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Heather Nova

Super... Nova !

La salle 'Het Depot' à Louvain est achi-comble pour accueillir Heather Nova, cette chanteuse originaire des Bermudes, qui est surtout connue grâce à des hits pop-rock composés dans les années '90, comme "Walk This World" ou "Island". Malgré une carrière dans l'ensemble très discrète, elle jouit néanmoins d'un véritable culte, que lui vouent un contingent de fans en constante croissance. Ce set s'inscrit dans le cadre d'une tournée européenne en formule acoustique.

Comme elle nous l'a confié lors de l'interview avant le concert (voir ici pour l’article et pour la vidéo de cet entretien), Heather Nova présente, lors de cette tournée, des versions acoustiques de chansons issues de l'éventail complet de ses productions. ‘On crée une atmosphère assez intime, avec juste un musicien et moi sur scène. Nous nous servons d’instruments acoustiques mais ajoutons aussi quelques effets électroniques et nous changeons d'instruments et de sons régulièrement, pour varier un peu les ambiances.’ Le musicien en question, c’est Arnulf Lindner, un multi-instrumentiste autrichien, qui passe avec une aisance déconcertante du violoncelle aux claviers pour finir aux guitares. Quant à Heather, drapée dans une robe très organique, elle affiche une beauté et une élégance remarquables. La plupart du temps, elle chante et joue de la guitare acoustique mais de temps en temps, elle s’installe également aux claviers.

La setlist passe en revue ses quelque 20 ans de carrière, mettant bien sûr un accent sur « Oyster » et « Siren », ses deux elpees les plus en vue et « 300 Days At Sea », sa toute dernière production. L'élément visuel est également important notamment par le biais de la projection d'animations basées sur les peintures, également très organiques, de l'artiste italien Alberto Di Fabio. La combinaison entre ces animations et l'univers, très 'nature' de Nova, est parfaite.

"Save A Little Piece Of Tomorrow" constitue un des moments clés du concert, une composition qui traite du réchauffement climatique, au cours de laquelle la chanteuse alterne entre son micro 'classique' et un autre relié à des effets électroniques, qu'elle utilise pour des parties 'solo'. Un autre, touchant celui-là, se produit pendant « The Good Ship 'Moon' », une composition racontant les nombreux voyages qu'elle a accompli au cours de sa jeunesse, en compagnie de son père sur le bateau 'Moon'. La voix, le piano, le violoncelle et la belle vidéo consacrée à l'océan forment un ensemble surprenant, qui donne la chair de poule. Plus tard, l'émotion monte encore d’un cran, quand elle interprète une chanson inédite baptisée « Tree House », dédiée à son jeune fils et à la beauté éphémère de l'enfance. Superbe !

Ce moment magique se prolonge par l'interprétation du magnifique hit « Island », qui clôture de façon magistrale le spectacle. Heather Nova revient ensuite pour le très beau « Truth And Bone » avant de prendre congé sur « Until The Race Is Run », tiré de son dernier opus. Un très beau concert accordé par une artiste inclassable, qui mène une carrière remarquable loin des spotlights mais avec une réelle sincérité. Super Nova !


Setlist :
 

I Miss My Sky (Amelia Earhart's Last Days)
Higher Ground
Avalanche
Out On A Limb
Winterblue
Walking Higher
Save a Little Piece of Tomorrow
Fool for You
Like Lovers Do
Paper Cup
Do Something That Scares You
The Good Ship "Moon"
I Wanna Be Your Light
Heart and Shoulder
Tree House
Stay

Island

Encore:

Truth and Bone
Until the Race Is Run

(Organisation Het Depot)

Heather Nova

Une étoile qui brille... en toute discrétion

Vous connaissez peut-être Heather Nova. Originaire des Bermudes, cette chanteuse a connu un succès 'mainstream' dans les années '90, grâce à des hits comme "Walk This World" ou "Island". Au cours de sa carrière, elle n'a jamais cédé aux sirènes du 'star system', privilégiant la vie de famille, et en particulier son mari et son petit garçon. Aujourd'hui, après avoir publié 8 albums studio, elle jouit néanmoins d'un véritable culte, que lui vouent un contingent de fans en constante croissance. Actuellement en tournée en Europe, elle nous a accordé une interview à Louvain, peu de temps avant son concert au 'Depot'.

"J'ai été influencée par les 'songwriters' en général. Par quiconque écrit des chansons en puisant dans ses propres expériences, avec son coeur". On le voit : Heather Nova ne s'inscrit pas dans une perspective 'hype' ou 'médias'. C'est une chanteuse dans la grande tradition anglo-saxonne, celle de, par exemple, Joni Mitchell. "Oui, j'ai été influencée par elle quand j'étais jeune". Ou aussi Leonard Cohen, auquel elle porte une sincère admiration. "J'aimais aussi Patti Smith... Et Suzanne Vega! D'ailleurs, j'ai failli voir Suzanne à Hambourg récemment. Je lui ai envoyé des tweets mais comme on jouait au même moment, on n'a pas réussi à se rencontrer..."

Lors de cette tournée, Heather Nova propose des versions acoustiques de chansons issues de l'éventail complet de ses productions. "On crée une atmosphère assez intimiste, avec juste Arnulf Lindner et moi sur scène. Nous utilisons des instruments acoustiques mais nous nous servons également de quelques effets électroniques ; et puis nous changeons d'instruments et de sons régulièrement, pour varier un peu les ambiances."

L'élément visuel est également important notamment par le biais de la projection d'animations basées sur les peintures de l'artiste italien Alberto Di Fabio. "C'est un personnage que je connais depuis que j'étais étudiante à Rome. Il propose des tableaux inspirés par la microbiologie, les cellules, les neurones et l'ADN. Je me suis toujours sentie très proche de lui car nous sommes tous deux concernés par la nature, mais de façon différente." Une combinaison artistique qui fonctionne en effet à la perfection en ‘live’.

C'est une longue histoire entre Heather Nova et la Belgique. L'artiste y a accordé plus d'une trentaine de concerts au total. "Je me souviens particulièrement du festival 'Marktrock' à Louvain, sur la place. La vue quand on est sur le podium y est impressionnante !" Les tournées ne se limitent d'ailleurs pas aux grandes villes : elle aime visiter celles de province, comme Borgerhout, Heist-Op-Den-Berg, Beveren, etc.

Mais Heather Nova s'interdit néanmoins des périples mondiaux interminables. "Je me concentre sur l'Europe, et ce, depuis que mon fils est né, il y a dix ans maintenant. Je veux pouvoir passer plus de temps chez moi, à la maison. Et il m’accompagne sur la route, car j'estime que ces voyages sont une merveilleuse forme d’éducation. Les Bermudes, c'est très beau mais il n'y a pas de musées, pas beaucoup de culture. Donc, chaque fois que nous partons en tournée en Europe, nous prenons le temps de découvrir, et c'est très chouette!"

La naissance de son fils a tout naturellement causé un impact important sur la vie et sur l'inspiration artistique de Heather Nova. "C'est un changement complet de perspective. Tout devient plus important, plus poignant. On doit penser au-delà de sa propre vie, se projeter dans le futur. On se sent plus concerné par les questions du réchauffement climatique, toutes ces choses-là." Un sujet d'autant plus crucial pour les habitants d'un archipel! "En effet! Nous habitons juste au-dessus du niveau de la mer! Donc, on essaie de faire des petites choses, à notre échelle. Par exemple, notre maison n'est alimentée que par de l'énergie solaire."

L'artiste a d'ailleurs consacré un titre au problème du changement climatique: ‘Save A Little Piece of Tomorrow’, sur son dernier opus. "En général, je n'aime pas traiter de thèmes cruciaux dans mes chansons, parce qu’ils deviennent vite du prêchi-prêcha ou de la politique ; mais ici, j'ai abordé le sujet d'un point de vue émotionnel. Je pensais à mon petit garçon, qui grandit dans cet endroit idyllique et un jour, nous revenons et la maison est sous l'eau... C'est une image très forte."

Parlons d'ailleurs de ce dernier elpee, ‘300 Days At Sea’, paru en 2011. Orienté beaucoup plus pop/rock que les deux précédents, il a permis à l'artiste de retourner au son qui était le sien dans les années '90. "Je voulais revenir à ce sentiment que j'avais, au niveau de la production, quand j'ai réalisé 'Oyster' et 'Siren'. Et j'ai d'ailleurs utilisé une partie de l'équipe de l'époque pour opérer les nouveaux enregistrements. C'est donc une production 100% pop-rock." On se demande si ce retour aux origines n'est pas une manière de montrer que la boucle est bouclée ; mais Nova s'inscrit en faux: "Oh non! Je continue! Ce n'était qu'un cercle. Et j’en entame un nouveau maintenant!" Et il sera comment, ce prochain cercle? "Je ne sais pas encore. J'ai écrit beaucoup de morceaux, mais je n'ai pas encore fixé de choix concernant l'approche, la production. Mais ce sera quelque chose de différent, cette fois..."

Pour regarder l'interview complète en vidéo, c’est ici  

 

Breton

Grown Up

Écrit par

« War Room Stories », seconde salve des Londoniens, se devait d’être à la hauteur du grand « Other People’s Problem » et de la charrette d’Eps qui l’ont précédés. Les joyeux drilles de Breton ont donc bossé d’arrache-pied sur leur projet multimédia, BretonLABS, pour créer dix nouvelles mélopées fidèles à leur style melting-pot. Et pour voir les nouveaux morceaux prendre vie sur scène, il fallait se rendre à la Rotonde du Botanique, le 23 février dernier. 

Plus qu’un groupe, Breton est avant tout un projet multimédia. Sur scène, chaque morceau s’accompagne de sa propre vidéo, défilant à l’arrière de la scène.

Le quintet est en forme et démarre son set sur les chapeaux de roues. La Rotonde, elle, est évidemment pleine. Ce qui devait mettre du baume au cœur des musicos, et plus particulièrement de Roman Rappak, leader de la troupe, après le couac enregistré à l’Orangerie, en 2012 (une salle à moitié vide). Et pour cause, ce dernier entretient une relation particulière avec notre pays, après y avoir vécu une histoire d’amour manquée. En français dans le texte, ce dernier raconte son anecdote et enchaîne sur des titres des deux LPs, dont les puissants « Edward the Confessor », « Got Well Soon », « The Commission », « Wood and Plastic » et « Jostle ».

Loin de m’avoir convaincu en 2012, Breton se la joue ‘back with a vengeance’ et démontre en 1h20 que les deux années qui séparent ce concert de leur précédente prestation au Bota, lui ont permis de se forger une personnalité, de créer un set cohérent et d’en envoyer plein la tronche du public. Le rythme du set est tel que la formation captive jusqu’aux dernières secondes (un « Jostle » rugissant). Même les morceaux les plus faiblards, comme « Fifteen Minutes » (dont ils ont dévoilé le clip pour la toute première fois ce soir), prennent une toute autre dimension.

Breton a fait sa mue et la transformation en vaut largement le coup d’œil. A ne pas louper si vous avez décidé de vous rendre, cet été, au festival de Dour !

Organisation : Botanique

 

Polvo

Siberia

Écrit par

Actif de 1990 à 1998, Polvo est un groupe étasunien considéré comme source du mouvement math-rock. Ce qui lui a permis d’entrer dans l’histoire du rock. Lorsqu’il décide d’opérer son come-back en 2009, après plus de dix années de silence, on craint alors que cette reformation soit purement lucrative. Les pauvres gars de Chapel Hill sont certainement sans le sou et cette décision est une manière de mettre un peu de beurre dans les épinards. Seulement, Polvo n’est pas un band mercantile ; et il le démontre en publiant dans la foulée, un nouvel album, « In Prism ». La critique est unanime. Si Polvo est de retour, il a de la suite dans les idées.

Cinq ans plus tard, le quatuor version 2000 nous propose un nouvel opus. Et à nouveau, Polvo nous démontre que sa nouvelle aventure n’était pas que du vent. « Siberia » constitue une nouvelle étape dans leur évolution. Leur style s’est quelque peu apaisé (NDR : quoique !) pour embrasser un indie-rock accrocheur qui fleure toujours les 90’s, tout en alliant sens mélodique et intensité. Si leur musique semble à premier abord plus accessible, elle demeure quand même plutôt complexe et regorge de subtilités. La structure des 8 compos de l’opus est certainement le fruit d’élucubrations démentielles. Mais si le chant d’Ash est davantage posé qu’auparavant, le moment opportun, il est capable de montrer les crocs. Les riffs de guitares sont particulièrement efficaces, et certains solos méritent de rentrer dans l’histoire (« The Water Wheel »). Des claviers s’intègrent parfois dans l’ensemble et le climat peut prendre une coloration orientale, à l’instar d’« Old Maps ». Quant au batteur, on se demande comment il parvient à retrouver ses jeunes. Et comme si son drumming n’était pas assez périlleux, il y introduit des contretemps.

Mon analyse peut sans doute vous paraître succincte, mais c’est parce que ce « Siberia » est tout simplement un des meilleurs albums écoutés depuis quelques mois. Je le conseille même vivement à tout artiste qui voudrait se lancer dans l’aventure d’un groupe. Un exemple à suivre. L’album parfait de A à Z !

 

Pick a Piper

Pick a Piper

Écrit par

Caribou fait des émules en ce début d’année ! Pick a Piper, c’est le projet solo de Brad Weber, le drummer des bouillants cervidés canadiens. Tout au long de ce premier opus éponyme, il navigue sur des eaux pop-psyché-électro-dance proches de celles imaginées par son génial géniteur. Soutenu par des cerveaux aussi dérangés et aventureux que le sien –Ryan McPhun des Ruby Suns et Raphaelle Standell-Preston de Braids, notamment– il dévoile 8 divagations polyrythmiques hypnotiques. L’inaugural « Lucid in Fjords » donne le ton de cet elpee hédoniste destiné à danser la tête libre lors des festivals cet été… A programmer entre Metronomy et bEEdEEgee, par exemple ! Et ce ne sont pas les 6 minutes de « South Polynesia » qui me contrediront, tant l’état de transe au sein duquel leur musique nous plonge est évident !

 

Angel Olsen

Burn your fire for no witness

Écrit par

La découverte d’une nouvelle ‘songwriter’ ne soulève chez votre serviteur, que rarement, un grand enthousiasme. Souvent, lorsque se profile un artiste étiqueté ‘folk’, je crains devoir me farcir une copie plus ou moins conforme de ce qui existe déjà sur le marché. Une voix sympathique, une gratte acoustique et/ou un piano ne suffisent pas à me faire grimper aux rideaux. Bref, dans le style, très peu d’artistes parviennent à me faire flasher. Or, Angel Olsen est une exception qui confirme la règle. C’est même une perle rare…

« Burn your Fire for no Witness » constitue le deuxième album de l’Américaine. Il fait suite à « Half Way Home », publié en 2013. Avant d’entamer sa carrière solo, Angel Olsen est allée à bonne école puisqu’elle a collaboré à l’aventure du Cairo Gang en compagnie de Monsieur Bonnie ‘Prince’ Billy. Cette expérience lui a permis de prendre confiance en elle. Et de graver des morceaux qu’elle gardait soigneusement cachées. On remercie donc Will Oldham de l’avoir émancipée et du même coup de permettre à la scène musicale pop/rock de s’enrichir d’une belle découverte qui mérite déjà d’être épinglée comme l’une des révélations de l’année 2014.

Angel Olsen est une artiste complète. Ce deuxième LP s’écoute d’une traite. Ses onze morceaux sont superbes. Elle explose les carcans habituels et nous surprend de bout en bout. Ici, pas de folk conventionnel. L’opus s’ouvre par un titre de folk lo-fi digne des Moldy Peaches. « Forgiven/Forgotten » embraie dans un climat chargé de guitares saturées. « White Fire » nous plonge dans une atmosphère paradoxalement glaciale. Il ne faut que 4 titres pour se rendre compte du talent de la jeune artiste. Sa voix est habitée et bouleversante. L’orchestration est impeccable. Parfois luxuriante, à l’instar de « Dance Slow Decades ». Ou minimaliste, comme sur la seule piste réellement folk, « Enemy ».

Angel Olsen marche manifestement sur les traces de Cat Power. Elle réinvente le folk tout en parvenant à nous charmer. D’ailleurs, j’attends déjà impatiemment sont troisième essai !

 

NOFX

Stoke Extinguisher (Ep)

Écrit par

Nouvel Ep pour mes punks californiens préférés ! NOFX y démontre une nouvelle fois, qu’il possède des aptitudes uniques pour torcher des mélodies. Des aptitudes bien au-dessus de la normale et nettement supérieures à celles de ses congénères ! Autre bonne nouvelle : Fat Mike n’a jamais aussi bien chanté que sur ce bref « Stoke Extinguisher » ! Malgré plus de 20 ans de carrière, les loustics de NOFX n’ont rien perdu de leur fougue : les riffs sont tranchants et les morceaux enchaînés pied au plancher, à l’instar du titre éponyme ! La version démo d’« I Believe in Goddess » figurait déjà au menu de « Self-Entitled », un elpee publié il y a quelques mois. La nouvelle mouture est plus brute et si elle balance un même vitriol politisé, elle est boostée par des interventions de basse débridées. Et le reste de l’Ep est de la même trempe. On y rencontre des guitares pop-punk acérées, des rythmes endiablés et des chœurs hyper mélodiques, comme sur la cover du « The Shortest Pier » de No Use for a Name… Une amusante récréation pour ces vétérans qui n’ont pourtant vraiment plus rien à prouver.

 

Mark McGuire

Along the way

Écrit par

« Along the Way » constitue le second album solo de Mark McGuire, guitariste du groupe Emeralds (électro/drone). Sur ce dernier opus, l’Américain originaire de Portland envisage de nous faire découvrir, à travers treize morceaux instrumentaux, les contrées lointaines et abstraites de notre esprit. Tout un programme !

En se servant d’une instrumentation tant acoustique (mandoline, guitare, piano, …), électrique (guitare, …) qu’électronique (percussions, …), McGuire nous installe en apesanteur avant de nous transporter dans son univers, pour y dessiner, selon ses déclarations, des ‘paysages psychiques’. Des nappes sonores qui évoquent quelque part l’électronica de Boards of Canada. D’abord bercé par cette musique, on finit même par se laisser hypnotiser...

« Along the Way » est à écouter d’une seule traite. Un opus homogène au cours duquel le mélomane plane, le sourire aux lèvres, sans avoir pourtant absorbé le moindre psychotrope…

Jim Gustin

Can't shed a tear

Écrit par

Jim Gustin nous vient de Santa Clarita, au Nord de Los Angeles. Ce Californien n’est plus vraiment un débutant même si son talent de compositeur, guitariste et chanteur tarde à rencontrer la reconnaissance. Il possède une voix puissante qui lui permet d’injecter un maximum d’énergie, que ce soit dans le blues ou la soul. « Can't shed a tear » constitue son premier album solo. Il a été produit par Terry Wilson, dont la carte de visite mentionne la mise en forme d’œuvres d’Eric Burdon et Ana Popovic. Lors des sessions d’enregistrement, il a reçu le concours de son backing group. En l’occurrence, la chanteuse Jeri Goldenhar (NDR : mesurant plus d’1m80, une fille à la silhouette longiligne), son époux Chuck Goldenhar à l'harmonica, le guitariste Chris Baurer, le bassiste Burke Greer, le drummer Jim Sipotz, et une seconde vocaliste, Jessica Baurer. Jim signe l’essentiel des titres de cet opus.

"I gotta sing" ouvre le long playing. Une compo qui ne manque pas de charme. Percutante, la voix domine l’ensemble. Elle est soutenue par les interventions de piano et d’orgue, alors que la guitare se révèle plutôt extravertie. "Can't shed a tear" est caractérisé par une bonne intro aux cordes. Mais c’est toujours le chant qui s’impose. Une voix proche de celle de Joe Cocker, bien graveleuse, mais moins ravagée, lorsqu’elle n’emprunte pas le timbre ou les inflexions des meilleurs vocalistes du southern rock. Le saxophone de Jim Scimonetti pimente "No faith in forever", un R&B imprimé sur un mid tempo. Pour la première fois, la grande Jeri se réserve la réplique ; et les échanges sont de toute bonne facture. Terry Wilson est préposé aux claviers sur la remarquable ballade "If God made something better", une piste à laquelle participe également la Texane Teresa James ainsi que John ‘Rabbit’ Bundrick, un musicien qui a autrefois apporté sa collaboration à Free, Crawler, Eric Burdon, les Who et même les Wailers de Bob Marley! Un dobro bien métallique ouvre "Beauty for ashes", lui communiquant une touche roots. Caractérisée par ses accents dramatiques, cette piste trahit encore de solides traces de southern blues rock! La guitare est bien sentie, ravageuse, pendant qu’en retrait, Miss Jeri hoquette de bonheur. "Why why why" baigne manifestement dans une ambiance ‘stonienne’. Tout particulièrement à cause de la guitare plus Mick Taylor que nature. Jeri chante "Good-bye", un shuffle chaleureux. La section rythmique est aux commandes, alors que la guitare est bien offensive. Parcouru par le piano roadhouse et la clarinette, "My baby just left me again" trempe dans un climat neo-oleanesque. Chouette ballade acoustique, "You never gave up on me" implique piano et harmonica. "You answer me" est une autre superbe compo ; par ailleurs remarquablement chantée. Et la partie de cordes est belle à pleurer! Une seule reprise, le "Life is hard, live with it" de Teresa James, qui pour la circonstance se charge des ivoires. "What do you see in me ?" est une ballade craquante, visionnaire, que Jeri chante en douceur. De toute bonne facture, cet elpee s’achève par "Say amen", une plage gospel…

 

Terry Gillespie

Bluesoul

Écrit par

Terry Gillespie est né au Canada mais il a passé toute sa jeunesse dans le Michigan. Il y a fréquenté les clubs de blues et de jazz. Il a ainsi eu l'occasion de voir et d’applaudir des légendes comme Howlin' Wolf, John Lee Hooker ou Buddy Guy. En 1968, il retourne vivre à Ottawa, où il est né. Il fonde Heaven's Radio, une formation qui va recueillir un beau succès sur la scène locale, publiant même deux albums à l'époque.

Sur cet elpee, Terry chante, joue de la guitare et apporte quelques petites touches à l’harmonica et à la trompette. Il signe 9 des treize plages de cet elpee enregistré live à la Maxville Musicfest. Les autres titres sont partagés entre classiques et traditionnels. Lors de ce concert, il était soutenu par son backing group. Un trio. Soit le claviériste Pete Measroch, la bassiste/violoniste Miss Lyndell Montgomery alias ‘Captain Dirt’ et le drummer Wayne Stoute. La musique de Gillespie est légère, pétillante. Les musiciens aiment ce qu'ils jouent et leur interprétation est respectueuse du style. 

Terry entame "The devil likes to win"sur le riff cher à Elmore James. Effectivement, le diable aime gagner. Même si ici, c’est dans la bonne humeur et sans éclat. Le ‘diddley beat’ domine le "What would Bo Diddley do". Pas vraiment une surprise ! Une compo imprimée sur un rythme nerveux imposé par Wayne. Terry titille quelque peu sa trompette tandis que Pete Measroch se concentre sur son orgue de manière fort rythmique. Gillespie se réserve l'harmonica pour animer "Early in the mornin'", un classique du blues. Au piano, Pete le soutient à la perfection. La voix de Gillespie est soignée mais nasillarde sur "You're gonna make me cry", une superbe ballade soul signée O.V Wright. Ses intonations sont bouleversantes. Mais il faut avouer qu’il est bien aidé par les répliques féminines des Toasted Westerns. Une rivalité judicieuse qu’on retrouve sur "Let's get together", une piste rythmée parcourue par les interventions séduisantes de Measroch au piano électrique, dans un style proche du Ray Manzarek à l’époque des Doors. Traditionnel, "My mama" est un blues lent, particulièrement dépouillé, que Gillepsie chante avec beaucoup de sensibilité. Le leader s’évertue à puiser les notes bleues de sa guitare. "It was'nt me " est un réel bonheur, une piste abordée tout en déconctraction et caractérisée par les interventions admirables aux ivoires. Une excellente ambiance qui se prolonge jusqu’en fin de parcours. Comme par exemple sur "Her mind left first" et "16 days" deux blues subtilement saupoudrés de jazz, qui mettent en exergue le talent des musicos. "She walks right in" est un jump boogie classique composé par le notoire Professor Longhair. Il passe facilement le cap en nous entraînant dans les rues de la Nouvelle Orléans. Enfin, "Magnolia tree" est un morceau d’une pure beauté. Quel plaisir d’écouter cet opus discrètement immortalisé ‘live’ !

 

Giant Tiger Hooch

76

Écrit par

Giant Tiger Hooch (traduisez ‘la gniôle du tigre géant’) est une nouvelle formation batave, issue d'Amsterdam plus exactement, fondée en 2011, qui pratique une musique née d’un mélange de blues, punk et R&B. Elle a signé chez Cool Buzz, un label qui dans le passé, a hébergé nombre d'artistes intéressants (Cuban Heels, T99, Hokie Joint, Big Blind, Drippin' Honey, Sugarcane, …) Ce quatuor réunit deux chanteurs guitaristes (Jeroen Ligter et Jorrit Longo), un bassiste (Simon Zijlstra) et un drummer (Johannes de Boer). Trois musiciens blancs et un noir, Johannes, le maître du rythme.

"76" constitue leur premier véritable elpee. Auparavant, le groupe avait publié un Ep. Les musiciens ne manquent pas de talent, même si ce ne sont pas des techniciens de haut vol. Leur expression sonore nous replonge dans le passé. Elle me fait d’abord penser à la vague punk qui a déferlé fin des 70’s. Au pub rock qui a débarqué un peu plus tôt, aussi ; et en particulier à Dr Feelgood. Mais également aux groupes insulaires apparus au cours des sixties qui masquaient leur manque de planches par une énergie débordante. A l’instar des Pretty Things, à leurs débuts, par exemple. Pas de méprise, car au fil du temps, la formation va devenir de plus en plus expérimentée, créative et attachante. Elle est même devenue mythique !

Revenons à nos tigres géants. Ils démarrent en force par "My time". Impeccables, les percus de Johannes canalisent bien l'ensemble et l'harmonica d’Ivo van Jar, invité pour la circonstance, communique une couleur pub rock indélébile à la compo. "Get high" embraie sur un tempo aussi vivifiant. Si le son est impeccable, le chant est volontairement primaire, sans compromis. Bien sollicité en slide, le bottleneck accentue cette impression. La conjugaison des cordes électriques largement amplifiées et de l'harmonica forge le plus souvent la trame des compos. "You and I" entre dans une transe hypnotique. La reprise du "Mojo" de Bob Dylan atteint parfaitement sa cible. L’attaque est brutale, alors que la voix n’est pas tellement éloignée de celle du Zim au début des sixties. Le tempo ralentit quelque peu sur "Horse", même si les sonorités rugueuses, coupées au couteau, sont très susceptibles de rappeler une certaine technique chère au géant Howlin' Wolf ! L'atmosphère est lourde. Les guitares discordantes envahissent "Oh my lord". L’équipage néerlandais décide alors de chante en chœur, comme si leur vie en dépendait. Toujours bien amplifiées et réverbérées, les grattes attaquent "Blacka woetade". Le chant est punk et agressif. Métallique, le son flirte avec la surf music. L'étreinte ne se desserre pas. Anouk Vissee accorde la réplique vocale féminine sur "Six 49". "My momma told me" trempe un peu dans la pop festive. Et surprise, les musicos achèvent l’elpee par une compo acoustique, un morceau de folk/country/blues que le band restitue sans se prendre vraiment au sérieux… 

 

TwoMonkeys

Psychobabe

Foutraque et plaisant, le nouvel album des frères Bornati, a tout pour ne pas lasser.

Il s’ouvre par un faussement languide « Moon », mais ce n’est qu’un leurre. Rapidement, « Marshamallows » convoque les guitares d’Enimem (!) sur des rythmiques neubautiennes, tandis que « FuckFolk » rendrait fou une réunion de Hells Angels.

Passant allégrement du rock garage à des rythmiques 8-bit sorties d’un vieux jeu vidéo dans le même morceau, les 2 Italiens surprennent et amusent, variant les instruments et les ambiances. « More Space » imagine une colonie de bouseux texans perdus dans le cosmos, tandis « Crazy Drive » enferme les Shadows dans une borne d’arcade.

La rythmique est solide, même si elle change souvent d’instrument en cours de morceau.

Autour d’elle, tout peut vite varier entre 2 extrêmes, de vocaux martiaux à des envolées Free Jazz. Et l’ensemble est saupoudré d’un humour très Commedia dell’arte, via des vocaux filtrés où l’on croit entendre un Donald Duck sous acide.

Si « Cry » et « Melodrama » tournent un peu à vide, on ne sent jamais la panne d’inspiration, juste un léger décrochage de l’auditeur face à tant de stimuli. Mais on donnera une mention particulière à « Sacri|Face » qui clôt l’album et donne envie de le relancer.

« PsychoBabe » donne le tournis, et s’il a été produit par un acolyte de Mike Patton (Asso Stafana), ce n’est pas un hasard, le point commun étant la prise de risque et l’absence d’œillères musicales.

Point de linéarité ici, mais un carrousel ludique et inspiré et à vitesse variable qui a peut-être le défaut d’être un peu trop copieux.

Mais en ces temps d’anorexie créative, cela fait du bien.

 

Shearwater

Fellow Travelers

Écrit par

Le concept du nouvel essai de Shearwater traduirait-il la petite baisse d’inspiration que semble traverser Jonathan Meiburg depuis « Animal Joy » voire même « The Golden Archipelago », deux opus datant respectivement de 2012 et 2010 déjà. Le groupe d’Austin a donc décidé d’interpréter des compos signées par des formation qui les ont accompagnés en en tournée. Et il arrive même parfois que ces exercices de style soient exécutés avec le concours de leurs auteurs. Heureusement, la voix unique en son genre de Jonathan Meiburg –qui semble émaner du fond d’un canyon arizonien– parvient à magnifier certaines reprises comme celle du –déjà magnifique– « I Luv the Valley Oh !! » de Xiu Xiu, même si la cover n’atteint pas le niveau émotionnel de l’originale…

Et les résultats sont très inégaux. Les plus belles versions ? Celle du « A Wake for the Minotaur » de Tom Petty déjà adapté par Sharon Van Etten qui participe d’ailleurs à cette reprise. Celle du « Fucked Up Life » des Baptist Generals, qui bénéficie du concours de Clinic. Les plus anodines ? Le « Hurts Like Heaven » de Colplay ainsi que le « Natural One »  de Lou Barlow (Folk Implosion). Un disque plaisant mais pas vraiment indispensable. Bonne nouvelle quand même, la formation bosse sur un nouvel elpee que l’on espère digne de « Palo Santo », « Rook » ou « Winged Life », les sommets de l’œuvre du Texan.

Shearwater se produira en concert le 29 avril au Bota et le 4 mai au Democrazy de Gand.

 

Luke Temple

Good Mood Fool

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La soul très cool de Luke Temple libère cette douce énergie euphorisante qui permet de booster l’humeur… « Good Mood Fool », son 5ème album, ne trompe donc personne quant à la marchandise ! L’Américain dévoile en solo une face plus lumineuse et moins vaporeuse que ses travaux opérés en compagnie de Here We Go Magic. Son falsetto clair –qui rappelle parfois celui d’Ezra Koening de Vampire Weekend (« Jessica Brown Findlay »)– illumine des morceaux aux instrumentaux 80’s (« Katie ») ou bluesy (« Hard Working Hand »). D’autres moments de grâce traversent « Good Mood Fool » comme le plus pop et quasi R’n’B « Florida » qui offre un écrin parfait à la voix si particulière de Luke Temple ou le plus funky « Those Kids ». Plus immédiate que celle d’Here We Go Magic, la pop en solitaire de Temple est une merveille qui déverse son humeur tendre et apaisante dans le creux de vos oreilles…

 

Novastar, Intérieur ou Extérieur ?

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Joost Zweegers aime prendre son temps pour composer et enregistrer ses albums. Il nous revient donc après 5 ans d’absence. Zweegers a réussi a convaincre John Leckie, le producteur du « The Bends » de Radiohead, « Showbiz » et « Origin of Symmetry » de Muse et l’incontournable opus éponyme des Stone Roses, de mettre en forme son nouvel essai.

Le 28 mars prochain Novastar sortira donc son 4ème elpee studio « Inside Outside ». Et à partir du mois d’avril, il partira en tournée en Belgique et aux Pays-Bas.

Regardez le trailer ici via la chaîne officielle Youtube de Novastar. 

11 avril - Het Depot, Louvain
13 avril - Limburgzaal, Heerle
26 avril - Cactus Muziekcentrum, Bruges

27 avril - De Casino, Sint Niklaas
30 avril - C-Mine, Genk

2 mai - Kuub, Turnhout
3 mai - Handelsbeurs, Gand
6 mai - Ancienne Belgique, Bruxelles
8 mai - Arenberg, Anvers

Aubert chante Houellebecq

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“Isolement”, c’est le premier extrait du nouvel album de Jean-Louis Aubert qui passe sur les ondes depuis ce 19 février et qui prélude la sortie d’un nouvel album prévu pour le 14 avril. Et pour voir la vidéo, c'est ici  

Sur « Les Parages du Vide », le Français tente le pari audacieux de mettre en musique Houellebecq…

 

 

 

Un éponyme pour Natalie Merchant !

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L’ex-chanteuse de 10,000 Maniacs Natalie Merchant, sortira un nouvel album ce 2 mai. Et il sera éponyme. Ce nouvel essai est également le 6ème effort solo de l’Américaine, mais son premier depuis 13 ans.

Tracklisting

1. Ladybird
2. Maggie Said
3. Texas
4. Go Down, Moses
5. Seven Deadly Sins
6. Giving Up Everything
7. Black Sheep
8. It’s A-Coming
9. Lulu (Introduction)

10. Lulu
11. The End

 

Aussi gentil que Swans ?

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Le 12 mai prochain sortira « To Be Kind », le nouvel album de Swans, un disque pour lequel il a reçu le concours, notamment, de Little Annie, St. Vincent, Cold Specks et Bill Rieflin.

La tournée qui suivra la publication de cet elpee ne passera malheureusement pas par la Belgique…

http://www.seetickets.com/go/swans

www.facebook.com/SwansOfficial

 

 

Le Spectre de Laibach

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« Spectre », le nouvel album de Laibach, sortira le 3 mars et succèdera à « Volk », publié en 2006 déjà…

Le groupe avertit que cet album sera engagé politiquement en faveur des ‘Whistleblowers’ comme Bradley Manning, Edward Snowden ou Julian Assange.

Un premier extrait, « Resistance is Futile », est disponible ainsi qu’un trailer annonçant le nouvel opus : http://bit.ly/K5IUMZ

Tracklisting:

The Whistleblowers
No History
Eat Liver!
Americana

We Are Millions And Millions Are One
Eurovision
Walk With Me
Bossanova
Resistance Is Futile

Koran

Le 10 mars à Het Deport à Louvain

http://spectre.laibach.org/pre-order-spectre/
http://www.laibach.org
https://www.facebook.com/Laibach
https://twitter.com/laibachinform

 

Pour Lucius, rien n’est ordinaire…

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Lucius c’est le fruit de la collaboration entre Jess Wolf et Holly Laessig, deux filles issues de Brooklyn, responsables d’harmonies soul imparables, teintées de post-punk…

Leur album « Wildewoman » débarque en Europe le 31 mars, après avoir été couronné de succès aux Etats-Unis, l’année dernière.

Pour écouter le morceau « Nothing Ordinary » sur Soundcloud, avant leur passage au Botanique de Bruxelles, ce 5 avril prochain, c’est ici

 

Nouveau morceau gratuit et nouveau remix de Vive La Fête

Le jour de la Saint-Valentin, Vive La Fête, le projet devenu notoire de Danny Mommens et Els Pynoo, a publié une nouvelle composition : « Fashion ». On peut la télécharger en format mp3 gratuitement ici 

La vidéo se trouve là :

Le combo a également annoncé la disponibilité d'un remix « diabolique » de la chanson « Le Diable » par Simi Nah et KGB. La version originale figurait sur le dernier elpee de Vive La Fête: '2013' (http://amzn.to/1bcA6MW).

Simi Nah est une artiste d'origine française aujourd'hui installée à Ostende. Elle a travaillé dans la mode et joué de la basse, entre autres pour Praga Khan. Elle développe depuis quelques années un projet solo très intéressant avec son 'partner in crime', le musicien producteur KGB aka Kenny Germain B et Safyée, aka Alice Thiel, la fille du regretté leader de Snowy Red. Simi Nah propose une pop new-wave / EBM aux accents cabaret, qui évoque Gainsbourg, Noblesse Oblige ou encore... Vive La Fête... Après deux albums, « Cherchez La Femme » et « 5 », Simi Nah prépare un nouvel album, qui proposera des collaborations avec Dirk Da Davo (The Neon Judgement), Luc Van Acker, Wim Punk, Nikkie, Danny Mommens,... Can't wait, comme on dit...

Pour écouter le remix « diabolique » :

         sur Youtube: https://www.youtube.com/watch?v=VNiyUH_jLsg

         sur Soundcloud: https://soundcloud.com/simi-nah/vive-la-fete-le-diable-mix

Vive La Fête : www.vivelafete.be ou https://www.facebook.com/vive.la.fete.fans

Simi Nah :  www.siminah.com ou https://www.facebook.com/simi.nah.music