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Chroniques

Robert Wyatt

Comicopera

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Pour enregistrer son douzième opus solo, Robert Wyatt a reçu la collaboration de quelques pointures et notamment Brian Eno, Paul Weller et Phil Manzanera. Sans oublier son épouse Alfie Benge, qui se réserve également les lyrics de plusieurs plages. Et puis du saxophoniste Gilad Atzmon, la tromboniste Annie Whitehead ainsi que le violoncelliste Aaron Stavi. Un album que Bob a produit et dont les sessions d’enregistrement se sont déroulées chez lui à Louth, mais également dans les studios Gallery de l’ex-guitariste de Roxy Music.

Vu la liste des invités, on se doute que Wyatt en est revenu à une forme plus prog. Prog jazz atmosphérique, bien évidemment ; et la structure de cet opus, découpé en trois actes, rappelle inévitablement la forme du concept album. Trois parties sous-titrées « Lost in noise », « The here an the now » et « Away with the fairies ». La première se révèle plus classique pour Waytt, dans l’esprit de « Rock Bottom » et de « Ruth is stranger than Richard », même si les cuivres sont beaucoup plus présents, Robert jouant de plus en plus de la trompette. La poésie y est davantage mise en évidence, également. Celle de son épouse, bien sûr. Wyatt y reprend également le « Stay tuned » d’Anja Garbarek. Un morceau remarquable d’intimisme et de profondeur qui baigne dans un climat mélancolique, presque sinistre. Et les quatre autres titres de ce premier acte sont de la même trempe. La voix de l’ex-Soft Machine, parfois rejointe par celle d’une invitée (Karen Mantler ? Monica Vasconcelos ?), épousant très souvent l’instrumentation éthérée, intense, très cuivrée, sculptée dans le soft jazz.

La deuxième est partagée entre expérimentation sonore et textes à l’engagement spirituel, politique ou social. Wyatt y condamne l’intervention en Irak sur l’intense « Out of the blue », un fragment électro-psychédélique au cours duquel la voix de Brian Eno est particulièrement triturée. Il enveloppe sa rage dans l’introspectif et faussement allègre « A beautiful war » et blâme l’incompétence du gouvernement britannique en matière d’urbanisme sur « A beautiful peace ». Mais nous propose aussi un concert de casseroles à résonnance cubaine sur l’insolite « On the town square » ou encore trempe « Serious », dont le swing très excitant est entretenu par Paul Weller, invité à bien syncoper ses accords de guitare. Reste « Mob rule » » qui s’inscrit davantage dans l’esprit du premier volet.

Pour la troisième partie, il a décidé de ne plus chanter dans la langue de Shakespeare. C’est sa manière de contester l’omnipotence de certains de ses compatriotes. Passons sous silence l’anecdotique « Pastafari », recherche pure sur les sonorités d’un vibraphone, et la minute trente-huit de « Fragment », dont une bonne moitié est consacrée au passage d’une bande à l’envers (NDR : à une certaine époque, cette forme d’avant-gardisme était à la mode), pour épingler « Cancion de Julieta », une plage envoûtante, énigmatique, hypnotique de 7’30, chantée en espagnol. Et sur un poème de Garcia Lorca. Le solennel (ces arrangements de cordes pincés et cet orgue d’église !) et bouleversant « Del mondo », chanté en italien. Et le final « Hasta siempre comandante », dont le climat jazz atmosphérique est tourmenté par des accès répétés de rythmes cubains, avant de succomber au charme de ces percus latino.

A 62 balais Wyatt est toujours aussi intrigant, touchant, amusant, audacieux et provocateur. Et il n’est pas prêt de retourner sa veste. « Comicopera » en est, une nouvelle fois, une belle démonstration.

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Jenny Owen Youngs

Batten The Hatches

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Jenny Owen Youngs, jeune fille issue des faubourgs fermiers du New Jersey, s’offre une entrée moyennement réussie dans l’impitoyable univers indie. « Batten The Hatches », son premier essai, n’est qu’un instantané de plus, interprété par une jolie voix féminine légèrement trop banale. Privilégiant les ritournelles brèves ne dépassant que rarement les 3 minutes 30, Jenny Owen Youngs est une sorte de Regina Spektor éduquée à la guitare acoustique plutôt qu’au piano et à l’écriture sombre plutôt qu’à l’allégresse.

De l’ensemble, seuls un excellent « Fuck Was I », un « Voice On Tape » interrompu par une brève intervention téléphonique de sa chère amie, Regina Spektor, ainsi qu’une version bonus remixée par The Age Of Rockets de « Woodcut », couverte d’une délicieuse nappe d’electronica, font honneur au talent évident mais tristement sous-exploité de Youngs. « Batten The Hatches » connaîtra, au plus tard au bout de deux ou trois écoutes, le même et tragique destin de tant de disques un peu trop marqués par l’urgence du moment : au placard…

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The Angels of Light

We are him

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Lorsque Michael Gira s’est produit à Dour, en juillet dernier, il était seul. Se contentant de chanter en s’accompagnant à la guitare acoustique électrifiée. Et il avait fait une très bonne impression, sans plus. Pour enregistrer le sixième album d’Angels of Light (septième si on compte son split cd) depuis la séparation du mythique Swans, Gira a reçu le concours d’une ribambelle de collaborateurs. Se partageant une multitude d’instruments dont les plus insolites sont le ‘drumbone’ (une sorte de trombone) et le tympanon. Les musiciens d’Akron/Family sont de la partie. Michael et cette formation avaient justement partagé ce split cd en 2005. Le guitariste Christoph Hahn et le drummer Bill Rieflin (deux ex Swans, impliqués aujourd’hui dans de multiples aventures) et la violoniste Julia Kent, membre d’Antony and The Johnsons, figurent également parmi les invités. Il y en a bien d’autres, mais les énumérer tous serait fastidieux et cette chronique atteindrait facilement les 50 lignes.  Ce n’est pas le but.

Bref, venons-en à cet opus découpé en 12 fragments. Déchirée entre charme et perversité, mauvaise augure et excitation, la musique est souvent distordue, urgente, hypnotique, spectrale et ténébreuse. Mais parfois aussi pastorale (« The man we left behind », valse lente qui aurait pu figurer au répertoire d’un Sophia), ensoleillée (le cuivré « Joseph’s song »), allègre (une trompette et un clavier vintage animent la mélodie pop de « Sunflower’s here to stay », chanson au cours de laquelle on a envie de frapper dans les mains). Trois moments qui démontrent que Gira est occupé de combattre ses démons intérieurs et qu’il est peut-être occupé de retrouver la paix au fond de son âme. Mais le reste de l’opus renoue avec ses tourments rituels, s’abandonnant même dans l’amertume, le ressentiment et le doute perpétuel (« Promise of water »). Le blues lui sert également de véhicule pour épancher ses émotions. Mais un blues urbain, vaudou, comme chez Nick Cave. A l’instar de « Black river song », au cours duquel la voix austère de Gira se conjugue habilement avec une voix féminine. Ou l’excellent titre maître, fruit d’une rencontre hypothétique entre le Velvet Underground et Captain Beefheart. Hormis l’enlevé quoique angoissant « Good Bye Mary Lou », fragment de country apalache abordé dans l’esprit d’un 16th Horsepower, le reste de l’album évolue sur un tempo indolent. Tout d’abord le paisible mais douloureux « Sometimes I dream I’m hurting you », avant que fluidifié par un orgue rogné le fragment emprunte un tempo tribal. Le très lent « The visitor », caractérisé par des cordes de guitares carillonantes et un violon hantant. Et puis, en final, le très très lent, voire slowcore « Star chaser ».

Un superbe album, mais que je déconseille vivement aux personnes dépressives. La mélancolie y est trop envahissante.

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Celebration

The modern tribe

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Ne vous fiez pas à la pochette dont les couleurs psychédéliques et kaléidoscopiques évoquent inévitablement certains vieux groupes issus des 70’s et de la fin des 60’s. Signé Chez 4AD, « The Moderne tribe » évolue plutôt dans un registre new-wave, et plus précisément inspiré par Siouxsie. Mais Celebration lorgne d’abord vers les Yeah Yeah Yeahs (en compagnie desquels ils ont tourné), le timbre vocal de leur chanteuse, Katrina Ford, rappelant celui de Karine O. Heureusement, la formation évite le piège de la copie conforme, un petit côté ‘funky’ évitant à Celebration de s’engouffrer dans un registre de revivalisme 80’s, trop souvent exploité ces temps-ci par les innombrables suiveurs d’Interpol, National ou autres Editors.

La voix de Katrina est un atout indéniable. Ses inflexions sont susceptibles d’épouser celles de Sinead O’connor (sur le titre très doux « Heartbrak »). Le groove plus dansant libéré par « Pony » et « Fly the fly » réverbère des accents empruntés à Rapture, alors que « Hand off my gold » baigne dans un climat digne du music-hall. Bref, les variations de style ne manquent pas sur cet opus : elles sont intrigantes, parfois impressionnantes et surtout déroutantes ; mais peuvent devenir lassantes lorsqu’on écoute la plaque d’une seule traite. Pourtant, plusieurs auditions sont nécessaires avant de pouvoir bien s’en imprégner. Et je dois avouer avoir jeté l’ancre (ou l’encre, si vous préférez), à plusieurs reprises, en rédigeant cette chronique. Enregistré sous la houlette de David Sitek (TV On The Radio), le trio a également reçu le concours de tous les autres musiciens du groupe de NYC, mais également de Nick Zinner des Yeah Yeah Yeahs. 4AD semble avoir mis la gomme pour la sortie de ce « Modern tribe », puisqu’il a fait l’objet de toute une série de remixes impliquant notamment le guitariste des YYY. Une bonne ouverture d’esprit et une bonne dose de patience vous seront cependant nécessaires pour apprécier cette œuvre à sa juste valeur.

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Nancy Elisabeth Cunliffe

Battle and Victory

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Jeune prodige de 23 ans, Nancy Elizabeth Cunliffe est allée se perdre dans un petit cottage situé en plein coeur d’une discrète campagne, aux abords de son Manchester natal, accompagnée de tous ses instruments de musique. Et on l’imagine, paisiblement assise devant une vieille table en bois légèrement branlante, plume à la main, scrutant le vide et se baignant dans le silence d’où elle tirera bientôt toute son inspiration. Une inspiration qui sera consignée un peu plus tard dans son premier recueil, « Battle and Victory », une œuvre délicate de folk hanté, au-dessus duquel valsent les ombres de Vashti Bunyan, Joanna Newsom et autres Espers. Dominé par une harpe envoûtante, « Battle and Victory » recèle tellement de finesse qu’il est difficile de ne pas tomber sous l’emprise de ses charmes. La jeune femme nous entraîne avec prudence dans sa bulle de zenitude en nous murmurant doucement à l’oreille de nous laisser aller. Et voilà que l’on ferme les yeux et que l’on obéit. En silence...

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Hell n’Diesel

Passion for Power

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Spécimens plutôt rares de nos jours, les Suédois de Hell n’Diesel cultivent un look qui correspond comme deux gouttes de bourbon à la musique qu’ils distillent. Nostalgiques de Motley Crüe, de Guns n’Roses, et autre Hanoï Rocks, cessez de vous morfondre et réservez d’ores et déjà une place de choix dans votre cédétèque à ce brûlot de sleaze glam metal. Il est terriblement bluffant et accrocheur ! Même si le combo enfonce encore davantage le clou, en tombant dans les poncifs les plus éculés du glam ‘couillu’, les gars sont d’authentiques musiciens et accomplissent l’exploit d’insérer dans ce hair metal à la eighties une coloration garage. Hell n’Diesel s’adresse donc également aux amateurs de Hellacopters, de Turbo Negro et de Peter Pan Speedrock.

Quelques secondes de « Sweet Sister » suffisent pour mettre l’auditeur en confiance. Côté guitares, l’influence de Slash est indéniable, une empreinte que nous retrouverons régulièrement au fil de l’album. Côté batterie, l’utilisation de la cloche, et le son un peu ‘boîte de conserve’ de la caisse claire, évoquent Motley et surtout Cinderella ! « You Shook Me », qui n’est pas une cover de Led Zeppelin, révèle un groupe cohérent, à l’impact impressionnant. Le meilleur reste à venir ! « Miss Cocaïne », single en puissance, est un pur joyau estampillé année 80 et mérite à lui seul l’achat de la rondelle. Les réminiscences Guns n’Roses s’accentuent sur « Crosses Kixxx » ainsi que « Attitude » et l’intro de « Fallin » ressemble étrangement au fameux tube « Without You » du Crüe. Mais il s’agit là d’un premier album. Laissons le temps aux musicos de Hell n’Diesel de digérer leurs influences, et remercions les de nous faire revivre, le temps de 43 minutes, une tranche d’histoire du rock n’roll qui compte encore bien des adeptes.

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The Judy Experience

Judy is rising (Ep)

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Six titres sur l’Ep de cette formation drivée par James Brooks Caperton, un personnage qui a sévi au sein de Veronica Lipgloss and The Evil Eyes, combo responsable d’un album intitulé « Cold Standard Laboratories », en 2005. Une œuvre particulièrement intéressante, mais totalement passée inaperçue.

Le Californien a décidé de poursuivre l’aventure sous son propre patronyme, mais semble y avoir entraîné la flûtiste Michelle Rodriguez et le percussionniste Nathan Carrera. The Judy Experience emprunte un chemin balisé, entre 95 et 99, par feu Dream City Film Club, au sein duquel militait le chanteur/guitariste/claviériste Michael J. Sheehy (NDR : il a depuis entrepris une carrière en solitaire). Mais un DCFC qui se serait intéressé à  la musique avant-gardiste de Tuxedo Moon.

Hormis « Candace prance », composition orientaliste dynamisée par un groove envoûtant et tribal, née de la fusion entre drums, percus et basse et hantée par un saxophone geignard, reptilien, trois compos évoluent sur un tempo lent, presque sinistre ; la guitare discordante mais terriblement efficace et le sax torturé se partageant l’essentiel de l’espace sonore. Hanté par un vocal issu d’outre-tombe, le titre maître ressemble à du Siouxsie & The Banshees défilant au ralenti, alors que « Cloak of the priestess » nous entraîne dans un univers visionnaire. Parcourue par une flûte pastorale et caractérisée par des cordes de guitare jouées en picking, cette plage toute en subtilité et en atmosphère me rappelle quelque part le « Foxtrot » de Genesis (NDR : celui de l’Archange Gabriel, bien sûr). Une manière de jouer des cordes que l’on retrouve sur le final « Fall river ». Les drums y sont imposants. Mais c’est surtout le vocaliste qui fait la différence. Son timbre falsetto est d’ailleurs aussi bouleversant que celui de Jeff Buckley. Ce groupe (ou artiste) a du potentiel, c’est une certitude. Il est donc à suivre de très près.

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Kid Rock

Rock n Roll Jesus

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Kid Rock est la pire des choses qui pouvait arriver au ‘metal’ américain depuis l’avènement de Linkin Park. Mi rappeur, mi rockeur, Kid a incontestablement une verve et un phrasé hallucinant. Originaire de Detroit, Bob Ritchie, a fait ses débuts en 1990 en sortant un premier album déjà racoleur : le pathétique « Grit Sandwiches For Breakfast ». Il refait surface trois ans plus tard en commettant le plus ambitieux « The Polyfuze Method », un elpee qui séduit une bonne poignée d’ados à la recherche d’un nouveau Kurt Cobain. Résultats peu concluants ! Pourtant, les ventes vont bon train au pays de l’Oncle Sam… Après un troisième album, tout aussi inspiré, Kid signe chez Atlantic avant d’accoucher, en 1998, d’un « Devil Without a cause » digne d’une parodie de « Spinal Tap ». C’est dire ! Entre ses obsessions mammaires et son mariage avec Pamela Anderson, sans parler de son implication dans une sombre histoire de poudre blanche, Kid s’affiche aux côtés des plus grandes stars du porno, et nous balance un « Cocky » au nom évocateur.

« Rock n roll Jesus », nouvelle livraison de l’histrion yankee peroxydé, est la pire des daubes sorties sous l’étiquette ‘hard rock’ depuis des lustres !! Si tous les clichés insupportables du hip hop, et même de la country, y sont réunis, aucun riff de guitare ne justifie la classification de ce ‘foutage de gueule’ dans la catégorie Metal. Même ma petite sœur, fan de Sum 41, éclate de rire quand j’insère dans ma platine cette nauséabonde rondelle qui pue le dollar, le triple cheeseburger ketchup mayonnaise, et l’intérieur cuir d’une Testa Rosa full option. Pauvre Jesus !!  

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La Fee

Jetzt Erst Recht

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Dans un style fortement marqué par le gothic-metal, La Fee pourrait être la réponse allemande féminine au phénomène Tokio Hotel. Très appréciée dans son pays natal, Christina Klein n’est pas encore âgée de 17 ans lorsqu’elle enfante son premier album qui s’écoule à plus de 400.000 exemplaires à travers l’Europe. Malgré son jeune âge et l’aspect particulièrement juvénile de ses chansons interprétées dans sa langue maternelle, La Fee entame une carrière florissante, tout en continuant à suivre ses études dans un collège de banlieue. Le soir du réveillon de l’an 2006, elle chante devant plus d’un million de personnes au Brandebourg de Berlin, tout en révisant pour une épreuve de math programmée quelques jours après la Saint-Sylvestre. Une bio au parfum de conte de fée, et néanmoins absolument authentique. Mais nous n’irons pas jusqu’à crier au génie, car La Fee n’a pas inventé la serpe à couper le gui…

Les admirateurs d’Evanescence seront les premiers à trouver leurs marques sur les douze titres de cette galette largement saupoudrée de sucre impalpable ! Les riffs de guitare ne manquent pas de puissance et s’intègrent parfaitement dans l’univers poético-gothique de cette nouvelle muse allemande au regard irrésistible. La Fee chante. Mais elle ne fait pas que ça ! Elle murmure, chuchote, parle, hurle, gémit afin de donner un large spectre d’émotions déjà bien marquées par le biais des textes adorablement sordides de ce plaisant « Jetzt Erst Recht ». Elle sait apprécier la douceur d’un piano, et le moelleux d’un quatuor à cordes. La Fee ne va pas révolutionner un style, mais elle réussit à nous surprendre, à nous faire rêver. En choisissant la langue de Goethe pour s’exprimer, ce n’était pourtant pas gagné d’avance !

Pour regarder le clip de « Wer Bin Ich »

http://www.youtube.com/watch?v=R_IKvXTsbiA

http://www.wat.tv/playlist/660434/video/826954/lafee-wer-bin-ich.html

http://www.wideo.fr/video/iLyROoaft54R.html

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Eleni Mandell

Miracle of Five

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Ode à la grâce et la simplicité, Eleni Mandell se pare d’évidences chaudes. Une voix douce, jamais pressée, des mélodies légères et lascives, des instruments feutrés. La guitare country-folk y traverse toutes les compositions, sans se refuser les émois d’un piano glamour et d’un  saxophone mélancolique, plus rarement d’une harpe, d’un violon ou d’un banjo. Puisant des formules parfois jazz (sur « Kiss me »), souvent résolument folk, ce sixième album s’unifie autour d’une divine bienveillance ; pétri de bonnes intentions, chaque morceau s’étire dans la sérénité et le romantisme On peut difficilement s’en fâcher. A moins de rechercher l’état fébrile ou irritable, « Miracle of five » n’éveillera que les humeurs langoureuses et béates. Il permettra d’‘attraper votre moitié et danser serrés’, confie la Californienne en interview. Pas étonnant que les morceaux soient livrés avec cette nonchalance complice et sensuelle. Dans la lignée de Norah Jones ou Feist, cet album, comme les précédents, réchauffe doucement les petits matins, accoquine les soupers aux chandelles ou berce simplement la tranquillité.

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