New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

logo_musiczine

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26654 Items)

Roddy Frame sauvé par l’Arche de Noë…

Écrit par

Roddy Frame, le leader du groupe Aztec Camera, publiera un nouvel album chez AED, le label de son ami Edwyn Collins. Son titre ? « Seven dials »

Ce mélodiste, éternel cadet de l’école classique, a enregistré ce nouveau disque en 2013 en compagnie de Sebastian Lewsley (The Cribs, Frankie & the Heartstrings, Little Barrie, Edwyn Collins...)

Le 1er  single « Forty Days of Rain » est à découvrir sur Soundcloud :

https://soundcloud.com/aedrecords/forty-days-of-rain01-wav

Tracklisting :

1. 'White Pony'
2. 'Postcard'
3. 'Into The Sun'
4. 'Rear View Mirror'
5. 'In Orbit'
6. 'Forty Days Of Rain'
7. 'English Garden'
8. 'On The Waves'
9. 'The Other Side'
10. 'From A Train'

http://www.aedrecords.com

 

 

La magie Coldplay

Écrit par

Coldplay a dévoilé la vidéo de son nouveau single « Magic » réalisé par Jonas Akerlund en compagnie de la star chinoise Ziyi Zhang. Et c’est ici

Ce morceau est issu de « Ghost Stories », leur nouvel album annoncé pour le 16 mai.

 
Tracklisting

1. Always In My Head
2. Magic
3. Ink
4. True Love
5. Midnight
6. Another's Arms
7. Oceans
8. A
Sky Full Of Stars
9. O

 

 

Bénabar chante Paris, la nuit…

Écrit par

Il y a moins d’un an, Bénabar terminait tout juste sa dernière tournée ‘En Aparté’, au cours de laquelle quelques privilégiés ont pu découvrir "Paris By Night" !

Sur ce premier extrait, il nous livre un avant-goût de son nouvel album à paraître le 25 août.

Vous pourrez découvrir le clip de ce titre ici

 

 

 

 

 

 

Nicola Testa, quel Koko !

Écrit par

« KOKO », premier single extrait des nouveaux enregistrements de Nicola Testa, prélude la sortie d’un future nouvel Ep. Et il a déjà été posté sur Youtube. Voir ici

« KOKO » est un des cinq nouveaux titres de Nicola Testa réalisés avec Antoine Gaillet (M83, Julien Doré, François & the Atlas Mountain ou Zombie Zombie).

Daan, fan de la première heure, a également prêté sa guitare lors des sessions d’enregistrement.

Le clip, écrit et réalisé par Martin Landmeters et Nicola Testa, illustre l’obsession, à travers le personnage d’une jeune femme perdue dans ses fantasmes de fin de soirée et la nécessité de ne pas rentrer seule.

 

 

C’est déjà l’été pour Calvin Harris.

Écrit par

Le prodige écossais Calvin Harris vient de sortir un tout nouveau single, “Summer”!

Ce titre a été écrit et produit par Calvin Harris en personne. Pour la première fois depuis la publication de "Feel So Close", Calvin s’est également mis au chant.

“Summer” est le premier extrait d’un nouvel album qui sortira cette année.

Dans la vidéo, les téléspectateurs attentifs pourront reconnaître Jason Statham derrière le volant d'une voiture rapide : https://www.youtube.com/watch?v=ebXbLfLACGM

Calvin Harris se produira en concert cet été dans le cadre du Pukkelpop.

Simi Nah

Be My Guest

Musiczine a eu le privilège d'écouter, en exclusivité, le prochain album de Simi Nah, qui paraîtra le 6 juin prochain. Pour celles et ceux qui ne la connaissent pas, Simi est une artiste d'origine française aujourd'hui installée à Ostende. Elle a travaillé dans la mode et joué de la basse au sein de différentes formations, notamment chez Praga Khan ainsi que The Chicks.
 

Elle développe depuis quelques années un projet solo très intéressant en compagnie de son 'partner in crime', le musicien producteur belge KGB aka Kenny Germain B, un projet auquel participe également Safyée, aka Alice Thiel, la fille du regretté leader de Snowy Red.

Après avoir publié deux albums, « Cherchez La Femme » et « 5 », plusieurs singles, Eps et remixes, Simi est de retour. Elle a enregistré un album de reprises : « Be My Guest », un disque qui propose des versions nouvelles de classiques alternatifs issus des années '80. La très belle surprise nous vient cependant de la participation, sur la plupart des titres, de figures célèbres de la scène new-wave belge. Le résultat est un cocktail détonnant, aux accents EBM : un vrai régal !

Wim Punk, membre fondateur des Wolf Banes participe aux vocaux sur l'hypnotique « Cheree », un titre signé Suicide ; puis place à la première pépite : la reprise d’« Eisbaer » de Grauzone. Simi Nah et Danny Mommens (de Vive la Fête) s’y partagent le chant. Une plage que Mommens connaît bien, puisque sa propre formation l’interprète en ‘live’. Un départ en force !

La plage suivante est plus surprenante. Et pour cause, il s'agit de « Follow me », le hit d'Amanda Lear. Nikkie van Lierop, la chanteuse des légendes de la new-beat belge Lords of Acid, s’y réserve le micro. La voix est grave, l'ambiance très électro, et le résultat constitue un hit quasi-obligatoire pour les clubs. Puis Simi Nah et KGB ressuscitent le classique « Nag Nag Nag » de Cabaret Voltaire, une piste rehaussée par la présence d’un invité 'featuring' de marque, en l’occurrence Dirk Da Davo, la moitié de The Neon Judgement. Le son très criard de l'original cède ici la place à une production puissante et ample : une claque !

« Disco Rough » est un hit décroché en 1980 par le projet français Mathématiques Modernes. Produit par Jacno, il avait même été élu ‘single of the week’ par le NME. Ici, la version est plus lente que l'originale, délicieusement new-beat et c'est le grand Luc Van Acker (Revolting Cocks,...) qui prête sa voix à Simi. Autre belle surprise ensuite, la cover du « You Spin Me Round (Like a record) » de Dead or Alive, à laquelle participe aux vocaux une autre légende de la new-wave belge, Dirk Ivens (Absolute Body Control, The Klinik, Dive, Sonar). La transformation est bluffante et le résultat, un véritable 'club killer'.

C'est en toute logique que « Euroshima (Wardance) », le tube de Snowy Red, est repris au chant par Safyée, la fille de Marcel Thiel. On avait déjà pu découvrir cette version lors des concerts de Simi Nah et sur disque, l'effet est encore plus bouleversant. On est troublé par l'émotion tout en retenue qui se dégage de cet hommage. Beau !

Sur le titre final, le classique « Fade to Grey » (de Visage), Simi convie son partenaire, KGB, à l'accompagner au micro et le duo fonctionne à merveille. Comme 'Bonus tracks', nous avons droit à deux pistes de Simi Nah qui n'avaient été publiés que sous une forme électronique, « Dressing Room - the Naked mix » et « Flashback ».

Au final, cet opus apparaît comme une très belle collection de titres, qui permettra aux jeunes et aux moins jeunes de redécouvrir le très riche patrimoine de la new-wave, ainsi que quelques personnalités légendaires qui ont marqué leur époque. Nice job, guys !!

Pour écouter le teaser c'est ici

Pour pré-commander l'album c'est

 

Jack White produit le nouveau Neil Young

Écrit par

« A letter home », c’est le nouvel album de Neil Young dont la sortie est prévue pour ce 27 mai. Le Canadien a confié la mise en forme de cet opus à Jack White, artiste fort occupé pour l’instant. Et pour cause, non seulement il publiera son nouvel elpee, Lazaretto », en juin, mais il multiplie les projets parallèles. Le long playing du Loner sera constitué d’une série de reprises.

En voici le tracklisting

-A Letter Home intro
-Changes (Phil Ochs)
-Girl from the North Country (Bob Dylan)
-Needle of Death (Bert Jansch)
-Early Morning Rain (Gordon Lightfoot)
-Crazy (Willie Nelson)
-Reason to Believe (Tim Hardin)
-On the Road Again (Willie Nelson)
-If You Could Read My Mind (Gordon Lightfoot)
-Since I Met You Baby (Ivory Joe Hunter)

-My Hometown (Bruce Springsteen)
-I Wonder If I Care as Much (Don Everly)

Liars a envie de foutre le bordel.

Écrit par

La nouvelle vidéo des Liars réalisée par Luis Cervero et coproduite par Urban Outfitters est sortie. Baptisée « Mess On A Mission », elle est issue de leur dernier et 7ème album « Mess ».

https://www.youtube.com/watch?v=jbrNt-dMDsY&feature=youtu.be

http://instagram.com/liarsliarsliars

www.facebook.com/LiarsOfficial

www.liarsliarsliars.com

 

 

La rage aveugle d’Accept

Écrit par

Accept publiera un nouvel album ce 18 juillet. Pour le produire, le mixer et le masteriser, ces vétérans allemands de la scène heavy metal on bénéficié du concours d’Andy Sneap. Et « Blind Rage » constituera leur 3ème album depuis leur réunion en 2009.

www.acceptworldwide.com

www.facebook.com/accepttheband

 

Ed Sheeran Sing…

Écrit par

« Sing », c’est le titre du nouveau single d’Ed Sheeran ; et il est déjà disponible sur iTunes. Pour écrire cette chanson, Ed a reçu le concours de Pharrel Williams. C’est également un extrait de « x », le nouvel album du natif du Suffolk, dont la sortie est prévue pour le 20 juin.

http://youtu.be/scHS8YaYoRA

Le jeune artiste anglais se produira en concert le 15 août au Pukkelpop et le 4 novembre à Forest National.

Thibet, vision et certitude.

Écrit par

Depuis qu’il a vécu un épisode en solitaire, au cours duquel il a publié un premier Ep intitulé  « Three Songs from William Blake », Gregory Vandamme a compris que le psychédélisme allait bien au-delà de quelques clichés colorés…

Ethérées, les chansons pop de Thibet tournent autour de rythmiques envoûtantes et libèrent une atmosphère introspective et mélancolique.

Thibet dévoile son nouveau clip tiré du single « Out of Time » ainsi que son album en streaming exclusif via Focus Vif, et c’est ici

 

 

 

Tournée JauneOrange 2014 : vendredi 25 avril

Écrit par

Retour au bercail pour les enfants sages du label Jaune Orange, après une mini-tournée commune.
Accueillis comme il se doit par un public venu nombreux, les trois groupes se promettaient de fêter dignement ce retour en leur fief.
Qui a dit que nul n’était prophète en son pays ?
Issus de la même écurie et partageant le (bon) goût de la (bonne) Pop, les Candies, Feather et Pale Grey déclinent néanmoins leurs influences de manière toute personnelle.

Ainsi, Fastlane Candies ouvre le bal ce soir, tout en n’oubliant pas d’y apporter gouaille et bonne humeur.

L’album « Telenovelas » est aujourd’hui bien accroché à la plupart des oreilles présentes ; dès lors, la succession de petites perles sucrées issues de ce premier album s’égrène élégamment tout au long d’un set qui ne manque pas de panache.

Au public réceptif, les cinq membres du band répondent, non sans une pointe d’humour ; mais surtout affichent dorénavant une assurance qui leur sied bien.

Une maturité gagnée au fil des concerts et qui donne encore plus de volume en ‘live’ à des compositions à la candeur adolescente.

De maturité, The Feather n’en manque certainement pas. Et pour cause. Ce super groupe du label compte en son sein des membres de MLCD, Pale Grey, et comme tête de proue, la chevelure sauvage de Thomas Medard de Dan San. Soit une somme d’individus extrêmement doués qui possèdent déjà une fameuse expérience de la scène.

Doux voire ouaté, leur univers est vrillé de saccades énergiques délicatement parsemées et ne se distingue pas instantanément des paysages arpentés par Dan San, se différenciant néanmoins par une écriture différente et une instrumentation aux accents ciné-panoramiques, qu’on retrouve en même proportion sur leur album « Invisible ».

Laissant le soin aux Pale Grey de dégoupiller les derniers artifices d’un feu coloré de jaune et d’orange.

Emmenées par l’impeccable section rythmique et contrebalancées par d’imparables mélodies, les chansons du combo prennent toute leur ampleur et sont reprises en chœur par une frange de fans occupant la droite du couloir en face de la scène.

Un côté festif qui résume à lui seul l’excellente ambiance de cette belle affiche.

Si aucune surprise n’est venue, au final, clôturer ce show (on était en droit d’attendre une réunion de tout ce petit monde en fin de concert) et si aucun des groupes n’a assuré de rappel, le bilan de cette fête est néanmoins particulièrement positif.

La nuit peut  alors commencer, et après que les têtes aient dodeliné, laissons les corps se déhancher.

(Organisation : JauneOrange / Court-Circuit / Club Plasma)

Fastlane Candies + The Feather + Pale Grey

 

Vegas

Everything you know is wrong

Écrit par

Pour enregistrer son troisième elpee, Vegas a bénéficié du concours de Leo Grandperret ainsi que de Charles De Schutter, responsables de la mise en forme –notamment– de disques pour M, Vismets, Superbus et Stereogrand. Un opus qui fait suite à un éponyme publié en 2006, et à « An hour with », en 2011.

A l’instar d’un concept album, « Everything you know is wrong » est découpé en quatre chapitres pour 13 plages. Des compos dont les lyrics sont signés Palladia C., une fan de longue date, des textes qui racontent une histoire dont les thèmes majeurs sont l’amour et la joie de vivre.

Première constatation, le son est parfait. Dans un style pop/rock contemporain qui fait appel à la fois à l’instrumentation basique et à la technologie moderne. A la croisée des chemins des Yankees de The Killers et des Britanniques de Kaiser Chiefs. Hormis les plus intimistes « On my way home » et « I don’t really care », qui se bornent au piano et à la voix, ainsi que « Fire », une valse électrique qui a servi de B.O. au court métrage « Frank & Dean », les dix autre titres sont imprimés sur un tempo plutôt enlevé. Certaines pistes seraient même susceptibles de faire le bonheur du dancefloor. La voix d’Alky Stoner est bien timbrée, la ligne de basse grondante ou caoutchouteuse, les accords de gratte judicieux et parfois cinglants, les claviers –souvent vintage– vivifiants, mais surtout, le drumming à la fois souple, ample et offensif. Et à l’instar des deux références susvisées, le sens mélodique autant que les chœurs sont hymniques. Quant au single « I know », il me fait parfois penser au « Video killed the radio star » des Buggles. Excellent de bout en bout, ce long playing souffre quand même d’une certaine linéarité dans le ton, ce qui l’empêche de se démarquer d’une vague pop/rock un peu trop dans l’air du temps à mon goût…

 

Scud Mountain Boys

Do you Love the Sun

Écrit par

Ce disque était sorti à la même époque que « The Early Year », soit la réédition des deux premiers albums parus avant la reformation du groupe en 2011, « Dance the Night Away » et « Pine Box ». « Do You Love The Sun » constitue donc le premier opus publié après la réunion de Scud Mountain Boys. Un premier test donc pour le groupe originaire du Massachusetts depuis leur séparation en 1997. A-t-elle été bénéfique ? Le folk du band à Joe Pernice a-t-il retrouvé des couleurs ? Si l’émotion est toujours palpable, on ne peut pas en dire autant de l’énergie. Car la voix de Joe Pernice est toujours aussi apathique et plaintive. Elle est même d’une constance époustouflante. Néanmoins, n’enlevons pas le mérite du band. Car il faut avouer que si la musique est généralement soporifique, l’instrumentation demeure plutôt sympathique. Tous les instruments nécessaires au country-folk –lap steel, grattes acoustiques, etc.– y sont. Et les berceuses sont particulièrement bien torchées. Certaines mélodies parviennent même à accrocher, à l’instar de « Do You Love the Sun ».

En gravant « Do You Love the Sun », Scud Mountain Boys revit à défaut de se réveiller, ce qui n’est au final déjà pas si mal. ..

 

The Scrap Dealers

Red like blood (7”)

Écrit par

Premier Ep pour ce quintet liégeois ; et le moins que l’on puisse dire, c’est que les trois compos qui y figurent déménagent. Leur musique baigne dans un garage/punk/rock’n’roll qui puise ses influences au racines du genre, c’est-à-dire chez les Cramps, les Stooges originels voire MC5. Si le titre maître et « Imagination » évoquent les deux premières formations légendaires, « Get out of my city » épouse manifestement la frénésie malsaine de la troisième.

 

The Narcotic Daffodils

Cellex

Écrit par

« Cellex » constitue le second opus de The Narcotic Daffodils, un disque qui fait suite à un éponyme paru en 2011. L’entrée en matière est plutôt surprenante et pas nécessairement facile à assimiler. « Light dry gordon » est ainsi sculpté dans un garage/punk brutal (Babes in Toyland ?), tourmenté et vindicatif, malgré l’une ou l’autre petite pause et un final imbibé de nappes de claviers ainsi que de riffs de gratte ‘deepurpleliens’ circa « In Rock ». Dès « Surfer boy » on retrouve Simon au sitar, une piste qui s’ouvre sur un mode psyché/rock 60’s propice aux envolées de cordes torturées. Des envolées qui deviennent de plus en plus incisives sur « Million dollar baby », et finissent par entraîner toute l’expression sonore dans un magma électrique incandescent.

Ritournelle énigmatique, « Weathered » bénéficie du concours de Luna Doppée à l’accordéon, une plage plus cabaret (Dreden Dolls ?) au cours de laquelle la voix d’Irène prend toute son ampleur. Et, finalement, c’est à ce moment qu’elle fait le plus penser à celle de Björk, en plus grave, comme parfois à l’époque des Sugarcubes. Une sensation qu’on retrouve sur le tout aussi étrange « The sewer », même si c’est la mélodie vocale qui communique alors cette impression.

Abordons maintenant les pistes les plus prog. « The barber », tout d’abord. Le titre le plus long du disque. Huit minutes parsemées d’envolées sonores frénétiques. Malgré quelques incursions furtives au moog à la Emerson, Lake & Palmer et des claviers légèrement jazzyfiants (Brian Auger ?) ou oscillatoires, on pense surtout aux délires du Gong période Daevid Allen/Steve Hillage, alors qu’Irene vient, au beau milieu du jeu de quilles, nous réserver des lyrics déclamatoires, à la manière d’une Patti Smith (NDR : qui a dit Nina Hagen ?) En mode valse, « Go love yourself » est tapissé de claviers ouatés (Rod Argent ?) et brodé de cordes en picking (Steve Hackett ?), alors que sur « Sun for the rest » elles sont tintinnabulantes, une plage caractérisé par ses changements de tempo réguliers, mais surtout au sein de laquelle on identifie la présence de claviers vaporeux (un mellotron ?) réminiscents du « Strawberry Fields » des Fab Four.

Un peu de british blues boom sur « Shout » nous renvoie au Spencer Davis Group, avant que l’expression sonore ne glisse à nouveau dans la prog. Et l’opus s’achève par « Jolyne », une composition enregistrée à la basilique St Hubert. Une ballade amorcée par des chœurs mystiques, puis essentiellement partagée entre la voix d’Irene et les cordes en picking ; mais finalement abordée un peu comme un « House of the rising sun » totalement épuré…

Un deuxième album réussi, même si on regrettera le manque de fil conducteur entre les différentes compos (NDR : pour un album qui privilégie la prog !) ; mais manifestement The Narcotic Daffodils est sur la bonne voie…

 

 

Jean Jean

Symmetry

Écrit par

A l’instar de Pneu, Electric Electric, Marvin ou autre Chevreuil, Jean Jean relève de la scène française math-rock. « Symmetry » constitue le deuxième album de ce duo batterie/guitare qui se mue circonstanciellement en trio (basse ou clavier). Un disque aussi court que le précédent. Il atteint d’ailleurs, à peine 25 minutes.

Essentiellement instrumentales, les compos sont véloces, énergiques et intenses. Tout comme les formations susvisées, Jean Jean a le don d’aiguiser ses riffs et de provoquer des ruptures inopinées au sein d’un même morceau. Et « Coquin l’éléphant », le titre qui ouvre le disque en est un bel exemple. Cependant, la formation hexagonale ne se contente pas d’aligner des pistes de math-rock. « Love » baigne ainsi dans un climat davantage ambient. Là ou le band se fourvoie, c’est quand il sonde le néo métal (« Laser John »). Heureusement, cet écart est le seul recensé sur le disque. Le retour au math-rock s’avérant alors une sage décision…

Bref, à défaut d’être original, « Symmetry » est un album de bonne facture, et surtout susceptible de vous donner un bon coup de fouet les jours de fatigue.

 

Bleen

Looking for Laika

Écrit par

Bleen, c’est le dernier projet de Pierre Surquin. Cet ex-Pi-project, ex-Multifruits avait également tenté une carrière sous son nom, publiant d’ailleurs dans la langue de Molière, un Ep baptisé « Laissez tomber le cirque » en 1999, et un album, intitulé « Une affaire d’état », en 2009.

Pour enregistrer « Looking for Laika », Pierre a reçu le concours de quelques collaborateurs : le bassiste Jerôme Thieffry, le guitariste David Staes et le drummer Laurent Mercier (NDR : ce dernier a notamment accompagné Maurane, Axelle Red et Zazie, en tournée). Sans oublier Yoad Nevo, qui s’est chargé du mastering, à Londres.

Mais entrons donc dans le vif du sujet. Découpé en 13 pistes, le disque s’ouvre par « Beyond closed doors », une ballade mid tempo tramée sur un piano, qui aurait pu figurer au répertoire d’Ozark Henry. Et ce piano sert souvent de charpente aux compos. Les plus mélancoliques, bien sûr. Comme sur « The day that I wished », une plage caractérisée par des arrangements de choeurs et symphoniques, lorgnant parfois vers Coldplay. Le douloureux « I am from you », au cours duquel, la voix suit les accords comme chez Mark Kozelek. Et le filmique « Every sip of wine », qui quoique contaminé par un synthé vintage, s’achève par des arrangements orchestraux somptueux, réminiscents d’un certain Colin Vearncombe alias Black. Des traces de synthé vintage qu’on retrouve également régulièrement tout au long de l’œuvre. Et en particulier sur « What’s true », un morceau imprimé sur un tempo carré, dont la mélodie nerveuse et accrocheuse rappelle les Cars.

Le long playing recèle l’une ou l’autre plage plus pop et insouciante comme « Who I Am » et « Dressed and combed », abordées dans l’esprit de Malibu Stacy ou encore « Let your heart sing », plus proche d’un Charly Winston, au cours duquel Pierre utilise probablement deux micros…

On en arrive à la quintessence de l’elpee. Des titres plus riches, construits en boucle. Au fil du morceau, les instruments ou les arrangements viennent se greffer sur la texture sonore. « Love is our only sunshine » et le plus allègre, quoique presque reggae « The neighbour’s dog » en sont deux belles illustrations ; ils incluent même du banjo. Puis « Your emotions », parcouru d’un tabla et surtout canalisé par une basse bavarde mais mélodieuse, dans l’esprit d’un Mick Karn.

Mais c’est le titre maître qui constitue certainement la meilleure compo de l’album. Elle nous plonge dans un univers énigmatique que n’aurait pas renié Japan, Pierre posant ici son timbre le plus grave, à la manière de David Sylvian. Guitares syncopées et de nouveau clavier vintage (John Foxx ?) complétant le tableau.

Le long playing s’achève par « In my veins », une piste intimiste, interprétée à la sèche, au cours de laquelle on entend les doigts glisser sur les cordes, pendant que Pierre joue à nouveau sur les tonalités les plus graves de sa voix.

Un bien bel album, même si on pourrait reprocher sa longueur (Plus de 53’) et un recours trop fréquent à la boîte à rythmes, alors qu’une plus grande implication des drums aurait donné davantage d’amplitude et de relief aux compos.

 

Rich Bennett

DiBenedetto (Ep)

Écrit par

« DiBenedetto », c’est le nouvel Ep solo du guitariste new-yorkais Rich Bennett. Un artiste particulièrement occupé, puisqu’on l’a déjà vu aux côtés de Rebecca Pronsky, aux claviers chez les shoegazers de Mahogany et de Soundpool ; mais surtout comme leader de Monocle, un combo qui pratique de la dream-pop.

Lors d’un voyage dans sa famille sicilienne, l’Américain apprend que son nom de famille Bennett dérive en fait de DiBenedetto ! Cette tardive révélation lui insuffle l’envie de composer des morceaux inspirés par les paysages de cette région et par ses influences majeures : Bill Frisell, Robin Guthrie et David Sylvian. « DiBenedetto » est un disque instrumental qui se focalise sur la six cordes. Il s’ouvre par une reprise du « Il Grande Silenzio » de Sergio Leone et embraie par quatre plages qui baignent au sein d’un ‘mood’ autant cinématographique qu’atmosphérique…

Paisible et relaxant, cet Ep évoque certains projets ‘ambient’ concoctés par Brian Eno. Et avouons-le, il est quelque peu anecdotique…

 

White Wine

In every way but one

Écrit par

Joe Haege nous le rappelle au sein du texte introductif de cet album : il y a plus de 17 ans qu’il enregistre. Il n’a donc plus rien à prouver, que se soit comme musicien ou artiste. Originaire de Portland, dans l’Oregon, Joe s’est d’abord forgé une notoriété à travers 31 Knots, en concoctant une musique très personnelle. Et sur les planches, le band est également parvenu à se bâtir une fameuse réputation, à cause notamment des extravagances de son leader. Depuis quelques années, il a placé 31 Knots en hibernation, afin de s’investir dans d’autres projets, dont celui impliquant son épouse, Tu Fawning, et de prêter main forte à Menomena, le temps d’une tournée. Et le multi-instrumentiste s’est enfin décidé à nous concocter un album solo, sous le curieux patronyme de Vin Blanc/White Wine.

D’emblée le style du bonhomme est aisément identifiable. Sa voix aussi. Puis l’énergie qu’il injecte dans ses morceaux est tellement caractéristique. Et « Temple of Lines » en est certainement la plus belle illustration. En outre, à travers ce nouveau projet, il pousse ses expérimentations toujours un peu plus loin. A l’instar d’« Every way but one », une plage au cours de laquelle la guitare et les drums ont été réduits à la portion congrue, au profit des claviers et des rythmes électroniques. L’heure est donc au synthétique pour Vin Blanc/White Wine, même si tout au long de « Losing Sweet Permission », on retrouve un piano plus classique.

Bref, on se rend compte qu’en concoctant « In every way but one », Joe Haege a pris du bon temps. Et sa petite dizaine de nouvelles compos se révèlent, ma foi, fort sympathiques, à défaut d’atteindre l’excellence de 31 Knots. Mais on retiendra surtout qu’en publiant cet elpee, l’Etasunien a dévoilé une autre facette de sa personnalité, une personnalité manifestement complexe…

 

The Narcotic Daffodils

Conflit de générations ?

Écrit par

The Narcotic Daffodils vient donc de sortir son second elpee, « Cellex » (Cellex, verbe Tamazight (Berbère) qui signifie ‘fragmenter’, écrit en caractère tifinagh, une écriture issue, comme l’alphabet grec et romain du phénicien, et encore en usage dans tout le Sahara, du Maroc au Mali). La plupart des morceaux ont subi leur baptême du feu en ‘live’, avant d’être immortalisés sur ce cd. Mais comme de nombreux artistes émergents, la gestation a été longue et difficile, le claviériste (et épisodiquement préposé au sitar) Simon Rigot nous en explique les raisons…

On a commencé plus tard que prévu. Quand on a parlé d’enregistrer un deuxième album, l’idée était de rentrer en studio dès octobre 2012 pour le terminer vers mars 2013, le masteriser et le sortir, avant octobre 2013. C’était le planning. Malheureusement, on a été contraints de revoir le calendrier, car le studio choisi est soudainement devenu inaccessible jusqu’en janvier 2013. Dès lors on n’a pas pu commencer avant. Et encore, il était déjà réservé dès février 2013 par Machiavel. Donc, on n’a disposé que de 3 jours pour enregistrer la basse, la batterie et le sitar. Nous l’avions choisi, car son acoustique est vraiment exceptionnelle. Aussi, vu le peu de temps qui nous était accordé pour disposer des lieux, on s’est concentré sur la section rythmique et le sitar. Aussi, on a dû chercher un autre endroit à Bruxelles. En attendant, j’ai enregistré toutes les parties de claviers chez moi, parce j’y dispose d’une panoplie d’instruments authentiques. Et notamment un piano Rhodes et un orgue Hammond. C’était finalement plus facile que de tout déménager dans un autre studio où finalement le son n’aurait pas été meilleur. Fin mars/début avril, on y a enregistré 2 sessions en 3 jours. D’abord toutes les guitares. Et puis toutes les voix. Mais le dernier morceau, « Jolyne », ne correspondait pas à l’émotion que nous souhaitions lui insuffler. Et il fallait y coller un arrangement. Notre producteur avait même évoqué la participation d’un grand orchestre. Et j’avais déjà écrit une ébauche de partition pour ce projet. Qui a finalement été abandonné, pour nous conduire dans une église. La basilique de St Hubert. Mais on n’a pu investir les lieux que fin juillet. Ensuite on a voulu donner une autre dimension à « Weathered ». A l’origine, on disposait d’un vieil harmonium datant de 1850. Une pièce magnifique. Mais il produisait un souffle épouvantable. Le producteur, lui-même accordéoniste, a alors suggéré d’essayer un accordéon… J’ai donc contacté Jean-Claude Doppée alias DJ Saucisse, une figure notoire de la nuit bruxelloise qui a également été figurant dans le film ‘Dikkenek’. Lors d’une interview accordée à la radio, lui, le rock’n’roller avait raconté les péripéties qui avaient conduit sa fille à apprendre l’accordéon dès son plus jeune âge. Luna a aujourd’hui 17 ans et en joue très bien. Dop était enchanté. Ils ont débarqué début août. Quelques jours après l’enregistrement de « Jolyne », à St Hubert. Et les essais se sont avérés concluants. On a donc réservé un studio pour l’accordéon. Mais il n’était pas libre avant fin septembre. L’histoire peut paraître rocambolesque, mais la veille du jour ‘J’, on s’est rendu compte que Luna avait oublié son instrument à l’internat de son école à Gand. Et donc, il a fallu en dernière minute, en trouver un autre en prêt. Fin septembre, tout était mis en boîte. Et on a encore pris trois mois pour le mixing. A cause de discussions internes dont je t’épargne les détails. Mais mi-décembre, nous étions enfin presque au bout de nos peines. Et là les événements se sont accélérés. On a engagé Peter De Wachter d’EQuus au mastering. C’est un des meilleurs en Belgique. Il bosse pour Stromae, Puggy et des tas d’artistes signés chez Universal. Un gars très sympa qui a vraiment mis le petit vernis qui manquait pour que le disque soit clinquant. Début janvier tout était prêt. Restait à dénicher une distribution. Pas évident. Parce qu’en Belgique, elle est de plus en plus difficile. C’est finalement Thierry Coljon du Soir qui m’a signalé l’existence de cette petite boîte namuroise qui s’occupe notamment My TV is Dead, Chloé du Trèfle, ainsi que d’autres artistes, tant de la chanson française que du rock. Il s’agit de cod&s. C’est un des derniers en Wallonie. Et il fait correctement son job, fournissant aussi bien FNAC, Media Markt que les disquaires. Ensuite on a lancé le pressage. Et on a confié l’illustration de la pochette à Valérie Lenders…

On entre maintenant dans le vif du sujet : l’absence de véritable fil conducteur de l’album. C’est ce qui rend son écoute difficile. Sur « Cellex », plusieurs titres émargent à la prog et l’intro est carrément punk. Deux courants qui s’opposent…

On a, il est vrai, étonné beaucoup de nos fans. En fait, lors de la sortie du premier album déjà, on nous avait déjà reproché de ne pas très bien voir dans quelle direction on allait. Et pourtant, le son était beaucoup plus homogène. Orienté orgue/guitare/basse/batterie. Alors que sur le deuxième, on a voulu le rendre plus contemporain. Il y a du synthé. Un microKORG, très utilisé dans l’univers de la techno. Il y a du punk. Mais aussi plus de sonorités vintage, car on y a intégré du mellotron et du piano Rhodes. J’ai même branché ce Rhodes sur une cabine Leslie, pour certains morceaux. On a donc voulu un mix entre sons classiques et modernes. C’est la raison pour laquelle Hakim, notre guitariste, préfère parler de fragmentation plutôt que de progressif. Les fans de la première heure regrettent que le Hammond ne soit plus omniprésent. Nous n’avions pas envie de graver un deuxième album qui ressemblerait au premier. Nous voulions évoluer. Il y a trop de groupes qui se contentent, disque après disque, de la même recette…

Evoluer est certainement un choix louable, mais le mélomane aime suivre un fil conducteur. Même si parfois il peut-être difficile à pister. Sur ton elpee, on est quand même particulièrement bousculés.

Oui, c’est vrai. Parce que nous ne voulons pas être sur rails. Le seul fil conducteur, c’est la chanteuse. Et encore, elle chante différemment suivant les morceaux.

Parfois ses inflexions me rappellent, et je ne suis pas le seul à le penser, à Björk, mais sans monter dans les aigus.

Absolument. Mais elle n’aime pas du tout ces comparaisons. Elle apprécie pourtant bien Björk, mais elle ne les accepte pas… 

Un exception quand même, sur le titre particulièrement prog, « Barber », où là, elle déclame à la manière de Patti Smith.

J’étais très étonné de ta remarque, et je n’y avais pas pensé. C’est vrai, mais c’est parce qu’elle déclame. Peu de chanteuses rock déclament leurs textes. Elles se contentent de chanter…

Sur ce même morceau, il y a des envolées qui rappellent le Gong de la période Daevid Allen / Steve Hillage.

Ta réflexion était tout à fait inattendue. Mais en le réécoutant je me suis rendu compte qu’il y avait une influence inconsciente. Tout particulièrement celle d’« Angel’s egg » et du titre « Flute salad ». Absolument !

Le mellotron pour « Sun of the rest », il était dans le studio ?

Non, j’avoue, ce n’est pas un mellotron. C’est un son créé par un ordinateur. Cet instrument est quasi impossible à dénicher. Alors j’ai essayé de reproduire le son qui s’en rapprochait le plus. Et je crois que le résultat est concluant.

Même que les sonorités rappellent parfaitement le « Strawberry fields forever » des Fab Four.

Oui, oui, c’était l’objectif…

Pour ma part, le début de « Shout » opère une incursion dans le british blues boom et adresse en même temps un clin d’œil au Spencer Davis Group.

Oui, le début est très blues, mais le reste alterne entre moments plus violents et plus calmes. Il y a également des chœurs éthérés et un final plus prog. Il nous a été reproché que la compo était trop courte. Qu’elle méritait un développement, un délire, au cours duquel on profiterait de cette ambiance pour développer de longs solos. Mais si nous souhaitions réaliser un morceau assez riche et complexe, nous le voulions le plus court possible. Un peu comme chez les Beach Boys. Tu sais, j’ai toujours été fasciné par leur « Good vibrations ». C’est un titre où tu n’as pas un couplet/refrain traditionnel. Il est découpé en 3 actes. Comme une véritable symphonie. Et on connaît tellement cette chanson, qu’on ne s’en rend même plus compte de sa structure. J’ai toujours été fasciné par cette idée de composer un morceau très complexe avec une économie de temps.

Au niveau des claviers, je t’en avais déjà parlé, tu apprécies beaucoup le style de Rod Argent.

Je l’ai encore vu l’été dernier à New York.

Et sur certaines compos de « Cellex », j’y retrouve un peu Brian Auger…

(Surpris et content !) Brian Auger, c’est mon pote ! Je l’ai vu à 7 ou 8 reprises. Chaque fois qu’il vient en Belgique, pas la dernière malheureusement, mais bien depuis 10 ans, je vais toujours assister à ses concerts. Il se produit souvent au Spirit of 66. Mais il est aussi venu à Anvers. Et à Bruxelles, il y a une quinzaine d’années. A Anderlecht, dans une petite salle. Il jouait avec sa première fille. Sa première fille l’a accompagné au chant, et plus tard sa deuxième. Et elles sont aussi merveilleuses l’une que l’autre. Son fils participe également à cette aventure familiale. A la batterie. Brian, c’est un monument.

« Weathered », titre cabaret. Abordé dans l’esprit des Dresden Dolls ?

Je ne connais pas du tout. C’est un duo ?

Allemand. Mixte. Piano/drums et chant.

Oui, c’est une compo qui baigne dans une ambiance de cabaret fin de soirée. Certains ont parlé d’une ambiance à la Arno. D’ailleurs à un moment, on a pensé lui proposer de partager un duo avec Irène. C’est notre producteur qui nous l’a suggéré. Et puis finalement on a laissé tomber.

Mais il est ouvert à ce type de projet.

Oui, oui, je sais bien. Si on lui avait demandé, il l’aurait probablement accepté. Au début on y a pensé, et puis au fil du temps on a changé d’avis et je crois qu’Irène n’aurait pas pu céder davantage de place sur ce morceau. Et le résultat aurait pu se solder par du remplissage.

Vous êtes tous impliqués dans l’écriture des compos ?

Tout à fait. On se partage même quelquefois la tâche. Pour « The Barber », tout part d’une improvisation totale qui a ensuite été maîtrisée. Mais en fait, on apporte une idée ou une mélodie, et puis on l’adapte. C’est dans cet esprit que je travaillais déjà, il y a 35 ans, à l’époque de Berntholer. J’amenais une suite d’accords et une idée de mélodie. Et puis Drita la chanteuse l’adaptait et créait sa propre mélodie. Je pense que c’est une méthode assez sage. Il ne faut jamais imposer à un chanteur une mélodie. Il faut lui faire des propositions et lui laisser le temps de l’apprivoiser…

Le guitariste joue en picking sur deux titres, à la manière de Steve Hackett. Un maître pour lui ?

Non, car au départ, le picking n’est pas sa façon naturelle de jouer. Il préfère mettre des effets dans sa gratte électrique, de la pédale wah wah et compagnie. Il a fait un travail formidable pour s’adapter…

The Narcotic Daffodils réunit des musiciens issus de deux générations différentes. Pas vraiment courant et évident une telle formule de line up ?

Il y a 25 ans de différence entre certains d’entre nous. Souvent ce sont de vieux briscards, qui se font accompagner de jeunes. Comme Brian Auger, qui joue avec son fils et sa fille. Les musicos de Triggerfinger ont la cinquantaine. Et il est plus facile de jouer entre musiciens de sa propre génération. Impliquer des musiciens d’une autre génération est exigeant. Parce qu’on n’a pas les mêmes objectifs. On n’a pas les mêmes sources d’inspiration. Bien qu’on serait étonné d’apprendre que malgré son jeune âge, Irène aime autant Robert Fripp que moi. Elle joue aussi de la guitare et est très influencée par Robert Fripp. Et ce feeling se retrouve dans deux des compos qu’elle a écrites, « Weathered » et « Go love yourself », caractérisées par cette suite d’accords énigmatiques, angoissants. Hakim préfère Jimi Hendrix, Led Zeppelin, mais aussi Funkadelic ou les Temptations. Merlin a beaucoup écouté les premiers Genesis. Finalement, cette barrière de générations ne se situe pas au niveau de la musique, et pas vraiment des priorités, mais des objectifs. Flupke et moi avons construit notre existence. Nous sommes mariés. Nos enfants ont déjà 20 ans. Sauf que maintenant, je viens d’adopter une petite fille. Mais c’est le hasard. Notre vie professionnelle est stable. On n’a pas d’angoisse par rapport à ce mode de vie. Nos trois jeunes ont une copine ou un copain. Mais ils ne sont pas en couple. Ils n’ont pas d’enfant. Ils n’ont pas encore de boulot, puisqu’ils sont étudiants, mais sont à l’aube de devoir s’en dénicher un. Ils ne savent pas très bien où ils vont aller. Je me souviens que quand j’ai commencé à bosser, j’ai arrêté de faire de la musique. Parce qu’il fallait s’installer dans la vie. Donc on n’a pas les mêmes priorités et c’est parfois très difficile. Et pas les mêmes réseaux. En matière de promotion, ce ne sont pas nos trois jeunes qui ont des relations dans le milieu. Même si ce n’est pas toujours un avantage. Enfin, tout dépend de l’ouverture d’esprit de ces relations. Certains nous ont mis carrément des bâtons dans les roues. Pour toute une série de raisons. Notamment, parce qu’ils estiment qu’on appartient au passé et ne comprennent pas pourquoi on monte un nouveau groupe, alors que tous les copains de ma génération, reproduisent la musique comme il y a 30 ans. Au sein des mêmes groupes qui ont vécu il y a 30 ans. En se servant du même nom qu’il y a 30 ans. C’est comme si je remontais maintenant Berntholer (NDR : voir article Wikipédia ici). Et on reprendrait la route. Ce n’est pas mon style. J’ai envie d’aller de l’avant. De m’investir dans un nouveau projet. A l’aide de nouvelles personnes, tout en développant de nouvelles idées…

En concert :

30.04  (BE) Belvédère Namur (20 Year Bear Rock), 9PM
01.05  (BE) Pianofabriek Saint-Gilles,BXL, 5PM
10.05  (BE) Japanese release party at The London Calling,9PM
17.05  (BE) Showcase Media Markt Woluwe. 3PM
21.06  (UK) Sonic Rock Solstice Festival in Builth Welsch, 6PM
12.07  (BE) The Joint - Overboelare (Geraardsbergen), 9PM