Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Nadine Shah

Love Your Dum and Mad

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Je m'attendais à retrouver Nadine Shah dans bien plus de tops pour l’année 2013. La presse, surtout anglaise, s'était en effet enthousiasmée sur ces deux premiers maxis et la bombardait, avec sa mesure habituelle, nouvelle PJ Harvey.

Originaire de Whitbur, petite bourgade au nord de Sunderland et née de parents norvégiens et pakistanais, la Londonienne propose en effet des atmosphères sombres et tourmentées que ne renierait pas Polly Jane.

Produit par Ben Hiller, collaborateur entre autres de Blur et Depeche Mode, "Love Your Dum and Mad" peut se décomposer en trois parties. L'album débute par les titres les plus rock, entre post-punk et rock sombre dans une veine Bad Seeds (le single qui l'a fait connaître "Aching Bones", "To Be a Young Man", l'épique "Runaway"). Puis guitares et basses s'apaisent sur le folk crépusculaire de "The Devil" et le délicieux et fort bien intitulé "Floating" aux relents  jazzy.

La suite laisse la place centrale au piano, l'instrument de prédilection de Nadine. Le chant sombre et profond de la jeune Anglaise devient plus lyrique. Les arrangements de cette fan de Scott Walker sont raffinés, les ambiances poignantes ("Dreary Town", "Remember"). Les notes gothiques du clavier sont soutenues par quelques sonorités feutrées de cordes et d'instruments à vents. Le propos est de plus en plus intimiste, sorte de folk de chambre glacial et hanté. L'apothéose survient lors du morceau final, le déchirant "Winter Reigns".

Des notes agressives de la première plage jusqu'aux dernières, évanescentes, Nadine Shah maintient une tension permanente. Inspiré en partie par les suicides de deux amis proches, "Love Your Dum and Mad" ne respire la gaieté mais il interpellera certainement celles et ceux qui comptent parmi leurs compagnons de route des artistes comme Cat Power, Scout Niblett ou Emily Jane White.

 

Scott & Charlene’s Wedding

Any port in a storm

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Drôle de patronyme pour ce groupe fondé par un Australien exilé à New York. En fait il s’agit du nom de la série TV préférée de la mère du leader, Craig Dermody, quand il était gosse. Lorsqu’il a publié son premier opus, en 2010, « Para Vista Social Club », il vivait encore à Melbourne. « Any port in a storm » constitue donc le second opus de Scott & Charlene’s Wedding, même si en en 2012, on recense un split cd partagé en compagnie de Peak Twins.

Mais venons en à cet opus. Ce qui frappe d’abord, c’est la voix de Dermody. Laconique, désabusée, elle campe un hybride entre Bob Dylan, Shaun Ryder (Happy Mondays) et Mark E. Smith (The Fall), évoluant même parfois à la limite du faux. Le titre qui ouvre l’elpee, « Junk shop », baigne même dans un climat ‘madchester’. C’est un peu l’exception qui confirme la règle, car le reste de l’opus –enfin l’essentiel– évoque à la fois les Replacements (la structure punk) et les Skids voire Big Country (ces cordes de guitares tintinnabulantes, angulaires, épiques, épousant parfois même la sonorité d’une cornemuse). Pas toujours une bonne idée, même si l’ensemble tient bien la route. Finalement, c’est quand ces grattes se fondent mieux dans l’ensemble que les compos sont les plus convaincantes. A l’instar de « Downtown », caractérisé par sa section rythmique plus marquée, dans l’esprit de Celibate Rifles et de Radio Birdman. Encore que cette section rythmique soit généralement offensive, même sur les ballades que je qualifierai d’uptempo.

On évoquera quand même la nature des lyrics. Parfois complètement loufoques. Comme sur « 1993 », traitant d’une conférence de presse organisée dans le cadre d’une rencontre de la N.B.A. Démontrant que Craig est capable d’écrire une chanson sur tout ce qui lui passe par la tête…

Et l’Ep « 2weeks », qui enrichit l’elpee, corrobore mon point de vue. Sur les cinq titres, les guitares sont tout aussi scintillantes, mais moins envahissantes et surtout plus subtiles, parfois même semi-acoustiques (Feelies ?). A l’instar de « My world ». Et puis participent activement à un morceau irrésistible, imprimé sur un tempo tribal hypnotique, « I wanna die ». Ou alors se révèlent judicieusement filandreuses, comme sur « Hazy morning » qui nous renvoient une nouvelle fois aux Replacements…

 

Royal Canoe

Today We Are Believers

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Vous pouvez écouter certains disques des dizaines de fois et ils vous font autant d'effet qu'une compétition de curling. Vous avez beau lire des chroniques élogieuses de vos confrères, rien n'y fait. Vous l’estimez creux, vide, limite énervant. C'est l'effet que m'a fait le second album de Royal Canoe, sextet de Winnipeg dans le Manitoba.

Signé sur Nettwerk, le label des Born Ruffians entre autres, "Today We Are Believers" fait suite à deux maxis sortis début 2013 et à "Co-Op Mode", une première réalisation tellement confidentielle qu'elle n'est même pas signalée dans le communiqué de presse.

Royal Canoe pratique une musique assez hybride entre electro-pop à grand renfort de claviers analogiques, folktronica et influences soul, funk 70's et 80's. Prince semble d'ailleurs être une des influences majeures, ne fut-ce que par l'emploi régulier du falsetto. On retrouve aussi çà et là des rythmiques vaguement africaines à la Vampire Weekend.

Les compositions sont loin d'être simplistes, chaque morceau proposant différentes atmosphères et la production est plutôt audacieuse. Mais il y a tel magma d'effets (sur les voix notamment) et de directions que l’ensemble en devient parfois un peu écoeurant. On sent bien que le groupe a voulu multiplier les propositions, ajoutant au passage quantité de samples, mais au final, ce développement déconcerte et lasse plus qu’il ne convainc. Et si le début de l'album, qui reprend les premiers singles ("Today We're Believers", "Hold On To The Metal") peut séduire, la seconde partie est profondément ennuyeuse. Trop ambitieux, trop long, "Today We Are Believers" pouvait se passer d'un bon tiers des morceaux. Il en aurait été bien plus digeste.

 

The Rolling Stones

Sweet summer sun (Dvd)

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Flashback : le 5 juillet 1969, les Stones se produisent à Hyde Park. Soit deux jours après le décès de Brian Jones. Pour le remplacer à la guitare, Mick Taylor. Quarante-quatre ans plus tard, la formation mythique est de retour sur la pelouse royale londonienne. Pour y célébrer ses 50 ans de carrière. A deux reprises. Accueillant chaque fois 65 000 spectateurs. Soit les 6 et 13 juillet. Avec un matos bien plus conséquent, des artifices visuels considérables et même une longue avancée au milieu de la foule pour permettre à Mick Jagger de circuler. Le Dvd a sélectionné 19 morceaux parmi ces concerts. Et le tout est entrecoupé de commentaires accordés par Mick Jagger ainsi que d’extraits du concert de 1969. Cerise sur le gâteau, Mick Taylor –qui avait quitté la formation en 1974– suite à un différent considéré à l’époque comme irréversible, est venu donner un fameux coup de gratte sur deux titres, « Midnight Rambler » et « Sastisfaction ». Deux heures de spectacle au cours duquel les presque septuagénaires, Mick Jagger, Keith Richards, Ron Wood et Charlie Woods, soutenus par un backing group bien rôdé, vont enflammer un public réunissant toutes les tranches d’âge, en interprétant quelques uns de leurs plus grands classiques. Depuis « Street fighting man » à « You can’t always get what you want”, magnifié par le concours d’une chorale, en passant par « Honky tonk woman », « Gimme shelter », « Jumpin’ Jack flash », « Sympathy for the devil », « Pain tit black » et Brown Sugar ». Un seul souci, le son. Pas sa qualité, mais son inconstance. Est-ce dû au mastering ? Je n’en sais rien. Mais lorsque les compos montent en puissance, il est systématiquement ‘plafonné’. Et c’est franchement désagréable. C’est dit !

 

Quasi

Mole City

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Certains groupes ne courent pas spécialement après le succès, mais dans cette catégorie, Quasi sert certainement de modèle. Malgré 20 années d’existence, les Américains ont toujours envie d’expérimenter, de s’autoriser des délires ou de s’égarer dans des dissonances sonores, malgré d’évidentes qualités mélodiques. Découpé en 24 pistes, « Mole City », leur 8ème  album, ne déroge pas à la règle…

Archétype du groupe de rock US indie intègre, la bande menée par les ex-conjoints Sam Cooms et Janet Weiss débute sa dernière livraison par « You Can Stay but You Gotta Go », une salve quasi grunge. En chemin, elle nous invite à pénétrer dans leur cabaret rock (« Headshrinker »), affronte des éléments tourmentés (« The Goat ») ou encore se fraie un chemin au cœur de la country alternative (« Bedbug Town »). Le duo parvient même à nourrir ses brèves mélodies pop de cordes de guitare fuzz. Et quand il se convertit du power rock, c’est dans l’esprit de Big Star. Cependant, les références sont tellement nombreuses, qu’on ne parvient pas toujours à bien les cerner. Todd Rundgren, Pearl Jam, Mudhoney et Dinosaur Jr. figurent sur la liste. Mais elle est loin d’être exhaustive. Si vous espériez que ces éternels sales gosses de Portland allait se racheter une ligne de conduite, vous vous êtes flanqués le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Parce qu’ils tirent sur tout ce qui bouge… Pourtant, si vous êtes patient, vous serez alors récompensés, par deux petites pépites ; en l’occurrence « An Ice Cube in the Sun » et « The Dying Man »,  hantés par les Flaming Lips ! A mon avis, on ne les changera plus. C’est une Quasi certitude

 

Moon Prototype

Modern Life Is A Journey By Car

Moon Prototype est le projet d'un musicien français, Olivier Jung, qui, depuis ses débuts, estime que sa musique doit être accessible à tous, librement. D'ailleurs toute la discographie publiée en Creative Commons est là pour en témoigner. Le nouvel opus de Jung, « Modern Life Is A Journey By Car », sorti le 25 novembre dernier sur le label belge White Leaves Music, est une oeuvre en tous points intéressante.

Les 15 compositions éclectiques évoquent tantôt le métal/prog de Porcupine Tree et Anathema, tantôt l'électro/rock façon Nine Inch Nails voire l'univers plus trip-pop de Tricky ou d'IAMX. Pour la circonstance, Jung s'est adjoint les services de Grégoire Fray (Thot/White Leaves Music), Nicolas Chapel (Demians), David Husser (Y-Front, LTNO, Mumbai Queen) et Aurélie Jung (Yakch'e).

Etonné par l'omniprésence d'extraits (‘samples’) de films dans les arrangements, j'ai demandé à Jung d'expliquer quelle était son approche de la composition : ‘L'album a été composé autour de samples’, m'a-t-il répondu par e-mail. ‘En fait, tout a commencé par quelques nappes de synthétiseur et les samples bruts, qui ont défini les thèmes des chansons et la couleur de l'album. J'aime le cinéma, je suis même un cinéphile assidu et j'ai choisi ces samples car ils dégagent quelque chose de très puissant. Mon rêve serait d'ailleurs de travailler sur une bande originale de film.’

D'emblée, la première plage, "Introspection", met en place une ambiance étrange, cinématographique, à l’aide de samples des films "Contact" et "Mission to Mars". "Coal In My Eye" installe les ingrédients de base de Moon Prototype : un mariage entre les riffs prog-metal de guitare dispensés par David Husser, les drums échantillonnés et le chant, sensible voire suave de Jung. On y rencontre des accents empruntés à Porcupine Tree et Anathema et la voix me fait penser à celle du chanteur de Gazpacho, l'excellent combo norvégien de prog-rock.

Un extrait de Pulp Fiction ouvre "My Name Is The Lord", qui poursuit dans la même veine d'un prog-metal lent et hypnotique. Plus industriel, "Keep Everyone Afraid" recèle des touches trip-hop, évoquant le Nine Inch Nails de la première période mais là où Reznor éructait son mal de vivre, Jung chante tout en retenue, en alternance avec des samples de Bowling for Columbine.

Au moment où on commence à se lasser de la formule, "Expression Of Bliss" vient introduire un magnifique contrepoint. Construite autour d'un très simple riff de basse, un peu à la Pink Floyd, la compo s'envole littéralement grâce à des guitares gorgées de flanger et de wah-wah qui renforcent l'impression floydienne, période « The Wall ». "Celebration" est encore plus beau : reposant sur deux accords minimalistes au synthé, il propose à nouveau de superbes parties de guitares et des vocaux.

Plus loin, un extrait d'interview de Charles Manson nous glace le sang tandis que Grégoire Fray (Thot) déploie des lignes de gratte saturées très ‘Musiennes’. Cette courte plage ("This Dream Is My World") se fond très vite dans "The Sinner", une compo caractérisée par une rythmique très déstructurée et de superbes harmonies vocales. Ensuite, l'annonce de la mort de Kurt Cobain sur CNN introduit "It's Better To Burn Out Than To Fade Away", une mélodie bluesy (on pense à Amy Winehouse) chantée par Aurélie Jung (Yakch'e) sur des paroles puisées au sein d'une interview de Cobain. C'est en quelque sorte la plage ‘atypique’ de l'elpee, un peu à la façon d'un "Great Gig In The Sky".

Le single "The Challenge" constitue le point culminant de l'oeuvre. Une petite pépite. Un piano discret, une phrase de guitare blues à la Gary Moore et des voix qui planent sur une nappe de synthé évanescent ; puis soudain, le rythme se multiplie par deux et le morceau s’engage dans un magnifique délire trip-hop illuminé par la superbe voix de Jung chantant "I am an outsider". Le single se termine doucement par le piano et des voix d'Indiens d'Amérique sortis tout droit du film Blueberry. Fabuleux !

Vous croyez que c'est fini ? Mais non, place ensuite au fameux discours du personnage de Charlie Chaplin dans "The Dictator", qui se développe sur un instrumental dense et riche, "The Last Straight Line". La plage titulaire "Modern Life Is A Journey By Car" repose sur un très beau poème de Jim Morrison, extrait de son recueil "The Lords - Notes On Vision" (1969). Jung alterne ici entre déclamation et chant, comme dans une lecture automatique, sans césures, du texte original, ce qui communique un effet ‘rap’ étonnant.

L'album se referme sur "Staying In Motion", à nouveau dans la veine électro-rock du début, où l'on remarque l'excellent travail de Grégoire Fray à la guitare, et enfin, "Dead Man", un instrumental inspiré par le film éponyme de Jim Jarmush.

Finalement, cet opus recèle une richesse d'inspiration incroyable, qui le place sur une des plus hautes marches des oeuvres conceptuelles, à côté des Pink Floyd et autre Porcupine Tree. Chapeau! A découvrir d'urgence!

Pour écouter et télécharger gratuitement l'album, c’est ici

 

King Champion Sounds

Different drummer

Écrit par

A l’origine de ce projet, on identifie Ajay Saggar et G.W. Sok. Le premier a sévi au sein de The Donkey et The Bent Moustache. Il est responsable de la musique. Le second, leader de The Ex, signe les textes. Le duo est cependant soutenu par une armada de collaborateurs.

Vous avez bien observé l’image reproduite sur la pochette ? Oubliez la ! Nous ne sommes pas du tout en présence d’un groupe funk issu ou inspiré des ou par les 70’s. Ni par une énième formation de ska punk, comme les premiers morceaux de l’elpee peuvent le laisser croire. Le talent des forces en présence est bien trop conséquent pour se contenter du minimum syndical. Le ton est punk. Il est même omniprésent, comme chez The Ex. Bien sûr, il y a des cuivres ; mais Saggar parvient à insuffler aux compos une coloration indienne et même psychédélique voire floydienne. Malgré leur durée (NDR : plus ou moins 5 minutes), les sept morceaux (NDR : huit, en comptant un bonus track totalement inutile) ne suscitent jamais l’ennui. Ils adoptent une structure en crescendo nourrie de riffs hypnotiques.

Alors qu’au départ, on aborde cet elpee avec un certain a priori, on se rend compte finalement qu’il est à la fois élaboré et énergique. Très intéressant !

 

Melanie Horsnell

The Cloud Appreciation Society

Écrit par

Clean mais triste. Tout est propre. Rien n’émerge de cette société qui apprécie les nuages. « The Cloud Appreciation Society » constitue le 4ème elpee de Melanie Hornsell, une Australienne terriblement efficace pour torcher des mélodies sans âme qu’elle sculpte dans l’instrumentation acoustique, et sur lesquelles elle pose son timbre de voix délicat, mais totalement lisse. L’album reste plaisant mais surtout n’est pas dérangeant pour un arpège. Le folk de cette Aussie est tellement aseptisé qu’il me semble l’avoir déjà entendu un nombre incalculable de fois !

Comme cadeau pour la nouvelle année, je demanderai donc à mon rédacteur en chef de ne plus me refourguer les disques de chanteuses folk aussi impersonnelles. Merci à lui… il serait tout de même dommage de débuter 2014, déjà fatigué par l’écoute de ces voix d’anges interchangeables.

 

Julia Holter

Loud City Song

Écrit par

C’est par un murmure que Julia Holter ouvre son 3ème opus. Et manifestement elle développe, tout au long de « World » son propre monde musical, guidé par son timbre vocal si particulier… Elle marche ainsi sur les traces –mais en plus accessible tout de même– de Julianna Barwick voire de Joanna Newsom. Son univers sonore est à la fois empreint de langueur et de délicatesse, mais surtout brille par sa créativité. Le saxo et les violons boostent « This is a True Heart », un morceau au groove imparable, alors que la contrebasse jazzifie le mystérieux « City Appearing », une plage chargée de nuances oscillant entre dissonance et mélodicité. Sagace, l’opus est librement inspiré de ‘Gigi’, un roman écrit en 1944 par Colette, et atteint son apogée sur les très beaux « Maxim I & II ». Du cabaret qui hésite entre pop et shoegaze tout en révélant une profondeur sidérale… La jeune Californienne confirme tout le bien que ses premiers albums avaient laissé deviner ! J’ai la nette impression qu’on va reparler de Kate Bush…

 

Flesh & Fell

Flesh & Fell

Écrit par

« Flesh & Fell » nous invite à un délicieux voyage dans le temps. Un livre rouvert à la page 1988. Date à laquelle le groupe avait été forcé de jeter l’éponge, frappé par la maladie de l’un de ses membres. Pourtant, l’histoire avait bien commencé. Fondé par Pierre ‘Goudi’ Goudesone, le groupe bruxellois, figure incontournable de la new wave belge, avait signé un premier single sous les labels PiaS et EMI et assurait les premières parties de groupes tels que The Sisters Of Mercy.

Une histoire que la ténacité du leader charismatique ostendais s’emploie à nous faire revivre, après 25 ans d’absence, grâce à l’aide précieuse de la chanteuse Laurence Castelain à travers ce premier album éponyme.

Profitant de la résurgence de la vague new wave, « Flesh & Fell » revisite le genre et nous plonge au cœur des ténèbres. Celles de la new wave industrielle des années 80. Un 10 titres (+ 3 bonus) pointu qui ne s’adresse pourtant pas exclusivement aux gothiques nostalgiques. Et s’ouvre également vers des horizons dark pop, mêlant des guitares sombres et mordantes (« Tipsy ») à des beats psychotiques (« Hunger ») de minimal electro qui tissent des atmosphères dangereusement hypnotiques inspirées de Siouxsie and the Banshees. Une union guitare et électronique singulièrement féroce. D’autres pistes comme « Tongue-Tied » ou « E-Rotica », morceau chanté en français, font grincer les synthés et les boîtes à rythmes pour nous offrir une electropop savamment orchestrée qui ferait rougir de honte les meilleurs tubes de Vive la Fête.

Un excellent opus essentiellement fabriqué de guitares, d’une basse, d’une batterie et de voix glaciales. Un tout organique qui offre un son plus brut, plus direct sur « Something In Between ». Outre l’omniprésence de la basse, les points forts de cet album résident dans le chevauchement délicieux des voix. Un chant mixte, sombre et sensuel, qui fonctionne à merveille et ne laisse pas de marbre sur « Suspicious ».

Terminons par le meilleur : le maladif et aliénant single « The Devil In Me ». Une perle dans sa catégorie qui ne devrait pas être faite pour déplaire aux fans de Collide, Kirlian Camera et In Strict Confidence ! Extrait : http://youtu.be/BkLo1Cqumf0.

Le réveil de l’artiste, Pierre Goudesone, n’aura pas été vain. En publiant « Flesh & Fell », il nous régale de l’un des meilleurs albums belges de ces derniers mois. L’album, sorti sous le célèbre label berlinois Out Of Line Music, s’est un peu effacé du paysage musical 2013. Vous le trouverez cependant sans trop de mal… dans les meilleures boucheries.

Petit détail important, et astucieux, du très créatif artiste ostendais : trois bonus viennent compléter l’opus et nous offrent une comparaison avec les versions originales de 1985 et de 1986. Celle de « Hunger », enregistrée en 1986 à l’ICP, vaut franchement le détour.

Bonne découverte!

 

The Electric Soft Parade

Idiots

Écrit par

En 2002, la bande aux frères White pondait « Holes in the wall », un album unanimement salué par la critique. Une œuvre qui aurait dû leur ouvrir les portes du succès planétaire. Ce qui ne s’est finalement pas produit, malgré la publication de deux autres albums (« The American Adventure » en 2003 et « No need to be downhearted en 2007) ainsi que d’un mini elpee (« The Human Body » en 2005) de bonne facture, mais pas aussi remarquable que le premier opus.

« Idiots » constitue donc leur quatrième long playing. Les compos ont conservé ce sens mélodique aussi raffiné, ces harmonies vocales ensoleillées et ces arrangements soignés. On pense bien sûr aux Beatles et tout particulièrement à McCartney (le ludique « Mr Mitchell » ainsi que « Never again », une ballade veloutée, uniquement soulignée d’accords de piano), donc au new Mersey sound (Lightning Seeds, Pale Fountains, Boo Radleys), mais aussi et surtout au mouvement postcard (Aztec Camera, Go Betweens) et puis aux formations qui ont été marquées par cette scène, comme Belle & Sebastian, à l’instar du swinguant « One of those days » ; une forme légèrement jazz voire bossa nova qui contamine le lyrique « Brother you must walk you path alone », malgré sa ligne de guitare country. Tout en réalisant une synthèse parfaite de la pop insulaire (NDR : vous pouvez ajouter dans leur solution sonore un zeste de Squeeze et un chouia de Lilac Time), TESP lorgne épisodiquement de l’autre côté de l’Atlantique. Manifestement sur le titre qui ouvre l’LP, « The sun never sets around here », réminiscent de Fountains of Wayne et tout au long de « Lily », abordé dans l’esprit de Weezer. Quant à « Welcome to the weirdness », il nous replonge au cœur des seventies, en adressant un clin d’œil à Electric Light Orchestra. Un album de pure pop, qui risque malheureusement de passer une nouvelle fois inaperçu. 

 

The Detonators

My World

Écrit par

« My World » est loin d’être révolutionnaire, mais cet album est totalement jouissif. La musique des Detonators aurait pu naître d’une rencontre hypothétique entre Rancid, Social Distortion et Dropkick Murphys. D’ailleurs la voix d’Aleksandar Smuk pourrait incarner le chaînon manquant entre Tim Armstrong et Mike Ness. Le tout est arrosé de folklore balkanique. Pas étonnant, puisque la formation nous vient de Serbie. L’accordéon est d’ailleurs omniprésent tout a long des 11 plages de cet elpee. Mais le tout est enrobé de chœurs et traversé de petits solos au sein de ce punk énergique et entraînant caractérisé par sa structure couplet/refrain à l’ancienne. Les Detonators ne se prennent jamais la tête, ils se contentent de vous communiquer leur énergie. Et franchement, elle vous fouette l’esprit ! Ce qui n’est déjà pas si mal…

 

Destroyer

Five spanish songs (Ep)

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Deux ans après avoir publié le formidable « Kaputt », Dan Bejart, alias Destroyer, dévoile une nouvelle facette de son art. Avouant une aversion pour la langue anglaise, le Canadien a décidé d’adopter l’espagnol, seule idiome qu’il maîtrise suffisamment pour le chanter. Et lors des sessions d’enregistrement de cet Ep, Bejart a reçu le concours d’Antonio Luque.

Sculpté dans le folk rock, ce disque s’inscrit dans la lignée de son dernier opus, même si sporadiquement des effluves hispaniques pointent le bout du nez. Et le songwriter s’en sort une nouvelle fois sans la moindre égratignure. Les mélodies sont superbes, et certaines d’entre elles sont terriblement contagieuses, à l’instar de « Del Monton » ou « El Rito ». Mais le sommet de l’Ep est incontestablement atteint sur « Babieca ».

La langue de Cervantes lui va au final plutôt bien et ce « Five Spanish Songs » constitue un excellent Ep qui devrait nous permettre de patienter jusqu’à la sortie de son prochain long playing…

 

Danny & The Nightmares

Death of Satan

Écrit par

Sans même avoir pris connaissance de la bio, il ne faut que quelques secondes pour reconnaître l’identité de cet obscur Danny. En fait il s’agit de Daniel Johnston, dont les idées sont toujours aussi déglinguées ! Oui, oui, flanqué de ses Nightmares, notre dingo préféré est responsable d’un elpee aux compos fragiles et mélodiques (« Mentally Ill »), mais aussi définitivement lo-fi (« Satanic Church »). L’Américain affiche, sur cet opus, une face plus électrique et bien plus ténébreuse… Le titre du long playing est certainement la plus belle illustration. Mais également ceux du tracklisting. Et tout particulièrement « Daniel Johnston is Dead », « Do Die », « Songs of Pain » ainsi que « Suicide ». Manifestement, à travers ce projet, l’artiste explore la face la plus sombre de son âme. Un projet qu’il creuse depuis la fin des années 90 et qui lui permet, en quelque sorte, de se défouler. Baignant dans un rock garage plutôt particulier, « Death of Satan » souffle le chaud et le froid, mais surtout recèle quelques pépites. A l’instar du déchirant « Satanic Church » ou du titre maître, hanté de divagations bruitistes (« Death of Satan »). Quoiqu’il en soit, les cauchemars musicaux de Danny sont diablement savoureux…

 

DAAU (Die Anarchistische AbendUnterhaltung)

Eight Definitions

Écrit par

Il y a déjà quelques années que j’ai perdu la trace de DAAU (Die Anarchistische Abendunterhaltung). Cette formation anversoise avait émergé à la même époque que dEUS et Zita Swoon. Depuis « We Need New Animals », sorti en 1998, pour être plus précis. Quelle musique propose-t-elle donc aujourd’hui, et en particulier ce « Eight Definitions », son 8ème album ? Ma foi, rien de bien neuf ; DAAU est toujours influencé par la musique traditionnelle de l’Est et bénéficie du savoir-faire d’excellents musiciens à la formation classique (NDR : ce sont d’anciens élèves du Conservatoire d’Anvers). Portée par des rythmes électro et soutenue par la batterie de Steven Cassiers (Dez Mona), leurs compos opèrent un mix entre l’intégrité de A Hawk and a Hacksaw (« 1992 ») et la liberté du jazz (« Berlin-Deventer-Antwerp »). Et le résultat est toujours aussi déroutant. Non seulement le groupe est toujours aussi inspiré, mais il est encore capable, comme à ses débuts de se transcender à l’aide de ses instruments (accordéon, double basse, violon ou clarinette). Bref un « Eight Definitions » haute définition !

 

Amplifier

Echo street

Écrit par

Fondé en 1999, Amplifier nous vient de Manchester. Avant d’enregistrer ce quatrième opus, le line up du groupe avait subi quelques changements. Tout d’abord, Neil Mahoney a cédé sa basse à Alexander Redhead. Ensuite, après le split d’Oceansize, Steve Durose a rejoint le line up, comme second guitariste.

La presse spécialisée était tombée sous le charme de « The octopus », le précédent elpee du band mancunien. Un œuvre conceptuelle ténébreuse, ambitieuse, découpée en 16 plages, s’étalant sur plus de 2 heures et enrichie d’un livret de 70 pages. Et qui avait exigé une bonne année de travail. « Echo steet » n’a nécessité que 2 mois de sessions. Une œuvre moins prog (NDR : quoique !), mais publiée sur le label Kscope, c’est-à-dire qui héberge notamment Anathema, Steven Wilson et Porcupine Tree.

Un Porcupine Tree qui semble paradoxalement avoir contaminé le psychotique « The wheel ». Une constante ? Le soin apporté aux harmonies vocales. L’épuré « Between today and yesterday » rappelle même la conjugaison des voix opérée entre Crosby, Stills & Nash, à une époque bien West Coast. Sans quoi, il faut reconnaître que les références aux nineties sont omniprésentes. Les douze minutes de ballade mélancolique consacrées à « Extra vehicular » lorgnent manifestement vers le « Black hole » de Soundgarden. Sommet du long playing, le titre maître baigne au sein d’un climat éthéré digne de The Verve circa « A storm in heaven », même si les vocaux nous transportent du côté sombre de la lune… Steve Durose (NDR : ou plutôt le défunt Oceansize) marque de son empreinte « Where the river goes » ; encore que le véritable mur de son érigé à mi-parcours éveille en notre fors intérieur le shoegazing de Ride. Hormis le titre final, « Mary Rose », un rock parcouru par une ligne de basse mélodieuse, dynamisé par des drums souples et éclaboussé de cordes de guitares cinglantes, ce disque privilégie les ballades. Y compris le morceau d’entrée, une compo qui baigne dans un climat insouciant, concédant des accents de gratte réminiscents de Prince, avant de se lancer dans un irrésistible crescendo. Un bien bel album, même s’il n’atteint pas l’intensité tentaculaire d’« Octopus »…

 

Alk-a-line

Cosmic Trip/Comic Strip

La voilà, la nouvelle potion maléfique des 'psychédéwitches' bruxelloises Toxic Witch aka Sandra Hagenaar (Fifty Foot Combo, Kris Dane…) et Sonic Witch aka Laurence Castelain (Flesh and Fell, The Chicks…). Oh, c'est un picture disc: sympa! Publié par Lynch Law Records, ce nouvel opus recèle des philtres dont les demoiselles ont le secret, entre cabaret électro et postpunk doublé d'un 'French touch'. Pour vous donner une idée, c'est un subtil parfum à la fragrance Vive La Fête, enrichi d'une lampée Miss Kittin' et de quelques gouttes de Simi Nah, Noblesse Oblige ou encore Geneviève Pasquier... Envoûtant!

La première plage, "Alkaline", est comme le cri de ralliement du duo, l'affirmation de leur identité. 'A' comme 'Ace of Spades'!! "Dark Energy" est un brûlot pour boîte de nuit un peu 'dark'. L'énergie est là, ce qui est logique pour Alk-a-line (arf). Ce dancefloor killer un peu psyché a d'ailleurs déjà figuré dans la playlist d'une des soirées ‘DARKOTHEQUE’...

"Ich weiss", chanté dans la langue de Goethe, démontre que nos deux sauvageonnes sont polyglottes... en plusieurs langues (le pléonasme est voulu)! Après une intro hantée par l'ombre de Marlène Dietrich, un coup de baguette magique et un rythme super rapide, genre 160 bpm, déboule pour sacrifier les accents berlinois des claviers sur l’autel du mariage. Dans "Everything is not what it seems", une compo electro-clash sur les faux semblants, les cosmic chicks sont clairement 'on speed'!

Une intro de theremine qui parvient à imiter le cri d'une sorcière: joli! "This Is Not A Fairy Tale" brille aussi, entre autres, pour son ambiance très ‘Halloweenesque’ et pour les paroles, écrites par Jean-Luc De Meyer, célèbre chanteur de Front 242 mais aussi, et c'est moins connu, féru de langue française. Au milieu du morceau, on identifie une incantation dans la langue de Molière (d'ailleurs écrite sur la plaque), qui est un palindrome syllabique.

La face B du vinyle s'ouvre par "C’est les Rats scélérats", une chanson consacrée aux maudits rongeurs, caractérisée par des accents de piano bastringue. Relevons au passage la remarquable production de l'Ostendais Pierre Goudesone (production artistique; aussi dans Flesh and Fell, Goudi…) et de Jean-Pascal Vandestien (production Lynch Law). Dans "Train-Train", les paroles sont de Jacques Perry-Salkow, un écrivain français spécialisé dans les oeuvres 'oulipiennes', ces écrits qui suivent une contrainte précise. Ici, c'est un tautogramme : tous les mots commencent par ‘t’. Les voix de Laurence et de Sandra chuchotent ces belles allitérations un peu à la façon de la 'Vilaine Farmière', très (al)câlines...

"Good Boyz" se distingue par son refrain très accrocheur, aux relents de comédie musicale américaine. L'histoire posthume d'une chienne qui a tué la compagne de son maître constitue la trame de la plage "Le Dobermann"... Enfin, "Le Coeur à l'Ecrou" est un nouvel exercice de style opéré par Jacques Perry-Salkow, une symphonie d'anagrammes, chantée de maîtresse manière!

Petite coquetterie : tous les minutages des plages de l'album sont des palindromes, c'est-à-dire qu'ils peuvent se lire de droite à gauche également (2:52, 3:33, 3:03, etc.)... On l'a compris : les girls ont beaucoup d'esprit et, en plus, elles ont du sexe à pile! Good job, Alk-a-line!

Photo cover: Natacha Giraldo

 

Airco

Airco (Ep)

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Il y a plus de quatre mois que cet Ep prend la poussière sur ma pile de cds à chroniquer. Depuis que je l’ai reçu, je retarde constamment l’échéance. Je ne parviens pas à l’écouter. Pourquoi ? La pochette ! D’un point de vue esthétique, on devrait interdire de publier des disques aussi mal fagotés…

Dans leur biographie, on apprend que les trois musiciens ont déjà participé à différents projets, gagné quelques concours, et qu’ils ont eu l’occasion de tourner au sein de plusieurs pays francophones.

Fondé en 2010, Airco ambitionne de faire du rock en s’exprimant dans la langue de Molière ! Belle initiative, certes ! Malheureusement, cet Ep risque plutôt de décourager les audacieux qui auraient envie d’opter pour un choix semblable. Après le quart d’heure consacré à cet Ep éponyme, on en conclut qu’à défaut d’avoir une âme de poète autant chanter en anglais, la forme passe mieux et on ne s’attarde pas sur les paroles. Et comme le niveau musical n’est pas plus élevé… Il est même d’ailleurs en parfaite adéquation avec le chant. Le rock d’Airco est daté. Aucune puissance. Des mélodies entendues et réentendues… Il n’y a malheureusement rien à sauver sur cet Ep. Quoiqu’en l’abordant au second degré, on pourrait esquisser un sourire.

 

Bruce Springsteen

Bruce Sprinsteen & 1 (Dvd)

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Produit par Ridley Scott, ce documentaire aligne toute une série de témoignages recueillis auprès des fans du Boss qui expliquent la raison pour laquelle il mérite leur admiration. Des anecdotes, des souvenirs, des moments d’émotion entrecoupés de quelques archives qui s’adressent surtout à ces inconditionnels.

Le plus intéressant procède des 6 titres immortalisés sur la scène d’Hyde Park, dont deux en compagnie de McCartney (« When I saw her standing there » des Beatles ainsi que le standard de r&b popularisé par les Isley Brothers et les Fab Four, « Twist and shout »). Et franchement ce (trop) court bonus vous donne vraiment envie d’aller assister à un concert de Srpingsteen. Soutenu par son E-Street Band (cuivres et chœurs y compris), il s’y révèle impressionnant de maîtrise et de charisme…

 

Sorrow

Dreamstone

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L'éclectique label londonien Monotreme élargit encore un peu plus ses horizons en accueillant une des étoiles montantes de la bass music anglaise, Sorrow. Ce jeune producteur originaire de Birmingham et résidant à Bristol a, au cours de ces deux dernières années, accumulé les maxis et les collaborations (Stumbleine, Asa, Submerse) dans une veine UK garage/dubstep. Pour son premier album, J.Healing ralentit le tempo et nous propose un univers mélancolique entre post trip-hop et ambient dubstep. Des voix féminines spectrales croisent des cordes synthétiques sur une basse ronflante plutôt downtempo ("Elixir", "Embrace").

Confortablement installé dans ces atmosphères synthétiques délicates plutôt bien troussées mais un peu redondantes, on a l'heureuse surprise d'être tiré de notre engourdissement par des morceaux plus vivifiants. La trilogie "Maelys", "Supernova", "Flowerchild" mêlant UK Garage et Deep-House parle autant à la tête qu'au corps et constitue, à mon sens, le meilleur moment de "Dreamstone". C'est intelligent, c'est raffiné. On comprend mieux le buzz autour du monsieur.

La fin de l'album replonge dans des contrées plus down-tempo, lounge contemporain (Gallow Hill et son côté Kruder & Dorfmeister 2014). Un ultime soubresaut survient sur "Intruder" au cours duquel les beats et des samples de violon s'entrechoquent en clôturant un album finalement plutôt varié et réussi. Le premier elpee de Sorrow amène un peu de classe, de fraîcheur et de profondeur à un style qui tourne un peu sur lui même et collectionne les productions vulgaires. "Dreamstone" n'est pas un chef-d'oeuvre mais certainement un premier essai prometteur.

 

I Break Horses : dernier album en écoute intégrale

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Décidément, 2014 est une année qui commence sur les chapeaux de roues, et qui nous dévoile très rapidement des albums de très bonne facture.

Il y a quelques jours seulement, « Warpaint » nous dévoilait l’intégralité de son deuxième excellent opus. Hier, c’était au tour de « Mogwai » de nous régaler de son obscure “Rave Tapes”  Et aujourd’hui – voir article du 11.01.14 ici -, c’est au tour de Maria Lindén et Fredrik Balck de la formation suédoise I Break Horses de nous offrir les 9 titres de leur deuxième et dernier album, plus électronique, "Chiaroscuro" . Une production Bella Union qui sortira ce lundi 20 janvier.

Tracklisting Chiaroscuro :

1. You Burn

2. Faith
3. Ascension
4. Denial
5. Berceuse
6. Medicine Brush
7. Disclosure
8. Weigh True Words

9. Heart To Know

Bon voyage musical.