Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

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Des captations musicales réalisées pendant les Francos 2012 sur Youtube

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Durant cette édition des Francofolies, des captations musicales d’artistes belges, prometteurs ou déjà confirmés ont été réalisées Bruxelles Ma Belle à l’initiative de la SABAM.

Kiss and Drive, Big Noise, Konono N°1, Le Yéti, Kaer, Hudson, An Pierlé, Roscoe et Antoine Hénaut figurent parmi les artistes filmés en ‘live’.

Pour découvrir ces images, réalisées dans des endroits parfois insolites ou autour de Spa c’est ici .

 

The Afghan Whigs adapte Frank Ocean.

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Un nouveau titre d’Afghan Whigs est en téléchargement gratuit sur le site du groupe. Il s’agit d’une cover de « Lovecrimes », une reprise du nouveau génie de la soul, Frank Ocean.

Pour rappel, la bande à Greg Dulli se produira au Pukkelpop, ce 17 août prochain.

http://www.theafghanwhigs.com
https://twitter.com/theafghanwhigs
https://www.facebook.com/TheAfghanWhigsOfficial
https://www.youtube.com/user/AfghanWhigsOfficial

 

Mark Stewart

The politics of envy

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Fondateur de The Pop Group, Mark Stewart est un pionnier du post punk insulaire. Du hip hop industriel aussi. C’est également un personnage particulièrement engagé dans la lutte contre l’establishment. Mais on le connaît surtout pour son travail d’ingénieur du son opéré en compagnie d’Adrian Sherwood, chez On-U Sound Records, début des 80’s. C’est à partir de cette époque, que ce Britannique (NDR : il est issu de Bristol) va bosser en compagnie d’une multitude d’artistes ou de groupes. Et en particulier Trent Reznor de Nine Inch Nails, Tricky, Massive Attack, Chicks on Speed, ADULT. et Primal Scream. Nick Cave et Sonic Youth le considèrent même comme une référence majeure.

 

Outre ses multiples collaborations, il publie de temps à autre des albums en solitaire. A l’instar de ce « Politics of envy ». Son huitième. Un disque dont les lyrics sont éinévitablement rebelles et pour lequel il a reçu le concours d’une belle brochette d’invités. Depuis Bobby Gillespie à Richard Hell, en passant par Daddy G de Massive Attack, Lee ‘Sctratch’ Perry et la liste est loin d’être exhaustive. Sur le morceau final, « Stereotype », Keith Levene (PIL) est même venu donner un bon coup de guitare.

Découpé en 11 plages, cet opus offre une belle amplitude de styles. On a ainsi droit à du dubstep (« Want », « Gang War », « Vanity kills »), du punk disco (l’austère « Gustav Says » et le plus commercial, post Heaven 17, « Baby Bourgeois »), du post industriel trempé dans la cold wave (« Apocalypse hotel »)  et un « Method to the madness » hanté par Marilyn Manson ; sans oublier la cover spectrale presque ambient du « Listen to Hermione » de Bowie, le plus rock « Autonomia » (Primal Scream) et l’electro martial « Codex », estampillé par cette boîte à rythmes puissante, réminiscente de l’intro du « Vienna » d’Ultravox. Un disque sans doute fort intéressant, mais qui perd en homogénéité, ce qu’il gagne en expérimentation…

 

Sweet Billy Pilgrim

Crown and Treaty

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La musique de Sweet Billy Pilgrim semble venir d’ailleurs… Pas étonnant, puisque leur patronyme est tiré du livre ‘Slaughterhouse 5’ (NDR : il s’agit du personnage principal), un bouquin écrit par le mythique auteur de science-fiction Kurt Vonegut. Décédé l’an dernier, il avait d’ailleurs demandé que l’on inscrive sur sa tombe la magnifique épitaphe : ‘La musique est la seule preuve de l’existence de Dieu’.

Cette formation anglaise nous livre son 3ème opus. Ample et complexe, son expression sonore n’est pas facile d’accès. La voix de Tim Elsenburg, leur tête pensante et énigmatique leader, rappelle celle de Bon Iver. Leur style ? Imaginez  une version folk de British Sea Power (qui n’aurait pas encore perdu son inspiration…) ou un Nick Drake qui aurait piqué des idées progressives à Robert Fripp… Les moments de grâce sont nombreux. Surtout lorsque Jana Carpenter vient poser sa voix. Les instruments sont nombreux. Soignés, les arrangements sont opérés dans l’esprit d’un Elbow voire de Divine Comedy ! La pop d’« Archeology » répond au folk tout en délicatesse de « Blakefield Gold ». Si le style pompeux à la Damian Rice n’est jamais loin comme sur le plus dispensable « Blood is Big Expense », « Crown and Treaty » mérite bien plus que les honneurs à travers sa noble ambition esthétique et ses mélodies ‘haute couture’...

 

Eugene ‘Hideaway’ Bridges

Born to be blue

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Eugene Bridges fêtera ses 50 ans en 2013. Il est le fil du bluesman Hideaway Slim. Ce guitariste est également chanteur. Il s’est forgé sa voix, comme tant d’autres, en chantant le gospel dans les églises locales. Mais très vite, il se passionne pour le R&B. Il quitte sa Louisiane natale pour le Texas où il s'enrôle dans l'US Air Force. Il milite alors au sein de trois groupes, The New Chosen, The Mighty Clouds of Joy et son Eugene Bridges Band. Pendant un an, il va tourner en Europe comme gratteur au sein du Big Joe Turner's Memphis Blue Caravan avant de remonter sa propre formation. Il est alors signé par le label anglais Blueside. Ce qui lui permet de mettre en boîte son premier opus, en 1998 ; un disque produit par le célèbre Mike Vernon, naguère fondateur du mythique label Blue Horizon.

En 2000, il passe chez Armadillo. Il enchaîne les long playings : "Man without a home" en 2000, "Jump the joint" en 2003 et "Coming home" en 2005, sans oublier sa carrière plus personnelle au cours de laquelle il publie un opus éponyme en 2007, un "Live in San Antonio" en 2009 et plus près de nous "Rock and a hard place" en 2011. Eugene se nourrit à la musique américaine pour forger son style : blues, R&B, soul, funk, gospel et rock! L’écurie insulaire Manhaton a réédité sa toute première œuvre, "Born to be blue", aujourd'hui introuvable.

« If you don’t wanna love me » ouvre l’elpee. Une plage veloutée, trempée dans le pur soul blues. La voix est parfaitement taillée pour le style. Le piano de Peter Zivkovic et l’orgue de James Hallawell se chargent de soigner l’environnement sonore. « Little Boy blue » est une compo aventureuse. Très éclectique, le jeu de cordes épouse la voix, lorsqu’il ne s’égrène pas en chapelet de notes finement ciselées. « Tears of a fool » est empreint d’une grande sensibilité. C e feeling oscille d’ailleurs de la tristesse à la mélancolie, en passant par la passion.  L’intro de « Born to be blue » lorgne vers le grand B.B King, une piste qui rend hommage au blues. Et d’abord à son père Othineil. La partie de cordes est de toute bonne facture. Bridges excelle dans l’écriture de petites plages de R&B. Il les chante en y injectant une fameuse d’émotion, évoquant même parfois le mythique Sam Cooke. A l’instar de « Learn how to let you go » ou la finale « A change is gonna come ». Il se met dans la peau de BB King pour attaquer « Aching heart », un blues lent superbe, d’une grande pureté, qui libère tellement de souffrance, de passion et d’amertume. Un sommet de près de 8’. Une empreinte BB, mais davantage swing, qui imprègne également « Somebody loves you » et « Good thang ». Eugene apprécie également beaucoup Jimmy Reed ; et il le démontre tout au long d’« Ain’t no reason no more ». Et on retrouve ses racines gospel, sur « Good times », titre sur le quel il est accompagné au chant par George Chandler. 

 

Cookie Duster

When flying was easy

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Il y a un bon bout de temps qu’on n’a plus entendu parler de Broken Social Scene. En 12 années d’existence, le collectif n’a publié que trois albums. Ce qui explique pourquoi les deux membres fondateurs disposent de pas mal de temps libre pour s’exprimer en solo ou à travers divers projets. A l’instar de Brendan Canning en 2008 et de Kevin Drew, l’année suivante. Néanmoins, ces aventures parallèles sont souvent passées plus ou moins inaperçues et ne sont jamais parvenues à atteindre le niveau du BSS. Le dernier projet en date a été monté par Brendan Canning. Il a été baptisé Cookie Duster. Un groupe au sein duquel on retrouve notamment l’ancien batteur de Danko Jones, Damon Richardson ou encore le claviériste, Bernard Maiezza (ex-Change of Heart). Une belle brochette de musiciens donc…

Tout au long de « When Flying was easy », le groupe déverse une pop-psyché intelligente et accrocheuse. « Cut Me, Focus » ouvre le bal sur un low-tempo. Ce rythme hypnotique nous prépare à aborder la suite. L’instrumentation est aussi dense que chez BSS. Brendan Canning et Jeen O’Brien alternent au micro. La voix de cette dernière rappelle parfois celle de Bilinda Butcher (My Bloody Valentine). Les mélodies sont contagieuses et pénètrent instantanément dans votre boîte crânienne. Malgré l’une ou l’autre plage plus langoureuse (« We stepped on Glass »), Cookie Duster parvient à maintenir le mélomane en éveil, d’un bout à l’autre de l’œuvre…

Si vous appréciez Broken Social Scene, ne passez pas à côté de ce « When flying was easy ». Il y a bien quelques différences subtiles entre BSS et Cookie Duster, mais on y retrouve ce climat si particulier susceptible de vous envoûter…  

 

Dexys

One Day I’m Going To Soar

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Dexys ou Dexys Midnight Runners version années 2010. La formation a connu son heure de gloire en 1982, notamment en publiant l’imparable classique « Come On Eileen ». Elle vient de reprendre du service. Pour quoi ? Bah, pour pas grand-chose. Près de 30 ans après avoir gravé « Don’t Stand Me Down », leur dernier sursaut d’activité discographique, Kevin Rowland, Mick Talbot, Pete Williams et Jimmy Paterson nous proposent « One Day I’m Going To Soar », comme une dernière tentative de reprendre du poil de la bête. Seulement, la bête n’a plus les crocs et s’essouffle au moindre effort. Elle tente bien de les montrer, mais ses grognements ne font plus peur à personne. On aimerait se prendre d’affection pour la bestiole, surtout lorsque ses efforts débouchent sur de sympathiques litanies (« Now », « She Got A Wiggle ») ; mais, au fil du temps, Dexys a perdu de son mordant et ses manifestations musicales sont bien trop surannées pour être prises au sérieux. Dommage!

 

Billy C. Farlow

Alabama Swamp stomp

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Billy est originaire de l'Alabama ; mais au cours de sa jeunesse, sa famille a énormément bourlingué, passant par l'Indiana et le Texas, avant d’atterrir à Detroit, au début des 60s. Il y rencontre le roi de la scène blues locale, Mr John Lee Hooker en personne. Mais également James Cotton, alors accompagné par le batteur Sam Lay. Lorsque ce dernier fonde son propre combo, Farlow a l'immense privilège de succéder à Little Walter au poste d'harmoniciste. Le légendaire Walter venait en effet de décéder tragiquement, en 1968.

L'année suivante, Billy rejoint Commander Cody and the Lost Planet Airmen. Toute l’équipe s’installe à San Francisco afin d’y jouer leur cocktail de country et de rock'n'roll! L’aventure du groupe cesse en 76. Billy monte alors son band personnel. Dans les années 80, il entame une longue collaboration avec Fred James, guitariste chanteur et producteur issu de Nashville. De cette coopération naîtront cinq elpees. Plus tard, notre souffleur se joindra au vieux bluesman Homesick James, mais aussi le compositeur Bleu Jackson avant de retrouver Sam Lay, en compagnie duquel il publiera trois albums pour le label italien Appaloosa.

Plus récemment, Farlow a reçu le concours de Mercy, un trio français créé au début du siècle qui compte deux elpees à son actif : "Tribute to Slim Harpo" et "Magic". Ils se sont rencontrés à San Francisco, en 2006. Et ont décidé de tenter l’aventure ensemble…

Billy C. chante « Snake eyes » d’une voix nasillarde et relativement ravagée, une voix talonnée par la guitare de Jean-Paul Avenalleda. La musique puise son inspiration dans les marais louisianais. Son climat humide et blafard. Ses lueurs en demi-teinte. C’est dans ce contexte que « Runnin’ from the fire » est déclamé d’une voix grave. Cap vers l’Alabama. Au cœur d’une nuit sombre et pluvieuse, Jean-Paul injecte de la reverb dans ses cordes pour attaquer « Magnolia darlin’ ». « Drive me like a mule » baigne plutôt dans une ambiance Chicago blues. Le souffle propulsé par Farlow dans son harmonica chromatique est saccadé. Le rythme est soutenu. Les accents métalliques d’un dobro introduisent « Good rockin’ mama ». Billy souffle comme un désespéré sur ce pur blues Delta blues ; et on ressent énormément de vécu dans sa voix quand il nous conte la rencontre avec cette rockin’ Mama ! Stéphane Avellaneda imprime le tempo ferroviaire de « Tennessee Saturday night ». « My name is trouble » ne respire pas la joie ; faut dire que cette compo narre une aventure de l’artiste qui s’est retrouvé en taule après un périple en bus Greyhound. Le climat est lourd, intense. Poisseuse, la slide parvient néanmoins à s’extraire de cette torpeur. Farlow est toujours englué dans les bayous louisianais sur le lent, énigmatique et très expressif « What have I done ? » Un week-end de fête s’annonce sur les routes. L’explosif « Juke Joint Friday night » nous le rappelle. Le style de Billy C. est très personnel. Difficile de déceler une influence majeure chez ce souffleur. Une chose est sûre, il est très à l’aise sur son instrument chromatique. Il se démène comme un vieux rocker sur « Alligator crawl ». Il reprend le chemin de la Nouvelle-Orléans. Mais il ne parvient pas à échapper à l’atmosphère étouffante qui baigne son environnement. Il est même au bord de l’anoxie sur « Yella Pocahontas » et « Black Lazarus ». Nous sommes en Louisiane. L’opus s’achève alors dans le zydeco. Un moment de fête propice à la joie communicative reproduite par « Wild about you » (Trad : Je suis fou de vous). Excellent ! 

 

Japandroids

Celebration Rock

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Après avoir commis un premier album presque parfait, il est souvent bien difficile de confirmer. Japandroids est une exception qui confirme la règle. « Celebration Rock » devrait facilement combler de bonheur les fans de rock furieux et puissant qui avaient flambé à l’écoute du remarquable « Post-Nothing ». Et pourtant, le duo canadien avait pensé abandonner l’aventure, avant que leur premier opus ne devienne soudainement culte, grâce à Pitchfork et Polyvinyl ! Les huit uppercuts assénés par la paire sur cet elpee, portent toujours les stigmates de Fugazi, Black Flag et Dinosaur Jr.. Les hits s’enchainent avec une énergie garage folle et une rage adolescente intacte. De véritables brûlots tels que « The Night of Wine and Roses » ou « The House that Heaven Built » vous poussent dans les cordes. David Prowse martyrise ses fûts tandis que Brian King irradie les compos de ses interventions rageuses à la guitare. En outre, les mélodies ne sont jamais noyées dans l’ensemble, malgré la sous-production… Rarement puissance, rock, mélodie et intégrité auront fait aussi bon ménage ! « Celebration Rock » célèbre le rock… et il lui rend hommage…

A la Chocolaterie de Bruxelles le 14 septembre ainsi que le 15 au Festival de Leffinge.

 

Lit

The View from the Bottom

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Pour paraphraser le principal hit du groupe californien, serais-je devenu « My Own Worst Enemy » ? Comment justifier autrement mes incessants appels à chroniquer « The View from the Bottom », le nouvel album de Lit ? Certains se souviendront peut-être que cette formation avait réalisé un carton en 1999 : rester 12 semaines en tête des charts US ! Avant de lentement disparaître de la circulation.

Près de 8 ans après avoir commis leur dernier méfait, Lit nous propose « The View for the Bottom ». Pour la circonstance, il a bénéficié du concours de Marti Fredriksen à la mise en forme ; et sa collaboration apportée aux œuvres de Def Leppard, Mötley Crüe ou Foreigner peuvent à priori donner froid dans le dos… Un album aux forts accents 90’s et aux relents punk-pop. Pensez à Blink 182 dans ses meilleurs moments (« C’mon »). Ou à la pop légèrement rock et dégoulinante de Pink (« Miss You Gone »). Drivé par les frangins Popoff, le gang yankee nous réserve également des mini-hymnes sirupeux lorgnant vers l’univers de Kiss, auxquels il est souvent difficile d’accrocher. Les refrains sont destinés à être repris en chœur (« The Broken ») et assument leur côté racoleur et sans prise de tête… ‘Stronger, every time we suffer, we find strength in numbers, you can’t take our hope and you can’t break The Broken’. Tout au long de “The View from the Bottom », Lit nous renvoie vers une époque (charmante ou pas, à vous de voir) que l’on croyait révolue !

 

John Mayer

Born and raised

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Originaire du Connecticut, John Mayer fêtera ses 35 balais en octobre 2012. Il s’est cependant établi à New York City, depuis longtemps. Chanteur, compositeur, interprète et producteur, c’est également un guitariste au jeu raffiné. A ses débuts, il se concentrait sur la gratte sèche. Ses deux premiers elpees datent du début de ce siècle, “Room for squares” et “Heavier things”. En 2005, son inspiration se teinte quelque peu de blues, suite à des collaborations opérées en compagnie de BB King, Buddy Guy et Eric Clapton. Cette influence est marquante sur un opus live publié à l’époque. Intitulé “Try !”, il avait été enregistré au sein du John Mayer Trio, avec Pino Palladino et Steve Jordan. Avant de graver ce « Born and raised », il avait encore commis deux autres elpees, en 2006 et 2009. Pour info, sachez que chaque fois qu’il sort un album, il se vend à plusieurs millions d’exemplaires ; ce qui n’est certes pas banal ! Il a d’ailleurs décroché plusieurs awards : ‘Meilleur chanteur masculin’, ‘Meilleur album’ et ‘Chanson de l’année’.

Pour concocter ce nouveau cd, Mayer a reçu le concours de ses musiciens de la route : le drummer Aaron Sterling, le bassiste Sean Hurley et le claviériste notoire Chuck Leavell (ex-Allman Brothers Band, Sea Level). John assure la production, mise en forme pour laquelle il a quand même reçu l’aide du célèbre Don Was!

John signe ici onze nouvelles compositions. “Queen of California” permet aux musicos de prendre la température ambiante. Un country blues qui ne manque pas de charme. La combinaison entre cordes acoustiques, électriques et la pedal steel de Greg Lenz s’opère tout en douceur. Superbe chanson, “The ace of worry” met en exergue les qualités vocales de l’artiste. Tendre ballade chargé d’émotion, “Shadows days” se signale par l’intensité de la ligne mélodique, destinée de nouveau à souligner la voix de John. Jim Keltner se réserve les drums sur “Something like Olivia”, une plage empreinte d’une beauté immaculée. Sur le titre maître, David Crosby et Graham Nash assurent les chœurs. Une plage trempée dans un folk tout en délicatesse, au cours de laquelle Mayer, très inspiré, se met à souffler dans sa musique à bouche! Marche euphorique, “Walt Grace’s submarine test January 1987” bénéficie de la participation de Chris Botti, à la trompette. Les arrangements opérés sur “A face to call home” sont superbes. On y ressent une véritable montée en puissance de l’accompagnement. Dommage d’ailleurs que ce type de traitement n’ait pas été davantage opéré sur cette œuvre de folk pop américaine, jusqu’au bout des racines.

 

Mörglbl

Brütal römance

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Ce groupe au patronyme improbable est né en 1997. A cette époque, il avait publié deux elpees, “Ze Mörglbl Trio!!” en 1998 et “Bienvenue à Mörglbl Land” en 99. Le trio s’était alors séparé en 2002 pour mieux revenir en 2005. Depuis, il a gravé “Grötesk” en 2007 (NDR : une compilation de leurs premiers enregistrements), “Toons tunes from the past” en 2008 et  “Jazz for the deaf” l’année suivante. Deux instrumentistes talentueux sont les fondateurs de cette formation : le guitariste Christophe Godin et le bassiste Ivan Rougny. Aurélien Ouzoulias complète le trio à la batterie depuis 2008 ! Toute leur production est parue sur le label américain The Laser’s Edge. Leur musique est complexe et navigue dans une forme de métal jazz. Les différents instrumentistes sont impressionnants de virtuosité tout en conservant une parfaite cohésion de l’ensemble.

“Gnocchis on the block” ouvre la plaque. La structure de la compo est élaborée. On baigne dans l’univers du jazz rock. Les guitares sont en re-recording. Christophe aligne les notes très rapidement. Sa technique est prodigieuse. Une excellente entrée en matière. La basse d’Ivan ronronne de plaisir pour entamer le titre maître, dont la ligne mélodique est soignée. “Le surfer d’Argentine” nous plonge dans une ambiance latino. Ce thème semble inspirer Mr Goudot. Il s’aventure, erre et même divague sur son manche, alignant des grappes de notes à la vitesse de la lumière. La section rythmique balise son challenge tout en puissance. Le jeu du soliste rappelle celui des gratteurs du heavy metal, mais dans une dimension supérieure. “Oh P1 can not be” me semble être à la fois une élucubration dans le titre et une mutation audacieuse de la ligne mélodique d’“Eleonor Rigby” des Beatles, active dans la Mörglblmania. Un sommet impressionnant! Et est-ce un hasard si “Glucids in the sky” parait s’inspirer du “Lucy in the sky” des mêmes Fab Four ? Vous l’avez bien sûr deviné, la musique n’est ici qu’instrumentale. Elle est le théâtre d’expérimentations multiples qui expliquent la longueur des morceaux. Ce “Brütal Römance” recèle encore d’autres excellents morceaux. A l’instar de “Fidel Castro”, une salsa métal galactique et la finale toute en puissance “Metal Khartoon…” Au bout du laser, une plage cachée, au cours de laquelle le trio se retire sur la pointe des pieds dans une ambiance à la douceur inespérée. Cette musique se propage comme une maladie contagieuse! 

 

The Offspring

Days Go By

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J’avais quelque peu perdu la trace de cette formation californienne et depuis un bon bout de temps. En fait, depuis la sortie d’« Americana », en 1998. Je me demandais donc ce que ces vétérans du punk pop avaient encore dans le ventre aujourd’hui.

Il ne faut pas oublier que Dexter Holland et ses comparses sont responsables de « Smash », l’un des classiques des années 90 qui s’est vendu à plus de 16 millions d’exemplaires, et sur lequel figurent des hits irrésistibles comme « Self Esteem » et « Come Along and Play ». Un succès dans la lignée de NOFX ou de Green Day. Passé cette période indie fructueuse, le combo a davantage privilégié l’aspect pop sur le punk, publiant des morceaux rigolos mais bien moins séduisants (« Pretty Fly (for a White Guy) », « Why Don’t You Get a Job ? »). C’est aussi à cette époque qu’il a quitté Epitaph pour la Columbia.

« Days Go By » constitue leur neuvième LP. Un opus qui recèle son lot de brûlots punk classiques chargés de testostérone et soutenus par des chœurs, dans un registre au sein duquel  les Américains se montrent sous leur meilleur jour (« Hurting as All », « Turning Into You »). Malheureusement, le disque épingle également des pistes totalement ridicules rappelant le pire de Bloodhound Gang, dont l’horrible single « Cruising California (Bumpin’ in my Trunk) »… Rien de neuf sous le soleil californien. Les inconditionnels devraient apprécier cet elpee, dont l’expression sonore vieillit gentiment ‘as the Days Go By’…

 

Peter & The Lions

Postcards From Home

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Ambitieux projet que celui de Pierre Léonard. Le Liégeois publie sous le sobriquet de Peter & The Lions un double LP tout à fait surprenant. Une surprise en deux temps. Surprise d’abord de se laisser amadouer par ce « Summer’s Coming » introductif, après avoir glissé le disque dans la platine des aprioris plein la tête. Surprise ensuite de se laisser porter de bout en bout par les petites ritournelles pop du monsieur. Les cartes postales de Peter & the Lion ne sont pas toutes parfaites mais sur les 28 proposées, plus d’une font mouche. Et tout particulièrement sur le premier CD, privilégiant les compositions plutôt uptempo. La seconde partie de l’œuvre, consacrée aux ballades, est moins convaincante bien qu’elle recèle quelques jolies compositions. « Postcards From Home » est l’un de ces disques qui vous file la patate sans contrepartie.

 

pg.lost

Key

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Pas facile de chroniquer un album de post rock. Pas facile, non plus, pour un groupe du genre, de se démarquer de la concurrence. De se montrer suffisamment créatif pour ne pas être taxé de suiveur. Formation suédoise, pg.lost en est un bel exemple. Elle est talentueuse, mais souffre d’un manque d’originalité. On prend pas mal de plaisir en écoutant sa musique, mais dans quelques mois, on aura vite oublié le contenu de ses disques. Et pourtant, « Key », le deuxième opus des Scandinaves, mérite une attention toute particulière…

L’elpee de PG Lost a été mis en forme par leur compatriote Magnus Lindberg (Cult of Luna) ; et finalement la musique évolue dans un univers proche de leur producteur. Bien sûr, le quartet de Norrkoping puise également son inspiration chez Explosions in The Sky. Les arpèges de guitare sont ainsi aussi cristallins. Et puis chez Isis. Des références qui tiennent la route, d’autant plus qu’elles sont judicieusement explorées. Ce qui explique sans doute pourquoi, si le post rock de pg.lost manque de singularité, on le savoure. En fait, le combo parvient à tirer la quintessence de ses sources. C’est sans doute là que se trouve le suc de leur imagination…

 

David Byrne et St. Vincent associés à un projet commun…

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Quelle belle promesse ! David Byrne et St. Vincent ont décidé de collaborer pour enregistrer un album qui devrait paraître ce 15 septembre chez 4AD…

Un premier extrait de « Love this Giant » est disponible sur Youtube et le site dédié au projet. Il s’intitule « Who ».

http://www.youtube.com/watch?v=urJZfwaRyFg

http://www.lovethisgiant.com

Tracklist

1. Who
2. Weekend in the Dust
3. Dinner For Two
4. Ice Age
5. I Am An Ape
6. The Forest Awakes
7. I Should Watch TV
8. Lazarus
9. Optimist
10. Lightning
11. The One Who Broke Your Heart (featuring The Dap-Kings and Antibalas)

12. Outside of Space & Time

 

Une suite aux ‘Soul sessions’ pour Joss Stone…

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Récompensée aux Grammy's et aux Brit Awards, Joss Stone a vendu 5 millions d’exemplaires de « The Soul Sessions », son premier album sorti en 2003, alors qu’elle n’avait que 15 ans.

Dix ans plus tard, la diva publie « The Soul Sessions vol 2 ».

Joss Stone et Steve Greenberg ont réunis deux sessions enregistrées à New York et Nashville avec les légendaires Ernie Isley et Betty Wright.

L’album recèle des covers de classiques tels que « (For God’s Sake) Give More Power To The People » et « The Love We Had ». Il est disponible depuis ce 20 juillet.

Joss Stone sera, en outre, en concert le 15 septembre au Leffingeleuren (Leffinge)

Le clip de « While You’re Out Looking For Sugar » est à visionner sur le lien ci-dessous.

http://bcove.me/8vycsps2

Youtube link:  http://www.youtube.com/watch?v=31swA4y7OmA

Tracklisting

1.   I Got The Blues
2.   (For God's Sake) Give More Power To The People
3.   While You're Out Looking For Sugar
4.   Sideways Shuffle
5.   I Don't Wanna Be With Nobody But You

6.   Teardrops
7.   Stoned Out Of My Mind
8.   The Love We Had (Stays On My Mind)

9.   The High Road
10.  Pillow Talk
11.  Then You Can Tell Me Goodbye

Deluxe

1.    I Got The Blues
2.    (For God's Sake) Give More Power To The People
3.    While You're Out Looking For Sugar
4.    Sideways Shuffle
5.    I Don't Wanna Be With Nobody But You
6.    Teardrops
7.    Stoned Out Of My Mind
8.    The Love We Had (Stays On My Mind)
9.    The High Road
10.   Pillow Talk
11.   Then You Can Tell Me Goodbye

Bonus tracks:

12.    One Love
13.    The First Taste Of Hurt
14.    Count The Days
15.    Nothing Takes The Place Of You

http://www.jossstone.com

 

La patience d’Alberta Cross

Écrit par

La formation yankee Alberta Cross publiera son nouvel opus, ce 20 août prochain.

En attendant, « Magnolia », le premier extrait de « Songs of Patience », est à télécharger gratuitement sur le site du groupe.

http://www.albertacross.net/main.html
http://www.albertacross.com

 

Ca marche pour Tahiti 80…

Écrit par

Seulement quelques mois après avoir publié son 5ème elpee, « The Past, the Present and the Possible », Tahiti 80 est de retour avec deux nouvelles chansons.

"Escalator" est une pop song dans le style de "Heartbeat" voire de "Easy". En face B, le kinksien "Mr & Mrs Jones" devrait ravir les fans de la première heure. La démo de ce titre, l'une des premières compositions du groupe, est demeurée pendant des années dans ses cartons...

Les deux compos paraîtront sur un vinyle 45trs…

 

Un titre du nouvel album de Passion Pit en streaming gratuit !

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Le nouvel album de Passion Pit est très attendu. Il s’intitulera « Gossamer ». En attendant, le single « American Blood » est en streaming gratuit sur le lien ci-dessous.

http://n.pr/NqsEFg

Pour plus d’infos :

http://www.passionpitmusic.com
http://youtu.be/dZX6Q-Bj_xg

 

Les 48 heures de Yan Wagner

Écrit par

Après avoir publié un premier Ep et dans la foulée, réalisé un clip atmosphérique, Yan Wagner prépare sa rentrée. Et tout d’abord il a confirmé sa présence dans le cadre du festival des Inrockuptibles, le 11 novembre, à la Cigale aux cotés de Benjamin Biolay et Mai Lan.

Ce concert sera précédé par la sortie de son premier album « Forty Eight Hours », le 1er octobre chez Pschent.

Pour cet LP, il a reçu le concours d’Arnaud Rebotini à la production et d'Etienne Daho comme guest de luxe, sur le morceau « The Only One ».

https://www.facebook.com/yan.wagner.syrup

http://soundcloud.com/yanwagnersyrup

http://www.dailymotion.com/video/xquacp_yan-wagner-forty-eight-hours-clip-officiel_music