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Matt Andersen

Weightless

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Matt Andersen est canadien, du New Brunswick très exactement. Auteur/compositeur/chanteur/guitariste, il a entamé sa carrière en 2002. Au cours des dernières années, il a publié "Second time around" en 2007, "Something in between" en 2008, "Piggyback" et "Live at Phoenix Theatre" en 2009 et "Coal Mining blues" en 2011. Sans oublier, au cours de ce même exercice, "Push Record", en duo avec Mike Stevens, et "Spirit of Christmas", un album de Noël. Janvier 2010, il avait remporté le réputé International Blues Challenge de Memphis!

Matt possède un timbre vocal aussi graveleux et ravagé que celui de Joe Cocker. Et c’est manifeste dès "I lost my way", la plage qui ouvre l’elpee. Pour ce r&b de toute bonne facture, il est soutenu par d’excellents musicos, et notamment une armée de cuivres et de chœurs. Tout au long de l’opus, on remarque que lors de la mise en forme, Steve Berlin (Los Lobos/ex-Blasters) est venu ajouter son grain de sel… Caractérisé par sa superbe mélodie, "My last day" est une ballade lente, colorée par l'orgue Hammond de Ross Billard, une piste que chante Andersen comme un Cocker juvénile… La tendresse envahit "So easy", une autre ballade country transcendée par les interventions cristallines de la pedal steel que se réserve un autre Canadien issu de Vancouver, Paul Rigby. Le titre maître baigne dans le r&b, une piste légère qu’illustre parfaitement la plume reproduite sur la pochette ; et pourtant, on ne peut pas dire que la corpulence d'Andersen soit un argument de poids (?!?!) pour refléter cette subtilité. Son partenaire habituel et ami, Mike Stevens (NDR : un spécialiste du bluegrass) vient apporter son concours à l’harmonica. La six cordes sort enfin de sa réserve sur "Alberta Gold", un titre imprimé sur une rythmique sobrement rock. Il était temps! "Let's go to bed" reconduit un peu la formule utilisée pour "So easy" : l’intimité et la tendresse. Sentiments que traduit parfaitement la pedal steel. Andersen libère le max de sensibilité sur les compos les plus paisibles. Il élève pourtant la voix sur "The fight", un combat valeureux et convaincant. Sans aucun doute, la plage qui m’a botté le plus. Délicatement country, "Drift away" opère un retour à la country. Un peu de rythme qui anime "City of dreams" suffit pour libérer les cordes acoustiques et amplifiées. "Between the lines" est empreint d’une douceur extrême. Paisible, la voix se laisse cajoler par les interventions limpides de l’orgue et de la guitare, échangeant des baisers, des roses et du chocolat…

 

The 1984

Self made (Ep)

Écrit par

Fondé en 2009, The 1984 est un quatuor bruxellois. Il réunit le chanteur Nicholas Brynin, le guitariste Nicolas Claus, le bassiste Gregory Paternoster et le drummer Gary Divito. A ses débuts la formation avait publié un Ep intitulé "The nightmare before". Et dans la foulée, gravé un album baptisé "Room 101", un disque enregistré au sein des studios Sainte-Marthe, à Paris. Depuis, elle tourne inlassablement en Belgique et s’est même produite lors de la finale du Hard Rock Cafe ainsi qu’au festival rock de Durbuy. Ce "Self made" constituerait le premier volet d'une trilogie annoncée. Il est découpé en cinq pistes.

"The key" ouvre la plaque. Le son est particulièrement musclé. Les musiciens sont bien soudés. La guitare se fond parfaitement dans la puissance de feu attisée par la section rythmique. "Dark passenger" est imprimé sur un tempo frénétique. Les arrangements sont assez complexes, mais bien structurés. Les changements de rythme fréquents. Pas de hurlement vocal. Les musicos maîtrisent impeccablement leurs instruments et on distingue clairement les interventions bien balancées de basse et de guitare. "Lonely bones" est une compo très homogène. Elle baigne au sein d’une atmosphère très stoner, sans doute un peu lourde, mais se singularise par ses accès de cordes bien ciblés et la voix lugubre, quoique distincte de Nicholas. Qui reçoit le concours de ses partenaires, aux backing vocaux, sur le plus élaboré "Compromosis". Des cordes acoustiques empreintes de douceur et de mélancolie ouvrent "Open wounds", une plage qui monte progressivement en puissance, se magnifiant au fil des superbes arrangements… Une voie que The 1984 aurait tout intérêt à approfondir…

 

Tomorrow We Sail

For those who caught the sun in flight

Écrit par

Tomorrow We Sail est originaire de Leeds. La formation compte sept musiciens en son sein et « For Those who Caught the Sun in Flight » constitue son deuxième album. Depuis 2009, les Anglais s’évertuent à affiner leur post-rock. Leur musique intègre tous les éléments classiques du style : des guitares cristallines et des crescendo maîtrisés (NDR : malheureusement trop rares…) Cependant, deux violons, un piano et des vocaux viennent étoffer l’ensemble. Néo-classique leur post-rock lorgne alors surtout vers Mono.  

« For Those who Caught the Sun in Flight » aurait pu se révéler intéressant, s’il n’y avait ces voix. Celle du chanteur est maniérée. Et comme ni les chœurs féminins, ni les harmonies vocales ne parviennent à contrebalancer ces envolées lyriques, on décroche assez rapidement pour ne plus retenir que cet aspect de l’œuvre. Qui à cause de ces paramètres, ne pourrait même pas servir de musique de fond…

 

Sam Roberts

Lo-Fantasy

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Guère notoire sur le Vieux Continent, le Sam Roberts Band jouit d’une grosse popularité au sein de son pays. Pour preuve, la formation a déjà décroché plusieurs prix, depuis sa création, en 2000. « Lo-Fantasy » constitue son sixième album et le deuxième depuis que le groupe a décidé de poursuivre l’aventure sous ce patronyme. Malgré la présence du backing group, les elpees précédents étaient parus sous le nom de Sam Roberts. Enfin, quoique québécois, les musicos se sont établis à Montréal.

En publiant « Lo-Fantasy », le combo canadien a voulu se frotter à l’électro-rock. Résultat des courses, la musique de cet opus est assez accessible et se boit comme du petit lait. L’énergie est communicative et les mélodies accrochent dès la première écoute. Bref, l’opus possède toutes les caractéristiques requises pour enflammer de grands stades.

Néanmoins, après avoir écouté les onze plages, on n’a vraiment l’impression de ne pas en avoir retenu grand-chose.

 

Détroit

Noir désir à l’Horizon

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Cent ans de solitude et onze ans d’absence ne sont pas venus à bout du souffle de l’une des plus belles voix, de l’une des plus belles plumes de la scène rock française. Si la musique avait oublié Bertrand Cantat, ne fût-ce qu’un instant, le public avait résolument répondu présent ce jeudi 15 mai, à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Et quel accueil !

Quelques minutes à peine ont d’ailleurs suffi pour fermer tous les guichets de l’Hexagone et de Belgique.

Sans doute, certains s’attendaient-ils à un événement peuplé de quadras nostalgiques à la recherche du temps perdu. D’autres, à de nouveaux horizons sis au-delà du vide orienté vers une autre lumière, loin des rivages ‘sombres’ de Noir Désir, qui auraient définitivement brûlé les dernières pages du groupe culte français, grillé ses dernières cartouches. Par bonheur, Bertrand Cantat et Pascal Humbert ont réussi magistralement à garder le cap, à se frayer une voie médiane, louvoyant entre passé et futur pour s’ouvrir vers un Détroit plus que présent. Un voyage au bout de la nuit ? Pas vraiment.      

Un rendez-vous avec le temps traversé par une électricité spasmodique. Rarement une telle ferveur n’a saisi l’auditoire francophone de l’AB. Aux côtés de Bertand Cantat (Chant, Guitare) et Pascal Humbert (Basse, Contrebasse), militent Nico Boyer (Guitare), Bruno Green, alias ‘le Professeur’, (Claviers, Guitare) et Guillaume Perron (Batterie). Et cette équipe s’est vraisemblablement rendue coupable de l’un des meilleurs concerts de musique française, en cette année 2014. Rien de moins.

Certainement sensible à la critique de ses premières représentations, le ‘jeune’ groupe français ne cesse de revisiter ses concerts, de changer de formule, de trouver l’équilibre. Tant dans le répertoire que l’orchestration. Et vu le résultat atteint ce jeudi soir, le public bruxellois a certainement dû assister à la fin d’un ‘tour de chauffe’.

17 titres d’une set list qui sillonne habilement entre « Horizons » et le répertoire de Noir Désir totalement réorchestré. Entre l’envie furieuse de réécouter les anciens titres réinventés et de découvrir les nouveaux sur scène. Aucune concession, pas de prétexte au racolage nostalgique. Juste un nouveau Cantat qui préfère chanter sans lyrisme excessif ni grandiloquence, privilégiant une justesse émotionnelle déchirante.

Le frisson est constamment palpable dans la salle, il vibre derrière chaque mot, chaque note, chaque morceau. Il lézarde les âmes. Une pureté émotionnelle qui, cette fois, ne se cache pas derrière des violons. Ce soir, Détroit a décidé de sortir les guitares électriques et de laisser les cordes au vestiaire. Le temps d’un instant.

Hagard, cheveux ébouriffés et habillé de noir, Cantat monte sur les planches accompagné de son complice Pascal Humbert et de ses trois nouveaux camarades de jeu. Le chanteur est accueilli par une longue salve d'applaudissements ponctuée de ‘On t’aime’. Figé au centre de l’estrade, tel un enfant perdu dans la foule, il répond par quelques sourires, quelques gestes mêlés de mercis étouffés. Symboliquement, c'est sur Pascal Humbert que sont braqués les projecteurs pour les deux premières chansons de la soirée.

« Ma Muse » et « Horizon » en ouverture. L’atmosphère devient subitement troublante, suffocante. Une chape de béton scelle un public désormais muet. La tête rivée au ciel, les yeux fermés, comme absent, Bertrand Cantat revient sur l’indicible d’une voix bouleversante : ‘Qui de mon cœur ou de ma tête va // Imploser comme une étoile // Quel débris ou quel morceau de moi // D'abord te rejoindra.’ Pas question d’oublier !

« Des Visages des figures » vient ensuite atténuer l’intensité de l’émotion. Et nous rappeler, qu’outre une voix magnifique, intacte, l’artiste français est un grand parolier.

Dès les premières notes de « A ton étoile », le ton général change radicalement. Le leader de Détroit reprend progressivement confiance et retrouve les automatismes de l'homme de scène qu'il était du temps de Noir Dez, tourbillonnant avec sa guitare. Loin des polémiques et des controverses, les interprétations de Cantat et Humbert sont habitées d’une musicalité exceptionnelle. Le diable au corps, le chanteur se libère, crache, vomit ses émotions et enchaîne les tubes. Les riffs s’enragent, la batterie cogne et le public exulte. Un incendie volontaire largement maîtrisé par nos cinq pompiers-pyromanes.

Un set terriblement plus dynamique et électrique que celui des concerts précédents qui change de configuration lors du premier rappel. Un rappel sur lequel Pascal Humbert échange sa basse contre une contrebasse et vient souffler sur les braises à l’aide du violon de Catherine Graindorge et du violoncelle d’Anne Lisa pour interpréter « Droit dans le soleil » et quatre autres titres.

Après deux heures de concert, les cinq musiciens viennent frontstage, guitare à la main, pour un final furieux en communion totale avec le public sur « Le vent nous portera » et « Comme elle vient ». Un vacarme étourdissant produit par un auditoire braillant sans accalmie : ‘Comme elle vient vient // Encore et encore // Comme elle vient // Encore et encore…’ sur lequel Bertrand Cantat a eu juste le temps de lancer un ‘Bruxelles, je t’aime’ avant de disparaître en backstage.

Un très grand concert sans démesure, plein de sobriété et riche en émotion.  

Nietzsche suggérait ‘qu’il n’est pas de belle surface sans une redoutable profondeur’ (Naissance de la Tragédie), Cantat nous apprend qu’on ne crée pas de chant sublime sans un gouffre de souffrance sous-jacent.     

Notez également qu’après ce concert accordé dans une AB archi-comble, Détroit a décidé d’offrir à son public belge une troisième et dernière date à l’Ancienne Belgique, le mercredi 8 octobre 2014.

Voir aussi la section photos ici

La setlist:

Ma muse – Horizon – Des visages des figures – A ton étoile – Le creux de ta main – Lazy – Le fleuve – Lolita nie en bloc – Ange de désolation – Null & void

Rappel 1

Droit dans le soleil – Glimmer in your eyes – Sa majesté – Fin de siècle – Tostaky

Rappel 2

Le vent nous portera – Comme elle vient

(Organisation Live Nation)

 

The Chameleons (Vox)

Mark Burgess et Kompany…

Dirigé par Mark Burgess, l'un des plus talentueux chanteurs/compositeurs/poètes de l'histoire du rock (et un de mes ‘héros’), The Chameleons a marqué les années '80 en produisant des bijoux de rock post-punk psychédélique, comme "Script of The Bridge" ou "Strange Times". Malheureusement, la formation s'est séparée après la mort de leur manager Tony Fletcher, en 1987. Après avoir tenté plusieurs projets en solo ou en compagnie d'autres musiciens (The Sun and The Moon, Invincible, ...), Mark Burgess a décidé, en 2000, de reprendre le flambeau sous le vocable Chameleons Vox (la voix des Chameleons) à l’aide du batteur originel, John Lever et d'autres musiciens.

La tournée européenne qui passe par Het Depot, ce soir, repose sur l'interprétation intégrale du premier album des Mancuniens, « Script of the Bridge ». Probablement leur meilleure réalisation, elle remonte à 1983. En fin d'après-midi, j'ai eu la chance d'interviewer Mark Burgess. C'est un homme attachant, très brillant et pétri d'humour typiquement britannique. Il a parlé de son enfance à Manchester, des Beatles, de T.-Rex, de l'enregistrement de « Script... », de ses projets, etc., mais aussi, de son intérêt pour les OVNI, les expériences proches de la mort et les phénomènes paranormaux, en général. Cette interview sera publiée sur musiczine.net dans les tout prochains jours. Stay tuned !

Mais pour l'heure, concentrons-nous sur le concert. Het Depot est en configuration 'box', car un rideau coupe la salle en deux. Chameleons Vox n'attire pas la toute grande foule, mais c'est un public de véritables fans, majoritairement des quadragénaires, qui est venu vivre ce moment unique.

Dès la première chanson, « Don't Fall », le ton est donné. La formation reproduit à la perfection le titre original. Depuis qu'il a recommencé à jouer de la basse sur scène, Mark Burgess ressemble à s'y méprendre à l'image qu'il reflétait dans les années '80. Ce qui frappe également, c'est l'excellent travail réalisé par les deux guitaristes, qui ont réussi la gageure de reproduire les tonalités extrêmement élaborées, créées à l'époque par Dave Fielding et Reg Smithies ; des tonalités bourrées de réverbération (notamment, grâce à l'ampli Roland Space Echo). Le son général est parfait. Pas étonnant, puisque c'est l'excellent ingé’ Thomas ‘Mixmeister’ (TNproductions) qui est préposé à la table de mixage.

Après « Here Today », il attaque « Monkeyland », un des titres phares de l'opus. Le morceau s’ébroue tout en douceur, mais quand éclate le refrain, le public reprend comme un seul homme : ‘It's just a trick of the light !’ Le set embraie par « Second Skin », une de mes 10 chansons préférées toutes époques et catégories confondues. Sept minutes de pur plaisir, où l'on ressent pleinement la profondeur de l'inspiration de Burgess, qui puise ses racines dans les années '60 comme en témoigne l'allusion concédée au « Please, Please Me », des Beatles, glissée au beau milieu de la chanson. Dans la deuxième partie, superbement psychédélique, on flotte dans un autre monde, les yeux fermés, transpercés par la beauté hypnotique de la musique.

Les plages suivantes de l'elpee sont une succession de classiques incontournables et indémodables, depuis l'énergique « Up the Down Escalator » jusqu'au très sociologique « A Person Isn't Safe Anywhere These Days ». Au moment de « Paper Tigers » l’intensité est à son comble et la formation clôture sa prestation par le très beau « View From A Hill ».

De retour sur le podium pour le rappel, Mark Burgess nous réserve, a capella, la chanson que les fans de Manchester City, son club favori, entonnent en l'honneur de notre Vincent Kompany national, sur l'air de Mrs Robinson : ‘And here's to you, Vincent Kompany’... Un clin d'oeil très apprécié par un public de connaisseurs ! Ensuite, le band reprend « Looking Inwardly », une plage extraite du second elpee des Chameleons, « What does anything mean? Basically », avant d'entamer un autre tour de force, « Soul in Isolation ». Cette composition très élaborée, issue du troisième album du groupe, « Strange Times », s'étire sur plus de 9 minutes et comme d’habitude, Burgess s'y adonne au 'song dropping' en plaçant quelques extraits de « The End » (The Doors) et « Eleanor Rigby » (The Beatles). « Singing Rule Britannia (While the Walls Close In) » est présentée comme une chanson ‘Made in Manchester’ et Burgess y introduit également une évocation musicale, mais au « Transmission » de Joy Division…

Après une seconde pause, Chameleons Vox revient sur les planches pour interpréter le très funky « Swamp Thing » et le solide « Return of the Roughnecks ». Au final, excepté le manque relatif d'interaction entre les musiciens en ‘live’, ce concert a été en tous points parfait. On a pu se rendre compte de l'incroyable spectre qui caractérise les Chameleons : une musique forte et en même temps très sophistiquée, des paroles très poétiques, voire philosophiques, révélant un regard unique sur la société et la condition humaine. On attend impatiemment les nouvelles compositions que Mark Burgess et surtout son nouvel elpee qui devrait paraître dans le courant de l’année, une œuvre pour laquelle il a associé différents musiciens, à l’écriture...

En première partie, Reiziger, une formation louvaniste et limbourgeoise, a présenté un power-rock énergique, aux accents Sonic Youth / Fugazi / Girls Against Boys. Leur album « Kodiak Station » est sorti il y a peu sur Birch&Broom/[PiaS]. A suivre !

Organisation : Het Depot, Leuven

Setlist :

Don't Fall
Here Today
Monkeyland
Second Skin
Up the Down Escalator
Less Than Human
Pleasure and Pain
Thursday's Child
As High As You Can Go
A Person Isn't Safe Anywhere These Days
Paper Tigers
View From a Hill

Encore 1

Looking Inwardly
Soul in Isolation
Singing Rule Britannia (While the Walls Close In)

Encore 2

Swamp Thing
Return of the Roughnecks

 

 

Jamie XX aime les Filles

Écrit par

Jamie XX vient de publier son nouveau single. Il s’intitule « Girl ». Dans la foulée, l’artiste insulaire va effectuer une nouvelle tournée des festivals qui ne passera malheureusement pas par la Belgique.

https://www.youtube.com/watch?v=r7gmVWgEpRc

Les concerts en Europe

5 Juillet Astropolis, Brest, France
3 août Dekmantel Festival, Amsterdam, Netherlands

http://www.jamiexx.com/

 

FaneL, le miroir qui reflète Nosfell et Myasaki ?

Écrit par

Créé en mai 2013 par Bérangère Sentex (Rufus Bellefleur, Aeria Microcosme), FaneL aurait pu naître d’un croisement entre Imogen Heap et Nosfell écrivant la B.O d'un film de Myasaki.

Le son de FaneL vacille entre technologie et tradition entremêlant beat synthétiques, instruments singuliers et voix s'exprimant en anglais et japonais.

Au banc des petites curiosités qui construise son expression sonore : la sruti box (instrument traditionnel indien), le milltone drum (cousin du hang), le gong, le tambour, le chimes et la kalimba...

Son 1er  EP, « The Mirror » est sorti le 21 avril.

Pour découvrir « Inori », accordé en session acoustique, au musée Georges Labit de Toulouse, en compagnie de Nina Goern (Cats on Trees), c’est ici

 

L’Audiorama de Mermonte

Écrit par

Mermonte est une formation bretonne au potentiel remarquable qui publiera son nouvel album, « Audiorama » ce 26 mai. Oscillant entre celle de Sufjan Stevens, Tortoise et Steve Reich, sa musique émerveille par son croisement entre pop solaire et post-rock stellaire.

http://www.lesinrocks.com/inrocks.tv/mermonte-video-live-pour-jerome-bessout/

http://clappingmusic.com/

 

 

Les Nuits Botanique 2014 : lundi 12 mai

Écrit par

Les Nuits Botanique 2014, c'est parti. Ou presque. Car comme souvent, le Bota propose un petit amuse-gueule avant le vrai début des festivités, prévu pour ce 16 mai. Au programme, The Neighbourhood, qui fait salle comble au Witloof et, à l'étage, les Canadiens de BadBadNotGood. A l'extérieur, le chapiteau, pas tout à fait prêt, prend doucement forme, niché en plein milieu du parc Botanique, au même emplacement occupé il y a quelques années, lorsque le festival se déroulait au mois de septembre, et qu'il a finalement retrouvé l'an dernier. En attendant de pouvoir y faire un tour, direction l'Orangerie pour la première découverte scénique de cette édition.

BadBadNotGood réunit trois Torontois qui pratiquent une fusion surprenante de jazz et de hip hop. Ils démarrent leur carrière lorsque l'attention de Tyler, The Creator est attirée par l'une de leurs vidéos, mettant en scène des morceaux retravaillés de son clan Odd Future. Ils mettent ensuite en ligne une première mixtape, « BBNG » en 2011, qui tape dans l'oreille des blogueurs en quête de nouveaux sons. Une deuxième mixtape, « BBNG2 » est balancée sur la toile un peu moins d'un an plus tard. Deux mixtapes réunissant autant de titres originaux que de covers. Leurs reprises originales de Feist (à la sauce James Blake), Kanye West et même My Bloody Valentine les conduiront jusqu'à la scène du festival Coachella. De quoi se forger un petit nom de manière efficace. Et le 5 mai dernier, le trio publiait enfin son premier LP officiel, tout simplement intitulé « III ».

C'est une semaine plus tard qu'on les retrouve donc sur la scène de l'Orangerie, introduit par un DJ Set de leur bon pote Lefto. A 21h, le combo prend place pour son premier concert indoor, en Belgique. Préposé aux grosses caisses, Alexander Sowinski dirige les débats. Pas avare en paroles, il intervient quasiment entre chaque morceau pour dire combien il est heureux d'être là. Le public le lui rend bien, même si ses tirades sont parfois un peu longuettes et inutiles. La salle n'est pas comble mais bien remplie, peut-être même aux 4/5e de sa capacité, et réunit autant de curieux que de fans de la bande.

Après avoir interprété deux morceaux de leur nouvel LP, « Triangle » et « Can't Leave The Night », les trois gaillards de BadBadNotGood enchaînent par ce qu'ils font de meilleur, c'est-à-dire des réinterprétations de morceaux Hip Hop et Bass music, version jazzy. A commencer par le « Bugg'n » de TNGHT (le duo composé de Hudson Mohawke et Lunice). Une version longue et supérieure à l'originale, qui met rapidement le feu aux poudres. Le set décolle, le public est happé. Partout de larges sourires s’affichent et des têtes battent la mesure. Le trio embraye sur des versions retravaillées de leurs propres morceaux « Kaleidoscope », « Hedron », « CS60 » ou encore la ballade « Differently, Still », dopée à la grosse caisse pour l'occasion. Ainsi qu'une autre cover survitaminée, en l'occurrence celle de « Putty Boy Strut » de Flying Lotus. Un vrai régal ! Au bout d'une heure, il annonce la fin du set qu'il clôture par « Bastard / Lemonade », alliance retentissante d'un morceau de Tyler, The Creator et d'un second de Gucci Mane.

Au moment de se retirer, le groupe hésite, réticent à s'en aller devant l'insistance du public. Il décide alors de jouer 'un dernier morceau', « DMZ », extrait de son second mixtape, dans une version allongée. Mais c'était mal connaître le public belge qui, loin d'être rassasié, en redemande encore, jusqu'à faire vibrer les murs de l'Orangerie. Après une petite consultation en aparté, Alexander Sowinski, Matthew Tavares (piano électrique) et Chester Hansen (basse) décident d'ajouter un dernier titre à leur setlist, leur version personnelle du « Flashing Lights » de Kanye West, qui apparaît également sur « BBNG2 ». Et le premier concert des Nuits Botanique 2014, qui devait initialement durer une petite heure, va s’achever en bénéficiant de 40 minutes de bonus ! BadBadNotGood a bien compris l'adage : 'give the people what they want'. Et le public le lui rend bien, par une ovation accordée au terme d'un concert palpitant.

A (re)voir absolument, cet été au Gent Jazz Festival (18/07) et au Festival de Dour (19/07).

Organisation : Botanique

BadBadNotGood

 

The Wows

War on Wall Street

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Ce combo italien a donc décidé de déclarer la guerre à Wall Street ! Depuis Vérone, il a l’intention de défier le monde financier en se servant de son groove rock’n’roll, comme unique arme… Mais les traders new-yorkais ne risquent pas de trembler à l’écoute des revendications de ce quintet. Et pour cause, malgré une évidente bonne volonté, il manque singulièrement de cohérence. Difficile de spéculer sur un investissement à 9 titres, quand il réunit du rock à la Arctic Monkeys (« Bad Habit »), du power-rock (« Model Soldiers »), des ballades downtempo (« Harlot’s House », « Walls »), un ersatz d’Offspring nouvelle mouture (« Thinking of Business ») et même des fâcheuses gueulantes émo (« Nice Day »), sans qu’il ne risque de perdre des dividendes. Pas que le ratio soit nul, « Mr Manigot » n’est d’ailleurs pas un mauvais placement, mais ce « War on Wall Street » n’est manifestement pas assez rentable…

Les textes ont beau être engagés (NDR : notamment par Rage Against The Machine, c’est ce que les musicos affirment), on a l’impression leur action est trop dispersée pour séduire les agents de change…

 

Robert Pollard

Honey Locust Honky Tonk

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Franchement, Robert Pollard est tellement prolifique, qu’il devient de plus en plus difficile d’y retrouver ses jeunes. « Honey Locust Honky Tonk » constituerait son 38ème album si on ne tient compte que de ceux publiés sous son nom et de Guided By Voices. En englobant ses multiples projets, il doit en avoir gravé plus de 80 !

Que nous réserve son nouvel essai ? 17 plages en tout pour un peu moins de 38 minutes, dont quelques unes semblent inachevées. Ce qui n’est pas nouveau dans son chef. Même si les thèmes abordés sont souvent pertinents. Notamment lorsqu’il affronte celui de l’indifférence qui se manifeste aujourd’hui entre les êtres humains ou de l’angoisse face à la mort…

Côté guitare, Robert se sert d’une sèche, d’une semi-acoustique et bien sûr d’une électrique pour accompagner son chant. Mais penchons-nous plutôt sur la quintessence de cette œuvre. Toujours aussi lo fi. Qui adresse l’un ou l’autre clin d’œil à REM. A l’instar de « No requested things » ou de « I killed a man who looks like you ». Deux compos à la mélodie particulièrement contagieuse. Mais également à David Bowie. Comme sur « She hides in black » (ces infexions vocales !) et « It disappears in the least likely hands (Me may never not know) », rémniscente de « Heroes » voire de « The next day ». Et si l’inévitable « Tommy » du Who hante rituellement « Circus green machine », « Who buries the undertaker » nous entraîne dans le sillage de Wire. A cause de ces des jaillissements d’électricité hypnotiques. Enfin, « Drawing a picture » plonge dans le psychédélisme sydbarrettien. Et le reste ? Correct, mais souvent embryonnaire, certaines pistes n’atteignant même pas la minute. Bob n’avait sans doute pas le temps de les parachever. Trop occupé. D’ailleurs, depuis la sortie de ce long playing, il a certainement déjà publié deux ou trois nouveaux albums…

 

Pillar Point

Pillar Point

Écrit par

La toile ne nous apprend pas grand-chose au sujet de Scott Reitherman, aka Pillar Point. On y découvre quand même qu’il est originaire de Seattle et a milité au sein de la formation indie-pop, Throw Me The Statue. Enfin, que cet opus éponyme constitue le premier elpee de ce jeune artiste. Or, l’Américain est signé chez Polyvinyl Records, un label intéressant qui héberge, notamment, Japandroids, The Dodos, Deerhoof et Xiu Xiu…

Pillar Point pratique une synth-pop au sein de laquelle il mêle judicieusement claviers et guitares. Il remet ainsi au goût du jour les sonorités 80’s, sans pour autant tomber dans le kitsch ni reproduire les recettes consommées par tant de formations contemporaines. Pourtant, les neuf plages de cet elpee constituent un véritable appel à la danse, provoqué d’abord par la ligne de basse caoutchouteuse (« Touch »). Puis par le climat sensuel au sein duquel les compos baignent. Et comme les mélodies sont terriblement contagieuses, je vous souhaite bonne chance pour vous débarrasser du virus…

Pourtant, malgré ce potentiel indéniable, la musique de Reitherman n’a pas encore traversé l’Atlantique. Ce qui ne devrait plus tarder… A quand une tournée européenne ?

 

The Lemonheads

Lick (réédition)

Écrit par

« Lick », c’est le troisième opus de Lemonheads. Paru en vinyle, dès il a été réédité sous la forme d’un compact disc et enrichi de deux bonus tracks, en 1992. Qui figurent bien sur cette nouvelle mouture. A nouveau doté de titres supplémentaires. 10 en tout, dont l’interview évincée de Creator ». Et du tracklisting originel, on retrouve cependant la reprise électrique, mais bien balancée (Bob Mould ?) du « Luka » de Suzanne Vega ainsi que le « Mallo cup » oubliés sur la réédition du second long playing. Ce dernier morceau ouvre d’ailleurs le long playing, et augure une œuvre bien plus mélodieuse et maîtrisée. Illusions rapidement perdues. Car hormis le très pop « Circle of one », bercé d’accents mélancoliques à la Kurt Cobain (NDR : pensez à « In utero »), le reste nous replonge dans la sauvagerie des deux premiers opus. Seul le son de la batterie semble avoir bénéficié d’une meilleure mise en forme. Parmi les bonus tracks, figurent évidemment plusieurs enregistrement opérés ‘live’, deux au WERS et trois aux Pays-Bas ; et puis les quatre pistes du premier Ep éponyme, « Laughing all the way to the cleaners ».

Pour en revenir aux sessions d’enregistrement, elles ne se sont pas déroulées dans un climat paisible, puisque et Dando et Peretz ont alternativement claqué la porte, avant de revenir terminer le boulot, ce dernier quittant finalement la formation lors de leur tournée européenne. Ce qui explique pourquoi plusieurs musicos de studio sont venus en dépannage, afin de pallier les absences alternatives des deux leaders.

 

The Lemonheads

Hate your friends (réédition)

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« Hate your friends » constitue le tout premier long playing des Lemonheads. Nous sommes alors en 1987, et le trio, alors constitué d’Evan Dando, de Ben Deily et Jesse Peretz, aidé pour la circonstance par Doug Trachten, pour une grosse moitié de l’album, pratique un punk rock directement influencé par Hüsker Dü et les Replacements. Si Jesse Peretz se concentre uniquement sur la basse, Evan et Ben se réservent les vocaux, jouent de la guitare ou des drums quand le quatrième larron ne siège pas derrière les fûts. Les trois compères s’étaient rencontrés au Commonwealth School de Boston où ils avaient d’abord fondé Whelps. Au départ limité à 13 titres, cette réédition a été enrichie de 17 bonus tracks, dont la plupart ont été immortalisés à l’Emerson College de Boston, en 1987. Parmi les titres gravés en studio, seul « Don’t tell yourself it’s OK » laisse entrevoir le futur plus pop des Lemonheads. Le reste est plutôt brut de décoffrage. Y compris le ‘live’, mais en plus brouillon. Une seconde exception qui confirme la règle, « Mod lang ». Cette piste qui figurait sur la compile « Crawling from within’, lorgne vers Elvis Costello & ses Attractions qui auraient été privés de claviers…

 

The Lemonheads

Creator (réédition)

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Paru en 1988, sous la forme du format vinyle et réédité en 1992, en compact disc, « Creator », constitue le second opus des Lemonheads. Et il s’inscrit dans la lignée du premier, « Hate your friends », même si les cordes de guitares sont parfois plus distinctes (« Sunday »). Ben Deily et Evan Dando se partagent les vocaux, mais le premier nommé braille plus qu’il ne chante.

La première version ne comptait que 13 plages et le cd 15, plus une interview. Cette réédition nous en propose 24, dont 10 bonus tracks également immortalisés à l’Emerson College de Boston, mais en 1988 ; cependant, pas de trace de la reprise du « Luka » de Suzanne Vega ni de « Mallo cup ». Par contre on y retrouve bien le « Your Home Is Where You're Happy » de Charles Manson et le « Plaster Caster » du chanteur/bassiste de Kiss, Gene Simmons. Deux compos acoustiques quand même, « Your home is where you’re happy » et « Postcard » ainsi qu’une plus pop, « Come to the window ». Pour info, sur le dernier titre de la plaque, Juliana Hatfield vient poser sa voix, mais elle chante carrément faux, alors que paradoxalement, les gratteurs tentent vainement de rectifier le tir…

 

The Chills

Somewhere beautiful

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Fondé en 1980, The Chills compte à ce jour une vingtaine de line up différents. Seul Martin Phillipps, le membre fondateur, est toujours au poste. C’est également le chanteur/guitariste et le principal compositeur. Au début des 90’s, il a mis son projet entre parenthèses, suite à des problèmes de santé, avant de reprendre le collier en 1995. The Chills, c’est aussi et surtout une formation néo-zélandaise issue de Dunedin qui relevait du label Flying Nun, une écurie qui a hébergé des artistes ou des groupe aussi incontournables que The Verlaines, 3D’s, Chris Knox, The Clean, Bats, Bailter Space, Able Tasmans, et j’en passe…

Le dernier véritable long playing des Chills remonte néanmoins à 1996 (« Sunburnt »). Depuis, la formation a publié un mini elpee baptisé « Stand By » et fait l’objet de l’une ou l’autre compilation.

« Somewhere beautiful » n’est pas, non plus, un nouvel opus, mais une session d’enregistrement privée, immortalisée lors d’un anniversaire accordé en 2011, à Central Otago, au sud de la Nouvelle Zélande. Il est découpé en 20 plages ! Et si le son n’est pas vraiment exceptionnel, l’elpee tient parfaitement la route, car on y retrouve toutes les caractéristiques qui ont forgé la notoriété du groupe. Oscillant du post punk (ces cordes délicieusement discordantes !) au garage, en passant par le psychédélisme et la pop, les compos sont également susceptibles de succomber à la mélancolie, sentiment accentué par la voix fragile de Phillips, ainsi que par les accords de piano sonores ou encore épisodiquement, un violon grinçant. Des titres à épingler ? Le single « Pink frost », le titre d’entrée « Night of chill blue », deux morceaux manifestement influencés par le Velvet Underground. « Part Past Part Fiction », digne des Fleshtones. Les ‘Remesques’ « Wet Blanket » et « Heavenly pop hit » (NDR : ce dernier avait d’ailleurs atteint la deuxième place des charts néo-zélandais, en 1994). Un « February » plus Buzzcocks que nature. Sans oublier l’incisif « Canterbury go ! » qui lorgne carrément vers les Stranglers, et pas seulement à cause de ses chœurs. Un seul bémol, la cover du « Matthew and son » de Cat Stevens, pas vraiment transcendante. Sans quoi, les nostalgiques des Chills devraient se régaler…

 

Belle & Sebastian

The third eye centre

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Le dernier opus de Belle and Sebastian, « Write About Love » remonte à 2010. Il serait donc temps que le groupe se décide à publier un nouvel opus studio. Pour tenter de nous faire patienter, il vient de sortir une compile qui couvre la période oscillant entre 1997 et 2002. Soit la moins intéressante de leur carrière. D’autant plus que la plupart des plages sont des chutes de studio, et la moitié d’entre elles ne sont même pas chantées par Stuart Murdoch. Néanmoins, sur les 19 pistes, on relève quand même quelques morceaux intéressants, dont un remix du « I’m a cuckoo » par The Avalanches, subtilement parcouru de percus et de chœurs afro, et un autre particulièrement dansant de « Your cover’s blown », opéré par Miaoux Miaoux. Un véritable inédit ! Enfin, après l’allègre et contagieux « Suicide girl », le caribéen « Love on the March » et une perle de folk/pop soyeuse intitulée « (I believe in) travellin’ light », on peut tirer le rideau. Pas que les compos sont de mauvaise facture, mais elles font un peu pâle figure par rapport à l’œuvre de Belle and Sebastian.

On épinglera quand même le magnifique digipack qui habille le disque. Une des rares raisons qui pourrait pousser les aficionados à se le procurer…

 

AC Acoustics

Victory parts (édition deluxe)

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AC Acoustics est une formation écossaise née en 1990. Issue de Glasgow très exactement. Séparée en 2003, elle nous a légué 9 singles et 4 albums, dont ce « Victory parts » qui vient d’être réédité et remasterisé. Une nouvelle mouture qui inclut 3 bonus tracks –excellents par ailleurs– mais aussi enrichie d’un second cd enregistré ‘live’ dans le cadre du festival de Reading, en 1996. « Victory parts » était paru en 1997, et avait reçu d’excellentes critiques de la part de la presse spécialisée. Malheureusement, il n’a jamais récolté le succès mérité. Au fil du temps sa musique est devenue plus complexe ; ce qui ne leur a certainement pas permis d’inverser la tendance…

A l’origine, AC Acoustics était surtout influencé par Spacemen 3, Jesus & MaryChain et Pavement, dispensant une expression sonore qu’on pourrait qualifier de noisy rock et qui a manifestement influencé les débuts de Placebo et de Smashing Pumpkins. Suffit d’écouter les compos de cet opus pour s’en rendre compte. Des chansons qui bénéficiaient, en outre, des lyrics poétiques et cryptiques de leur leader, Paul Campion. Dont le seul défaut était sans doute de ne pas avoir de voix transcendante pour le style. Et c’est encore plus flagrant en live (les 9 morceaux de « The silver exho and the golden echo » en sont une belle preuve). Car quand on écoute le noisy rock d’AC Acoustics, on en conclut qu’il serait à nouveau bien d’époque dans le cadre du revivalisme shoegazer que nous vivons actuellement ; et que, ma foi, certains groupes contemporains n’ont strictement rien inventé, mais simplement réchauffé une recette savoureusement électrique qui n’avait alors pas goûté, 20 ans plus tôt…

Une réédition qui vaut de l’or…

 

Scraps of Tape

Sjätte Vansinnet

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Scraps of Tape et une formation suédoise, issue de Malmö, très exactement et « Sjätte Vansinnet » constitue son cinquième elpee. Un quintet qui aurait pu émarger au post rock, s’il n’y avait la présence d’une voix. Encore que ces interventions vocales frémissantes, tantôt claires ou en falsetto (Paul Smith ?), n’émergent que ponctuellement. Mais un post rock qui aurait été contaminé par le post metal. Différence de boîte aux lettres… Des références ? Mogwai, Joan of Arc, Logh, Isis et le King Crimson circa « Larks’ tongues in aspic ».  

Pétillantes, scintillantes, incisives, sauvages, parfois torturées et chargées de feedback, les guitares se taillent la part du lion au sein d’une musique vivifiante, constamment agitée par les drums particulièrement amples, dont la subtilité rappelle les maîtres de la scène prog rock.

Bref, ce « Sjätte Vansinnet » est un disque de bonne facture, mais personnellement, j’estime que la carence en parties vocales rend l’ensemble un peu trop linéaire.

 

Le Puppylove de Soldout…

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“It’s A Sin”, c’est le nouveau single de Soldout. Il s’agit également d’une reprise des Pet Shop Boys. Et c’est à découvrir ici  

Ce premier extrait d’un album qui vient de sortir constitue également la bande son du film ‘Puppylove’ réalisé par Delphine Lehericey.

http://t.ymlp306.net/eesazaujjuyaraemmavambjq/click.php

Le duo se produira en live au cours des festivals d'été!

20/06/14 Fêtes De La Musique, Binche

27/06/14 Couleur Cafe, Bruxelles

28/06/14 Verdur Rock, Namur

18/07/14 Francofolies, Spa

http://www.soldout.be