Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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Les Singles de Future Islands ?

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Le quatrième album de Future Islands vient de paraître. Il s’agit du premier pour 4AD. Et paradoxalement, il s’intitule « Singles ». Pour la circonstance, le trio issu de Baltimore a reçu le concours de Chris Coady (Beach House, Yeah Yeah Yeahs, Grizzly Bear) à la production.

‘Singles est une merveille sans efforts’ - The Line of Best Fit (9/10)

‘Une merveilleuse balance entre pop et mélodrame’ - Pitchfork (8.0/10)

Pour découvrir la vidéo de « Seasons (Waiting On You) », c’est ici

 

 

 

Macy Gray complètement Stoned.

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Macy Gray est enfin de retour ! Sa nouvelle vidéo s’intitule « Stoned » et précède la sortie d’un album baptisé « The way », dont la publication est prévue pour cet été… 

https://www.youtube.com/watch?v=maLYSsXemuY

http://www.macygray.com/

 

Wild Beasts

Pros jusqu’au bout des ongles…

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Wild Beasts vient donc d’enregistrer son quatrième album. Intitulé « Present Tense », il est paru sur le label Domino. En se produisant au Botanique ce mardi 15 mai, on se demandait si la formation insulaire (NDR : elle nous vient de Leeds) allait confirmer en ‘live’, le léger virage pris en direction d’une électro-pop à tendance 80’s, sur disque. De quoi confirmer tout le bien que la critique pense d’eux depuis maintenant près de six ans. C’est, en outre, la cinquième fois que le groupe foule la scène de la salle bruxelloise.

Pour assurer leur première partie, Wild Beasts a invité des compatriotes : Money. Un combo mancunien qui marche sur les traces de leurs hôtes. Et pour cause, il est également réputé pour dispenser une pop classieuse et théâtrale. Je suis malheureusement arrivé en retard et je n’ai pas eu le loisir d’assister à leur set. Néanmoins, en recueillant quelques échos auprès de quelques spectateurs, il appert que leur prestation était de bonne facture. A ne plus manquer la prochaine fois, donc…

En pénétrant dans la salle, je jette un coup d’œil furtif vers le podium. On y remarque la présence de deux claviers installés au centre de la scène ; et ils se font face. Le virage synthétique semble donc se confirmer. Vers 21 heures, le quatuor monte sur l’estrade, sous les acclamations du public. Professionnels, ils ont prévu une introduction qui en jette. Malheureusement, la magie du direct les stoppe illico dans leur élan. Un des claviers ne fonctionne pas ! Faux départ ! Les musicos retournent derrière les rideaux pendant que plusieurs techniciens s’activent à réparer la panne. Après dix bonnes minutes et face à un public devenu sarcastique, ils reviennent sur les planches. Les choses sérieuses peuvent maintenant enfin commencer.

D’emblée, deux éléments impressionnent : la voix sensuelle et maîtrisée de Hayden Thorpe (également au clavier, à la basse et à la guitare) et l’éclairage. Sa voix constitue clairement la valeur ajoutée de Wild Beasts. C’est elle qui véhicule les émotions au sein des compositions du groupe. Tom Fleming (chanteur, clavier, guitare, basse) est également préposé au micro, mais s’il a également un bel organe, il fait un peu pâle figure par rapport à celui de son acolyte. Deuxième élément, scéniquement, malgré une intro ratée, les Anglais maîtrisent leur sujet. Chaque morceau, grâce surtout à la qualité du light show, baigne au sein d’une atmosphère spécifique. Les tons et les rythmes sont adaptés aux morceaux. Autrement dit, chaque titre interprété est une découverte ; et on n’a pas le temps de s’ennuyer.

Pendant un peu plus d’une heure, Wild Beasts va alterner anciennes et nouvelles compos. Mais votre serviteur a surtout apprécié les morceaux issus du grandiose deuxième elpee, « Two Dancers ». A mon humble avis, elle restent un ‘must’ tant au niveau des mélodies, des rythmes que des ambiances. Certaines évoluent malheureusement à la limite du mauvais goût. Et on même failli faire perdre à l’auditoire le fil conducteur du concert. Heureusement, à chaque fois, la bête s’est relevée.

Que ce soit à travers des moments solennels ou plus difficiles, la formation anglaise a démontré qu’elle était devenue pro jusqu’au bout des ongles. Et la mise en scène particulièrement efficace en est certainement une autre illustration…

(Organisation Botanique)

 

 

Amatorski

A pas feutrés

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Entre pudeur et retenue gracile, le groupe gantois, récemment signé chez Crammed Disc, présentait ce soir son nouvel album, devant un parterre d’invités.
Sur la pointe des pieds, Inne Eseyrmans et ses deux comparses, levaient donc le voile sur “From Clay to Figures”, album sur lequel nous aurons bientôt l’occasion de revenir.

Contraste saisissant à premier abord, entre la lumière crue des éclairages projetée sur un mur de béton blafard et la musique feutrée d’Amatorski, qui tel un papillon venant à se poser sur un néon blanc, cherchait tout autour un peu de chaleur réconfortante.

Quelques échanges de politesse avec une poignée d’amis parsemés dans le public (tout juste une quarantaine de spectateurs attentifs), allaient permettre à la timide chanteuse de trouver ses marques.

Pour le reste, l’aperçu du nouvel album était présenté de manière juste, sans aucune fioriture, ni aucune surprise.

Si le visuel est appelé à magnifier les compositions du groupe sur scène dans un avenir proche (notamment le 21 mai prochain dans le cadre des nuits du Botanique), les chansons étaient ce soir présentées dans leur plus simple appareil.

Un dépouillement à fleur de peau qui mérite nettement mieux qu’un éclairage de cantine mais qui offre à entendre la face épurée de compositions savamment mises en avant sur disque de par une production léchée.

Ce soir le groupe déployait encore timidement ses ailes, mais gageons que très vite, ils seront hors de vue, planant loin au-dessus de nos têtes rêveuses.

(Organisation : PiaS)

 

Peter Piek

Cut out the Dying Stuff

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A première écoute, la voix androgyne et nasillarde de Peter Piek est plutôt surprenante. Et pour cause, elle oscille quelque part entre celle de Sharko (« Girona ») et Brian Molko (« If This is the End »). Cet artiste issu d’Allemagne de l’Est (de Leipzig exactement) propose des compositions louvoyant gentiment entre pop, folk et rock de facture très classique, tout au long de « Cut Out the Dying Stuff », son 3ème album. Trop classique peut-être pour soulever un quelconque enthousiasme, car l’opus n’atteint jamais de véritable sommet. Pourtant, le cerveau de Peter Piechaczyk est censé être en constante ébullition. Le personnage s’est même autoproclamé peintre-compositeur (NDR: ‘Sometimes I think I’m a musician who fell in love with colour so much that he can’t help but paint all the time. Then I think maybe I’m just a painter who loves to play guitar and to write songs about himself being a painter.’) et estime que ses morceaux sont complémentaires à ses peintures. Le ton est malheureusement un peu trop guimauve pour accrocher malgré certaines mélodies intéressantes (« Painting a Line »). Sur la route depuis 2011, Peter compte déjà plus de 500 dates au compteur (dont certaines accordée en Chine pour laquelle il a composé un morceau en chinois : « Ti OO »). Il se produira à la Dame de Pique à Namur le 25 avril prochain dans le cadre d’un expo-concert…

 

Peter Broderick

Float 2013

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Il est à peine âgé de 27 ans et a déjà acquis une belle notoriété dans l’univers de l’indie rock. Il s’est surtout illustré lors de ses collaborations avec M.Ward, Dolorean ou encore Loch Lomond, mais également comme membre –où il a milité pendant 6 ans– d’Efterklang. Par contre, on connaît moins les efforts solo du jeune Américain. Pourtant, le multi-instrumentiste n’en est pas à son coup d’essai. « Float 2013 » était paru en 2008, alors qu’il était à l’aube de sa carrière. Déçu par les réactions suscitées par cet elpee, il a décidé, récemment, de le retravailler en y ajoutant deux titres inédits. Et puis également en sollicitant le concours de la ‘star’ de la musique néo-classique, Nils Frahm. Quant au choix du label insulaire, il n’est pas très étonnant, puisque Erased Tapes héberge déjà des artistes comme Nils Frahm et Olafur Arnalds.

Tout au long de « Float 2013 », le piano et le violon demeurent des instruments incontournables pour l’Américain. Mais des éléments électroniques ont subtilement été introduits dans l’expression sonore, qui quoique dans l’ensemble paisible, ne manque pas de relief, à l’instar de l’excellent « Broken Patterns ». Une œuvre relaxante que Broderick construit dans l’esprit de Nils voire d’Olafur, dont question ci-dessus.

Manifestement, Peter a pris de la bouteille et son essai néo-classique a gagné en substance et en intensité. Moins ‘pop’ et ‘accessible’ que ses autres projets, « Float 2013 » devrait plaire aux aficionados du style, mais risque fort de plonger le mélomane lambda, au sein d’un ennui mortel.

 

Mary Ann Casale

Running out of time

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Mary Ann Casale est originaire de Long Island. Au cours de sa jeunesse, elle a sillonné les routes des States de long en large, afin d’y accorder des récitals, en accompagnant sa voix d’une simple guitare acoustique. C'était dans 70’s. Puis elle a tout abandonné et s’est accordée un long break de trente bonnes années. Elle a donc décidé de revenir dans le parcours. Tout en travaillant sa voix intimiste, elle s’est remise à la sèche et puis surtout à écrire des chansons, des compos qui baignent dans une ambiance très folk, légèrement teintée de blues!

L’elpee s’ouvre par "Running out of time", une plage à fois belle et tendre, pour laquelle elle a reçu le concours de Beth Robinson au violoncelle. Caractérisée par ses subtiles effluves de blues et jazz, "Don't knock on that door" est une superbe piste magnifiée par les interventions de la six cordes de Tas Cru. Ce dernier se réserve également l’harmonica sur le blues "No place to hide". Il y tire même presque toutes les ficelles, puisqu’il produit le long playing. L'écriture de Mary Ann est simple et directe. Sa voix est bien timbrée, et si elle colle parfaitement à la douceur de sa musique folk, elle révèle également certaines affinités avec le blues, surtout quand elle monte en puissance. Les plages se succèdent dans un registre qui ne varie guère ; reconnaissons néanmoins que le sens mélodique de ses chansons est à la fois naturel et irréprochable. Plus nerveux, "All that is left behind" est dynamisé par un bohdran, instrument de percussion celtique. Cordes, basse et bongo balaient "Faces never seen" une autre jolie plage aux intonations gospel. Tas Cru revient souffler dans son harmonica sur le gospel blues "One of these days". "Running out of time" est une oeuvre qui baigne dans la sérénité…

 

Coffee Or Not

SoRe

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Coffee or Not est un duo établi à Bruxelles. « SoRe » constitue son troisième opus, un disque sur lequel, il a abandonné les instruments acoustiques. « SoRe » (première syllabe des prénoms de protagonistes : Soho Grant et Renaud Versteegen) verse dans une électro-pop mélancolique et parfois même ténébreuse…

« Jack » ouvre la plaque et donne directement le ton. Une plage langoureuse au cours de laquelle la paire met immédiatement son atout majeur en exergue : les harmonies vocales. Combinées au clavier de Soho, à la guitare de Renaud et à la basse de l’invité Frédéric Renaux, les plages baignent dans un climat mélancolique. Pourtant, la formation belge est capable de faire monter la tension, à l’instar de « Winter Night », caractérisé par ses décharges électriques. « Lush » trempe dans la pop réminiscente de Death Cab Cutie. La voix de Renaud Versteegen rappelant même celle de Ben Gibbard. Et le reste de l’opus tient parfaitement la route. J’épinglerai cependant encore l’instrumental « Ave Maria » qui débouche sur le plus rythmé « City Burning », à nouveau illuminé par les superbes harmonies vocales.

Alors, si je souhaite en reprendre ? ‘Graag, met plezier !’

 

Kat Danser

Baptized by the mud

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Elle nous vient d’Edmonton, au Canada et puise son inspiration quelque part entre les rives du Mississippi et la tradition festive et musicale de la Nouvelle Orléans. On la surnomme pourtant la ‘Reine du swamp blues’. Elle chante, joue de la guitare et compose, tout en teintant ses racines de blues et de gospel. Toujours étudiante à l'Université d'Alberta, faculté où elle y suit un cursus consacré à la musique populaire, elle prépare sa thèse de doctorat qu’elle consacre aux musiques populaires du siècle dernier. "Baptized by the mud" constitue déjà son quatrième album!

"Sun goes down" ouvre la plaque. On est immédiatement plongé dans la tradition du gospel. Les chœurs répondent au chant et au piano de Darryl Havers qui talonne le bottleneck de notre Kat. "Sweet baybay" est une chanson roots empreinte de charme. La guitare du producteur Steve Dawson et l'orgue de Havers tapissent impeccablement le décor sonore. Cet orgue est de nouveau mis en exergue sur "None of us are free", composition savoureuse au cours de laquelle la ligne de basse multiplie les échanges, et notamment avec la voix. Le titre maître nous entraîne au cœur des marais louisianais ; et nous y sommes ‘baptisés par la boue’ au son de l’accordéon, du banjo, de pedal steel sans oublier la basse acoustique de Jeremy Holmes. La musique des racines est très riche, un climat sonore qu’illustre parfaitement "Crazy for you", une piste balayée par les accords d’une grande pureté dispensés par la slide de Dawson. "O' Mary don't you weep" et "Hear me out, think it over" sont deux compos à la fois belles et mélodieuses. Kat se sert de sa voix comme un instrument sur "Winsome, lonesome", un blues acoustique qui swingue. Caractérisé par les interventions gémissantes de la slide, "Notes from the other side" exhale un parfum country. Balisé par les ivoires et dynamisé par les percussions de Geoffrey Hicks, "Prove it on me blues" vagabonde parmi les rues de la Nouvelle Orléans. Cette œuvre intimiste s’achève par très belle adaptation du "You gotta move" de Mississippi Fred McDowell, une plage au cours de laquelle la voix de Miss Kat se lâche...

 

The Dead C

Armed Courage

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Honnêtement, je dois avouer que The Dead C est une formation dont j’ignorais l’existence. Après avoir entrepris quelques recherches sur la toile, je me suis rapidement rendu compte que ce trio originaire de Nouvelle-Zélande jouissait déjà d’une petite notoriété. Et tout particulièrement au sein de certains cercles undergound. Il faut dire que le groupe existe depuis près de trente ans. Les Océaniens ont donc eu le temps de faire leurs marques. En approfondissant mes explorations, j’ai constaté que cet album était quasi-unanimement apprécié au sein des mêmes ‘cercles’ (NDR : ‘sectes’ ?) Je m’attendais donc à une excellente surprise en écoutant « Armed Courage », le quatrième LP publié en six ans, depuis que le band a signé chez Ba Da Bong Records.

L’écoute attentive de cet opus m’a rendu perplexe. Car finalement, le titre de l’elpee est particulièrement évocateur. En effet, du courage, il en faut pour parvenir au bout de ces 45 minutes de ‘musique’. J’avais certes lu qu’elle n’était pas facile d’accès ; mais à ce point là, j’étais loin de me l’imaginer ! Certains artistes auraient intérêt à revoir leur échelle d’accessibilité par rapport au commun des mortels, faute de quoi, toute comparaison perd son sens.

En bref, tout au long des deux morceaux qui dépassent les 20 minutes, The Dead C s’amuse à déconstruire le rock (NDR : a-t-il un jour construit quelque chose ?) en transgressant toutes les limites et les règles. En résumé, imprimée sur une rythmique épileptique, la musique de The Dead C se limite à une succession de larsens et de sonorités saturées. Parfois, une voix fait son apparition, puis disparaît au bout de 2 ou 3 minutes. Et si la deuxième plage est un peu plus abordable, il faut avouer que The Dead C se borne à faire du bruit.

Alors, déconstructivisme musical ou expérimentation sonore ? Qu’importe, puisque cet opus est totalement inaudible…

 

The New Mendicants

Into the Lime

Écrit par

The New Mendicants est un nouveau super groupe formé par l’Américain Joe Pernice (NDR : fondateur des Pernice Brothers, of course) et l’Ecossais Norman Blake (NDR : chanteur/guitariste du mythique Teenage FanClub), devenus tous les deux canadiens suite à leur mariage. Un line up complété par Mike Belitsky, le drummer des Sadies. « Into the Line » constitue leur premier album. Un disque tout au long duquel le trio cherche à choyer la pop, tantôt dans l’esprit des Beatles (« If You Only Knew Her »), de Belle and Sebastian (« Cruel Annette »), mais aussi en sublimant ses propres atouts pour créer un mix entre l’énergie power-pop du Teenage FanClub (« Shouting Match », « Verry Sorry Christmas ») et le sens des harmonies chères à Joe Pernice (« High on the Skyline »). Et si on regrettera peut-être le manque de folie, il ne faut pas oublier que cette pop d’orfèvre (« Cruel Annette ») était censée, à l’origine, illustrer un film de Nick Hornby…

 

Patti Parks

Cheat'n man

Écrit par

Patti Parks est une chanteuse tout à fait charmante dont le blues chaleureux est destiné à nous faire danser. Son backing group est établi à Buffalo, dans l'état de New York, pas bien loin des chutes du Niagara. Il est né en 2003 et implique une section de cuivres très efficace.

Dès l'ouverture, "Baby don't you know", la voix intrépide croise le fer avec le mur de cuivres, au sein duquel se dégage le saxophone ténor de Nick Salamone. Blues lent de type cabaret, "Happy you're mine" est une invitation à l'étreinte. Sensuelle, la voix de Patti se glisse entre le piano de Jimmy Eingher et l'orgue de Guy Nirelli (NDR : c’est également le principal compositeur et producteur). Charles Buffamenti assure à la gratte pour introduire "Back off". Et elle a de la voix notre ravissante blonde. Elle embraie aussitôt par un autre blues lent torride, type fin de soirée. Patti chante et répond aux interventions du piano de Carol Ann Swift, alors que Buffamenti est très heureux d’obtenir son billet de sortie sur ses cordes amplifiées. Ballade attachante, "Mama" baigne dans une douceur extrême. Miss Parks et Norelli ont co-écrit le titre maître, un blues imprimé sur un tempo lent, une piste propice à un exercice vocal de caractère. Patti vit son blues, elle opère en permanence des échanges avec ses musiciens, et tout particulièrement le sax baryton de Paul Vanacore et les cordes de Charles. Blues, swing, jazz et un zeste de funk entrent dans la texture d’"Every day", une piste balisée par le piano de Lady Swift. Les cuivres s'en donnent à cœur joie tout au long du R&B nerveux "What I had to be". C'est sous une formule big band que "Watcha gonna do" achève l’opus, un tire qui permet à Salamone de souffler vigoureusement dans son instrument…

 

Katie Melua

Un peu de douceur dans ce monde de brutes !

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Un peu de douceur dans ce monde de brutes ! En cette fin de semaine printanière, que demander de plus lorsqu’on est installé dans un siège confortable, au Cirque Royal, pour admirer la belle Géorgienne et écouter sa douce voix qui va nous bercer le temps d’une soirée.

Votre serviteur débarque à la fin de la première partie assurée par Joel Harries, qui a le courage d’affronter une salle bondée, seul à la gratte. Ses ballades intimistes, dont le style oscille quelque part entre Jeff Buckley (pour le meilleur) et James Blunt (pour le pire), reçoivent un accueil poli du public.

Peu avant 21 heures, Katie Melua monte tout simplement sur les planches, accompagnée de deux musiciens. Et le décor est tout aussi sobre : quatre paravents surplombés par trois imposants spots vintage poussent les artistes vers l’avant du podium. De manière à donner l’impression que les musicos se produisent dans votre salon. Cette tournée a été baptisée ‘Simplified – First Acoustic European Tour’, car les sets se déroulent sous une formule trio inédite : guitare, basse et piano.

Une robe assez ample et un visage quelque peu bouffi et fatigué alimentent les rumeurs selon lesquelles la chanteuse serait enceinte. A vous de juger, les photos sont ici. Mais qu’importe cette parenthèse people, car dès les premières notes, sa voix douce et envoûtante plantent directement le décor. Et les ondes transmises parviennent directement jusqu’aux spectateurs, confortablement assis, mais qui semblent déjà vibrer sous le charme de la belle brune. D’ailleurs les lumières ne se posent que sur elle. Ses musiciens, discrets mais plutôt expérimentés et efficaces, restent en arrière-plan, dans l’obscurité.

Dans la lignée de son cinquième album « Secret symphony », et du dernier « Ketevan » (NDR : son véritable prénom), le set lorgne donc plus vers le jazz, la country ou le blues. Il faut oublier l’instrumentation plus lourde et les notes électro qui grevaient l’opus « The House », sorti plus tôt, en 2010. Au sein de la setlist, certains titres sortent du lot, comme « Nine Million Bicycles », dont les chiffres dithyrambiques cités égalent presque le nombre de singles vendus. Katie nous réserve, pour certaines chansons, un long commentaire introductif. Elle nous explique ainsi que lors de la promotion de son album, les journalistes lui demandent régulièrement si les compositions sont personnelles. Et celle qui va suivre « Where does the ocean go? » l’est manifestement, puisqu’elle évoque la Mer Noire qui n’a pas changé selon elle, contrairement à son village d’enfance. La prestation bénéficie de quelques variations dans les ambiances, de manière à conserver l’attention de l’auditoire. Ainsi le ténébreux « The flood » est enchaîné au plus énergique « God on Drums, Devil on the Bass ». Et lorsque le band prend congé du public, la plupart des spectateurs décollent enfin de leur siège pour accorder une ‘standing ovation’. Qui se prolonge jusqu’au moment où le groupe décide enfin de revenir sur l’estrade. Un rappel consacré à « Call Off the Search » et surtout une reprise surprenante de « Diamonds are Forever ». Une version que Katie Melua exécute en solo, et joue sous un angle inédit (NDR : c’est ce qu’elle nous certifie). Histoire de manifester un max de délicatesse avant de quitter définitivement la scène et de laisser une délicieuse impression d’avoir passé un bon moment d’intimité auprès de son public…

(Organisation Live Nation)

Set list :

Chase Me
The Cry of the Lone Wolf
Spooky
Dedicated to the One I Love
I Never Fall
Bridge Over Troubled Water
In My Secret Life
Nine Million Bicycles
Where Does the Ocean Go?
Spider's Web
Love Is a Silent Thief
Red Balloons
No Fear Of Heights
Nothin' in the World Can Stop Me Worryin' 'Bout That Girl
The Flood
God on Drums, Devil on the Bass
Shiver and Shake
The Closest Thing to Crazy
Kozmic Blues

Rappel:

Call Off the Search
Diamonds Are Forever

Yann Tiersen à l’infini…

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‘∞ (Infinity)’, c’est le titre du le nouvel album de Yann Tiersen. Il sortira le 19 mai.

Il a été enregistré sur l’île d’Ushant et en Islande où le trailer, à découvrir sur Youtube, a été tourné et c’est ici

Tracklisting


Slippery Stones
Midsummer Evening
Ar Maen Bihan
Lights
Grønjørð
Steinn
In Our Minds
The Crossing
Meteorite

www.yanntiersen.com

www.facebook.com/yanntiersen.official

http://www.youtube.com/user/YannTiersenOfficial

 

 

Prince et Zooey Deschanel sont tombés amoureux cette nuit…

Écrit par

Prince vient de publier un tout nouveau single, “FALLINLOVE2NITE”, un single qu’il a enregistré en compagnie de l’actrice et chanteuse Zooey Deschanel (She & Him).

Pour écouter ce titre sur Youtube, c’est ici

http://smarturl.it/fallinlove2nite

 

 

Un vide comblé par BRNS !

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BRNS a publié un magnifique clip de son nouveau morceau “Void’… et c’est ici

 

 

 

 

 

Benjamin Schoos et Laetitia Sadier joue contre joue…

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Poursuivant ses rêves et son parcours atypique, Benjamin Schoos s'offre une danse avec Laetitia Sadier (Stereolab).

Extrait de l’EP, le single « Une Dernière Danse » se voit illustré d'un clip riche en couleurs que vous trouverez ici 

Pour l'occasion, le doux poète a donc choisi une partenaire de choix.
 

Alors, on danse ?

Jack White à l’Open´er

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Producteur de renom, artiste génial, guitariste surdoué, véritable bête de scène, Jack White, icône incontestée de la scène rock alternative américaine, vient de confirmer sa présence à l’édition 2014 de l’Open´er festival. Premier festival européen choisi par le musicien de Détroit pour nous faire découvrir son premier album solo « Lazaretto » qui sortira le 9 juin prochain via Third Man (son propre label) et XL Recordings. Aucun single en vue pour l’instant, mais pour vous ouvrir l’appétit, White nous balance un premier extrait entièrement instrumental intitulé "High Ball Stepper"(http://youtu.be/sRbnAxrS3EM). Un son férocement ‘Stripes’ et une vidéo simplement magnifique. Un avant-goût prometteur qui ne devrait pas décevoir les festivaliers du bord de la Baltique.

Un nom de taille qui vient grossir une affiche XXL :

Pearl Jam, The Black Keys, Julio Bashmore, Bokka, Darkside, Daughter, Foals, Lykke Li, HAIM, Interpol, MGMT, Phoenix, Pusha T, Rudimental, Warpaint, Metronomy, Foster the People, Earl Sweatshirt, Afghan Whigs, Mela Koteluk, The Dumplings, Misia Ff et Król…

Outre la présence de Jack White, cinq nouveaux noms viendront également renforcer le line-up :

Kari et sa voix charismatique qui serpente entre une vaste gamme de sons : rythmes tribaux, électro et 80’s… Une artiste polonaise dont le dernier album "Wounds And Bruises" cartonne sur les ondes BBC Radio 1.

Rasmentalism & Marcinkowski Quartet with brass section, le groupe de rap polonais le plus célèbre de la planète, viendra également nous présenter son premier LP non-underground : " Za Młodzi na Heroda", un album paru sous l’influent label hip-hop Asfalt records qui a déjà largement traversé les frontières.

Souvent comparé aux White Stripes et aux Black keys, Royal Blood ne fera pas tache sur l’affiche 2014. Un duo rock/blues garage formé à Brighton en 2013 qui, avant même la sortie de son premier LP (‘‘Out Of The Black’’) prévue prochainement chez Universal, a déjà séduit la presse britannique. Un duo aux sections rythmiques (basse/batterie) costaudes qui a déjà fait ses preuves lors de sa tournée britannique et ses premières parties londoniennes des Artic Monkeys.

Mooryc a longtemps été l’un des meilleurs produits d’exportation made in Poland. Actuellement stationné à Berlin, le groupe livrera d’ailleurs une electronica qui a très vite été remarquée par le prestigieux label allemand Bpitch Control.

Les américains de Kuroma ne sont pas tombés de la dernière pluie. Intimement liés à MGMT, ils ont partagé plus de 60 dates (ensemble) à travers le monde. Outre le duo de Brooklyn, Kuroma a aussi partagé la scène avec des groupes comme primal Scream, Tame Impala… Cette fois, seuls sur scène le 3 juillet prochain, ils viendront jouer le meilleur de leur deuxième album, " Kuromarama", produit par Benjamin Goldwasser de MGMT.

Et l’affiche n’est pas terminée !

+ d’infos sur http://opener.pl/

Tickets en vente sur  ALTERSHOP   et Ticketpro

 

Best Kept Secret festival 2014 : la programmation

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Le Best Kept Secret festival se déroulera les vendredi 20, samedi 21 et dimanche 22 du mois de juin, à Hilvarenbeek, aux Pays-Bas. En voici l’affiche pour l’instant 

Line-up: Elbow, Franz Ferdinand, Interpol, Pixies, Angus & Julia Stone, Belle & Sebastian, Caribou, Chvrches, Slowdive, Babyshambles, James Blake, The War On Drugs, Lykke Li, Midlake, The Notwist, Daryll-Ann, Factory Floor, The 1975, George Ezra, Metronomy, Miles Kane, Mogwai, Moss, Nils Frahm, The Horrors, together PANGEA, Archie Bronson Outfit, Ballet School, Bombay Show Pig, Cheatahs, Childhood, Circa Waves, Larry Gus, Maydien, Night Beats, Oddisee, Pink Mountaintops, Pional (live), Radkey, Roosevelt, Ry X, School Is Cool, September Girls, The Bots, The Wytches, To Kill A King, TRAAMS, Young Fathers, Warm Soda, Wild Beasts, Breton, Broken Twin, Deap Vally, Eaux, Falco Benz, Heavy Times, Lyla Foy, MØ, Moddi, The Preatures, Thumpers, Truckfighters, Tijuana Panthers, Connan Mockasin, Forest Swords, Telegram, Catfish and the Bottlemen, PINS, Samaris et Star Slinger.

Pour plus d’infos : http://www.bestkeptsecret.nl

 

Nick Waterhouse

Dans la peau de Marty McFly

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C'était un dimanche. J'allais vivre une expérience étrange et merveilleuse. En retard pour me rendre au concert, j’ai poussé ma vieille voiture, peut-être au-delà de ses limites. Je ne sais plus. Arrivé au Botanique, je ne me suis pas rendu compte tout de suite de ce qui s’est produit. Mais une fois pénétré dans la salle, alors que le concert avait déjà débuté, j’ai compris que j'avais traversé une faille spatio-temporelle. Ma vitesse excessive?

Je suis projeté en 1962 aux Etats-Unis, entouré de demoiselles aux robes colorées et aux coiffures choucroute explosives se dandinant gracieusement dans un même mouvement d'épaule sur un R&B classieux. Sur scène, on remarque la présence de 8 personnages tirés à quatre épingles, dont un sosie de Buddy Holly. Nick Waterhouse a commencé à égrener les pépites de ses deux albums. Comme le héro de ‘Minuit à Paris’, je peux savourer le bonheur de côtoyer l'époque à laquelle j'aurais voulu vivre. Comme Marty McFly, comme le savant d'HG Wells, je partage le privilège d'habiter une autre époque pendant quelques précieuses minutes. Une époque fabuleuse où sont nés tous les rudiments de la musique actuelle.

Cette introduction un peu délirante est destinée à vous faire comprendre le bonheur qui m'envahit durant ce concert. Nick Waterhouse, accompagné de son crew, a une nouvelle fois enthousiasmé son public par ses compositions rétro. Un public étonnamment de tous âges. On savait que les sixties étaient tendance chez les jeunes, mais quel plaisir de voir que certains poussent le vice jusqu'à se repaître de la musique de leurs grands-parents. Ce qui doit les changer de Guetta, toutes ces notes…

Mais évoquons un peu le spectacle. Le groupe (2 saxos, un Hammond, un batteur, un percussionniste, un bassiste et une choriste plus Nick à la guitare) va évidemment principalement proposer les titres de son formidable nouvel album "Holly" mais aussi puiser dans les morceaux de "The Time All Gone" (une bonne moitié de cet opus sera interprété dont "Some Place, "Is That Clear" ou "Don't You Forget it"). Nick n'oublie pas non plus de faire la promo de son grand pote Ty Segall avant d'entamer la reprise d'"It # 3", une vieille compo du nouveau génie du garage et une des grandes réussites de "Holly". Il est vrai que Nick a beaucoup côtoyé la nouvelle scène garage-psyché californienne et la reprise finale, poisseuse à souhait, du "Pushing Too Hard" des Seeds, est une parfaite démonstration que sa vénération pour les sixties ne se limite pas aux premières années.

Mais finalement, la cover la plus représentative des goûts viscéraux du Californien sera un vieux standard du Rhythm & Blues qui a bercé l'enfance de Nick : le "It's Your Voodoo Working" du méconnu Charles Sheffield.

Le concert a duré un rien trop peu à mon goût. Le groupe semblant accablé par la chaleur de la salle, notamment le bassiste, personnage tout droit sorti d'Austin Powers, ruisselant de sueur et s'essuyant le front avec application entre chaque morceau. Pour les rappels, Nick tombe même la veste, laissant découvrir le vrai pantalon d'époque remonté jusqu'au nombril et soutenu bien évidemment par des bretelles sixties. C'est beau le souci du détail.

On soulignera également les prestations des musiciens, car cette musique nécessite plus de virtuosité qu'on ne le croit ; et le Waterhouse Band n'en manque assurément pas. La section rythmique tout d’abord. Et particulièrement un excellent jeune batteur qui s’illustre dans un style très jazz secondé par les congas et les tambourins du percussionniste. Mais aussi le claviériste, lançant quasi toutes les mélodies à l’aide de son Hammond et conférant parfois un léger et délicieux psychédélisme à ces compositions fusionnant R&B, rock, soul et jazz. Difficile en tout cas de résister à l'appel de la dance, dans cette effervescence rythmique, où le groove règne en maître.

Timide, un peu mal à l'aise au cours de ses interactions avec le public (et même après son set lorsqu'il viendra papoter au stand de merchandising), Nick Waterhouse n'en reste pas moins un personnage sympathique. Et tant pis si sa chaleur humaine est bien plus palpable dans sa musique, c'est l'essentiel après tout. Les mines réjouies à la fin du set sont la preuve qu'il a atteint son but : nous replonger avec maestria dans l'insouciance d'une époque dorée où l'on pensait encore que tout était possible, où tout était encore à inventer. Fin du voyage. Une voiture tunée déglutit une atroce euro-dance devant le Botanique. Pas de doute, je suis bien revenu en 2014. Nostalgie.

(Organisation Botanique)

 

Josephine Foster

I’m a Dreamer

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Dès les premières notes de « Sugarpie I’m not the Same », morceau qui ouvre l’opus, le mélomane est transporté au sein d’un troquet des années 30 : une contrebasse, un piano aux sonorités ‘cabaret’ et la voix vintage de Josephine Foster. De quoi être plongé dans le climat enfumé d’un club de Jazz d’avant-guerre (NDR : elle reprend d’ailleurs « Cabin in the Sky », un morceau issu d’une comédie musicale datant de 1940). Mais, bonne nouvelle, Josephine Foster, Américaine ultra-douée, est loin d’être une novice et ne se limite pas à un simple exercice de style : elle impulse à ses chansons un indéniable sens du swing et un véritable talent pour trousser des mélodies imparables (« No One is Calling Your Name »)… Le tout en y ajoutant une touche de country à laide d’une pedal-steel, d’un harmonica ou encore d’un violoncelle. L’album n’a pas été enregistré à Nashville pour rien…

« I’m a Dreamer » n’est pas le coup d’essai de Josephine Foster, mais il pourrait lui valoir la reconnaissance tant il semble dans l’air de ce temps… vintage. Un disque diablement plaisant en tout cas !