang of Four – Aéronef (Lille)

8. Anna Aaron – La Péniche (Lille)
9. Einstürzende Neubauten – De Lijn (Diksmuide)
10. Triggerfinger – De Kreun (Courtrai)

Jean-Claude Mondo

Top 20 blues 2014

1. Mannish Boys : "Wrapped up and ready"
2. Sean Costello : "In the magic shop"
3. Doghouse Sam & his Magnatones : "Knock knock"
4. Richard Vanbergen : "Rootbag"
5. Billy Boy Arnold : "The Blues soul of"
6. J.P Soars : "Full moon night in Memphis"
7. Sugar Ray & The Bluetones : "Living tear to tear"
8. Knickerbocker All Stars : "Open mic at the Knick"
9. Low society : "You can't keep a good woman down"
10. Mississippi Heat : "Warning shot"
11. Royal Southern Brotherhood : "Heartsoulblood"
12. Dynamite Blues Band : "Shakedown & boogie"
13. Fred & The Healers : "Hammerbeatmatic"
14. Johnny Winter : "Step back"
15. King Of The World : "KOTW"
16. Selwyn Birchwood :  “Don’t call no ambulance"
17. The Nighthawks : "444"
18. Raoul & The Big Time : "Hollywood Boulevard"
19. Bob Corritore : "Taboo"
20. Little Mike & The Tornadoes : "All the right moves"
 

Photographes

Ludovic Vandenweghe

Top 5 albums

1. Damon Albarn : “Everyday Robots”
2. Jack White : “Lazaretto”
3. Parquet Courts : “Sunbathing Animal”
4. Beck : “Morning Phase”
5. The Black Keys : “Turn Blue”

Top 5 Concerts

1. Arcade Fire - SportPaleis (Anvers)
2. Temples - Botanique (Bruxelles)
3. Girls in Hawaï - Aéronef (Lille)
4. Angus & Julia Stone - Aéronef (Lille)
5. Anna Aaron - La Péniche (Lille)

Flops 5 concerts 

1. Yodelice - Aéronef (Lille)
2. Parquet Courts (ou presque) - Festival Inrocks - Le Grand Mix (Tourcoing)
3. Gaetan Roussel - Aéronef (Lille)
4. The Orwells - Festival Inrocks -
Le Grand Mix (Tourcoing)
5. Babyshambles - Aéronef (Lille)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Scanner (Germany)

The Judgement

Écrit par

En 1986, le guitariste Axel Julius remonte son premier groupe Lions Breed, mais lui attribue un nouveau patronyme : Scanner, alors responsable d’un power speed métal orienté science-fiction. Là où certains creusent le sol pour trouver leurs démons, eux ont choisi de scruter les cieux pour y trouver l’Autre avec un A majuscule. Si on se réfère à l’actualité cinématographique de la période concernée, on peut se demander ce qui l’a perturbé à ce point ? ‘Aliens’, ‘Critters’, ‘Star Trek IV’ ou ‘Top Gun’ ? Quoi ? ‘Top Gun’ ce n’est pas de la science-fiction ? Pour votre serviteur, un gars de 52 balais qui a encore la même tronche qu’à ses 25 ans, c’est un Alien ! Je m’égare… donc ce Scanner nous sort un premier album passé relativement inaperçu « Hypertrace » en 1988 avant de faire parler de lui en 1991, en publiant « Terminal Earth ». Plus accompli dans un style davantage instrumental et mélodique, Scanner commence à se faire un trou dans le milieu, et menace de se hisser à hauteur des ténors du speed mélodique des années 80 tels Blind Guardian, Gamma Ray ou Helloween. Mais le problème de Scanner, c’est la stabilité…

Ainsi, autour du père Julius, pas moins de 27 membres différents répartis à travers les cinq opus du band ont transité au sein du line up ; puisque « Terminal Earth » sera suivi de « Mental Reservation » en 1995, « Ball Of The Damned » en 1997 et « Scantropolis » en 2002. Cinq elpees et autant de chanteurs… Mais en 2003, Efthimios Ioannidis s’installe définitivement au micro de Scanner. Là de nouveau je cherche un déclencheur. ‘Terminator 3’, ‘X-Men 2’ ou ‘Matrix Reloaded’ ? Toujours est-il que même avec cette stase de la formation, il faudra attendre 13 ans pour les voir revenir le 23 janvier 2015 grâce à « The Judgement », signé chez Massacre Records.

« The Judgement », ce sont dix titres (et une intro) qui oscillent entre speed et power, de bonnes mises en ambiance et un vocal impeccable. Pour ce dernier point, les tessitures sont impressionnantes et nous plongent dans un univers proche de l’opéra métal, raconté ou hurlé. Modifiée électroniquement ou soutenue en chœur, la palette est très large. Musicalement, le mélodique passe du pied au plancher à des moments plus intimes, grâce à un excellent jeu de cordes assuré par A. Julius en personne et Andreas Zeidler. Jonathan Sell se réserve la basse et Patrick Klose les tambours. Scanner semble vouloir mettre fin aux compromis pour produire un son entraînant s’apparentant à de l’hymne heavy-métal. Au niveau thématique, les Allemands quittent la galaxie et les étoiles pour revenir sur notre bonne vieille terre et constater ce que la religion a fait de l’humanité avant de se poser la question suivante : ‘Peut-on vivre en paix sans religion ?’

Pour les amateurs du genre, ce sont 55 minutes extrêmement agréables à prévoir.

En attendant la sortie de « The Judgement », ils nous offrent une pré-écoute sur leur site ici

Vous avez cherché les déclencheurs ? Vu la pochette, perso, c’est ‘Tron’ ! Mais je triche…

 

Johnny Marr

Playland

Écrit par

Johnny Marr est aux Smiths ce qu’Angus Young est à AC/DC. Deux fameux guitaristes responsables de la coloration sonore de leurs formations respectives. Et deux personnages qui ont influencé une kyrielle d’artistes, insulaires surtout pour le premier.

Le dandy de 50 balais n’a jamais abandonné le mediator, après le split des Smiths. Mais on ne peut pas dire qu’il se soit, depuis, remis en question.

« Playland » est un elpee de bonne facture. Pas parfait, mais qui passe bien la rampe. Et puis, on en n’attendait pas davantage de sa part.

Quelque part entre pop et rock, les onze pistes de cet opus sont sculptées dans des mélodies très accessibles. Pas de quoi casser trois pattes à un canard certes, mais elle sont immédiates et entraînantes et pourraient même faire pâlir de jalousie, les frères Gallagher…

C’est beau, c’est propre, c’est clair, c’est fluide, c’est bien torché. Bref, sans la moindre complication, ni prétention.

Mais on ne peut pas dire que l’LP sorte du lot. Après deux ou trois écoutes, on a même l’impression d’avoir déjà entendu certaines chansons.

Pas de surprise, pas de dérapage, pas de renouveau. A tel point, qu’au fil de l’écoute, un sentiment de lassitude est susceptible de vous envahir…

Un moment agréable, sans plus. Qui vous incite même parfois à se dandiner…

Puis on range le disque. Peut-être définitivement. En gardant quand même à l’esprit que cet artiste a malgré tout un talent incroyable pour torcher des morceaux de pure pop. Et à ce titre, Jonny Marr mérite le respect.

 

High Hazels

High Hazels

Écrit par

C’est The Coral qui est coupable…

En balançant son incroyable « The Curse Of love », il avait pris soin de parsemer des pépites rock britonnes hors des sentiers battus. Alors qu’elles leur étaient réservées. Les salauds !

Parce qu’à première écoute, cet opus ne m’avait pas vraiment convaincu, je m’étais quand même décidé à remettre le métier sur l’ouvrage…

L’émulation provoquée par les Anglais retombée, j’ai donc réinséré le disque dans le pick-up (NDR : vous me suivez encore ?) ; et j’ai pris une claque. Finalement méritée.

Un peu comme si la pochette me traitait d’ignare tout en me balançant un coup de coudes dans les côtes, mais de manière sympathique.

L’indie rock pratiqué par High Hazels est accessible, c’est vrai. Il mêle subtilement des influences qui oscillent d’Arctic Monkeys aux Kinks en passant par The Libertines. Bref, la musique est bien insulaire. Et jamais, elle ne perd le fil de ses références. Chacun son business ! Insulaire, car ce climat me fait furieusement penser au tea time : thé et galettes, entouré d’un mur Laura Ashley. Les pieds enfermés dans des loafers et le pantalon remontant, car trop étroit dans le bas.

Des moments qui ne suscitent apparemment guère d’enthousiasme, mais traduisent un sentiment de protection et d’amour. Le tout plongé dans un contexte où le bon goût et le savoir-vivre se cultivent outre-Manche.

High Hazels doit depuis m’avoir pardonné cet accès de snobisme, et depuis, il tourne et tourne encore dans mon lecteur…

Chrome

Feel it like a scientist

Écrit par

The Residents, Chrome, Tuxedo Moon et MX-80 Sound figuraient sur cette fameuse compilation baptisée « Subterranean Modern ». Parue chez Ralph Records en 1979, elle donnait un aperçu de la scène underground de San Francisco, alors en pleine ébullition. Une scène pas uniquement musicale, car elle incluait d’autres formes artistiques, comme le théâtre, la poésie, les comics, le multimédia, etc., qui sera même baptisée ‘art total’…

Chrome a été fondé en 1975 par Damon Edge. Après l’enregistrement de « Visitation », leur premier elpee, il est rejoint par Helios Creed qui remplace alors John Lambdin à la guitare. Ce sont ces deux personnages qui constituent les têtes pensantes du band. Leurs deux premiers opus « Alien Soundtracks » (1977) et « Half Machine Lip Moves » (1979) sont aujourd’hui considérés comme cultes. Des œuvres qui fusionnent le punk, le psychédélisme et le rock industriel. Damon émigre à Paris en 1983. Il monte un nouveau Chrome et enregistre quelques elpees. De retour aux States, il reprend contact avec Creed. Les deux ex-acolytes envisagent alors de reformer le Chrome initial. Mais Edge décède en 1995. Creed va cependant continuer l’aventure sous un nouveau line up. Le dernier opus du band, « Angel of the Clouds » datait quand même de 2012. Ce qui explique pourquoi, il s’est entouré, à nouveau, de nouveaux musicos.

Mais venons-en à ce « Feel it like a scientist ». L’elpee propose 16 titres en un peu plus d’une heure. Des plages sauvages, métalliques, synthétiques, sci fi, punk, garage, no wave, noisy, indus, atmosphériques, martiales ou gothiques. Ou si vous préférez torturées, hypnotiques, bruitistes, offensives, atmosphériques, chargées de feedback, mélodiques (le plus souvent), tempétueuses, synthétiques, lysergiques, bourdonnantes, ténébreuses ou futuristes. Selon. Les spectres de Marylin Mansun, Hawkwind, Iggy Pop & The Stooges, Kraftwerk, Captain Beefheart et Suicide sont susceptibles de vous traverser l’esprit. Mais le tout est très souvent hanté par la voix caverneuse de Creed. Impressionnant ! Un seul bémol, la longueur de l’opus.

 

Woods

With light with love

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Fondé en 2005, le trio californien Woods en est déjà à son huitième album. Il fait suite à « Bend beyond » paru en 2012, disque unanimement salué par la critique. Et il ne devrait pas en être autrement pour ce « With light with love », qui tout en avançant les mêmes qualités bénéficie d’une production encore plus soignée. Ce qui frappe d’abord, c’est le falsetto limpide de Jeremy Earl, proche de celui de Xavier Boyer (Tahiti 80). Parfois overdubbé en harmonies vocales. Puis de cette section rythmique offensive, syncopée et terriblement efficace. Cet orgue discrètement et délicieusement rogné (NDR : pensez à Garth Hudson du Band). Et puis de ces cordes de guitare acoustiques, semi-acoustiques ou électriques, psychédéliques, byrdsiennes (« Twin steps », surtout), sinueuses, parfois prog, proche d’un Yes circa « Fragile » sur le titre maître, un morceau de 9’ absolument splendide, et évoquant même George Harrison sur « Full moon » (cette Rickenbacker !) Sans oublier le recours circonstanciel à la slide (« Shepherd »). L’opus recèle l’une ou l’autre piste plus folk (« New light ») et même lo fi (le superbe final « Feather man », hanté par une section de cordes). Ajoutez-y des superbes mélodies et vous obtiendrez un des albums de l’année 2014. Ben, zut alors je n’ai pas évoqué le Crosby, Stills, Nash avec ou sans Young. C’est fait !

 

Utopium

Utopium

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Actif depuis 1998, ce groupe cosmopolite établi à Paris compte plusieurs albums à son actif. Mais rien de très significatif à ce jour. Forcé de constater que Utopium n’est pas encore parvenu à sortir de la zone crépusculaire de l’underground, et après une première écoute de cet elpee éponyme, un constat s’impose : leur situation n’est pas prête de changer.

En effet, au cœur d’une atmosphère sombre, le groupe mêle rock ténébreux et post rock, un post rock basique, pour ne pas dire conventionnel (« Now it exists », « Volumen »). Néanmoins, au fil de l’écoute, le climat se révèle plus intriguant et original qu’imaginé. A cause des vocaux hantés de Maxime Petrovski qui se fondent dans les nappes de synthés, phénomène responsable de cette ambiance lugubre qui vous contamine insidieusement. Et des titres comme « Autumn in Bangkok », « Stardust », « In a heartbeat » ou encore « Lost in the cyberspace » en sont les plus belles illustrations.

Malheureusement, la production plutôt approximative ainsi qu’un déficit d’homogénéité finissent par plomber l’ensemble.

 

Mountain Bike

Quelques nouveaux titres sur le porte-bagages…

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Pour le premier concert de l’année, le foyer culturel de Peruwelz Arrêt 59 a eu la bonne idée de combler l’annulation de Moaning Cities par Mountain Bike. Le public n’allait donc pas être privé de concert rock et allait pouvoir découvrir l’une des révélations belge de 2014, dont la musique est caractérisée par ses mélodies pop aux sonorités garage.

Récemment pointé parmi les coups de cœur du célèbre magazine culturel français ‘Les Inrockuptibles’ lors de l’Eurosonic Festival de Groningen, les quatre gars avaient donc l’occasion de défendre cette symbolique distinction. Qui plus est, ils jouaient presque à domicile. Le groupe Franco-belge impliquant deux Tournaisiens.

C’était la première visite de votre serviteur à Peruwelz. En descendant la vingtaine de marches qui mènent à la salle, on ne s’attend pas vraiment à découvrir un gigantesque théâtre. L’endroit est certes magnifique mais un peu trop grand. En outre, le podium est fort surélevé. Ce qui inévitablement crée une légère distance entre les musiciens et le public, venu assez peu nombreux.

Ce n’était donc pas forcément gagné d’avance pour le quatuor qui allait finalement plaider brillamment la cause de son premier opus éponyme, paru en avril de l’année dernière…

Parce que Mountain Bike respire la joie et le plaisir de produire de la musique. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il arrange différemment les chansons entre différents concerts. Des nouvelles idées, des nouveaux essais ou même des délires passagers qui permettent de se renouveler et d’aller de l’avant.

Ainsi le titre d’ouverture, « Hangin’ Around », recèle une petite touche funky qui le rend bien différent de ce que l’on retrouve sur l’elpee. La plus-value du concert ne s’arrête pas simplement à de petites retouches sur des morceaux déjà connus. Nous avons également pu découvrir, en toute curiosité, quelques nouveaux titres très prometteurs. Car le deuxième long playing roule déjà dans la tête des Mountain Bike. Et c’est avec plaisir et enthousiasme qu’ils présentent leurs dernières compositions, sans pression (NDLR : en roue libre ?) Un morceau n’a d’ailleurs même pas encore reçu de titre. Par contre, placé en milieu de parcours, « Good For Nothing » réussit à captiver dès la première écoute. Joué en septembre lors d’une vidéo pour ‘Bruxelles Ma Belle’, il réussit parfaitement sa transition entre son atmosphérique au début et puissance dans son dénouement. Et en live, c’est une combinaison qui fonctionne terriblement bien !

Plein d’énergie, le set plein touche à sa fin et les quatre amis prennent la direction des coulisses. Ils sont d’ailleurs, comme d’habitude, vêtus d’un simple maillot de basket et d’un caleçon, quand même, parfois bien moulant (NDR : ce n’est pas Charles, le batteur, qui me contredira). Les lumières se rallument : il est évident qu’un rappel n’est pas vraiment prévu. C’était sans compter sur la détermination de quelques fans qui, en tapant du pied sur les planches, vont provoquer le retour d’Etienne. Le temps d’éteindre les lampes et le chanteur entame, seul à la guitare, « Just Good Friends » pour la première fois durant une représentation. Le calme revient provisoirement avant de faire sonner le réveil par un « Cigogne » concluant vigoureusement la soirée.

Une nouvelle fois, Mountain Bike ravit en live. Malgré la faible assistance (mais jugée très satisfaisante par le groupe), le quatuor donne tout sur scène et respire la joie de vivre à travers sa sympathie visible presque une heure sur scène mais également autour d’un verre après le show.

Seule déception de cette soirée, l’absence dans la setlist  de « Russian Roulette Casino », qui m’obsède depuis quelques temps. Je le pardonne aisément mais la prochaine fois, je veux l’entendre ! Car prochaine fois il y aura, sans aucun doute…

Klô Pelgag

Unique en son genre…

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Le premier concert de l’année auquel votre serviteur va assister se déroulera à la Rotonde. Une centaine de spectateurs s’y sont donnés rendez-vous. Dont quelques Canadiens. Il faut dire que ce soir, c’est une artiste issue du pays de l’érable qui s’y produit. Une jeune extraterrestre, âgée de 24 printemps, qui va nous accorder un show de plus de 90 minutes, dont deux rappels. Son nom ? Klô Pelgag.

Chloé Pelletier-Gagnon alias Klô Pelgag est née en 1990. En 2013, elle avait représenté le Québec dans le cadre de la tournée 'Mars En Folie', organisée par le Ministère des Affaires Internationales du Canada en Chine. Et c’est en écumant les festivals du globe (Printemps de Bourges, Francofolies de La Rochelle, Paléo Festival de Nyons, etc.) que Klô va devenir une véritable révélation internationale. Et puis aussi grâce aux prix et nominations diverses décrochés. Une étoile à suivre, c’est une certitude.

A ce jour, elle a gravé un Ep éponyme en 2012 et un album en 2014, intitulé « L'Alchimie Des Monstres ». C'est la deuxième fois qu’elle se produit en Belgique. Elle avait ainsi participé aux 'Vitrines des Francos - Théâtre des Découvertes' en 2014. Klô est inspirée par la peinture (Botero, Dali, Magritte), la littérature (Boris Vian) le théâtre (Ionesco), le cinéma (André Forcier, Jean-Claude Lauzon) et la musique (Vigneault, Debussy, Brel, King Crimson, Zappa). À l'oeil ouvert, l'oreille brillante et l’esprit déjanté –juste ce qu’il faut– elle s’évertue à confondre musique et mots...

Sur les planches, Klô est soutenue par Fany Fresard (violon), Lana Tomlin (violon alto), Elyzabeth Burrowes (violoncelle), Philippe Leduc (contrebasse) et Charles Duquette (batterie). Et tout ce petit monde est déguisé. Elle déborde d'énergie, de talent, d'audace, de personnalité et de créativité. Elle chante bien évidemment dans la langue de Voltaire. Avec un accent canadien plein de charme, qui vous fait chaud au coeur. Enfin, propice aux métaphores, sa poésie se veut une ode à la liberté. 

Le set s’ouvre par « Les Maladies Du Coeur », un extrait du premier Ep. Klô est magistrale derrière son piano (NDR : pas à la manière d'une Béatrice Martin). Elle demande au public s'il est un peu fou ; ce qui lui permet de causer de Pierrot le fou… ‘au clair de la brume, j'ai pris ta photo...’ qui introduit la seconde chanson, « Les Corbeaux », au textes déroutants. Les cordes tirent parfaitement leur épingle du jeu tout au long de cette compo chargée de lyrisme mélancolique. Pour le titre suivant, elle empoigne sa guitare et attaque « Le Dermatologue », dont les lyrics sont à prendre au second degré. Tel un clown, le contrebassiste mêle magie et délire, pendant que Klô prend le contre-pied de la grosse bête qui délivre des basses, tout au long de « Le Tronc ». Lorsque le public applaudit, elle répète à l’envi ‘Merci, pour les mains’. L'artiste a du talent. Elle a une bonne voix, singulière aussi ; et brille tant aux ivoires qu’à la six cordes électrique. Elle présente chaque chanson ; mais si ses mots semblent parfois décousus, c’est pour faire fonctionner les zygomatiques de son auditoire. Le set est aussi théâtral que musical.

Ainsi, au cours du spectacle, elle apparaît vêtue d'une salopette blanche, l’effigie d’un squelette humain en façade. Halloween, c’était pas en novembre ? Les contorsions de cette showwoman ont de quoi ravir et ébahir les spectateurs attentifs. Dans leurs longues robes de mariées, les trois préposées aux cordes (violoncelle, violon alto et classique), participent activement aux choeurs. Et leur interventions, gracieuses, classiques, apportent beaucoup de charme à cette pop novatrice et enchanteresse.

Quand Klô chante, les images se bousculent dans votre tête. Elles sont même le fruit d’une imagination débordante. Un peu comme si on assistait à un spectacle pour les aveugles.

Le drummer consacre une anecdote aux Français. On n'y comprend rien, mais on rigole. C'est également l'anniversaire de Fany Fresard, un talent de 18 ans. Une bougie et un mini gâteau lui sont réservés, sous les acclamations du public. Evoquant la date souvenir de la mort de Kurt Cobain, elle nous narre une petite histoire selon laquelle il aurait malencontreusement sauté sur la tête de son batteur, celui-ci se fracassant finalement la tête sur un mur de briques ; concluant par ces mots : ‘Il fallait le tenter. C'est tentant’. Et elle joint alors le geste à la parole en grimpant sur le dos du préposé aux fûts.

Tout au long de « Tunnel », la voix de Klô me fait penser à celle de Lisa Leblanc voire de Marie-Pierre Arthur des grands jours. Lorsque la conversation passe à la langue de Cervantès, le délire est à son comble. Klô passe au piano et entame un monologue incohérent, avant de céder le relais au clown contrebassiste. Superbe, « Nicaragua » est préparé à la sauce canadienne. Intimiste, « Le Silence Epouvantail » est interprété en duo piano/contrebasse. Moment de recueillement pour l’auditoire. « Pégase » est une cover de Thomas Fersen qui figure sur l’elpee. Un spectateur s'en émeut. Klô réagit. L'interactivité entre l'artiste et le public est constante. Fersen on aime ou on déteste. Klô a assuré ses premières parties et semble apprécier. Bien ; nous aussi. Caractérisé par sa superbe mélodie, « La Fièvre Des Feurs » nous parle du cancer et de son traitement par la chimiothérapique. « Comme Des Rames » s’adresse aux célibataires. Y en avait-il dans la salle ? Pour introduire la dernière chanson, « Rayon X », elle évoque Star Wars, le radium et les Curie. Du Gilles Vigneault acrobatique ! Le set s’achève par « Jam », moment qu’elle choisit pour présenter ses musiciens. L’assistance n’est pas rassasiée. L’artiste canadienne lui concèdera deux rappels. Dont le premier sera consacré à « Taxidermie » et « Tremblements. Grâce à son univers coloré et sa voix unique, ce soir, Klô Pelgag a marqué les esprits…

(Organisation : Botanique)

Amon Amarth

De la mythologie nordique comme remède au burn-out

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Certains jeudis, une furieuse envie vous monte de découper à la hache votre bureau ou votre outil de travail quel qu’il soit. C’était un peu mon cas en fin de journée. Deux solutions étaient envisageables : laisser libre cours à mes pulsions ou prendre la route pour participer à la grande soirée du Splendid, à Lille. Comme je n’avais pas de hache mais des billets pour cette affiche, j’ai opté pour la seconde solution. Le Splendid à Lille ? Un ancien théâtre où Jugnot et ses acolytes ont usé les zygomatiques des ch’tis ? Que nenni, plutôt un ancien cinéma de quartier transformé en salle de spectacle.

Et ce jeudi, c’est Amon Amarth qui mène la danse. Rien de tel qu’une fête Viking pour déterrer une hache ! L’entrée du bâtiment désuet me rappelle que je suis en France. Et ici, Monsieur, on fait la file pour tout ! La file pour entrer, la file pour boire un coup, la file pour l’urinoir, c’est le pays des files ! Coup de théâtre à l’entrée de l’auditorium : l’intérieur n’a rien à voir avec le bâtiment style piscine municipale ! On est dans un cadre cinéma à l’ancienne, parquet en plan incliné, couleurs chaudes, grands drapés en décor. Reste à voir si l’acoustique suivra.

C’est pas Huntress qui va nous le démontrer, il a oublié de se déplacer… On ne profitera pas de la plastique parfaite de Jill Janus, faudra se contenter des vidéos.

Savage Messiah est quant à lui bien sorti des brumes londoniennes pour traverser la Manche. Clash acoustique sur les trois premiers morceaux, et puis mon oreille s’habitue pour me faire découvrir que c’est pas l’acoustique qui est pourrie… Savage Messiah nous mixe du Power, du Speed, du Mélo, du Trash et d’autres  influences indéfinissables parfois sur trois minutes du même morceau. Les riffs semblent parfois juste là parce qu’un des guitaristes sait les jouer. C’est identique pour la voix ; elle ne colle pas toujours à la musique. Savage Messiah nous sert donc une bonne soupelette histoire de récupérer quelques degrés perdus dans la file de l’entrée ! Un ou deux passages dans l’ensemble des morceaux sont à retenir malgré le manque de charisme et de puissance.

Le temps d’une installation rapide, et on passe au clou du spectacle. Je ne suis pas un grand connaisseur d’Amon Amarth. A l’exception du petit dernier, je n’ai rien écouté. Le Viking Métal, c’est une chance sur deux. Ou c’est bien fait ou ça tourne rapidement à la parodie. Mais un groupe qui est allé chercher son nom de scène dans les dialectes imaginés par Tolkien, au même titre que Burzum ou Gorgoroth, ne peut pas être que parodique ! Me voici donc face à la ‘Montagne du Destin’, Amon Amarth en Sirdarin, volcan scénique au bord de l’éruption ! Ambiance feutrée et lyrique, lumière bleutée diaphane pour couvrir le drapeau représentant Thor combattant le traître Loki, œuvre de couverture de « Deceiver of the Gods », dernier album en date. Tout sourire, Johan Hegg attaque « Father of The Wolf », et le ton est donné ! C’est sobre, propre, bien chanté, acoustique et rendu impeccable ! On a affaire à une grosse machine. « Deceivers of The Gods » suit. Un peu de promo est toujours bonne à prendre ! Pas de chichis, on est dans le vif du sujet tout au long des 17 titres que les cinq Suédois jouent avec une joie et une énergie communicative, parcourant les neuf albums de leur discographie. Le public ne s’y trompe pas et leur rend la pareille. Les hymnes sont scandés par tous, rassurés par Johan qui leur affirme qu’on s’en fout des paroles : c’est du métal bordel ! Je ne vois pas grand monde dans cette foule de cheveux et de barbes headbangés (un vrai défilé Jean-Louis David) ne pas participer à la lutte épique menée dans le Royaume d’Asgaard. Johann Hegg se prend au jeu et ne cesse de remercier les 900 spectateurs de son show, dents blanches éclatantes, headbanging façon Roi Lion (c’est ce qui arrive quand la barbe est aussi longue que les cheveux), et de faire part de sa satisfaction de jouer devant un tel public. Histoire de rassembler les derniers dubitatifs, il lève sa corne en portant un toast ‘Je suis Charlie, in our world, the devils never win’. Si Odin s’en mêle… Les deux heures de show on vécu une véritable communion mythologique. J’en sors ravi (en faisant la file). Du coup j’ai oublié de me dégoter une hache, et demain j’irai bosser en imaginant pouvoir mériter un jour le Valhalla !

Setlist

“Father of the Wolf”
“Deceivers of the Gods”
“Live for the Kill”
“Asato”
“Bleed for the Ancient Gods”
“For Victory or Death”
“As Loke Falls”
“Free will Sacrifice”
“Death in Fire”
“The last Stand of Frej”
“Guardians of Asgaard”
“Shape Shifter”
“Cry of The Black Birds”
“War of The Gods”
“Victorious March”

Rappel:

“Twilight of The Thunder God”
“The Pursuit of The Vikings”