La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Josh Smith

I'm gonna be ready

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Josh Smith est chanteur, guitariste et compositeur. Agé de 33 ans, il est originaire du Connecticut, mais vit aujourd'hui en Floride, du côté de Fort Lauderdale. Très tôt, il s'intéresse au blues et monte sur la scène du club local ‘M’, en compagnie des bluesmen qui s’y produisent. Ces performances lui permettent de sortir un premier album, alors qu’il vient à peine de fêter ses 14 printemps. Il s’intitule "Born under a blue sign". Un an plus tard, il publie le deuxième, "Woodsheddin'". Dès 1997, il commence à tourner inlassablement, à la tête de son trio, The Frost. Ses deux elpees suivants sont produits par le célèbre Jim Gaines (Santana, Luther Allison, Stevie Ray Vaughan, …) En 2002, il part s’établir à Los Angeles. Depuis, il est constamment sur la route, mais n’en oublie pas pour autant de graver de nouvelles œuvres. En 2011, il est signé par le label allemand Crosscut, pour lequel il enregistre "I'm gonna be ready". Les sessions se sont déroulées à West Hills, en Californie.

"Fine young thing" se révèle aussi autoritaire qu’efficace. La guitare est constamment à l’attaque. Le chant est puissant. Fred Kaplan, le vétéran, est dans son jus, derrière son piano, pendant que Lynwood Slim, souffleur californien notoire, se démène à l'harmonica. Une ouverture royale ! Le chant est chargé de passion sur "Only you", un R&B nappé d’orgue et de cuivres ; mais c’est le très habile Kirk Fletcher qui se réserve les cordes rythmiques. Les percussions de Mike Clarke et les ivoires de Kaplan imposent un tempo très swing à "Goin' out tonight". Suivant son instinct, Smith met le nez à la fenêtre pour aligner des grappes de notes impérieuses. "The way you do" est le blues lent de circonstance. Josh chante paresseusement face aux interventions de claviers, d’orgue et de piano, alors que les cuivres répondent à la sortie des cordes. Largement cuivré, "You and me" est une plage trempée dans le soul/funk. Une invitation à se déhancher ! Le titre maître est du Josh Smith pur et dur. Un shuffle blues offensif exécuté en formule trio. Très original, à partir de motifs empruntés à John Lee Hooker, le jeu de cordes communique une intensité dramatique. "Sober up baby" puisse son inspiration dans le Chicago westside. Celui de Magic Sam voire d'Otis Rush pour le rythme. Le chant est très autoritaire et la guitare indomptable. Jeff Young balise "Where's my baby" de ses interventions à l’orgue, une piste qui libère beaucoup de groove. Blues jam, "Ain't enough" ne manque pas de relief. Impressionnante, la sortie nous entraîne dans un univers proche de Jimi Hendrix. "Dead wrong" clôt l’opus. Un titre de soul/blues remarquable.

L’œuvre est enrichie d’un mini cd réunissant 4 pistes instrumentales qui nous plongent au cœur d’autant d’ambiances différentes. Soit le blues lent "Penance", hanté par Jeff Beck, le cuivré "Fulfillment", caractérisé par ses accès de jazz et R&B, le percutant "Propulsion", un morceau country chargé de swing, et enfin, le plus pop/rock "Inception"

 

Pas de Plan B pour Van Morrison !

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Van Morrison est retourné à Belfast, sa ville natale en Irlande du Nord, pour y enregistrer « Born to Sing: No Plan B ». Autoproduit, il sortira sous le label Blue Note ce 28 septembre 2012.

Tracklisting

1.  Open The Door (To Your Heart)
2.  Going Down To Monte Carlo
3.  Born To Sing
4.  End Of The Rainbow
5.  Close Enough For Jazz
6.  Mystic Of The East
7.  Retreat And View
8.  If In Money We Trust

9.  Pagan Heart
10.  Educating Archie

 

L’XTC de Boys Noize

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Plus connu sous le nom de Boys Noize, Alex Ridha nous propose un avant-goût de son nouvel album, attendu pour début octobre.

« XTC » est un single dont la petite touche d’étrangeté et la voix robotique le rendent hypnotique.

Un remix a été réalisé par MMM (Errorsmith & Fiedel), mais il est davantage dancefloor.

http://soundcloud.com/boysnoize/boys-noize-xtc
http://www.boysnoize.com

 

Un album-photos pour célébrer les 10 années d’existence de The Kills !

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Pour célébrer leur 10ème anniversaire en beauté, The Kills publiera un livre intitulé ‘The Kills : Dream & Drive’. Il s’agit d’une collection de photos immortalisées par leur ami de longue date, Kenneth Cappello.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour tenter de gagner une copie de cet hommage à Jamie et Alison.

http://bit.ly/10ythekills

 

COEM vous salue bien !

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Si les débuts de COEM (Coin Operated Entertainment Machine) étaient marqués par une certaine fascination pour le sens mélodique et une certaine forme d’approche de la lo-fi, la suite a davantage été inspirée par le jazz. Leur 6ème opus, a été enregistré au Funkhaus Studios de Berlin, entre juin 2011 et mai 2012.

« Wave To Us On Your Way To The Top » se révèle leur album le plus épuré, évoquant tour à tour Wilco, Television ou David Byrne.

Le formation belge se produira au Pukkelpop ce 18 août, puis partira en tournée, en septembre et octobre 2012.

« Miles Away », un premier extrait est disponible sur SoundCloud.

http://soundcloud.com/coem/miles-away

http://www.coem.be/

http://www.facebook.com/coin.operated.entertainment.machine

http://soundcloud.com/coem/sets/new-album-wave-to-us-on-your/s-rbwKD

 

Un concours de remixes consacré à Bon Iver

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Bon Iver va organiser un concours de remixes (« Bon Iver, Bon Iver : Steems Project ») pour ses fans.

Les dix titres de son dernier album sont en téléchargement gratuit.

Les remixes de chaque morceau seront départagés via un vote opéré sur le réseau social Inbada Music et les titres sélectionnés seront ensuite réunis sur un album uniquement disponible sur Spotify.

http://mailinglists.beggars.com/lt.php?id=LB8EDgcDBFcMHQ1VAEgHC1UBDww%3D

Pour rappel, la nouvelle star du folk se produira en concert, à la Lotto Arena d’Anvers, ce 2 novembre 2012.

 

Printemps de Bourges : les Découvertes cèdent la place aux Inouïs

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Trente-six. Trente-six c’est le nombre d’éditions du Printemps de Bourges. Ce festival a vu le jour en 1977 et depuis 1985, il envoie des missions de repérage dans toute la francophonie pour y dénicher de nouveaux talents. Cet outil, les ‘Découvertes du Printemps de Bourges’ change de nom et s’appellera désormais Les Inouïs du Printemps de Bourges. Le fonctionnement, quant lui, reste inchangé, l’appel aux candidatures sera ouvert le 3 septembre prochain sur www.printemps-bourges.com/

 

Esperanzah ! 2012 : dimanche 5 août

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Esperanzah ! change, évolue, mais est toujours là, tel était le message passé par l'organisateur J-Y Laffineur avant le festival...

Flavia Coelho ouvre le bal de cette dernière journée. Elle nous amène la chaleur de son pays (NDR : elle est née au Brésil, à Rio de Janeiro, et vit à Paris depuis 2006) en nous présentant admirablement bien la musique traditionnelle de sa patrie originelle. Toujours dans les sonorités latino mais en adoptant un accent belge, la Chiva Gantiva prouve que le style sud-américain se marie à merveille au rock, dans la quête de bonnes vibrations.

Le sol a ensuite tremblé. A cause du public qui s’est déchaîné lors de la prestation des Mexicains de Molotov. Un métal teinté de hip-hop. Imaginez un hybride entre Rage Against The Machine, Beastie Boys et les Deftones. Tous les musicos rapent ou chantent leur engagement révolutionnaire (NDR : dénonçant notamment la corruption qui ronge les institutions de leur pays), mais abordent aussi des sujets à connotation sexuelle, tantôt en anglais, tantôt en espagnol. Génial ! Même sous la pluie...

Place alors, ‘côté jardin’, au virtuose du piano, Roberto Fonseca. A une certaine époque, il avait même remplacé Ruben Gonzales, au sein du Buena Vista Social Club. Le Cubain vit sa musique et partage une incontestable complicité avec ses musiciens. Il cherche constamment des ponts entre jazz, musique cubaine et celle du reste du monde, tout particulièrement africaine. Grâce à son talent et son jeu de scène, ce jazzman parvient à nous faire swinguer, et surtout ravit d’auditoire. Parfait pour déguster quelques mojitos.

On ne peut parler de Groundation, sans évoquer leur philosophie rastafari. Les lyrics qui véhiculent des messages de paix ou des réflexions spirituelles. La formation californienne clôturait donc cette 11ème édition. Et leur prestation a une nouvelle fois enchanté tout le monde. Leur dernier album, « Building an Ark », est paru en mars de cette année. La synergie entre les différents instrumentistes et la voix du désormais mythique Harrisson Stafford a plus que chauffé la foule. Malgré la pluie, le public dansait à n’en plus finir. J'aime cette forme de roots-reggae-jazz particulièrement groovy et à l’énergie positive…

Le clou du festival devait être enfoncé par le team anglo-espagnol (NDR ou basque, si vous êtes sourcilleux) Crystal Fighters. Réputé pour son style rapide et passionné, ils mêle allègrement électro, funk, punk, techno, dubstep, pop et folk indigène en se servant d’une multitude d’instruments. Basiques, mais également traditionnels, comme le txalaparta, un xylophone en bois joué par deux musicos face à face, un danbolin et un txistu, sorte de cornemuse, etc. Malheureusement, les basses couvraient un peu trop l’ensemble, et surtout les voix... A revoir !

Vite, vite, rabattons-nous au Radio Bistrot pour dessiner un dernier pas de danse, avant d’en finir avec cette édition 2012. Une chose est sûre, Esperanzah ! n'a pas encore perdu son âme. Le cœur, l'ambiance familiale et festive ainsi que l'engagement transpirent toujours dans ces murs de l'abbaye de Floreffe. Soit l’essentiel ! Même si la programmation a connu quelques ‘moins bien’, l'esprit est toujours bien présent. Pourvu qu’il perdure encore longtemps, en ne succombant pas trop aux excès de la pop...

Pròxima Estaciòn : Esperanzah ! 2013.

(Voir aussi notre section photos ici )

 

 

Micro Festival 2012 : samedi 4 août

C'est le soir... Jésus est entré dans un jardin où il allait souvent prier... l'espace 251 Nord, logé au pied des collines, jadis couvertes de vignes gorgées de raisins.

Et là... il a commencé à être très triste... Pourquoi ?... Parce qu'il voyait tous les péchés des hommes... Jésus est Dieu... Il sait tout... Il voyait tous les péchés que les hommes avaient fait depuis le commencement du monde... tous les péchés que nous ferions... tous les grands et vilains péchés que les hommes feraient... Il voyait que beaucoup d'hommes iraient en enfer... et il en ressentait une très grande peine.

Puis Judas, son grand pote est arrivé, entouré de tous ses amis. Ses vrais amis. Ses faux amis. Même ses amis Facebook. Il a regardé Jésus, lui a filé quelques amphétamines, payé quelques bières et lui a roulé une pelle.

Et soudain, Jésus a tout compris...

Samedi 4 août…

C'est sous un soleil fracassant que la suite des hostilités se déroule. Au programme de ce début d'après-midi, les excellents Liégeois de Leaf House. Envoûtante à souhait comme à leur (bonne) habitude, leur performance est d'autant plus impressionnante qu’elle n'a duré que 30 minutes.

Les relents d'hier pâteusement logés aux commissures des lèvres, je rejoins Luc, Pierre et toute la clique.

V.O. succède à Leaf House dans le chapiteau, mais s'oublie au passage.

Trop accaparée par un soleil devenu rare ces derniers temps, la plèbe se précipite au dehors, laissant la suavité langoureuse du sextet bruxellois mordre la poussière.

Vaguement remuée par l'intensité de Räpe Blossoms ou émoustillée par la loufoquerie de GaBLé, c'est dans la curiosité que l'assistance se retrouve en début de soirée pour la prestation attendue de Colin Stetson, porté aux nues par la presse musicale insulaire suite à ses envolées expérimentales.

Armé de son gigantesque organe aux sonorités éléphantesques, l'Américain en rajoute des tonnes et assomme mes quelques derniers neurones réceptifs, sous un déluge de technique barbante.

Plein de promesses déçues s'envolant dans un long barrissement halluciné, ce qui promettait d'être une impulsion ouatée s'avère un délire vrombissant.

Cela aurait pu être. Encore eut-il phallus...

Visions de Jésus nimbées de plaisirs solitaires, calices bus jusqu'à la lie et vagissements divers ponctuent les minutes qui passent.

Les excellents The Monsters, prodiguent alors un torrent salvateur de Garage aux douces connotations sixties. Sous les assauts de deux batteries chevauchant leur Rockabilly endiablé, ces vieux briscards réveillent la trique somnolente et préparent à la débauche frénétique des iconoclastes de Bonaparte.

Ceux-ci achèvent de stigmatiser les libidos les plus encrassées, lors d’un show jouissif, haut en couleurs et ponctué de scénographies érotico trash du meilleur effet.

Une explosion de débauche électrifie une atmosphère soudain parcourue de frissons polissons, qui s'étendent  alors sur toute la plaine, avant d'envahir le ciel, débordant bien au delà de l'espace circon(cis)scrit.

Enfin, Tim Exile se charge de donner les premières touches de couleurs sonores aux lumières de la nuit. Alors que je m'y engouffre.

Jésus prenait tellement son pied, qu'une sueur sortait de son corps en gouttes de sang qui tombaient jusqu'à terre !

C'était la PASSION de Jésus qui commençait.

(Organisation: JauneOrange)

 

Esperanzah ! 2012 : samedi 4 août

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Esperanzah ! change, évolue, mais est toujours là, tel était le message passé par l'organisateur J-Y Laffineur avant le festival...

Après un léger repos, nous sommes prêts à attaquer cette deuxième journée. Bonga Kuenda que nous avions découvert, il y a une dizaine d'années sur le même site, a offert pour son retour un superbe spectacle. De son véritable nom José Adelino Barceló de Carvalho, ce chanteur angolais a quitté son pays au début des 70’s. Après avoir vécu dans divers pays, il s’est établi, depuis plusieurs années au Portugal. A Lisbonne, très exactement. Chargé d’émotion, son afro blues ne manque pas d’élégance. Belle performance pour cet artiste engagé, responsable de textes qui parlent –et c’est inévitable– souvent d'exil.  

Changement d'ambiance pour Misteur Valaire. Ce quintet québécois pratique un électro-jazz qu’on appelle également nu-jazz. Et tout au long de leur prestation, on les a suivis dans leur délire funky. Sympa mais sans plus.

Direction le RD Congo pour redécouvrir l'énergie envoûtante de Staff Benda Bilili. Les membres de ce collectif ont été victimes de la poliomyélite dans leur jeunesse, et quatre d’entre eux se déplacent en chaise roulante. Rumba indigène, salsa, r&b, reggae et parfois funk alimentent leur musique qui libère un groove impressionnant. Les superbes harmonies vocales et les sonorités qui oscillent entre violon et guitare, produites par le satonge, instrument fabriqué à l’aide d’une boîte de conserve et d’une tige en arc qui tend l’unique corde, apportent un vent de fraîcheur à l’ensemble. Que du bonheur pour ces exemples de courage, d'optimisme et de joie de vivre !

Place aux Hilight Tribe, une formation issue de la région parisienne. Energie survoltée, osmose avec le public et une panoplie d’instruments issus des 4 coins du monde (NDR : plus d’une trentaine, dont des djembes, congas, didgeridoo et autres encore plus insolites) vont littéralement plonger le public dans une forme de transe communicative. Enorme !!! Il planait comme un parfum de rave digne des jungles ou trance party. Good vibe for a good trip. Mon gros coup de cœur du festival !

En route pour un nouveau voyage. Cette fois, c'est de la musique algéroise et son populaire Chaâbi. Pour rappel, Damon Albarn, le leader de Blur, avait également concocté un album en compagnie de musiciens de la formation. Un line up qui réunit Juifs et Musulmans. Délicieux, comme le film qui porte le même nom que notre artiste : El Gusto, tout en rendant notamment hommage à la mémoire d'El Hadj M'Hamed El Anka

Pour clôturer cette deuxième belle journée, place à LA tête d'affiche du jour : Caravan Palace et son jazz manouche biberonné à l’électro. Frénésie et ambiance de feu, je n'avais jamais assisté à une telle bousculade pour un concert à Esperanzah (NDR : j'y participe quand-même depuis les débuts...).

Un petit tour chez nos potes de Radio Bistrot pour terminer en beauté. Allez Dansez jeunesse !!!

(Voir aussi notre section photos ici )

 

 

Micro Festival 2012 : vendredi 3 août

C'est le soir... Jésus est entré dans un jardin où il allait souvent prier... l'espace 251 Nord, logé au pied des collines, jadis couvertes de vignes gorgées de raisins.

Et là... il a commencé à être très triste... Pourquoi ?... Parce qu'il voyait tous les péchés des hommes... Jésus est Dieu... Il sait tout... Il voyait tous les péchés que les hommes avaient fait depuis le commencement du monde... tous les péchés que nous ferions... tous les grands et vilains péchés que les hommes feraient... Il voyait que beaucoup d'hommes iraient en enfer... et il en ressentait une très grande peine.

Puis Judas, son grand pote est arrivé, entouré de tous ses amis. Ses vrais amis. Ses faux amis. Même ses amis Facebook. Il a regardé Jésus, lui a filé quelques amphétamines, payé quelques bières et lui a roulé une pelle.

Et soudain, Jésus a tout compris...

Vendredi 3 août

Pour ce troisième rendez-vous consécutif en autant d'années, une soirée apéritive nous est offerte. Cool, j'adore faire la fête. Entouré de mes potes et de super méga gonzesses qu'on croirait toutes sorties de Playboy où je ne sais trop quel magazine érectile, je pénètre l'enclave où bientôt, l'ambiance bon enfant tournera en délire orgiaque. J'embrasse à tout va et bonimente gracieusement en compagnie d’un parterre de visages tous plus connus les uns que les autres.

Sous la tente, dans une première giclée de sang irriguée vers la tête d'un membre violacé, les premières tensions se font palpables, avant même d'être palpées. Taïfun sourde à mes tympans. Le son est puissant. Le set monte en puissance comme la sève dans le tronc. Point de vociférations inutiles mais un math rock intelligent et non dénué de sens(ualité). De quoi remuer la queue de Lucifer, vaguement attentif à tout ce bruit, trop occupé à reluquer les jeunes donzelles si légèrement vêtues.

Quelques lampées alcoolisées plus tard, sous la caresse des derniers rayons du soleil, et le diable au corps, Bloodshot Bill envahit l'espace. Frénétiquement. Seul sur le strapontin, mais allumé de milliers de démons sévissant en son sein, le Canadien livre sa vision d'un certain Elvis qu'on jugerait damné pour l'éternité.

Au loin, j'aperçois la silhouette de Jésus, qui erre comme une âme en peine. Je le rejoins et l'écoute divaguer. Je trouve quelques substances capables de l'aider. Et m'en retourne contempler.

Troisième et dernier groupe du jour, The Chap soulève plus de questions que d'enthousiasme.

Je matte le bassiste dans son short moulant et son petit t-shirt cintrant sa bedaine. Je tourne ma langue perfide sept fois dans la bouche et finis par proclamer ce groupe anglais, le moins sexy de tous les temps.

Au dehors, les étoiles s'évaporent dans les volutes cendrées d'une longue nuit qui commence. Je choisis de les imiter.

(Organisation JauneOrange)

 

Esperanzah ! 2012 : vendredi 3 août

Écrit par

Esperanzah ! change, évolue, mais est toujours là, tel était le message passé par l'organisateur J-Y Laffineur avant le festival.

En phase relooking, cette édition 2012 avait donc légèrement modifié sa ligne de conduite en matière graphique (NDR : les affiches très peu réussies en témoignent) ainsi que sa programmation pour la rendre plus ouverte et attentive aux sons actuels. Le tout au sein d’une enveloppe budgétaire réduite. Traduction toute personnelle : plus de pop = moins de musique du monde =  plus d'entrées (NDR : 34 000 festivaliers) = plus de rentabilité = pérenniser le festival à long terme. Esperanzah ! a-t-il perdu son âme ? Réponse dans 3 jours...

Le premier enseignement procède des légers embouteillages menant à Floreffe et qui semblent augurer une belle affluence. Arrivée sur le site ‘côté cour’, tout juste pour le début du concert de Winston McAnuff and The Bazbaz Orchestra. Ma hâte est récompensée. McAnuff reste un des cadors du reggae et le son jazz proposé pour ce nouveau projet permet de toucher un plus large public. Et puis, il ne faut pas oublier, qu’au sein du backing group figure Camille Bazbaz, un musicien franco-libanais qui compte une belle carrière derrière lui. Toute l’équipe a d’ailleurs enregistré « A Bang », l’an dernier, à Kingston et en France. La combinaison d'une voix extraordinaire et d'excellents musiciens ne pouvait offrir qu'un régal musical. Le seul regret est peut-être de l'avoir programmé si tôt et non en nocturne.

Direction ‘côté jardin’, la première remontée dans la toujours très belle abbaye de Floreffe nous rappelle que les mollets vont bosser sec ce week-end. Place aux deux sœurs Casady ou si préférez CocoRosie pour un set énorme. Elles sont folles et communicatives. Leur look est un compromis entre extravagance et esthétisme. Le public répond présent et les adopte rapidement. Et puis quelle énergie !!!

Mais bon, pas le temps de réfléchir, rendez-vous est déjà pris pour le show explosif de Balkan Beat Box. Boum !!! Celles et ceux qui n'ont pas encore eu la chance de les voir en live doivent absolument pallier ce manque. C'est excellent, festif et donne la pêche. A consommer sans modération.

Après un début très prometteur, le multi-instrumentiste et virtuose du didgeridoo Xavier Rudd s'est adapté au climat pluvieux pour offrir un set un peu mou. Bien sûr, on sortait d'un concert tout feu, tout flamme ; mais rien de tel pour vivre une transition en douceur…

Par contre, pas d'excuse pour The Heavy. Une découverte qui m’a franchement gonflé. Drôle de patronyme pour un groupe responsable d’une pop digne de Pure FM. Leur style mollasson, insipide, n’a guère suscité de réaction du public. Perso, il s'agit là d'une musique sans âme pour une culture de masse censée plaire au plus grand nombre. Etonnant quand même lorsque les bios nous apprennent que cette formation insulaire (NDR : issue de Bath, très exactement) est responsable d’un cocktail de néo soul, d’indie rock et de funk naviguant à contre-courant de la scène britpop. A ne rien y comprendre ! Assurément le premier flop (espérons le seul) dans la programmation new look 2012.   

Si DJ Vadim et sa charmante collègue Yarah Bravo nous ont quelque peu réveillés, au final, c'est bien Radio Bistrot, collectif liégeois présent pour la seconde année consécutive qui clôture et rend le ‘smile’ à tout le monde. Radio Bistrot fait danser le peuple !!!  

(Voir aussi notre section photos ici )

 

Satisfaction totale pour The Wallflowers

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The Wallflowers publieront leur nouvel album, “Glad All Over”, le 2 octobre, chez Columbia.

“Reboot the Mission”, le nouveau single des Californiens, est disponible sur le site du groupe. Il a bénéficié du concours de Mick Jones (The Clash)

L’album a été produit par Jay Joyce (Emmylou Harris, Cage the Elephant) et mixé par Rich Costey (Bruce Springsteen).

http://www.thewallflowers.com


 

Un Elephant pour les Kangourous Tame Impala !

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« Elephant », le premier extrait du nouvel opus de Tame Impala, est à téléchargeable sur le site de Modular. Le nouvel essai des rois du rock psyché australien a été produit par Kevin Parker et mixé par Dave Fridmann. « Lonerism » -c’est son titre- sortira ce 8 octobre.

A découvrir à l’Ancienne Belgique, le 16 octobre.

Tracklisting

1. Be Above It
2. Endors Toi
3. Apocalypse Dreams
4. Mind Mischief
5. Music To Walk Home By
6. Why Won't They Talk To Me?
7. Feels Like We Only Go Backwards
8. Keep On Lying
9. Elephant
10. She Just Won't Believe Me
11. Nothing That Has Happened So Far Has Been Anything We Could Control

12. Sun's Coming Up

 

The Narcotic Daffodils sur une compile étasunienne…

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Un titre du dernier album du groupe belge The Narcotic Daffodils, soit une version épurée à 9 minutes du titre "The Crazy Dwarf", figure sur une compilation publiée par une petite maison de disque à New-York. Neuf formations psychédéliques choisies à travers le monde y sont réunies.

Tracklisting

Cosmic Vibration : Aurora (Germany)

Triptych : Origins of life (UK)

The Misteriosos : The sun (USA)

Mouches à l’Orange ; Sixty Nine (Belarus)

Deti Picasso : Kele Lao (Armenia)

Grey Mouse : Snow (Spiral walk) (Russia)

Plootoh : Caronte (Italy)

The Narcotic Daffodils : The Crazy Dwarf (Belgium)

Zhaoze : Fishing for the stars (China)

http://trailrecords.net/index.php

Pour rappel The Narcotic Daffodils se produira en supporting act d’un groupe anglais chez Madame Moustache, le 24 août, assureront la première partie des Hawklords, au Spirit of 66, le 18 Septembre et se produiront le 13 Octobre, à Wattrelos. Le groupe jouera également le dernier week-end de septembre, en Italie.

www.thenarcoticdaffodils.be

 

 

Rien n’est réel, sauf l’amour pour Rebecca Ferguson…

Écrit par

Le nouveau single de Rebecca Ferguson, « Nothing’s Real But Love », est disponible en téléchargement gratuit sur le site de VH1 ! voir ici

“Ferguson interprète son single avec une maîtrise et une fragilité que ne renieraient pas ses héroïnes Aretha Franklin et Nina Simone” (Daily Telegraph)

 

Pep’s et Féfé sur le nouvel album de Kuamen

Écrit par

Le nouvel opus de Kuamen (en digital) s’intitule « Entre les différences ». Il a reçu le concours de Pep's et Féfé sur 2 morceaux, "En attendant" et "Sting like a bee".

Le titre de l'album a été choisi pour souligner le caractère éclectique de sa musique, qu’il situe quelque part entre Ben Harper, Mc Solaar, Alain Souchon, Francis Cabrel et Teri Moïse.

http://www.youtube.com/user/MrKuamen

 

Chris Robinson

Big Moon ritual

Écrit par

Chris Robinson est surtout connu comme chanteur des Black Crowes, un groupe majeur de rock blues fondé en 1989 et drivé par Chris ainsi que son frère, le guitariste Rich. A ce jour, la formation a vendu plus de trente millions d’albums. En 2002, le band décide de prendre une pause, suite au départ de leur drummer. Chris se lance alors dans un projet parallèle, flanqué de The New Earth Mud, un ensemble folk rock qui se forge alors une solide réputation de jam band. Faut dire que Mr Robinson a toujours été un proche du Grateful Dead et tout particulièrement de son guitariste historique Jerry Garcia! En 2005, les Crowes reprennent du service, avant de se séparer, une nouvelle fois, en 2010.

Printemps 2011, Chris Robinson lance son Brotherhood, en compagnie du claviériste Adam MacDougall (aussi un Black Crowes), du drummer George Sluppick (ex-Sha Na Na), du bassiste Mark Dutton et de Neal Casal (de Hazy Malaze), préposé à la seconde gratte. La musique de Brotherhood nous replonge plusieurs décennies en arrière. Comme chez les jam bands de l’époque. L’expression sonore est aventureuse. Elle explore, se cultive, se développe. L’elpee ne recèle d’ailleurs que 7 plages ; et la plus courte dépasse les 7'. Une bonne dose de psychédélisme et une autre de rock acide nous ramènent au temps des hippies. Le style s’ouvre ainsi aux effets cosmiques, comme à l’époque au cours de laquelle Syd Barrett militait encore chez Pink Floyd, mais aussi au blues, à la country ainsi qu’au rock sudiste des Allman Brothers Band et autre Govt Mule.

Des sonorités galactiques introduisent "Tulsa yesterday". Ce long périple nous permet de revivre l’atmosphère qui régnait lors des concerts de Grateful Dead. La voix très spécifique de Robinson accentue cette impression. La plage évolue lentement mais perceptiblement, libérant enfin la guitare caustique de Casal. Les claviers sont bien intégrés. Progressivement le tempo accélère favorisant le déchaînement des cordes. Imprimées sur un tempo hypnotique, les 5 premières minutes de "Rosaleen" sont trempées dans le country rock ; puis le morceau vire au space rock avant d’éclater une nouvelle fois au cœur d’une tempête de cordes. Le sens mélodique n’est cependant pas négligé chez CRB. Il s’inspire de la country. A l’instar de "Star or stone", une très belle chanson empreinte de douceur et de mélancolie. La voix est volontiers gémissante et l’envol des cordes produit un véritable enchantement. Malgré les sonorités floydiennes, sidérales, alimentées par les claviers de MacDougall, "Tomorrow blues" adopte un profil plus blues. Tant le rythme que les interventions de gratte. Chris possède une superbe voix, naturellement puissante et très soul. Elle est bien mise en exergue sur "Reflections on a broken mirror", projetant même dans nos esprits une réincarnation de l’éternel Jerry Garcia au XXIème siècle. Elle est même très pure tout au long de "Beware oh take care", évoquant alors Michael Stipe de R.E.M. Le périple s’achève par le paisible "100 days of rain". Un album que votre serviteur a beaucoup apprécié. Et dont il attend impatiemment la suite, déjà prévue d’ici quelques semaines. Le titre de cet elpee ? "The Magic Door".

 

Andreas Arlt

All-Time favorites

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B.B and the Blues Shacks est incontestablement un des blues bands européens les plus notoires. Déjà 23 ans que cette formation allemande écume les scènes internationales. Aux commandes ? Les frères Arlt. Soit le guitariste Andreas et le chanteur/harmoniciste Michael. Agé de 45 balais, Andreas a enfin eu l'opportunité d'enregistrer sous son propre nom. Pas étonnant dès lors que cet opus se concentre sur ce qu’aime par-dessus tout le musicien teuton. En outre, le célèbre label allemand Crosscut est resté fidèle l’un de ses meilleurs poulains!

Pour concocter cet elpee, Mr Arlt n'a donc pas bénéficié de la collaboration de ses Blues Shacks, mais d'amis allemands triés sur le volet. Les notes de pochette sont signées Dave Specter, l'un des meilleurs gratteurs de la nouvelle génération du Chicago blues. Andreas ne chante pas. Il a cédé ce poste à son ami Frank ‘Pepe’ Peters, par ailleurs batteur de Southside Jam. Parmi les autres participants, on épinglera la présence du drummer Eric Müller et du bassiste Dani Gugolz, deux musicos qui ont sévi au sein du célèbre Mojo Blues Band autrichien ainsi que du backing group de Frank Muschalle Trio, dont le leader est un talentueux pianiste de boogie woogie. Et enfin, un autre spécialiste de ce style, Andreas Sobczyk.

Andreas Arlt revendique comme influence majeure le grand T Bone Walker. Il est donc tout naturel, qu’il ouvre le long playing par un titre du répertoire de ce dernier, le somptueux "Street walkin' woman". Pepe Peters chante autoritairement. Le swing est royal. Le sax baryton de Tom Müller explose. Quant aux interventions à la ‘six cordes’, elles sont dignes du maître. Le climat baigne toujours dans la Louisiane lors de la cover du "It hurts to love someone" de Guitar Slim, une compo au cours de laquelle il fait pleurer sa Gibson. Non seulement Andreas est capable de s’attaquer brillamment au répertoire des icônes du blues, mais il parvient à les réincarner. Il se met ainsi dans la peau de BB King sur "I wonder why" et de Freddie King sur "She’s the one", un titre signé Hank Ballard. Si toutes ces pistes sont excellentes, la suite est encore meilleure. "I was wrong ! Played with love" de Roscoe Shelton est un des sommets de l’elpee. Un blues lent tout en finesse et délicatesse au cours duquel les interventions à l’orgue Hammond de Sobzyc constituent un modèle de retenue et d’efficacité ; et quand Andreas prend le relais, c’est le pur bonheur. Arlt est hanté par le spectre de Johnny ‘Guitar’ Watson sur la cover d’"In the evening" de Leroy Carr, un autre slow blues. Celle tout en swing  d’"I want a woman" de George ‘Harmonica’ Smith est fort bien ficelée, même si Arlt s'excuse de ne pas avoir ajouté une partie d'harmonica! Il faut dire que sa sortie sur les cordes en west coast jump est impériale. Et il remet le couvert sur le "Shotgun wedding de Wynonie Harris. La finale est instrumentale. Tout au long de "Sno gone Part II" Arlt adopte le style du maître de la Telecaster, Albert Collins. Et il s’en tire à la perfection. Il n’y a absolument rien à jeter sur ce disque qui atteint un niveau de qualité rare.

 

B.B. & The Blues Shacks

Come along

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Le plus notoire des blues bands germaniques compte déjà 23 années d'existence. Au départ, les Blues Shacks ont publié plusieurs albums chez Stumble avant de passer sur le label brêmois Crosscut. "Come along" constitue leur douzième elpee, un disque qui s’inscrit dans la lignée du précédent, "London days", soit un cocktail de R&B, de soul ‘Stax’ et de blues basique. Le line up des Shacks est identique, puisqu’il réunit les frangins Michael et Andreas Arlt, ainsi que le claviériste Dennis Koeckstadt. Sans oublier la section rythmique constituée de Henning Hauerken et Bernhard Egger. Pour accentuer l’empreinte R&B, le combo a bénéficié de la participation d’une section de cuivres, en l’occurrence The No Blow No Show Horns mais aussi de chœurs, assurés par les Shackettes.

L’opus s’ouvre par une compo imprimée sur un solide tempo dicté par le piano de Dennis. Tout au long de ce "True love in vain", la voix de Michael est autoritaire pendant qu’Andreas se libère déjà aux cordes! "Love like cash" trempe dans du pur Memphis R&B à forte coloration funk. Les cuivres enrobent la voix. Les interventions de gratte sont dignes d'Albert King. Celles de l'orgue Hammond sont chaleureuses ; et surprise, même l'harmonica se réserve son espace au sein de cet ensemble parfaitement huilé. "Come along with me" baigne dans une forme de soul exotique. Rythmes et percus alimentent ce climat, alors qu’une trompette apporte un rayon de soleil à la fête. Les Blues Shacks se réservent un Chicago shuffle explosif pour notre plus grand bonheur. Hanté par l’esprit de Little Walker, Michael met toute la gomme dans son Mississippi saxophone tout au long de ce "Get my stuff together". J’adore quand le R&B coule naturellement dans leurs veines. Tout particulièrement lorsqu’il permet un dialogue entre orgue et guitare. Et "Will you be there" en est une parfaite illustration. Un rythme allègre mais cool soutient le blues dansant "Don't take your time". Et au sein de ce climat rafraîchissant, réminiscent de JJ Cale, l’orgue Hammond se révèle irrésistible. "Anything you do" et "Wait in line" sont deux blues classiques, imprimés sur un mid tempo, qui auraient pu relever du répertoire de BB King. Deux plages impeccablement exécutées, il faut le souligner. Des percus syncopées communiquent des accents de mambo à "Doesn't matter anymore", un morceau au cours duquel le honky saxophone de Tom Müller est relayé par l'harmonica. Et on n’est pas au bout des bonnes surprises, puisque c’est dans le West Coast jump que Michael se met à souffler à la manière des maîtres du style, Kim Wilson et Rick Estrin, sur "I don't get it". Miss Bonito Niessen vient donner la réplique vocale à Michael, sur le tendre "Whatever you do", alors qu’à la ‘six cordes’, Andreas se révèle plus BB King que nature. L’opus s’achève par "Raise your voice", un titre classieux et bourré de swing. Un excellent album !

 

BlockHead

Interludes After Midnight

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"Interludes After Midnight" constitue le 5ème LP de BlockHead, un groupe mené tambour battant par Anthony Simon, producteur américain spécialisé dans l'électro et le hip-hop. L'artiste surfe sur la vague de son succès, puisque celui de son précédent opus, "The Music Scene", lui a permis de parcourir le globe et de partager ses morceaux sur plusieurs continents, ce qu'il ne s'est évidemment pas privé de faire !

Par conséquent, c'est un Tony pétant de forme et de confiance qui a concocté ce nouvel essai. Les 12 titres d’"Interludes After Midnight" sont de bonne facture. Jamais lassants, ils sont agréables à écouter. Les arrangements sont soignés. Fort de son expérience, l’artiste a acquis une certaine maturité et se fait plaisir sans se prendre autrement la tête. Un plaisir qui devrait être partagé par de nombreux mélomanes.

On reprochera cependant un manque d’énergie à l’ensemble. L’expression sonore a beau être irréprochable, elle ne parvient pas à transporter. Il manque une voix puissante, un refrain fédérateur et entrainant... Bref un petit quelque chose en plus qui permettrait de qualifier de disque de ‘très bon’ au lieu de ‘bon’. Maintenant, nul doute que notre artiste doit largement se rattraper en live.

Enfin, votre serviteur fait peut-être la fine bouche, puisque des morceaux tels que "Smoke Signals" ou "Midnight Blue" déménagent quand même pas mal. Mais ce sont des exceptions qui confirment la règle. Sans quoi, "Interludes After Midnight" ne manque pas d’allure ; en outre, BlockHead est dans une spirale positive, et il a encore une belle marge de progression devant lui…