L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Antoine Chance

Fou

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Votre serviteur avait eu la chance de découvrir Antoine Geluck à l’époque où il se produisait en compagnie de son premier groupe, Coco Royal. En première partie de Puggy. Depuis, il a décidé d’embrasser une carrière en solitaire et vient de publier son premier album solo, « Fou ». Et c’est fou, ce qu'il dégage ce bel album. Notamment du rock'n'roll chanté dans la langue de Molière. Pour l’écriture, il a reçu le concours de Jacques Duvall. Le parolier belge est connu pour avoir signé de nombreux tubes. Pour Lio, Marc Moulin, Alain Chamfort et Etienne Daho, entre autres. Antoine a quand même mis dix ans pour peaufiner cet elpee. Un disque qui recèle 9 perles. Attendre une décennie pour le lancer et recevoir toutes les fleurs de la critique, c'est réussir un fameux challenge. Mais pour parvenir à son objectif, Antoine a également bénéficié de l’appui de quelques collaborateurs. Tout d’abord d’un fin renard qui guide également les pas de Puggy et Kiss And Drive. Renard c'est le nom du manager et son prénom est Nicolas. Nico pour les intimes. Et puis, il n'y a pas que Jacques qui s'est chargé de l'écriture, mais également Marcel Kanghe qui prête aussi sa plume à M, Alain Bashung et Vanessa Paradis. En outre, il a également pu compter sur le soutien de Jonathan D'Oultremont, d’Olivier Laage et du cinéaste Fred Perrot. Enfin, l’opus a été produit par Renaud Létang, qui s’est illustré derrière les manettes pour Feist et Alain Souchon. C'est fou, le nombre de personnes qui a participé à la naissance de cet elpee… La ‘release party’ s’est déroulée, devant un auditoire sold out, ce 22 avril au Botanique de Bruxelles, endroit idéal pour présenter un nouveau bébé.

« Fou », titre-phare du long playing, vous avez certainement déjà eu le loisir de l’entendre sur l’une ou l’autre station radiophonique. C’est la plage qui ouvre la plaque. Une chanson accrocheuse au refrain irrésistible. Et « Rejoins-moi » achève le disque. Tout en douceur, ses paroles interpellent. Ces deux morceaux sont deux des plus anciennes compos d’Antoine. Il a voulu en réaliser de nouvelles versions. Mais peu satisfait du résultat, il en est revenu aux moutures initiales. C’était la meilleure solution.

Sur le mélancolique « La Nuit a Ses Défauts », le chant est précis et métronomique. Antoine nous réserve de belles rimes au cours desquelles les rêves et les cauchemars masquent les ténèbres d’une nuit éclairée par la lune. Résolument pop, « Bye Bye » concède des influences insulaires. Puisées chez les Beatles. Mais aussi un artiste français complice de Souchon : Laurent Voulzy. Un titre indispensable et irrésistible. Certainement le prochain single.

« Sur l'Asphalte » évoque un long parcours de 10 années avant d’atteindre son but. Marcel Kanghe (NDR : il appartient à l'univers de Daho, et Daho a baigné ma jeunesse) cosigne ce titre. 

Tout au long de « Qui sait », Antoine pose subtilement des questions sur la vie, l'amour et la fidélité. Antoine éprouve un grand respect pour les sentiments. « Elle danse » nous invite à le rejoindre pour accomplir un beau voyage dans le monde du merveilleux. Tout en douceur, avant de l’entraîner sur dance floor. Une compo susceptible de vous mettre du blues à l'âme. « Parader En Enfer » est probablement la chanson la plus sombre.

La belle surprise du printemps est occupée de devenir la confirmation de l'été. Antoine se produira aux quatre coins de la Belgique cet été : le 19/07 aux Francofolies de Spa, le 21/07 à Louvain-La-Plage, le 12/08 au Brussels Summer Festival (Magic Mirror), le 16/08 au Beau Vélo de Ravel à Visé et au Festival des Barges à Scène-Sur-Sambre (Thuin) le 31/08. Soyez attentifs, d’autres dates seront certainement encore programmées pendant cette période.

Cet opus pourrait bien figurer parmi les meilleures sorties de 2014. Il pourrait peut-être même décrocher un prix aux Victoires de la Musique... C’est tout le mal qu’on lui souhaite !

 

Bagar aka Tricky D

Equanimity

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Dean Bagar est né en Croatie. C’est là-bas, au cours des années 80, qu’il forge son expérience en militant au sein de groupes punk et new wave locaux. A l’orée des nineties, il déménage d’abord à Londres, puis part à Berlin, où il découvre sa nouvelle voie à travers les sound systems, mais aussi comme membre du groupe de drum’n’bass Elektronauten, quand ce n’est pas aux côtés de General Elektriks ou encore DJ Deckart, dans le cadre de productions influencées par le 2Step ou les sons jamaïcains. « Equanimity » constitue sa première œuvre qu’il attribue au sobriquet de Tricky D. Le producteur nous y propose des constructions sonores qui louvoient entre soul (« Who’s Gonna to be Responsible »), dub (« Figh You With the Love »), Garage (« Music Control ») et sonorités balkaniques (« Alberto Dub »), incluant des samples judicieux mais toujours engagés (« Music Control »)… L’atmosphère est enfumée et délicieusement variée à travers les nombreux featurings déclinés en espagnol ou en anglais… En ce début de vacances, Tricky D vous invite à vous relaxer de manière conscientisée !

 

Sleeping Village Orchestra

The last meal on earth

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En se proclamant ‘groupe rock lancinant blues incantatoire’, Sleeping Village Orchestra nous promet un menu insolite pour son premier album, « The last meal on earth ». Enregistré en 2012, l’opus a, en tous cas, mis du temps avant de franchir la frontière. Pourtant, on ne peut pas dire que la formation nous vienne de loin, puisqu’elle est originaire de Picardie, et d’Amiens plus précisément.

Plus que l’étiquette, c’est tout le projet de ces Picards qui constitue un ‘concept’ en soi. En puisant ses références chez Black Sabbath, la littérature française ainsi que la Genèse, on était quand même curieux de voir ce que ce cocktail singulier aller pouvoir donner.

A première écoute, l’expression sonore est relativement agréable. Vu les nuances qui la colorent, il n’y a pas de doute, ces musicos ne sont pas nés de la dernière pluie. Manifestement, leur style colle à cette étiquette de ‘groupe rock lancinant blues incantatoire’. Néanmoins, à force d’accentuer l’aspect langoureux des compos, le chanteur plonge la musique dans un climat particulièrement morose. Du coup, on éprouve de grosses difficultés à différencier les morceaux, et on finit par s’emmerder sec. Bref, ce dernier repas consommé sur terre est d’un ennui mortel.

 

Corrections House

Last city zéro

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Le rock industriel n'est pas mort !

Né de la collaboration entre Mike IX Williams (Eyehategod), Scott Kelly (Neurosis), Sanford Parker (Minsk) et Bruce Lamont (Yakuza), Corrections House nous entraîne à vivre un voyage singulier tout au long de « Last City Zéro ». A participer à un voyage hypnotique sis aux confins de la folie. Et vu les textes décadents, les tempos lancinants et la musique tantôt industrielle tantôt noise, le résultat s’inscrit dans le sludge métal.

Le ton est donné dès le premier titre, « Serve or Survive ». Spoken words graves, électro et second chant rageur et craché, la musique est sombre, riche, prophétique. Détour plus énergique et punk pour « Bullets and graves », avant de reprendre les chemins boueux des versets du livre de Mike Williams « Cancer as a social activity », hymne à la destruction sociale.

L’ensemble nous amène vers l’apothéose sonore que sont « Last city zéro » et « Drapes hung by Jésus », conclusion dissonante faisant la part belle à des éléments jazz et folk pour faire monter en flèche leur vision post-apocalyptique.

Pionniers du genre, les membres de Corrections house nous livrent un excellent travail expérimental, torturé à souhait, détruisant systématiquement la musique qu'ils ont eux-mêmes construite. On se noie volontiers dans leur délire malsain, cri d’amour à la maladie mentale et à la pourriture mécanique.

Dépressifs s’abstenir…

 

Leaf House

Lleeaaffhhoouussee

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La Belgique n’a plus a rougir devant l’Amérique. On les domine au foot et on les concurrence dans la musique. Grâce à un groupe comme Leaf House, par exemple. Enfin pas vraiment… Car si celle de ces jeunes artistes talentueux est de bonne facture, elle s’inspire toutefois de formations américaines qui ont, eux, forgé leur propre identité. Dans le cas de Leaf House, il s’agit surtout de mix entre les bands yankees les plus aventureux, qui ont sévi au cours de ces dernières années : Panda Bear meets Vampire Weekend (« Go Outside »), Animal Collective meets Arcade Fire (« Dancing Shades ») ou Grizzly Bear meets Yeasayer (« Feel Safe »). Hormis ce petit bémol, force est constater que le label JauneOrange met une fois de plus la barre très haute tant « Lleeaaffhhoouussee » regorge de moments mémorables ! Emmenés par la voix vaporeuse de Romain Cupper et les claviers en apesanteur d’Antoine Pirard, ces Liégeois tissent une pop complexe et fluide à la fois (« By the Blood »). A l’instar des groupes précités, les harmonies vocales alimentent des mélodies impressionnantes et on à l’impression de flotter dans une bulle musicale aquatique… Ne boudons pas notre plaisir, Leaf House a concocté un condensé de la musique indie circa années 2000, mais made in Belgium, cette fois!

 

Open’er Festival 2014 : jeudi 3 juillet

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Sommes-nous bien en juillet 2014 ? Vu les têtes d’affiche –Pearl Jam, Afghan Whigs, etc.– je suis en droit de me poser la question. Maintenant, il est vrai qu’en général, les grands festivals peinent à en dénicher de nouvelles accroches ou à les renouveler. Ce qui explique pourquoi les organisateurs engagent des big bands qui ont marqué les décennies précédentes, afin d’attirer la foule. Mais il n’y a pas que les artistes qui ont pris de l’âge. Les transports en commun, aussi. Tout comme en Belgique, les retards de train sont légion. Aussi, au lieu de 30 minutes de déplacement prévu par l’horaire, je me tape 1h30 de trajet avant de débarquer sur le site… 

Raison pour laquelle je n’assiste qu’à la fin du set de MGMT. Après avoir entamé sa carrière en boulet de canon, la formation étasunienne (NDR : elle est issue du Connecticut) semble éprouver d’énormes difficultés à retrouver son second souffle. Ce qui explique pourquoi elle est programmée si tôt en journée. Les compos sont pourtant variées et la voix d’Andrew Vanwyngarden se révèle tantôt lancinante, tantôt ‘crooneuse’, comme sur le long « Siberian Breaks », mais demeure toujours aussi savoureuse. Bien sûr, le tube « Kids » parvient à faire danser la foule ; d’ailleurs les jolies Polonaises (NDR : oui, oui, vous pouvez me croire…) grimpent sur les épaules de leurs copains. Et elles sont toutes ravies d’être filmées et de passer sur écran géant. Le concert s’achève en douceur par Alien days » et « Congratulations ». Un reproche ? Les sonorités de basse sont beaucoup trop puissantes. Un regret ? Que le spectacle ne se soit pas déroulé au moment du crépuscule, de manière à bien mettre en exergue un light show, qu’on pourrait qualifier de kaléidoscopique ou psychédélique, selon. Bref, un combo à revoir dans de meilleures conditions ; même s’il devait être sevré de jolies Polonaises…

Changement d’atmosphère sous la ‘Tent stage’ (NDR : à la manière de Louis Jouvet dans ‘Hôtel du Nord’, on verrait bien Greg Dulli nous lâcher ‘Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ?’) Afghan Whigs fait son come-back. Le concert qu’il avait accordé au Cirque royal, en juin 2012, ne m’avait pas particulièrement emballé. Mais ce soir, il débarque pour défendre un nouvel opus intitulé « Do to the beast », un disque paru en avril 2014. Et la setlist fait d’ailleurs la part belle à ce dernier elpee. « Parked outisde » et « Matamoros » ouvrent le show. « On the corner » nous rappelle l’aventure de Greg Dulli chez les Twilight Singers. Les fans les plus anciens vibrent en écoutant « Gentlemen », « My enemy » ou le très remuant « Miles Iz Ded », combiné en fin de parcours à un plus paisible « Into the floor », qui achève la prestation…

Je décide de zapper d’un concert à l’autre, ensuite. (NDR : de son vrai nom Karen Marie Ørsted) chauffe l’‘Here and now stage’ (NDR : c’est en plein air !) en deux temps trois mouvements. Pas de pause. Pas de sous-vêtements, non plus. Fin mars, La Danoise avait fait un tabac au Botanique. Entre hip-hop mainstream et rock indie, elle assure. Et en extrapolant, on pourrait définir son style comme un mix entre CocoRrosie et sa voisine Lykke Li. Elle conclut par le très paradoxal « Don’t wanna dance », au cours duquel elle est acclamée par un public chaud boulette. De quoi faire oublier quelques moments plus faibles, comme une reprise des Spice Girls ou ces titres inutilement gorgés de beats électros répétitifs…

Finalement, j’aurai peut-être dû aller voir et surtout écouter le concert de Jagwar Ma. Il est beaucoup plus raffiné. Le spectacle se déroule sous le chapiteau de l’Alter stage. L’auditoire est enthousiaste. Les jolies Polonaises (NDR : c’est comme les indiens de Carlos, il y en a partout, finalement) se déhanchent. Le plancher vibre sous le déferlement de beats et de riffs dispensés par le band aussie. Mais comme je débarque en fin de parcours, je vous renvoie au compte-rendu rédigé par mon collègue Redouane (voir ici) pour mieux vous faire une idée du show. Un groupe à suivre, c’est une certitude. Et qui risque de mettre le feu aux festivals auxquels il participera cet été ; comme celui de Dour, où il se produira ce samedi…

La tête d’affiche de cette journée est incontestablement Pearl Jam. Raison pour laquelle bien avant le début des hostilités, les spectateurs sont déjà agglutinés près du podium de la ‘Main stage’. Après son dernier passage à l’Open’er, en 2010, l’auditoire rêve d’un remake. Et il ne va pas être déçu. Eddie Vedder est vêtu d’un vieux jeans et d’un t-shirt à l’effigie ‘peace & love’. Grungy ! Bouteille de vin à la main (NDR : et en réserve), il déboule sur l’estrade un grand sourire aux lèvres. Et dès « Go » et « Corduroy », les pogos (pourtant rares jusqu’alors) se déclenchent. Des tubes comme « Even flow » ou « Jeremy » semblent ne pas avoir pris une ride. Et les nouvelles compos issues du dernier LP « Lightnining Bolt » s’intègrent plutôt bien à l’ensemble. Eddie interprète la cover du « Public Image Limited » de P.I.L. à la manière de John Lydon. Epatant ! Et juste avant le rappel « Rearview mirror » nous en met plein les oreilles. Un ‘encore’ particulièrement généreux, puisque in fine, la prestation va dépasser les 2 heures. « Better man » est repris en chœur par les fans massés aux premiers rangs. Et l’énorme « Alive » constitue manifestement le clou de la soirée. Avant qu’Andrew Vanwyngarden ne vienne se joindre aux chœurs. Eddie s’empresse de vider son stock de vin, et le partage avec ses comparses ou quelques spectateurs, qui entrent alors quasiment en transe. Sympa ! Et la reprise du « Baba O’Riley » des Who résume finalement bien l’esprit du band. Cette chanson commence par les mots ‘I don't need to fight to prove I'm right’. A cet instant, il se confirme qu’il n’a pas besoin de forcer son talent pour s’imposer. Malgré un décor sobre (NDR : autre retour à une forme de simplicité vécue au cours des 90’s), un son et un jeu de scène sans artifice, le concert a été remarquable. La maîtrise des musicos et leur sens de l’harmonie sont intacts. Ce qui explique aussi pourquoi, Pearl Jam nous a permis de vivre un des moments forts de ce festival.

(Organisation Open’er)

Bailter Space

Trinine

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C’est un de ces groupes comme on en rencontre par milliers, dans l’ombre, au détour d’un jour de chance ou par le biais d’un ami bienveillant.

Bailter Space n’est pas nouveau au bataillon, et fait aujourd’hui exactement ce qu’il faisait à la fin des années 80, comme au milieu des années 90. Soit du Noise Rock atmosphérique.

Confinés dans leur Nouvelle Zélande natale, ils ne répondent à aucune attente, si ce n’est les leurs, et cette indépendance leur sied bien.

Discrets, certes, mais néanmoins inspirés.

Si « Robot World » (1993) reste leur fait d’armes le plus connu, « Trinine » n’a rien à lui envier, et rappelle ces murs de sons entourés d’un halo de lumière abrasive.

Nonobstant ses défauts (comme ce chant incertain qui résonne encore candidement malgré les années), et ses petits tics attachants, forcément, Bailterspace est loin de coller à l’époque contemporaine.

Mais comme vous vous en doutez, le groupe n’en a vraiment rien à cirer !

 

Nouvel EP pour The KVB

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Nouveau six titres pour l'obscure et fascinant duo londonien aux trois initiales énigmatiques.
Sombre et entêtant, comme ses prédécesseurs, ce "Out Of Body" EP prouve s'il le fallait encore que l'héritage des Jesus And Mary Chain est assuré.
Nous voilà rassurés.
 

Nouveau single pour Evi Vine

Evi Vine est une chanteuse / musicienne émergent de la scène musicale underground du Royaume-Uni. Elle possède l'une des plus belles voix que j'ai jamais entendue. Elle me rappelle Kate Bush, Chelsea Wolfe, Lisa Gerrard et Moya Brennan (Clannad). Sa musique s'inspire d'artistes aussi divers que Cocteau Twins, Arvo Part, Portishead ou Nine Inch Nails. Evi possède un style musical bien à elle, brut, émotif, puissant et minimaliste. Un peu comme si Leonard Cohen était une femme et chuchotait des histoires de solitude dans nos oreilles.

Après un travail remarquable sur le premier album de The Eden House et un premier opus en solo ("... and So The Morning Comes"), publié en 2011, elle revient avec un nouveau single, "My Hands Are Tied / Porcelaine", qui annonce un deuxième LP à paraître, intitulé "Give Your Heart To The Hawks".

Alors que "... and So The Morning Comes" avait été enregistré exclusivement à son domicile, dans le Kent, avec son partenaire Steven Hill, les nouvelles chansons d'Evi ont été co-produites par Richard Formby (Mogwai, Ghostpoet, Spacemen 3, Wild Beasts) et mixées par le légendaire Phil Brown (Portishead, John Martyn, Talk Talk).

Inspiré par un hiver passé dans les forêts de la région de Berlin, le duo explore ici la nature sombre de l'âme humaine, ainsi que des thèmes écologiques et post-apocalyptiques.

Figurant sur l'album sont des musiciens invités Martyn Barker (Goldfrapp / Shriekback), Tatia Starkey (My Vitriol / Lola Colt), Peter Yates (champs du Nephilim) et Billy Côte (Rose Madder).

Dans un entretien que j'avais eu avec elle, Evi avait confié que les nouvelles chansons seraient plus "percutantes", avec des éléments de trip-hop, principalement en raison de l'influence de Phil Brown. L'évolution est ici très subtile, car les deux chansons du nouveau single sonnent comme de belles ballades épurées et hypnotiques, assez proches de son travail précédent. Vivement le nouvel album!

« My Hands Are Tied / Porcelaine » 7" Date de sortie: 18 juillet

Pour écouter les chansons: My Hands Are Tied & Porcelaine

 

Pour regarder la nouvelle vidéo de Ly Hands Are Tied, c'est ici

www.evivine.com

Open’er Festival 2014 : mercredi 2 juillet

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Pourquoi se farcir 1 300 km pour assister à un festival qui se déroule au Nord de la Pologne, quand on peut voir les mêmes artistes à Werchter, en Belgique ? Tentatives de réponses ci-dessous.

L’avion Bruxelles-Gdansk transporte une majorité des festivaliers. Il y a même une Louvaniste qui a grandi au rythme de notre festival national, mais elle souhaite changer d’air. Convaincue, tout comme votre serviteur, pour y avoir déjà participé, l’an dernier, que celui proposé en bord de mer Baltique, se distingue par bien des spécificités.

La route est pourtant longue pour arriver aux portes du site de Gdynia. Un site implanté sur un aérodrome qui confère un espace gigantesque. Et un sentiment d’évasion, de propreté et de liberté à la fois. Vu son étendue, il n’y a ici pas vraiment de mouvement de foule, ni de bruit constant. Ni même de brassages de mauvaises odeurs. Le point négatif, ce sont les deux kilomètres qui séparent les deux scènes. Raison pour laquelle, les festivaliers les plus insatiables (NDR : ceux qui veulent voir un maximum de groupes) n’hésitent pas à courir entre les podiums. Heureusement, le terrain est bien entretenu, et ressemble plus à un terrain de football foulé en division supérieure qu’à un champ de patates, en Belgique.

Autre règle susceptible de déstabiliser : la discipline. On croise de très nombreux vigiles aux quatre coins du secteur et on est soumis à une fouille minutieuse dès l’entrée. Avec une tolérance zéro pour les drogues, y compris douces (NDLR : même votre paquet de cigarettes est inspecté de fond en comble). Néanmoins, vous ne verrez ici personne urinant où bon lui semble, allumant des feux intempestifs ou poussant des cris de barbare (style ‘Boeeeren’). Une (trop ?) grande quiétude qui permet d’apprécier les concerts sans être continuellement interrompu par des fêtards ou des parasites. 

Interpol se produit en fin d’après-midi. Toujours aussi peu loquace, Paul Banks parvient à glisser au micro, juste avant de commencer le set du band, un ‘we can enjoy the sunset’. « Say hello to the angels » ouvre logiquement le concert. « Evil » embraie et réveille la foule. Suivi de « C’mere », une nouvelle compo fort intéressante. Elle figurera sur le prochain elpee, « My Desire ». Un titre qui s’achève par des riffs dispensés en crescendo. De quoi briser un peu la monotonie d’un répertoire qui aligne une majorité de compos sculptées dans le post punk ou balisées par une ligne de basse new wave. Malheureusement, le second inédit, « Anywhere », nous replonge dans ce climat monocorde. En outre, son refrain est répétitif et pompeux. Il faut attendre la fin du show pour que le public (et moi-même je l’avoue) s’emballe à nouveau à l’écoute de « PDA » et « Slow hands ».

Vu la critique favorable dont bénéficie le dernier opus de Metronomy, « These songs go places Metronomy never have before, and they do so spectacularly », il était presque obligatoire de vérifier le bien fondé de cette opinion. Hum, non, je ne vois pas pourquoi cette formation bénéficie d’un tel engouement. Les fans d’electro britpop ont bien sûr le loisir de taper dans les mains ou de balancer les bras de gauche à droite (NDR : ou de droite à gauche, selon). Mais laissons ce plaisir aux ados insulaires et aux hipsters qui glorifient leurs remixes. Bien sûr, le band tente parfois de s’éloigner de son électro kitsch pour embrasser un profil rock plus chaleureux. Mais ces bonnes intentions sont de trop courte durée, et invariablement le style retombe dans une forme mainstream acidulée, peut-être second degré, mais finalement irritante.

Bref, mieux vaut retourner sur la main stage, pour savourer du rock, du vrai, du tatoué ! Certes, les Black Keys nous en mettent moins la vue, sur une scène qui semble même deux fois trop grande pour eux, mais bien plein les oreilles. Dès les premiers accords, Dan Auerbach met tout le monde d’accord (y compris votre serviteur) en balançant ses riffs incisifs sur « Dead and gone ». Il me fait d’ailleurs penser à un autre prodige de la gratte, Jack White. Coïncidence, l’ex-leader des White Stripes est aussi à l’affiche de cette édition. Oscillant d’un folk US à un rock plus psychédélique, le set connaît cependant des hauts et des bas. Il faut même attendre la deuxième partie, et le long rappel, pour que le groupe retrouve tout son éclat. « Fever », le tube incontournable « Lonely Boy » ou encore « Little Black Submarine » remettent les pendules à l’heure. Et plus intéressant encore « I got mine » se révèle particulièrement audacieux. Un titre issu de leur cinquième LP, « I Got Mine », sorti en 2008. Soit avant « Brothers », et bien entendu « El Camino », deux opus peuplés de tubes en puissance, et à la sensibilité mélodique plus pop. Ce qui leur a permis de faire la tête d’affiche des plus grands festivals. Car, qu’on le veuille ou non les Black Keys sont devenus une machine bien trop huilée. Il semble loin le son garage, un peu crade, qui me mettait dans un état proche de l’Ohio.

Changement de podium et changement de style, pour accueillir trois sœurs dans le vent : les frangines Haim (prononcez Hy-im). C’est qu’elles ont également enchaîné de gros festivals, comme Glastonbury ou le Primavera, juste avant d’atterrir en Pologne. Recueillant les faveurs de nombreux médias, comme artistes à découvrir absolument. Vu le type de public captivé, j’ai d’abord été tenté d’écrire qu’il s’agissait d’un groupe de jeunes filles jouant pour des jeunes filles. Mais passé cette première impression, il faut avouer que les trois artistes féminines se débrouillent plutôt bien en front de scène, éclipsant par conséquent leur propre drummer. Un mâle ! En affichant une aisance presque désinvolte, les Californiennes alignent leurs tubes, cassant cette image pop juvénile qui leur colle à la peau. Elles s’excitent sur leurs grattes et n’hésitent pas à changer de registre, en affichant une belle maîtrise. Ce qui m’autorise à penser qu’elles ont un bel avenir devant elles, même si leur soft rock n’est pas vraiment ma tasse de thé.

Je clôture cette journée par un autre band californien, Foster The People. Il est venu défendre son deuxième opus, fraîchement sorti, « Supermodel ». Le premier elpee, « Torches » regorgeait de hits, un disque qui leur avait permis de décrocher quelques ‘Grammy awards’. Cependant, quand on a gravé un tel disque, difficile de faire mieux. Et on va rapidement s’en rendre compte. Le light show est impeccable. Sur l’estrade, le combo déborde d’énergie. Mais la voix de Mark Foster est un peu trop fluette à mon goût, à tel point que parfois elle devient aussi irritante que celle de Mika. La journée a déjà été bien longue, et je préfère prendre un peu de repos (mérité), sans attendre le final dansant de leur set, « Pumped Up kicks »…

 

 

The Libertines sont bel et bien de retour

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Cette fois, c'est fait!
 
Pour les sceptiques et ceux qui n'osaient y croire, The Libertines ont bel et bien donné leur premier concert en quatre années (après cette unique date de Reading en deux mille dix), soit dix ans après leur split officiel.
 
Pete Doherty, Carl Barat, John Hassall and Gary Powell ont vaincu le signe Indien au Glasgow Barrowlands ce vingt-huit juin dernier et empochent par la même occasion quelques Livres Sterling trébuchantes qui devraient leur permettre de se supporter au moins jusu'au premier octobre prochain, date annoncée de leur concert à Forest Nattional (Club)
 

Couleur Café 2014 : dimanche 29 juin

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Presque toute la famille Marley est déjà passée par Couleur Café. Presque toute sauf Bob, puisqu’il est décédé en 1981, alors que la première édition du festival s’est déroulée en 1989. Damian, Stephen et Ziggy y ont déjà goûté. Ne restait donc plus que le petit dernier, Ky-Mani. Et il va ouvrir les hostilités, ce dimanche 19 juin, sur la scène Titan. Malheureusement, la pluie est à nouveau au rendez-vous. Pas pour trop longtemps, car l’esprit de Robert Nesta a certainement dû chasser les nuages, et nous permettre de vivre un beau dimanche sur le site de Tour & Taxis.

Un peu d'histoire, Ky-Mani a vu le jour le 26 février 1976. Il n’avait que 5 ans lorsque son père s’est éteint. Au cours des années 60, le mythique auteur/compositeur/interprète a connu sa période ska. C’est ce style de musique que le fiston apprécie au cours de sa jeunesse. Il n’entame sa carrière qu’à l’âge de 20 ans. Il devient alors rasta et se laisse pousser les dreadlocks. En 1996, il enregistre son premier album, « Like Father Like Son ». Des chansons du père Marley qu’il a réarrangées avant de le interpréter. Cinq autres albums suivront, dont le dernier en 2012 : « Evolution Of A Revolution » ; et puis plus rien. Bien que frappée du sceau de la Maison Marley, la musique de Ky-Mani est teintée de roots, de rock, de rap et de hip hop ; et c'est ce qui différencie Ky-Mani de ses frères. Quand il reprend les chansons du paternel, on est frappé par la similitude du timbre et des inflexions de la voix. La vibe est alors totale entre l’artiste et le public nostalgique. Un bon début de festival.

Protoje and The Indiggnation nous viennent également de Jamaïque. Ils se produisent sous la tente 'Univers'. J’avoue que je connais très peu cette formation, et je pars donc dans l’inconnu. Bref, le combo pratique quand même du reggae. Fallait s’en douter. Mais un reggae plus contemporain. Protoje bouge énormément sur les planches. Il est parfaitement soutenu par deux choristes dont la stature en impose. Ses textes sont engagés. Et on ressent d’ailleurs une belle osmose entre le leader et les aficionados…

C’est sous le 'Titan' que je vais retrouver mon premier coup de coeur : The John Butler Trio. En live, ce trio est véritablement magique. Je l’ai découvert en 2008, lors du festival de Werchter. John est australien et attire instantanément la sympathie. Mais ce qui m’a toujours frappé, c’est la longueur de ses ongles qu'il lime parfois pendant le concert. Et cet après-midi, il va s’y résoudre à trois reprises. Une manucure à la fois impressionnante et exceptionnelle, surtout quand y assiste en front stage. John est coiffé d’un bonnet rouge, semblable à celui du Commandant Cousteau. Il est soutenu par Byron Luyters à la basse et à la contrebasse (de couleur noire !) et Grant Gerathy à la batterie. Un drummer qui affichera un grand sourire tout le concert. Très appliqué, John change de gratte à chaque chanson, passant de l’électrique à l’acoustique avec une aisance déconcertante. Il se réserve même le banjo pour deux morceaux, moment qui va déclencher une véritable hystérie dans l’auditoire. Intense et empreinte d’une grande sensibilité, la musique de ce groupe mêle rock, bluegrass, blues et country. La marée humaine qui s’est agglutinée devant le podium boit littéralement les notes dispensées par le groupe. Ce qui explique sans doute pourquoi, j’ai eu l’impression que le set a passé très vite…

La musique reste un plaisir et dans un festival, surtout quand il y a trois scènes, il faut faire des choix ; et il est établi depuis longtemps. Gabriel Rios et Asian Dub Foundation font partie de mes priorités. Et j’attends leur prestation impatiemment…

Je fais l'impasse sur Youssoupha pour me rendre vers le podium 'Move', afin d’assister au show de The Soul Rebels. En fait, il s’agit davantage d’une fanfare que d'un groupe. Ils sont huit sur l’estrade, dont une majorité de cuivres et de percussions. Le collectif yankee est originaire de la Nouvelle-Orléans et a déjà joué en compagnie de Metallica et Green Day. Pas très connu en Europe, il a cependant apporté sa collaboration à des artistes notoires comme George Clinton, Cee-Lo Green ou Kanye West. Leur setlist est composée de reprises : « Sweet Dreams (Are Made Of This) » d'Eurythmics, « Hard Knock Life (Ghetto Anthem) » de Jay Z, « Happy » de Pharell Williams, « Get Luky » de Daft Punk et quelques autres. Les fanfares ne sont pas très souvent programmées lors des festivals. C’est donc une belle opportunité de découvrir The Soul Rebels, dont la musique oscille entre funk, jazz et soul, tout en communiquant de bonnes sensations. D’autant que les musicos remuent pas mal sur le podium. Et si leur musique est essentiellement instrumentale, les rares parties chantées sont soignées et résolument soul.

Le soleil est toujours de la partie pour accueillir le légendaire Alpha Blondy. Il monte sur les planches du ' Titan'. Quatre décennies que Seydou Koné pratique son reggae à coloration africaine. Il est aussi responsable de lyrics politiquement engagés. Notamment. Ce n'est pas la première fois que je vois l'artiste en concert. « Psaume 23 », le hit « Jerusalem », « Massaya », « Cocody Rock » et « Peace In Liberia » figurent dans sa set list. Il chante aussi bien en français, en anglais ou en dioula, un dialecte parlé en Afrique de l'Ouest. Il compte 17 albums à son actif. Paru en 1981, son premier s’intitule « Jah Glory ». Et son dernier, « Mystic Power », l’an dernier. Les backing vocaux assurés par les deux choristes sont puissants, voire imposants. Pourtant, le résultat final manque de vigueur et finit par traîner en longueur…  

Direction le chapiteau 'Univers' que je ne compte plus quitter. Et pour cause, Gabriel Rios y est programmé. Or je souhaite me réserver une place de choix. Dix ans plus tôt, son pop/folk/rock métissé avait mis le feu au Coul’Caf’. Je croise les doigts pour qu’il remette le couvert. Gabriel est aux vocaux et se sert d’une guitare acoustique électrifiée. Il est soutenu par Ruben à la contrebasse et Amber au violoncelle. Mais également par une section de cuivres : trompette, bugle et cornet à pistons… Gabriel est venu défendre son futur opus, « This Marauder's Midnight ». Il débarque seul sur les planches et attaque le « Voodoo Chile » de Jimi Hendrix à la six cordes. Et dans son style très personnel. Une entrée en matière plutôt musclée. Ruben et Amber le rejoignent sur l’estrade et attaquent le single « Straight Song », une plage issue de l’elpee, « The Dangerous Return » publié en 2011. Mais en version dépouillée. Gabriel avait signalé sur les réseaux sociaux que sa voix lui posait pour l’instant quelques problèmes, et s’en excusait. Franchement, ce soir, elle était irréprochable. Plus doux, « City Song » permet un peu au band de souffler. Et si la contrebasse et le violoncelle communiquent la puissance, la voix de Gabriel rassure. En outre, bien équilibrés les cuivres apportent manifestement un plus aux compos et constituent la cerise sur le gâteau. Gabriel se plaint de douleurs dans la main qui tient le manche de sa guitare. Miracle : les incantations du public –conquis– vont le guérir de ses souffrances. La setlist nous réserve quelques nouvelles compos : « Angelhead », Madstone », « Burning Song », « Song n°7 », « Work Song » et l'irrésistible « Gold », un titre envoûtant et qui vous prend aux tripes. Du vrai bonheur ! Le public et les artistes entrent en communion. Gabriel prend soin de ses fans en les remerciant après chaque chanson. Après une heure de spectacle –qui m’a également paru passer à la vitesse de l’éclair– le publie semble ravi, mais en réclame encore. Gabriel revient interpréter « Beast In Me », seul à la guitare, puis un dernier titre latino, « El Carretero ». Une excellent prestation que John Rohan, le chanteur d'Arsenal, présent dans l’auditoire, semble avoir également appréciée. Et je partage entièrement son point de vue…

Direction le 'Titan' pour vivre le set de Bootsy Collins and The Funk Unity Band. Evidemment à la lecture du patronyme du groupe, vous vous doutez bien qu’on va avoir droit à du funk. Et il sera de haut vol ! Bootsy se consacre à la basse. Et c’est un virtuose. Il est soutenu par une douzaine de musiciens sur les planches, y compris les choristes. Tout ce petit monde est déguisé. Bootsy a côtoyé les plus grands du style ; et notamment James Brown ainsi que George Clinton. Vous avez dit James Brown ? Pour entamer leur prestation, les musicos attaquent un titre du maître de la soul. Collins se lance également dans des acrobaties et manque de se péter la figure. Plus de peur que de mal…

L’'Univers' accueille des fidèles de Couleur Café. Ce sera d’ailleurs leur seule date en Belgique, cet été. En vingt années d’existence, ils se produisent pour la 6ème fois au Couleur Café. Formation de musique électronique alternative, Asian Dub Foundation nous vient de l’Albion. Leur cocktail déjanté de dub, hip hop, dancehall, drum'n'bass, ragga, jungle, bhangra et rock est irrésistible. Steve Chandra Savale (Chandrasonic) se charge de la guitare. Il campe à l’extrême gauche du podium. Particularité : il parvient à faire sonner sa gratte comme un sitar. Aktar Ahmed (Mc Aktarvata) en est le lead singer. Il est capable de mettre le feu à la foule en l’incitant à jumper et danser. Et pour accomplir cette tâche, il est bien aidé par Ghetto Priest, l’autre préposé au chant. Le batteur n’est guère démonstratif, mais la frappe sur ses fûts est précise et puissante. Enfin le bassiste doit appartenir aux marsupiaux, car on lui a littéralement greffé des pattes de kangourou. Dès « Riddim I Like », le premier morceau, l’auditoire se déchaîne. Pendant 60 minutes, la formation va aligner ses hits : « History Of Now », « La Haine », « Flyover », « Naxalite », etc. Mais également quelques extraits du dernier opus, « The Signal and The Noise », paru en 2013, et en particulier « Zig Zag Nation », « The Signal And The Noize » et « Stand Up ». Le rappel sera consacré à deux standards : « Fortress Europe » et « Rebel Warrior ». J’ai éprouvé énormément de plaisir à revoir ADF en concert. De quoi clôturer mon Couleur Café en beauté.

(Organisation Couleur Café)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

Graspop Metal Meeting 2014 : dimanche 29 juin 2014

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Votre serviteur a passé l'âge des trois-quatre jours en tente, boîte de cassoulet sur le réchaud, pieds dans la bouillasse, odeur d'urine croissante et sommeil syncopé ! Il sélectionne ses jours de festival, oui, vieux festivalier mais festivalier quand même ! Et toc !

J'avais, cette année, jeté mon dévolu sur le dimanche du Graspop. Midi, heure de l'apéro. En attendant de voir les joyaux qui avaient fait briller mes yeux à la lecture de l'affiche, je décide de profiter de l'investissement en piquant dans la liste un des groupes que youtube m'avaient laissé paraître intéressant. Crossfaith sera donc le premier de la journée. On peut toujours s'attendre à des surprises au Pays du Soleil Levant. Pas vraiment des débutants puisqu’ils comptent trois albums à leur actif depuis 2006, trois disques sculptés dans un joyeux mélange d'électro et de métal. Première claque visuelle, on comprend mieux pourquoi Marilyn Manson est vénéré tel un dieu par les Nippons : look androgyne, émo torturé, j'ai même dû aller vérifier dans les bios si c'était une fille à la batterie. Hé bien, non, je me suis fait avoir... La Jupiler Stage est alors envahie par une énergie communicative, du jumping de masse. Ca sautille sur scène, ça grimpe dans le décor, ça oscille souvent entre Slipknot et Prodigy. Un bon moment !

Je zone et profite un peu de Suicide Silent, grosse machine de Nuclear Blast, en promotion pour leur quatrième album « You can't stop me », et moment de test pour leur nouveau chanteur Hernan Hermida. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il passe haut la main cette épreuve. Ce gaillard n'a pas une voix mais deux, trois, parfois quatre ! Sa gamme entre l'hyper aigu et l’outre-tombe est digne d'une université deathcore. Le show est un peu plat mais on en prend plein les oreilles.

J'évite Bring Me The Horizon, je ne vous dirai pas pourquoi. Si je vais vous le dire : c'est un peu les boys band du métal. C'est juste un problème de look, pas de musique. Quoique...

Il est temps de me préparer psychologiquement au premier joyau qui fait briller mes yeux : Alice In Chains. On est toujours un peu curieux de voir en live des albums qui nous ont accompagnés durant notre adolescence. Les festivaliers hollandais massés devant l'écran qui diffuse le match de huitième de finale ont raté le spectacle. Pur bonheur. Drapés rouges en fond, décor épuré, on ne se consacrera qu'à l'auditif. Pas de mise en scène, uniquement le plaisir de revivre pleinement les titres léchés de ces grands du pré-grunge. Fascination du début sur "Them Bones", une larme à la fin sur "Would?" et c'est déjà fini. Trente-sept minutes montre en main, c'était court mais de qualité !

Changement de scène pour se placer aux avant-postes de Paradise Lost. Presque vingt-cinq ans depuis la sortie de "Gothic" que je considère, et je ne dois pas être le seul, comme une référence du doom. Troisième rang, je suis sûr que la foule ne bougera pas. Charismatiques sur les planches, leur set est contemplatif. Entre vert d'eau et bleu nuit. Le chant est impeccable. La basse fait vibrer mon slip. Question existentielle : comment Greg Makintosh se débrouille pour ne pas se prendre les dreads dans les cordes ? Ca tourne les tentacules de pieuvre à n'en plus finir!  Guitares et basses à raz de sol, ils nous font vivre toutes les facettes de leur histoire musicale. Réflexe malheureux, j'évite les baguettes du batteur au lieu de tendre la main pour les attraper. Bête type...

Pause déjeuner, je regrette amèrement la cambuse du ‘Roots and Roses’ de Lessines!

Patience, patience, le meilleur est à venir ! L'heure fatidique approche. Pas prévu dans mon programme, je passe un excellent moment en compagnie de Rob Zombie. J'espérais juste les grandes machineries mais elles sont restées à l'entretien apparemment. Pourtant il y a à voir. Une chose est sûre, on ne verra pas Rob sur les prochaines campagnes de prêt-à-porter ! Fidèles aux grands de ce monde (ou de l'outre-tombe) chez les morts-vivants, on nage en plein film d'horreur, on vit leur passion pour le gore et les comics. Dans ce grand cirque déjanté, les rythmes sont entraînants, on se prend au jeu de "Dragula", "More Human than Human" ou de "Living Death Girl". C'est rôdé, bien huilé, ça passe tout seul. 30 ans de carrière, on va pas lui faire à l'envers le Robert !

Je trépigne, dix minutes de pause, il est temps ! La nuit tombe, on cherche le vol des chauves-souris. Ce sont des démones ailées qui nous accueillent dans l'antre de Black Sabbath. Petite pensée pour le ‘Rock à gogo’ de Jacques de Pierpont qui m'a tiré de mon grand néant musical pour me faire entendre le mysticisme de la bande à Ozzy. Je m'attends à une entrée en matière sur fond d'orage et sinistres coups de cloche du fin fond des ténèbres et nous sommes accueillis par un ‘coucou!’ enfantin. Le rideau tombe. Ils sont enfin là. Sirènes hurlantes, "War pigs" ouvre le bal. Mais stupeur et tremblements, gesticulant, courant d'un bout de la scène à l'autre tel Gollum hors de sa caverne, scandant inlassablement un ‘Clap your fuc*ing hands’ chevrotant, Ozzy semble fort amoindri. Il demande constamment de baisser ou de monter son micro, bateau ivre paraissant oublier les paroles de ses titres les plus célèbres. Il n’est plus qu'une pâle copie de ce gamin qui a enflammé les planches des festivals, il y a quarante-cinq ans avec quatre enceintes et un décor Lollipop... Juste figuratif, il ne gâchera pas, malgré tout l'extraordinaire performance de son band, Tony Iommi en tête qui nous montre qu'il n'a rien perdu de son talent... lui. Les compos s'enchaînent : "Snowblind", "Black Sabbath", "N.I.B.". On espère toujours que sa voix va se remettre, qu'il va rajeunir d'un coup, satisfaire les rêves de milliers de festivaliers venus juste pour le voir mais pas de Docteur Emmett Brown à l'horizon, rien n'y fera. "God is dead?", "Children of the grave", je craque. Je ne verrai pas le rappel qu'Ozzy provoquera lui-même au vu du peu de réaction de la fosse. Je rentre, j'écouterai "Paranoid" dans la voiture pour rêver encore un peu.

Dimanche de vieux...

(Organisation Graspop)

Un nouveau Plant pour septembre

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Ce 9 septembre paraîtra le nouvel album de Robert Plant. Le premier single qui en est extrait, « Rainbow », est disponible depuis ce 24 juin. Pour enregistrer « lullaby and… The Ceaseless Roar », l’ex-Led Zep a recruté un nouveau backing band qu’il a baptisé The Sensational Space Shifters. Et pour composer ses morceaux, il s’est ici notamment inspiré de la musique africaine…

Robert Plant se produira à Werchter ce 3 juillet.

“lullaby and... The Ceaseless Roar” track list

1. Little Maggie
(Trad. arr. by Plant/Adams/Baggott/Fuller/Smith/Tyson)
2. Rainbow
(Plant/Adams/Baggott/Fuller/Tyson)
3. Pocketful of Golden
(Plant/Adams/Baggott/Camara/Fuller/Smith/Tyson)
4. Embrace Another Fall
(Plant/Adams/Baggott/Camara/Fuller/Smith/Tyson)
5. Turn It Up
(Plant/Adams/Baggott/Fuller/Smith/Tyson)
6. A
Stolen Kiss
(Plant/Adams/Baggott/Fuller/Tyson)
7. Somebody There
(Plant/Adams/Baggott/Fuller/Smith/Tyson)
8. Poor Howard *
9. House of Love
(Plant/Adams/Baggott/Fuller/Smith/Tyson)
10. Up on the Hollow Hill (Understanding Arthur)
(Plant/Adams/Baggott/Fuller/Tyson)
11. Arbaden (Maggie's Babby)
(Plant/Adams/Baggott/Camara/Fuller/Smith/Tyson)

Premier single “Rainbow” : http://www.youtube.com/watch?v=F3L0EUbRJGk

Klaxons ont découvert la fréquence de l’Amour…

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Précédé par le « There Is No Other Time », « Love Frequency », le nouvel album de Klaxons, est sorti ce 13 juin.

« Show Me A Miracle » constitue le deuxième single de cet opus, et ce morceau a été relayé par Pitchfork dès sa sortie. Et c’est ici

Les ex-fluos kids se produiront à Dour le 18 juillet pour le défendre !

La formation a dernièrement mis le feu au plateau de Canal + à Cannes. Et est là 

Tracklisting

1.  A New Reality
2.  There Is No Other Time
3.  Show Me A Miracle
4.  Out Of The Dark
5.  Children Of The Sun
6.  Invisible Forces
7.  Rhythm Of Life
8.  Liquid Light
9.  The Dreamers
10.  Atom To Atom
11.  Love Frequency

www.facebook.com/klaxons

www.klaxons.net

 

Those Who Bring The Torture retrouve la clef des geôles

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Retour aux affaires pour Those Who Bring The Torture qui sortira le premier août  un quatrième album « Piling Up » après deux ans de silence. Les Suédois emmenés par le rescapé des débuts, Rogga Johansson, relancent la machine à hémoglobine sur dix titres distribués par Selfmadegod Records. Dix titres qui raviront les amateurs de Death Métal saupoudré d’un (gros) soupçon de gore et de grindcore.

Il est grand temps d’affûter tout ce qui est affûtable, ça va saigner  !!

Date de sortie du disque: 1er août 2014

Plage principale « Under Twin Suns » déjà visible ici  

http://selfmadegod.com/

Blonde Redhead cherche la « Barragan »…

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Le nouvel opus de Blonde Redhead est prévu pour la rentrée. Il s’intitule « Barragan » et paraîtra ce 1er septembre sur Kobalt Music. Pour l’enregistrer, la formation mythique new-yorkaise a reçu le concours de Drew Brown (Beck, Radiohead, The Books, Lower Dens, Sandro Perri), à la production.

Un premier clip est à découvrir sur YouTube. Et c’est ici

 

Track listing:

1.  Barragán
2.  Lady M
3.  Dripping
4.  Cat On Tin Roof
5.  The One I Love
6.  No More Honey
7.  Mind To Be Had
8.  Defeatist Anthem (Harry and I)
9.  Penultimo
10.  Seven Two

Prochains concerts

24/07/2014 - Dour Festival
21/09/2014 - Botanique, Bruxelles

 

Mastodon fait à nouveau le tour du soleil…

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Les poids lourds de Mastodon ont sorti un 6ème album ce 20 juin.

« Once More ‘Round the Sun » a été produit par Nick Raskulinecz (Foo Fighters, Rush, Alice In Chains ou Deftones) à Nahsville.

Les Américains se produiront au Graspop ce 28 juin.

www.mastodonrocks.com

 

 

Shabazz Palaces coupables d’un crime de lèse-majesté…

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« Lese Majesty » le nouvel album des Américains de Shabazz Palaces sortira ce 28 juillet chez Sub Pop. Il a été enregistré à Seattle.

Premier extrait vidéo à découvrir ci-dessous:

https://www.subpop.com/releases/shabazz_palaces/lese_majesty

Foo Fighters, clap série…

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En attendant la sortie du 8ème opus de la bande à Dave Grohl, les premières images de la série documentaire ‘Foo Fighters: Sonic Highways (HBO)’ sont à découvrir dès maintenant. Et c’est ici

 

 

 

Spring Offensive au cours de cet été…

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Ils constitueraient la prochaine révélation indie… Un quintet issu d’Oxford, dont le premier opus, « Young Animal Heart », est paru le 10 mars 2014.

Forgez-vous votre propre opinion via les vidéos des titres “The River” et “Bodylifting”

http://www.youtube.com/watch?v=ai8sgp46CSs&feature=player_detailpage

https://www.youtube.com/watch?v=ai8sgp46CSs&feature=player_detailpage

En live le 26 octobre à l’AB Club à Bruxelles.