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Fitz and The Tantrums, plus qu’un simple rêve !

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Fitz and The Tantrums publiera un nouvel opus ce 28 mars prochain. Il s’agira du second elpee de la formation américaine. Son style ? Pop/soul. Son titre ? « More Than Just A Dream ». « Out Of My League », leur dernier single, s’était vendu à plus de 150 000 exemplaires. Pour info complémentaire, le groupe a assuré la première partie de Capital Cities et de Bruno Mars lors de la ‘Moonshine Jungle Tour’.

 En concert le 8 mars au Botanique à Bruxelles.

 

 

Un nouveau single pour Damon Albarn.

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Damon Albarn a publié un nouveau single, soit un autre extrait de son futur elpee, « Everyday Robots » ! Il s’intitule « Lonely Press Play » et la vidéo qui lui est consacré a été tournée au cœur de plusieurs villes à travers le monde, par l’artiste lui-même à l’aide de son iPad.

http://www.youtube.com/watch?v=p9MMJgFKv24

Après « Everyday Robots » et « Heavy Seas Of Love », « Lonely Press Play » constitue le troisième titre que l’Anglais a traduit en single.

« Everyday Robots » sortira le 25 avril.

Et enfin, pour rappel Damon Albarn se produira dans le cadre du festival Rock Werchter le jeudi 3 juillet.

 

Sophia : toujours la même chanson…

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Une nouvelle compo de Sophia est téléchargeable gratuitement sur le Bandcamp du groupe (http://sophia.bandcamp.com).

“Easy To Be Sad”, un titre qui se résume en lui même, puisqu’il aborde l’éternelle thématique chère à Robin Proper Sheppard depuis la fin de The God Machine.

Rien de neuf à l’horizon, puisque cette chanson pourrait être issue de n’importe quelle chute de studio de l’un de ses précédents albums.

Une déception qu’on tentera de tempérer en retrouvant notre ami prochainement sur scène.

Trois dates à venir, trois dates à retenir:

19.03 – c-mine, genk
20.03 – botanique, bruxelles
21.03 – de kreun, Courtrai

 

Best of Mr. Oizo !

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La bande originale du prochain film de Quentin Dupieux "Wrong Cops" sera sur les écrans le 19 mars ; entre hits déviants et inédits oizesques, c’est également le ‘best of’ subjectif concocté par l'artiste lui-même des plus de 15 ans de carrière de son alter ego musical Mr Oizo…

http://www.youtube.com/watch?v=klE3HhWFEhY&feature=youtu.be

 

Le Super Etoile de Ray Lamontagne.

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Le 5 mai prochain, Ray LaMontagne sortira son cinquième album studio, « Supernova ». Il fait suite à « God Willin’ & the Creek Don’t Rise », pour lequel le compositeur américain a décroché 3 Grammy Awards.

Il a été produit par Dan Auerbach (The Black Keys) et enregistré à Nashville.

www.facebook.com/raylamontagne

www.twitter.com/RayLaMontagne

www.vevo.com/artist/ray-lamontagne

 

 

Solids, mais brumeux…

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Solids est un groupe montréalais dont le premier elpee est paru ce 24 février. Il s’intitule « Blame Confusion ». Sa musique baigne dans les années 90 puisant tout particulièrement ses influences chez Sonic Youth, Dinosaur Jr et Superchunk.

« Haze Away » est un premier extrait à découvrir ici avant de les découvrir dans le cadre des Nuits du Bota à Bruxelles, le 22 mai !

Tracklisting

1.      Over The Sirens
2.      Off White
3.      Traces

4.      Haze Away
5.      Blame Confusion
6.      Laisser Faire
7.      Cold Hands
8.      Through the Walls
9.     
Not Complaining
10.     Terminal

L’audace d’Auren.

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Après avoir publié « L’échappée Belle », Auren dévoile « En face », un nouveau titre de son album « J’ose », déjà disponible.

En équilibre dans la city, Auren y a tourné son nouveau clip, sous la direction de Christophe Acker (Olivia Ruiz, Lou Douillon, Noir Désir…)

http://youtu.be/U22FIk7PaZY

 

Scorpion Violente

Un viol sensoriel...

Ce soir, c'est l'invasion française à l'Atelier 210 de Bruxelles! Teenage Menopause Records, le label franco-belge bien connu, emmené par Elzo Durt, y organise, en 'co-prod' avec l'Atelier, un concert à guichets fermés proposant trois formations qui débarquent d’outre-Quiévrain : Plastobeton, Scorpion Violente Et Cheveu.

Plastobeton, c'est un combo no-wave électronique originaire de Metz appartenant, comme Scorpion Violente à la ‘Triple Alliance de l’Est’, un collectif de musicos qui dressent un pont garage-électro-punk entre Metz, Strasbourg et Paris. Sur la scène, le synthé distordu de Nafi aka Scott Scorpion (aussi chez Scorpion, Violente, The Dreams, Anals et Sida) se heurte aux sons très 'shoegaze' du guitariste de The Feeling of Love, le tout sur des rythmiques machinales. Le chanteur essaie tant bien que mal de hurler sa poésie 'spoken word' façon Cantat déjanté et l'ensemble fait très noise! Une bonne mise en bouche...

Le plat de résistance de la soirée, pour votre serviteur en tout cas, c'est Scorpion Violente. Nafi aka Scott Scorpion y est associé à Thomas Überwenig (Organ Punishment, Plastic Wound Infection, Ponch...) pour produire une musique hallucinante, un monstre bicéphale qui d'un côté, transpire le sexe et la luxure et d'un autre côté, emmène au nirvana grâce à des mélodies d'orgue quasi religieuses.

C'est, je crois, la quatrième fois qu'ils écument notre ville de Brux-Belle, après la RTT, les Brasseries Belle-Vue et le Café Central. Comme d'habitude, les deux acolytes trônent derrière leurs machines infernales disposées sur une grande table. Nafi triture sa boîte à rythmes et dessine sur son synthé Korg Poly61 l'ossature harmonique des morceaux, tandis que Thomas, l'inévitable clope au bec et les lunettes de soleil sur le nez, balance sans broncher d'ensorcelantes lignes mélodiques sur son vieux Caravan R6, un vieil orgue italien des années '70. Sans oublier les effets vintage comme les réverbs à ressorts ou les sound stretchers paramétriques.

Au niveau du jeu, leur idée est de n'utiliser que 4 doigts au total (2 x 2) pour jouer. Le résultat est un cocktail trance-disco-psyché-indus complètement hypnotique. Le corps est pris d'assaut par les rythmes qui font très ‘trance’, avec prédominance de hi-hats syncopés et l'esprit s'envole dans des nappes mystiques, voire gothiques. C'est viscéral, Suicidesque, carrément body et... industriel. On se croirait à côté d'une aciérie désaffectée, un dimanche matin, au retour d'une soirée glauque et imbibée dans une boîte SM de Metz...

Le public se laisse entraîner dans l'ambiance et on voit les têtes qui balancent au son des titres "Mi Pute, Mi Soumise" ou "Rome Violente". Mais le moment le plus fort, c'est sans conteste "The Rapist", cette compo carrément progressive de plus de 8 minutes, au cours de laquelle se fondent des accès de basse bien crades et des lignes de synthé évoquant Dead Can Dance... ou plutôt Dead Can Trance, dans ce cas-ci! L'ensemble nous transporte tellement loin qu'on en a les larmes aux yeux. Regardez la vidéo de ce moment d'orgasme ici

Le combo nous livrera aussi deux morceaux inédits, qui n'ont pas encore de titre. Après le concert, Thomas nous confiera qu'ils seront publiés sous la forme d'un Ep à paraître sur le label Bruit Direct.

Pour lire la chronique du concert de Cheveu, c'est ici

Pour lire l'interview complète de Scorpion Violente réalisée il y a un an lors du concert au Café Central, c’est là 

Setlist

Mi Pute Mi Soumise
New song (untitled)
Rome
Violente
Christopher Walken
The Rapist
Uberschleiss
New song (untitled)

(Organisation : L’Atelier + Teenage Menopause Records)

 

Cheveu

Pastiche oui, postiche non!

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Après une double première partie assurée par PlastoBeton et Scorpion Violente (voir review ici ), c'est Cheveu le trio parisien qui prend possession de la scène et du public par la même occasion.

Un public déjà fort acquis à la cause de ces 3 géniaux agités du bocal qui sur leur dernier album "Bum" sont parvenus à décloisonner encore davantage leur musique au risque de perdre les mélomanes habitués au son garage de leurs débuts ; bien qu'une partie de ceux-ci doivent déjà avoir quitté le navire après la sortie de "Mille", leur opus précédent, un elpee qui faisait déjà fi des standards en la matière.

J'avoue qu'à l'écoute des titres de ce "Bum" j'étais un peu perplexe, les chemins empruntés étant fort pop en terme de compos mais aussi au niveau de la production bien plus claire et moins crade que précédemment. Une perplexité envolée dès les premières notes de "La fin au début", un morceau plein de ferveur et d'intensité. Comme me l'avait promis Elzo, lorsque je lui faisais part de mes doutes, ‘En live ils sont assez free’... et c'est rien de le dire, il faut le vivre!

Car Cheveu c'est d'abord un spectacle, une performance théâtrale et musicale loin de la simple restitution d'un album par un groupe en tournée promo. En effet le trio prend un malin plaisir à déstructurer ses morceaux, voire même à les exploser en s'attardant par exemple sur un pont entre couplet et refrain qu'il prolonge longuement, communiquant un tout autre sens au canevas de base. Oublié ‘l'obstacle pop’ dans de telles conditions et face à une telle interprétation qui donne aussi souvent dans le pastiche mais sans jamais tomber dans la blague potache. Des musicos qui ne se prennent pas au sérieux mais savent tout de même très bien ce qu'ils sont en train de faire et connaissent leur potentiel. On pensera à l'une ou l'autre référence outre-Atlantique (où ils ont déjà pas mal tourné d'ailleurs) telle les fêlés de Ween ou dans une certaine mesure Mister Bungle.

Leur attitude scénique débridée (en tout cas s'agissant du chanteur/claviériste) les amène parfois à s'emmêler les pinceaux mais au finish l'énergie folle les ramène toujours à l'essentiel, la performance, qui ce soir s'achève lorsque leur ‘leader’ debout sur son clavier, est à deux doigts de se prendre une belle gamelle. On en redemande!

(Organisation : L’Atelier + Teenage Menopause Records)

 

 

Various Artists

Canvãs Do Brasil

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Evidement, vu que la prochaine coupe du monde de football, qui se déroulera au Brésil en juin prochain, approche à grands pas, il fallait s’attendre à des retombées dans l’univers de la musique. Mais paradoxalement, plutôt que de se concentrer uniquement sur un produit marketing, cette compile réunit aussi bien des classiques incontournables (NDR : Antonio Carlos Jobim, Marcos Valle, Gilberto Gil, Elis Regina, João Gilberto, Jorge Ben, Milton Nascimento, Caetano Veloso, Astrud Gilberto, etc.) que des découvertes. Le tout en 81 titres. Dans un box de 4 cds. Depuis la bossa nova des 60’s à la musique populaire traditionnelle (MPB) en passant par la samba. Seul souci, parmi ces découvertes, on reste quelque peu sur sa faim. La plupart de ces morceaux baignent dans une forme de lounge ou alors flirtent carrément avec une variété contemporaine peu inspirée…

 

Superchunk

I Hate Music

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Superchunk, c’est l’exemple type du groupe dont le patronyme est souvent revenu jusque mes oreilles, mais dont j’ignorais le moindre riff ou inclinaison vocale jusqu’à présent… Cette formation a pourtant été créée, en 1989, à Chapel Hill (Caroline du Nord) ! Le guitariste Mac McCaughan et la bassiste Laura Ballance sont, en outre, les fondateurs du label Merge, riche d’un fameux catalogue : Arcade Fire, Spoon et M. Ward, tout de même… Honorable maison qui publie bien entendu ce nouvel essai de Superchunk.

« I Hate Music » constitue leur 10ème album. Et le titre est particulièrement ironique. A première écoute, la musique des Américains me fait penser à une version punk de The Hold Steady (« Trees of Barcelona »), soit un rock americana de facture classique boosté par des guitares souvent puissantes et irradié par la voix particulière de McCaughan. Un disque, ma foi, d’indie rock classique, varié et maîtrisé regorgeant de perles mélodiques gavées de chœurs foutraques. « Overflows » et l’efficace « Breaking Down » en sont certainement les plus beaux exemples. Un Superchunk très loin d’une Super junk donc… Une belle et tardive découverte pour votre serviteur…

 

Stumbleine

Chasing Honeybees

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Stumbleine s’était illustré en osant reprendre du Mazzy Star de manière plutôt convaincante. De quoi ravir les amateurs de downtempo ensoleillée, notamment. Il se créait son petit univers, un peu à la droite du Dieu Burial, en y injectant ses influences shoegaze.

En publiant, “Chasing Honeybees” il espère se forger un nom, un Ep qui a bénéficié du concours de la vocaliste encore peu connue, Violet Skies.

Raté car il arrive à lasser en moins de 5 titres.

Si le single “Clip my wings” charme, les autres morceaux tombent très vite dans la caricature. Leurs rythmiques convenues et vocaux irritants rappellent les pires heures de Enya et des Cranberries. Alors que les mélodies gagneraient à être privées de chanteuses à voix…

 

Royal Southern Brotherhood

Songs from the road (Cd + Dvd)

Écrit par

"Songs from the road" est une œuvre qui a été immortalisée à la Nouvelle-Orléans, en 2012, dans le cadre du Crossroads Blues Festival. Ce set est reproduit sur cd et dvd.

Le compact disc s’ouvre par "Fired up!", une compo réminiscente du Santana d’une certaine époque. Yorinco est bien calé sur son siège, derrière une imposante batterie. Cyril est debout à l'avant-plan, face à un impressionnant dispositif de percussions. Les deux musicos mènent la danse. Cyril est aux vocaux. Les accords de guitare concédés par Devon sont nerveux. Mike prend le relais au chant sur "Hurts my heart". Sa voix est stupéfiante. Ce solide roots rock est appuyé par un riff rythmique, pendant que Devon remplit tous les intervalles à l’aide de notes bien grasses produites par sa Gibson Les Paul. Devon Allman chante "Gotta keep rockin'", dans un style aussi autoritaire que celui de son père, Gregg. Mike Zito se réserve à son tour le rôle de soliste. Le refrain est repris en chœur par les trois vocalistes. Victor Wooton assure discrètement et efficacement la partie de basse. Neville interprète, d’un timbre clair et mélodieux, "Moonlight over the Mississippi", un funk pourtant solide. Devon est au micro pour "Left my heart in Memphis", un blues rock lent aux accents dramatiques. Légèrement acide, la guitare nous invite au voyage. Mike a armé son doigt d'un bottleneck pour aborder "Fire on the mountain, une chanson roots signée Mickey Hart. Cyril est à nouveau aux vocaux et Zito se signale par une superbe partie de slide. Une piste qui trempe dans des sonorités southern blues rock dignes de l’Allman Brothers Band ! Et dans le même esprit, il cède ensuite le relais à Allman, pour consacrer une fête des cordes. Moment au cours duquel on se remémore la fabuleuse paire constituée par Duane Allman et Dicky Betts ! D’une voix naturellement puissante, Zito se charge du paisible "Ways about you", théâtre de joyeux échanges de cordes entre les solistes. "Sweet Jelly Donut" nous entraîne à la Nouvelle-Orléans. Les percus de Yorinco sont bien présentes. Cyril est aux vocaux. Zito se révèle très agile en se servant du bottleneck sur la slide. Et la section rythmique participe activement aux réjouissances… Morceau de roots pop, "New horizons" surprend par son refrain facilement mémorisable et ses interventions de guitares en folie. Le public est de plus en plus en effervescence. Mike Zito marque de son empreinte "All around the world", une des meilleures compositions du groupe. Il est encore aux cordes et Devon se réserve le micro pour "Sweet little angel", un blues lent classique qui figurait au répertoire de BB King. Lors du dernier rappel, le Royal Southern Brotherhood adapte le "Gimme Shelter" des Rolling Stones. Attention, cette finale figure sur le dvd, mais pas sur le cd. Une excellente propagande pour le blues…

 

Sean Pinchin

Rust bucket

Écrit par

Sean Pinchin est canadien. Issu de Toronto, très exactement. Agé de 32 ans, ce chanteur/guitariste/auteur/compositeur pratique du folk blues, la musique des racines. Il se sert de guitares National steel d'avant-guerre. Il avait publié "In transit" en 2008, "A day without may" en 2009 et un Ep intitulé "25 John street", en 2010. L'enregistrement de ce nouvel elpee s’est déroulé au studio Ratspace de Toronto. Lors de ces sessions, Sean a reçu le concours du bassiste Mark McIntyre et du drummer Adam Warner. La production a été confiée à Rob Szabo, spécialiste du folk et du blues, mais surtout soucieux de la qualité du son.

Dès l'ouverture, un bottleneck électrique bien acéré s’ébroue très nerveusement. Sur ce "Broke down automobile", la voix est excellente. Elle est soutenue par celle d'Emma-Lee. Très Delta blues, "Boo hoo" poursuit dans le même registre. La barre d'acier glisse et frétille le long des cordes. "High heel shoes" est une compo qui ne manque pas de charme. La prise de son est vraiment irréprochable. Sean est rejoint par Steve Strongman (NDR : un musicien canadien notoire dans l’univers du folk) pour attaquer "Wanna stay in bed", une plage acoustique dépouillée. "Gotta move" emprunte un schéma résolument blues rock. Sean et Miss Emma-Lee chantent en duo. "Comin' home" est un blues lent, aride, à l'intonation volontiers dramatique. Fragile, la mélodie est caractérisée par un très bel échange vocal entre Emma-Lee et Pinchin. Ce dernier nous maintient dans son un univers intimiste, à travers l’unplugged "Dirt poor blues". Bien maîtrisé, "Complete fool" est une des meilleures plages de l’elpee. Un blues rocker au cours duquel Sean arrache en permanence! Très roots, "Confession blues" est une superbe compo dynamisée par ses changements de tempo. D’excellente facture dans le style, l’opus s’achève par "Can't stop falling in love", une piste naturellement belle, ponctuée par un bouquet final illuminé par les cordes électriques…

 

Painted Palms

Forever

Écrit par

Evidemment, quand on sait que ce groupe a été adoubé par Kevin Barnes, le leader d’Of Montreal, on est en droit d’attendre une bonne surprise à l’écoute de leur premier opus. Painted Palms, c’est une formation drivée par deux cousins, Reese Donahue et Chris Prodhomme… Calmons cependant d’emblée les attentes excessives suscitées par ce « Forever » ; car si le duo y manifeste une certaine inspiration, il ne tutoie tout de même pas les sommets atteints par les vétérans et maîtres issus d’Athens ! Plus que pop, leur musique trempe dans la synth-pop. Une expression sonore particulièrement en vogue actuellement et qui a notamment enfanté Milagres, Metronomy, MGMT et Chrvches. Le sens mélodique est soigné et contamine quelques véritables tubes : le tourbillonnant « Spinning Signs », l’immédiat « Empty Guns » et le plus sautillant « Here it Comes ». Et les Etasuniens se transcendent lorsqu’ils décident de marcher sur les traces des Flaming Lips, à l’instar du plus psyché « Soft Hammer ». Malheureusement, l’elpee recèle trop de plages lisses ; en outre, on ne peut pas dire que Painted Palms ait été inspiré quand il a décidé de pasticher Starsailor sur « Angels »…

 

Connan Mockasin

Caramel

Écrit par

Après avoir publié un remarquable album en 2012, « Forever Dolphin Love », Connan Hosford est donc parti en tournée. Flanqué de son groupe, en compagnie de Charlotte Gainsbourg, et puis comme supporting act pour Radiohead, aux Antipodes. « Caramel » constitue donc son second opus. Un disque qui a été enregistré en un mois dans un hôtel de Tokyo. Et… le résultat m’a laissé sur ma faim. J’ignore combien de pétards le Néo-zélandais a dû fumer pour pondre une solution sonore pareille, mais les 11 plages baignent au sein d’un climat plus que vaporeux. On a même parfois l’impression que les compos tournent au ralenti. Elles sont certainement psychédéliques, toujours aussi aquatiques, terriblement sensuelles... sauf qu’on se demande si elles n’ont pas été écrites suite à une panne érectile…

 

Dan McKinnon

As sharp as possible

Écrit par

Dan McKinnon est un jeune chanteur/guitariste canadien. Issu de Toronto, pour être plus précis. En 2012, il avait publié un Ep 4 titres. "As sharp as possible" constitue donc son premier elpee. Dan y signe les 10 compositions. Ce nouvel essai été enregistré au sein du studio Canterbury de Toronto, sous la houlette de Jack de Keyzer, un bluesman local particulièrement notoire. McKinnon pratique un blues rock largement amplifié, libérant des riffs purs et durs. Son style est parfois comparé à celui de Stevie Ray Vaughan ; mais s’il existe certaines similitudes entre les deux gratteurs, Dan n'est pas la réincarnation du Texan disparu, même si son jeu est toujours très inspiré et particulièrement en verve.

Dan attaque vigoureusement "Ain't looking back". Son riff est puissant. Il est judicieusement secondé par ses partenaires, Aaron Carter à la basse et Jon Foster à la batterie. Poussée dans ses derniers retranchements, la six cordes occupe tous les espaces libres. "King of the hill" baigne dans un climat bien texan. La voix est bien assurée. Manifestement, Dan maîtrise parfaitement son sujet. Parcouru par une guitare particulièrement expressive, "Lucky one" communique un peu de douceur et de fraîcheur. Une longue introduction de cordes alimente "Killing time", un blues lent dont le traitement classique met en exergue une gratte bien sentie. "Perfect ten" est un blues rock léger, sans prétention, mais bien ficelé. Piste instrumentale, "The recife" s’inspire d’exercices de style pratiqués autrefois par Freddie King. Deux guitares se la partagent. Tout d'abord celle du producteur Jack DeKeyzer, ensuite de Dan. Autre bues lent, mais plus flemmard, "One regret" vagabonde au beau milieu des marais louisianais. "A different road" clôt l’elpee. Après une intro boogie blues, digne de Foghat, la compo nous entraîne au cœur d’une chaleureuse orgie de cordes!

 

Gardens & Villa

Dunes

Écrit par

Le premier elpee de Gardens & Villa remonte à 2011. Un opus éponyme dont l’électro-pop efficace n’était pas passé inaperçue outre-Manche. Depuis, le groupe a pas mal tourné et a intégré le label prestigieux Secretly Canadian (Damien Jurado, Jens Lekman, Yeasayer,…)

Pour enregistrer leur deuxième long playing, le quintet a voulu se remettre en question. Il n’a d’ailleurs pas choisi la facilité, en désertant sa ville de Santa Barbara, pour se rendre dans un studio au Michigan. Mais afin de mettre tous les atouts dans son jeu, la formation californienne a confié la mise en forme de ce nouvel essai à Tim Goldsworthy, producteur et cofondateur du label DFA.

Première constatation, il règne une morosité bien palpable sur la plupart des plages de ce disque. A l’instar du précédent long playing, l’électronique demeure une composante essentielle chez Gardens & Villa. Les claviers 80’s sont omniprésents, tout comme les rythmes électroniques. Deux exceptions qui confirment la règle : « Chrysanthemums » et « Minnesota », deux chansons uniquement tramée sur des accords de piano. Parfaite, la voix androgyne de Chris Lynch est, plus que par le passé encore, chargée d’émotion. Il y a bien quelques pistes plus entraînantes voire dansantes (« Bullet Train »), mais en général, « Dunes » privilégie les atmosphères bien structurées. Recouvert de nappes de claviers atmosphériques, « Purple Mesas » finit même par envoûter. Si l’ensemble tient bien la route, et nécessite davantage d’attention que le précédent LP pour être apprécié à sa juste valeur, il faut reconnaître que le recours massif aux claviers 80’s finit parfois par agacer, rappelant même un aspect kitsch qui colle encore à cette décennie…

 

Gap Dream

Shine tour light

Écrit par

Gap Dream, c’est le patronyme du projet monté par Gabriel Fulvimar, un personnage qui a participé aux prémices de Black Keys. Etonnant, car sa musique est essentiellement tramée sur des claviers. Le plus souvent vintage. Et des boîtes un rythmes. De la guitare quand même. Fuzz. Et puis la voix. Chargée de reverb. Après avoir publié un premier elpee éponyme début 2013, il s’est empressé d’en graver ce second, intitulé « Shine tour light ». Brian Eno (« Here come the warm jets »), Giorgio Moroder, Grandaddy et Jean-Michel Jarre hantent la plupart des compos de cet opus. Les mélodies ne sont pas trop mal ficelées, mais finissent par toutes se ressembler. Et les instruments de se fondre dans un magma sonore au sein duquel on parvient difficilement à les distinguer. Deux exceptions qui confirment la règle : l’hymnique « You’re from the shadow » et le superbe « Immediate life sentence », floydien dans l’esprit de Syd Barrett. Même les vocaux sont sinusoïdaux. Dommage que tout l’LP ne soit pas de cette trempe…

 

Das Simple

In Girum Imus Nocte

Écrit par

Das Simple est un projet biscornu dont les membres semblent prendre un malin plaisir à brouiller les pistes. Il n’a, par conséquent, rien de simple à proposer à l’aube de ce second album.

Destructeurs patients de toute évidence et disséqueurs habiles de toute ligne droite, nos lascars leur préfèrent de loin les chemins de traverse et de préférence, les plus tortueuses…

Si suivre leur sillage est parfois ardu, il n’en reste pas moins que le trio marseillais s’arrange toujours pour s’assurer que nous ne nous sommes pas perdus en route.

Haletant, l’auditeur se voit offrir quelques salvatrices bouffées d’air bienvenues, avant de retrouver un rythme effréné jusqu’au prochain sommet.

Maniant l’art du second degré avec un sens certain du potache poussé à l’extrême (Cf. le titre “Quand LA Chine S’Eveillera Dans Ton Cul, Ça Fera Toujours Moins Mal Que l’Afrique”) les trois jeunes gens développent une série impressionnante de braquets, et les suivre tout au long de ce disque requiert une condition musicale certaine.

Si fatigante que paraît cette escapade, elle n’en reste pas pour autant dénuée d’intérêt.

Il y a parfois de l’esbroufe, un défaut de jeunesse qu’on pardonnera bien vite.

“In Girum Imus Nocte” est une grande bouffée d’oxygène en haute altitude.

Les effets secondaires (tournis, nausées et autres pertes de consciences) sont donc des risques à ne pas prendre à la légère, avant de se lancer dans l’aventure.

Mais si vous vous décidez à franchir le pas, foncez tête baissée, sans même vous retourner!

Au sein de cette orgie versatile, entre Math Rock, Noise et Jazzcore, nul doute que vous trouverez à la fois de quoi vous satisfaire et vous rebuter un brin, tant l’expression sonore part dans tous les sens.

Un univers dense et touffu comme une pelote de fil de fer d’où semble surgir une écharpe constrictor prête à vous avaler tout cru et vous régurgiter aussi vite.

Vous êtes prévenus !

 

Samantha Crain

Kid Face

Écrit par

Décidemment, pour l’instant, le label anglais Full Time Hobby a le nez creux. Après nous avoir permis de découvrir la formidable Angel Olsen, dont l’album a été chroniqué dernièrement, il révèle une nouvelle pépite. Elle émane du pays de l’Oncle Sam et se prénomme Samantha. Mrs Crain nous vient très exactement de Shawnee, dans l’Oklahoma. Une nouvelle ‘songwritrice’ aux origines indiennes qui ne manque pas de talent !

« Kid face » constitue pourtant déjà son troisième elpee. Pour enregistrer cette œuvre, la demoiselle au visage de poupon a fait appel à John Vanderslice. Sage décision puisque le résultat final est tout simplement remarquable. Si son folk est teinté d’accents country, jamais il ne reproduit de clichés. Tout simplement parce que Samantha prend la peine de varier les ambiances et l’instrumentation.

« Never Going Back » ouvre l’elpee sur une note country entretenue par une mandoline et un violon subtilement intégrés. Plage suivante, « The Pattern has Changed » est tramée sur des accords de piano. Les morceaux s’enchaînent et ne se ressemblent pas. Peu importe les instruments, Samantha Crain les exploite à bon escient. Tout l’attirail du parfait ‘songwriter’ américain y passe et ce, toujours, pour servir des mélodies aussi délicates qu’efficaces. En outre, elle maîtrise parfaitement son sujet. Et cerise sur le gâteau, la voix tient parfaitement la route. Elle me fait même parfois penser à celle de Joanna Newsom, lorsque l’expression sonore devient lyrique, à l’instar de « Paint ».

« Kid Face » est un disque envoûtant, captivant. Bref, une excellente surprise !