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Le parfum de vie de Goudi

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Epica

Il a fallu ôter l’épicarpe, avant de pouvoir savourer l’orange…

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Une affiche particulièrement mélodique attend les fans de Metal, ce dimanche soir à l’Ancienne Belgique. Diablo Blvd, groupe belge en pleine ascension, est appelé à préparer une montée en puissance, … activée par le sens hypermélodique de DragonForce avant un aboutissement en apothéose, sous les nappes harmonieuses et vocales d’Epica. Une soirée haute en couleurs.

Même si le concert de ce soir est annoncé sold out, la foule massée devant l’Ancienne Belgique est néanmoins impressionnante. Illusoire de penser pouvoir y pénétrer directement ; il faut sagement patienter sous la pluie, au milieu d’une file, majoritairement de noir vêtue. Plutôt embêtant quand on sait que le premier groupe de la soirée passe un quart d’heure après l’ouverture des portes.

C’est donc sans un passage par les vestiaires, qui aurait pourtant été salutaire afin de se débarrasser quelque peu, que votre serviteur débarque dans une salle aux trois-quarts remplie. Et pour cause, Diablo Blvd, flèche montante belge de la scène Heavy Metal, entame les hostilités de ce dimanche soir par « Fear is for the Enemy ». Il y a déjà pas mal de monde pour accueillir ces Anversois, surnommés les ‘Volbeat belges’. Outre leur talent avéré, Diablo Blvd bénéficie d’un atout de poids : la popularité de son chanteur. Habitué de la scène, Alex Agnew revêt également le costume d’humoriste, quand il n’est pas entouré de son band. ‘Qui est néerlandophone ici ? Qui est francophone ? On s’en fout de toute façon, on est aime tous la même musique’, lance-t-il à la foule. Il ne manque en effet jamais de faire savoir son attachement à une Belgique unie, peu importe son public. Fort de trois albums studios, Diablo Blvd profite de ses 30 minutes de set pour enchaîner ses hits, de « Builders of Empires » à « Saint of Killers » en passant par « Beyond the Veil » et « Rise Like Lions », single gravé fin de l’année dernière. Gros succès ce soir, annonciateur d’une popularité qui n’ira que grandissante. Ce n’est pas pour rien que le combo a signé chez le label Nuclear Blast, en octobre dernier. Eh oui, rien que ça. On risque donc encore d’entendre parler d’eux à l’avenir ou je n’y comprends plus rien. « Black Heart Bleed » clôture le set ; et Alex, particulièrement en forme, termine le morceau a capella, aidé chaleureusement par l’auditoire dans la fosse. (Photos ici)

La soirée se poursuit au cœur des mélodies teintées de Metal par les Anglais de Dragonforce. Amis du Power Metal rapide et de branlettes de manche (de guitares, rassurez-vous), vous êtes servis ! Les premières notes de « Fury of the Storm » retentissent à peine que l’impressionnant Herman Li, guitariste de la formation, attaque son premier solo. Des dizaines d’autres suivront lors de cette prestation proche d’une heure. Exceptionnellement long pour une formation qui sert de supporting act, même si elle n’était pas renseignée comme telle, mais bien comme ‘exceptional guest’. Un détail qui a son importance. Très vite Herman est rejoint par le second gratteur du band, Sam Totman. La paire mimera une compétition tout au long du show, prenant le public à parti, afin de savoir lequel des deux joue le mieux. Les artistes se mettront également dos-à-dos de temps à autre, s’envolant dans des soli de frettes aiguës à n’en plus finir. Quel bonheur de voir des musiciens jouer si vite avec une telle aisance ! Presque la moitié de la prestation est issue de leur nouveau long playing, « Maximum Overload », paru l’été dernier. Les fans du groupe semblent conquis. DragonForce constitue cependant peut-être une découverte quelque peu surprenante pour les inconditionnels d’Epica qui n’ont pas l’habitude d’ouvrir leur horizon musical. Petit clin d’œil lorsque le chanteur, Marc Hudson, adresse deux expressions en néerlandais au public, sûrement suite à un défi lancé par le frontman de Diablo Blvd. Vu l’hilarité de l’auditoire, les phrases revêtent un caractère humoristique. Mais Hudson a au préalable précisé ne pas comprendre ce qu’il disait. Il n’était pas le seul, moi non plus. Un seul bémol : Dragonforce n’a pas inclus dans sa setlit la reprise de Johnny Cash, « Ring of Fire ». Ce morceau, issu de son dernier opus, a suscité bon nombre de critiques, majoritairement négatives, lors de sa sortie l’année dernière. Le groupe s’est défendu en le proposant ‘live’ sous une forme particulièrement bien interprétée. J’aurais voulu pouvoir en juger par moi-même ce soir-là… Peut-être une prochaine fois ? (Photos )

Le temps d’accrocher un énorme drapeau à l’effigie du dernier album d’Epica, « The Quantum Enigma », et d’installer ça et là des projecteurs que la salle est plongée dans le noir. Les projos s’allument et des faisceaux dans les tons mauves éclairent le podium. Une introduction épique de chants féminins mêlés à des violons emplit l’espace sonore. Le batteur est le premier à s’emparer de son instrument, suivi de près du claviériste, des guitaristes et du bassiste. C’est sous une ovation générale que la formation orange débute le set par « The Second Stone ». Apparaît enfin Simone Simons, chanteuse soprano du band. Nouvelle acclamation et c’est parti pour 90 minutes de show ultra mélodique. Première constatation : la voix de la chanteuse est étouffée et on parvient difficilement à l’entendre. Il faudra attendre le troisième morceau, « Unleashed », avant qu’elle ne puisse prendre toute son amplitude. Heureusement ! Et elle est magnifique. Les Néerlandais vont piocher dans les sept elpees de leur discographie, remontant donc ainsi jusqu’à douze ans en arrière quand ils attaquent « Cry for the Moon », titre issu du premier LP, « The Phantom Agony ». ‘C’est pour nous un rêve de jouer ici ce soir, et ça, c’est uniquement grâce à vous’, balance la vocaliste à son public, visiblement sous le charme. Autre moment d’émotion palpable lorsque Mark Jannssen (préposé à la guitare et aux backing vocaux) dédie « Martyr of the Free Word » au cinéaste néerlandais Theo Van Gogh, assassiné en 2004 pour avoir critiqué des dérives de l’Islam dans l’un de ses films. Bien que laissant apparaître de temps à autre, quelques signes de fatigue, dernière date de cette tournée européenne oblige, le sextuor va délivrer un set intense qui marie adroitement périodes calmes et moments plus agités. Dommage que les chœurs préenregistrés viennent parfois ‘cadenasser’ les morceaux, éliminant toute improvisation ou prise de distance par rapport aux originaux. Non pas un mais trois titres viendront combler, en guise de rappel, la salle sold out bruxelloise. C’est donc sur les dernières notes de « Consign to Oblivion » qu’Epica est rejoint sur scène par DragonForce et DiabloBlvd, les artistes se prenant chaleureusement dans les bras afin de profiter, ensemble, du point final de cette tournée de douze shows. (Photos ici)

Vous les avez ratés ? Plus d’excuses, DragonForce et Epica reviennent cet été au Graspop Metal Meeting !

(Organisation Live Nation + AB)

Brigitte

Brigitte ou BB ?

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Le concert est sold out. Nécessaire donc de débarquer plus tôt pour se procurer une bonne place. Pas de problème. Il est 18h30, j’arrive dans les premiers. Je remarque la présence de familles qui ont amené de jeunes enfants. Et je les félicite de permettre à leur progéniture de faire découvrir de tels spectacles et ainsi d’initier nos petites tête blondes, à la culture.

Il y a un peu plus de deux ans que j'ai vu les Brigitte en concert. Le supporting act est assuré par Chat, un duo réunissant Charlène Juarez au chant et aux synthétiseurs ainsi que Joseph aka Céline à la gratte acoustique et également aux claviers. Teintée d’une pointe d’électro judicieuse, leur musique mêle variété, pop et rock et est interprétée dans la langue de Voltaire. Chat a publié un album en 2009, « Folie douce » et un Ep, « Le coeur », en 2013.

Le set de Chat s’ouvre par « Let Me Go » ; mais si le titre est en anglais, les textes sont exprimés en français. « American Boy » est un hit décroché par la chanteuse britannique Estelle Swaray et le rappeur/producteur américain Kanye West. En duo. Il remonte à 2008. Le titre a été composé par Will.i.am des Black Eyed Peas. Il reprend le sample du morceau « Impatient » sur l'album « Songs About Girls » de Will.i.am. La version est adaptée en français. Ce qui aurait dû changer de l'originale, mais y ressemble très fort. Pas assez percutante à mon goût. Et le couple d’achever sa prestation par « I Love You ». Un spectacle agréable, un peu court (25’), mais sans plus ; en outre, un peu gâché par la brouhaha de la foule dans la fosse.

Changement de matos, avant d’accueillir la tête d’affiche.

Les Brigitte, ce sont deux nanas sexy qui ont la classe. Un duo qui réunit Aurélie Saada et Sylvie Hoarau. Leur premier album, « Et vous, tu m'aimes ? », est sorti en 2011. Il recèle les singles « Battez-vous », « La Vengeance D'une Louve » et « Oh La La ». L’elpee est devenu double disque de platine et leur a permis d’être récompensées aux Victoires de la Musique. L’année suivante, paraît le deuxième LP. Baptisé « Encore », y figurent « Allumez le feu », une chanson qu’Obispo avait refilée à Halliday, et une adaptation du « I Want Your Sex » de George Michael, très explicite. Un disque qui se consacre essentiellement à des reprises…

Printemps 2014, elles créent la surprise en lançant l"Elaboratoire Tour", une tournée de 11 concerts intimistes où elles présentent en avant-première, au public, quelques-unes des chansons du nouvel opus. Le rendez-vous partagé est réussi. Brigitte affiche complet sur chacune des dates. En automne, paraît leur nouveau long playing tant attendu, « A bouche que veux-tu », et elles reprennent la route pour accomplir une nouvelle tournée qui passait donc l’AB ce 31 janvier 2015. Pour y défendre leur dernier essai, publié en novembre dernier, « A bouche que tu veux »…

Lors de leur dernier périple, que ce soit au Botanique, au Cirque Royal ou pour les festivals, le décor était plutôt champêtre. Les chèvres ont été remplacées par une panthère, un tigre et un flamand rose. Le cadre est donc devenu tropical et sauvage. Les deux félines sont plutôt farouches et sensuelles dans leurs longues robes noires pailletées, fendues du côté droit jusqu'à l'aine, et ouvertes dans le dos, en forme de coeur. Elles sont le fruit de la création d'Alexis Mabille.

Il est 21h00 tapantes. Un petit coup de torche électrique du podium vers la table de mixage et les lumières de la salle s’éteignent, la musique d'ambiance s'interrompt et la toile tendue sur la scène tombe. Une silhouette féminine se glisse et vient se planter devant le micro central. Les rampes de spots illuminent cette silhouette qui se dédouble. Les filles attaquent « L'échappée Belle », le morceau d'ouverture du nouvel opus, « À Bouche Que Veux-Tu ». « Oh Charlie Chéri » est certainement dédié au drame qui a secoué Paris, il y a peu de temps. La chorégraphie est empreinte d'une grande sensualité. Les filles se contorsionnent, les corps se rapprochent et la fusion est totale. Différentes, les deux voix semblent adopter la formule de question/réponse. Les applaudissements fusent. Le public est chaud et l'accueil est chaleureux. Et elles en sont parfaitement conscientes. Les musicos du backing group sont discrets mais efficaces. Tout particulièrement la section rythmique basse/batterie. Parfois, le set s’emballe et devient plus électro et surtout dansant. Les paroles de « Coeur De Chewing Gum » jouent sur la métaphore : ‘Moi j'ai le coeur comme du chewing-gum, tu me goûtes et je te colle’. « Embrassez Vous » est une invitation que je cautionne. « Je Veux Un Enfant » : ici le message est clair. J'adhère. Et quand on passe à « À Bouche Que Veux-Tu », le délire dans la fosse est total. « Ma Benz » est une reprise de Supreme NTM. Elle est revisitée et même différente de leur version proposée lorsque j’ai vu ces 'Belles Dames', la dernière fois. Mon voisin de droite est aux anges. Il me signale pourtant qu'il adore le rock. Je lui réponds, qu’on y est en plein dedans. De temps à autre, elles empoignent soit une guitare, soit un autre instrument pour le bonheur des fans agglutinés devant l’estrade. Où il doit faire particulièrement chaud. Didier est bien installé au balcon. Confortablement assis, il savoure le spectacle. Après le très hot, « La Vengeance d'Une Louve », la setlist embraie par « Le Déclin », « Les Filles Ne Pleurent Pas », « J'Sais Pas », « La Poudrière », « Plurielle » et « Jésus Sex Symbol », avant de terminer par « Hier Encore ». Et au cours du premier ‘Encore’, elles vont nous réserver « Battez-Vous ». Acclamations nourries.

Elles accordent un second rappel pour y chanter « Oh La La », a capella. C'est déjà fini, le show est passé trop rapidement. Démonstratif, le public était à point et les Brigitte semblaient vraiment enchantées de l’accueil reçu.

(Organisation : Ancienne Belgique et Nada Booking)

TransArdentes 2015 : samedi 31 janvier

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C’était la première fois que votre serviteur se rendait aux TransArdentes. L’occasion est enfin arrivée et il me tardait de vérifier si la réputation de fête géante de l’événement était justifiée. Le festival fait la part belle au drum & bass, à la house, la techno et l’électro. Ce sont des genres qui sont assez éloignés de ce que j’écoute habituellement. C’est peut-être ce qui explique pourquoi une excitation toute particulière me gagne avant de prendre la route pour Liège. Vous savez, cette excitation de la première fois…

Mon GPS n’est pas de première jeunesse, c’est sans doute la raison pour laquelle j’ai l’impression de faire trois fois le tour de la Cité ardente avant de trouver la Halle des Foires… Le soulagement est donc de mise une fois la salle repérée.

Il est 18h15 quand je franchis l’allée d’entrée, c’est encore très tôt. Tout semble si calme, si vide… Le fameux calme avant la tempête, à n’en point douter. J’en profite pour prendre un petit verre et me caler devant Exkid & Edoh. Le duo a remporté le concours Proximus et a donc l’honneur d’ouvrir la Pyramid Room, la plus grande des quatre salles de la soirée. Le duo carolo met en appétit les quelques impatients présents à l’ouverture en proposant une Deep House très typée nineties.

Vient alors Kid Noize dans une pyramide toujours un peu creuse, mais très motivée. Le meilleur, et peut-être seul, DJ singe du Monde va faire monter la température grâce à ses titres bien connus comme « Brooklin » et « Jackass ». Les quelques centaines de personnes qui ont écourté leur ‘Before’ ne le regrettent pas et commencent tout doucement à lever les bras sous l’impulsion de leur primate favori. Dommage néanmoins que la puissance du son ne soit pas plus élevée. Une critique qui vaut malheureusement pour l’ensemble de la soirée. Peut-être est-ce pour des raisons légales, mais cette situation a déçu un certain nombre de festivaliers que j’ai croisés.

Woralks intervient alors et n’emballe pas grand monde. Le passage de l’artiste s’apparente davantage à une transition tellement sa techno est calme. L’heure est donc venue d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs.

Direction la Cube Room pour ce qui sera une des belles découvertes de la soirée. C’est Stavroz qui s’y produit. Un duo au départ ; mais qui, en live, est soutenu par un guitariste et un saxophoniste. Le mélange house/jazz est déroutant mais savoureux. Le public bouge en tout cas bien plus que sur la scène principale. Le quatuor laisse vraiment une belle impression ! Mon coup de cœur de la soirée.

Je continue à me balader et c’est à 22h30 que je décide de découvrir la Sphere Room. Just Blaze a collaboré avec des artistes de renoms comme Jay-Z, Kanye West ou Eminem. Il propose un set de Hip Hop puissant dans une salle bien remplie pour l’occasion. Un nouveau moment festif.

Direction la Red Bull Electropedia. Il s’agit de la plus petite salle du festival. Le DJ divertit la foule depuis une estrade placée à quelques mètres de hauteur. De quoi donner un peu le tournis durant ce set d’électro assez éclectique.

Je me promène alors sans but précis durant l’heure suivante. L’ambiance commence à être incroyable. Les gens sont venus pour s’amuser et cet état d’esprit est communicatif. Pas de doute : c’est la fête.

Retour dans l’Electropedia pour assister à la prestation du Belge Felix de Laet, alias Lost Frequencies. Le jeune homme a assurément un don pour remixer les titres cultes et pour plonger les festivaliers dans la nostalgie. Un bon moment pour faire un petit break, en somme.

Il est déjà 2h30. Je me précipite vers la Pyramid Room où Nina Kravitz va entamer son set. L’ancienne journaliste dispense un savant mélange entre House et Techno. Néanmoins, je reste un peu sur ma faim. Peut-être que la fatigue commence à produire ses effets…

Pour terminer la soirée, je suis les conseils et les pas d’un autre collaborateur de Musiczine, Adrien Fassotte. Croisé par hasard, mon homologue m’emmène à la Cube Room où une centaine de couche-tard profitent des derniers décibels. Le DJ britannique Paul Woolford propose un son qui n’est pas sans me rappeler par moments Todd Terje, que je connais bien mieux. Une manière agréable de clôturer une longue nuit.

Les TransArdentes restent un passage obligé pour les clubbers en manque de festivals et de grandes fêtes. Il faut avouer que l’organisation y est parfaite et la programmation variée. L’annonce des premiers noms pour les Ardentes, que votre serviteur a raté, a apporté un petit plus pour le public, toujours avare de ce genre de surprise.

Belle ambiance, organisation au top et nuit de musique : si vous avez hésité cette année, rendez-vous en 2016 !

(Organisation Les Ardentes)

Un mur de façade pour Balthazar…

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Après le succès critique et commercial de « Rats » son dernier album, Balthazar sera de retour le 30 mars prochain. Il publiera un elpee intitulé « Thin Walls », un opus précédé par la sortie de « Then What », un premier single annoncé pour le 16 du même mois.

Le combo belge se produira en concert le 14 mai au Cirque Royal de Bruxelles.

www.balthazarband.be

 

La matin ensoleillé de Beautiful Badness

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Le nouveau clip de Beautiful Badness vient de sortir. Il était très attendu. Il s’intitule « A Sunny Morning » est également paru en single.

http://youtu.be/ADVRoGyFDHw

Il a été produit par Koen Gisen, le complice barbu d'An Pierlé. Un titre à regarder et surtout à écouter. La voix de Gabriel y est diabolique. Le clip est sorti le 26/01/2015. Il précède la parution d’un premier album très prometteur.

A regarder, télécharger et partager…

La formation se produira en concert dans le cadre du ProPulse le 05/02/2015, dès 20h50 à l’Orangerie du Botanique. Venez les soutenir, ils vont cartonner en 2015…

http://www.beautifulbadness.com/

 

Lambchop

Lambchop plays ‘Nixon’ : de l’anesthésie à l’emballement…

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Ce soir, l’AB est en configuration Théâtre. Donc, le spectateur est confortablement installé dans un fauteuil pour assister au concert. Pas sold out, mais presque. En supporting act, un jeune groupe issu du Nord du pays : Little Dots. Egalement un résident de l'Ancienne Belgique. Ou un chouchou de l’institution, selon. Depuis quelques années, il est de bon ton pour un artiste, de reprendre en ‘live’, et dans son intégralité, l’album qui a marqué sa carrière. Pour Lambchop, un combo issu de Nashville qui compte aujourd’hui 21 ans d’existence, il s’agit de « Nixon », paru en 2000. Un choix posé par le frontman du groupe, Kurt Wagner. Lors de sa sortie, cet elpee avait fait un véritable tabac en Europe –certains magazines dont Uncut l’avaient même qualifié d'album de l'année– alors que l'Amérique boudait ce petit chef-d'oeuvre. En outre, la formation est particulièrement populaire à Londres. Le NME et The Guardian sont d’ailleurs particulièrement élogieux à leur égard. D’ailleurs, ce spectacle ne sera exécuté qu’à deux endroits : devant nous et au prestigieux Barbican Centre de la capitale britannique. Un show qui rend également hommage à Mark Trovillion, ex-bassiste de Lambchop, décédé en 2014, à l'âge de 56 ans. Lambchop avait déjà opéré ce type d’exercice de style, en 2010, au Cirque Royal, dans le cadre du festival 'Autumn Falls’, mais pour « Is A Woman », un long playing paru en 2002.

The Little Dots assure donc la première partie. Vu la quantité d'instruments dispersés sur les planches, j’imaginais la présence de nombreux musicos sur le podium. Ce n’est pas le cas ; il s’agit d’un trio gantois drivé par l’ex-choriste de Lady Linn, Sophia Ammann. Plutôt jolie, elle possède une voix d’Ange et circonstanciellement, se consacre à la gratte. Elle est soutenue par le muti-instrumentiste Tom Callens (claviers, clarinette basse, etc.) et le guitariste Pablo Casella. A leur actif, un album intitulé « A Clear Running Stream », bien reçu par la critique musicale issue du Nord du pays. Mais guère notoire au Sud.

Le trio est à l'aise sur les planches et le courant passe immédiatement entre les trois artistes et le public. Little Dots entame son set par « Getting Out ». Réunissant essentiellement des quadras et des quinquas, l’auditoire est attentif. Silencieux même. La voix douce et limpide de la jolie Sophia rassure. Et devient saccadée tout au long de « Spin The Wheel », une compo légèrement jazzyfiante. Généreux, les claviers soutiennent parfaitement le chant. En général, un supporting act est destiné à chauffer la foule, afin de mettre la tête d’affiche dans les conditions idéales pour sa prestation. Little Dots propose une musique paisible, feutrée, qui si elle se prête bien à la configuration cosy des lieux, baigne plutôt au sein d’un climat intimiste. Et « Mirror Of Everyone » ainsi que « In A Silent Way » en sont deux belles illustrations. Sophie est passée à la gratte acoustique pour « Lost », avant le dernier morceau, « Cold Wind », interprété à trois voix. De quoi vous flanquer des frissons partout. Malgré le laps de temps relativement court (30’) qui lui a été imparti, je dois avouer que le set du combo s’est avéré plus que convaincant. Bref, ma soirée est déjà réussie…

Après un petit interlude sonore, Kurt Wagner monte sur l’estrade pour régler ses grattes. Agé de 56 balais, le leader de Lambchop est coiffé d’une casquette de basketteur. Il se plante à droite du podium ; ce qui n’empêchera pas les spots de se focaliser sur cet artiste tout au long du concert. Il est soutenu par un backing group. Tout d’abord par Tony Crow, préposé au piano à queue et aux claviers. Très souriant, il s’installe légèrement en retrait. Matt Swanson se charge de la basse et Scott Martin, des drums. Ce dernier se place à l’extrême gauche. Enfin, les cuivres sont assurés par Matt Glassmeyer alors que Ryan Norris va jongler entre les synthés et la guitare. Le décor est planté. Lambchop n’a plus qu’à attaquer l’album, dans l’ordre des morceaux de l’opus. Je ne connais pas trop bien ce groupe. L’annonce de l’AB parlait d’americana. J’en avais donc conclu qu’il s’agissait d’une formation country dont les musiciens se servent d’une pedal steel, d’un banjo, d’un violon et autres instruments spécifiques. Pas du tout ! Lambchop est sans doute considéré comme combo de country ; mais ce soir, il n’en sera guère question.

Le drummer mène la danse. Kurt a plutôt une voix de crooner que celle d'un cow-boy. Au fil du set, elle devient même soporifique. L’expression sonore oscille entre le jazz, la soul et le folk. Les musiciens sont des pros et cela se ressent. L’ordre du tracklisting est respecté. Sans interruption, ni interlude. Un ennui certain commence à m’envahir. Pourtant, l’auditoire semble absorbé et applaudit chaleureusement.

« Nixon » a été joué dans son intégralité. Le boulot est terminé. Place à la détente. Tony plaisante. Il s’adresse à Kurt en parlant de sexe et de nanas. Ce dernier le rappelle à l’ordre et lui rappelle que le concert n’est pas encore arrivé à son terme. Et je dois avouer que c’est à partir de cet instant que je vais me réveiller. La cover du « Give Me Your Love » de Curtis Mayfield et « My Face Your Ass », extrait de l’album « Thriller », paru en 1997 (NDR : pas celui de Michael Jackson !), me bottent particulièrement. Tout comme « If  Not I'll Just Die », le morceau d’ouverture de l’album « Mr M », gravé en 2012. En finale, Tony refait le pitre et nous interprète « Gone Tomorrow ». Kurt revient à nouveau sur l’estrade pour attaquer une version magistrale et épatante du « Young Americans » de Bowie.

Curieux, la pièce centrale, en l’occurrence l’interprétation de l’album « Nixon », m’a littéralement cassé les pieds (ou anesthésié les oreilles). A contrario, la fin de parcours m’a vraiment emballée. Lambchop est un excellent groupe, ce n’est plus à démontrer. Mais je me demande s’il est bien judicieux de polariser tout un spectacle sur un album particulier. La concentration y est extrême ; ce qui nuit à l’interactivité entre les musicos et l’auditoire. On a d’ailleurs pu le constater en fin de parcours, lorsque les membres du band ont commencé à se libérer…

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

Ozvald

United Opposites (Ep)

Écrit par

Chez Ozvald, la colonne vertébrale est assurée par les guitaristes Stéphane Panozzo et Giuseppe Petolillo. Ce dernier se réserve également le chant. Stéphane est drummer de formation, mais c’est Maxime Pasquini qui se charge des fûts. Laurence Leclerq est préposée au violon alors que la basse est assurée par Raymondo Tornabene (ex-Al Dente) qui a remplacé Fabrice Giacinto au sein du line up. Fondé en 2012, le band est né des cendres du défunt Al Dente, au sein duquel militait Giuseppe. Un artiste qui a également sévi chez Rimbaut et Monsoon. Et en fondant Ozvald, il avait envie d'explorer un nouvel univers musical. Un univers dont les influences oscillent de Jimi Hendrix à Fink, en passant par King Crimson, Talking Heads, Primus, Pearl Jam et Pat Metheny. Elaborée, complexe même, presque prog/rock, la musique d’Ozvald nous entraîne à la découverte de fjords profonds et mystérieux de Scandinavie. S’y baignent elfes et sirènes dont les chants envoûtants vous tourmentent…

Tout au long de « The Little Guys With His Pie », la voix de Giuseppe est torturée, un peu comme celle de Bowie, une compo au cours de laquelle les interventions mélancoliques du violon vous remuent les tripes. Un violon qui devient même ravageur, sans pourtant agresser, sur « Next Time ». Et qui particulièrement amplifié, trituré, cherche à supplanter la six cordes sur « Empty Space ». Sans pourtant y parvenir. Après « Upside Down », que je qualifierai de véritable perle, le disque s’achève par « Highway To Glory », un morceau balisé par la section rythmique… Pour un premier essai, Ozvald n’a pas manqué sa cible. Excellent !

Il se produira en concert :

-Sam 07/02/15: Dour (@People's House + Speaking Corner)

-Vend 10/04/15: La Louvière (@l'Annexe)

-Sam 02/05/15: Hautrage (@Canal 10 + support)

-Vend 22/05/15: Dour (@SkiaRockFest + support)

-Vend 29/05/15: Hem/Lille/Fr (@Salle des fêtes + support)

-Vend 03/07/15: La Louvière (@La Taverne du Théâtre)

 

Bill Pritchard

A Trip To The Coast

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Bill Pritchard ne dira sans doute pas grand-chose aux plus jeunes lecteurs. Il évoquera sans doute plus de souvenirs aux amateurs d'indie-pop quadragénaires. Ce songwriter originaire de Birmingham connaît en effet son heure de gloire à la fin des années 80. Un succès qu'il rencontre surtout en France. Il est vrai que son adolescence est bercée par la littérature hexagonale et les cinéastes de la Nouvelle Vague. Et chose rare pour un jeune Anglais, ses idoles musicales sont Françoise Hardy et Véronique Samson dont les disques auront autant d'influence que les Kinks ou Tom Verlaine sur ses compositions. On trouve d'ailleurs dans chacun de ses elpees quelques morceaux chantés dans la langue de son cher Verlaine. Un amour de la chanson française qui se concrétise en 88 par l'album concept "Parce que" composé en duo avec Daniel Darc, puis l'année suivante, lorsqu’il reçoit le concours d’Etienne Daho qui produit "Three Months, Three Weeks and Two Days". Sans doute son LP le plus abouti, en tout cas le plus salué même si, personnellement, j'ai un attachement indéfectible pour le dépouillement acoustique de "Half A Million". On le retrouve également plus tard sur des compilations qui rendent hommage à Joe Dassin et Polnareff.

Le dernier opus qui élargit sa communauté de fans est "Jolie" en 91. Par la suite, les sorties se font plus rares et sont assez confidentielles. Un premier come-back est opéré en 2005 avant que ce long playing n’arrive un peu miraculeusement en 2014 sur le label Tapete. Une structure allemande qui aime, semble-t-il, sortir des oubliettes les dandys de la pop eighties puisqu'elle avait déjà signé Lloyd Cole il y a quelques années.

C'est l'occasion de redécouvrir l'univers romanesque de Bill Pritchard qui est à présent professeur (de français bien entendu) dans ses Midlands natals. Une vraie madeleine puisque son timbre n'a pas changé et que chaque morceau de "A Trip To The Coast" aurait très bien pu figurer sur les albums évoqués plus haut. Les compositions sont toujours aussi raffinées et léchées. Du travail d'orfèvre, tout en délicatesse et en sensibilité. Une pop sans artifice qu'on trouve peu de nos jours, pleine d'humilité. Celle des artistes qui n'ont jamais voulu se dévoyer. On épinglera l'entraînant "Yeah Yeah Girl" qui aurait pu figurer sur les premiers disques de Morrissey. L'élégance de "Posters", pop nonchalante et chaloupée éclairée par une délicieuse guitare americana. Citons encore l'enveloppante ballade "Almerend Road" ou le romantisme de "Polly". Simples et authentiques, les atmosphères de l'Anglais n'ont pas pris une ride. Elles semblent même intemporelles. Pritchard affiche cette sincérité désarmante qui touche notre part la plus sentimentale. Souhaitons que "A Trip To The Coast" signe le vrai nouveau départ de cet attachant poète. Le monde a bien besoin de ces petits îlots de pure humanité.

Florent Pagny

Vieillir avec toi

Écrit par

On connaît Florent Pagny comme artiste. Celui qui collectionne les succès radiophoniques grâce à sa pléthore de tubes. Sans être exhaustif, citons « N'importe quoi », « Si tu veux m'essayer », « Caruso », « Savoir aimer », « Et un jour une femme », « Là où je t'emmènerai » ou encore « Chatelet les Halles ». 

Il y a l’homme également, omniprésent sur une grande chaîne nationale française dans le cadre d’un programme de télé-crochet. Son look très changeant et sa grande gueule déplaisent parfois.

Souvenons-nous de ses critiques acerbes au sujet du système fiscal français à travers « Ma liberté de penser ». Pourtant, le single a eu sans doute le mérite de payer sa dette ! Mais, ça, il n’en parle jamais !

De même, il stigmatise l’effet pervers de la popularité. Selon lui (dixit ses propos dans un célèbre journal parisien), il faut être ‘moins productif, pour gagner moins d'argent’.  Paradoxalement, il est présent de manière hebdomadaire sur le front télévisuel et touche plusieurs centaines de milliers d’euros pour chaque saison ! Etrange, pour quelqu’un qui ne cesse de cracher dans la soupe et se revendique (à tort) donneur de leçons !

Soit ! Revenons-en à l’essence même de cette chronique ! A savoir un regard distancé et objectif sur l’album « Vieillir ensemble » et son corollaire live.

Composé par un Calogero très en verve et complètement décomplexé, cet opus regorge de très belles chansons à la musicalité douce et intimiste. Un mix d’émotion et d’énergie, entre variétés françaises et pop rock de qualité.

L’écriture des textes a été confiée à sa compagne Marie Bastide. Ca se sent ! L’album y gagne en relief ! Lionel Florence a également mis la main à la pâte, tout comme Marc Lavoine qui a signé "Combien de gens".

Premier single, « Les Murs Porteurs » et sa symbolique lourde, impressionne. Tout simplement magnifique ! Le ton est donné !

Florent Pagny a ensuite envahi les ondes de son "Vieillir avec toi", deuxième extrait éponyme. Belle déclaration d'amour enflammée de l'artiste à sa femme, Azucena Camaño, mannequin et peintre argentin. Et par extension, une ode universelle à l’amour et au caractère éphémère de l’existence. Poignant de vérité !

Fait plutôt cocasse, le clip a été réalisé sur base d’une sélection d’une cinquantaine de photos personnelles envoyées par les internautes.

« Le Soldat », lettre d'un mobilisé à son Augustine, écho aux souvenirs heureux qu’un soldat se remémore pour se redonner un peu de courage, nous transporte au coeur des tranchées de cette page de l’Histoire.

La déclaration touchante d’un père à son enfant dans « Souviens-toi » est émouvante et renvoie l’image d’un passé si lointain en ce qui me concerne. Une de mes chansons préférées !

Après nous avoir habitués à des disques moins abordables, Pagny revient ici avec de la chanson française populaire, certes, mais dans toute sa noblesse. Le soin apporté aux écrits et aux mélodies fait toute la différence ! Un véritable travail d’orfèvre !

L'ensemble, aux arrangements soignés, se révèle de très bonne facture. Le gaillard semble aujourd’hui être habité d’une belle maturité artistique. On le sent toujours aussi mordant, mais de manière plus subtile et apaisée.

Florent, malgré tout, tu n’auras pas ma liberté de penser !

 

Le Masque

Spiral (Ep)

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Alors qu’un florilège de jeux de mots pourrait évoquer ce projet avançant à demi-masqué, ce qui retient l’attention, et c’est bien là le principal, c’est la beauté qui en émane.

Oui, car c’est bien de beauté dont il est question ici.

Une beauté diaphane, mais palpable dès les premières mesures, qui se dévoile avec pudeur et discrétion, suscitant le désir au long de ses trois titres.

Et quand le désir naît lentement, il n’en est que décuplé.

Trois titres, c’est court, mais amplement suffisant pour adhérer à ce nouveau projet initié par un producteur italo-français exilé dans un studio londonien.

De quoi s’agit-il?

De compositions trempées dans un bain acide de Pop Psychédélique aux émanations Kraut et aux effluves enivrantes qui évoquent tour à tour un kaléidoscope d’images cinématographiques (Sofia Coppola ou Jésus Franco au hasard).

Musicalement, on évoque forcément quelques fiers représentants de ces diverses scènes, mais le traitement et l’approche distinguent Le Masque de toute comparaison hâtive et irrémédiablement réductrice.

Un petit Air de “Virgin Suicide” planant tout au long, dessinant les volutes de rêves évaporés.

En embuscade, “That’s All Over” clôture ce premier Ep en guise d’invitation à un retour qu’on espère des plus rapide.

À découvrir sans modération sur Bandcamp et c'est ici

 

Bryan Ferry

Avonmore

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Attention mythe ! On ne présente, en effet, plus Bryan Ferry, l’ex-leader de Roxy Music… revenu sous les ‘spotlights’, ces derniers mois, à travers sa participation au dernier album du très hype norvégien Todd Terje sur la grandiose reprise du « Johnny and Mary » de Robert Palmer (qui figure d’ailleurs au générique de son nouvel album).

« Avonmore » constitue donc une nouvelle étape dans la carrière solo parfois inégale du dandy anglais qui bénéficie de la participation des guitaristes Nile Rodgers (Chic), Mark Knopfler (Dire Strait) et Johnny Marr (The Smiths), du bassiste des Red Hot, Flea, ainsi que de Tara Ferry, son fils, préposé à la batterie. Il y présente ses premiers morceaux originaux depuis 2010 ; et, dans l’ensemble, l’opus est plutôt à ranger du bon côté de sa discographie. Tout d’abord grâce à sa voix inimitable. De velours, de crooner si vous préférez. Mais surtout parce que l’elpee recèle quelques singles romantiques qui ont une classe folle. A l’instar de l’efficace « Loop de Li » balisé par un saxo ou du plus soul « Midnight Train », une plage empreinte de tendresse… Si la cover du « Johnny and Mary » est remarquable, celle du « Send in the Clowns »  de Stephen Sondheim est moins convaincante. D’ailleurs toute la plaque n’est pas du même niveau. On oubliera d’ailleurs bien vite des bizarreries 80’s comme l’anecdotique « One Night Stand » (NDLR : et pourtant si proche des premiers elpees de Roxy Music…) mais on retiendra surtout le retour réussi d’un artiste décidément intemporel !

 

BRNS

Patine

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La naissance de BRNS (il faut prononcer Brains) est plutôt cocasse. C’est après un nouvel an arrosé qu’Antoine Meersseman (basse/chœur) et Tim Philippe (batterie/chant) décident de créer un projet commun. Diego Leyder (guitariste) et César Laloux (multi-instrumentiste) les rejoignent peu de temps après.

Au fait, pourquoi ‘BRNS’ ? Passionnés de cinéma, les lascars se sont tout simplement inspirés du titre d’un film. Ni plus, ni moins !

Caractérisé par son drumming tentaculaire, ce nouvel espoir de la nouvelle génération de la scène montante noir-jaune-rouge avait marqué les conduits auditifs au fer rouge, lors de la sortie de l’excellentissime « Mexico », en 2012.

La musique de cette jeune formation est difficile à cataloguer ; hybride à souhait, elle est le résultat d’une addition complexe de rythmiques non conventionnelles, d’un son pop, parfois un peu rock, et d’une dose métronomique d’électro. 

Réunissant sept pistes, « Wounded », était véritablement époustouflant ! Un renouveau dans le genre ! On était donc en droit de penser que le premier album serait de cette trempe…

Finalement, il n’en sera rien… Pas pour cette fois en tout cas ! Peut être est-ce l’effet pervers du succès ? Pas une raison pour taxer cet opus de médiocre ! Non ! Il faut juste l’écouter pour ce qu’il est, c'est-à-dire un axe médian de morceaux complexes et évolutifs. L’exercice en soit est déjà suffisamment compliqué !

« Patine » reste facilement identifiable. Riffs de guitares et beats syncopés tourbillonnent, sans jamais s’y perdre, autour de la voix particulière de Tim.

Quelques belles surprises figurent tout de même au menu ! La plage d’ouverture « Void » donne le ton ! Savant mélange de gravitation et de lévitation. Sans doute l’un des meilleurs morceaux, « My head into you » met en exergue une savoureuse combinaison batterie/voix. Je m’en délecte ! On notera au passage une approche vocale différente, plus posée, mais néanmoins intéressante, dans « One, two, three, four ». A exploiter !

En conclusion, on ressent une volonté consciente (ou non) de la part de ces quatre garçons à employer les mêmes principes physiques utilisés précédemment. Ils gardent en effet cet air de liberté, sans jamais anesthésier l’auditeur. Refusant toute banalité rock, ils prodiguent ici un son résolument moins pop. C’est ce qui rend sans nul doute l’écoute moins abordable.

Plus élitiste et hétérogène donc, cet elpee ne restera probablement pas dans les annales. Il augure tout de même une belle série de promesses dans son ensemble.

Pas écervelé pour un sou, le combo bruxellois affirme un style et une culture assez éloignés de ce que l’on peut entendre généralement, tout en ancrant les bases d’une carrière que l’on espère longue malgré ce léger passage ombragé  Ce n’est déjà pas si mal après tout !

 

Tahiti 80

Ballroom

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Tahiti 80 appartient à cette catégorie de groupes dont j’ai toujours entendu parler mais dont la musique m’était finalement inconnue… « Ballroom » constitue pourtant son sixième elpee ! Phoenix (NDR : des Versaillais) et Tahiti 80 (NDR : des Rouannais) partagent l’honneur d’être plus populaires à l’étranger (au Japon surtout…) que dans l’Hexagone…

Toujours emmenée par Xavier Boyer et Pedro Resende, la formation propose des morceaux taillés dans une même pop que celle de leurs illustres confrères. A l’instar de l’inaugural et très efficace single « Crush ! ». Entre ballade pop romantique (« Love by Numbers » et son saxo), vignettes pop sautillantes (« Coldest Summer ») et mélodies accrocheuses (« Seven Seas »), « Ballrooms » souffre cependant de quelques pistes plus faibles, comme sur le très mollasson « The God of the Horizon ». Ce qui n’empêche pas l’ensemble de tenir parfaitement la route ; et la présence du décidément omniprésent Richard Swift, déjà responsable de la mise en forme des très beaux long playings de Foxygen, The Shins et Damian Jurado récemment, n’y est pas étrangère. La conjugaison du son organique et synthétique solidifie le son, une cohérence qu’on retrouve de bout en bout dans cette musique dansante et mélancolique à la fois. Tahiti 80 constitue sans doute une découverte tardive pour votre serviteur, mais une excellente découverte avant tout…

 

Matthieu Rosso

No Monster

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Difficile d’émettre une critique défavorable à l’égard de musiciens aussi talentueux qui étalent, tout au long de cet elpee, leur créativité, maîtrise et totale indépendance… « No monster » affiche d’évidentes qualités dans son style. Il s’agit du second opus du Toulonnais Matthieu Rosso, soutenu par son Red Quartet, dont le line up réunit le saxophoniste Denis Guivarc’h, le batteur Rafael Koerner et le bassiste Jean-Philippe Morel. Pas un long playing facile d’accès, vous vous en doutez. Un mélange de jazz et de rock progressif qui s’adresse d’ailleurs exclusivement aux disciples du free jazz voire de la musique purement expérimentale. Pas vraiment ma tasse de thé. Et puis, dans ce domaine, je reconnais que ma culture est plutôt sommaire et ne me permet pas d’émettre un jugement objectif. La fusion opérée entre interventions de saxophone, de grattes sauvages et de rythmes complexes pourrait vaguement évoquer un Primus sevré d’émotion. Bref, ce monstre sonore demeure pour votre serviteur une énigme qu’il n’a pu résoudre, faute de pouvoir en maîtriser les codes…

 

Serez-vous piqué par le prochain Scorpions ?

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Histoire d’avoir quelque chose à se mettre sous la dent avant la sortie de leur nouvel album, les Allemands de Scorpions ont sorti ‘We Built This House’, premier single de ‘Return to Forever’ qui sortira le 20 février prochain. Après cinquante années de présence sur scène, les Scorpions – alors qu’ils avaient annoncé que la précédente tournée était celle des adieux -, sont toujours bien aux manettes et trôneront en tête d’affiche, le dimanche 21 juin, au Graspop Metal Meeting à Dessel !
 

Edgar Froese

RIP Edgar Froese

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Edgar Froese, pionnier de la musique électronique, membre fondateur et permanent de Tangerine Dream, est décédé d'une embolie pulmonaire, ce 22 janvier à Vienne, il avait 70 ans.

C'est en 1967 qu'il crée en compagnie d’amis étudiants de l'Académie des Arts de Berlin, le groupe Tangerine Dream, loin des sphères habituelles du monde rock, en servant presque exclusivement de synthétiseurs, dans une atmosphère psychédélique et de transe! C'est aussi l'époque avant-gardiste teutonne qui conduira à l'avènement du ‘kraut rock’.

Le premier elpee, "Electronic Meditation", paraît en 1970. Il est suivi du majestueux "Alpha Centauri" en 1971, "Zeit" en 1972 et "Atem" en 1973. Ce dernier est alors souvent programmé par le célèbre DJ anglais John Peel. Ce qui leur permettra de signer sur le label anglais Virgin.

En 1974, l'album "Phaedra" leur procure ouvre la reconnaissance internationale. Elle ne les quittera plus, à travers successivement "Rubycon", "Ricochet", "Stratosfear" et des dizaines d'autres œuvres.

Parallèlement à l'aventure de Tangerine Dream, Edgar Froese avait embrassé une carrière personnelle fructueuse, dès 1974, l’entamant par le long playing "Aqua".

 

Demis Roussos

L’un des fils d’Aphrodite s’est éteint à l’âge de 68 ans…

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Quand on parle de Demis Roussos, le commun des mortels évoque ses tubes « Forever & ever », « We shall dance », « Les murs des poussières » et bien d’autres. Sa voix de ténor un peu ébréchée aussi. Ses tenues vestimentaires qui relevaient autant du folklore que de l’extravagance. Et puis sans doute ses 60 millions de disques vendus à travers le monde. Né en Egypte, ce chanteur et musicien (NDR: il jouait aussi bien de la basse que de la trompette) Grec est décédé ce dimanche 25 janvier à Athènes. Mais ce que l’histoire de la musique pop/rock retiendra surtout de lui, c’est son aventure au sein du trio Aphrodite’s Child vécue de 1967 à 1971, notamment en compagnie de Vangélis Papathanassíou. Une période au cours de laquelle le groupe va graver le hit « Rain & Tears », dont la mélodie s’inspire du Canon de Pachelbel et puis surtout enregistrer un double album incontournable « 666 » (NDR : le troisième du band), qui ne paraîtra qu’une bonne année après la dissolution de la formation. Le reste de sa carrière, Demis Roussos la consacrera à la variété internationale. RIP.

 

Persistence Tour 2015 : dimanche 25 janvier

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Le Persistence Tour est une des plus grandes tournées annuelles européennes consacrée à des groupes de Hardcore. Cette édition 2015, transitant pour l’occasion par le Brielpoort de Deinze, se focalisait principalement sur des formations proposant un style old-school. L’occasion de (re)voir les stars new-yorkaises incontestées de Sick of it All, mais également Ignite, Walls of Jericho, Ryker’s, Turnstile, All for Nothing et Broken Teeth. Quelques heures de prestations de haute qualité, le tout dans un esprit de fraternité propre au Hardcore. Une belle réussite.

C’est en présence d’une salle à moitié vide que résonnent pourtant les premiers riffs de Broken Teeth. Autant certaines premières parties laissent parfois à désirer –ou laissent entrevoir encore un manque d’expérience de la scène– autant les Anglais placent tout de suite la barre assez haut. Deux morceaux s’écoulent et le tee-shirt du frontman est déjà de trop. C’est Hardcore, c’est viril et c’est sans concession. Il faut dire qu’il n’y a pas de temps à perdre ; toutes les formations ne bénéficient que de trente minutes pour faire leurs preuves, à l’exception des deux derniers noms. Les fans du combo sont bien présents, répliquant quand le micro leur est tendu. C’est d’ailleurs une des caractéristiques des concerts Hardcore : la grande proximité avec le public. Une symbiose entre la scène et la fosse à coups d’encouragements virils, de refrains et de cris.

Le drapeau à leur effigie est hissé depuis l’ouverture des portes ; c’est à présent à All For Nothing de prendre le relais. Les Hollandais pratiquent un Hardcore assez traditionnel ; mais se signalent par une spécificité : la présence d’une fille au chant. On pourrait croire naïvement que la première apparence virile et violente de ce style pourrait repousser la gente féminine. Au contraire ! Le band en profite au passage pour égratigner la montée du racisme en Europe, en hissant dans les airs un majeur évocateur. L’extrême droite et la xénophobie sont indissolubles dans ce style de musique. Et les artistes ne manquent jamais de le rappeler. Les gens commencent à affluer et le traditionnel demi-cercle autour de la scène commence à se former, laissant la place aux moshers pour se défouler. Les morceaux s’enchaînent, où la hargne des lyrics passionnés est contrebalancée par des passages mélodiques. On regrettera néanmoins parfois un étirement en longueur de certaines compositions.

La formation quitte l’estrade, laissant un quart d’heure aux roadies le soin de préparer le terrain pour les Nord-américains de Turnstile. L’organisation est à marquer d’une pierre blanche : les timings ont été respectés au poil ! Il ne faut pas attendre la fin du second morceau pour que Brendan, vocaliste du band, saute du podium, grimpe sur les barrières et propose le micro à la foule. Les corps foncent vers le frontman, se jettent l’un sur l’autre afin de pouvoir s’époumoner en compagnie du band. Pas de doute, l’ambiance est montée d’un cran et les t-shirts commencent à coller au corps. Actif seulement depuis 2010, Turnstile pratique un Hardcore old school influencé par Madball et Breakdown. Dans le genre, il fait preuve d’une grande maîtrise en ‘live’ et parvient sans problème à entraîner le public dans son sillage.

Une ambiance parfaite pour accueillir Ryker’s. Le décor prend des teintes rougeâtres, des bruits d’hélicoptère l’envahissent. Les cinq Allemands déboulent et de suite le ton est donné : un set sans concession de Hardcore largement influencé par la scène new-yorkaise. Quand Kid-D ne hurle pas, c’est un grand sourire qui illumine son visage. Le band semble content d’être présent et cette bonne humeur est communicative. Très vite le chanteur, dégoulinant de sueur, vient rejoindre les coreux agglutinés contre les barrières, alors que leur show ne vient que de commencer. Il lui suffit de prononcer le mot ‘circle-pit’ pour que les gens s’exécutent et commencent à tournoyer à l’unisson. Le groupe observe, partagé entre amusement et fierté. Inlassable, c’est sur « Hard to the Core » que Kid-D redescend dans la fosse, mais pour cette fois se mêler directement à la foule. Les fans l’entourent, chacun d’eux recevant à leur tour le micro pour hurler le refrain du morceau. C’est sur « Emergency », tiré de l’Ep studio « A Lesson in Loyalty », que Ryker’s achève en beauté ce set tout en puissance.

A peine le temps de boire une mousse que le prochain band se met en place. Les spectateurs commencent à se serrer pour accueillir comme il se doit Walls of Jericho qui, soyons honnêtes, pourrait également être tête d’affiche de ce genre de show. Sept longues années que le quintet n’a plus sorti d’album… et force est de constater que cette carence n’a pas entraîné l’érosion du nombre de fans ! La salle est plongée dans l’obscurité, l’intro composée de distorsions de guitare devient oppressante et les membres prennent petit à petit leur place sous les acclamations de la foule. Finalement, débarque Candace Kucsulain, chanteuse de la formation, plus musclée que jamais. Cette dernière pratique en effet le powerlifting (un dérivé de l’haltérophilie visant à soulever des charges plus lourdes mais en adoptant des mouvements plus réduits). Homme ou femme, peu de personnes ce soir-là auraient pu faire de l’ombre à sa musculature, c’est dire le côté impressionnant du personnage. « The Ministry », titre d’ouverture de leur dernier opus « The American Dream », ouvre le set. La scène s’enflamme à l’instant. Une bonne trentaine de personne se mettent à mosher. « A Trigger Full of Promises » vient ajouter quelques degrés supplémentaires dans la fosse. Le groupe bénéficie d’un très bon son, décuplant la force des morceaux. Entre les compositions les plus connues, vient se glisser un « Relentless », nouvelle chanson qui devrait figurer sur le prochain elpee des Américains. Une ambiance qui atteindra un sommet lorsque non seulement la chanteuse mais également le bassiste décident de descendre du podium pour rejoindre un public survolté et acquis à sa cause. Trente minutes de prestation, période bien trop courte, qui se clôturent par un « The American Dream », entonné en chœur par un public désormais conquis.

Après un rafraîchissement plus que nécessaire, c’est au tour du Punk-Rock-Hardcore d’Ignite de prendre possession du Brielpoort. Une parenthèse dans cette programmation où le style résolument plus calme de la formation viendra un peu ‘casser’ l’ambiance crescendo alimentée depuis maintenant un peu moins de quatre heures. Détonnant par son chant clair, le groupe s’identifie distinctement comme socialement engagé et soucieux de la préservation de l’environnement. ‘Pendant que nous sommes ici réunis à faire la fête, des milliers de personnes sont actuellement dans la pauvreté la plus totale en Syrie ou encore en Afghanistan. J’ai parfois du mal avec ma conscience quand je me retrouve dans mon bus de tournée comportant tout le confort nécessaire. Je ne veux pas plomber l’ambiance mais soyez en conscient’, lance le chanteur Zoli Teglas. Compte tenu du nombre de refrains chantés en chœur, il semblerait que bon nombre de personnes s’étaient déplacées pour l’occasion.

Une bulle de quiétude réconfortante qui permet d’économiser les forces restantes pour apprécier le show des icônes new-yorkaises de Sick of it All. En quasi trente années de présence, la bande des frères Koller est parvenue à s’imposer comme une référence du monde Hardcore. Armé de leur vingtième album (!), « Last Act of Defiance » –sorti en septembre de l’année dernière– les Américains ont accordé un show survitaminé d’une heure, montre en main. Ouvrant par « Good Loonkin’ Out », les hommes du Queens ont directement taillé dans le gras. Affichant une forme olympique, bassiste, guitariste et chanteur ne cessent de changer de place. Mention spéciale au gratteur Pete Koller qui enchaîne les sauts toute la soirée, qu’ils soient sur place, à reculons ou en exécutant le grand écart. Le tout, évidemment, en ne cessant de jouer. ‘Vous voulez du nouveau son ?’, interroge le frontman Lou Koller. Pas le temps de répondre que retentit déjà « Sound the Alarm », le morceau d’ouverture de leur nouvel LP. « Get Bronx », « Outgunned », « DNC » et « Road Less Traveled » de ce même disque figurent dans la setlist, et le reste des morceaux sont piochés, çà et là, dans l’impressionnante discographie du combo. Ce n’est pas le choix qui manque !

‘C’est la dernière date de cette Perseverence Tour, j’aimerais que vous nous fassiez le plus grand circle-pit possible en passant jusque derrière la console de son’, lance le chanteur. Aussitôt dit, aussitôt fait. Un immense cercle de plus de la moitié de la salle se met à courir sur le rythme effréné des guitares et de la batterie. Quelques chansons plus tard et c’est un ‘wall of death’ qui se forme. La salle se divise en deux, chaque côté du public s’apprêtant à allègrement se rentrer dedans. Tous, sauf deux irréductibles hippies (dixit Lou Koller) et le vocaliste de Ryker’s, descendu dans la foule pour l’occasion et tous trois situés à égale distance des deux camps, prêts à recevoir de plein fouet les coreux en transe. « Us VS Them » clôture la prestation de Sick of it All, qui comme à son habitude, n’a pas manqué de punch et n’a surtout pas failli à se réputation de maître du genre. Les planches seront finalement envahies par une partie du public, invité à rejoindre le groupe afin de fêter, en famille, cette dernière date de la tournée.

(Organisation : Heartbreaktunes)

 

Pour les photos du Persistance Tour, c’est ici

 

Roger Hodgson

Une pluie de classiques...

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Roger Hodgson et Rick Davies étaient les leaders de Supertramp, une formation responsable d’une dizaine d’albums (NDR : dont les incontournables « Crime of the century » et « Even in the quietest moments ») de rock dit progressif ; et puis de tubes encore diffusés aujourd’hui en radio, comme « Give a little bit », « Dreamer », « The logical song », « Take the long way home » et bien d’autres. Aussi, le retour de Roger Hodgson constitue toujours un évènement particulier, surtout quand il se produit au Cirque Royal. L'artiste est très apprécié par le public belge et il lui rend bien, en ‘live’. En supporting act, Natalia Doco est sortie de sa pampa argentine pour chauffer l’auditoire.

Natalia Doco est née à Buenos Aires, capitale de l'Argentine. A 21 ans, elle quitte son pays et parcourt le Mexique de long en large. Il y a un peu plus de deux ans, elle décide de tout plaquer et débarque à Paris, pour y vivre. En se servant de sa voix et de sa gratte. Elle apprend la langue de Molière. Elle est repérée par Serge Sabahi, un véritable découvreur de talents. Le courant passe immédiatement et une grande complicité s’établit entre Natalia, Serge et Jérémy Fréro, mais surtout avec Flo De La Vega. Une petite soirée romantique et ils ne se quittent plus. Au début, elle adapte des chansons d'Amy Winehouse, de John Lennon, d'Asaf Avidan et de Bob Marley. Puis, elle décide d’écrire ses propres compos. Interprétées en espagnol ou en anglais. Elle publie alors son premier elpee, « Mucho Chino », quelle interprète tour à tour dans la langue de Cervantès, Shakespeare ou Molière. Jacques Ehrhart, qui a produit « Chambre avec vue » d'Henry Salvador, « Sac des filles » de Camille et « Navega » de Mayra Andrade, se charge de la mise en forme. Natalia ne renie pas ses origines ni sa famille ; car son père était guitariste mais également fan de Led Zeppelin et de Chavela Vargas.

Ce soir, notre belle latino est seule sur les planches uniquement armée de sa six cordes acoustique. Quelques lampes sont allumées et accrochées au plafond. Le décor est planté. Et il est simple. Le Cirque Royal est sold out. Il est 18h00. Une heure inhabituellement avancée pour y assister à un spectacle.  

Il n’est pas évident d’assurer une première partie, surtout face à un public averti et exigeant. Mais Natalia a suffisamment de talent pour le séduire. Sa beauté naturelle. Son sourire ravageur. Son toucher de guitare. Aussi précis qu’efficace. Et puis surtout une voix tour à tour limpide, puissante, caressante, enfantine ou sensuelle. De quoi vous réchauffer le cœur.

Après être montée sur l’estrade, Natalia Doco signale qu'elle a discuté avec Roger et qu'il est sympa. Fou rire général. D’autant que son accent hispanique provoque une bonne humeur contagieuse. Le son est excellent. Faut dire que la salle s'y prête facilement. Dès la première chanson, le public se laisse entraîner dans l’univers empreint de charme et de fraîcheur de l’artiste. Et au fil du show, il l’applaudit de plus en plus chaleureusement. Elle dédie une chanson d’amour à son compagnon de route Flo, en espagnol, parsemé de quelques ‘Je t'aime’ en français. Elle adapte le « Je me suis fait tout petit » de Brassens. On n’entend pas une mouche voler. Et termine son set par un « Mucho Chino » magistral. Suffisant pour satisfaire un public qui a la nette impression d’avoir assisté au concert d’un grand talent en devenir…

Roger Hodgson aime venir en Belgique et notamment au Cirque Royal. Il le déclare dès qu’il débarque sur les planches. Il est alors précisément 19h00. Il sait également qu’il bénéficie d’un fanbase plus que conséquent. Et il le signalera à plusieurs reprises. C’est le boss de Classic 21 qui est venu présenter l’artiste. Roger est un artiste attachant, sympathique et d'une simplicité déconcertante. C'est son premier spectacle en 2015 et Bruxelles constitue la première date de la tournée 'Roger Hodgson's 2015 Breakfast in America World Tour'. Donc on doit s’attendre une majorité de titres issus de cet opus vendu à plus de 25 millions d'exemplaires. Sur le podium, le décor est sobre. On y remarque la présence des habituelles plantes vertes (NDR : à force d’être trimballées aux quatre coins de la planète, elle ne doivent plus être très fraîches…) En arrière-plan, sur la gauche, est tendue une grande toile bleue, sur laquelle figure le nom de l'artiste.

Hodgson chante, joue des claviers, du piano à queue, de la gratte acoustique ou électrique. Quatre musicos l’épaulent : Aaron Macdonald au saxophone, mélodica, fifre, flûte traversière, harmonica, synthétiseur etc., Bryan Head aux drums, Kevin Adamson aux synthétiseurs et David J Carpenter la basse. Finalement, la setlist va proposer de nombreux hits de Supertramp. Nostalgie, nostalgie…

« Take The Long Way Home », extrait de l'album « Breakfast in America », sorti en 1979, ouvre le show. Première chanson aux claviers. Un premier moment fort. L’artiste est déjà longuement et chaleureusement applaudi. Place ensuite à « Sister Moonshine », tiré de « Crisis? What Crisis? », paru en 1975. Roger empoigne alors sa six cordes acoustique. Et il nous berce de sa voix particulière mais tellement douce. Moment de recueillement, lorsqu’il se charge des ivoires pour « Lover In The Winds ». A cet instant on a l’impression que l’auditoire boit les paroles du maître de cérémonie. Il revient vers son clavier placé en avant-scène pour « Breakfast in America », une pièce maîtresse. Les oreilles sont en extase ! Cette chanson a traversé les décennies sans perdre de son intensité. Aaron Macdonald s’y révèle magistral aux cuivres. En 1987, Hodgson a été victime d'une mauvaise chute et s’est brisé les deux poignets. Les médecins avaient signalé à Roger qu'il ne pourrait plus jamais jouer d'un instrument de musique. C'était mal connaître l'artiste. Un an et demi plus tard, à force de volonté et de soins, il recommençait à en jouer. Quelle volonté ! Et en 2000, il gravait l’elpee « Open The Door », dont il nous propose « Along Came Mary »…

« Hide In Your Shell » figure sur « Crime Of The Century », ce fameux long playing paru en 1974. Le véritable départ de la carrière de Supertramp. Cette compo évoque les thèmes du repli sur soi et de la folie. Malgré ses 65 balais, il y démontre que sa voix n’a rien perdu de sa superbe…

Il enchaîne deux morceaux : « Only Because Of You » et « Lord Is It Mine ». « Only Because Of You » est le titre maître de son premier opus solo. Un disque gravé en 1984, soit un an après la séparation de Supertramp. Et il en extrait encore « In the Eye Of The Storm ». « Lord Is It Mine » figure sur « Breakfast in America », un titre étrange et tendre à la fois, au cours duquel Roger siège derrière son piano. Et du même long playing, il nous réserve encore « The Logical Song », revenant, pour la circonstance, aux claviers. « Death And A Zoo », issu d’« Open the Door » est une composition construite comme un opera rock. Si la mélodie est soignée, l’instrumentation est plutôt emphatique. Du Pink Floyd à la sauce Hodgson! Anna fête son anniversaire ce soir. Elle est dans la salle. Elle lui avait écrit pour lui signaler et il lui dédie « Dreamer », après avoir exécuté au clavier un ‘Happy Birthday’, repris en chœur par l’auditoire. Roger Hodgson soigne son public aux petits oignons. L’inévitable « Fool's Overture », tiré d’« Even in The Quietest Moments » (1977) clôt le set. Et le final au piano est remarquable.

Lors du rappel, Roger nous accorde « Two Of Us » et « Give A Little Bit ». Une petite dernière avant de rentrer. C’est ce qu’il nous raconte en introduction de cet (avant)-dernier titre. Il n'est que 21h00. Car il concède encore « It's Raining Again ». Pas de parapluie, cette fois-ci ouvert, au premier rang, comme en 2013. Il sera pourtant nécessaire, dès qu’on mettra le nez dehors, car eh oui, il pleut…

(Organisation AA Productions)

Scott Weiland de retour avec ses Wildabouts

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Le 30 mars prochain sortira ‘Blaster’, le nouvel album de Scott Weiland, frontman original des Stone Temple Pilots et des Velvet Revolver. Accompagné de son nouveau groupe ‘Wildabouts' (Jeremy Brown à la guitare, Tommy Black à la basse et Danny Thompson aux drums) , Weiland a écrit onze des douze morceaux présents sur ce nouvel opus. ‘J’avais envie de faire un album rock. Tout s’est mis en place simplement. Bien que doté d’une identité sonore propre, ‘Blaster’ devrait également attirer les fans de Stone Temple Pilots et de Velvet Revolver. Nous sommes arrivés à quelque chose de lourd, moulant et sexy. Il y a comme de duvet, comme s’il était doté d’une fourrure’.

Scott Weiland a vendu pas moins de 44 millions de disques avec Stone Temple Pilots et Velvet Revolver. Il a gagné deux Grammy Awards dans la catégorie ‘Best Hard Rock Performance’ et a marqué de sa voix bon nombre de hits dans l’histoire du rock’n’roll, tels que “Sex Type Thing”, “Wicked Garden”, “Creep”, “Interstate Love Song”, “Vasoline”, “The Big Empty”, “Sour Girl” et “Down”.

Tracklist

1. Modzilla
2. Way She Moves
3. Hotel Rio
4. Amethyst
5. White Lightning
6. Blue Eyes
7. Bleed Out
8. Youth Quake
9. Beach Pop
10. Parachute
11. 20th Century Boy
12. Circles

Programme chargé pour Dominik Nicolas

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Bonne nouvelle pour les fans d’Indochine ! Dominik Nicolas, un des co-fondateurs du groupe, est de retour sur le devant de la scène. Au cours de l’année 2015, il publiera un Ep, en mai, et un album, en septembre.

Tous les morceaux ont été composés et joués par le Français qui a, par la même occasion, révélé un premier single intitulé « Underground », disponible sur youtube. Voir ici

etrouvez également l’artiste sur Facebook : https://www.facebook.com/dominiknicolas