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Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

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Les 10 commandements de Parlez-vous anglais ?

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Le nouvel Ep du groupe Parlez-Vous Anglais ? est disponible.

En guise de présentation, 10 choses à savoir sur ce trio électro-pop franco-berlinois :

1- Coïncidence ou alignement des planètes, PVA est un trio réunissant trois ‘Franz’ : Franz Matthews (chant, claviers), Franz Jules (batterie) et Franz Hamz (guitare).

2- Leur dernier clip, "Last Paradise On Earth", a été tourné dans 5 zones désaffectées autour de Berlin. Les musiciens s’en sont faits virer. À chaque fois.

http://t.ymlp330.net/eyuwaraumusbataesyazauhq/click.php

3- Leur troisième Ep, « Dancing On The Other Side » sortira le 19 mars. Il a failli s’appeler « Dancing In The Other Side », ce qui est une faute de langue. Les gars de Parlez-Vous Anglais ? ne sont pas vraiment bilingues...

4- « Dancing On The Other Side » a été produit aux Studios de la Seine à Paris, réalisé avec de vrais instruments sur un vrai magnéto à bandes à l’instar de groupes des années 70 comme par exemple Daft Punk. 

5- Sur le spectre de leurs influences, on peut entendre aussi bien WhoMadeWho, LCD Soundsystem, Radio 4 que Chic.

6- On ne sait pas vraiment si Parlez-Vous Anglais est un groupe de disco blanche, de glam groove rétro cosmique ou de french touch. Toujours est-il que leur formule ‘un groupe de rock qui joue de la musique électronique’ sonne assez juste.

7- Le clip de « Last Paradise On Earth » a été réalisé par Damien Stein, clippeur pour Lilly Wood and The Prick, Micronologie ou DJ Netik.

8- Chaque pochette de PVA représente un logo-visage très proche de l’imagerie Lego© ou de l'imagerie poupée gonflable. Depuis sa création en 2010, 2526 WC de bars du monde entier ont été recouverts de stickers PVA. Banksy les admire.

9- PVA tourne depuis 3 ans en France, en UK (93 Feet East, The Lexington) et en Allemagne (://about blank).

10- Après une date à l’International, PVA accordera sa release party de « Dancing On The Other Side », à Paris, au Badaboum, le 21 mars.

 

Blur ou Damon Albarn ?

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Parmi les albums les plus attendus de ce début d’année 2014, "Robots Everyday" de « Damon Albarn » tient certainement le haut du pavé. Un Pavé lancé dans la marre médiatique lorsqu’il avait annoncé la sortie de son premier long playing solo en lieu et place d’un nouvel album de Blur. Nouveau rebondissement, à mettre entre guillemets, l’hyperactif londonien annonce d’ores et déjà un nouveau Blur qui devrait voir le jour après la sortie de "Robots Everyday" et une tournée solo. Aucune date n’est encore précisée.

Quant à son robotique projet ‘folk soul’, il revêtira plusieurs armures. Une première sous la forme classique d’un CD 12 titres dont la sortie est prévue pour le 28 avril 2014. Une deuxième, présentée comme un non-album en édition limitée, taillée dans le vinyle et composée de faces B qui portera le nom de "Fences" et sortira le 3 mars prochain. Et, enfin, une édition de luxe accompagnée d’un DVD sur lequel Albarn nous offre 5 titres live enregistrés lors d’un concert donné aux Fox Studios de Los Angeles.

En attendant, le charismatique leader de Blur continue de nous lancer des miettes de pain et  nourrit la patience de ses fans de teasers en série : http://www.youtube.com/watch?v=jfVAhIKImtw, http://youtu.be/tDX5UP463YQ . Et, finalement, d’un premier fragment de "Robots Everyday" :  http://youtu.be/rjbiUj-FD-o .

Une stratégie marketing parfaitement contrôlée !    

Tracklisting :

01 Everyday Robots
02 Hostiles
03 Lonely Press Play
04 Mr. Tembo
05 Parakeet
06 The Selfish Giant
07 You and Me
08 Hollow Ponds
09 Seven High
10 Photographs (You Are Taking Now)
11 The History of a Cheating Heart
12 Heavy Seas of Love

Everyday Robots DVD

01 Track x Track Video (Bundle Only)
02 Everyday Robots (Live From Fox Studios Los Angeles)
03 Hostiles (Live From Fox Studios Los Angeles)
04 Lonely Press Play (Live From Fox Studios Los Angeles)
05 Hollow Ponds (Live From Fox Studios Los Angeles)

Bombay Bicycle Club

Une histoire de couleur !

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Toujours fidèle à sa maison de disque Island Records, Bombay Bicycle Club avait décidé de présenter son cinquième et dernier opus, entre les murs de l’Orangerie du Botanique, ce dimanche. Intitulé « So Long, See You Tomorrow », il est sorti le 3 février dernier. C’est après avoir remporté le prix de la révélation britannique lors des NME Awards 2010 face à une concurrence féroce (The XX, The Big Pink, La Roux, The Olivers et Mumford and Sons), que les quatre (six sur scène) musiciens du Nord de Londres sont rapidement devenus les petits protégés de la presse britannique, succédant à des noms prestigieux (MGMT, Arctic Monkeys, Kings of Leon, The Libertines et The Strokes). Fort de son soudain succès, B.B.C. va aligner pas moins de cinq albums en un temps record (inférieur à quatre ans) et se produire en concert aux côtés de groupes tels que les Pixies.

Si « Flaws » –deuxième elpee sorti en 2010– avait plutôt plongé gentiment dans l’acoustique, son successeur, « A Different Kind Of Fix » (2011), a rebranché ses câbles sur 220 volts, inscrivant le groupe dans la lignée de formations comme les Arctic Monkeys. Maintenant, il ne restait plus au public de l’Orangerie qu’à attendre 21h pour découvrir les nouvelles modulations scéniques de ce band sans cesse à la recherche de nouvelles sonorités.

Brillamment emmenés par la voix tremblotante d’un Jack Steadman au charisme de moins en moins larvé, « Overdone » surprend d’emblée d’une intro percutante et d’une orientation electro-catchy qui ne manquent pas de remuer les foules. Et dès « It’s Alright Now », la tendance se confirme. Deux nouveaux morceaux qui donnent, à bride abattue, le ton du quatrième opus face à un public totalement réceptif. La salle se réchauffe rapidement et le sourire qui s’esquisse sur le visage des spectateurs, tout droit sortis d’un terne dimanche froid et pluvieux, en dit long. 

Un fond de scène décoré par la pochette de « So Long, See You Tomorrow » sur lequel les lumières bicolores alternent. Des saccades d’orange ou de bleu selon les mélodies et les albums. C’est ainsi qu’un orange éclatant vivifie l’espace lorsque résonnent les morceaux les plus dynamiques et vire au bleu glacial et abyssal, imprimant profondeur aux plus introvertis. Un orange absolu et sans nuances s’allie avec bonheur aux sons nerveux de « Your Eyes », plage phare de l’excité troisième album « A Different Kind Of Fix ». Les guitares grondent, la batterie secoue ferme et les lights aveuglent. Excellent ! Profitons-en pour saluer l’omniprésence et la performance sans faille aux drums de Suren de Saram qui, tout au long du set, va lui donner du corps. Ils nous ont régalés de leur exquise précision. Et de l’impact de leur puissance. Chapeau l’artiste !

Périodes bleues. Steadman échange quelques mots avec l’audience avant que la tension ne retombe et qu’il ne prenne place derrière le piano. Le calme se love au fond des yeux et les lumières bleues viennent éclairer les mélodies plus sereines de « Eyes Off You » et de « Lamplight », toutes deux issues du flegmatique « Flaws » (2010). Ou encore « Whenever, Wherever » sur lequel le frontman joue décidemment la carte de la modestie en nous rappelant que le titre est actuellement numéro 1 des charts UK. Sans doute pour son joli format radio car il a été certainement le morceau le moins inspiré de la soirée.       

Il faut cependant avouer que Bombay Bicycle Club ose l’originalité, la mixité des textures. Le groupe fusionne les instruments, les voix et les genres qu’il harmonise avec beaucoup de talent. Tout s’entremêle mais rien n’est laissé au hasard. Un rock british qui se laisse aussi vêtir de fragments exotiques sur quelques morceaux. Ainsi, alors que « Fell » se teinte de musique orientale, « Always Like This » se colore d’une bossa nova qui prendrait  les chemins ensablés des plages de Copacabana. Culotté mais réussi.    

Une fin de concert explosive qui ne laisse pas le spectateur insensible face au brillant et jouissif single « Carry Me » aux guitares nerveuses et aux synthés abrasifs. Et un seul rappel va suffire pour nous achever : « So Long, See You Tomorrow ».

Un concert intelligemment orchestré dont la variation continue des mélodies et des couleurs ne laisse guère le temps de respirer. 18 titres qui défilent à une vitesse surprenante et donnent envie d’explorer plus avant l’univers musical complexe de ce jeune groupe anglais.

(Organisation Botanique)

 

 

The Rebels of Tijuana

Mambo (Ep)

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Nouvel Ep chargé de 4 cartouches rock’n’roll pour le cartel franco-suisse The Rebels of Tijuana. Un an après avoir publié son second album, « La Bourgeoise », le groupe nous réserve à nouveau des morceaux old-school naviguant entre un Patrick Capdevielle soul (« Qu’est-ce Que Va Dire Ma Mère ? »), un Téléphone première époque (« Mambo ») et du blues rock typiquement 60’s, lors de la reprise du « Are you Ready for the Country » de Neil Young. La formation ose également une version en français de Syd Barett sur le plus psyché « Lady Acide » (NDR : vu le titre, c’était inévitable). Un Ep parfaitement produit, classique, mais bigrement efficace. De bon augure avant la sortie de leur prochain elpee…

 

Moonface

Julia with Blue Jeans on

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Le très prolifique Spencer Krug est de retour, mais à travers son dernier projet en date, Moonface. Contrairement à son opus précédent, davantage porté sur l’électro-rock (concocté en compagnie du groupe finlandais Sinaï), sur « Julia with Blue Jeans on », le Canadien se livre sous son profil le plus simple. Il est seul au chant et au piano à queue. Que se soit chez Wolf Parade, Sunset Rubdown ou encore Frog Eyes, jamais on ne l’a entendu dans un registre aussi épuré. Il y a longtemps qu’on attendait un album de Krug profilé exclusivement sur sa voix. Faut dire que c’est sans doute l’une des plus belles pour communiquer des émotions. Et la palette est particulièrement large. Comme on pouvait s’y attendre, elle parvient plus d’une fois à nous flanquer des frissons partout. Malgré l’instrumentation minimaliste, jamais l’ennui ne guette tout au long des 10 morceaux de ce « Julia with Blue Jeans on ». D’un bout à l’autre de l’elpee on est même tenu en haleine. Des titres-phare ? Les bouleversants « Everyone is Noah, Everyone is the Ark » et la plage titre éponyme ; mais également « November 2011 », qui laisse transparaître un fifrelin de lumière…

Spencer Krug prouve une fois de plus qu’il est un songwriter hors pair. Peu importe le registre musical au sein duquel il s’exprime, jamais il ne déçoit. Une polyvalence qui est la marque des plus grands.

 

Luminance

Icons & Dead Fears

Après un avoir gravé un premier Ep intitulé "The Light Is Ours", diffusé en 2013 en cassette et sur Internet, Luminance, le one-man band du musicien bruxellois David-Alexandre Parquier (également impliqué dans le groupe français Soror Dolorosa), publie aujourd'hui "Icons & Dead Fears", un nouvel Ep uniquement disponible sur Soundcloud et Bandcamp. Enfin, ce serait provisoire…

Ce nouvel opus s'inscrit parfaitement dans la lignée synth-pop/minimal wave de "The Light Is Ours", mais marque également une évolution intéressante. Ainsi, la plage initiale, "Drown", installe une atmosphère très ambient, voire krautrock, articulée autour de sons de synthétiseurs modulaires et de séquences qui font immanquablement penser à Tangerine Dream.

"Walk", par contre, est une plage archétype de la synth-pop : une superbe rythmique électronique sert d'écrin à la voix de David-Alexandre, très travaillée par de multiples effets, qui alterne avec des nappes de synthés analogiques que ne renieraient ni OMD, ni Howard Jones. "R/W/M" adopte un beat plus syncopé ; le côté dépouillé et répétitif évoque Agent Side Grinder, une impression confirmée par la voix grave, rehaussée par une reverb très claustrophobe. Dommage que la partie 'refrain' ne contienne pas de vocaux : la composition aurait gagné en puissance.

On ne peut pas en dire autant de "Statics", qui apparaît comme parfaitement parachevé. Le beat est rapide et on se retrouve dans un rêve synthétique réminiscent de Led Er Est : un hit! Mais "Obsession", constitue, à mon humble avis, la plage la plus séduisante. La raison, je dois l’avouer, est due à la présence d'une de mes chanteuses/songwriters préférées du moment, Nathalia Bruno (ex-Phosphor). David-Alexandre a créé pour elle une très belle musique, aux accents très Depeche Mode, sur laquelle Nathalia vient placer sa voix ensorcelante... On nage dans le bonheur du début à la fin... Une fin où le musicien vient accompagner Nathalia pour une partie 'dream-pop' très planante, aux accents de Clan of Xymox. Un magnifique morceau, qui fait d'ores et déjà partie de mes playlists de DJ, en attendant un remix? Enfin, la dernière plage, « Siharh », est un instrumental très dark ambient, même witch, construit autour de voix qui semblent tirées d'un film américain.

En conclusion, on ne peut que féliciter Luminance pour ce nouveau petit bijou ! David-Alexandre cherche d'ailleurs un label pour le sortir en vinyle : à bon entendeur... Seul petit bémol : l'absence de guitares. Elles ajoutaient une couleur légèrement Cure sur le premier Ep, surtout dans "Facts And Emotions". Quoi qu'il en soit, la musique est élégante, subtile, aérienne et surtout très riche! Le Bruxellois affine son art au fil de ses productions et s'affranchit petit à petit de ses influences, se révélant être un des talents les plus en vue de la 'scène dark' belge. Merveilleux de voir qu'une nouvelle génération de musiciens redécouvre la synth-pop et lui insuffle un sang nouveau...

 

Damien Jurado

Brothers and Sisters of the Eternal Son

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Rares sont les artistes qui se bonifient au fil de l’âge. Damien Jurado s’était sublimé pour écrire le magnifique « Saint Barlett », en 2010 et s’était montré plus qu’inspiré sur « Maraqopa » deux ans plus tard… Non pas que le reste d’une carrière débutée en 1997 soit couverte de honte, mais l’homme de Seattle s’était tellement transcendé à cette époque en troquant son folk lo-fi classique pour des arrangements somptueux, qu’on se demandait s’il allait encore être capable de progresser. Et pourtant !

D’abord, son nouvel essai, « Brothers and Sisters of the Eternal Son », confirme l’ancrage définitif dans la cour des grands songwriters étasuniens de cet artiste découvert à l’époque par Jeremy Enigk, le leader de Sunny Day Real Estate ! La rencontre de Richard Swift semble avoir été déterminante lors de cette mue vers plus d’ambiance et de reverb’… La production est impeccable. Les voix doublées de falsetto atmosphériques illuminent cette nouvelle collection de 10 titres conceptuels qui donnent suite à l’univers de « Maraqopa » (« Return to Maraqopa »). Les sommets sont légion entre les différents frères et sœurs de cet énigmatique fils éternel. Depuis le délicatement acoustique « Silver Joy » aux cordes ambitieuses de « Jericho Road », en passant par le plus up-tempo « Silver Timothy », Damien Jurado focalise notre attention tout le long de l’œuvre. Et pas seulement pour son timbre vocal angélique. Le duo a encore frappé en parvenant à créer une sorte de minimalisme maximaliste, si cette expression est susceptible d’avoir la moindre signification…

 

The Hypnotic Eye

The Optical Sound Of The Hypnotic Eye

Écrit par

Le rétroviseur balayant le spectre des années 60/70 dans son oeil inamovible, ce quatuor londonien aux relents Psych Rock ne tient pas à se démarquer de ses glorieux aïeuls mais plutôt à leur rendre un hommage appuyé.

Si le premier titre laisse craindre le pire (“Man From The CIA” au pitch vocal inutilement accéléré), la suite du long playing rattrape fort habilement le coup.

Certes, l’ensemble est imbibé jusqu’à la mœlle de références datées et certains gimmicks semblent outrageusement pompés à gauche et à droite, mais il faut reconnaître que l’ensemble tient pas mal le cap.

Certaines sorties de route étant même fichtrement emballantes (le duo sur “Readin’ Your Will” ou l’impeccable “San Antone”, entre autres).

Remarqué pour quelques reprises en face B de leurs singles (“I Want Candy” des Strangelove principalement), The Hypnotic Eye sait y faire en matière de revival, ne craignant pas l’excès de mascara pour surligner cet unique globe oculaire.

Ainsi en va-t-il de leur patronyme, emprunté à un film fantastique datant de 1960.

Jusqu’aux moindres détails qui composent cet objet dans ses moindres recoins (typographie, imagerie, sonorités et titres empruntés à d’autres répertoires).

Bref, un disque moderne reflétant une époque loin d’être révolue et qui sans faire d’ombre aux originaux, perpétue le culte d’un certain Rock acide, mais couvert de fleurs…

Un opus assuré de s’attirer la sympathie du diable…

 

Fighting Fiction

The Long and Short of It

Écrit par

Pourtant originaire de Brighton, Fighting Fiction pratique une musique qui puise ses influences aux States. C’est en effet du côté des Menzingers, de Jimmy Eat World et de Lagwagon que cette jeune formation emmenée par Jake Glew et Andrew Cooke lorgne. ‘Back to the 90’s’ sur « The Long and Short of It », donc ! Punk, pop et surtout hyper mélodiques, leurs compos sont particulièrement énergiques, sans pour autant se révéler agressives. Une frénésie douce, si vous préférez. Faut dire que l’opus a été mis en forme par  Mark Williams, l’homme derrière Biffy Clyro ou des horribles Enter Shikari. Les guitares sont puissantes et les vocaux sont scandés en harmonie lors des refrains. Enfin, on pense inévitablement à leur compagnon de label (Xtra Mile) Frank Turner, lorsque les compos prennent une forme plus acoustique (« Rebel Without a Cause »). Bref, un album de punk-pop classique qui devrait ravir les amateurs du genre mais pas réellement convaincre les autres.

 

Naked (In A Sphere)

In the Silence

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Ásgeir, de son véritable nom Ásgeir Trausti Einarsson, n’est connu chez nous que depuis quelques mois. Pourtant au sein de son pays, c’est déjà une star ; et ce, depuis un bon moment. Et plus exactement 2012, année de la parution de son premier album (imprononçable et impossible à écrire), pour être exact. En Belgique, il faut tout de même admettre qu’il s’est constitué une belle brochette de fans, vu l’affluence constatée lors de son concert, accordé au Botanique. Néanmoins, en Islande, il jouit d’une notoriété bien plus conséquente. Il faut dire que son premier album y a rencontré un énorme succès. Et puis plusieurs de ses singles sont entrés dans les charts. Plus de 30 000 personnes (ce qui représente plus ou moins 10% de la population, rien que ça !) ont acheté son disque. Enfin, et pour couronner le tout, il a décroché plusieurs ‘Awards’ sur son île. N’importe quel songwriter signerait des deux mains pour vivre une telle reconnaissance, au moins une fois, durant sa carrière. Ásgeir y est parvenu, alors qu’il n’avait que 21 ans !

Afin de conquérir le marché international et de vérifier si ce succès pouvait dépasser les frontières islandaises, un grand monsieur du folk est venu lui prêter main forte pour traduire les lyrics : John Grant. En fait, les textes de ses compos ne sont pas de sa plume, mais de son père. Des poèmes. Ainsi, après plusieurs mois d’attente, le premier album d’Ásgeir est enfin prêt à conquérir de nouveaux disciples. Il sort sous le titre prononçable d’« In the Silence ».

La voix du Viking islandais évoque tour à tour James Blake, lorsque l’électro s’invite dans sa musique (« Going Home », « Head in the Snow ») ou Justin Vernon, quand la guitare manifeste davantage de présence (« Summer Guest », « Higher »). La musique d’Ásgeir est paisible et cristalline. Mais pas seulement. A l’instar du morceau éponyme, une plage davantage énergique construite sur sublime crescendo. Elle peut prendre une forme plus enjouée. Comme sur « Torrent ». Pourtant, malgré cet éventail de styles, Ásgeir affiche une constance dans la perfection.

A découvrir, si ce n’est déjà fait !

 

Tony Touch

The Piece Maker 3 : return of the 50 Mc's

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Le rappeur, DJ et producteur Joseph Anthony Hernandez, aka Tony Touch, nous présente le 3ème volet, débuté en 2000, de ses mixtapes dédiées au Rocksteady Crew qui dans les années 90 réunissait 50 freestylers new-yorkais sur les mythiques séries ‘Power Cypha’. Le casting est donc plus qu’impressionnant sur les 25 (!!!) morceaux… jugez-en vous-même : Busta Rhymes, XZibit, Kurupt, B-Real (Cypress Hill), Raekwon, Ghosface Killah, RZA, Eminem, KRSOne, Method Man, Redman et une ribambelle d’autres MCs aux freestyles inégalement affûtés, mis au service des beats de Tony Touch, souvent old school et qui rappellent à maintes reprises le Wu-Tang. D’une coolitude absolue (“It’s A Queen’s Thing”) à défaut d’être indispensable!

 

Sten

Sten (Ep)

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Quelle mouche a-t-elle donc piquée les 3 membres de Sten lorsqu’ils ont décidé d’utiliser cette image affectée pour illustrer leur nouvel Ep ? Un égo surdimensionné ou une fascination pour les années 80 ? A l’écoute de leur ‘5 titres’, on découvre la raison : l’ambition des Auvelaisiens de faire carrière et –peut-être– truster les charts ! Pas que les compositions de Joffrey Ferrera-Lopez soient médiocres, mais comme il cite Bon Jovi (pour le lyrisme ?), Indochine (pour les paroles ?) et Nickelback (pour les guitares légèrement métal FM ?) comme influences majeures, j’ai du mal a avaler la pilule… Tout est dit et le mix est d’ailleurs très bien réussi sur le 1er morceau « Je Me Sens ». L’univers de Sten devrait donc plaire aux fans des groupes précités. Mais impossible pour votre serviteur de trouver un quelconque intérêt à leur musique…

 

Festival La Ferme 2014 : samedi 8 février

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Pour une première, le festival a répondu aux attentes.
Celles de son organisateur pour commencer. Car la soirée a tenu toutes ses promesses recueillant de très bons échos de la part d’un public venu, si pas nombreux, du moins enthousiaste.
Pour les spectateurs ensuite, qui pour un prix dérisoire ont profité d’une excellente soirée, dans un cadre prestigieux à l’acoustique exceptionnelle.
Enfin pour les groupes qui ont rarement l’occasion de se produire dans un tel espace où toutes les conditions sont réunies pour optimiser une performance.
En résumé, cette première édition en appelle donc forcément une seconde ; et on l’espère, un succès croissant.

Obligations du week-end obligent, j’arrive un chouia trop tard et manque la performance des Anglais de The Physic House Band, que certains qualifieront par la suite d’‘honnête’.

Grand bruit ne sera donc pas fait de leur passage.

A contrario, Scarlett O’Hanna marque de son empreinte le début de soirée par une prestation enlevée et nerveuse qui contraste avec certains de ses shows plus intimistes.

En formule trio, les compositions prennent corps et résonnent différemment, s’accaparant l’espace ; ce qui n’est pas une mince affaire dans ces lieux à la voûte céleste haut perchée.

Une maîtrise parfaite de son sujet et une attitude authentique soulignant un répertoire finement ciselé. Pas à dire, cette jeune fille à la silhouette découpée dans la pellicule du film « I’m not there » a la carrure d’une belle promesse.

Les Billions Of Comrades n’ont pas eu le même impact, même si leur concert plein d’énergie a suscité l’intérêt d’un public attentif.

Contrairement à ce qu’ils m’avaient laissé entrevoir au PacRock en septembre dernier, leur set de ce soir semblait convenu et formaté.

Un Electro Rock enlevé mais peu convaincant au final.

Les Japonais de Lite, quant à eux, vont ravir les amateurs de Math Rock, grâce à leurs prouesses techniques moulinées à coups de bravoure.

Autrement dit, tout ce qui m’exaspère et surtout m’éreinte rapidement.

Ok, c’est super bien foutu, balancé avec un savoir faire épatant, et dans le registre, ils se démarquent certainement, là où bon nombre se contentent de singer les maîtres du genre.

Mais comme vous vous en doutez, ce n’est pas ma tasse de thé.

Je laisse donc refroidir mon effusion et m’en vais tranquillement siroter quelques bières dans le hall dont la décoration élégante est dédiée aux artistes de passage en ces murs (et ils sont légion, notamment par le biais de l’émission D6bels).

Pendant ce temps, les Français de Quadrupède préparent leur set face à votre serviteur.

Assurant l’interlude avant la tête d’affiche de ce soir, le duo de bipèdes va s’exécuter dans un périmètre circonscrit à quelques centimètres carrés.

Ce qui n’enlève rien à la qualité de leurs titres mélancoliques lovés dans une fourrure hirsute tachée de rythmiques imparables.

Un très bon moment malheureusement noyé dans une lumière un peu crue.

Enfin, lors de la clôture, les très attendus Irlandais de Girls Names vont nous offrir le set que la plupart d’entre nous attendaient impatiemment depuis des mois.

Pour rappel, un passeport égaré en dernière minute à la frontière, avait forcé le band à faire l’impasse sur leur dernière mini tournée, et en particulier leur participation au Pacrock festival de Pont-à-Celles.

Fiers détenteurs d’un des meilleurs albums de l’an passé (« The New Life ») aux résonances divinement New Wave sans jamais être éculées, les quatre jeunes gens ont certainement apprécié l’accueil réservé par une frange de fans réunis devant de la scène et marquant, avec entrain, leur joie de les entendre ici même.

Une joie néanmoins atténuée par l’absence totale de titres antérieurs à leur dernier opus.

Exit donc les morceaux pourtant irrésistibles de « Dead To Me », album de deux mille onze qui regorgeait d’hymnes nihilistes absolument incontournables.

‘Bury Me In A Wall Of Sound’ clamaient-ils à l'époque, sur un air détaché. Mais plus aujourd'hui manifestement, alors que nous, nous attendions fébrilement de les porter aux nues.

Ce soir, malgré l’efficacité de titres plus matures, le set semble un rien trop linéaire, là où justement des plages comme « I Lose » auraient assurément fini de mettre à terre un public largement acquis à leur cause.

Une attitude sans doute honnête mais qui laisse planer le doute sur les raisons d’un tel renom d’un passé encore si présent.

Et les explications de la bassiste après coup n’ont certainement pas convaincu les quelques fans venus l’interroger (‘nous ne savons plus les jouer’ semblant une bien mince excuse).

Mais ne boudons pas notre plaisir.

Le quartet a au final délivré un excellent concert, de loin le meilleur d’une soirée résolument ouverte aux découvertes.

Alors que les fûts de bière se vident dans un dernier râle (émis principalement par des gosiers encore secs), le rideau se referme sur la naissance d’un festival, encore petit, mais qui pourrait bien, à l’instar d’un certain micro festival liégeois, grandir et faire parler de lui.

(Organisation : Ferme du Biéreau / Centre Culturel Du Brabant Wallon)

 

Le gros Robert n’a pas fini sa Cure

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Réalisé lors de la même session d’enregistrement que le très moyen « 4 :14 Dream » sorti en 2008, « 4 :14 Scream », dernier album studio de The Cure, sortira dans le courant de 2014 (source : The Gardian). Aucune date n’est actuellement définie.

Une prise de risque pour Robert Smith qui avait dû essuyer les râles de ses fans lors de la sortie de sa dernière réalisation, fort insipide, il faut bien l’avouer. Une des raisons, peut-être, qui justifierait le délai considérable –6 ans d’attente !– pour produire 2 albums enregistrés lors d’une même session d’enregistrement.

Geffen Records (Universal Music Group) ne laisse encore transpirer que très peu d’informations. Seules certitudes, le 14ème album du groupe britannique sera accompagné d’un DVD live et surtout d’une tournée mondiale. Une tournée prolongeant le concept de Trilogy Tour qui consiste à jouer trois disques tirés de son impressionnante discographie en intégralité. En 2002, The Cure avait écumé les scènes européennes en jouant les albums « Pornography », « Disintegration » et « Bloodflowers » avant de reproduire l’idée en 2011 avec « Seventeen Seconds », « Faith » et le capital « Three Imaginary Boys ». Retour vers les eighties pour cette tournée prévue fin 2014, puisque le groupe a annoncé que les albums concernés seront « The Top », « The Head On The Door » et « Kiss Me Kiss Me Kiss Me ». Une nouvelle qui ravira certainement tout corbeau nostalgique du légendaire gothique hirsute.

Une sombre affaire à suivre de près dans les prochains mois.

 

Klaxons et tais-toi !

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Après le succès rencontré par l’album « Surfing The Void », il aura fallu attendre quatre ans pour que Klaxons sorte de sa clandestinité. Et à l’écoute du très dansant « Surfing The Void », morceau digne des pires boys bands, les quatre Londoniens auraient pu prolonger leur longue session d’enregistrement au sein des grottes de Zhawar Kili dans la province de Paktiyâ en Afghanistan pour une période indéterminée.

Un new rave pathétique dont le ‘visionnaire’ single « There Is No Other Time » (http://youtu.be/kzvipIMj9NM) censé appâter le faisan sortira le 23 mars prochain. Quant à la sortie de l’album, aucune date n’a encore été communiquée par le label Polydor. Et c’est pas plus mal ! Pas de précipitation les enfants.

Bonne chance !

 

Le futur antérieur de Stef Kamil Carlens et de Aarich Jespers

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« Zita Swoon », l’un des groupes les plus créatifs de la scène belge, sortira un nouvel album instrumental au mois de mars prochain. Une réalisation originale tirée de sa tournée New Old WORLD et produite par Starman Records sur support CD et vinyle.

Stef Kamil Carlens, tête pensante du groupe, nous décrit ce dernier essai comme la narration d’un voyage instrumental fascinant et émouvant. Une errance entre nostalgie et avenir, entre Vieux Monde et Nouveau Monde. Un monde aimé et détesté, parfois lumineux et joyeux, parfois triste et sombre. Une musique qui vous saisit à la gorge et qui voyage dans le temps et dans l’espace.

Un spectacle total au croisement du jazz-swing, d’idiomes pop et d’un brin de musique classique. Un tout sonore soutenu de danse contemporaine, de poésie abstraite et du pouvoir de suggestion de films DIY.

La mini tournée New Old WORLD, qui avait furtivement vu le jour en 2012, reprendra les chemins de la scène et du théâtre dès le mois de mars de cette année pour une durée de 3 ans (2014-2016). Une création en constante évolution, inscrite dans la durée, qui se verra sans cesse revisitée. Aux commandes de ce beau navire on retrouvera les 2 protagonistes principaux à l’origine du projet : Stef Kamil Carlens (guitare) et Aarich Jespers (batterie). Un duo qui sera accompagné d’un piano à queue, d’une contrebasse, d’un trio de cordes et pourvu d’un visuel exceptionnel.

Plus qu’un simple concert, New Old WORLD est un spectacle total qui allie musique, imagerie et danse. Une expérience unique sublimée par la présence de Dancing With the Sound Hobbyist et la collaboration de la compagnie de danse Rosas. 

« Zita Swoon », un groupe qui explore toujours de nouvelles voies originales… mais ne déçoit que très rarement.

Dates des premières représentations :

01/03/2014 – Dendermonde – CC Belgica
13/03/2014 – Roeselaere – De Spil
14/03/2014 – Bruxelles – Flagey
21/03/2014 – Anvers – Toneelhuis
25/03/2014 – Hasselt – Cultuurcentrum

 

Chad VanGaalen mord la poussière...

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Trois ans après avoir publié « Diaper Island » (2011), « Shrink Dust », dernier album de « Chad VanGaalen », fait incontestablement partie des albums attendus pour cette année 2014. Une galette qui devrait voir le jour le 29 avril prochain chez Sub Pop.

D’ailleurs, le solide rock/folk electronica de ‘‘Where are You’’ (https://soundcloud.com/subpop/chad-vangaalen-where-are-you ), premier extrait tiré du cinquième LP du talentueux artiste et musicien canadien, nous laisse, d’ores et déjà, une première forte impression. Un goût de trop peu suscitant l’irrépressible envie, quitte à   mordre la poussière, de dévorer les 12 pistes de l’album. 

Tracklist :

Cut Off My Hands
Where Are You
Frozen Paradise
Lila
Weighted Sin
Monster
Evil
Leaning on Bells
All Will Combine

Weird Love
Hangman’s Son
Cosmic Destroyer

The Men : nouvel extrait !

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À peine un an après « New Moon » (2013), « The Men » nous régale d’un cinquième LP dont la sortie est prévue le 3 mars prochain chez l’excellent label Sacred Bones. Un album qui avait été introduit par « Pearly Gates »’ (https://soundcloud.com/sacredbones/the-men-pearly-gates/s-GdSKI ) le 9 janvier dernier via SoundCloud. C’est toujours à travers cette même plateforme de distribution que le quintet punk rock de Brooklyn nous offre un deuxième extrait de son dernier album « Tomorrow’s Hits ». Cette fois, avec "Another Night" (https://soundcloud.com/sacredbones/the-men-another-night ), distribué le 3 février dernier, The Men nous propose un titre sur lequel le ton varie, le son diminue, les guitares se font plus discrètes et laissent davantage d’espace aux cuivres. Surprenant !

Une cinquième réalisation qui semblerait globalement plus soignée et plus variée que les précédentes.   

Tracklist :

01 Dark Waltz
02 Get What You Give
03 Another Night
04 Different Days
05 Sleepless
06 Pearly Gates

07 Settle Me Down
08 Going Down

 

La musique ennuie One Horse Land…

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Le premier album de One Horse Land s’intitule « Bored with the Music ». Il sortira le 11 février. Il a été produit à Paris, sous la houlette de Jean-Charles Versari (Brisa Roché, Thos Henley, Josh T. Pearson) et sa publication a été réalisée grâce à un large soutien de leur projet de crowdfunding sur la plateforme KissKissBankBank.

Ce quintet bruxellois est responsable d’une pop déguisée en folk, une musique acoustique inspirée de groupes comme Megafaun, Ewert and The Two dragons ou encore Murder.

« Traffic Jam », c’est le premier single issu de cet album. Le vidéoclip a été réalisé par Alexandra Laffin.

L’album sera présenté pour la première fois le 20 février à la Rotonde du Botanique.

www.youtube.com/watch?v=_06muJn2ytA

 

 

Moonface

Bref, mais parfait…

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Ce jeudi, l’Ancienne Belgique nous invitait à partager un moment intimiste en compagnie du très prolifique Spencer Krug, alias Moonface. Le Canadien venait défendre son dernier opus en date, « Julia with blue Jeans on », un album unanimement encensé par la critique. Pour l’occasion, l’AB avait opté pour une configuration spécifique, en disposant des sièges au sein du Club, afin qu’un maximum d’une centaine de personnes puisse assister à la performance, en toute décontraction. 

C’est sous un silence monacal que Spencer Krug monte sur les planches. D’entrée de jeu, le Montréalais détend l’atmosphère en soulignant l’aspect formel de la disposition des lieux. Sur l’estrade, seul trône un piano à queue. Rappelons que pour son dernier album, Moonface ne se sert que des ivoires. L’artiste s’installe derrière cet instrument, et commence à en jouer. En solitaire, impossible de tricher... Cependant, il n’en n’a pas besoin. Sa voix si particulière, chargée d’émotion, résonne comme sur ses enregistrements. Spencer démontre que s’il est un excellent chanteur, il est également fort adroit de ses doigts. Ceux-ci parcourent les touches avec une grande agilité. Il n’hésite pas à s’arrêter quelques instants (toujours en battant la mesure) avant de reprendre de plus belle pour mettre davantage de relief à l’ensemble. Un frisson vous parcourt l’échine... Difficile de rester de marbre face à son récital. Il vit ce qu’il chante, et cela se ressent. La quasi-totalité des morceaux de son dernier album figure dans la setlist. Comme temps forts, on épinglera le plus enjoué « November 2011 », et les deux plages les plus intenses du dernier elpee, « Everyone is Noah, everyone is the Ark » et « Julia with Blue Jeans on ». Il nous réserve également une nouvelle compo, qui traite des conséquences de son déménagement depuis Montréal à Helsinki. Entre les titres, il discute avec le public. On a l’impression d’assister à un concert privé tant il existe une réelle promiscuité entre lui et nous.

Une petite heure de concert plus tard, Spencer quitte l’estrade, en s’excusant de ne pas disposer de davantage de chansons. On ne lui en voudra pas, le set solo qu’il a livré était tout simplement parfait.

(Organisation Botanique)

 

Rape Blossoms

En phase de préfloraison…

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Le Stuk est né en 2002, un espace culturel sis à Louvain. Pourtant, je viens de le découvrir. Et je dois avouer que ce centre artistique, partagé entre une salle de concert, une autre dédiée à la projection, des ateliers, un studio d'enregistrement, etc. est absolument superbe. Bref le genre de salle polyvalente qui laisserait rêveur plus d'un Wallon...

Et si je m’y suis rendu, c’est parce que s’y déroulait une double affiche ‘made in Belgium’ des plus alléchantes. Tout d'abord Rape Blossoms, dont les morceaux entendus sur le web m'avaient vite séduit. Sur disque, leur post-punk rageur et bien noisy a suffisamment d'intérêt et de fougue pour retenir l'attention dans un genre où les prétendants sont fort nombreux. Lorsque résonnent les premières notes, le club n'est pas encore très rempli, mais il y règne une chaleur assez intenable contrastant avec le vent froid qui souffle dehors. Le groupe semble avoir ramené ‘son’ petit public d'amis ou de fans ; et bien que ce ne soit pas la grande foule, on est loin d'un bide.

Dès le début du set, on remarque que le son est très bon, excepté cette voix un peu trop systématiquement noyée dans la reverb et assez lointaine. C'est sans doute à mettre sur le compte d'une certaine timidité du chanteur qui tout comme le reste de la bande semble très jeune (début de vingtaine). Plus à l'aise, le guitariste lâche et relâche quelques accords acérés mais souples tandis que le bassiste est partagé entre ses 4 cordes et un clavier duquel il tire des nappes mélodiques façon cold wave ou des sonorités plus cra-cra. Mais c'est surtout le batteur qui, à l’aide de ses rythmes tribaux, semble canaliser l’ensemble par sa justesse quasi métronomique de ses interventions, rappelant même, lors du dernier morceau, le mythique Wire. Le chanteur descend alors de l’estrade, pour occuper l'espace vide et amorce quelques pas de danse timides, mais sympathiques.

Des débuts prometteurs en tout cas pour ce quatuor à l'énergie juvénile qui, lorsqu'il aura pris davantage d'assurance, devrait refaire parler de lui.

Le temps d'une pause afin d'installer le matos pour la tête d'affiche et la salle s'est considérablement remplie. Madensuyu n’est pas encore la nouvelle hype underground belge, mais il commence tout de même à faire l'objet d'une certaine attention médiatique méritée, grâce à sa discographie. Un Ep et trois albums, dont l'excellent "D is done" et le dernier "Stabat Mater". Venus défendre celui-ci, le duo se partage le chant. L'un se réserve les drums alors que l'autre se charge de la guitare et se sert d'un clavier qu'il joue aux pieds à l'aide d'un pédalier midi. Et bien qu'ils restent assis tout au long du concert, on sent qu'ils dégagent une certaine présence. En intro du concert, des chœurs d'enfants installent une ambiance de recueillement avant de nous laisser rentrer dans le vif du sujet. Leur musique est à la fois nerveuse et tendue mais possède également un côté dramatique presque douloureux comme le suggère le titre de leur dernier opus, référence à un poème du XIIIe siècle évoquant la souffrance de Marie lors de la crucifixion de Jésus (poème qui servira plus tard d'inspiration à de nombreux compositeurs classiques comme Vivaldi, Schubert ou Verdi... mais aussi au duo electro-punk Sexy Sushi !) Mais rassurez-vous, il ne s'agit pas d'une célébration religieuse, même si l'écoute attentive du public pourrait le laisser penser ; ce dont s'amusera d'ailleurs le batteur dans un petit commentaire adressé en forme de clin d'œil. Heureusement, il y a aussi de la légèreté voire même un certain côté pop chez eux pour éviter de tomber dans le pathos et transmettre un côté accessible à l'ensemble. Et bien évidemment de l'électricité et une énergie presque chamanique dans ces rythmes et ces vocaux qui s'étendent d'une plainte rauque à une sorte de scansion indienne, les plumes et les peintures de guerre en moins. Une forte personnalité en tout cas se dégage de leurs compos et de la façon dont ils les interprètent, totalement pénétrés par leur art.

Ils interpréteront une bonne partie de "Stabat Mater", mais reviendront aussi sur l'elpee précédent pour le plus grand plaisir de ceux et celles qui les avaient découverts lors de la sortie de celui-ci (dont votre serviteur). Et après avoir quitté la scène une première fois, ils reviendront nous gratifier de plusieurs morceaux bien sentis et loin d'une quelconque obligation contractuelle... Un bon moment de partage et de sincérité que je vous invite à vivre tant que le groupe ne squatte pas encore les gros podiums.

(Organisation : Stuk)