La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Sharon Van Etten sera bien là… aux Nuits du Bota !

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Responsable d’un très bel album intitulé « Are We There », l’Américaine Sharon Van Etten se produira dans le cadre des Nuits Botanique le 27 mai prochain à Bruxelles.

Pour fêter cet événement, le label Jagjaguwar vous offre un titre en téléchargement libre, « Taking Chances », et c’est ici

 

 

Dry

Maintenant ou Jamais

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C’est peut-être votre serviteur qui vieillit mal ; mais impossible d’accrocher à cette forme de hip-hop sirupeux proposée par les nouvelles stars du genre qui nous viennent de l’Hexagone. A l’instar de Maître Gims et de ses très lourdes Sexion d’Assaut. Pourquoi ces digressions introductives ? Parce que Dry –celui qui nous intéresse ici– est taillé dans le même bois ; il a d’ailleurs participé à la confection de l’horrible single « Ma Mélodie », en compagnie de l’autoproclamé Maître qui lui renvoie l’ascenseur pour la circonstance (« Le Choix »). Les textes du Français sont aussi secs (ahahah !) que ses beats indigestes et ‘bling-bling’ ! C’est déjà une mauvaise idée de débuter par une intro parlée humble et moralisatrice pour ensuite balancer des inepties dégradantes telles que ‘j’ai vu trop de gens du rap game devenir facteur…’. Même si l’egotrip fait partie inhérente du hip-hop, faut y mettre de la classe. N’est pas Kerry James ou La Rumeur qui veut. Surtout quand on ne possède pas le flow de Booba, par ailleurs. Et puis ces refrains chantés et même légèrement ‘vocodorisés’ comme sur les horripilants « On Fait Semblant » ou « Le Plus Beau Jour » s’avèrent tout bonnement pénibles. « Maintenant ou Jamais » ? Je pense voir adopté le second choix, à l’écoute de la daube du mois poussée dans le dos (NDLR : le ravin ?) par l’horrible single « J’avance ».

 

Anna Aaron

Neuro

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Chanteuse/compositrice/interprète/pianiste, Anna Aaron est de nationalité suisse. Elle est plus précisément bâloise. « Neuro » constitue son second opus, et fait suite à « Dogs in spirit », paru en 2011. Lors des sessions d’enregistrement, elle a reçu le concours de Ben Christopher, de Jason Cooper (NDR : c’est le drummer de Cure !), mais surtout de David Kosten, à la mise en forme, producteur qui a notamment bossé pour Bat For Lashes et Guillemots.

Les lyrics de « Neuro » s’inspirent du ‘Neuromancien’ de William Gibson, un auteur de science-fiction qui a notamment influencé le film culte, « Matrix ». Vous avez peut-être eu l’occasion de regarder et d’écouter le remarquable clip consacré à « Stellarling », une compo au tempo sautillant, balisée par un piano sonore, et magnifiée par la voix ample et profonde d’Anna, alors réminiscente de Lene Lovitch. C’est également une des meilleures chansons de l’opus. « Sutekina » est également superbe. Les vocaux semblent alors plutôt hantés par Sinéad O’Connor. Une plage énigmatique, enrobée de chœurs. Ces voix sont d’ailleurs extrêmement travaillées tout au long de l’elpee. Par le biais du rerecording, c’est une certitude. A l’instar de « Case », une piste électro abordée dans l’esprit de Radiohead. De « Neurohunger », également, davantage électro indus, mais sous un format plus proche de Nine Inch Nails. Une électro qui s’imprime également parfois sur un format binaire. Sans doute idéal pour danser, mais pas vraiment ma tasse de thé. Je la préfère dynamisée par une boîte à rythmes plus ample. Comme sur l’hymnique « Totemheart », sorte de rencontre improbable entre le Floyd et Donna Summer, une piste dont la conclusion ressemble à une incantation mystique. Le long playing s’achève par « Simstim », encore un morceau électro, mais à la fois atmosphérique et minimaliste.

Anna Aaron se produira ce jeudi 20 mars à la Péniche de Lille.

 

The Larsens Lupins

Do You Wanna Brock'n'Broll

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Originaire de Stembert près de Verviers, The Larsens Lupins a publié 2 albums depuis 2009. Le trio nous propose aujourd’hui un nouvel Ep intitulé « Do You Wanna Brock’n’Broll ». Si j’avais été de méchante humeur, j’aurais préféré décréter, qu’à l’évidence, ces jeunes Belges ont passé plus de temps pour élaborer des jeux de mots que pour écrire leurs compos… Mais à l’écoute des 6 titres de ce disque, impossible de critiquer les Larsens Lupins tant leur musique incarne un certain esprit rock ! L’honnêteté et la liberté de ton caractérisent à merveille les morceaux du groupe qui suintent le rock garage. James S. Brokenstring, Marvin G. Flyingstick et Bill C. Sputterman mélangent judicieusement l’énergie du punk et le swing du rock 70’s, malgré quelques imperfections et un accent anglais incertain (« Butterfly Effect »). Sauvages, les solos sont particulièrement réussis. Mention spéciale à « Nothing is Good » qui dézingue tout sur son passage. « Do You Wanna Brock’n’Broll with The Larsens Lupins ? ». Absolutely my Dear !

 

Robert Hancock

You are here

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Néo-zélandais émigré dans les Vosges, en France, Robert Hancock n’est pas né de la dernière pluie. Entre 1986 et 1989, il a sévi chez The Magic Roundabout. A l’époque, il vivait encore à  Wellington, aux Antipodes. Il déménage ensuite à Edimbourg, en Ecosse, où il y fonde June Frost. Il y restera de 1990 à 1996 avant de s’établir à Nancy, où il poursuit l’aventure de son groupe, jusqu’en 2000. C’est à partir de 2001 qu’il se lance dans une carrière solo. Bref, en 15 années de carrière, ce bourlingueur a quand même publié 7 albums, dont ce « You are here ».

Première constatation, Bob possède une superbe voix, comparable à celle de Mark Hollis (Talk Talk). De temps à autre, elle est soutenue ou contrebalancée par celle d’Aurélie Jung, dont le timbre limpide fait absolument merveille, notamment dans les chœurs. Robert joue d’une multitude d’instruments, de la guitare acoustique (souvent), semi-acoustique et parfois électrique, mais également de la basse, de la mandoline, de l’ukulélé et des claviers. Il a reçu le concours de quelques musiciens de studio, mais surtout d’un remarquable percussionniste, Cyrille Lecocq, capable de jongler entre drums, congas, bongos, djembé et j’en passe. Dans le style, il me rappelle un certain Robin Thyne, qui militait au sein de Natural Acoustic Band, fin des sixties, début des seventies.

Au cours de cet elpee, Hancock rend hommage à un ami disparu, un certain Jean-Christophe Massinon, artiste plasticien particulièrement créatif et prolifique. Sur « 12 propositions », tout d’abord, puis « After this time », une compo dont les sonorités me rappellent Ed Kuepper. Bref, un chouette album découpé en 12 plages qui baignent dans une mélancolie douce, parfois amère, mais dont le ton général peut progressivement vous tourmenter l’esprit…

 

Anna Aaron

La musique, c’est mathématique…

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C’est en visionnant un clip d’Anna Aaron que votre serviteur s’est décidé de se rendre à un de ses concerts, et puis de lui consacrer une interview. Une superbe vidéo (voir ici ) au cours de laquelle on est immédiatement scotchés par l’amplitude vocale de l’artiste. Qui oscille de Sinéad O’Connor à Kate Bush, en passant par Lene Lovitch. Elle a bien sûr inclus cette chanson, « Stellarling », sur son second elpee intitulé « Neuro », un album dont le titre s’inspire du « Neuromancer » de William Gibson (NDR : enfin c’est ce que raconte la bio), écrivain qui a lui-même influencé le fameux long métrage « Matrix ». Pour entamer cet entretien, il me semblait donc naturel d’aborder le thème de la science-fiction sous son aspect littéraire et cinématographique…

Ce ne sont pourtant pas des sujets qui la dévorent particulièrement. Elle s’explique : « J’ai lu des extraits du bouquin, car je souhaitais acquérir un certain vocabulaire pour mieux appréhender cette matière. Et j’ai entrepris des tas de recherches pour y parvenir… » Mais c’est surtout l’aspect cyberpunk (NDR : définition sur Wikipédia ici) de ces références qu’elle creuse. Elle précise : « Une thématique parfaitement développée dans ‘Ghost in the shell’ (NDR : un manga de Masamune Shirow qui remonte à 1989), au cours duquel il y a des machines qui ont une âme presque humaine et où la femme est presque moitié robot et moitié déesse. Une approche à la fois mystique, romantique et technologique que j’ai beaucoup appréciée… » Est-ce la raison pour laquelle elle a un jour déclaré que la musique était mathématique, qu’elle nécessitait une cohérence entre le rythme et les harmonies ? Réduire la musique à des maths, n’est-ce pas la traduire en équation scientifique ? Et la réduire au solfège ? N’est-ce pas contraire au véritable esprit rock’n’roll ? Elle argumente : « Oui, j’ai fait cette déclaration, car on parle toujours de l’inspiration sous sa forme émotionnelle. Mais il existe également un côté rationnel dans la musique. Car la musique, ce n’est pas n’importe quoi. Les Occidentaux utilisent certaines tonalités ; or, elles sont beaucoup plus nombreuses dans les autres cultures. Chez nous, on s’arrête aux demi-tons. Pour bien comprendre la musique, il faut la placer dans un certain contexte. Plus scientifique. Il y a des mesures derrière… » Manifestement, les cours de piano classique qu’elle a suivis au cours de son enfance l’on plus marqués que le rock. Elle ajoute : « Mais le rythme, c’est aussi structuré, même si c’est plus simple. C’est souvent 1-2-3-4. Du 4/4 quoi. C’est métronomique. C’est mathématique… »

Si le premier elpee, avait bénéficié du concours de Marcello Giulliani, bassiste d’Eric Truffaz (NDR : qui l’a par ailleurs invitée à participer à la confection d’un de ses elpees, et à assurer le supporting act d’une de ses tournées), à la production, ‘Neuro’ a été enregistré sous la houlette de David Koster, mieux connu pour avoir notamment mis en forme des albums de Bat For Lashes et de Guillemots. Mais comment se sont déroulées les sessions auprès d’un personnage qualifié d’aussi perfectionniste ? Anna commente : « Bien. D’abord, je me suis posé des tas de questions avant notre rencontre ; et il est clair que j’étais un peu angoissée de bosser en compagnie d’un grand nom auquel je voue beaucoup de respect ; et je ne parvenais pas imaginer qu’il avait envie de travailler avec moi. Mais sur le terrain, il était nécessaire de briser la glace et d’évacuer ses idées préconçues, parce que dès qu’on entre studio, il faut être présent d’esprit, être bien lucide, prendre les bonnes décisions, gérer, diriger le processus et je ne pouvais pas perdre de temps en manifestant trop de révérence à son égard ; ce qui aurait pu nuire à la collaboration. Et puis finalement, c’est quelqu’un de très rigolo. Il a énormément d’humour, parfois même puéril ; ce qui nous a finalement permis de se détendre et même de rire aux éclats. Et le rire casse toujours la glace, comme on dit en allemand… » David a également entraîné Ben Christophers et le drummer de Cure, Jason Cooper, dans l’aventure. Quel a été leur rôle lors des sessions ? Anna répond : « Ben Christopher est venu 2 ou 3 jours. Il a assumé les parties de guitares et joué de toute une série d’instruments bizarres comme le phono phaser ou le marxophone, mais également plus anciens. Jason Cooper n’y a consacré qu’une seule journée. Mais comme le studio était trop petit, on a dû déménager une journée complète… »

Tout au long de ‘Neuro’, on est frappé par la qualité des harmonies vocales. Des chœurs, si vous préférez. Un travail technologique opéré sur sa propre voix. Elle confirme : « Oui, oui, il s’agit bien de ma voix. On a utilisé des samplings, des plugs in, des delays et d’autres trucs. Mais ce n’est pas ma voix qui est retravaillée, ce sont surtout les chœurs qu’on a mis en couches… » Lene Lovitch ? Elle ne connaît pas. Quoique manifestant beaucoup de considération pour Sinéad, elle n’aime pas trop son timbre, qu’elle estime trop atmosphérique… 

Certaines compos de son long playing adoptent un tempo binaire, dance, presque disco, d’autres sont imprimées sur un rythme plus élaboré. Le choix est-il délibéré ? Elle nous répond : « Non, pour moi, c’est très intuitif. Je suis incapable de fournir une explication logique. » ‘Totemheart’ évolue ainsi à la croisée des chemins du Floyd circa ‘One of these days’ et de Donna Summer, un morceau qui s’achève par une prière, voire une incantation mystique. Notre interlocutrice confirme que la fin de la composition est abordée comme une prière. Par contre Donna Summer, et même son célèbre ‘I feel love’, ça ne lui dit rien. Là où nos réflexions vont converger, c’est au sujet de ‘Neurohunger’, la plage le plus électro-indus de l’opus. D’abord le titre me fait penser à Sophie Hunger, une autre Suissesse, mais la compo, surtout à Nine Inch Nails. Elle corrobore mon point de vue : « C’est exact. Pourtant, je n’ai pas pensé à N.I.N. quand je l’ai composée ; mais il est vrai que pas mal de monde me l’ont fait remarquer…. »

Anna apprécie beaucoup David Eugene Edwards. Mais préfère-t-elle feu 16th Horsepower ou Wovenhand ? « Pour moi cette question est difficile. Il est clair que Wovenhand est encore en pleine évolution. Ce n’est pas un produit fini comme 16th Horsepower. En plus, chez Wovenhand, la métamorphose est toujours en cours. Entre le premier disque et le dernier, il y a une fameuse différence. J’ai eu le bonheur d’écouter le nouvel album de Wovenhand que quelqu’un du label m’a filé secrètement ; et manifestement il y a une progression marquante vers l’univers du rock, alors qu’à l’origine, la musique baignait plutôt dans le folk… »

Lorsqu’elle se produit en concert, Anna souhaite que le public devienne témoin de son set, qu’il y ait un partage entre elle et cet auditoire. « Effectivement, car je ressens sa présence. C’est très important. Il constitue un énorme corps dans la salle. C’est de la force. Et c’est cette puissance qu’elle incarne, qui est très importante pour moi. Je m’appuie dessus et c’est réciproque, je crois… »

Anna Aaron

Une voix hors du commun…

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C’est la première fois que vos serviteurs mettaient les pieds à La Péniche. Sur les bords de la Deûle, face au champ de mars, le bateau existe en tant que Café Théâtre depuis 12 ans. Susceptible d’accueillir une centaine de personnes, il constitue un lieu de référence de découverte de musiques actuelles et humoristique.

A l’affiche, ce soir, Anna Aaron, qui a eu la gentillesse de nous accorder une interview, une grosse heure plus tôt, dans le Vieux Lille. Anna est de nationalité suisse et vient de publier son second album. Baptisé « Neuro », il a été précédé par un remarquable clip –et par ailleurs single– intitulé « Stellarling ». Et c’est ce clip qui nous a donné l’envie d’aller la voir en concert. Afin de vérifier que cette voix remarquable l’est tout autant sur les planches…

Vers 20h40, le backing group d’Anna monte sur le petit podium. Un drummer, un bassiste (également préposé aux synthés) et une guitariste (parfois à la sèche, le plus souvent à l’électrique) qui pianote circonstanciellement sur un synthé mais surtout assure à merveille les contre voix. Anna débarque à son tour et s’installe derrière une console impressionnante qui combine plusieurs niveaux de claviers, dont un synthé et un piano électrique, mais également une boîte à rythmes et une loop station qui va lui permettre, notamment, d’échantillonner sa voix. Sans oublier les deux micros. Doit y a voir également d’autres gadgets électroniques, mais là on entre dans un domaine purement technique. En la voyant débarquer sur l’estrade, on reconnaît à peine la demoiselle que nous venons de rencontrer en tête à tête. Maquillée, les cheveux tirés en arrière, vêtue d’un top reproduisant les motifs en pointillés de son dernier elpee, elle a manifestement un fameux charisme.

Le set s’ouvre par l’inévitable « Stellarling », et première constatation, le son est parfait. La voix d’Anna est aussi splendide que sur disque, et franchement au milieu de tout ce matos, elle assure. Une voix qui va même nous flanquer des frissons sur « Simstin », la plage qui clôt le dernier long playing. « Sea monsters » est un premier extrait du précédent elpee, « Dogs in spirit ». Le morceau le moins convainquant, aussi. Mais « Totemheart » remet immédiatement les pendules à l’heure ; un titre qui évolue sur un tempo électro dance subtil, tout en mettant l’accent sur les voix, les boucles de voix et la contre voix. Un morceau dont le final est même plutôt surprenant. A partir d’« In the devil’s cave », deuxième plage issue de l’opus précédent, le son monte en puissance, « Elijah’s chant » autre extrait embrassant même un format carrément rock. Avant que « Neurohunger », dernier track du concert proprement dit, ne libère un groove dévastateur.

Le rappel est rapidement accordé et s’ouvre par « Mary Ruth » qu’Anna interprète en solo. Les autres musicos remontent sur la scène pour aborder l’atmosphérique « Off ». La setlist embraie par le beau et mélancolique « Case », puis le dispensable « Linda » avant de s’achever par le percutant « Where are you David ».

Bref, devant à peine 50 spectateurs, Anna Aaron a démontré toute l’étendue de son talent, un talent qui augure un succès futur à conjuguer sous une autre dimension. Elle possède une voix hors du commun, dont l’amplitude lui permet de passer du grave au falsetto avec une facilité déconcertante. Dans un registre qui oscille de Sophie Hunger à Kate Bush, en passant par Lene Lovitch et même parfois Sinead O’Connor. Et en plus, c’est une excellente musicienne (NDR : c’est un prof de musique classique qui lui a donné ses premiers cours de piano) et elle compose ses propres chansons. Dans la langue de Shakespeare, qu’elle maîtrise parfaitement. Enfin, elle peut s’appuyer sur une guitariste/vocaliste aussi douée que solide. Et très jolie, pour ne rien gâter. Un pari ? Non, une projection ! L’AB ou le Cirque Royal, d’ici deux ans. On en reparlera…

(Organisation : A Gauche de La Lune)   

Pour la section photos, c'est ici

 

Sophia

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Retour en terre connue d’un vagabond céleste.
Robin Proper Sheppard se carapate maintenant depuis deux décades, fuyant son passé mais le rappelant à cor et à cri au travers de chansons parfois terriblement poignantes et souvent déconcertantes de vérité.
Il est parfois irritant dans son impudique effeuillement du mal adolescent, mais pourtant si vrai, authentique et fichtrement sympathique, qu’on finit toujours pas lui pardonner ses excès de pathos.
Un retour marqué par les souvenirs ancrés entre les murs de Bruxelles, où Robin a vécu quelques années avant de reprendre la route, cherchant ailleurs ce qui ne se trouve nulle part.
Un concert de retrouvailles, annoncé par un single (téléchargeable gratuitement sur Bandcamp) au titre en forme de balle dans le pied (“It’s Easy To Be Lonely”) mais qui va prendre corps ce soir dans un final majestueux où le groupe, soutenu par un chorale, va définitivement dévoiler la magie de Sophia.

New Found Land n’a pas laissé de traces indélébiles dans les esprits à l’heure où le collectif Sophia monte sur l’estrade. Au plus le sentiment diffus d’un sympathique interlude.

Accompagné de son nouveau line-up, Robin, le sourire suspendu aux lèvres est heureux de retrouver son public.

Car entre l’ancien God Machine et la Belgique, c’est une histoire d’amour.

Et l’amour, c’est le fond de commerce de Sophia.

Surtout dans sa veine la plus tourmentée.

De nombreux souvenirs viennent donc émailler le concert, dont le cours, tantôt calme, tantôt tumultueux, va se jeter au final dans la rivière.

Les premières notes se déposent timidement comme autant de vagues sur une plage paisible et triste. Puis le sourire de Jimmy Fernandez, l’ami parti précocement il y a presque vingt ans déjà, vient auréoler l’espace de sa présence.

Ainsi s’ouvre la valse du chagrin, qui tangue dans la voix et s’invite dans chaque arpège, sur chaque accord plaqué.

Les anecdotes dévoilées avec ce grain particulier, celui de la vérité, rappelant la genèse des deux premiers albums, majoritairement représentés  ce soir.

Adam Franklin et Jeff Townsin, les fidèles acolytes de l’ombre, assurant l’équilibre et relevant le nez de la barque quand celle-ci menace de sombrer.

Parfois, les mots s’échappent de la caboche de Robin, se jouant de lui, se dérobant à sa mémoire sous le feu de turpitudes émotionnelles.

Mais le navire fait front, l’équipage est soudé, et personne dans l’assistance ne semble rester à quai.

Comme à l’accoutumée, “The River Song” vient achever la première partie, dans un final puissant, secouant, bouleversant comme une tempête existentielle.

Après un court laps de temps, Robin revient seul interpréter un morceau acoustique, laissé au choix du public (“The Death Of A Salesman”, autre chanson dédiée au bassiste de God Machine qui figure sur “Fixed Water).

Ensuite, le reste du groupe le rejoint sur les planches de l’Orangerie pour deux autres titres avant l’apothéose  “It’s Easy To Be Lonely”, porté par un choeur et une instrumentation grandioses.

Le public est comblé, le groupe ravi. Le contraire aussi.

Dès sa sortie de scène, Robin viendra tailler la bavette en compagnie des fans, tout à la joie de partager quelques instants avec lui.

Sans chichis, en toute simplicité.

À l’image de sa carrière.

(Organisation Botanique)

Au programme de la 21ème Nuits Botanique : ancrage belge et expansion...

C'est devenu une belle tradition depuis quelques années: au mois de mars, le Botanique invite la presse pour présenter le programme de son festival ‘Les Nuits Botanique’. En lever de rideau, Annie Valentini, directrice, et Paul-Henri Wauters, programmateur, ont tout d'abord fait le point sur l'année écoulée. Une année record qui aura, vu le nombre de visiteurs, passer la barre symbolique des 100 000. Pour la 21e édition des Nuits Botaniques, qui se déroulera du 16 au 27 mai, le centre culturel espère également battre un record, celui des 37 000 visiteurs de l'édition 2013.

La ligne directrice de la programmation des Nuits 2014 est sans nul doute l'ancrage belge. Entre 40 et 50 groupes ou artistes belges font partie du lineup, soit environ 50% de l'ensemble. Une ‘Nuit Belge’ est prévue le 21 mai avec My Little Cheap Dictaphone (MLCD) et Robbing Millions, les deux "coups de coeurs" actuels du Bota. Ils seront entourés de Carl et Les Hommes Boîtes, qui reviennent en deuxième année pour présenter une création dans le cadre du Museum, ainsi que de deux formations venues de Flandres, Amatorski et Astronaute.

L'ouverture vers la partie néerlandophone du pays se renforce donc, dans la foulée des coopérations avec, entre autres, l'AB et Pukkelpop. Cette volonté d'expansion touche également les styles musicaux couverts par la programmation. Le Botanique va plus loin que le classique électro-pop pour intégrer des genres plus ‘fusion’ comme le jazz/hip-hop, le rock/garage/psyché ou l'ethno-jazz.

A nouveau, de grands noms ont insisté pour être présents à l'affiche de ce festival, qui se présente comme le plus grand festival de concerts en Belgique. Citons Cat Power (version solo), Vincent Delerm, Emilie Simon et surtout, Fauve, les petits prodiges français, qui auront en quelque sorte grandi au Botanique.

Paul-Henri Wauters souligne également le grand nombre de créations uniques qui émailleront le programme. Selon lui, les artistes sont motivés par le format original du festival et souhaitent très souvent présenter des spectacles inédits. Citons, notamment, Long Distance Operators, dirigé par Catherine Graindorge, The Feather, qui proposera une toute nouvelle setlist, Jospeh Arthur pour un hommage à Lou Reed, Scylla ou Emily Loizeau. La cathédrale des Saints Michel et Gudule accueillera ‘Musiques Nouvelles’, un spectacle dirigé par Jean-Paul Dessy, avec Mélanie de Biasio et de Tulegur Gangzi, un artiste venu de Mongolie qui possède une puissance d'expression inouïe, dixit Paul-Henri Wauters...

Expansion aussi au-delà de nos frontières. Ainsi, les Nuits s'exporteront à Mons, en coopération avec Manège.Mons, dans le cadre d'un concert de FùGù Mango, Robbing Millions et MLCD. En France, il y aura un concert Nuits Botaniques à Paris, à la Maroquinerie (MLCD et The Feather) et une Nuit Botanique Europavox à Clermont-Ferrand (Girls in Hawaï, Mélanie de Biasio, MLCD, ...)

Une fois de plus, le Botanique se présente comme un bailleur de fond, un accoucheur de talents qui aime découvrir les artistes de demain. Le centre culturel souligne par ailleurs sa volonté d'entretenir avec ces derniers et le public une relation de confiance à long terme, basée sur la qualité, le professionnalisme et une dimension profondément humaine.

Pour consulter le programme complet: http://www.botanique.be/fr/project/les-nuits-fr/2014

 

 

The Notwist

The Notwist vieillit comme le bon vin…

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Sept longues années que la formation teutonne n’avait plus enregistré d’album. « Close to the glass » est paru ce 24 février dernier. Il fait suite à « The Devil, You + Me », publié en 2009. Les vétérans allemands retrouvaient leur public dans une Orangerie sold out pour défendre ce nouvel elpee, qui a recueilli d’excellentes critiques…

Et l’auditoire n’est plus toute première jeunesse pour accueillir ces ex-héros de l’électro-rock. Au début des années 2 000, ils avaient touché en plein cœur les mélomanes, à l’aide de leurs hits délicats issus de « Shrink » et de « Neon Golden ». Ouvrant par ailleurs, toute grande, la porte aux géniaux bidouilleurs de The Postal Service. Les frères Markus et Michael Archer ainsi que leur complice Martin Gretschmann montent sur les planches. Le guitariste, le bassiste et le programmateur sont soutenus par le drummer Martin Gretschmann, le percussionniste Andi Haberl et un sixcordiste de tournée.  

Et, c’est avec un réel plaisir et un brin de vague à l’âme qu’on se plonge dans le concert. En outre, contrairement à pas mal d’autres formations qui se réunissent pour raisons lucratives (NDR : qui a parlé des Pixies ?), le band n’est pas du tout sur le retour ! L’armada constitue toujours une véritable machine de guerre scénique particulièrement talentueuse, louvoyant entre salves rock, expérimentations électro et capable de dispenser de véritables hits indie intergénérationnels (« Pick Up the Phone », « Pilot »). Le son est compact et puissant. Empreinte d’une grande sensibilité, la voix de Markus est un peu juste, mais elle permet d’adoucir cette expression sonore plutôt musclée. Une intensité entretenue par des guitares bien ciselées, une ligne de basse solide et des drums amples. La dextérité du batteur est même impressionnante ! The Notwist a donc réalisé un ‘sans-faute’, ce soir. Conquis, le public s’est laissé bercé par une certaine forme de nostalgie, mais a pu également savourer de nouvelles compos, qui sont loin de faire de la figuration ! Et cette puissance s’est avérée, au fil du set, exponentielle. Ce qui n’était pas pour gâcher notre plaisir !

Après avoir salué l’assistance, en manifestant une joie non dissimulée, le groupe revient pour attaquer ses hits incontournables : « Neon Golden » et surtout « Trashing Days » dans une incroyable version mixant reggae-dub, électro club et rock… Un magnifique final qui va entraîner des prolongations, puisque le groupe va accorder un second rappel diablement rock ! La classe, l’intégrité et le talent, ce sont les aptitudes que The Notwist est parvenu à acquérir au fil du temps. Bref, il vieillit comme le bon vin ! On espère les revoir lors des festivals estivaux !

(Organisation Botanique)

De la Sole sur le DJ Pain…

Écrit par

Le vétéran hip-hop Sole s’est associé au producteur jungle DJ Pain pour le projet « Deathdrive », disponible le 5 mai prochain.

L’album a été mis sur pied en mode crowdsourcing via Indiegogo.

Découvez « Coal », l’excitant premier extrait ici

http://soleone.org/

http://soundcloud.com/soleonedotorg/coal/

 

Lykke Li n’apprendra donc jamais rien…

Écrit par

La Suédoise Lykke Li a dévoilé les détails de son 3ème album dont la sortie est prévue pour le 5 mai.

Un avant-goût d’ « I Never Learn » est à découvrir sur Pitchfork avec le single « Love Me Like I’m Not Made of Stone ».

La princesse nordique de la pop se produira en concert le 27 avril à l’AB à Bruxelles.

http://pitchfork.com/news/54196-video-lykke-li-love-me-like-im-not-made-of-stone-from-new-album-i-never-learn/

www.lykkeli.com

Tracklisting:

    I Never Learn
    No Rest for the Wicked
    Just Like a Dream
    Silverline
    Gunshot
    Love Me Like I’m Not Made of Stone
    Never Gonna Love Again
    Heart of Steel
   
Sleeping Alone

 

Le fameux premier baiser de Soko

Écrit par

Le court métrage de Tatia Pilieva met en scène 20 personnes qui ne se connaissent pas et s'embrassent pour la première fois.

Parmi eux, Soko qui signe également la musique de cette vidéo, avec le titre "We Might Be Dead By Tomorrow"

En 48h, la vidéo a fait le tour du monde pour devenir

#1 des vidéos Trends Youtube avec plus de 23 millions de vues

#1 des vidéos partagées sur Youtube dans le monde

http://www.youtube.com/watch?v=IpbDHxCV29A

 

 

Michel enfonce le Cloup

Écrit par

Peu d'artistes peuvent se targuer d'avoir goûté au succès tout en restant fidèles à eux-mêmes.

Exemple remarquable dans ce registre, Michel Cloup s'est depuis réinventé ou plutôt, a poursuivi inlassablement de creuser le sillon du terrain sonore enrichi par les guitares rageuses de feu Diabologum.

En duo avec Patrice Cartier depuis deux mille dix, le ton s'est depuis apaisé, mais pas le propos.

Avec toujours la même volonté de se démarquer et de gagner la liberté.

Une aventure riche d'émotions où les mots se transforment en guides aventureux sur des terrains escarpés.

Après « Notre Silence » dont l'atmosphère claustrophobe traitait du deuil, l'espace s'est depuis ouvert sur « Minuit Dans Tes Bras ».

Le duo est de passage ce 12 avril à l'Escalier de Liège.

 

 

Eriksson Delcroix

Ce soir, nous étions (presque) à Nashville Tennessee…

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Dans le cadre des Sessions Coca-Cola, l’Ancienne Belgique recevait, dans son antre, le duo Eriksson Delcroix, concepteur de la bande originale du film belge, tant loué –et à raison– ‘Broken  Circle Breakdown’ (ou ‘Alabama/Monroe’). Bjorn Eriksson s’était déjà illustré, dans le passé, chez Zita Swoon et Admiral Freebee, alors que Nathalie Delcroix milite au sein du groupe folk, Laïs. La rencontre de ces deux personnalités a donné naissance, récemment, au superbe album de country/folk « For Ever ». Une véritable pépite. Alors que les tickets pour assister aux concerts de Broken Circle Breakdown sont épuisés depuis belle lurette, ce spectacle est une belle occasion d’accomplir un périple virtuel au pays de l’Oncle Sam.

La première partie est assurée par You Raskal You. Le groupe anversois réunit trois guitaristes (deux acoustiques et un électrique), un bassiste et un drummer. A premier abord, sculptée essentiellement dans le folk, l’expression sonore paraît intéressante. La gratte électrique charge les compos de nuances et insuffle de l’énergie aux compositions. Les deux préposés aux grattes sèches poussent, chacun leur tour, la chansonnette. Mais aucun de ces deux vocalistes ne jouit d’un timbre susceptible de faire la différence. Finalement, c’est lorsqu’ils chantent en chœur que les vocaux passent le mieux la rampe. Au fil du set, on se rend compte que les morceaux sont coulés dans un même moule. S’étirant même sur un low tempo bien paisible. Les accès d’électricité sont beaucoup trop rares pour secouer un auditoire, alors au bord de l’assoupissement…

Vu la formule minimaliste adoptée par leurs compos sur disque, on pouvait craindre que la transposition en ‘live’ des chansons de Eriksson Delcroix se solde par un échec. Aussi brillantes soit-elles, des folk songs peuvent se révéler particulièrement emmerdantes, lorsqu’elles sont interprétées, face à un auditoire, brutes de coffrage. Heureusement, nos inquiétudes se sont rapidement estompées, en constatant la présence de nombreuses chaises sur le podium. Et, lorsque les musiciens y montent, on a le pressentiment que la soirée sera bonne. Le moustachu Bjorn Eriksson (chant/guitare) et Nathalie Delcroix (chant/autoharpe) sont vêtus d’une superbe chemise à floches, dans un style cow-boy du plus bel effet ! Ils s’installent au milieu de l’estrade. A leur droite, un préposé à la sèche et un banjoïste coiffé d’un magnifique chapeau se partagent l’espace. A leur gauche, se plante le guitariste solo. Le bassiste et un percussionniste s’installent derrière eux. On est donc très loin du format minimalisme tant redouté. Il ne faut que quelques notes et surtout quelques mots pour se rendre compte du talent de toute la troupe. Manifestement tous ces musiciens sont de véritables chevronnés. Les deux voix sont splendides. Que ce soit en solo ou conjuguées. Les sonorités du bottleneck émanant du manche électrique sont bien mises en évidence. Les compos oscillent du folk au country, à l’instar de « Nashville Tennessee », et des titres les plus bruts aux plus progressifs, comme sur « Riding on a Snake with a Bottle of Tequila in My Hand », compo écrite pour un side project précédent d’Eriksson, avec une facilité déconcertante. On ne peut s’empêcher de penser à Calexico voire à Mark Lanegan & Isobel Campbell. Et si le ton est plus froid, en début de parcours, notamment lorsque le combo interprète « Home is where the Angels Roam », au fil du temps, l’ambiance va se réchauffer et le tempo des compos s’élever. Avant d’entamer le single « Walking », Bjorn Eriksson invite sa fille à monter sur les planches pour l’accompagner au chant. La demoiselle est moins à l’aise que papa, mais elle ne s’en sort pas trop mal. Et le climat va même devenir propice à la danse, lorsque le préposé au banjo –également moustachu– va se lever pour chantonner un air, dans la bonne humeur générale.

Ce soir, nous étions (presque) à Nashville Tennessee…

(Organisation AB)

 

 

PiaS Nites 2014 : samedi 15 mars

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Des PiaS Nites, il y en a aujourd’hui un peu toute l’année et même en France. Celles qui se déroulent à Tour & Taxis, en mars, en sont à leur cinquième édition. Deux jours au cours desquels le label met en vitrine les formations phares de son catalogue. Et comme on ne change pas une formule qui gagne, pas de modification majeure n’est à constater dans les aménagements des lieux. Faut dire que les deux dates affichent à nouveau sold out. Consacré à l’électro, le vendredi soir a bénéficié du concours de grosses pointures comme Paul Kalkbrenner, Vitalic VTLZR, The Magician ou encore Tiga. Le samedi est réservé au pop/rock.   

Pour cette nouvelle édition, les organisateurs ont tout misé sur deux des formations belges les plus illustres. En l’occurrence dEUS et Girls in Hawaii. Mais également sur plusieurs découvertes, dont le projet solo du chanteur de Balthazar, Anderlecht, et la jazzwoman, Mélanie De Biasio. Un désistement, celui de Baxter Dury. A charge de John Grant (NDR : qui avait fait sensation quelques mois plus tôt au Botanique), du duo allemand Milky Chance ou encore de l’Anglais d’East India Youth de pallier à son forfait, The Spectors et Champs complétant l’affiche.

Les hostilités débutent vers 18h30, mais il faut attendre le set du duo teuton Milky Chance pour que les choses sérieuses commencent. Quoique responsable d’un tube intitulé « Stolen dance », il faut bien avouer que la paire ne jouit pas d’une grande célébrité. L’un est armé d’une guitare acoustique et l’autre se charge des claviers. Leur cocktail d’électro/folk/reggae est plutôt plaisant, mais hormis les singles, il ne parvient qu’en de trop rares occasions à enthousiasmer l’auditoire…

Après ce concert sympathique, on avait hâte de découvrir la jazzwoman Mélanie De Biasio dans un contexte qui ne lui était pas forcément favorable. C’est la petite salle qui accueille la jeune Belge. Elle prend bien le temps de construire les atmosphères. Son dernier opus recèle de subtils morceaux, de véritables pépites. Sa voix est simplement magnifique et les arrangements particulièrement soignés. Le set baigne au sein d’un climat feutré. Malheureusement, il ne correspond pas à l’événement. Le public, principalement venu pour se défouler, ne prend pas la peine de s’en imprégner. Trop bavard il rompt même le charme qui émane de l’atmosphère ambiante…

La première tête d’affiche débarque à 21h45. Pourtant, pour accueillir les Wallons de Girls in Hawaii, l’énorme hangar de Tours & Taxi n’est pas comble. Ce qui va d’ailleurs porter préjudicie à la qualité du son ; mais le groupe est en forme. Tous leurs titres majeurs sont interprétés. « I’m not Dead » est attaqué en début de parcours. « Sun of the Sons » figure également sur la setlist. Qui ne néglige pas pour autant le plus ancien répertoire. Dont l’indétrônable « Found in the Ground ». Si rien d’exceptionnel ne se produit au cours du spectacle, c’est toujours avec un grand plaisir que l’on assiste à un concert de Girls in Hawaii.

Accusant un léger retard, John Grant prend le relais. La petite salle est loin d’être bondée. Certains spectateurs ont choisi ce moment pour s’hydrater ou se sustenter, d’autres ont décidé de squatter les premiers rangs pour assister au set de dEUS. Tant pis pour eux ! Barbu, l’artiste est toujours aussi charismatique. Et il va nous livrer une prestation digne de celle accordée au Botanique, l’an dernier. Il est vêtu de noir, tout comme la troupe qui l’accompagne. Le set s’ouvre par les morceaux les plus paisibles de ses deux albums, dont le superbe « I Wanna go to Marz ».  Son électro/folk séduit les mélomanes présents. A mi-parcours, il change de registre et propose des titres plus dansants, aux rythmes syncopés mais communicatifs. Il est plus ou moins 23 heures, lorsque l’Américain nous réserve « Queen of Denmark ». Un final rituel. C’est également l’apothéose de ce concert. La puissance et l’émotion réunies en une seule chanson !

Vingt ans après la publication de leur majestueux « Worst Case Scenario », dEUS était invité aux PiaS Nites pour conclure en beauté la soirée. Les Anversois étaient attendus de pied ferme. La grande salle est alors quasiment remplie. Vu le 20ème anniversaire de la sortie de leur premier elpee, on s’attendait à retrouver quelques titres de cet opus dans la set list. Un seul nous sera accordé, « Suds and Soda ». Dommage ! A la place, le show s’est concentré sur le dEUS aux six cordes. En fait, le combo a essentiellement puisé dans le ‘best of’ de son répertoire. Dont « Roses », « Instant Street » ou encore « Little Arithmetics ». Les années se suivent et se ressemblent. En ‘live’, on ne constate plus vraiment de grande évolution chez le band, même si Tom Barman et sa troupe continuent d’assurer sur les planches.

La cuvée 2014 des PiaS Nites est plus qu’honorable. Les découvertes et les têtes d’affiche ont honoré leur contrat. Mais si les prestations étaient de bonne facture, il faut reconnaître qu’il a manqué un grain de folie. Baxter Dury avait sans doute la carrure pour nous l’apporter ; mais comme il a brillé par son absence…  

Organisation PiaS

(Voir aussi notre section photos ici)

 

Une B.O. pour Soldout !

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La bande originale du film ‘Puppylove’ est née de la rencontre entre le duo Soldout et la réalisatrice belge Delphine Lehericey.

‘C'était une expérience nouvelle et riche d'écrire de la musique qui ne soit pas que de l'électro. Cette B.O., c'est l'occasion de montrer autre chose. C'est à la fois différent de nos albums précédents et en même temps très proche’. Charlotte - Soldout

En attendant cette sortie prévue pour le 5 mai, le groupe sera en showcase au Festival South by Southwest à Austin aux Etats-Unis et entamera ensuite une tournée au Mexique.

En concert :

02/05/14 Inc'Rock Festival - Incourt
28/06/14 Verdur Rock - Namur
18/07/13 Francofolies de Spa

www.soldout.be

 

Plaza Francia, Cathrine Ringer chante Müller & Makaroff.

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Catherine Ringer (des Rita Mitsouko) chante Müller & Makaroff (de Gotan Project) au sein d’un nouveau projet baptisé Plaza Francia.

 

D’un côté, Eduardo Makaroff l’Argentin et Christoph H.Müller l’Helvète, deux des piliers de Gotan Project, en quête d’aventures ‘hors les murs’ (de Gotan) : lancer un pont entre tango et pop à l’aide de thèmes originaux.

De l’autre, Catherine qui, au cours de ces dernières années, a imposé le nom de Ringer, relevant avec une énergie sereine le défi de l’après Rita Mitsouko.

« A New Tango Songbook » sera disponible le 4 avril prochain mais « La Mano Encima », un premier extrait, est à découvrir sur le lien suivant.
http://www.youtube.com/watch?v=eKFwbQd2itw

Tracklisting:

La Mano Encima
Secreto                                             
La Mision
Invisible
Memoria Del Placer
Timidez
Cada Vez
La Que Se Fue
Cenizas
Mi Calle
Vueltas En El Aire
El Avion
No Hay Perdón
El Vaivén Del Corazón  

http://www.plazafrancia.tv/

https://www.facebook.com/plazafranciamusic?ref=ts&fref=ts

 

Amère Atmosphere…

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Atmopshere, le duo de Minneapolis a annoncé la sortie de son nouvel album « Southsiders » pour ce 6 mai 2014 ; et « Bitter » en est le premier extrait.

L'album sortira sur le label Rhymesayers, récemment élu meilleur label hip hop indépendant par The Guardian.

Pour découvrir la vidéo de « Bitter », c’est ici

 

 

 

 

The Workhouse

The sky still looks the same (10 inches)

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« The sky still looks the same » constitue le  second enregistrement de The Workhouse, un disque qui fait suite à « The coldroom sessions », publié en 2011. A l’époque, le trio insulaire pratiquait un post rock on ne peut plus conventionnel. Changement de style donc sur ce deuxième essai. Un 10 inches à l’emballage particulièrement soigné. Le vinyle est ainsi accompagné d’un booklet contenant un mini cd, illustré par des photos de constructions industrielles, et enrichi des lyrics.

Parmi les cinq titres figurent deux morceaux instrumentaux. « F.N.O. » tout d’abord. Oscillant entre post punk et shoegaze, ses lignes de basses descendantes évoquent le « Disorder de « Joy Division », alors que les cordes de guitare rutilantes lorgnent plutôt du côté de Kitchens of Distinction. Puis en finale, « Seven Stars », une piste contemplative qui a bénéficié du concours d’un violoniste et dont le climat semble finalement assez proche de celui développé chez Sigur Ros. Les autres plages baignent au sein d’un climat beaucoup plus ténébreux. « Eastern skies » est ainsi déchiré entre accords de gratte cinglants, riffs accrocheurs et envolées gémissantes, une piste parcourue par une ligne de basse gémissante et imprimée sur un tempo offensif. Une compo qui aurait pu figurer au répertoire d’Interpol. Hymne mélancolique, « Now I am on fire », est sculpté dans les cordes réverbérées, dans l’esprit d’Explosions In The sky. C’est également la plage la plus proche de leur post rock originel. Quant au titre maître, plus pop et dépouillé, il est hanté par le fantôme de Ian Curtis…

 

Barzin

To live alone in that long summer

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Barzin Hosseini n’est pas un artiste prolifique. Il y a quasiment 20 ans que son projet existe et le Canadien n’a sorti, en tout et pour tout, que quatre albums y compris ce dernier, soit au rythme d’un long playing tous les cinq ans. Il prend son temps et il a raison.

Depuis le début de sa carrière, Barzin a toujours pris soin de bien s’entourer. Ainsi, même s’il fixe le socle de chaque morceau, lorsqu’il les élabore, il est épaulé par des musicos chevronnés. Lors des sessions de « To live alone in that long summer », il a ainsi pu compter sur la collaboration de Tony Dekker, le leader de Great Lake Swimmers, dont le timbre vocal ressemble à s’y méprendre à celui de Barzin, ainsi que Daniela Gesendheit de Snowblink et Tamara Lindeman de Weather Station, ces derniers se chargeant des chœurs. Et le résultat est vraiment épatant. L’instrumentation est riche sans pour autant tomber dans l’excès et judicieusement pensée. Les compos baignent au sein d’un océan de sérénité, des berceuses empreintes de mélancolie qui se détachent de l’horizon brumeux afin de laisser naturellement filtrer les émotions véhiculées par la voix de Barzin. Et fatalement, on finit par tomber sous le charme de ces plages, même « To live alone in that long summer »…