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The Afghan Whigs font la bête…

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16 ans après leur dernière livraison, « Do the Beast », le nouvel album d’Afghan Whighs, sortira le 14 avril prochain sur Sub Pop.

Le clip de leur nouveau single « Algiers » réalisé par Phil Harder est à découvrir sur Youtube et Soundcloud.

Greg Dulli et sa bande se produiront en live au Cactus Festival le 13 juillet à Bruges.

http://bit.ly/AWAlgiersVideo

http://soundcloud.com/subpop/the-afghan-whigs-algiers

Tracklisting

01. Parked Outside
02. Matamoros
03. It Kills
04. Algiers
05. Lost in the Woods
06. The Lottery
07. Can Rova
08. Royal Cream
09. I Am Fire

10. These Sticks

 

Guided by Voices rend la planète plus cool.

Écrit par

Décidément les Guided by Voices sont increvables. Ils ont déjà annoncé la sortie d’un nouvel album pour le 19 mai !

« Cool Planet » constitue déjà leur 6ème album depuis leur retour en 2010 !

La planète est définitivement plus cool avec eux…

Pour écouter le morceau « Bad Love is Easy To Do » c’est ici

Tracklisting
 

01. Authoritarian Zoo
02. Fast Crawl
03. Psychotic Crush
04. Costume Makes the Man
05. Hat of Flames
06. These Dooms
07. Table at Fool's Tooth

08. All American Boy
09. You Get Every Game
10. Pan Swimmer
11. The Bone Church
12. Bad Love is Easy to Do
13. The No Doubters
14. Narrated by Paul
15. Cream of Lung
16. Males of Wormwood Mars
17. Ticket to Hide
18. Cool Planet

http://www.gbv.com/

https://www.facebook.com/GuidedByVoicesOfficial

https://twitter.com/gbvtweets

 

 

La conduite selon Douglas Greed.

Écrit par

« Driven », le second essai de Douglas Greed paraîtra ce 9 mai sur BPitch Control.

Un univers entre house, hip-hop, drum’n’bass et  pop tendance Joy Division à découvrir en cliquant ici

Tracklist:
 

1. Further
2. Driven with Mooryc
3. B12
4. Hurricane - with Yeah, But No!
5. Salad & Beer - with Mooryc
6. Summerless
7. Fire with Daniel Brandt
8. My Mind Is A Monkey with Delhia De France
9. This Time with Kuss
10. Hush
11. Long Distance Swimmer with Anna Mueller

www.douglas-greed.com

www.facebook.com/douglasgreed

www.discogs.com/artist/Douglas+Greed

www.bpitchcontrol.de/artists/douglas-greed

 

Les Bibles de l’indie rock 90’s…

Écrit par

Bibles est une formation belge qui marche sur les traces de Pavement, Sebadoh et des Vampire Weekend.

Leur premier single “Cynthia” est à découvrir sur Facebook.

https://www.facebook.com/BiblesBand

 

Triggerfinger

Comme si c’était un conte de fées…

Écrit par

Interviewer Triggerfinger constitue, pour votre serviteur, du pur bonheur. Il s’agit de notre 3ème rencontre et à chaque fois cet entretien est émaillé de fous rires. Faut dire que malgré le succès phénoménal recueilli, les musiciens sont demeurés humbles et ouverts à toutes les questions. Ils préfèrent s’exprimer dans leur langue natale ou en anglais, mais acceptent volontiers de répondre en français. Chapeau ! Et jamais ils ne se dérobent face à ces questions, même celles qui sont relatives à leurs influences. Elles constituent même, pour eux, des compliments. Quelle différence par rapport à ces jeunes formations qui nient l’évidence. Bref, le trio est au complet, c'est-à-dire le chanteur/guitariste Ruben Block, le bassiste Paul Van Bruystegem alias Monsieur Paul et le drummer Mario Goossens pour parler –surtout– de la sortie de leur nouvel album intitulé ‘By absence of the sun’ qui paraîtra ce 20 mai…

Le nouvel opus a été enregistré à Los Angeles, au ‘Sunset Avenue’, et plus au ‘Sound City’, car il a été totalement transformé ; mais c’est encore Greg Gordon, dont la carte de visite mentionne la mise en forme d’œuvres d’Oasis, de Wolfmother, de Soulwax et de Slayer, qui s’est chargé de la mise en forme. Monsieur Paul prend le crachoir : « En fait, nous étions tellement satisfaits de son travail opéré sur ‘All this dancin’ around’ que nous avons souhaité poursuivre la collaboration. Nous sommes depuis devenus des amis. Il est même considéré, en quelque sorte, comme le quatrième membre de Triggerfinger. » 

‘By absence of the sun’ est un titre sombre, presque crépusculaire. Une impression qui se dégage surtout sur la première et la dernière plage de l’elpee, en l’occurrence ‘Game’ et le final ‘Master of all fears’. Rien que l’intitulé du second est évocateur. Difficile de faire plus métal. Un morceau dont les sonorités ‘drone’ sont dignes de Sun O))). Mais c’est surtout le spectre de Black Sabbath qui y plane. Ruben argumente : « Il existe différentes manières d’appréhender le titre de l’album. Quand il n’y a pas de soleil, c’est la nuit. Or, la vie nocturne peut aussi s’avérer intéressante. C’est la raison pour laquelle on aime ce titre. Il exprime une certaine dualité. Et laisse la porte ouverte à des tas d’interprétations… En ce qui concerne ‘Master of all fears’, c’est une compo que j’ai écrite pour le Soundtrack du film. J’ai été invité à l’imaginer dans l’esprit de Black Sabbath. C’est le type de morceau dont le réalisateur avait besoin. Et j’ai essayé de le rendre la plus sombre possible… »

A l’une ou l’autre exception près, le long playing est plus hard, parfois presque grunge. Pensez à Soundgarden. Il y a encore un peu de blues, comme sur le stoner ‘Perfect match’ (clip vidéo ici), qui lorgne vers ZZ Top ou encore « And There She Was, Lying In Wait », sorte de boogie revu et corrigé par Depeche Mode ; mais il s’y fait plus rare. En ce qui concerne cette impression grunge, le rôle de Gordon n’y est certainement pas étranger. Mr Paul se défend : « Nous ne cherchons pas à calquer notre style sur l’un ou l’autre groupe. Et si ça arrive, on ne le fait pas exprès. Si tu nous parle de Soundgarden c’est un compliment. Mais la manière de capter le son a aussi son importance. Greg y est habitué. Il a bossé en compagnie de grosses pointures. Nous on s’est contenté de jouer le mieux possible. On avait consacré quelques répétions avant. On était bien préparés. On a fait quelques prises. A ce stade c’était tout simple. Mais le plus dur est arrivé après. Le mixing. Parvenir à obtenir le son qui était dans notre tête. Parce que si ça sonnait bien, on savait ce qu’on voulait obtenir et ce travail a pris du temps… En ce qui concerne le blues, il n’a pas vraiment disparu. Perso, ‘Game’ c’est du blues. Même ‘Master of all fears’, parce que je joue de la slide sur la basse et Ruben sur sa guitare. Quant à ‘And There She Was, Lying In Wait’, c’est un boogie fiévreux, à l’atmosphère étrange. C’est à mi-chemin entre le blues et stoner. Très 70’s, c’est vrai… » Et Ruben d’ajouter « On a un peu adopté le rythme du ‘On the road again’ de Canned Heat. » Et Monsieur Paul de déduire : « Maintenant tu as sans doute raison de dire que le disque n’est pas explicitement blues. Ce style est sans doute un peu plus sous-jacent… »

‘Trail of love’ est un slow un peu prog. Donc qui se réfère à nouveau au seventies. Une plage au cours de laquelle la voix suit les accords de guitare. Ruben clarifie : « Cette chanson, je l’ai écrite, il y a déjà 15 ans, au moins. Mais la mélodie ne m’est venue que l’an dernier. Lors d’un soundcheck effectué avant un concert, en Allemagne (il chante cette superbe mélodie). Elle m’a immédiatement plue et hop, le tout était ficelé. » Monsieur Paul nuance : « On a quand même dû bien la répéter, car elle n’était pas si facile à exécuter. En fait, on n’était pas habitué de jouer de cette manière et il a fallu s’adapter… » Et du prog, on en recèle encore sur ‘Big hole’, mais seulement dans la voix de Ruben, qui chante un peu à la manière d’Adrian Belew époque King Crimson. Ruben en explique la raison : « C’est à cause du delay » et Mario de préciser : « C’est amusant, sur le précédent album, un tas de journalistes ont fait des comparaisons avec le King Crimson… » Et pour en finir avec cette époque, ‘Splendor in the grass’ recèle des éléments psychédéliques. Serait-ce une ouverture pour le futur ou une volonté de coller au revivalisme contemporain ? Monsieur Paul réagit : « Ce sont nos racines. » Ruben concède : « C’est à cause des petits effets sur la voix. Un plug in, je pense ». Monsieur Paul rectifie : « On a tout préparé sur deux enregistreurs, un grand et un petit. Et on a modifié la vitesse. C’est ainsi qu’on créait du ‘flanger’ à l’époque. Un millième de seconde de différence pour donner cet effet de vertige… »

Un morceau se démarque de l’ensemble, ‘Halfway there’. Il y a des chœurs. Peut-être une boîte à rythmes. Une compo plus lente aussi, truffée de bruitages. A croire qu’ils l’ont enregistrée le lendemain d’une gueule de bois pour se reposer. Une réflexion qui les a bien fait rire. Monsieur Paul clarifie : « En fait, il n’y a pas du tout de boîte à rythmes. C’est Mario qui s’est chargé du bruitage à l’aide des fiches de câbles pour haut-parleurs qu’il manipule en cadence. Et tu as raison, il y a plein d’effets spéciaux. Par exemple, du piano, enregistré à l’aide d’un vieil enregistreur à cassette, comme tu trimballais avant, et les accords sonnent un peu faux. Puis du glockenspiel. » Mario ajoute « Et enfin, des bruits qu’on avait captés lors de la tournée, dans le bus ». Monsieur Paul confirme : « On avait enregistré le bourdonnement du moteur et c’est ce que tu entends… » Autre piste un peu différente, ‘There isn't time’, plus actuelle, aux accords de guitare très clairs, doublés même… Ruben avoue : « Il ne s’agit pas de re-recording comme tu penses, mais de l’utilisation d’un sax baryton. Ce procédé marche toujours très bien quand tu dois doubler les guitares. Los Lobos y recourt également… »

Avant d’enregistrer l’album, le trio a publié un single, une reprise du ‘I follow rivers’ de Lykke Li. Faut croire que le band apprécie cette artiste. Ruben commente l’épisode qui a conduit à cette cover : « On a accordé une session à Radio 3FM aux Pays-Bas et la station impose un exercice de style. Tu peux jouer une de tes compos, mais tu dois aussi reprendre un titre du Top 30. C’est la tradition. Une aventure plutôt bizarre. Nous étions arrivés la veille pour répéter le morceau. Et Ruben a conclu que c’était une chanson qu’on pouvait tenter d’adapter. On a cherché les accords et dans la soirée, c’était réglé. Seul Mario se demandait ce qu’il allait faire. Puis finalement, il a pris une cuiller et a tapoté sur une tasse de café (NDR : voir le clip ici). 

Et le lendemain nous étions présents à 7 heures du matin pour tourner la vidéo. Le soir nous devions nous produire à Groningen, au Nord de la Hollande. Et avant de nous mettre en route, on avait reçu un coup de fil du management qui nous informait que le clip marchait du tonnerre, alors qu’il n’y avait pas de disque de sorti. Les gens le téléchargeaient sur Internet et après 2 semaines on était numéro 1 aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne. Un accident très heureux. Ce n’était pas dans nos objectifs. C’est comme si c’était un conte de fées. Et c’est parce que c’est devenu un gros hit, qu’on a retardé la sortie de l’album… »

Triggerfinger se produira d’abord le 5 juillet à Rock Werchter, mais avant dans le cadre de Werchter Classic ce 28 juin, festival qui se clôturera par le set des Rolling Stones. Or le trio anversois a assuré la première partie du mythique groupe anglais à Hyde Park, le 6 juillet 2013. Finalement, ils ne les ont même rencontrés ni croisés. Monsieur Paul nous livre quand même une anecdote ‘people’ : « Par contre, lors d’une ‘private party’ en Allemagne, sa fille Gray Jagger, qui était organisatrice de cette fête, a dansé sur notre musique. C’est chouette quand même, non ?  Et puis elle est plus jolie que son père… » Ce qui n’est pas très difficile (éclats de rires)…

Pour terminer notre entretien, je leur montre la pochette sur laquelle les trois musicos sont vêtus de costards flambants neufs (NDR : comme sur la photo qui sert à illustrer cette interview). Et je leur demande s’ils ne craignent pas d’être engagés par H&M pour figurer dans leur prochain catalogue de mode. De quoi déclencher l’hilarité générale, qui va se prolonger pendant plusieurs minutes encore et se répandre sur toute la place de Brouckère…

Nouvel album ‘By absence of the sun’ : sortie le 21 avril  2014 chez Excelsior Recordings / V2

En concert :

16.04 Coutrai (B) De Kreun (Sold out)
17.04 Coutrai (B) De Kreun (Sold out)
19.04 Schijndel (NL) Paaspop
26.04 Gand (B) Jimmies Award Show
02.05 Bruxelles (B) AB (Sold Out)
03.05 Amsterdam (NL) Paradiso (Sold Out)
05.06 Paris (F) Zénith – 1ère partie de Shaka Ponk (Sold Out)

07.06 Montereau-Fault-Yonne (F) Festival Montereau Confluences
27.06 Roeser (Lux) Rock A Field
28.06 Werchter (B) TW Classic (Sold Out)
29.06 Paris (F) Solidays
04.07 Arras (F) Main Square Festival
05.07 Werchter (B) Rock Werchter (Sold Out)
06.12 Bruxelles (B) Forest National

 

 

 

Samaris

Musiczine au pays des elfes.

Écrit par

Comptant 320 000 habitants à peine et programant plus de 20 groupes chaque année sur toutes les scènes internationales, l’Islande est incontestablement l’un des pays les plus prolifiques de notre continent en matière de musique. Une politique culturelle dynamique qui ose la culture, un ‘New Deal’ artistique qui a fait de cette culture le deuxième moteur de la croissance du pays, rapportant plus ou moins un milliard d’euros par an. Près de 20% du PIB national. Un pays qui prouve, s’il le fallait, qu’il existe une vie en dehors des banques et soutient le talent de ses artistes. Un résultat surprenant, non seulement par le nombre, mais aussi par la qualité. Ses artistes inspirés nous offrent l’inédit et l’inouï : des sons originaux, loin des sentiers battus et de tout lieu commun. Une nouvelle scène ‘Inspired by Iceland’ créatrice de nouveaux talents qui contamine la musique contemporaine.

Parmi cette masse de formations et d’artistes chaque jour grandissante, le plus difficile reste encore de se démarquer. C’est précisément ce que le trio electro-pop Samaris est parvenu à réaliser très rapidement. Bien avant même la sortie de leur premier album, les trois jeunes musiciens –Áslaug Rún Magnúsdóttir (clarinette), Jófríður Ákadóttir (chant) et Þórður Kári Steinþórsson (claviers/laptop)– ont été rapidement couronnés de prix prestigieux et ont recueilli les louanges quasi unanimes de la presse britannique. Critiques passant du NME (‘Elegant and unusual’) au Financial Times (‘Rich and textured’) !

C’est dans l’intimité du café de l’Ancienne Belgique que la chanteuse et la clarinettiste scandinaves vont nous livrer, avec beaucoup de simplicité et de modestie, les secrets de "Silkidrangar", leur premier long playing qui sortira le 5 mai prochain chez One Little Indian/Konkurrent. Un album dichotomique chanté dans leur langue natale naviguant entre les fleuves glaciaux de la musique et de la poésie traditionnelle islandaise et le fracas des océans de la musique électronique contemporaine. Un magnifique voyage entre tradition et futur.

Non, vous ne rêvez pas. Dans ce pays nordique, les légendes et les croyances envers ‘le petit peuple’ (elfes, lutins, fées et autres farfadets) sont des réalités tangibles et indéracinables pour de nombreux habitants.

Dans ce pays aux terres volcaniques, aux paysages majestueux, aux sols magiques, aux couleurs irréelles et aux aurores boréales dont la splendeur chromatique vous donne le vertige et vous coupe le souffle, difficile de ne pas être poète ou musicien. Le pays a une âme étrange et féerique : il est hanté d’entités qui vivent au fond du cœur de l’homme, à la lisière du rêve. L’imaginaire s’incarne, devient réalité. 

Croyez-vous en l’existence des elfes ?

Quand on perd des objets sans raison apparente, alors même qu’on sait pertinemment qu’ils devraient se trouver à un endroit précis et qu’ensuite on les retrouve inopinément, eh bien, moi, je pense que les elfes n’y sont pas étrangers. Certains vivent dans les pierres. Je me souviens que, lorsque j’étais enfant, je jouais derrière un énorme rocher. Tous mes amis étaient effrayés et me mettaient en garde. Ils étaient persuadés que des elfes résidaient là. Un jour, bravant mes potes qui tentaient de m’en dissuader en vain, j’ai escaladé le rocher sans tenir compte de leur avis. Arrivée au-dessus, j’ai sauté par terre mais je me suis mordu la lèvre tellement violemment que je saignais abondamment. J’avais alors à peine sept ans et cet épisode m’a beaucoup effrayé. Je suis retournée à la maison en courant, persuadée que cette mésaventure m’était arrivée à cause des elfes. 

Oui, je vous crois. Je vois bien que l’album s’inspire de l’atmosphère énigmatique de l’île, de sa culture si singulière, pourtant, la musique qui étoffe le chant est de facture électro. Quelle en est la raison ?

Je pense que la combinaison propre à notre fond artistique est effectivement plutôt classique, mais nous avons été happés par la musique électronique. Au début, nous ignorions que nous mêlerions musique classique et électro. Nous voulions composer des chansons et nous avions un piano à notre disposition et, donc, le processus s’est enclenché naturellement sans trame, ni plan prémédités. C’est également ce qui s’est produit avec un recueil de poésie islandaise qui se trouvait dans le studio. Nous l’avons ouvert et, le reste a suivi : l’inspiration a fait le reste, mêlant les textes anciens à la musique d’avant-garde. Une mise en contact insidieuse entre les pôles opposés du temps, et le passé et le futur se sont court-circuités. Faire revivre ces vieux poèmes grâce aux techniques musicales nouvelles, c’était vraiment très exaltant.

Qu’est-ce qui vous distingue, en gros, des autres groupes ?

Nous produisons un son qui nous est propre, chaque membre du groupe y met son grain de sel particulier : il peut s’agir du chant, de la clarinette ou de tout autre talent qui fait la différence, confère un supplément d’âme à la musique. Ce qui n’a jamais encore été fait, ni dans notre pays, ni ailleurs dans le monde.

Quels sont les groupes islandais qui vous ont influencés le plus et de quelle façon ?

Je ne pense pas que nous ayons été influencés réellement, pas directement en tout cas, mais nous les avons écoutés souvent quand nous étions jeunes et ils nous ont marqués forcément. L’inspiration se nourrit de notre éducation, de ce que nos parents nous ont transmis, de leurs convictions, de leurs goûts musicaux, des morceaux qu’ils nous faisaient écouter. Bien sûr, quand on grandit, on cherche un son qui nous soit propre et l’on se met à écouter la musique que l’on aime vraiment et plus celle qu’on nous recommande. J’écoutais Alice Smith. Bjork ? Non. Irrépressible et bourré de pop ! Cette forme d’éducation te marque irrésistiblement, que tu le veuilles ou non.

Est-ce que la nature exceptionnelle de votre île vous influence ?

Probablement. Mais il faut se rendre compte qu’il n’existe pas de lien direct entre l’écriture et la nature. Je ne me rends pas dans un espace naturel pour composer directement : je ne perçois pas une mélodie en contemplant les arbres, par exemple, cette formule ne marche pas ; bien sûr, je n’y crois pas non plus. Les gens évoquent notre environnement parce que les groupes qui viennent d’Islande ont un style particulier. Dès qu’on révèle notre nationalité, ça y est, ils ne distinguent plus que la nature de l’île. Elle nous imprègne, il n’y a pas l’ombre d’un doute, mais l’inspiration musicale arrive bien après cette immersion. D’abord, tu composes la musique, ensuite, il se peut que l’environnement naturel s’y invite et vienne s’y poser en quelque sorte. Ils confondent un peu tout. Ils sont persuadés que les artistes puisent directement l’inspiration dans la nature. Il n’en est rien. Je pense que c’est plutôt l’inverse.      

Comment définiriez-vous votre musique ?

Électronique. Tout son qui sort de l’ordinateur. On n’utilise pas de guitares ou autres instruments à cordes, le son est synthétisé. On préfère la voix et la clarinette. Ce sont des sonorités qu’on ne peut pas reproduire à l’aide de l’ordinateur. C’est en utilisant ces deux matériaux bien distincts qu’on crée notre ‘sauce’. La phase la plus intéressante, c’est quand on assemble ces deux tendances. On essaie de suivre une ligne très mélodique. Pas vraiment le rythme : ça se répète et ça remue. Nous tentons d’obtenir une sorte de récit, de construire une histoire en se servant de notre musique.

Quels sont vos points forts et vos points faibles en musique ?

Mon point fort, c’est, je pense, écrire des mélodies ; ma faiblesse, créer des beats. Je ne pense qu’à la mélodie et aux accords. Mais ensemble, la combinaison fonctionne : chacun lègue les atouts qui comblent les lacunes des autres membres du groupe.

Pourriez expliquer le sens de vos mots à quelqu’un comme moi qui n’est pas islandais ? Pour quelle raison chantez-vous dans votre langue natale ?

Ces mots ont la sonorité que nous cherchons. Ils s’accordent bien à notre musique. Ils ont davantage de signification qu’en anglais. C’est aussi parce que ce langage nous vient naturellement. Enfin j’imagine. Et c’est plus singulier, plus insolite que de chanter en anglais. Cette langue est spéciale, très traditionnelle. Les règles de grammaire, la syntaxe, la façon de construire les phrases, tout est très différent de l’anglais. Un choix dicté davantage pour la sonorité produite que pour la beauté même du poème. C’est notre marque de fabrique. Nous essayons de transmettre un sentiment ; la poésie et cette musique fusionnent parfaitement.

Lequel d’entre vous a écrit les chansons ?

J’écris les mélodies (Jófríður Ákadóttir). J’écris les paroles et j’ajoute la clarinette (Áslaug Rún Magnúsdóttir). On aime travailler ensemble.

Comment s’est déroulé l’enregistrement en compagnie de Gunnar Tynes ?

On souhaitait juste enregistrer quelques morceaux basiques. Il ne nous en fallait pas beaucoup. Il n’a pas ajouté grand-chose de personnel dans l’enregistrement, car on disposait à peu près de tout. Nous étions rétifs aux modifications, on ne le laissait pas inflencer, nous savions ce que nous voulions et comment il fallait faire… Il a juste appuyé sur le bouton rouge.

Vous a-t-il été facile de reproduire l’album sur scène ?

Oui. On interprétait déjà les chansons de l’album en concert. Pour certains morceaux, nous n’avons pas encore décidé de quelle façon on pourrait les produire en live ou comment rendre plus vivants les sons de la musique numérique. En fait, on joue à peu près de la même manière en live qu’en studio. C’est très similaire.

Quels sont vos projets pour le futur ?

On veut étudier, aller vivre à l’étranger. Nous ne sommes pas sous pression, nous créons de la musique sans contrainte, pour notre seul plaisir.

Découvrez le clip "goda tungl" ici et le single "Ég vildi fegin verða" .

 

Temples

Entre hype et véritable talent…

La musique psychédélique est un peu comme le Phoenix : régulièrement, elle renaît de ses cendres pour livrer un nouvel avatar, héritier des traditions des années sixties et seventies. Après The Church (« Heyday ») dans les années '80, Oasis et Kasabian dans les années '90 et plus récemment, Tame Impala, Black Angels et Animal Collective, Temples, une formation originaire de Kettering dans le Northamptonshire, vient de prendre le relais. Soutenus par Noel Gallagher, l’ex-guitariste/compositeur d'Oasis, ils rencontrent actuellement une ascension assez fulgurante. Leur passage au Botanique nous permettrait donc d'aller vérifier si nous étions en présence d'un 'hype' comme l'Angleterre nous en fourgue régulièrement ou s'il s'agissait d'un véritable talent en pleine éclosion.

La salle de l'Orangerie est bien remplie et ce qui est frappant, c'est l'étendue des tranches d'âge représentées : depuis le vieux hippie reconverti au consumérisme jusqu'aux jeunes branchés arborant fièrement une frange à la Brian Jones. Sur scène, pas de surprise : les musicos ont le même look que dans leurs clips vidéos : le chanteur/guitariste, James Edward Bagshaw, est un croisement entre Syd Barrett et Marc Bolan et l'autre membre fondateur, le bassiste Thomas Edison Warmsley, semble sorti du groupe glam The Sweet.

Au moment où les musiciens montent sur les planches, on entend la musique de « Daydream », le célèbre hit du groupe belge Wallace Collection ;  mais, sacrilège, dans une version 'cover' ! Une furieuse faute de goût, si vous voulez mon avis. Enfin, dès le premier titre du concert, le superbe « Colors To Life », on doit se rendre à l'évidence : les lascars savent jouer ! Le son est parfait, les harmonies vocales époustouflantes et l'ensemble donne l'impression d'un professionnalisme sans faille. Ces petits morveux n'ont qu'un album à leur actif, l'envoûtant « Sun Structures », paru en février dernier sur Heavenly Recordings, et ils sont déjà au top de leurs capacités techniques.

La musique de Temples est un véritable kaléidoscope d'influences diverses. Dans l'ensemble, on pense évidemment à la pop psychédélique de la fin des 60’s : Pink Floyd (période « See Emily Play »), Beatles (« Tomorrow Never Knows »), The Monkees, The Zombies, The Easybeats ou The Byrds. Mais on reconnaît également ça et là quelques touches de T.-Rex (« Keep It Dark »). Dans « Sun Structures », les triolets exécutés en parfait parallélisme par les quatre musiciens font irrémédiablement penser au Yes du début des années '70.

Le public est parfaitement réceptif mais c'est « A Question Isn't Answered » qui provoquera le plus de réactions. La rythmique presque tribale évoque Kasabian et on est emporté par les mélodies très simples, jusqu'à la superbe finale a capella. Un joli moment ! Dans « Mesmerize », la formation s'autorise une digression instrumentale assez bruitiste, dans la tradition psyché. « Sand Dance » clôture le set, révélant des accents Zeppeliniens du meilleur acabit. En rappel, Temples interprètera un « Shelter Song » dominé par des harmonies vocales très 'sixties', que n'auraient pas reniées les Mama's & Papa's.

Au final, un concert techniquement parfait mais sans véritable grain de folie. Les musicos sont appliqués. Comme de bons élèves, ils reproduisent les sonorités de leurs aînés mais, ils en oublient qu'il faut casser le moule, briser le carcan, si l'on veut exister en tant qu'artiste. De plus, dans les mélodies, ils abusent, en général, de ‘clichés’, des clichés qui après quelques écoutes, se transforment en ‘rengaines’. Et surtout, l'ensemble est trop apprêté, trop propre ; on ne ressent pas l'âme, la folie, la transgression du réel qui sous-tend le mouvement psyché. En conclusion, malgré des débuts prometteurs, Temples devra s’affranchir de références encore trop présentes aujourd'hui, sil veut déployer ses ailes. A vérifier lors de la sortie de leur deuxième opus !

Setlist

Colors To Life
Prisms
Sun Structres
A Questions Isn't Answered
The Golden Throne
Ankh
Move With The Season
Keep In The Dark

Mesmerize
Sand Dance

Encore :

Shelter Song

(Voir aussi notre section photos ici)

 

Archi Deep

Archi Deep and The Monkeyshakers

Écrit par

Le patronyme de cette formation est susceptible de vous induire en erreur. Cette formation ne nous vient pas du pays de l’Oncle Sam ou de l’Albion mais bien de l’Hexagone. Elle est même issue de l'île d'Oléron. Et est dirigée par le chanteur Arthur Di Piazza, qui a adopté le sobriquet d'Archi Deep. Ce guitariste/pianiste militait encore au sein d’un groupe punk, en l’occurrence Redfish, fin de la décennie précédente, avant de monter ses Monkeyshakers. Un line up impliquant une section rythmique, Martin Leroy à la basse et Camille Sullet à la batterie.

Archi Deep a vécu pas mal de temps à Londres. Les premiers elpees des Stranglers constituent certainement ses disques de chevet. Et c’est manifeste sur le titre qui entame l’opus, "Ballad of love". Une compo punk, tramée sur les lignes de basse. La voix rappelle inévitablement celle de Hugh Cornwell. Une introduction très réussie. Plus garage, "Half of a two" est parcouru par une guitare aux accents métalliques. Soutenu par les chœurs des deux Moneyshakers, le chant est lustré, communiquant un aspect plus pop à la plage. Les sonorités sont parfaitement ciselées et surtout bien maîtrisées. "Psycho girl" s’ouvre par des accès de gratte funkysants. Camille fait le forcing sur ses peaux pour communiquer ce profil nerveux qui incite au déhanchement. S’étalant sur plus de 7 minutes, "Whispering song" se distingue manifestement de l’ensemble. A l’instar du titre, il fait l’apologie du murmure. Un véritable tour de force opéré par le chanteur qui emprunte quelque peu les paroles à « The end » (‘This is the end, my friend…’) de Jim Morrison, tout en conservant un style personnel. Un morceau au cours duquel on est propulsé par les cordes d’Arthur Di Piazza, dans un périple psychédélique, délirant, bruitiste. Une véritable claque ! "Oh God! I want you!" retombe sur terre ; ou plus exactement dans un garage pop que le band semble affectionner! Trop court, ce mini elpee s’achève par le ludique "Hate". Ce groupe français a manifestement du potentiel ; il est à suivre de très près…

 

Laurence Jones

Temptation

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Laurence Jones est un jeune chanteur/guitariste anglais. Pourtant, âgé à peine de 21 ans, son blues rock est inspiré par d’illustres gratteurs qui affichent de nombreuses années au compteur ou considérés aujourd’hui comme des légendes, à l’instar d’Eric Clapton, de Buddy Guy, Jimi Hendrix et Walter Trout. "Thunder in the sky", son premier elpee, était chargé de promesses. Depuis, l’artiste a pris de la bouteille. Il s’est énormément produit en ‘live’. Il a servi de supporting act pour le Royal Southern Brotherhood et côtoyé le Texan Mike Zito qu'il a réussi tout bonnement à impressionner. Le gamin a désormais tout dans les mains. Il a signé un contrat chez Ruf ; ce qui lui a permis d’enregistrer cet opus au sein du studio Dockside à Maurice, en Louisiane. Des sessions au cours desquelles il a bénéficié du concours de grosses pointures, dont Yonrico Scott, Charlie Wooton ainsi que la section rythmique du Royal Southern Brotherhood. En outre, Mike Zito s’est chargé de la mise en forme.

"Foolin' me" est une entrée en matière très musclée. Pour un si jeune gars, la voix de Laurence s’affirme naturellement. La guitare crache le feu au sein de cet univers manifestement rockin' blues. "Move on" adopte un même tempo. Le climat est torride. Solide, la voix domine l’ensemble soutenu par une section rythmique de grande classe. L’envol des cordes est particulièrement impressionnant. "Tomorrow is another day" baigne dans une ambiance plus cool, une compo qui flirte avec le R&B. Le grand Jumpin' Johnny Sansone est bien de la partie. Il rugit de plaisir sur son harmonica. Une piste au cours de laquelle on remarque le soin apporté par Zito à la production. Un grand moment ! Sur "Temptation", Jones me rappelle Walter Trout, dans un style proche d'Albert Collins. Les cordes sont dupliquées de manière à assurer des échanges brûlants. "Can't keep living like this" est un rock blues plutôt gouailleur à la limite du hard. Laurence se réserve le dobro et Mike Zito les cordes acoustiques tout au long de "Whisper in the wind", une tendre ballade. Le spectre de Jimi Hendrix plane sur "Fall from the sky", notamment lors de l’excellente finale, qui met en exergue les cordes. La voix de Jones est naturellement puissante, incisive même, tout au long du "My eyes keep me in trouble" de Hysear Don Walker, une parenthèse funk. "Southern breeze" constitue un autre sommet de l'opus. Très inspirée par le Sud, caractérisée par la présence d’une guitare slide, cette plage évolue dans un registre que ne renierait pas Zito. "Wind me up" nous plonge dans une ambiance digne des Allman Brothers, un blues puissant, irrigué par l'orgue de Lewis Stephens (NDR : un musicien qui bosse régulièrement en compagnie de Zito) et caractérisé par des guitares dédoublées. Blues lent, "Bad bad dream" est a nouveau hanté par Hendrix. En finale, "Soul swamp river" est dominé par l’harmo passionnel de Johnny Sansone, un titre coécrit par Mike Zito et Laurence Jones…

 

Les Black Keys ont sorti leur bleu de travail !

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« Turn Blue », c’est le titre du nouvel album des Black Keys qui sortira le 9 mai prochain sur Nonesuch Records. Il s’agira de leur huitième. Produit par le duo yankee et Danger Mouse, l’opus recèlera 11 morceaux dont « Fever », disponible en écoute sur le site du groupe.

Tracklist

1. Weight of Love
2. In
Time
3.  Turn Blue
4.  Fever
5.  Year in Review
6.  Bullet in the Brain
7.  It’s Up to You Now
8. Waiting on Words
9. 10 Lovers
10. In
Our Prime
11.  Gotta Get Away

Le groupe est à l’affiche du festival Rock Werchter le samedi 5 juillet.

http://www.theblackkeys.com

 

Kevin Drew et ses chouchous…

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Le fondateur de Broken Social Scene, le Canadien Kevin Drew, publiera son nouvel album solo le 24 mars. Lors des sessions d’enregistrement de ce “Darlings”, il a bénéficié du concours de quelques invités comme Charles Spearin et Ohad Benchetrit (Do Make Say Think, Broken Social Scene), Dean Stone (Apostle of Hustle) et Dave Hamelin (The Stills).

Découvrez le premier single “Good Sex” sur Soundcloud

https://soundcloud.com/cityslang/kevin-drew-good-sex/s-CUS6Z

Track listing:

1.  Body Butter
2.  Good Sex
3.  It’s Cool
4.  Mexican Aftershow Party
5.  You Gotta Feel It
6.  First In Line
7.  Bullshit Ballad
8.  My God
9.  You In Your Were
10.  You Got Caught
11.  And That’s All I Know

http://www.kevindrewmusic.com

 

Deux nouveaux Eps pour Benjamin Schoos !

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Believe a annoncé la publication du nouvel Ep de Benjamin Schoos « Une Dernière Danse ».  Sa sortie est prévue pour le 29 avril. Un deuxième Ep est annoncé pour début juin, afin de former un ensemble de 10 titres, comme un album en deux parties. 

Après le succès de l'album « China Man Vs China Girl », le nouvel Ep du Belge promet pop luxueuse avec au menu : fête, fastes et invités.

Citons : April March, Laetitia Sadier, les paroliers Jacques Duvall (Alain Chamfort, Lio) et Alexandre Châtelard ainsi que les arrangements de Miqui Puig, le ‘Shaun Ryder espagnol’.

http://www.clashmusic.com/news/track-of-the-day-103-benjamin-shoos

 

 

Howie B is Back !

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Le nouvel album d’Howie B, « Down with the Dawn », sortira le 15 avril prochain.

Le vétéran du hip-hop en avait gardé sous la pédale et revient après 5 ans d’absence !

Le titre « Night Nice » est  à télécharger gratuitement i

Tracklisting

01 - Frankies City ft. Joe Hirst
02 - Run Always
03 - Kazoo
04 - Down WIth The Dawn ft. Gianni Maroccolo
05 - Can I Close My Eyes
06 - Ganzi
07 - Heaven Part 1
08 - Authentication
09 - Master Inch Mile Haunch
10 - Night Nice
11 - Summers Flower ft. Gavin Friday

 

Hamilton Leithauser infidèle aux Walkmen…

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C’est probablement la bonne nouvelle de la semaine…

Hamilton Leithauser, leader des magnifiques Walkmen, entame une carrière solo. Et ce 15 mai paraît ainsi son premier opus enregistré sous son propre nom, « Black Hours ».

L’enregistrement de cet elpee a bénéficié du concours de Rostam Batmanglij (Vampire Weekend), Paul Maroon (The Walkmen), Morgan Henderson (Fleet Foxes) et Richard Swift.

Pour découvrir la vidéo du single « Alexandra », c’est ici


Tracklisting:

1. 5 AM
2. The Silent Orchestra
3. Alexandra
4. 11 O’Clock Friday Night
5. St
Mary’s County
6. Self Pity
7. I Retired
8. I Don’t Need Anyone
9. Bless Your Heart
10. The Smallest Splinter
11. Waltz [Deluxe Edition]
12. In
Our Time (I’ll Always Love You) [Deluxe Edition]
13. Utrecht [Deluxe Edition]
14. I’ll Never Love Again [Deluxe Edition]

http://www.hamiltonleithauser.com/

https://twitter.com/HLeithauser

https://www.facebook.com/jameshamiltonleithauser

 

Les neuf chansons de Dub Thompson…

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Avis aux fans de Pere Ubu, Can ou Kraftwerk… Les jeunes Américains de Dub Thompson publieront leur premier album le 9 juin sur Dead Oceans !

« 9 Songs » a été enregistré sous la houlette de Jonathan Rado de Foxygen… Gage de qualité ?

En découvrant le morceau « Dograces », vous pourrez vous faire une petite idée… 

http://youtu.be/LC7gSxEuhlw

https://soundcloud.com/deadoceans/dub-thompson-dograces/s-yuVuy

 

Tracklisting:

01. Hayward!
02. No Time
03. Epicondyles
04. Dograces
05. Mono
06. 9 Songs
07. Ash Wednesday
08. Pterodactyls

 

 

« Recess », la première étincelle qui jaillit du Skrillex…

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Très attendu, le premier album de Skrillex est enfin sorti ! Pour enregistrer « Recess », l’Américain a sillonné le globe terrestre, passant par Seattle, Seoul, Londres, Stockholm, San Francisco, Brooklyn et sa ville natale Los Angeles. Il a également reçu le concours de Ragga Twins, Chance The Rapper, Diplo et Passion Pit.

Pour regarder la vidéo de « Brooklyn Take Over », c’est ici

Tracklisting:

1. All Is Fair In Love And Brostep met Ragga Twins
2. Recess met Kill The Noise, Fatman Scoop en Michael Angelakos
3. Stranger met KillaGraham van Milo and Otis en Sam Dew
4. Try It Out (Neon Mix) met Alvin Risk
5. Coast Is Clear met Chance The Rapper en The Social Experiment
6. Dirty Vibe met Diplo, G-Dragon van Big Bang en CL van 2NE1
7. Ragga Bomb met Ragga Twins
8. Doompy Poomp
9. Fuck That
10. Ease My Mind met Niki & The Dove
11. Fire Away met Kid Harpoon

http://www.alientalk.skrillex.com

http://www.youtube.com/TheOfficialSkrillex

 

 

La Chiva Gantiva

Plus un poil de sec !

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La Chiva Gantiva a été fondé par 3 Colombiens expatriés en Belgique. Dont le leader Rafael Espinel, chanteur/percussionniste qui avant de vivre à Bruxelles pour y suivre des cours de Beaux-Arts, avait transité par le Sud de la France. C’est en partageant une collocation au sein de la capitale, qu’il va rencontrer la plupart des musiciens qui vont former le groupe, un line up que rejoint alors un Français, un Vietnamien, et deux Belges. Et il faut avouer qu’en un peu plus de cinq ans, le septuor a pris de l’envergure. En 2010, il se produisait encore au Harby Festival à Anseroeul, entre Tournai et Renaix. Puis, après avoir effectué plusieurs allers-retours entre la capitale de l’Europe et la Colombie, où il remporte un franc succès, il commence à écumer des festivals de plus en plus conséquents en Belgique (Esperanzah, Couleur Café, Dour, etc.), et même à travers tout le Vieux Continent. Il vient d’enregistrer son second elpee, « Vivo », et se prépare à une tournée mondiale. En attendant, il se produisait ce vendredi 28 mars dans un AB Club sold out !

Vers 20h40, le combo monte sur l’estrade. Un drummer, un bassiste vêtu d’une salopette rouge, un guitariste (NDR : Felipe Deckers, également co-responsable de l’écriture des morceaux), deux cuivres dont un saxophoniste et un clarinettiste, une percussionniste en short, dont les cheveux bouclés lui tombent jusqu’au bas du dos ; et enfin, Rafael –cheveux noirs mi-longs en broussaille et barbe– armé d’un micro surmonté d’une mini caméra destinée à le filmer (voir résultat ici) Le set s’ouvre par le titre maître du dernier elpee, « Vivo ». Et on entre directement dans l’ambiance. Cumbia, champeta, afrobeat, funk, hip hop et rock vont faire bon ménage, ce soir. La température s’élève d’ailleurs rapidement dans la salle ; et le public a déjà des fourmis dans les jambes. Régulièrement, Rafael vient frapper sur son llamador ; mais surtout, il harangue la foule et l’invite à participer au spectacle. Lui demandant de répondre à ses onomatopées ou plus tard de lever les bras en les balançant de gauche à droite ; ou encore de faire le plus de bruit possible pour dépasser les 100 décibels. Il chante la plupart du temps dans la langue de Cervantès, parfois de Voltaire (« Pigeon »). Après quelques titres, il se retrouve en marcel et fatalement, à mi-parcours, torse nu. Bien vite imité par le drummer. Faut dire qu’il fait de plus en plus chaud, dans l’AB Club. La percussionniste frappe sur une sorte de tambour couché (tambora allegre) ou alors un tube en laiton. Après l’avoir détaché de son support, elle le secoue ou le gratte, à l’aide d’une sorte de racloir. Elle se déhanche sensuellement, un sourire permanent aux lèvres. Et puis, lorsqu’elle empoigne ses maracas, on a l’impression qu’ils ne font qu’un avec elle. La setlist épingle également l’un ou l’autre titre plus rap metal, abordé dans l’esprit de Rage Against The Machine ; moment choisi par les musicos pour bondir sur le podium, incitant la foule à les imiter. Même les cuivres s’y mettent, venant parfois se mesurer en bord de podium. Puis, le groupe nous présente un invité colombien. Il a emporté son propre llamador. Le premier titre auquel il participe manque un peu de cohérence ; mais dès le suivant, les ‘battles’ entre percus se multiplient. Natalia prend place derrière les fûts, afin que le batteur puisse passer à la trompette ; et son intervention est vraiment remarquable. Et quand La Chiva Gantiva attaque « Apreatao », on n’est plus loin d’une ambiance de carnaval, Natalia entamant alors une danse bien sud-américaine. Un petit bémol ? Certaines longueurs dans les morceaux ; et puis lorsque le guitariste, doué d’une excellente technique pourtant, en rajoute une couche. Ce qui heureusement, ne va pas nuire au climat général du set.

Le rappel s’ouvre par « Pa Ke Gozen ? ». Le gratteur a opté pour une sèche à 12 cordes tout au long de cette compo imprimée sur un tempo frénétique, au cours de laquelle Rafael prend son micro pour un revolver. Excellent ! Pour le très dansant « Amamar », Rafael s’est coiffé de son célèbre chapeau de flamant rose, et le fait tourner autour de la tête. Ebouriffant ! La finale est particulièrement percussive. Le drummer a enfilé sa tenue de squelette et le public ne tient plus en place. Hormis le batteur, tous les musiciens sont en front de scène et semblent particulièrement heureux de l’accueil que lui réserve l’auditoire. C’est bras dessus bras dessous, que les sept musicos, complètement trempés, viennent saluer un public conquis et en transpiration. Plus un poil de sec !

(Organisation : AB + Live Nation)

Setlist

Vivo
Para Arriba
Estrenando
Pigeon
Por eso canto
El Pollo
Chofer
La Pecosa

El Valor tiene mareo
Pelao
Loco como yo
Wepaje
El chenche
Apretao

Rappel

Pa ke gozen?
Amamar
Migraño

(Voir aussi notre section photos ici)

 

Emily Jane White

Blood / Lines

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« Blood lines » constitue déjà le quatrième opus de cette Californienne (NDR : elle est née à San Francisco, en 1982). Si sur ses trois premiers opus, les influences rencontrées, oscillaient de PJ Harvey à Alela Diane en passant par Cat Power, « Blood / Lines » semble davantage évoquer Kristin Hersh voire même les Throwing Muses. A cause de sa voix, bien sûr, mais également des contre-voix assurées tantôt par le biais du re-recording ou par Marissa Nadler (sur « Faster than the devil » et « Dandelion Daze »). Encore que lorsque ces harmonies vocales adoptent un format élégiaque, c’est plutôt à Siouxsie Sioux qu’on se met à penser. Guère étonnant quand on sait que la musique d’Emily est fondamentalement gothique. Sur ce dernier elpee, les arrangements de cordes sont moins présents. A contrario, la guitare électrique l’est davantage, souvent réverbérée, mais sans jamais devenir envahissante. A l’instar de ce dialogue élégant entre gratte et ivoires sur « The Roses ». Des ivoires qui ont quand même conservé leurs prérogatives. Sans oublier la présence judicieuse des claviers. Ténébreux, le disque recèle également des plages plus denses, comme le solennel « Wake », l’incantatoire « Keeley » hanté à la fois par Hope Sandoval et Sinead O’ Connor, le tumultueux « The wolves » ainsi que « Thoroughbred », une compo digne d’une B.O. de western spaghetti signée Ennio Morricone. Un très bel album…

 

Cheap Time

Exit Smiles

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Au sein d’un univers musical contemporain propice au revivalisme 80’s et à la pop édulcorée, le nouvel elpee de Cheap Time constitue une véritable bénédiction.

Trempant dans un garage rock décomplexé, « Exit Smiles » est alimenté par une énergie punk. Bruts de décoffrage, les huit morceaux d’« Exit Smiles » sont pourtant particulièrement addictifs. Les refrains sont ainsi terriblement contagieux et hantent vos méninges, plusieurs heures encore après leur écoute (« 8:05 »). La section rythmique est implacable. Les riffs de gratte hypnotiques (« Country & City »). Le trio texan (NDR : il est issu de Nashville) libère une intensité qui suinte de sueur et de sauvagerie. Et si le chanteur, Jeffrey Novak, n’a pas d’organe cristallin susceptible de faire de la surenchère vocale, ses inflexions chargées de hargne communiquent davantage d’urgence à l’ensemble. L’excellent « Slow Variety » en est une parfaite illustration.

« Exit Smiles » est album rock’n’roll sans fioritures comme je les aime. Que du bonheur !

 

Dent May

Warm blanket

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Sur son premier opus baptisé « The Good Feeling Music of Dent May & Magnificient Ukulele », le natif d’Oxford, dans le Mississippi, avait expérimenté la technique de l’ukulélé. Sur le deuxième, « Do Things », il s’était frotté au funk. Pour son troisième essai, Dent May a pris un nouveau virage à 180°. Une nouvelle fois publié sur le label d’Animal Collective, Paw Tracks, « Warm Blanket » a pris une coloration nettement sixties.

Particulièrement sophistiquées, les 11 pistes de ce long playing évoquent, à première écoute, les Byrds et les Beach Boys. On y retrouve les arrangements luxuriants et guindés si chers à Brian Wilson ; et même si parfois il peuvent parfois paraître ‘ringards’, ils ne sont jamais dérangeants. Un exemple ? Les claviers très caractéristiques qui baignent « Let Them Talk ». Ou encore « Born too late », un titre à la fois nerveux et kitsch. Mais il est difficile d’imaginer que ce multi-instrumentiste était seul maître à bord, de l’écriture à l’enregistrement, pour concocter un tel opus, tant les compos proposées semblent être le fruit d’élucubrations approfondies. A l’instar de son maître californien, May possède un don particulier pour torcher des mélodies entêtantes et ensoleillées. Et « Do I Cross Your Mind ? » en est certainement la plus belle illustration.

On a, en outre, l’impression que lors des sessions d’enregistrement, Dent May a pris son pied. Tout simplement, en développant les idées qui foisonnaient dans son imagination. Un album lumineux et illuminé en ce début de printemps.

 

Seams

Quarters

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Domicilié à Berlin depuis quelques années, cet artiste anglais nous propose son premier elpee. Avant d’enregistrer cet album, il n’avait gravé que quelques Eps et singles. Un opus qui constitue une sorte de ‘best of’, puisqu’il réunit la quintessence de sa discographie, publiée à ce jour.

Découpé en huit plages, « Quarters » baigne dans une forme d’électro minimaliste. Atmosphérique et paisible, également. Tout a long des 40 minutes que dure ce long playing, Jamie Welch alias Seams, privilégie le mid-tempo n’accélérant que (trop) rarement la cadence. Vous avez peut-être eu le loisir d’assister à un de ses sets, en première partie de Gold Panda ou de Dam Mantle. Et manifestement, vous avez pu constater que son électro n’est pas très dynamique. Hormis « Sitcom Apartment » et « Iceberg », deux pistes qui parviennent à nous faire taper du pied, le reste de la plaque pourrait servir de musique de fond pour supermarché.  Franchement, dans le style, le dernier essai de Boards of Canada est nettement plus excitant…