La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Couleur Café 2014 : vendredi 27 juin 2014

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Clap 25e pour Couleur Café ! L’évènement revient en plein cœur de Bruxelles pour donner le ‘La’ de la saison des festivals. Depuis quelques années maintenant, CoulCaf’ ratisse large au niveau de sa programmation. C’est donc sans grand étonnement que se côtoient à nouveau sur ses 3 scènes des artistes aux univers totalement différents : Bootsy Collins, Basement Jaxx, Morcheeba, Ben Howard, Alpha Blondy, Puggy, Tricky, Laura Mvula, The Subs... De quoi faire grincer les dents aux plus fidèles, sans pour autant déplaire au jeune public ou celui qui découvre le festoche. Mais, cette année, plus que le manque de cohérence de l’affiche ou l’accentuation de l’exiguïté du terrain de jeu, c’est la pluie qui a fait une apparition surprise peu appréciée.

Encore raisonnablement clément à l’entame, consacrée au retour sur les planches de Dilated People, trio hip hop/rap de L.A. qu’on avait perdu de vue depuis 2006, le ciel n’a pas eu de pitié pour Dizzee Rascal qui, dès 18h45, a dû (et su) draguer les plus courageux et les rassembler au son de ses vieilles tueries Grime et ses nouveautés un peu plan-plan. Le parterre plus que clairsemé danse, sautille aux pieds d’un Rascal guilleret. On aurait aussi envie de se démener sur ses « Fix Up Look Sharp » ou « Bonkers » mais c’est du côté du chapiteau ‘Univers’ qu’on trouvera notre salut sur les rythmes chauds de Morcheeba et la douce voix de Skye, qui n’a pas changé d’un iota. La formule trip hop/ pop du trio permet d’oublier la grisaille, le temps de quelques morceaux.

Allez, on ne se laisse pas miner, et direction le Move où le quatuor hollandais et sud-africain Skip & Die se démène chaleureusement. Catarina Dahms, la chanteuse, est affublée d’une combinaison fleurie et de mèches roses à la Katy Perry. Musicalement, on est sur un autre terrain, puisque la formation se distingue par un mélange de rock, d’électro et de rythmes afrobeats complètement percussifs et percutants. Ici aussi, on danse, malgré la pluie et les énormes graviers qui jonchent le parterre. La bonne surprise du jour.

Le même podium accueille ensuite les Amstellodamois de De Jeugd Van Tegenwoordig, qui font le même effet que leurs prédécesseurs, devant un auditoire clairement rajeuni. « Watskeburt?! », joué en début de set, met le feu aux poudres et assèche le ciel pour une petite heure.

Honte à moi, je fais la semi impasse sur les deux ténors de la scène rock belge à l’affiche ce soir. A savoir Girl In Hawaii, qui gravit son « Everest » sous l’‘Univers’, suivi directement, sur le Titan, de Puggy qui profite de l’accalmie pour rassembler un large public. Mais la faim et la soif ont un effet plus important sur ma volonté. Comme l’an dernier, les stands victuailles sont rassemblés au sec, dans un antre forcément bondé. Et même rituel, il faut au moins une bonne demi-heure pour arrêter un choix sur le repas du soir. Il faut dire que l’odeur des épices des spécialités de chaque stand met l’eau à la bouche !

Une fois repu et après deux ou trois échauffements sous la tente ‘Univers’, occupée par les Autrichiens du Parov Stelar Band et leur electroswing sympathique mais pas exceptionnel, direction le Titan où Basement Jaxx effectue son grand retour sur les planches, à l’occasion de la sortie prochaine de « Junto ». Les nouveaux morceaux, très orientés House, se mêlent parfaitement aux classiques « Good Luck », « Jump N’ Shout », « Romeo », « Red Alert », un « Do Your Thing ? » festif qui fera décoller les pieds du public, l’excellent « Fly Life » en clé de voûte d’un set haut en couleurs et un « Where’s Your Head At ? » en guise de climax.

Au final, la pluie n’a pas gâché grande chose de cette grande fête annuelle à laquelle on continue de croire, malgré quelques petits points rouges.

(Organisation : Couleur Café)

Voir aussi notre section photos ici 

Electric Château

Il y a longtemps que je rêve de mettre des cuivres dans ma musique…

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Geoffrey Hautvas, c’est le leader d’Electric Château. Dans le paysage belgo-belge, ce n’est pas un néophyte, puisqu’il sévit sur la scène musicale depuis une vingtaine d’années. Et avant de monter son nouveau projet, il a milité chez The Dallas Explosion (NDR : fondé début des années 2 000, il a publié deux elpees et un Ep). Enfin, il prête sa basse à Vismets et Antoine Chance. Une nouvelle aventure qui a commencé été 2012, lorsque le leader a posé ses valises à Londres, pour écrire de nouvelles chansons. Après avoir défendu ses compos dans les clubs londoniens, le combo est revenu au plat pays pour enregistrer un Ep 6 titres intitulé « Noblesse Oblige ». Geoffrey qualifie son style de ‘royalty rock'n’roll’. Tourné vers le futur tout en véhiculant une certaine nostalgie du passé, il puise son inspiration dans l’histoire de la pop insulaire, depuis les mods et les rockers, en passant par les dandies et la britpop. Sur un ton sarcastique, les lyrics d’Electric Château s’attaquent aux grandes fortunes, à la noblesse et à la royauté. Mais nous réservent également quelques chansons d'amour...

L'Ep a été enregistré sous la houlette de Remy Polfliet et François Vincent (Romano Nervoso, Elvis Black Star). Il a été masterisé aux RAK Studios de Londres par Doug Shearer, personnage qui a notamment bossé pour Kasabian, Gorillaz et Rémy Lebbos de Vismets. Sur les planches, Geoffrey est soutenu par Maxime Honhon à la basse, Alexandre De Bueger (David Bartholomé, Alaska Gold Rush) à la batterie, ainsi que d'une section de cuivres. C'est une semaine après leur concert exécuté au Bar du Matin, un café concert sis à Ixelles, que Geoffrey a accepté de répondre à nos questions.

Le set accordé la semaine dernière à Bruxelles était sold out. Tu le pressentais ?

Je me doutais qu’il allait y voir du monde, car on habite tous dans le coin. Dans le public, il y avait beaucoup d’amis. Des fidèles et également des journalistes. Mais également des musiciens. Un chouette public, en tout cas.

Manon (NDR : Noa Moon) y était.

Ah, bon, je ne l'ai pas vue.

Je constate qu’au sein du nouveau line up de ton groupe, il y a des cuivres. C’était important de les incorporer ?

Il y a longtemps que je rêve de mettre des cuivres dans ma musique. Et j’ai franchi le pas. Un de mes albums préférés, c'est « Sticky Fingers » des Rolling Stones. Et la présence massive de cuivres explique, certainement, le crédit que je lui accorde. 

Quel est le dernier concert auquel tu as assisté ?

Celui de Connan Mockasin, hier à l'Ancienne Belgique. Pas mal du tout ! Cet artiste donne énormément de sa personne. En fait, rien qu'en communiquant avec son public entre les morceaux, on plonge directement dans son univers…

Quel est le dernier long playing que tu as écouté ?

« Lousy With Sylvianbrian » d’Of Montreal ! C’était lors du trajet, que j’ai effectué en voiture, qui m’a conduite ici. Un superbe disque que je considère comme mon album préféré pour 2013. Sans quoi, pour l’instant je relis une biographie consacrée à Neil Young et j’en profite pour réécouter tous ses albums en boucle.

Un nouvel album en gestation pour Electric Château ?

Pas encore. Là on retourne en studio au mois de mars. On a envie de mettre en boîte cinq ou six titres. Nous disposons de cinq nouvelles chansons que l'on aime bien et qu'on a envie de mettre sur bande. Perso, j'aimerais bien sortir un single deux titres. Un 45trs partagé entre face ‘A’ et ‘B’ qui permettraient des codes de téléchargements. Certainement avant juillet.

Vous vous produirez au cours des festivals d’été ?

Nous négocions des tas de dates, mais rien n’a encore été confirmé. En fait, tout va dépendre du Propulse. Le ProPulse est un peu l'Eurosonic belge. De nombreux organisateurs de festivals vont inévitablement assister à notre prestation. On verra s'ils souhaitent nous engager ou pas...

L'Angleterre, c'est un tremplin pour toi ?

C'est un de mes pays préférés. Mais après y avoir vécu, je préfère m’y rendre comme touriste. Une fois tous les six mois, pour y séjourner un week-end, c'est très bien. Clairement, quand on joue du rock et qu'en plus, on chante en anglais, c’est un des pays les plus importants sur la planète. C’est l’endroit idéal pour entamer une carrière. J'espère y retourner bientôt pour m’y produire. Un objectif futur à court terme, en tout cas.

J’ai lu que Paul Weller et Liam Gallagher constituaient des références majeures pour toi…

Paul Weller ? Absolument ! Pourtant je n’ai jamais été fan de The Jam. Je préfère The Style Council. Et surtout les disques solos de Paul. Lui et Nick Cave ont brillamment passé le cap des 50 ans. Leur carrière est significative. Etrangement, ce sont les deux derniers albums d'Oasis que je préfère. De bons disques de rock. A contrario, je n'ai jamais tellement accroché aux premiers. Le cd de Noël Gallagher est superbe et le projet de Liam, Beady Eyes tient bien la route…

Tu joues de la basse chez les Vismets. As-tu rejoint définitivement le line up ? Participes-tu à la composition ?

C'est une bonne question. Je ne participe pas du tout à l’écriture des chansons. Je me contente de jouer de la basse. Quand j’ai intégré le groupe, les morceaux étaient déjà terminés.

Pourquoi avoir transformé votre patronyme, en passant de Château à Electric Château ?

Pour deux bonnes raisons ! Un groupe américain totalement inconnu a également choisi ce nom et publié un cd qui porte le titre de « Château ». Les plateformes comme iTunes, Deezer et Spotify ne parvenaient pas à faire la différence. On se retrouvait dans une drôle de situation. Les internautes pensaient que nous avions sorti un nouvel elpee. Alors que ce n'était pas le cas. Un vrai problème ! Nous les avons contactés pour leur demander de les engueuler. Je ne sais pas, mais la première chose à faire quand on fonde un groupe, c'est de se renseigner pour savoir si l’appellation n’a pas encore été choisie. Bref, les services de streaming musical ont fait la sourde oreille. Lorsque des acheteurs potentiels nous contactaient, on leur disait qu’on s’appelait Château. Mais une semaine plus tard, ils nous rappelaient pour nous raconter qu’hormis la sélection de vins labellisée ‘Château’, nous étions absents des moteurs de recherche. Château est un terme difficile à référencer sur internet. C’est même mission impossible. Nous voulions cependant le conserver, mais on a été forcés de le précéder par le mot Electric.

Est-il possible de vivre de sa musique, en Belgique ?

Non. J'en connais très peu, en tout cas, qui en vivent pleinement. C'est clairement un truc auquel tu ne peux pas te consacrer toute ta vie. C'est comme un sportif qui joue au tennis. Sa carrière professionnelle dure quelques années, et puis il devient entraîneur. En général, un musicien finit inévitablement par se ranger. Le statut d'artiste en Belgique est loin d’être parfait, mais il permet de survivre. C'est clairement un chômage aménagé.

La seule alternative, c’est de s’exporter ?

Oui, car tu as vite fait le tour de la Belgique. Pourtant, tu peux y décrocher de chouette cachets. Mais il est préférable de s'exporter pour pouvoir revenir en Belgique plus tard. Bien sûr, tourner à l’étranger nécessite un fameux investissement. Un groupe sur la route a besoin d’un gros Van, de techniciens. Et la note grimpe rapidement. On perd de l’argent, quand on joue hors de nos frontières…  

Ce qui est paradoxal en Belgique, c’est que la plupart des artistes francophones se produisent presque exclusivement en Wallonie, et les néerlandophones, en Flandre. Seul Bruxelles semble échapper à cette règle. Arsenal qui est à l’affiche de Werchter, remplit le Lotto Arena ou le Sportpaleis, n’est guère connu dans le Sud du pays…

On se retrouve régulièrement sur des affiches parmi des néerlandophones. Auprès de Silvering signé par Sony ou Alton Walgrave chez PiaS. On s’est produit au Sportpaleis, au Marktrock et au Pukkelpop. C'est vrai que lorsqu’on arrive en Flandre, on a l’impression de débarquer sur un autre territoire. Les artistes francophones s'exportent plus facilement en France. Les artistes néerlandophones, aux Pays-Bas. C'est une réalité. Je me débrouille pour être programmé au Nord du pays. Je parle également le néerlandais. Hooverphonic et Ozark Henry ont acquis une certaine notoriété sur tout le territoire. Cette barrière est totalement ridicule. C'est à cause de la barrière de la langue. C'est un constat, mais il faut passer outre. Et puis des organisateurs wallons programment des néerlandophones à leur affiche, et vice versa. C’est très bien. Il est grand temps !

Les prochains concerts

23.08.2014 – Bucolique Festival (Ferrières)
31.08.2014 – Festival Scène sur Sambre (Abbaye d’Aulne)
27.09.2014 – Le Salon (Silly)
20.09.2014 – Fêtes de Wallonie (Namur)

 

Un projet de crowdfunding original : Spirit Trilogy

Shazzula, une artiste belge pluridisciplinaire a lancé un projet original : « Spirit Trilogy », une trilogie comprenant trois films qui seront tournés avec des caméras embarquées sur des drones. Pour financer son projet, l'artiste bruxelloise a recours au site de crowdfunding indiegogo.com pour gérer les pré-commandes.

« Spirit Trilogy » est un projet artistique impliquant la vidéo, la musique, l'improvisation, la danse contemporaine et la scuplture. La bande originale sera réalisée en coopération avec la formation allemande DATASHOCK.

Pour contribuer au projet et faire une pré-commande, c'est ici .

Para One

Club

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Para One est têtu. Après avoir publié « Passion », il repasse les plats avec « Club ».

Plus qu’une relecture, il s’agit ici d’une réinterprétation de ses propres morceaux, dans une optique dancefloor.

En plus d’être réussi, « Passion » a bien vieilli, le cas pour toutes les productions ‘french touch’.

Alliant des racines hip-hop à une mélancolie électro, il reste vaillant 2 ans après sa sortie.

L’actualité du patron du label Marble, c’est « Club », un album à ne pas écouter chez soi.

Ce serait perdre son temps, sauf si vous adorez danser seul comme un taré dans votre salon.

Non, « Club » est destiné à la nuit, pour la foule, pour le volume à 11.

Généreux, hédoniste, il s’écoute donc, les bras en l’air.

Bras en l’air, mais pas bras croisés pour Para One qui met de la sueur dans ses morceaux, naviguant entre nostalgie 90’s et efficacité EDM, mais sans vulgarité.

Juste l’envie de faire plaisir. Avec intégrité, il plonge dans la culture Rave et apporte son beat à l’édifice House, sans autre ambition que de faire danser.

Dans un monde parfait, « When The Night », de son précédent opus, aurait été un hit universel. Je croise les doigts que sa version ‘Acid Live’ accompagne tous les couchers de soleil de cet été. « You Too » pourrait faire passer la longue pilule estivale tennis/foot/cyclisme et « Compute » mériterait de devenir l’hymne officiel d’une Ibiza indépendante.

Pas de concept, pas de révolution sonore, pas d’esbroufe, juste un album de ‘danse’ pur et énorme.

 

Caravaggio

# 2

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Il y a un bail que j’ai reçu cet album. Pas de chance, systématiquement rétrogradé au profit de concurrents sans doute au profil plus alléchant, il lui a fallu deux ans pour remonter la pile de disques qui me reste à chroniquer. Pourtant, ni l’artwork, ni le patronyme du groupe ne sont responsables de cette dégradation. Et rien ne laissait supposer que le contenu puisse s’avérer insupportable. Alors, pourquoi ce cd de Caravaggio a-t-il été négligé ? Un malheureux concours de circonstance, et rien d’autre. Mais selon l’adage, mieux vaut tard que jamais…

Caravaggio est un combo originaire de la région parisienne. Il réunit des multi-instrumentistes dont l’ambition est de détricoter les arcanes du rock. A l’aide d’une musique instrumentale fortement teintée de free-jazz. Les sonorités distordues et les rythmes déstructurés sont légion. Mais également l’impro. Aussi, si une bonne partie de ce « 2# » ne manque pas d’intérêt, il faut reconnaître que certaines compos tirent en longueur et desservent l’ensemble.

Une bonne surprise qui aurait pu se transformer en révélation, si le combo avait eu la bonne idée de ne pas en rajouter trois couches…

 

Helium Horse Fly

Helium Horse Fly

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Issue de Liège, Helium Horse Fly n’est pas une formation facile à cerner. C’est l’impression que laisse une première écoute de cet opus éponyme. A peine pense-t-on en avoir saisi le fil conducteur, qu’il vous échappe de votre champ d’audition. Une situation qui peut s’expliquer par la grande disparité entre les goûts musicaux des différents membres du groupe. Qui ont d’ailleurs tous vécu, des expériences dans des styles diamétralement différents. La naissance du quatuor remonte à 2009. Au sein du line up figure un guitariste qui a milité dans l’univers du hardcore : Stéphane Dupont. Un Besançonais ! Marie Billy assure les vocaux, Dimitri Iannello, la basse et Tom Malmendier, les drums.

Dès le premier titre, « Surgery Plains », on pénètre dans l’univers du hardcore. Pas pour très longtemps, car le reste de l’opus navigue entre noise et metal, une expression sonore ténébreuse, hantée par la voix lyrique de Marie. Mwouais, à premier abord, on ne peut pas dire que ses interventions vocales à la Amy Lee (la chanteuse d’Evanescence) me bottent particulièrement. Dommage, car les plages sont plutôt originales, complexes et bien charpentées…

 

Mombu

Zombie

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Envie d’une expérience qui s’écarte des chemins balisés du rock indie ? Ruez-vous comme des morts-vivants sur « Zombie », la première œuvre d’un duo répondant au doux patronyme de Mombu ! Le cruel Mobutu n’aurait certainement pas renié la violence ‘hardcore’ qui émane de leur musique imprimée sur des rythmes africains nécessaires au rite vaudou. Un style exigeant et complexe, mais aussi bestial, imaginé par l’étonnant saxophoniste Luca T. Mai (Zu) et le batteur Antonio Zitarelli (Neo) qu’ils ont baptisé afro-grind. Et qui puise également dans le free jazz. Dans tous les cas, avant de l’apprécier, vous devrez apprivoiser ce ‘Zombie’… Etonnant, Mike Patton en est particulièrement fan !

 

The New Pornographers enfin sur le ring…

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Le nouvel album des New Pornographers sortira le 26 août prochain, sur Matador. Son titre ? « Brill Bruisers ». Le précédent était paru il y a 4 ans déjà !

AC Newman, Dan Bejar, Neko Case et leurs collègues ont également annoncé qu’ils partaient en tournée, qui malheureusement se limite, pour l’instant, au Canada et aux Etats-Unis.

Tracklisting:

1. Brill Bruisers
2. Champions Of Red Wine
3. Fantasy Fools
4. War On The East Coast
5. Backstairs
6. Marching Orders
7. Another Drug Deal Of The Heart
8. Born With A Sound
9. Wide Eyes

10. Dancehall Domine
11. Spidyr
12. Hi-Rise
13. You Tell Me Where

http://www.thenewpornographers.com/

Howling Bells joue sur la corde sensible…

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« Heartstrings », c’est le titre du quatrième album des Américains de Howling Bells, et le premier enregistré à Londres, leur ville d’adoption !

Les sessions d’enregistrement ont été menées tambour battant. 11 chansons ont été ainsi mises en boîte en autant de jours. Quoique de facture assez classique leur rock est empreint de sensualité, une expression sonore soulignée par la voix tonique et charpentée de Juanita Stein.

Pour visionner le clip de « Your Love », c’est ici

 

 

 

 

 

 

Hugo complètement à l’ouest ?

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Hugo a besoin de vous pour réaliser sa prochaine vidéo du titre « Vers l'Ouest » !

‘Bonjour à tous! J'ai besoin de votre aide pour la réalisation de mon nouveau clip "Vers l'Ouest”. Nous allons le tourner dans la région de Huy, il sera en noir & blanc, très beau, avec des effets très spéciaux, de beaux visages et de grands paysages.

La réalisation et la post-production de ce clip vont demander pas mal de travail alors nous avons besoin d'un petit coup de pouce financier! Vos dons sont les bienvenus sur le site ci-dessous (c'est très bien expliqué) et il y a, évidemment, de très chouettes contreparties!’

Aidez-le via le site ULULE !

www.hotpumarecords.com

www.facebook.com/hotpumarecords

Soldout face à l’océan.

Écrit par

« To The Ocean », c’est le titre du nouveau single de Soldout, une vidéo efficace qui revisite un large éventail de styles de danse. C’est également le deuxième issu du dernier album du duo belge et extrait de la bande originale du film « Puppylove ». Une plage qui donne un avant-goût de leur potentiel, idéal pour dynamiser les festivals d’été au cours duquel, le band va participer.

Pour voir le clip, c’est ici

En concert :

27/06/14 Couleur Café - Bruxelles

28/06/14 Verdur Rock - Namur
18/07/13 Francofolies de Spa

www.soldout.be

 

 

Le Grand Tour de Land Observations.

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James Brooks aka Land Observations a précisé la date de sortie de son nouvel album. Ce sera pour le 28 juillet prochain.

« The Grand Tour » recrée un voyage imaginaire accompli en Europe. Il a été enregistré au sein des Alpes à l’aide seulement 6 guitares acoustiques. Et le son est sans surprise pastoral.

Une petite mise en bouche de ce périple musical est à découvrir sur le lien suivant… 

http://youtu.be/99wlQux9NCg

http://www.landobservations.blogspot.co.uk/

 

 

My TV Is Dead

My Tv is Dead au pays de Coca(gne)…

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Après le Molenzik, direction le Salon de Silly. Silly est à un jet de pierre de mon domicile. Comme la programmation est régulièrement intéressante, votre serviteur fréquente souvent les lieux. En collaboration avec l'ASBL 'Silly concerts', un spectacle gratuit est organisé dans le cadre des Fêtes de la Musique. Ladylo assure le supporting act et My TV Is Dead sert de plat de résistance.

My TV is Dead est né de la rencontre entre deux vieux renards de la scène belge : Amaury Massion aka Lylac et Joël Grignard de Monsoon. Leur collaboration remonte à 2011. Elle a donné naissance à un premier opus, intitulé « Freedomatic ». Le duo était d’ailleurs venu le présenter au Salon, cette année-là. Il vient de publier son second opus, « Gravity ». Un long playing bien accueilli par la critique musicale du plat pays.

Chez Lylac, Amaury se charge de la guitare et Thècle Joussaud (NDR : elle est de nationalité française et apporte également son concours à Oldelaf, les Fatals Picards et Syrano), le violoncelle. Un tandem qui pratique une forme de folk atmosphérique.  

A l’origine, Monsoon se résume également à un duo. Soit Joël Grignard à la basse et à la gratte ainsi que Delphine Gardin au chant. Qui ont finalement recruté un claviériste (Peter Vandenberghe), un second sixcordiste (Laurent Stelleman) et un drummer (Cédric Guffens).

Ce qui frappe d’abord, c’est la voix d’Amaury. Sorte d’hybride entre Thom Yorke, Eddie Vedder et John Stargasm, elle en impose. Les musicos de My TV is Dead sont soutenus par une section rythmique, au sein de laquelle on remarque la présence de Laurent Stelleman, à la basse. Et ce dernier est préposé à la guitare chez Cocoa (NDR : qui a dit Coca ?) Un combo qui avait assuré le supporting act de Noa Moon. Bon bref là j’arrête sinon on ne va plus s’y retrouver…  

Revenons à nos moutons. Le dernier elpee de My TV is Dead va être interprété dans sa quasi-intégralité. Les riffs de guitare sont incisifs mais finement ciselés. Les drums solides. Mais paradoxalement, ce sont les nappes de synthé qui fédèrent l’ensemble. « The Party In The Sky », « Hands Up », « In My Head », « What Is Wrong » et surtout « Paradise » –promesse d’une vie future au pays de cocagne– constituent des hits potentiels. Pour ne pas déconcerter le fan de la première heure, la setlist concède quelques extraits du premier opus : « Love In Stereo », « Riot love » et en finale, « Daydream ». Le public est nombreux mais exigeant. Il n'en a jamais assez pour son argent, même quand il n’a pas payé. Moralité, la formation remonte sur les planches. Et attaque « Lovers » ; une incitation à se déhancher comme sur le dancefloor. Denis semble boosté par son coca. Mais est-ce vraiment du coca ? Il entame une petite danse en compagnie de sa partenaire qui elle, ne semble ne pas avoir bu que du coca. Après tout, c'est la fête à la musique et puis on te souhaite un ‘bon anniversaire’ pour tes 30 printemps, ma jolie. Le rappel embraie par « When You Gone » ainsi que « Strange Fruit » et s’achève par « Thinking Of You ».

Bref, un excellent concert ! Désolé pour Ladylo, mais je suis arrivé à la fin de sa prestation. Ce sera pour une autre fois…

(Organisation ASBL Silly Concerts)

Molenzik 2014 : samedi 21 juin

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Votre serviteur a donc calé le Molenzik, dans son agenda, ce samedi 21 juin 2014. Un événement qui se déroulait dans le cadre de la Fête de la Musique. Des concerts qui peuplent tout le Royaume, Bruxelles en tête. Charleroi, Nivelles, Liège, Namur et Silly sont également de la partie ; par contre, pour Mons, à six mois de devenir la Capitale européenne 2015 de la Culture : nada...

 La célèbre salle de concert dont la programmation peut être classée d'alternative, le Vk* (Vaartkapoen), fête cette année ses 25 années d’existence. La diversité musicale, le métissage culturel et la musique alternative sont les principales qualités de la programmation du Vk*. Et l’organisation a décidé de fêter cet  événement en grande pompe. Tout d’abord en nous réservant un premier festival : le Molenzik, sur la Place Communale de Molenbeek, à deux pas de la rue de l'Ecole où est implantée l'institution.

A l’affiche Stuff. et son jazz fusion, BRNS un quatuor bien de chez nous qui prend de plus en plus de galon, les marionnettistes teutons déjantés de Puppetmastaz et la légende du Reggae, Max Romeo.

Stuff. est un groupe instrumental fondé par le batteur Lander Gyselinck. Basé sur l’improvisation, son style oscille du jazz à la soul, en passant par le funk, le dub, le hip hop et la musique électronique. Son line up réunit Lander (batterie), Joris Caluwaerts (claviers, bidouillages électroniques), Dries Laheye (basse), Andrew Claes (EWI, saxophones électroniques) et enfin de Mixmonster Menno (gramophones). Le concert s’assimile à une gigantesque jam. Si ce type de fusion peut s’avérer intéressant, il est difficile d’accrocher quand on est n’y est pas familiarisé. En outre, j’apprécie le jazz à très petites doses. Stuff. Se produira cet été au Gent Jazz Festival.

BRNS est annoncé –dans les deux langues s.v.p.– comme la révélation et la surprise de la soirée. La formation est venue défendre son nouvel opus, « Patine », dont la sortie est prévue pour fin août. Et votre serviteur ira de nouveau assister à un de leurs concerts, ce 10 octobre à l’AB. Notre quatuor a écumé les scènes européennes, notamment en première partie de Girls In Hawaii. Il faut dire qu’après avoir atteint le firmament de notre rock national, il est devenu hautement exportable. Sur les planches, les musicos ont une attitude très spécifique ; ils sont très proches l’un de l’autre. Un peu comme s’ils voulaient conjuguer force et énergie. Les chansons sont chargées d’intensité, les mélodies accrocheuses et les percussions très présentes. Ils chantent aussi à quatre voix. C’est toujours avec un immense plaisir que je les revois en concert. La setlist ne proposera qu’un seul titre du mini elpee « Wouted », « Mexico ». Une compo qui les a propulsés sur le devant de la scène. Lorsque Antoine, Tim, Diégo et César (au mélodica) attaquent « My Head Is Into You », c’est le bonheur. A cause de cette mélodie et des harmonies vocales. « Void » vous flanque des frissons partout. Et le reste des nouveaux titres vous procurent de très bonnes sensations. Les ondes sont manifestement positives. Le band a atteint une telle maturité, qu’il fait monter graduellement la pression, pour vous conduire au nirvana…

Puppetmastaz nous vient de Berlin. Il entretient une véritable histoire d’amour avec le Vaartkapoen. Et c’est inscrit dans le livre d’or de l’organisation. Cinq marionnettistes qui vont donner vie à Mr. Maloke, Panic The Pig, Snuggles The Bunny, Wizard The Lizard, Ducci Prosetti, HipHopNotist, Frogga, Ricardo Prosetti et bien d'autres... Le spectacle est déjanté et festif. Les zygomatiques sont au zénith. Les bébêtes du Muppet's Show ont connu leurs années de gloire. C'est fini, le Puppetmastaz a repris le flambeau. La dérision est de rigueur. A prendre au second degré, quand même. Après deux minutes de représentation, des tremblements vous secouent le bas du dos et vous incitent à jumper. Tantôt derrière le rideau pour agiter leurs figurines, tantôt en front de scène, les artistes vont divertir la foule à l’aide de leur hip hop teinté d’électro, sans jamais rechigner à la tâche. Tu veux Star Wars, tu auras Yoda qui va te faire p***** dans le pantalon, tellement tu vas t'éclater. C'est du hip hop, mais il est ingénieux et tient la route. J'ai kiffé mais kiffé grave. Tout comme les spectateurs, j’ai mouillé ma chemise. Le concert est terminé, d'autres aventures m'attendent au Salon de Musique de Silly. Dommage pour Max Romeo. Public de Molenbeek, tu étais parfait. Je le répète, j'ai kiffé…

Vaartkapoen, à la prochaine. Le son est bon. Ta programmation est soignée. L’accueil est chaleureux.

A plus tard, pour d’autres aventures musicales…

(Organisation Vk* Concerts)

Peter Matthew Bauer

Mixing déplorable…

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C'est la fin de la saison au Botanique. Votre serviteur a assisté à l'un des derniers concerts. Il y a un bon mois que le Nuits se sont achevées. Mais j’avais programmé, pour ce mois de juin, le set de Peter Matthew Bauer. L'évènement se déroule au sous-sol du Bota. Soit au Witloof Bar. Un endroit parfait pour assister aux spectacles intimistes. Et tout particulièrement acoustiques. Le public est clairsemé pour accueillir Peter. Je recense tout au plus quarante personnes. Dommage, car et artiste mérite un tout autre crédit.

Peter Bauer, c’est le bassiste du groupe américain The Walkmen. Il a publié son premier elpee solo ce 16 juin ; un disque qui s’intitule « Liberation ». Pour l'occasion, il repris son nom de baptême : Peter Matthew Bauer. A l’âge de 35 balais et après avoir milité 13 ans chez The Walkmen, il a donc décidé de tenter une aventure en solo. Peter est très marqué par la religion. Il a d’ailleurs passé son enfance chez les āshrams. Et en a d’ailleurs conservé une certaine spiritualité. Tout au long de son opus, qu’on pourrait qualifier d’autobiographique, il aborde des tas de sujets qui oscillent du yoga à la scientologie, en passant par le dieu Shiva, la ville de Philadelphie (NDR : c’est là qu’il vit !) et de Varanasi (NDR : une des plus anciennes cités habitées du monde, elle est située sur la rive gauche du Gange, en Inde.) Il s’intéresse également au biologiste et éthologiste britannique Richard Dawkin, un vulgarisateur et théoricien de l'évolution humaine.

Skyler Skyjelset assure le supporting act. Ce guitariste milite également au sein du backing group de Peter. Mais son set ne suscite guère d’intérêt. Si bien qu’après un long solo d’une bonne quinzaine de minutes, il vide les lieux sans dire un mot…

La prestation de Bauer ne sera pas très longue, non plus. Quarante-cinq minutes. C'est peu. Faut dire qu’il n’a qu’un seul album à défendre. Le line up réunit six musicos : deux préposés à la gratte électrique, un bassiste, un drummer, deux jolies choristes et Peter également à la six cordes ainsi qu’au chant.

Dès le début du set, on se rend compte que quelque chose cloche dans le mixing. En fait, il a été confié à un stagiaire. Drôle d’idée. Il a beau faire de son mieux, mais on n’entend guère la voix du leader. Elle est couverte par les retours de la section rythmique, dont le volume sonore est excessif.

« Lock For Someone » ouvre les hostilités, une compo qui ne figure pas sur l’elpee. Et embraie par « Fortune Tellers ». Les tonalités de cordes trempent dans un americana contemporain. Et soutiennent parfaitement la voix envoûtante, très sixties de Peter, dont le timbre me fait étrangement penser à celui de Billy McCarthy, qui milite au sein du band new-yorkais We Are Augustines. Quoique caractérisé par sa superbe mélodie, « Irish Wake in Vaanasi (For Big Pete Devlin) » devient rapidement pénible vu la qualité du son. Et « Liberation », le titre maître du long playing, ne passe pas mieux. Après « Shiva The Destroyer », le band attaque « Full Moon », un autre inédit. Malheureusement, dès que le batteur s'emballe, on n'entend plus les parties vocales. Un titre garage : « I Was Born in An Ashram ». Puissantes, les guitares s’en donnent à cœur joie. La setlist nous réserve encore « Philadelphia Raga », « Latin American Ficciones » et « Miracle Mile ». Puis un rappel quand même consacré à « You Are The Chapel ».

Le potentiel de Peter Matthew Bauer est indéniable. J'espère le revoir dans d’autres conditions. Face à un public plus nombreux et sous la houlette d’un ingé son plus professionnel. En attendant, je me consolerai à l’écoute de « Liberation », un disque qui recèle plusieurs pépites. Un petit chef d'œuvre que je me suis d’ailleurs procuré en vinyle…

(Organisation Le Botanique)

 

La Double Face de Raider 79

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Le producteur montois Raider 79 a sorti un nouvel Ep 3 titres ce 30 mai dernier sur le label Tailwhip Records. Un an après sa dernière sortie, le producteur montois Raider 79 publie la deuxième partie de « Double Face ». Le climat au sein duquel baignent ces trois titres mêle le grain éléctro et les nappes Techno tout en libérant une énergie d’une veine plus Electroclash d’ascendance Punk.

https://soundcloud.com/raider79music/sets/double-face-part-2

http://www.raider79.be

 

Extreme

Généreux…

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C’est le magazine Rolling Stone qui l’écrit : ‘Les ancêtres du rock'n'roll sont sortis de leur retraite californienne dorée pour entamer une dernière tournée mondiale’. Les places du concert se sont d’ailleurs écoulées en quelques minutes. Et ils reviennent fin juin à Werchter. J’ignore cependant si c’est par passion ou pour regonfler leur portefeuille. Une chose est sûre, groupe-phare des années 80, Extreme vient donc de se reformer. Et il se produisait donc ce mercredi 18 juin, à l’AB de Bruxelles.

Fondé à Boston en 1985, Extreme s’est séparé en 1996, reformé en 2007, en profitant pour publier un nouvel elpee intitulé « Saudades de Rock », l’année suivante, et pour partir en tournée mondiale. Après une longue traversée du désert, alimentée par de fréquentes rumeurs de reformation, le combo s’est enfin décidé, début 2014, à refaire surface. Et de se lancer dans une nouvelle tournée mondiale. Un périple qui se focalisera sur l’interprétation de leur album incontournable « Pornograffitti », publié en 1990. Un elpee sur lequel figure la ballade « More Than Words », c'est-à-dire leur plus gros hit.

Après avoir visité le Japon à guichets fermés, le quatuor débarquait donc à Bruxelles pour leur  deuxième date européenne baptisée ‘Extreme Pornograffitti Live Tour 2014’.

La salle est en configuration Box, donc réduite à une capacité de 800 personnes. Grumpf est chargé de chauffer l’ambiance. Le public est alors clairsemé. La concurrence du Mondial explique certainement cette faible fréquentation. Les Anversois sont quand parvenus à faire grimper la température de quelques degrés, grâce à leur hard rock puissant et surtout de leur vocaliste, véritablement monté sur ressorts.

Extreme déboule sur les planches à 20h30. Tous muscles dehors, Garry Cherone arpente le podium de long en large. Il court, bondit et surtout chante. Il possède un jeu de scène comparable à celui de Steven Tyler, vocaliste d’un autre dinosaure du hard rock, Aerosmith. Les interventions de Nuno Bettencourt sont magistrales (NDR : officiellement, c’est toujours le guitariste officiel de Rihanna). Plus discret, mais efficace, Pat Badger est préposé à la basse. Et enfin, Kevin Figueiredo se révèle très appliqué pour marteler ses fûts. Le quatuor va interpréter « Pornograffitti », dans son intégralité et l’ordre des plages de l’elpee. On peut estimer l’auditoire à plus ou moins à 600 âmes. Le set s’ouvre inévitablement par « Decadence Dance ». Le rock pratiqué par Extreme est métallique, puissant et mélodique. Jusqu’au moment où deux roadies viennent installer deux sièges à l’avant du podium. Garry et Nuño attaquent alors en acoustique « More Than Words », le titre le plus notoire de la formation. Ce sera aussi le meilleur moment du concert. Tout au long de cette ‘fucking song’ (dixit Nuño) le duo entre en communion avec l’ensemble du public. Qui reprend en chœur les paroles de ce p***** de morceau. La prestation s’achève par « Hole Hearted », la dernière piste de « Pornograffitti ». Et bonne surprise, le combo nous réserve « Crazy Little Thing Called Love », une cover d'un autre monument qui a marqué l'histoire du rock, Queen.

 

Le concert est fini. Mais le public n’est pas rassasié et en redemande. Le band revient pour un rappel généreux, épinglant une plage de tous ses autres albums. Soit « Play With Me », « Am I Ever Gonna Change » et « Take Us Alive ». Avant que Nuño ne reprenne sa gratte acoustique lors d’un remarquable « Midnight Express ». Et enfin « Rest In Peace » et « Cupid's Dead » pour achever ce long set chargé d’intensité. Bref, un concert comme votre serviteur les aime. Manifestement, on avait administré l’Extreme onction un peu tôt au quatuor bostonien, alors qu’il n’était pas encore tout à fait mort…

(Organisation Live Nation)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

Nouvel album et concert pour Animal Bodies

Issu de Vancouver, Animal Bodies réunit Natasha (voix et guitares) et Sam (claviers, programmations). Ils sont influencés par les musique 'dark' (EBM, new-wave, batcave, punk, witch,...) mais leur approche, très ‘Lynchéenne’, est résolument novatrice. Après avoir publié une cassette éponyme et un Ep très remarqué, "The Kiss of The Fang" (Sweating Tapes), le duo annonce un nouvel opus, « The Killing Scene ».

Le premier single, « Deep Sleep » et la vidéo y afférente révèlent une évolution du son vers une atmosphère plus sexy, voire fétichiste. On pense à Die Form ou à DAF. Une impression renforcée par le second extrait de « The Killng Scene », « The Golden Triangle ». Les rythmes sont saccadés et obsessionnels, basés sur des basses EBM aux accents 'drone'. Quant à la voix de Natasha, elle est torturée, répétitive, chargée d'effets.

Le duo avait accordé un concert puissant et intense au Café Central il y a deux ans. Il sera de retour à Bruxelles le vendredi 27 juin prochain, au London Calling, avec l'excellente formation belge Charnier en première partie. A ne pas rater !

www.animalbodies.com

www.soundcloud.com/animalbodies

www.animalbodies.bandcamp.com

www.facebook.com/ANIMALBODIES

Page du concert : www.facebook.com/events/255866754601440/

 

Parquet Courts se dore la pilule au soleil…

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Les branleurs new-yorkais de Parquets Courts remettent déjà le couvert ! « Sunbathing Animal » a succédé le 2 juin au très cool « Light Up gold » sorti il y a à peine un an… Il s’agit du meilleur antidote possible contre le manque des Strokes !

A ne pas manquer le 6 juillet à Werchter.

http://sunbathinganimal.com/

Sunbathing Animal Tracklisting

1. Bodies
2. Black and White
3. Dear Ramona
4. What Color Is Blood
5. Vienna II
6. Always Back In Town
7. She’s Rollin
8. Sunbathing Animal
9. Up All Night
10. Instant Disassembly
11. Duckin And Dodgin
12. Raw Milk
13. Into The Garden

 

Jon Simons aime le jus de houblon…

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Jon Simons est un Américain qui vit à Berlin. Un musicien folk qui vient de publier sur le net une vidéo de son « The Love Troll », clip qui met en scène l’actrice française Lucie Aron.

http://vimeo.com/93434230

http://jonsimons.com

 

 

 

 

L’encyclopédie d’Arto Lindsay.

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Arto Lindsay appartient (au moins) à deux mondes : membre des Lounge Lizards et producteur dans le monde du jazz et la musique brésilienne (Caetano Veloso, Marisa Monte) d’un côté ; grand chef noise-punk (DNA) et responsable de collaborations ‘pop’ avec entre autres David Byrne, Brian Eno, Laurie Anderson, Animal Collective, Marc Ribot et Ryuichi Sakamoto de l’autre.

Le Label Ponderosa sort un double album qui reprend le meilleur de sa carrière solo et un concert live enregistré l’année dernière à Berlin et New York. 

Cet été, Arto partira en tournée européenne en compagnie de Marc Ribot. En passant par la Belgique ? A confirmer…

http://en.wikipedia.org/wiki/Arto_Lindsay

http://www.artolindsay.com/

http://www.artolindsay.com/bio.htm

http://www.youtube.com/watch?v=GYHMm8vHrFE