Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Iris Dement

Sing the Delta

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Chanteuse/compositrice, Miss Iris Dement s’est forgé une notoriété dans l’univers du folk et de la country. Bien qu’originaire de l'Arkansas, sa famille a rapidement émigré vers Los Angeles. Sa première œuvre, "Infamous angel", date déjà de 1992. Depuis, elle a publié trois autres albums, dont le dernier était consacré à des chants gospels. Elle opère son retour après une longue absence de huit années. « Sing the Delta » réunit douze compositions personnelles. Les premières depuis seize ans! Issue d'une famille de 14 enfants, dont elle est la cadette, Iris a toujours fréquenté l'Eglise de la Pentecôte ; sa foi inspire donc beaucoup ses chansons.

Sans surprise, "Sing the delta" a été enregistré à Nashville. Il a bénéficié de la collaboration de quelques excellents musiciens dont Al Perkins à la pedal steel et Reese Wynans à l'orgue Hammond.

"Go on ahead and go home" ouvre l’elpee. Une superbe compo introduite par le piano de notre dame. Jolie, un rien chevrotante, sa voix est taillée pour chanter la musique country. Subtile, l’instrumentation met en exergue l'orgue de Reese. Les mélodies sont particulièrement riches. A l’instar des tendres ballades "Before the colors fade" et "If that ain't love", deux compos balayées par la pedal steel. En écoutant, "The kingdom has already gone", on ressent bien l'emprise gospel sur la voix cristalline de la chanteuse. "The night I learned how not to pray" est d’inspiration religieuse. Le titre maître et "Livin' on the inside" sont d’élégantes ballades discrètement traversées de cuivres. "Mama was always tellin' her truth" est un cri d’amour adressé à sa mère qui l'a tant marquée. Purement country, ce disque s’achève par l’intimiste "Out of the fire".

 

The Features

Wilderness

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Ce disque était déjà sorti en 2011 aux Etats-Unis. Et il faut reconnaître qu’il a mis du temps pour traverser l’Atlantique. Pour quelle raison ? Difficile à comprendre, car après l’avoir écouté, il méritait un manifestement davantage d’intérêt de la part du Vieux Continent.

 

The Features est né à Sparta, dans le Tennessee, mais le groupe s’est installé à Nashville. Leur rock-blues-psyché est typiquement yankee. Mais sudiste. Dans l’esprit de ce que King of Leon pratiquait au début du millénaire, et en particulier sur leurs premiers albums. Eraillée, la voix de Matt Peham rappelle manifestement celle de Caleb Followill. Et même si l’expression sonore de The Features est davantage psychédélique, ils partagent de nombreuses affinités. Pas étonnant dès lors que les deux formations soient signées chez Serpent & Snakes (NDR : écurie au sein de laquelle milite également The Weeks), label fondé par la famille Followill.

Mais les comparaisons touchent des époques différentes. D’ailleurs, il faut reconnaître, que l’élève a dépassé le maître. Et de loin. Sa musique est authentique. Le spectre du Creedence Clearwater Revival est bien vivace. Et un titre bien rock comme « Rambo » en est une belle illustration. En outre, si le sens mélodique de leurs chansons est particulièrement soigné, il ne sombre jamais dans la pop niaise dépourvue d’identité.

« Wilderness » constitue le troisième elpee de The Features. Et après l’avoir écouté, vous risquez fort de balancer les derniers essais de King of Leon à la corbeille. Sans le moindre remord, je vous l’assure…

 

Holly Golightly

Sunday run me over

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Holly est anglaise. Chanteuse, guitariste et compositrice, elle a milité au sein d’un garage band féminin, Thee Headcoatees ; mais cette spécialiste du rhythm & blues et du rockabilly a entamé dès 1995 une carrière en solitaire, une aventure ponctuée de pas moins de 13 albums. Depuis 2007, son nom est associé aux Brokeoffs. En réalité, il s’agit de son compagnon, Lawyer Dave qui forme un duo avec elle. Ensemble, ils vivent dans une ferme baptisée Camp Esco, quelque part en Georgie, au milieu des oies, canards, poules, chèvres, chiens et chevaux ; et ils y ont aménagé un studio dans lequel a été réalisée cette collection de douze chansons personnelles.

Et dès le départ, la musique rocke, même si la touche de Delta blues est profonde. Les voix se conjuguent à l'unisson. Elles nous entraînent dans ce "Goddan Holy roll", dynamisé par de fort bonnes guitares aux accents métalliques. Les harmonies vocales de Holly et Dave sont parfaites face à cette instrumentation qui fleure le climat poisseux du Sud, celui du Mississippi. Le bottleneck glisse au sein de ce décor d'une autre époque. Quoiqu’adoptant le même style, "Tank" accélère le rythme. Et ce sont les percussions presque tribales qui l’alimentent. Ballade roots country, "I forgot more" est une adaptation d’un hit des Davis Sisters, décroché en 1953. Nous sommes ici plus proches de Nashville. "One of the road" poursuit son parcours dans l’Americana. Banjo et slide alimentent cette valse allègre. Parfois le timbre de Holly devient nasillard et emprunte celui d’une fillette ; à l’instar de "Turn around", une autre plage particulièrement country au cours de laquelle Dave est passé à la pedal steel. "A whole lot more" est tiré d'un chant gospel de Wayne Raney. Il date de 1960. Vu le recours au dobro et au violon, cette version est encore plus proche des racines. "Hand in hand" opère un retour au blues. Les accents sont dramatiques. Les voix échangées par le couple sont superbes et bouleversantes. Cordes acoustiques et interventions de slide électrique aux sonorités primaires entretiennent un climat très singulier tout au long de "The future's here". Une forme d’euphorie envahit le "Hard to be humble" de Mac Davis, une valse colorée de blues primaire. "Goodnight" est un autre blues à la sauce Golightly. Sa voix nasillarde fait le ménage face aux grattes de plus en plus menaçantes. "This shit is gold" accomplit un dernier détour par le Delta. Une finale imprimée sur un tempo âpre, rappelant que dans le passé, Miss Holly a déjà apporté sa collaboration aux White Stripes et à Mudhoney.

 

Idiograme

Idiograme

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Idiograme est une formation française qui nous vient de Poitiers, ville surtout connue pour son parc à thèmes dont les attractions puisent leur inspiration dans le multimédia ainsi que les  techniques cinématographiques, audiovisuelles et robotiques innovantes.

C’est de ce coin de la Vienne que sont issus Antoine (laptop) Aline (claviers) Damien (basse) et Julien (drums). Seul ce dernier ne participe pas aux vocaux.

Leur musique est composite. Les ingrédients qui entrent dans sa confection sont puisées dans les influences de chaque musicien. Nerveuse, hyper-présente, la basse s’appuie sur des drums particulièrement jazzyfiants. Il n’y a pas de guitare. Et pourtant, on pourrait l’imaginer, tant les sonorités dispensées y ressemblent. En fait, tout comme les envolées planantes, elles émanent d’un clavier. Enfin, la voix, celle d’Aline surtout, allie mélodie et énergie. Un mélange de genres à la croisée du rock, du jazz, de la musique électro et de la chanson française. ‘On a envie de sortir des styles pour essayer de faire autre chose’.

Idiograme se démarque manifestement des autres productions actuelles. Evoluant dans la sphère du rock/trip hop, son expression sonore est hypnotique, entêtante et bruitiste. Elle permet aux mots, aux textes, de jaillir au cœur d’une confrontation entre influences anglo-saxonnes et rythmique française. De cette alchimie naissent des morceaux qui tournent presque toujours en boucle avant d’atteindre la transe. L’émotion est alors très palpable. Et cette structure en crescendo finit par exploser… 

Bref, vu l’agressivité tant musicale que textuelle des compos, ce disque n’est pas facile à digérer. Idiograme ne plaira sans doute pas au mélomane lambda ; mais ce n’est visiblement pas l’objectif premier du groupe. Il cherche un mode d’expression bien personnel et a le mérite de ne pas avoir choisi la voie de la facilité. Un choix qui lui fermera sans aucun doute beaucoup de portes. Néanmoins, on peut déduire que cet opus s’avère à la fois curieux et intéressant, malgré tout…

 

Keiki

Popcorn from the grave

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Quelques mois après avoir publié un split album en compagnie de Bee and Flower, les deux démons de Keiki sont de retour. Et tout au long de son troisième elpee, le duo bruxellois a décidé de garder un même cap : du ‘pop-satanic’ !

Conceptuellement, le groupe, toujours hébergé au sein de l’actif label bruxellois Cheap Satanism, nous gratifie une nouvelle fois de références macabres. On saluera donc le titre de l’album  « Popcorn from the Grave ». Musicalement, on retrouve un post-punk dépouillé dans la juste lignée de « Waltham Holy Cross ». Le chant de Dominique Van Cappelen-Waldock évoque toujours autant celui de Kim Gordon (Sonic Youth). Le jeu de guitare est toujours aussi distordu et saccadé. Les boîtes à rythmes sont elles aussi bien présentes. Mais contrairement à l’opus précédent, les bidouillages électroniques sont davantage en retrait ; ce qui n’est pas forcément pour déplaire. Si musicalement Keiki reproduit donc la même formule, le ton, quant à lui, s’assombrit. Une tension palpable tout au long des douze morceaux de ce disque. Une sensation qui s’accentue lorsque les deux invités de marque viennent poser leur voix. Tout d’abord Eugène Robinson (Oxbow) sur « Killing Cure ». Puis Pete Simonelli, qui vient placer son phrasé inimitable sur « Full Body Wolf ».

En concoctant « Popcorn from the grave », Keiki vient de franchir un palier supplémentaire. Sans changer de style, le duo parvient à y affiner sa ‘pop-satanic’ et nous rapproche encore un peu plus des ténèbres…

 

Pokey Lafarge

Live in Holland

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Pokey Lafarge et ses musicos nous viennent de St Louis, dans le Missouri. Ils pratiquent ce que l'on appelle de l'americana, une musique qui reflète les diverses traditions de ce grand pays tout en rencontrant à la fois country, blues, ragtime, jazz et western swing. De son véritable nom Drew Heissler, Pokey ne se contente pas d’adapter le répertoire de ses ancêtres. Il privilégie même ses propres compositions. La musique est exclusivement acoustique. Pokey confesse pour influences majeures Jimmy Rogers, Blind Boy Fuller et Bob Wills.

Son premier album remonte à 2007. Il s’intitule "Marmalade". L’année suivante, il grave "Beat, move & shake". Deux œuvres commises en solitaire. C’est en 2009 qu’il décide de s’adjoindre un groupe. En l’occurrence le South City Three. Soit trois musiciens locaux. C’est-à-dire le guitariste Adam Hoskins, le contrebassiste Joey Glynn et l’harmoniciste/percussionniste Ryan Koenig. La formation se produit dans de nombreux festivals, dont le Newport Folk Music, mais également un peu partout en Europe. En 2010, le groupe publie "Riverboat soul" et "Middle of everywhere" en 2011.

Il était temps que le quartet immortalise une prestation ‘live’. Et pour concrétiser ce dessein, le combo a choisi les Pays-Bas. En avril 2012, il a donc décidé d’investir une partie du complexe aménagé au célèbre Paradiso à Amsterdam, pour se produire face à une assemblée acquise à sa cause. Entraînante et bien rythmée, la musique de Pokey et ses potes baigne dans un climat de bonne humeur. Certains la compareront volontiers à celle des gitans. Si vous appréciez Django Reinhardt, vous devriez facilement succomber aux jeux de cordes subtils, manouches, dispensés par le leader et Adam. Ryan a également droit au chapitre et souffle toute sa ferveur dans son harmonica. Fort bien d'ailleurs. Notamment sur "Can't be satisfied" et "Fan it". Il y étale toute sa maîtrise. Western swing, "Brick thieves" ne manque pas de charme. On y revoit les images de ces chemins poussiéreux empruntés jadis par les cow-boys sur leurs montures au galop. Un petit coup de mirliton vient égayer "Claude Jones". La présence d’un violon ou d’un un piano barrelhouse aurait certainement été judicieuse. Surtout pour pénétrer dans l’univers du western swing. Néanmoins, cet opus est de toute bonne facture. Finale particulièrement country blues, "La La Blues" en est une autre démonstration.

 

NOFX

Self Entitled

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Après quasiment 30 ans de carrière, Fat Mike et sa bande ne se sont toujours pas résolus à déposer les armes. Et pas davantage à édulcorer la formule de leur punk facilement identifiable… « Self Entitled » constitue déjà le 12ème elpee de la formation californienne. Et sous le soleil de la côte du Pacifique, rien n’a changé, même si NOFX a rarement paru si énervé et engagé ! Toujours aussi mélodiques et quasiment pop, les compos du groupe sont bien attachées à leurs racines et ne concèdent aucune miette au ‘mainstream’ : le rythme est implacablement soutenu et les chansons dépassent difficilement les 2 minutes. La production de Bill Stevenson (Black Flag, The Descendents) est parfaite. Le cd recèle l’un ou l’autre tube en puissance, dont un « 72 Hookers », dont le thème abordé est quand même audacieux, puisqu’il traite de la récompense (NDR : des femmes vierges !) promise aux candidats djihadistes qui acceptent de commettre un attentat suicide, ou encore « She Didn’t Lose Her Baby ». Les Etasuniens démontrent qu’il est possible de passer au stade de vétérans avec classe en proposant un punk rock qui n’est pas aussi stupide qu’il n’y paraît…

 

Rubatong

Rubatong

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The Ex est un groupe hollandais fondé en 1979. C’est-à-dire en pleine apogée du mouvement punk. Plus de trente ans plus tard, The Ex a toujours bon pied bon œil. Néanmoins, le line up a connu de nombreux changements. Y ont ainsi milité Han Buhrs et Luc Ex. Et ce sont ces deux musicos qu’on retrouve chez Rubatong. Han chante, suivant l'humeur du moment, tantôt en anglais, néerlandais, français voire en patois allemand. Luc se charge de la basse acoustique. René Van Barneveld (Urban Dance Squad) est préposé à la guitare. Un gratteur qui aime mêler funk, rock et rap. Enfin, Miss Tatiana Koleva, issue du monde de la musique contemporaine, se réserve le vibraphone et les percussions. Toute l’équipe est responsable de l’écriture des dix chansons de cet opus. La musique est totalement expérimentale, étrange, parfois proche du free jazz, même si on y décèle des traces de blues contemporaines.

Dès "In a haze" on est frappé par la voix peu conventionnelle, possédée, mais très claire de Han. Minimaliste, la section rythmique imprime un tempo hypnotique. Bien intégrée, la slide colle parfaitement aux basques de Mr Buhrs. Soudain, c’est le calme. Puis une impro. Une exploration sonore dirigée par la basse et le vibraphone de Tatiana. Un vibraphone qui balise "Future hung around". La ‘quatre cordes’ y rejoint la percussion lugubre. La voix de Han hante ce climat inquiétant, chargé de torpeur. Elle se mue en instrument pour dialoguer avec ses partenaires. Ces échanges étranges me rappellent ceux qu’entretenaient Damo Suzuki et les membres de Can, groupe phare du krautrock. C’était il y a bien longtemps… La folie instrumentale déborde sur "G-Spot democracy". Les cordes de Van Barneveld décapent et délirent, tel un Zappa se tortillant au cœur de ses ‘mères des inventions’. Débridé, décoiffant, "Protilanenmensch" est un blues de l'impossible. Telle une âme damnée, Buhrs évacue de son corps tous les maléfices qui l'avaient envahi, face aux cordes à l'agonie. Enfin, la douceur contenue de "Finger prints" apporte un peu de réconfort. La guitare de René découpe "Dirty lil' kiss". Les interventions de la slide sont lacérées au rasoir, comme un blues chirurgical qui aurait échappé aux canons du style! "F voor af" adopte un profil blues plus traditionnel. On imagine un John Lee Hooker désorienté revenu sur notre planète pour exprimer tous les mots débutant par la lettre F! Deux plages sont chantées en français. Tout arrive. D’abord, "Il-y-a des choses", un exercice de style ludique et rythmique, ciselé soigneusement par les percussions de Tatiana. Ensuite, "A ce moment", une autre piste empreinte de douceur et d’intimisme. Très particulière, cette œuvre est indéniablement originale. Elle se referme par "Riga", un bref accès de colère slave…

 

La Chiva Gantiva

L’importance du paramètre visuel…

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Ce vendredi 13 octobre, le combo bruxello-colombien La Chiva Gantiva donnait un concert dans la petite salle de l'Ancienne Belgique. Rapidement sold-out, ce spectacle arrive un an après la sortie de leur disque "Pelao" chez Crammed Discs. Nourrie de cultures afro-colombiennes, leur musique, métissage de funk, rock, jazz, rap, afro-beat et cumbia se nourrit de percussions caribéennes, d'instruments typiques du rock, mais également de cuivres, et en particulier d’interventions de clarinette et de saxophone. Une demi-heure avant le concert du collectif, Raphaël Espinel, membre fondateur et chanteur de la Chiva, nous a accordé cette interview, au milieu du crew se préparant dans une ambiance tranquillement excitée.

Vous avez tourné dans plusieurs pays au cours de cette année. Vous êtes allés jouer en Colombie pour la première fois, où vous avez reçu un accueil très enthousiaste. Prévoyez-vous d'aller vous produire, à nouveau, en Amérique Latine ?

Bien sûr ! On a maintenant un label là-bas. On aimerait retourner jouer en Colombie, et dans toute l'Amérique Latine. Mais on entre maintenant dans une période consacrée à la composition. En fait, nous avons l'intention d'enregistrer un disque en 2013, qui sortirait idéalement à l'automne.

La Chiva Gantiva réunit sept musiciens, parfois des invités vous rejoignent sur scène. Comment se déroule le processus d’écriture ?

En général, c'est Philipp Deckers, le guitariste, et moi qui composons, ensuite on propose le morceau au groupe qui le façonne en le jouant. Pour le texte, je demande parfois conseil à des amis écrivains, journalistes...

Les membres du groupe ont fréquenté les beaux-arts ou suivi une formation de théâtre. Y en a-t-il qui ont également suivi un même cursus dans le domaine de la musique ?

Le guitariste et le batteur sont musiciens de formation. Effectivement, trois d’entre-nous sont issus du monde des arts plastiques (illustration, gravure, sculpture), un autre du théâtre ; ce qui explique pourquoi on conserve toujours cet intérêt pour le côté visuel. L'image reste un paramètre important pour nous.

On le voit dans vos deux vidéo-clips, il existe un vrai travail créatif, notamment dans “Pelao”, où un petit personnage de papier évolue au sein d’une ville multicolore, peuplée de jouets et de marionnettes. Cet aspect ludique semble très présent, que ce soit dans la façon dont vous jouez avec le public lors des concerts, sur la pochette d'album...

C'est vrai, d'ailleurs “Pelao” en Colombie signifie à la fois pelé, fauché ; et c'est également ainsi qu’on appelle les gamins. Même si on a un regard critique sur la société, c'est pas pour ça qu'on va s'habiller en noir et jouer les fatalistes ! On souhaite garder un regard d'enfant, être positifs même si on dénonce les clichés qui collent à la peau ou si les textes de nos chansons sont consacrés aux difficultés rencontrées par les immigrants.

Vos concerts sont efficaces. On y ressent une énergie très forte et communicative. Comment faites-vous pour préserver l’intensité de l'enregistrement du disque, sans l'éteindre ?

Pour “Pelao”, on a travaillé en compagnie de Richard Blair, producteur anglais qui vit depuis trente ans en Colombie. Il nous a proposé d'enregistrer en studio mais de garder les conditions du ‘live’. Nous avons joué ensemble, dans la même pièce. Chaque musicien ne s’est pas acharné à enregistrer des prises séparées. Cette technique aurait communiqué un climat plus froid à notre musique. C'est la raison pour laquelle, l’album a un son un peu ‘garage’. Mais ce choix est circonstanciel. On ne reproduira pas forcément cette recette pour le prochain disque.

Je laisse ensuite les musiciens finir de se préparer avant leur entrée en scène.

Le concert sera chaud, festif, le public bruxellois se prêtant volontiers aux jeux et danses proposés par la Chiva Gantiva. Comme quoi, avec un peu de bonne volonté, même un samedi 13, par un soir pluvieux d'automne, on peut garder la frite.

 

The Vaccines

Taux d’anticorps encore insuffisant…

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Deux années, c’est le temps qu’il a fallu aux Vaccines pour passer du statut de parfaits inconnus à celui de superstars du rock. Bref, retour sur cette folle ascension. En janvier 2011, le quatuor britannique se révèle au grand public par l’intermédiaire de « Post Break Up Sex », ovni musical survitaminé qui a vite fait de conquérir la planète rock. S’ensuit un premier album en mars de la même année et une tournée mondiale. Les critiques sont dithyrambiques, la machine de guerre est lancée. Le second opus sort en septembre 2012 et suit le même chemin que son petit frère, la gloire et la postérité leur tend les bras.

C’est à l’Ancienne Belgique que le groupe a décidé de poser ses valises le temps d’une soirée. La salle est surpeuplée, moite et hume bon les relents de transpiration et de houblon allègrement consommé ; une odeur à vous faire (presque) regretter le temps où la cigarette vous tapissait les narines de ses douces émanations.

21h00 : Entrée sur scène sobre et somme tout classique d’un band sûr de lui, convaincu que plus rien n’est à prouver, du moins pas devant une assistance de moins de deux mille personnes. Les débuts sont tonitruants et agréablement nerveux. La fougue et l’énergie nullement calculées. Ici tout est naturel et parfaitement spontané, allant jusqu’à rappeler les jeunes années des Clash. Une petite demi-heure grisante à souhait, accueillie à bras ouvert par un public réceptif comme jamais et puis un mini drame survient.

21h28 : Les premières notes du morceau qui a popularisé le groupe retentissent. L’audience exulte… un court instant. « Post Break Up Sex » est méconnaissable, joué bien trop rapidement. Les paroles sont bafouillées dans un micro trop éloigné. La cassure entre le public et l’auditoire est effective (à l’exception de quelques irréductibles aficionados). Il faudra trois titres au groupe pour relever la tête et récupérer l’engouement manifesté précédemment par le public de la capitale. Fort heureusement, « If You Wanna », autre référence des Vaccines, s’avère dantesque dans son format ‘live’. Une claque qui va durer près de cinq minutes (soit près du double de la version studio). Fiers d’être parvenus à reconquérir une assemblée, les Anglais quittent la scène caressant le doux espoir d’être rappelés sur leur terrain de jeu par une foule en liesse.

21h45 : Ils reviennent, le regard victorieux et, comme pour se faire pardonner d’une prestation inégale, offrent à Bruxelles une exclusivité mondiale : « Aftershave Ocean », jusqu’ici jamais décliné sur les planches. S’ensuivent « Bad Mood » et « Norgaard », interprétés de la plus belle des manières pour conclure.

21h55 : Ils quittent définitivement l’estrade après 55 minutes de concert, rappel compris, laissant un goût amer de trop peu dans la bouche des spectateurs. Consolons-nous malgré tout, ce set était bref, certes, mais ô combien intense ! Et puis, c’était peut être la dernière date belge à dimension humaine de ce groupe qui n’en finit plus de grimper les marches du succès.

Setlist

1. No Hope
2. Wreckin’ Bar (Ra Ra Ra)
3. I Always Knew
4. Tiger Blood
5. A Lack of Understanding
6. Wetsuit
7. Teenage Icon
8. Under Your Thumb
9. Ghost Town
10. Post Brek-Up Sex
11. All in White
12. Change of Heart, Pt. 2
13. Blow It Up
14. If You Wanna

Encore:

1. Aftershave Ocean
2. Bad Mood
3. Norgaard

(Voir aussi notre section photos ici )

 

Festival des libertés 2012 : vendredi 19 octobre

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C'est une salle comble qui attend le groupe Birdy NamNam, vendredi soir au Théâtre National de Bruxelles, dans le cadre de l’édition 2012 du Festival des Libertés. Mêlant hip-hop et musiques électroniques, ce groupe français réunit quatre DJ. Ses prestations scéniques sont devenues une marque de fabrique. Ils scratchent simultanément sur quatre platines, se répartissant et s'échangeant la ligne de basse, le solo, les rythmes et le thème principal. Acclamé tant par le public que par la presse, Birdy NamNam a reçu de nombreux prix, et se produit depuis 2005 un peu partout dans le monde.

Ce concert, très attendu par un public bruxellois venu en masse, débute en apothéose. Le décor majestueux reçoit les quatre musiciens. Ils semblent minuscules, devant un public exalté avant-même le début du set. Le concert commence dans une bouffée d'applaudissements et de sifflements flatteurs. Immédiatement, les corps gigotent, déchaînés. Les protagonistes lancent leur show, dansant au rythme des vinyles qu'ils scratchent avec délice, et des boutons qu'ils chipotent avec une précision de métronome. Les curseurs sont poussés à fond, le volume fait vibrer le sol, les cages thoraciques et les neurones. Les rythmes s'accélèrent et les yeux ne sont pas en reste, éblouis par le jeu de lumières alternant flashes multicolores, rayons tourbillonnaires et autres effets stroboscopiques.

Tapissant l'arrière-scène, un dessin d'aigle gigantesque mêle iconographie antique, religieuse et industrielle.

L'ambiance est bien présente ; les morceaux se succèdent naturellement ; et pourtant, petit à petit, l'énergie s'essouffle et la salle se désemplit insensiblement. Les titres se suivent et se ressemblent, similaires dans leur intensité, leur construction rythmique, leur tempo.

Faut dire que la position surélevée des DJs nous empêche de voir ce qu'ils bidouillent, nous interdisant ainsi le plaisir d'observer les correspondances entre gestes et sonorités, de démêler ce qui relève du scratch ou du jeu de machines.

La musique est urbaine et sauvage. Certes, la mécanique est bien huilée, mais elle semble avoir perdu l’audace des premières années.

Si on se réfère aux musiques expérimentales dispensées dans de petites salles underground de la capitale, il est indéniable que les artistes exploitent bien mieux leur potentiel. Qu’ils nous offrent une plus grande diversité de création et un pouvoir de fascination, liés, sans doute, à leur prise de risque et à leur singularité.

Le concert de Birdy Nam Nam, ce soir, ressemblait à une prise de drogue en accéléré : exaltation, effets hypnotiques, et dégringolade pénible, presque agressive pour les sens.

Birdy Nam Nam

 

Bat For Lashes

The haunted man

Bat For Lashes c’est le projet de Natasha Khan, une Britannique d’origine Pakistanaise. Née à Brighton, elle ne manque ni de personnalité, ni de charisme. Et en plus, elle est particulièrement jolie. Un elfe plein douceur, d’innocence, de joie de vivre et d’optimisme En 2010, elle a décroché deux awards. Un pour le meilleur concert alternatif. Faut dire que ses spectacles sont à la fois ludiques, tendres ou dynamiques. L’autre pour la meilleure chanson contemporaine (« Daniel »).

Capable de jongler entre le piano, la guitare, la basse, l’autoharpe et les percussions, outre le chant, elle pratique une forme de folk ténébreux, menaçant, fragile, théâtral et gothique. Et ses inflexions vocales sont susceptibles d’évoquer tour à tour Kate Bush, Alison Godfrapp, Toni Halliday (Curve), Elisabeth Frazer (Cocteau Twins), Alison Shaw (The Cranes), Lou Rhodes (Lamb), Anneli Drecker (Bel Canto) et même Jón Þór Birgisson (Sigur Rós).

« The haunted man », son dernier elpee, révèle un face plus épanouie de l’artiste. Elle y aborde ses textes sous un angle philosophique et psychologique. Un disque qui recèle des compos tour à tour solennelles, claustrophobes, désinvoltes, cool, entraînantes, impératives ou à la limite explosives, mais toujours soigneusement construites… Les rythmes sont hypnotiques. Stimulés par l’électronique et alimentés par les basses, les synthés et les drums, ils grondent profondément. Et au sein de cet univers dramatique, la voix de Natasha libère une large palette d’émotions. Dans ces conditions, difficile de ne pas tomber sous le charme…

L’illustration de la pochette est superbe. Elle est signée Ryan McGinley. Dénudée, mais pudique, Khan porte un jeune homme sur les épaules…

 

Le dixième anniversaire de Godspeed You! Black Emperor !

Écrit par

Dix années déjà que le phénoménal « Yanqui U.X .O » est sorti. Depuis, Godspeed You! Black Emperor a ouvert une longue parenthèse, permettant à chaque membre du collectif de se concentrer sur leurs projets (A Silver Mt Zion, Hrsta, Set Fire to Flames, Black Ox Orkestar, Exhaust…), parenthèse refermée il y deux ans, afin d’accorder une série de concerts en Europe et aux USA.

« Allelujah ! Dont’ Bend ! Ascend ! », c’est le titre du nouvel opus dont la sortie est prévue pour le 15 octobre. La formation a simplement repris le cours des événements, là où « Yanqui X.U.O » les avaient laissés.

G.Y.B.E. se produira au Cirque Royal de Bruxelles ce 7 novembre.

 

Pour Sufjan Stevens, c’est Noël tous les jours.

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Sufjan Stevens souhaite déjà de bonnes fêtes de fin d’année à ses nombreux aficionados, en publiant un coffret de circonstance (« Silver & Gold : Songs for Christmas, Vols. 6-10 ») réunissant 5 Eps enregistrés entre 2006 et 2010. Il sortira ce 12 Novembre chez Asthmatic Kitty.

Pour ce nouveau box de Noël, Sufjan Stevens a fait appel à de nombreux amis musiciens, aussi bien pour l’écriture que pour l’enregistrement. Ont ainsi participé à des degrés divers, entre autres, Aaron et Bryce Dessner (The National), Richard Reed Parry (Arcade Fire), Cat Martino (le bras droit de Stevens sur « Age of Adz »), Sebastian Krueger (Inlets), Gabriel Kahane, Vesper Stamper, David Stith, Rosie Thomas et les membres de Danielson (Daniel, Elin, Lilly et Ida).

Pour écouter « Christmas Unicorn », c’est ici

 

 

Brian Eno vivrait dans le Lux…

Écrit par

« Lux », c’est le titre du nouvel album de Brian Eno. Il paraîtra ce 12 novembre chez Warp. Il s’agit du premier album solo publié par le vétéran insulaire sur ce label.

 

 

L’étrange Maya’s Moving Castle

Écrit par

Maya’s Moving Castle est une artiste belge, dont le premier opus devrait paraître d’ici quelques jours. Son style ? Indie pop, sorte d’hybride barré entre David Lynch, Cure et Björk. Un premier extrait de ce surprenant cocktail est disponible sur YouTube.
http://www.youtube.com/watch?v=1BkpUKQj8U0

Tracklisting Cd

1. Maya's Moving Castle - Next Life
2. Maya's Moving Castle - War
3. Maya's Moving Castle - Pedestrians
4. Maya's Moving Castle - At The Stars
5. Maya's Moving Castle - Sky's Blue
6. Maya's Moving Castle - Pelleas & Mélisande
7. Maya's Moving Castle - Shower
8. Maya's Moving Castle - Feed Me
9. Maya's Moving Castle - 80's Dream
10. Maya's Moving Castle - Alas My Love

www.facebook.com/mayasmovingcastle

 

Angus Stone casse le moule…

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‘C’est un tout autre trip’. C’est ainsi qu’Angus Stone décrit « Broken Brights », son prochain elpee qui sortira sur le Vieux Continent ce 6 novembre. En Australie, il est déjà disque d’or ! 

Après avoir bourlingué sept longues années, à travers le monde, en compagnie de sa sœur Julia, Angus a décidé de se lancer dans une carrière en solitaire. Et pourtant le duo avait vendu, à ce jour, plus d’un million d’albums…

Un premier extrait intitulé « Bird » est disponible sur la toile.

http://www.youtube.com/watch?v=Yple4rnO8B8
http://www.dailymotion.com/video/xtotpv_angus-stone-bird-on-the-buffalo-official-video_music

www.angusstone.com

 

Martha Wainwright est retournée vivre chez ses parents…

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Très attendu, le nouvel elpee de Martha Wainwright paraîtra ce 15 octobre. Il s’intitulera « Come Home to Mama ». Son dernier opus studio, “I Know You're Married But I've Got Feelings Too” datait de 2008… Elle se produira le 10 décembre au Het Depot de Louvain.

 

 

Amenra, le retour…

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Le 26 novembre prochain sortira « Mass V », le nouvel album des rois du sludge métal en Belgique, j’ai nommé Amenra !

Les sessions d’enregistrement se sont déroulées sous la houlette de Billy Anderson (Eyehategod, Neurosis, Melvins, Sleep, Swans, …).

Le groupe a posté quelques courts documentaires sur YouTube :

AMENRA I. from daydreams on the road there is no waking - http://youtu.be/Om90RlaaqyU

AMENRA II. you stand now alone - http://youtu.be/69AU4TBffK8

AMENRA III. a change of light - http://youtu.be/vi99bx-l2I4

Une date est prévue le 22 décembre à l’Ancienne Belgique à Bruxelles… mais c’est déjà  sold-out !

 

Jean-Louis Aubert en ‘live’.

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Drôle de titre pour l’album ‘live’ de Jean-Louis Aubert, immortalisé à Bercy lors de sa dernière tournée. « Live=Vivant ». Un inédit sur cet opus, « Vingt Ans ».

 

 

Pas la peine de casser la Vessel

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Vessel est le projet de Sebastian Gainsborough. Il s’agit de la nouvelle découverte du label new-yorkais Tri-Angle, qui compte déjà dans son catalogue Balam Acab et oOoOO.

Influencé par la techno et la house, Vessel est un ‘vaisseau’ apparemment hors de contrôle, mais finalement parfaitement maîtrisé…

« Order of Noise », son nouvel opus, paraîtra ce 15 octobre.

http://www.factmag.com/2012/07/11/vessel-creates-an-order-of-noise-for-tri-angle/
http://www.residentadvisor.net/news.aspx?id=17091

Track List

01. Vizar
02. Stillborn Dub
03. Images Of Bodies

04. Silten
05. Lache
06. Aries
07. 2 Moon Dub
08. Scarletta
09. Plane Curves
10. Temples
11. Court Of Lions : en écoute ici 
12. Villaine